C'est en 2004 qu'ouvre Arthélyse, construite
par Thide environnement et l'Institut français du pétrole. Le marché prévoyait
une unité capable d'absorber 50 000 t de déchets à l'année, mais bien vite
il a fallu se rendre à l'évidence : jamais l'usine n'absorberait plus de 25
000 t malgré les nouveaux investissements de l'opérateur. L'aventure commençait
à coûter si cher que Thide déposera le bilan. In extremis, le SMAV
évita la fermeture de l'usine en gérant en direct Arthélyse, tout en
empochant un chèque de 10,5 ME (l'investissement se montait à 25 ME moins 5
ME de l'ADEME). Et les élus et autres techniciens sont allés de mauvaise
surprise en mauvaise surprise. La capacité de traitement a chuté à 15 000
t. Après une année pleine de fonctionnement en 2008, et un déficit
d'exploitation de 2,5 ME une décision s'imposait : réinvestir dans l'équipement
(1,5 ME au bas mot) ou fermer l'usine. C'est la deuxième option qui a été
retenue pour éviter que la facture s'envole pour les contribuables. Alors
qu'on avait avancé pour 2009 un tarif de 132 E la tonne, les projections
approchaient les 300 E ! Le SMAV a renoncé l'usine est fermée depuis
vendredi, les équipements seront démontés et vendus, le bâtiment sera réutilisé.
La dette se monte à 5 ME dix emplois seront supprimés. •

