THERMOLYSE
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Description
Pour
quels déchets? Les
avantages Le
procédé
Où
implanter? Développement
actuel Adresses Actualité
retour
Comment
mettre en œuvre la technique de thermolyse au service du traitement des déchets*
André
FONTANA, Prof. Dr.Ir.
et
C.Gisèle JUNG, Dr.Sc.
Université
Libre de Bruxelles
Faculté
des Sciences Appliquées
Faculté
des Sciences Sociales, Politiques et Economiques, Ecole de Commerce
Solvay
50,
av.F.D.Roosevelt, CP165/61, B1050 Bruxelles
I.
Introduction.
D’une manière générale, de nombreux types de déchets sont caractérisés
par un contenu énergétique important. Pour des déchets ménagers, par
exemple, le pouvoir calorifique inférieur (PCI) se situe entre 6 et 12
MJ/kg. Ce contenu énergétique varie sensiblement tout au cours de
l’année ainsi que de région à région selon les directives de
collecte sélective. Par ailleurs, il est fréquent d’associer
d’autres flux de déchets (déchets municipaux et déchets industriels
banals). La mise en place de centres de tri permet de diminuer considérablement
ces flux de déchets. Par ailleurs, compte tenu de la séparation des
emballages (métaux, plastiques, cartons, verre) ainsi que des papiers
et cartons, cette diminution de la quantité de déchets à traiter
s’accompagne d’une augmentation sensible de leur contenu énergétique.
Une
étude récente publiée par la Commission Européenne fait clairement
apparaître les voies actuelles d’élimination des déchets.
Si
une part importante est toujours destinée à l’enfouissement
technique, c’est essentiellement celle qui correspond aux déchets
dispersés qu’il est difficile d’envoyer vers des gros centres
d’incinération après regroupement et transport. Il est donc
essentiel de promouvoir des techniques décentralisées de traitement de
déchets qui puissent s’appliquer à ce type de gisements dispersés.
II.
Le gisement de déchets, filières de traitement.
Il est intéressant de rappeler l’ampleur du problème. La production
d’ordures ménagères s’élève à environ 1kg par jour et par
habitant, avec des variations de plus ou moins 20% en fonction de la
localisation géographique, du type d’habitat, des habitudes régionales
(collectes sélectives), de la saison, etc. Pour fixer les idées, à
une population de 100.000 habitants correspond une production
d’ordures d’environ 4 T/h, soit de l’ordre de 35.000 T/an. Pour
des déchets municipaux, on peut atteindre de 45.000 à 50.000 T/an.
La
composition de ces déchets est relativement variable selon la région
(urbaine ou rurale), la saison et les habitudes locales (collectes sélectives,
parcs à conteneurs), avec un PCI qui peut varier entre 6 et 12 MJ/kg :
de 35 à 55% de matières organiques, de 15 à 30% de papier et
de carton, de 5 à 20% de verre, de l’ordre de 8% de matières
plastiques, de 3 à 6% de métaux. A ces matières, il y a lieu
d’ajouter des textiles et d’autres matières diverses à raison de 5
à 20%.
La
valorisation matière d’un
gisement de déchets peut être améliorée grâce à un tri efficace.
Toutefois, les refus de tri contiennent encore des quantités appréciables
de matières organiques et minérales avec un certain pouvoir
calorifique.
Le
potentiel énergétique
d’un gisement de déchets ménagers correspondant à 100.000 habitants
est donc de l’ordre de 360.000 GJ/an, soit 100.000 kWh thermiques.
De
plus, les collectivités doivent gérer d’autres gisements de déchets,
tels pneus usagés, huiles usées, boues de stations d’épuration, déchets
d’emballage, etc. pour lesquels les contenus énergétiques potentiels
peuvent être importants.
Les
trois facteurs essentiels à prendre en considération pour le choix
d’un procédé sont :
1.
le dimensionnement d’une unité de traitement de déchets
en fonction du gisement (nature et quantité). Ce dimensionnement doit
tenir compte du coût du transport du déchet rendu sur le site de
traitement, fonction de la nature de l’habitat et de la densité de
population.
Parmi
les filières de traitement des déchets ménagers incluant à moyen
terme un tri sélectif, on distingue :
Þ
l’incinération mieux adaptée aux tonnages élevés (de
100.000 à 600.000 T/an), et donc aux fortes concentrations d’habitat.
Þ
les voies mieux adaptées aux faibles tonnages (moins de 100.000
T/an), et donc aux petites agglomérations et habitat dispersé (mise en
décharge contrôlée, compostage, biométhanisation, thermolyse,
oxydation par voie humide).
La
thermolyse, particulièrement bien adaptée aux faibles et moyens
tonnages, occupe deux créneaux complémentaires,
•
un premier, la
thermolyse seule, sous la forme d’un prétraitement, particulièrement
bien adapté aux faibles tonnages (10.000 à 50.000 t/an), et qui nécessite
la valorisation différée dans le temps et l’espace du combustible
solide résiduel produit,
•
un second sous la forme
d’une thermolyse intégrée
occupant une tranche médiane entre 25.000 et 200.000 T/an.
2.
les aspects économiques qui dépendent de la technologie
mise en œuvre et de la capacité de l’unité. Ces aspects doivent
faire intervenir, outre les coûts d’investissements et
d’amortissement, les frais fixes, coûts de maintenance et coûts de
fonctionnement. Il y a lieu d’intégrer les perspectives
d’accroissement de coûts de traitement afin de respecter à moyen
terme les normes d’émissions en préparation, ainsi que les
compensations liées à la valorisation de l’énergie produite et la récupération
de matières recyclables.
3.
les incidences sur l’environnement qui concernent aussi
bien les émissions des effluents liquides et gazeux que la nécessité
de mettre en décharge les déchets ultimes.
La combustion régulière des produits de thermolyse permet de réduire
très sensiblement le volume de fumées par rapport à l’incinération
(environ 30%). Dans les procédés où la thermolyse et la récupération
d’énergie sont séparés, la déchloration du combustible solide de
thermolyse peut être effectuée aisément afin de réduire les risques
au niveau des émissions de produits chlorés lors de la valorisation du
CST. La qualité des matériaux récupérés après thermolyse est telle
que leur valeur marchande est très élevée (on peut par exemple récupérer
des mitrailles d’aluminium de qualité). On peut dès lors les
recycler dans le circuit des matières premières secondaires.
Donc,
selon les conditions locales, les technologies de traitement des déchets
à mettre en oeuvre peuvent différer sensiblement et nous pensons que
la thermolyse a dès lors une place à prendre aux côtés des autres
voies d’élimination des déchets.
III.
Valorisation
énergétique des déchets.
D’une manière générale, la valorisation énergétique des déchets
peut se faire avec ou sans production d’électricité :
•
Soit par combustion
directe (incinération) suivie de production d’électricité (génération
de vapeur et détente dans une turbine),
•
Soit après un
traitement qui conduit à la production de combustibles secondaires
(Refuse Derived Fuel),
•
par biométhanisation
avec production d’un gaz combustible riche en méthane,
•
par gazéification
directe du déchet avec production d’un gaz de synthèse (combustible)
riche en hydrogène et mono-oxyde de carbone,
•
par thermolyse avec
production de combustibles solides, liquides et gazeux.
Dans
le cas de la valorisation
thermique (combustible de substitution), l’énergie produite est
utilisée directement dans un processus industriel (four de cimenterie,
briqueteries, …) ou par le biais de production de vapeur (stérilisation,
conserverie, …). Les rendements énergétiques sont généralement
compris entre 80 et 90%.
Dans
le cas de production d’énergie
électrique à partir de déchets, deux solutions se présentent :
•
La combustion directe du
déchet et production de vapeur suivie d’une détente dans une turbine
à vapeur raccordée à un alternateur (rendement énergétique global généralement
inférieur à 20%) : c’est le cas des incinérateurs modernes,
•
La combustion de
combustibles issus du traitement des déchets (biométhanisation, gazéification
ou thermolyse) dans un moteur ou dans un turbo-réacteur raccordé à un
alternateur (rendements de 30 %).
La
cogénération consiste en
une production simultanée d’électricité et de vapeur, les
rendements globaux de récupération d’énergie pouvant atteindre 75%.
IV.
La thermolyse.
La thermolyse[1],[2],[3]
consiste en un traitement thermique à température modérée (450 à
750 °C) en absence d’air[4]
au cours duquel les matières
organiques sont décomposées en une phase solide (semi-coke à 60 -
65% de cendres) et en une phase gazeuse. Cette phase gazeuse contient
une fraction de non condensables (hydrogène, méthane, oxydes de
carbone, hydrocarbures, etc.) et une fraction de condensables constituée
essentiellement d’eau et d’huiles plus ou moins lourdes. Toutes les
conditions sont réunies pour détruire les organo-chlorés et les
dioxines éventuellement présents dans les déchets, typiquement entre
10 et 250 ng/kg. Les matières
minérales conservent leurs intégrités physique et chimique du
fait des conditions de fonctionnement des fours (ni oxydation, ni
formation de conglomérats).
Pour
une tonne de déchets ménagers bruts, après séchage (200 kg d’eau),
on produit environ 400 kg de gaz et 400 kg de solide.
Le
gaz de thermolyse
(400kg) est caractérisé par un PCI de l’ordre de 13 MJ/kg, soit
environ 5.000 MJ par tonne de déchets entrant. Compte tenu de sa
composition, ce gaz doit être brûlé sur place dans des conditions
satisfaisantes en ce qui concerne les émissions.
Le
solide
de
thermolyse (400 kg) contient de 60 à 65% de cendres, le solde
étant des matières minérales. Après lavage et déchloration éventuels[5],[6],[7],
puis criblage, tamisage et séparation physique des verres et métaux,
on obtient un “combustible
solide de thermolyse (CST)” (240 kg) à 30 - 40 % de cendres.
Ce CST s’apparente à un charbon de qualité médiocre (de 18 à 20
MJ/kg), avec un potentiel énergétique de l’ordre de 4.000 MJ par
tonne déchet).
Le
schéma qui suit présente un bilan caractéristique de la thermolyse
d’un déchet ménager.
Exemple
de bilan pour la thermolyse d’une tonne de déchets ménagers[8]
|
Déferraillage
/ inertes |
100 kg |
|
séchage |
200
kg |
|
Solide
carboné |
310
kg |
|
Métaux
et minéraux |
60
kg |
|
Chlore |
10
kg |
|
Combustible
solide |
240
kg |
|
Gaz
de thermolyse |
390
kg |
Compte
tenu des principes physico-chimiques qui sont à la base de ce type de
procédé ainsi que de la structure modulaire des procédés actuels, il
est possible de traiter des déchets à haute valeur calorifique (tels
pneus, déchets de peintures et solvants, huiles usées, résidus de
shredder, ..) et des déchets à faible contenu énergétique (terres
contaminées, boues d’épuration des eaux, …).
Les
procédés de thermolyse sont particulièrement souples et permettent
d’assurer une récupération d’énergie tout en assurant
d’excellents rendements de recyclage et un minimum de résidus ultimes
à mettre en décharge.
Le
schéma qui suit fait clairement apparaître la variété des options
offertes par les différents constructeurs et utilisateurs de ce type de
procédé.
On
peut noter la souplesse en ce qui concerne matières traitées ainsi que
des différentes options de valorisation matière et énergétique.
Selon
la nature des déchets traités, on peut donc opter soit pour une
technologie simple (thermolyse
seule) avec production de combustibles de substitution, soit une
thermolyse avec post-traitement qui permet d’optimiser valorisations
matière et énergétique.
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V.
Approches technologiques
1.
Introduction
L’émergence
de la dernière génération de technologies de thermolyse en cette fin
des années 90 est liée à deux facteurs essentiels :
Sur
le plan économique, l’évolution des technologies d’incinération a
considérablement évolué au cours de ces dix dernières années sur le
plan du contrôle des émissions, avec une forte augmentation des coûts
d’investissements. Un nouveau créneau s’ouvre dès lors pour les
procédés alternatifs qui n’étaient pas compétitifs avec l’incinération
il y a dix ans.
Les
procédés de thermolyse sont, parmi les traitements des déchets ménagers,
ceux qui permettent le plus de souplesse pour la récupération d’énergie
tout en assurant d’excellents rendements de recyclage et un minimum de
résidus ultimes à mettre en décharge. Contrairement à l’incinération,
ils permettent de traiter des déchets à haute valeur calorifique (tels
pneus, déchets de peintures et solvants, huiles usées, résidus de
shredder, ...) et des déchets à faible contenu énergétique (tels
terres contaminées, boues d’épuration des eaux, …).
La
thermolyse s’accompagne de la combustion des gaz émis et donc suivie
d’une valorisation énergétique du résidu solide par combustion ou
gazéification[9],
soit directement sur le site, soit différée dans le temps et
l’espace.
2.
Catégories
de fours de thermolyse
On
distingue deux grandes catégories de fours de thermolyse :
•
par chauffage indirect,
les gaz et solides de thermolyse étant récupérés séparément des
gaz de combustion, et donc valorisables en tant que tels,
•
par chauffage direct,
une partie des produits de thermolyse (gaz et/ou solide) étant brûlés
directement dans le four. Seul le solide peut être valorisé.
Pour
ces deux catégories de fours, on peut classer les fours en fonction du
mouvement de la charge (fours rotatifs, fours à lit mobile, fours à
lit fixe et fours à lit fluidisé).
3.
Les
procédés de thermolyse
Les
procédés actuels de thermolyse sont constitués de quatre modules de
base :
1)
La préparation de la charge,
2)
Le four de thermolyse qui fait appel à différents types de
technologies,
3)
L’unité de combustion des gaz de thermolyse et le traitement
des fumées associé.
Par
ailleurs, certains procédés incluent un post-traitement qui permet de
produire des produits à haute valeur ajoutée (noir de carbone, charbon
actif, hydrocarbures spécifiques, …)
Ces
diverses technologies sont développées à différentes échelles, de
500 kg/h à 6t/h.
Le
gaz et le semi-coke de thermolyse peuvent être utilisés en tant que
combustible de substitution dans des installations industrielles
existantes (par exemple en cimenterie
ou four à chaux) ou comme agent réducteur (par exemple aux tuyères
d’un haut-fourneau). Les modes de combustion et les traitements de fumées
en place dans ces installations permettent de prévoir des taux d’émission
conformes aux normes en vigueur.
L’installation
de petites unités décentralisées de traitement thermique des déchets
par thermolyse permet d’adapter les capacités de traitement en
fonction de l’évolution du gisement moyennant des investissements qui
peuvent être nettement inférieurs à ceux d’un incinérateur moderne[10],[11],[12].
De plus, la décentralisation du traitement des déchets permettrait de
réaliser des économies sur les coûts de transport des déchets en réduisant
les aires de collecte autour des centres de traitement.
VI.
Conclusions.
Les
procédés invoquant la thermolyse en tant que prétraitement permet
d’assurer la destruction des déchets dans de bonnes conditions tout
en garantissant une récupération de matériaux de qualité et de bons
rendements énergétiques.
La
thermolyse apparaît comme
complémentaire à l’incinération pour les faibles capacités (moins
de 50.000 t/an). En effet, la thermolyse
peut se substituer progressivement à l’enfouissement technique,
avec valorisation locale de l’énergie contenue dans les gaz. Outre
des économies au niveau des investissements, la décentralisation du
traitement des déchets permettrait de réaliser des économies sur les
coûts de transport des déchets en réduisant les aires de collecte
autour des centres de traitement. Cette approche pourrait se faire à
moindre coût pour les collectivités, de sorte qu’il y a tout intérêt
aujourd’hui à placer la thermolyse au même niveau que les autres
procédés de traitement.
D’autre
part, la technique de thermolyse permet de s’adapter avec souplesse à
la nature des déchets et est capable d’absorber aussi bien des déchets
à faible qu’à fort pouvoir calorifique. Il en résulte qu’il
permet de traiter d’autres déchets dispersés tels que des pneus usagés,
des huiles usées, des boues, des terres contaminées par des
hydrocarbures, etc.
Compte
tenu de la généralisation des collectes sélectives et la
diversification les modes de traitement des déchets en fonction de
l’efficacité des tris en amont, la thermolyse est parfaitement à même
de s’adapter aux évolutions au niveau de la composition des déchets
à traiter à l’avenir. En effet, la fraction organique des ordures
est à la hausse (plastiques et organiques) alors que la fraction minérale
est à la baisse, de sorte que leur PCI devrait s’accroître de manière
significative.
La
valorisation énergétique des déchets ménagers devrait s’imposer
optimisant les
rendements, de préférence
selon le principe de proximité dans les petites agglomérations ou dans
les zones à habitat dispersé. En outre, les quantités traitées dans
les centres de tri augmenteront considérablement, entraînant une
hausse des refus de tri, refus particulièrement riches en matières
encore valorisables (verre, métaux et plastiques souillés).
La
thermolyse apparaît donc comme une technique complémentaire à
l’incinération avec de réelles perspectives de développement.
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* avec l'autorisation de l'auteur.
[1] A.Fontana, B.Burzynska-Weis, C.G.Jung, C.Braekman-Danheux, Ph. Laurent, Environmental Protection Bulletin, 048, 1997, 15-20
[2] A.Fontana, C.G.Jung, Présenté à l’espace ADEME au salon POLLUTEC, Paris, octobre 1997.
dans Les Innovations des Eco-industries, J.Vigneron et F.Malaval, Economica ed., Paris, 1998, pp 329-331
[3]
A.Fontana, C.G.Jung, Proceedings of BNS Annual Conference, Session
2, Antwerp, June 1998
[4] Dans certains procédés (Von Roll et Serpac), une combustion partielle en défaut d’air conduit à une atmosphère réductrice riche en CO et N2
[5] A.Fontana, Environmental Protection Bulletin, 055, 1998, 3-5
[6] A.Fontana, C.G.Jung, Présenté à l’espace ADEME au salon POLLUTEC, Lyon, octobre 1999.
dans Les Innovations des Eco-industries, J.Vigneron et F.Malaval, Economica ed., Paris, 2000, 303-304
[7] A.Fontana, C.G.Jung, Présenté à l’espace ADEME au salon POLLUTEC, Lyon, octobre 1999.
dans Les Innovations des Eco-industries, J.Vigneron et F.Malaval, Economica ed., Paris, 2000, 307-308
[8] Référence : Thide Environnement
[9] C.G.Jung, A.Fontana, Gasification 4, the future, IchemE meting, Noordwijk, 11-13 April 2000
[10] A.Fontana et C.G.Jung, dans Les Innovations des Eco-industries, J.Vigneron et F.Malaval, Economica ed., Paris, 1998, pp 4-6
[11] A.Fontana et C.G.Jung, Thermolyse des déchets ménagers, une technique complémentaire dans la gestion des déchets, Pollutec, Paris, 1997.
[12] C. Cliquot de Mentque, L’Environnement, n°1564, jan-fev 1998, p37