THERMOLYSE
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Le procédé

Pour une tonne de déchets ménagers bruts, après séchage éventuel (200 kg d’eau), on produit environ 400 kg de gaz et 400 kg de solide. 

Le solide
de thermolyse contient de 60 à 65% de cendres, le solde étant des matières minérales. Après lavage et déchloration éventuels[1], puis criblage, tamisage et séparation physique des verres et métaux, on obtient un “combustible solide de thermolyse (CST)” (240 kg) à 30 - 40 % de cendres. Ce CST s’apparente à un charbon de qualité médiocre (de 18 à 20 MJ/kg), avec un potentiel énergétique de l’ordre de 4.000 MJ par tonne de déchet.           

Le gaz de thermolyse est caractérisé par un PCI de l’ordre de 13 MJ/kg de sorte qu’il y correspond un contenu énergétique d’environ 5.000 MJ par tonne de déchets entrants. Compte tenu de sa composition, ce gaz doit être brûlé sur place dans des conditions satisfaisantes en ce qui concerne les émissions.

Cette phase gazeuse contient une fraction de non condensables (hydrogène, méthane, oxydes de carbone, hydrocarbures, etc.) et une fraction de condensables constituée essentiellement d’eau et d’huiles plus ou moins lourdes. Toutes les conditions sont réunies pour détruire les organochlorés et les dioxines éventuellement présents dans les déchets, typiquement entre 10 et 250 ng/kg. Les matières minérales conservent leurs intégrités physique et chimique du fait des conditions de fonctionnement des fours (ni oxydation, ni formation de conglomérats).

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