Et le nucléaire?

 

 

28 mai.-11   Une algue née dans un réacteur nucléaire
10 mai.-11  
remplacer 2 centrales nucléaires par 100.000 petites centrales à domicile
18 avril.-11   Fukushima va changer le monde

13 avril.-11   Energies renouvelables vs énergies nucléaire et fossile

11 avril.-11   Le nouveau paysage énergétique après Fukushima
23 sept.-10   Discovery of the secrets that enable plants near Chernobyl to shrug off radiation
11 sept.-10   Can Nuclear Waste Spark an Energy Solution ?

6 sept.-10   Déchet nucléaire : nouveau procédé de neutralisation ?
29mars.-10   Areva plans new reactors that make nuclear waste disappear
5févr.-10   
  Vers une fusion nucléaire sans tritium
8juin2009   Le choix nucléaire, erreur historique, par Corinne Lepage
9mai2009   Belgique: Nucléaire: le rapport de l'ONDRAF est inquiétant

16mars2009   traitement des déchets nucléaires: quel avenir?
13mars2009   Conférence internationale sur la fusion à Jülich 
3févr2009   USA: nuclear fusion-fission hybrid could contribute to carbon-free energy future
18nov2008   USA: des réacteurs nucléaires miniatures en vente libre
13nov2008   Russie: Floating nuclear power plant gets new 'birthplace'
4mar2008    Solar renders nuclear unnecessary
2ao^t2007    France : le lent démantèlement de Superphénix 
16mai2007  
Des céramiques pour la conservation et l'enfouissement des déchets radioactifs
5sept2006   Réduction de la longévité des déchets radioactifs

 

 

28 mai.-11   Une algue née dans un réacteur nucléaire

http://www.20minutes.fr/article/731068/plongee-recherche-algues-meconnues

Créé le 26/05/2011 à 12h19 -- Mis à jour le 26/05/2011 à 13h14

Alain Couté, plongeur naturaliste au Muséum national d'histoire naturelle. 

( ... )

Aujourd’hui, la plongée s’est imposée pour étudier les algues qui vivent sur les fonds marins. Alain Couté a déjà décrit plus de 200 nouvelles espèces, aussi bien dans les cavernes où des spécimens arrivent à vivre sans lumière, que sous la calotte glaciaire du Groenland ou à la Réunion dans les lagons et les barrières de corail.
 
Mais dernièrement, Alain Couté a eu une belle surprise en France. On lui a demandé d’étudier une algue qui pousse… dans une piscine de refroidissement de déchets nucléaires. «Cette algue a proliféré en formant un revêtement vert sur la paroi de la piscine, explique-t-il. Elle résiste très bien aux radiations: dans cet environnement, un homme mourrait en une demi-heure, mais elle parvient à se diviser et fait de la bioaccumulation, c’est-à-dire qu’elle récupère l’argent radioactif qu’elle distribue ensuite dans ses cellules.» Une nouvelle espèce qui pourrait être très utile au Japon: «On envisage de pouvoir nettoyer la radioactivité grâce à cette algue», espère Alain Couté

 

 

 

 

10 mai.-11   "Die Minikraftwerke" : construire sa petite centrale à domicile

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66641.htm

En cette période de profusion d'idées pour assurer un tournant dans le domaine de l'énergie en Allemagne, la production combinée d'électricité et de chaleur connaît un regain d'intérêt, et ce, même à domicile ! A domicile, cette mini-centrale fonctionne non pas avec des turbines (comme dans les plus grandes productions) mais avec de petits moteurs à gaz, d'une puissance de 27 chevaux. Le moteur brûle le gaz, entraînant un générateur qui produit de l'électricité. La chaleur produite est ensuite stockée pour les besoins locaux.

Il s'agit donc à la fois de chauffer la maison et l'eau, et de produire de l'électricité, non seulement pour la maison mais aussi pour le réseau. Car la cerise sur le gâteau, c'est que l'installateur de la mini-centrale peut très facilement rappeler le courant produit chez les particuliers, pour combler par exemple un déficit de vent dans la production éolienne ou un nuage survenu au dessus d'une installation photovoltaïque.


De telles installations ne sont profitables qu'à des maisons d'une surface d'au moins 250 m2 ou consommant au moins 45.000kWh -gaz ou 5.000 litres de mazout par an, c'est-à-dire lorsque l'eau chaude est consommée très régulièrement. Toutefois ce concept de production locale de chaleur, qui augmente le degré d'efficacité de toute centrale à gaz de 85%, a déjà conquis le marché des petites entreprises et bientôt des maisons particulières.

A Hambourg, une centaine de propriétaires possède déjà une mini-centrale dans leur cave. La concurrence est répartie entre Lichtblick-Volkswagen et Enversum-Senertec, soit deux partenariats fournisseur d'électricité-installateur de moteurs. Leur vision est cependant identique et très ambitieuse : selon leurs calculs, s'ils parvenaient à installer 100.000 mini-centrales, ils pourraient ainsi se substituer à deux centrales nucléaires.

Confiantes dans leur idée de devenir, à terme, les plus grands fournisseurs d'électricité verte, les deux entreprises subventionnent leurs installations. En effet, il est à noter que le coût d'une mini-centrale installée à Hambourg reviendrait à 8500 euros. L'aide financière serait octroyée sous diverses formes, comme par exemple la location de l'espace pour installer la mini-centrale (environ 10m2 à 5 euros par mois pendant 10 ans), le coût très faible de l'électricité consommée dans la maison (5.99 centimes le kilowattheure) ou encore les impôts énergétiques, et vraisemblablement d'autres investissements non révélés par ces entreprises. Les frais liés à l'entretien seraient aussi assurés par ces dernières.

Les mini-centrales installées dans d'autres régions par d'autres entreprises, comme par exemple N-Ergie à Nuremberg (Bavière), ou Badenova à Freibourg (Bade-Wurtemberg) et Gasag à Berlin, coûtent environ 20.000 euros, soit plus du double. Ceci étant dit, les Berlinois peuvent se réjouir car Lichtblick et Volkswagen ont déjà prévu d'étendre leur offre à la capitale dès le mois de juin.

 

Mentions légales : BE Allemagne numéro 524 (4/05/2011) -  Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66641.htm

 


 

18 avril.-11   Fukushima va changer le monde
http://www.lecho.be/nieuws/archief/Fukushima_va_changer-le_monde-.9044354-1802.art?highlight=Fukushima
 
06:00 - 14 avril 2011
 
 
La facture sera lourde pour Tepco et le secteur du nucléaire. Selon Dexia, la crise bénéficiera aux producteurs d’énergie renouvelable.
 

récit Vincent Georis
 
Seveso (1976), Three Mile Island (1979), Bhopal (1984), Tchernobyl (1986)… Toutes ces catastrophes industrielles majeures ont bouleversé les populations et l’environnement. Elles ont aussi confronté l’industrie à ses limites et provoqué des changements. Three Mile Island a conduit au gel du programme nucléaire civil des Etats-Unis. Seveso a entraîné l’adoption d’une directive européenne sur les sites industriels à risque qui a durci la prévention.
 
Quelles seront les conséquences exactes de la catastrophe de Fukushima, toujours en cours? Nul ne peut le prédire. Encore moins depuis que l’Agence japonaise de sécurité nucléaire a décidé, lundi, de classer l’accident au niveau 7 sur l’échelle INES. Le plus élevé qui soit.
 
La facture devrait cependant être lourde. Pour l’opérateur japonais Tepco, propriétaire de la centrale. Mais aussi pour l’ensemble du secteur nucléaire.
 
Premières conclusions
 
"L’issue finale de l’accident nucléaire de Fukushima est encore hautement incertaine", affirment des analystes de Dexia Asset Management dans une note publiée hier. Ils tirent cependant deux conclusions, dressant le scénario de ce qu’ils appellent "le monde post-Fukushima".
 
La première concerne le mix énergétique. "Dans le long terme, les pays devront se tourner vers l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables pour garantir un approvisionnement énergétique sécurisé et propre", soulignent-ils. Dexia parle également d’"une perte d’attractivité du nucléaire", due à une hausse des coûts et à un changement d’attitude du grand public, au profit des énergies "vertes". La banque dresse une liste de critères de sociétés durables qui devraient profiter de ce changement de tendance.
 
La deuxième conclusion porte sur la responsabilité sociale et environnementale des opérateurs nucléaires. Une question cruciale aux yeux des victimes, mais aussi des exploitants des centrales nucléaires. Selon Dexia, ces dernières devront satisfaire à des critères de sécurité plus élevés. Au point d’affaiblir leur compétitivité et, ici encore, leur attractivité.
 
130 milliards de dollars
 
Dans l’immédiat, une bataille juridique longue et complexe se prépare au Japon pour déterminer les dommages civils. Elle devrait laisser une addition très lourde entre les mains de Tepco et de l’Etat japonais.
 
Les demandes d’indemnités seront réglées par loi japonaise de 1961 qui fixe les compensations en cas d’accident nucléaire. Un dispositif moins favorable que celui des pays de l’Union européenne, où, depuis l’accident de Tchernobyl, les plafonds d’indemnisation ont été relevés.
 
Quels sont les montants en jeu? Fin mars, les analystes de Bank of America-Merrill Lynch estimaient que Tepco devrait faire face à des demandes d’indemnisation pour plus de 130 milliards de dollars.
 
Cette évaluation n’est pas irréaliste. Les dommages causés par la catastrophe de Tchernobyl s’élèvent à "des centaines de milliards", selon un rapport de l’Agence internationale de l’Energie (AIE). La Biélorussie, à elle seule, a estimé ses pertes à 235 milliards de dollars. A titre de comparaison, les dommages causés en 2010 par la marée noire en Mer du Mexique ont coûté 20 milliards de dollars au groupe pétrolier BP.
 
Tepco ne pourra pas assumer cette charge. Sa dette a grimpé à 113 milliards de dollars et sa valorisation boursière a chuté à 35 milliards. Le gouvernement japonais devra intervenir. Il pourrait même nationaliser. D’autres soutiens seraient sollicités. Selon le quotidien nippon Yomiuri Shimbun, la responsabilité financière de Tepco pourrait être plafonnée à 45 milliards de dollars, tandis qu’un plan prévoirait la création d’un fonds d’aide mutuelle de 32 milliards de dollars, alimentée par les entreprises du secteur, comme le groupe Kansai Electric. Tepco a refusé de confirmer l’existence de ce plan. En même temps, sa direction annonçait hier les premiers versements de dédommagements aux résidents proches de la centrale.
 
L’affrontement juridique ne fait que commencer.

 

13 avril.-11   Energies renouvelables vs énergies nucléaire et fossile

http://www.lemonde.fr/planete/chat/2011/04/05/energies-renouvelables-une-alternative-credible-au-nucleaire-et-aux-energies-fossiles_1503110_3244.html#ens_id=1502785

 

 

 

11 avril.-11   Le nouveau paysage énergétique après Fukushima
http://www.canalacademie.com/ida6881-Le-nouveau-paysage-energetique.html

la chronique économique de Philippe Jurgensen

La catastrophe de Fukushima va avoir des répercussions profondes et durables sur la politique énergétique mondiale. Dans cette chronique, Philippe Jurgensen nous permet d’y voir plus clair entre les différentes énergies et de faire un vrai bilan à l’aube d’un nouveau paysage énergétique.

23 sept.-10    Discovery of the secrets that enable plants near Chernobyl to shrug off radiation

Contact: Michael Bernstein
m_bernstein@acs.org
202-872-6042
American Chemical Society

Scientists are reporting discovery of the biological secrets that enable plants growing near the Chernobyl Nuclear Power Plant to adapt and flourish in highly radioactive soil — legacy of the 1986 nuclear disaster in the Ukraine. Their study, which helps solve a long-standing mystery, appears in ACS' Environmental Science & Technology, a semi-monthly journal.

Martin Hajduch and colleagues note that plants have an unexpected ability to adapt to an environment contaminated with radiation following the April 26, 1986 accident at Chernobyl. Their previous research, for example, showed that soybean plants in the area have adapted to the contaminated soil with certain changes in their proteome. A proteome is the full complement of proteins produced by the genes in a plant or animal. But the broader range of biochemical changes in plants that allow them to thrive in this harsh environment remained unclear.

The scientists grew flax seeds in radiation-contaminated soil in the Chernobyl region and compared their growth to those of seeds grown in non-radioactive soil. Radiation exposure had relatively little effect on the protein levels in the plants, with only about five percent of the proteins altered, they note. Among them weree certain proteins involved in cell signaling, or chemical communication, which might help the plants shrug-off radioactivity, the scientists suggest.

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ARTICLE FOR IMMEDIATE RELEASE "Proteomics Analysis of Flax Grown in Chernobyl Area Suggests Limited Effect of Contaminated Environment on Seed Proteome"


DOWNLOAD FULL TEXT ARTICLE  
http://pubs.acs.org/stoken/presspac/presspac/full/10.1021/es100895s


CONTACT:
Martin Hajduch, Ph.D.
Institute of Plant Genetics and Biotechnology
Slovak Academy of Sciences
Bratislava, Slovakia
Phone: 421-37-7336659
Fax: 421-37-7336660
Email:
hajduch@savba.sk



11 sept.-10   Can Nuclear Waste Spark an Energy Solution ?
 
http://news.nationalgeographic.com/news/2010/08/100831-can-nuclear-waste-spark-an-energy-solution/

By Chuck McCutcheon
for
National Geographic News
Published September 1, 2010

This story is part of a special series that explores energy issues. For more, visit The Great Energy Challenge.
http://environment.nationalgeographic.com/environment/energy/great-energy-challenge/ 

GE Hitachi's PRISM power block.


A new generation of nuclear power technology seeks to transform one of the industry’s most enduring problems—its radioactive waste—into an energy solution.


The idea is to reprocess that spent fuel to generate more power. Proponents say the know-how is available now to address the nuclear proliferation concerns that have bedeviled previous recycling plans. And they say the advanced reactors that would run on that recycled fuel would mark a new level of progress on safety.


Nuclear critics remain skeptical, especially because the industry is calling on government to bear the large expense of building the first plants to demonstrate the technology. But given the urgency of climate change, and nuclear technology’s ability to generate large amounts of power without emitting greenhouse gases, the industry and its supporters are saying that the Integral Fast Reactor (IFR), which has been studied for decades, is worth a new look.


Reducing Waste and Radioactivity


Nearly all nuclear power reactors in service around the world are fueled with uranium; water is needed not only to cool the reactor but to slow the neutrons so fission will be effective. But dating back to the beginnings of nuclear power research, there have been efforts to deploy effective “fast” reactors, using a combination of plutonium and uranium


The neutrons were not cooled with water in these reactors; they remained “fast.” The original idea was to create a chain reaction that would produce more fuel than the reactor consumed—a so-called “breeder” reactor. But the aim of the latest efforts in Integral Fast Reactor technology is not to breed new fuel, but to fission the fuel as completely as possible—while producing a great deal of energy.


Such reactors wouldn’t be the cement behemoths that are the image of nuclear power today. They’re intended to be no bigger than 20 feet across and use a liquid metal such as sodium to control the nuclear reaction instead of high-pressure water.


In theory, IFRs would take the waste produced by conventional power plants and separate the usable uranium and other dangerous materials using a molten salt bath and electricity. Those recovered materials would then be used to fuel the advanced reactor. Of course, the IFR would produce spent fuel, just as old reactors do. But the volume of waste would be reduced and the radioactivity of this waste would be far less than the nuclear power waste being produced today. The experts make the comparison in terms of the long-range storage horizon: IFR waste would have to be stored for a few hundred years, compared to thousands of years now required for spent fuel.



As a practical matter, this reduced radioactivity reduces the area needed to store the spent fuel. And if there’s a safety problem inside the reactor, the IFR incorporates “passive safety”—features that require no operator control—to prevent a meltdown. The reactor is designed to simply stop working in the event of a malfunction.


“It’s very clear when you get into details that this is the best energy system, bar none,” said Tom Blees, president of the
Science Council for Global Initiatives, a nonprofit focused on resources and climate, and author of

Prescription for the Planet, a 2008 book advocating the technology. “We have to make a choice—provide abundant energy for the planet or be content with these resource wars we have all the time.”


Tom Sanders, manager of the Global Nuclear Futures Program at New Mexico’s
Sandia National Laboratories and a past president of the American Nuclear Society, told a United States Senate committee recently that such reactors “could have the advantage of promoting a cradle-to-grave approach to the nuclear fuel cycle such that you could provide reactors to developing nations and not have to worry about refueling them for 10 to 20 years.”


One of the companies aggressively seeking to make that case is GE Hitachi Nuclear Energy of Wilmington, North Carolina. Eric Loewen, the company’s chief consulting engineer for advanced plants, has been giving presentations around the United States about GE’s Power Reactor Innovative Small Module technology, or PRISM. Touting the technology everywhere from local chambers of commerce to Capitol Hill, Loewen has been dubbed by Esquire magazine as “the man who could end global warming.”


Loewen hopes that President Barack Obama’s
Blue Ribbon Commission on America’s Nuclear Future will be receptive as well. The panel, co-chaired by former National Security Advisor Brent Scowcroft and former Democratic congressman Lee Hamilton of Indiana, who co-led the 9/11 Commission, is to deliver a draft report on the nation’s nuclear energy and nuclear waste options next year. One stumbling block may be that the Obama administration in early 2009 indicated it would not be pursuing fast reactors or recycling facilities in the near term, when it cancelled President George W. Bush’s effort at such an initiative, the Global Nuclear Energy Partnership.


Cost estimates for a sodium-cooled fast reactor are believed to be around 20 percent to 30 percent higher than regular reactor designs, which already run in the billions of dollars. Because of the expense and the risks that are inherent in cutting-edge technology, IFR proponents prefer that the federal government lead the way to open the door for eventual private financing. Loewen hasn't specified the amount of government investment the company thinks would be needed. But in addition to urging Congress to fund Obama's request for an additional $36 billion in federal loan guarantees for nuclear power, he also wants lawmakers to support an industry-led licensing project that includes two IFRs.  Loewen also is calling for expansion of the government's weapons disposition program to include converting weapons material into fuel.


“We can be on the next wave of doing something different,” said Loewen, who takes over as the American Nuclear Society’s president next spring.


Safety Concerns Linger


Critics of the concept, however, have not been won over. They insist that PRISM and similar IFR ideas are merely old nuclear wine in a new bottle, and that the technology is dangerous, prohibitively expensive and unlikely to contribute much to future electricity generation.
Renowned nuclear skeptic Amory Lovins of Colorado’s Rocky Mountain Institute warns that each new type of reactor throughout history has been more costly, slower, and more difficult to operate than originally envisioned. (Editor’s note: Lovins is on the
panel of advisors to National Geographic’s Great Energy Challenge initiative.) IFRs, Lovins said in a report last year, “come with countervailing disadvantages and costs that advocates assume away, contrary to all experience.”


(Related:
“New Nuclear Power Grapples With Costs”)


The
International Panel on Fissile Materials, a group of arms control and nonproliferation experts from 17 countries, said in a report earlier this year that the IFR technology has a considerable way to go. It noted that sodium leaks have sparked major fires in a similarly designed prototype reactor in Japan, as well as in several operating reactors in France. One of them, the Superphénix commercial-sized plutonium fueled reactor, was shut down in 1998 for political and technical reasons after experiencing high operating costs.


(Related:
"World’s Toughest Fixes: How to . . . Replace a Turbine in a Nuclear Power Plant.")


The group also said the risk of proliferation increases because in past fast-reactor efforts plutonium—among the essential ingredients in a nuclear weapon—was separated from the radioactive fission products in spent fuel. That’s among the key reasons the United States stopped studying IFR technology in 1994 after Massachusetts Democratic Senator John Kerry and others contended it could lead to the unwanted spread of nuclear materials.


But IFR proponents say critics greatly overstate potential proliferation risks because they rely on too many assumptions from older fast-reactor technologies. The process used to recycle the fuel, they say, does not need to separate out pure plutonium and does not produce plutonium with the chemical purity necessary for a nuclear weapon. "I prefer oranges, and they're still talking about old apples," Loewen said.


At the moment, the world’s only fully operating commercial-sized fast reactor is in Russia. In addition to Japan and France, Germany, Italy, and the United Kingdom all have looked at fast-reactor programs, only to abandon them. China and India are in the process of building sodium-cooled advanced reactors, though their designs differ from GE’s PRISM. Loewen says the reactor now under construction in India is more susceptible to leaks because its container unit contains holes that allow cooling sodium to pass in and out, while PRISM’s does not.
He and other IFR advocates say the technology is promising enough as an energy solution that it deserves attention.


Which side is right? It’s difficult to say without further study, said Albert Machiels, a senior technical executive for the
Electric Power Research Institute in Palo Alto, California, the electric utility industry’s leading think tank. He notes that current nuclear reactors, as costly as they are, operate at more than 90 percent capacity—making them the most efficient electricity generators in the power fleet. It would take years of investment to bring the price of PRISM or any IFR technology down to a level where it can compete in the market with the older, proven nuclear power technology.


“This is a technology that is very promising on paper,” Machiels said, “but is not going to happen without significant research.”
(For a report on a fusion technology for reprocessing nuclear fuel, see
“Physicists Find a Way to Generate Energy from Nuclear Waste”)

 

6 sept.-10   Déchet nucléaire : nouveau procédé de neutralisation ?

http://www.enerzine.com/2/10253+dechet-nucleaire---nouveau-procede-de-neutralisation+.html

Une équipe de chercheurs russes basée au Kamtchatka (Extrême-Orient russe) affirme avoir conçu un nouveau procédé d'enfouissement des déchets nucléaires liquides et semi-liquides, consistant à enfouir les déchets à une température élevée (350°) dans des systèmes hydrothermaux.

"Nous avons procédé à une étude détaillée du système géothermal de Paramouchir", explique Alexandre Vaïner, l'un des co-auteurs du projet. "L’île de Paramouchir a été sélectionnée comme terrain d'expérimentation pour construire ce système et déterminer, en envoyant dans un puits un liquide de simulation, ce qui se produit avec les sels de métaux lourds à une grande profondeur."

L'expérience a montré que la chaîne des réactions chimiques conduit à la formation, à partir des déchets radioactifs, de combinaisons stables et de gisements géologiques miniers d'origine hydrothermale. Dans ces conditions naturelles, les déchets s'associent dans des ensembles géologiques localisés, inoffensifs pour la biosphère, affirment les auteurs du projet. Autrement dit, l'opération consiste à restituer à la nature ce qu'on lui a pris.

Au Kamtchatka et dans les îles Kouriles, on a mis en évidence une combinaison unique de pression, de températures et autres facteurs, qui activent des processus géochimiques naturels de dépôt des sels de métaux lourds dans ce que l'on appelle les "
zones de transition profondes". Et tout cela se produit en tout en quelques heures. Ce système, assure Alexandre Vaïner, a une capacité permettant "d'enfouir tous les déchets radioactifs de tous les pays du monde".

La neutralisation des déchets dans des systèmes géothermaux serait "
écologiquement inoffensive" et apporterait une solution peu onéreuse à un problème majeur qui se pose à l'échelle mondiale, assurent ces scientifiques. Entre 1993 et 1996, ils ont obtenu trois brevets pour cette technique de neutralisation des déchets. Ce qui importe, c'est que le système géothermal utilisé convienne à la neutralisation des déchets : toute une série de conditions sont nécessaires, et notamment une température et une pression élevées, ainsi qu'une minéralisation poussée et une puissante décharge du flux.

De tels systèmes n'existent sûrement pas qu'au Kamtchatka. On pourrait en découvrir dans d'autres zones du globe. Mais dans bien des régions, l'accès sera beaucoup plus difficile et bien plus onéreux. Viktor Sougrobov, ancien responsable du département de géothermie et de géochimie de l'Institut de volcanologie de la section Extrême-orientale de l'Académie des sciences russe, estime qu'un système tel que celui de Paramouchir permettrait de
neutraliser une centaine de tonnes d'uranium par an, ainsi que des déchets radioactifs. Ce procédé, note-t-il, est conforme aux exigences de l'AIEA.

Les chercheurs soulignent que cette intrusion dans des processus naturels n'aura pas de conséquences négatives. Cela s'explique par le volume insignifiant des déchets envoyés comparativement aux volumes de ces flux. Ils estiment que cette neutralisation des déchets pourrait commencer à être mise en œuvre d'ici un an. Il ne manque, selon eux, que la volonté politique et 70 millions de dollars d'investissements.

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29mars.-10   Areva plans new reactors that make nuclear waste disappear

http://business.timesonline.co.uk/tol/business/industry_sectors/utilities/article7070403.ece

March 22, 2010

Robin Pagnamenta, Energy Editor

A new type of nuclear reactor that could permanently “destroy” atomic waste is being developed by French scientists, according to the chief executive of Areva, the world’s largest nuclear energy company.
 
Anne Lauvergeon told The Times that the French group was developing a technology to burn up actinides — highly radioactive uranium isotopes that are the waste products of nuclear fission inside a reactor. The technology could be critical in winning greater global public support for nuclear energy and cutting emissions of carbon dioxide.
 
“We have developed the highest safety level with [our existing reactors],” she said. “In terms of public acceptance, the remaining issue is the waste. In the future we will be able to destroy the actinides by making them disappear in a special reactor. We can do it already in a laboratory. With research and development, we will address this issue.”
 
The project at Areva is similar to research being carried out at the University of Texas in Austin, where scientists have designed a system that would use fusion to eliminate virtually all the waste produced by civil nuclear reactors. Swadesh Mahajan, senior research scientist at Austin’s Institute for Fusion Studies (IFS), believes that the invention could hugely reduce the need for geological repositories for waste. “We want to make nuclear energy as socially and environmentally acceptable as possible,” he said. “Nuclear waste cannot be 100 per cent eliminated, but the volume, the toxicity and the biohazard could be reduced by 99 per cent.”
The invention could mean, he said, that instead of the world needing to build 100 geological stores for nuclear waste, only one or two might be necessary to store decades of waste.
 
Mike Kotschenreuther, also of the IFS, said that the technology rested on the use of a spherical hybrid fusion-fission reactor. The waste would be held in a “blanket” around the reactor core and destroyed by firing streams of neutrons at it. He acknowledged that big technical challenges remained, not least that to work effectively the reactor would have to operate continuously, creating the problem of how to extract the destroyed waste.
 
About 440 nuclear plants are operating in 31 countries worldwide, with a collective generating capacity of 370 gigawatts of electrical power, or 15 per cent of the global total. But electricity produced from nuclear fission also produces 12,000 tonnes of high-level radioactive waste per year, including plutonium that can be used to manufacture weapons.
 
Ms Lauvergeon said that the volume of high-level nuclear waste produced by all of France’s 58 reactors over the past 40 years could fit in one Olympic-size swimming pool. “Of course, it would be better to have nothing, but this is fully managed and we have to view this issue in a balanced way compared to other solutions.” Nuclear power produces more than 80 per cent of French electricity.
 
Britain’s high-level waste is stored in a temporary facility at the Sellafield nuclear waste plant in Cumbria.
 
The concept of a hybrid fission-fusion reactor was first developed in the 1950s, but little research was conducted for several decades.

 

 

 

 

 

 

5févr.-10   Vers une fusion nucléaire sans tritium


http://www.cyberpresse.ca/sciences/201001/24/01-942479-vers-une-fusion-nucleaire-sans-tritium.php
 
 
Vers une fusion nucléaire sans tritium
 

Une expérience ayant permis de reproduire en laboratoire les caractéristiques des champs magnétiques de la Terre et d'autres planètes pourrait ouvrir la voie à de nouveaux processus de fusion nucléaire, selon une étude publiée dimanche par la revue Nature physics.

 

Des chercheurs du Massachussets Institute of Technology (MIT) et de l'Université américaine de Columbia ont utilisé un aimant d'une demi-tonne, aussi gros qu'un pneu de camion, maintenu en lévitation grâce à un autre aimant, afin de contrôler un gaz ionisé ou plasma.
 
Quatrième état de la matière (après solide, liquide et gaz), le plasma est très répandu dans l'univers (étoiles, vent solaire, ionosphère, éclairs...). Il est constitué de particules électriquement chargées: ions et électrons.
 
Dans le cadre du «Levitated Dipole Experiment» (LDX), installé au MIT, l'aimant supraconducteur, refroidi à -269 °C grâce à l'hélium liquide, a pu contrôler les mouvements d'un plasma porté à 10 millions de degrés, contenu dans un compartiment adjacent.
 

Les turbulences créées «ont entraîné une concentration plus dense du plasma -une étape cruciale pour faire fusionner des atomes- au lieu de le disperser davantage comme cela survient habituellement», souligne le MIT dans un communiqué.
 
Observé lors de l'interaction de plasmas avec les champs magnétiques de la Terre ou de Jupiter, ce type de concentration sous l'effet d'un champ magnétique «n'avait jamais auparavant été recréé en laboratoire», selon le MIT.
 
Cette approche «pourrait fournir une voie alternative pour la fusion» nucléaire, fait valoir Jay Kesner (MIT), co-responsable du projet LDX avec Michael Mauel (Université de Columbia).
 
Source de déchets radioactifs, la fission nucléaire dans les centrales actuelles consiste à casser des noyaux d'atomes. Réaliser au contraire leur fusion pourrait fournir une énergie plus propre.
 
Dans le cadre du projet de fusion contrôlée au sein du réacteur expérimental international (ITER) à Cadarache, en France, il s'agit de faire fusionner les noyaux de deux isotopes lourds de l'hydrogène: le deutérium et le tritium.
 
Cela implique de produire du tritium radioactif et de protéger les parois du réacteur des neutrons issus de la réaction nucléaire, alors que le procédé du LDX pourrait permettre la fusion sans utiliser de tritium. Plus complexe à mettre en oeuvre, il pourrait intervenir dans «une deuxième génération» de réacteurs à fusion, selon M. Kesner.
 
 
http://www.eurekalert.org/pub_releases/2010-01/miot-lmm012210.php

 

Le choix nucléaire, erreur historique, par Corinne Lepage

LE MONDE | 05.06.09 | 14h25  •  Mis à jour le 05.06.09 | 14h25

François Fillon, lors de sa visite au Tricastin, a qualifié de chance historique le choix nucléaire de la France. Il s'agit plutôt d'une erreur historique, car la situation de 2009 n'a rien à voir avec celle de 1973, mais les conséquences pour notre pays, en termes de responsabilité internationale, risquent d'être historiques.
En 1973, le choix industriel du nucléaire pouvait paraître défendable : la question des déchets et du démantèlement était mal connue et Tchernobyl ne s'était pas produit. Aujourd'hui, les impasses du nucléaire, le coût du démantèlement et les risques sont non seulement connus mais accrus en raison du vieillissement des centrales, de la privatisation, qui ne peut que privilégier la rentabilité au détriment de la sécurité. Mais, surtout, la problématique industrielle n'a plus rien à voir.

L'heure du grand retour du nucléaire dans le monde n'a pas sonné. Les pays industrialisés ne choisissent pas le nucléaire, et si certains envisagent de construire quelques réacteurs, ceux-ci ne compensent même pas ceux qui sont fermés. Le plan Obama ne consacre rien au nucléaire, abandonné depuis de longues années aux Etats-Unis pour cause de non-rentabilité. Au contraire, les investissements dans les énergies renouvelables à l'échelle planétaire ont explosé en 2008 et l'importance des relances vertes en Chine, aux Etats-Unis ou en Corée du Sud (plus de 400 milliards de dollars, soit 283,8 milliards d'euros) démontre la montée en puissance industrielle.

Pour la première fois dans l'Histoire, l'Europe comme les Etats-Unis ont ajouté davantage de capacités de production d'énergies renouvelables en 2008 que de capacités d'énergies classiques. La production d'énergies renouvelables a atteint 280 GW, l'équivalent de trois fois le nucléaire américain. Au total, les investissements dans les énergies renouvelables ont atteint 120 milliards de dollars (+ 16 %) en 2008 et les capacités éoliennes installées 121 GWh, soit la capacité de 100 réacteurs nucléaires (+ 29 %). Le solaire photovoltaïque raccordé au réseau électrique a bondi de 70 % et la production mondiale de cellules photovoltaïques a presque doublé, avec une hausse de 90 % en 2008.

Quant à l'argument selon lequel les énergies renouvelables ne pourraient qu'être subsidiaires, il est purement et simplement faux. Par exemple, l'Australie a annoncé un objectif de 45 térawattheure (TW) d'énergies renouvelables d'ici à 2020. Le Brésil veut accroître la part des énergies renouvelables dans les énergies primaires, où elles représentaient déjà 46 % en 2007. L'Inde vise l'équivalent de 14 centrales nucléaires en nouvelles capacités de renouvelables pour 2012 ; le Japon projette 14 GW de solaire photovoltaïque d'ici à 2020 et 53 GW pour 2030. Les projets de centrales thermosolaires, qui permettent une production massive d'électricité, se multiplient de 250 MW pour les plus petites à 850 MW en Californie et 1 GW en Inde.

Dès lors, le risque avec le choix fait par le gouvernement est triple : industriel, financier, politique.

1 - Industriel : anéantir l'industrie française du renouvelable et de l'efficacité énergétique, qui ne demanderait qu'à se développer, et, du même coup, nous priver du seul domaine de réindustrialisation solide de la France et de création d'emplois. Le même euro dépensé crée 15 fois plus d'emplois dans le renouvelable que dans la filière nucléaire. Il est illusoire de penser que nous développerons simultanément un grand plan de relance du nucléaire et une industrie des énergies renouvelables.

C'est financièrement insoutenable et le modèle ne fonctionne pas : trop d'électricité nucléaire à consommer conduit à réduire les efforts d'efficacité énergétique et à voir EDF refuser de supporter les obligations de rachat à un prix correct de l'électricité issue des énergies renouvelables (EnR). Faute de la politique suivie par les pouvoirs publics, nous ne disposons pas de leader mondial, ni même européen, dans ces secteurs et nous n'en aurons pas si nous ne commençons pas par le marché intérieur.

2 - Financier : imaginer que nos voisins vont se ruer sur l'électricité nucléaire, rien n'est moins sûr. L'électricité verte est encouragée et préférée par les consommateurs, et le pari de vendre plus d'électricité à l'export se heurte, d'une part, aux politiques de réduction de la consommation énergétique (objectif de 20 % d'augmentation de l'efficacité énergétique), et, d'autre part, aux efforts énormes faits par nos voisins pour augmenter leur potentiel d'EnR.

Dès lors, le risque d'échec commercial est considérable, qui vient accentuer une situation financière déjà très fragile du secteur nucléaire ; Areva a un besoin de financement de 11 milliards d'euros, sans compter l'épée de Damoclès que constitue le réacteur EPR de Finlande (dont, au passage, les critiques très sévères faites par les Finlandais sur la conception et la réalisation de l'EPR font frémir), et EDF est dans une situation financière que certains jugent préoccupante. Mais le but n'est-il pas de rendre inévitable la privatisation de tout le secteur pour permettre à des financiers ou à de grandes entreprises comme Bouygues de mettre la main sur les investissements faits de longue date par les citoyens français, rachetant des actions d'entreprises endettées ?

3 - Politique : enfin, et peut-être surtout, ce choix conduit notre pays à se transformer en VRP du nucléaire, en direction de préférence des pays les moins recommandables, dans la mesure où les clients habituels ne sont plus acheteurs. Ce faisant, nous prenons un risque majeur pour la planète entière en termes de Tchernobyl à répétition et de dissémination de produits radioactifs, sans parler des risques de répétition de situations à l'iranienne ou à l'irakienne dans des pays peu stables.

Dès lors, ce choix, qui n'a pas été discuté puisqu'il a été sorti du Grenelle, qui n'a fait l'objet d'aucune évaluation, notamment au regard de l'intérêt des énergies renouvelables, risque d'être un véritable boulet pour l'économie française et de se transformer en erreur historique dont les seuls bénéficiaires pourraient être quelques entreprises en cour, qui pourront élargir leur gamme de produits énergétiques à bon compte.

Corinne Lepage est vice-présidente du MoDem, présidente de CAP21.

Article paru dans l'édition du 06.06.09

 

9/5   Belgique: Nucléaire: le rapport de l'ONDRAF est inquiétant

http://www.rtbf.be/info/belgique/nucleaire/nucleaire-le-rapport-de-londraf-pointe-du-doigt-le-manque-de-provision-106241

Les provisions nécessaires pour faire face à la gestion des déchets nucléaires et au démantèlement des centrales pourraient bien être insuffisantes. Mais surtout on ne sait pas si elles seront disponibles quand il le faudra; et enfin le contrôle public est insuffisant.

Ce sont quelques conclusions du rapport que l'ONDRAF, l'Office national des déchets radioactifs qui répertorie tous les quatre ans ce qu'on appelle le passif nucléaire. Un rapport que l'Office préférait garder confidentiel mais que le Conseil d'état lui a enjoint de communiquer au Parlement.

Les résistances de l'ONDRAF sont curieuses parce qu'un comité international a examiné le rapport de l'ONDRAF lui-même, et il l'estime bien fait. Ce comité en tire des conclusions grosso modo identiques, et recommande d'ailleurs lui-même la transparence et la publication des rapports.

Evidemment, prévoir un passif nucléaire qui peut s'étaler sur des dizaines d'années est un peu aléatoire. Dans les hypothèses actuelles, l'ONDRAF l'évalue à près de huit milliards d'euros et il manquerait 233 millions pour le couvrir.

Mais le plus important c'est que les rapports, celui de l'ONDRAF et surtout en termes plus nets celui du comité international, estiment que les incertitudes sur ce passif restent importantes, et surtout qu'il n'y pas de garanties que ces ressources seront disponibles quand il faut dans l'avenir.

C'est aussi la structure juridique mise en place, Synatom, qui est visée. L'argent reste logé dans cette filiale d'Electrabel et donc de Suez, le contrôle public est trop faible, le risque de dilution des responsabilités et de placement de cet argent dans des investissements non souhaités sont élevés. Conclusion forte du comité international: l'état belge court des risques importants de non couverture financière du passif nucléaire.

Une conclusion qui n'a pas plu à Synatom: dans un communiqué laconique, la société estime que c'est un faux débat parce que les premières dépenses n'interviendront qu'à partir de 2015. 

 

16/3   traitement des déchets nucléaires: quel avenir?
  
Un dossier de Futura-Sciences : http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/physique/d/traitement-des-dechets-nucleaires-quel-avenir_857/c3/221/p1/  

13/3   Conférence internationale sur la fusion à Jülich 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58145.htm

Du 2 au 4 mars 2009 s'est tenue à Jülich la quatrième conférence internationale SFP (plasma de fusion stochastique) sur la fusion nucléaire. Plus de 60 scientifiques étaient présents afin d'échanger sur les dernières technologies disponibles pour les centrales à fusion. Il était question notamment de savoir comment extraire l'énergie libérée lors de la fusion d'atomes du plasma chaud et de la chambre de fusion.

Le Centre de recherche de Jülich (FZJ) dispose de compétences reconnues en terme de développement de matériaux utilisés dans la construction de la paroi interne de la chambre de fusion. En outre, le FZJ prépare également des méthodes et outils permettant de contrôler la couche de Debye [1], l'interface de contact entre le plasma et cette paroi. C'est au niveau de cette couche que l'énergie de la matière en fusion peut être récupérée.

Afin de pouvoir fournir de l'énergie, le plasma extrêmement chaud doit être particulièrement bien isolé. Or, les turbulences et le comportement chaotique du plasma peuvent mener à des pertes de chaleur très élevées. Des champs magnétiques, présentant eux-mêmes des propriétés chaotiques, peuvent influencer positivement le comportement du plasma et empêcher ces pertes de chaleur. Une expérience menée sur le tokamak TEXTOR [2] à Jülich consiste à développer de tels champs magnétiques.

En outre, comme l'ont montré les scientifiques de Jülich, ces champs sont capables également de réduire les instabilités au bord du plasma, non seulement sur le TEXTOR, mais aussi sur le JET à Oxford et le tokamak californien DIII-D à San Diego. Ceci est d'une grande importance pour l'installation ITER à Cadarache : celle-ci devant produire au moins 500 millions de Watts, les fortes irrégularités et instabilités du plasma pourraient endommager les composants de la paroi de la chambre de fusion. La fusion nucléaire devrait, d'après les attentes, contribuer à l'approvisionnement en énergie à partir de la moitié de ce siècle.

Mentions légales: BE Allemagne numéro 427 (11/03/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58145.htm

3/2   USA: nuclear fusion-fission hybrid could contribute to carbon-free energy future

 Physicists at The University of Texas at Austin have designed a new system that, when fully developed, would use fusion to eliminate most of the transuranic waste produced by nuclear power plants.


Caption: This illustration shows how a compact fusion-fission hybrid would fit into a nuclear fuel cycle. The fusion-fission hybrid can use fusion reactions to burn nuclear waste as fuel (people are shown for scale). It would produce energy and could be used to help destroy the most toxic, long-lived waste from nuclear power. The hybrid would be made possible by a crucial invention from physicists at the University of Texas at Austin called the Super X Divertor.

The invention could help combat global warming by making nuclear power cleaner and thus a more viable replacement of carbon-heavy energy sources, such as coal.

"We have created a way to use fusion to relatively inexpensively destroy the waste from nuclear fission," says Mike Kotschenreuther, senior research scientist with the Institute for Fusion Studies (IFS) and Department of Physics. "Our waste destruction system, we believe, will allow nuclear power-a low carbon source of energy-to take its place in helping us combat global warming."

Toxic nuclear waste is stored at sites around the U.S. Debate surrounds the construction of a large-scale geological storage site at Yucca Mountain in Nevada, which many maintain is costly and dangerous. The storage capacity of Yucca Mountain, which is not expected to open until 2020, is set at 77,000 tons. The amount of nuclear waste generated by the U.S. will exceed this amount by 2010.

The physicists' new invention could drastically decrease the need for any additional or expanded geological repositories.

"Most people cite nuclear waste as the main reason they oppose nuclear fission as a source of power," says Swadesh Mahajan, senior research scientist.

The scientists propose destroying the waste using a fusion-fission hybrid reactor, the centerpiece of which is a high power Compact Fusion Neutron Source (CFNS) made possible by a crucial invention.

The CFNS would provide abundant neutrons through fusion to a surrounding fission blanket that uses transuranic waste as nuclear fuel. The fusion-produced neutrons augment the fission reaction, imparting efficiency and stability to the waste incineration process.

Kotschenreuther, Mahajan and Prashant Valanju, of the IFS, and Erich Schneider of the Department of Mechanical Engineering report their new system for nuclear waste destruction in the journal Fusion Engineering and Design.

There are more than 100 fission reactors, called "light water reactors" (LWRs), producing power in the United States. The nuclear waste from these reactors is stored and not reprocessed. (Some other countries, such as France and Japan, do reprocess the waste.)

The scientists' waste destruction system would work in two major steps.

First, 75 percent of the original reactor waste is destroyed in standard, relatively inexpensive LWRs. This step produces energy, but it does not destroy highly radiotoxic, transuranic, long-lived waste, what the scientists call "sludge."

In the second step, the sludge would be destroyed in a CFNS-based fusion-fission hybrid. The hybrid's potential lies in its ability to burn this hazardous sludge, which cannot be stably burnt in conventional systems.

"To burn this really hard to burn sludge, you really need to hit it with a sledgehammer, and that's what we have invented here," says Kotschenreuther.

One hybrid would be needed to destroy the waste produced by 10 to 15 LWRs.

The process would ultimately reduce the transuranic waste from the original fission reactors by up to 99 percent. Burning that waste also produces energy.

The CFNS is designed to be no larger than a small room, and much fewer of the devices would be needed compared to other schemes that are being investigated for similar processes. In combination with the substantial decrease in the need for geological storage, the CFNS-enabled waste-destruction system would be much cheaper and faster than other routes, say the scientists.

The CFNS is based on a tokamak, which is a machine with a "magnetic bottle" that is highly successful in confining high temperature (more than 100 million degrees Celsius) fusion plasmas for sufficiently long times.

The crucial invention that would pave the way for a CFNS is called the Super X Divertor. The Super X Divertor is designed to handle the enormous heat and particle fluxes peculiar to compact devices; it would enable the CFNS to safely produce large amounts of neutrons without destroying the system.

"The intense heat generated in a nuclear fusion device can literally destroy the walls of the machine," says research scientist Valanju, "and that is the thing that has been holding back a highly compact source of nuclear fusion."

Valanju says a fusion-fission hybrid reactor has been an idea in the physics community for a long time.

"It's always been known that fusion is good at producing neutrons and fission is good at making energy," he says. "Now, we have shown that we can get fusion to produce a lot of neutrons in a small space."

Producing an abundant and clean source of "pure fusion energy" continues to be a goal for fusion researchers. But the physicists say that harnessing the other product of fusion-neutrons-can be achieved in the near term.

In moving their hybrid from concept into production, the scientists hope to make nuclear energy a more viable alternative to coal and oil while waiting for renewables like solar and pure fusion to ramp up.

"The hybrid we designed should be viewed as a bridge technology," says Mahajan. "Through the hybrid, we can bring fusion via neutrons to the service of the energy sector today. We can hopefully make a major contribution to the carbon-free mix dictated by the 2050 time scale set by global warming scientists."

The scientists say their Super X Divertor invention has already gained acceptance in the fusion community. Several groups are considering implemented the Super X Divertor on their machines, including the MAST tokamak in the United Kingdom, and the DIIID (General Atomics) and NSTX (Princeton University) in the U.S. Next steps will include performing extended simulations, transforming the concept into an engineering project, and seeking funding for building a prototype.

Contact: Lee Clippard
lclippard@mail.utexas.edu
512-232-0675
University of Texas at Austin

 

18/11   USA: des réacteurs nucléaires miniatures en vente libre

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/physique-1/d/des-reacteurs-nucleaires-miniatures-en-vente-libre_17323/

Une société américaine met sur le marché un réacteur nucléaire miniaturisé, gros comme une cuve à mazout, et capable d'alimenter 20.000 foyers américains, donc bien plus dans les autres pays du monde.

Aux Etats-Unis, on peut déjà commander une centrale nucléaire privée. Estampillée « clean and safe » (propre et sûre), elle produirait une électricité garantie zéro effet de serre. C'est ce qu'explique sur son site la société Hyperion Power Generation. L'entreprise, basée à Sante Fe (Nouveau-Mexique, Etats-Unis), a effectivement mis à son catalogue un système complet et compact, le HPM (Hyperion Power Module), de forme à peu près cylindrique, d'un diamètre d'un peu plus de 1,50 mètre. D'après les dessins montrés, très sommaires, la hauteur serait d'environ trois mètres.

Sa puissance serait de 25 MW, ce qui, d'après Hyperion, correspond à la consommation d'environ 20.000 foyers aux Etats-Unis (effectivement estimée à 11.000 kWh/an). Un module HPM pourrait donc alimenter une petite ville. Dans tous les autres pays du monde, cette puissance conviendrait à un nombre de personnes nettement plus important. Au tarif annoncé de 25 millions de dollars (environ vingt millions d'euros), le prix de revient par foyer semble compétitif. Un HPM pourrait aussi être envisagé pour un site industriel, une installation militaire ou pour alimenter des installations dans des lieux isolés. D'ailleurs, affirme l'entreprise, les carnets de commande sont pleins et Hyperion serait déjà sûre de vendre une centaine d'unités. Les premiers exemplaires seront produits en 2013 et les acheteurs se présentant aujourd'hui ne seront livrés qu'en 2014. Entre 2013 et 2023, Hyperion prévoit une production de 4.000 réacteurs.

Enfouie, cette pile nucléaire se ferait oublier et fournirait de l'électricité pendant des années. Hyperion donne ici l'exemple d'une installation de purification d'eau. © Hyperion Power Generation

Risque zéro, affirme le vendeur

La première commande ferme serait venue de la République tchèque, de la part de l'entreprise TES. Une autre proviendrait de Roumanie, mais, interrogés, des responsables du comité national du contrôle de l'énergie nucléaire affirment n'avoir entendu parler de rien de ce genre.

Le réacteur HPM utiliserait de l'uranium faiblement enrichi, c'est-à-dire contenant moins de 20% d'uranium 235, un combustible habituellement utilisé dans les centrales nucléaires. Mais ce réacteur « ne comporte aucune partie mobile, explique John Deal, le président de la société, et il est impossible d'avoir un accident du type de celui Tchernobyl ». Selon Hyperion, la masse critique (au-delà de laquelle se déclenchent des réactions en chaîne) ne peut pas être atteinte.

Par ailleurs, la quantité de combustible nucléaire est faible et l'engin n'est pas destiné à être ouvert durant sa durée de fonctionnement, qui serait de 5 à 10 ans. Au bout de ce laps de temps, cette « pile », comme l'appelle parfois Hyperion, laisserait un résidu de la taille d'une noix de coco qui serait facilement recyclé. Par ailleurs, se servir de cet uranium pour réaliser une bombe atomique serait inenvisageable, explique Hyperion.

Bien des détails techniques manquent pour se faire une idée plus précise des performances et des dangers potentiels mais remarquons qu'Hyperion n'est pas le premier à plancher sur ce sujet. Toshiba a testé un réacteur baptisé 4S (Super Safe, Small and Simple) de petite taille mais toutefois nettement plus grand que le HPM.

L'idée fera-t-elle des émules ?

A peine 1,50 mètre de diamètre et complètement autonome, un module HPM pourrait être installé dans un jardin. © Hyperion Power Generation


A peine 1,50 mètre de diamètre et complètement autonome, un module HPM pourrait être installé dans un jardin.
© Hyperion Power Generation

http://www.hyperionpowergeneration.com/

 

 

13nov2008: Russia: Floating nuclear power plant gets new 'birthplace'

http://en.rian.ru/analysis/20080905/116585296.html 

 

MOSCOW. (RIA Novosti commentator Tatyana Sinitsyna) - In a couple of years, a new kind of vessel will appear at sea: the floating nuclear power plant (FNPP).

The Academician Lomonosov, currently under construction in Russia, is only one project of several being developed so far.

The formal keel laying ceremony took place in April 2007 at the Sevmash shipyard of the Russian State Center for Nuclear Shipbuilding in Severodvinsk, Arkhangelsk Region. After about a year and a half, the state-owned corporation Rosatom revoked the general contract, handing it over to the Baltiysky Zavod (Baltic Plant) Shipyard in St. Petersburg. So now the birthplace of the first-ever floating nuclear power plant will be the Baltic Sea instead of the White Sea.

What was the reason for the change? Nothing too special, as Sevmash's capacity is largely absorbed by a government defense order, and the FNPP must be ready by 2010.

The FNPP will be a barge able to move with the help of a tug boat. Transportation will be done without nuclear fuel, so on the move it will be non-threatening hardware.

The FNPP will look like a small island with an area of between 7.4 and 12.4 acres. It resembles a "symbiosis" of a nuclear-powered vessel and a standard land-based nuclear plant. It could well arouse amazement and fear, as radiophobia is widespread. Nevertheless, according to Sergei Kirienko, chief of Russia's Federal Nuclear Power Agency, "the floating nuclear power plant with several levels of protection will be much safer than a land-based one."

The reactor type to be used on the FNPP proved its advantages during the tragedy of the sinking Kursk submarine in the Barents Sea in 2000. When a powerful explosion disabled the submarine's electricity supply and its hull filled with water, the nuclear reactor was turned off automatically by a signal from the security system. When the submarine was later raised, it still contained a safe and sound reactor, ready to operate.

Both physical parameters and a potential terrorist threat were taken into account while developing the security system. The latest advances in science and technology, including fingerprint and iris identification, are used to prevent unauthorized access to the FNPP nuclear material.

Provision is also made for protecting the reactor from underwater sabotage.

The barge hosting the power unit will drop anchor off the coast near a populated area or a production facility. The crew of up to 140 men works on a four-month shift rotation. Transformer plants will be situated on shore. Although the FNPP is around 15 times less powerful than a standard land-based nuclear power plant, it would still be able to supply energy to a city with a population of 100,000 people. Used for desalination, it could produce 240,000 cubic meters of fresh water a day. An FNPP would save up to 200,000 tons of coal and 100,000 tons of furnace oil per year. It would have a service life of between 10 and 12 years, after which it would weigh anchor to undergo maintenance and refueling, while another FNPP arrives to replace it.

The mobile nuclear plant was developed to meet energy demand in Russia's remote regions. A flotilla of such vessels is needed to resolve the energy crisis in the country's Far East and extreme North. Although the FNPP is still under development, an investment agreement has already been signed with the Republic of Sakha (Yakutia) to build FNPPs to supply energy to the northern parts of the region.

Upon the first vessel's completion, its reactors will start generating energy for Russia's North-Western region. Potential foreign customers will have the opportunity to see the FNPP in action. Experts say demand will outstrip supply. 

 

4/3/2008   Solar renders nuclear unnecessary

http://www.scidev.net/editorletters/index.cfm?fuseaction=readeditorletter&itemid=144&language=1
 
There is absolutely no need for nuclear power in the UK, or anywhere else in Europe, because there is a simple, mature technology that can deliver huge amounts of clean energy without any of the headaches of nuclear power.
 

I refer to 'concentrating solar power' (CSP), the technique of concentrating sunlight using mirrors to create heat, and then using the heat to raise steam and drive turbines and generators, just like a conventional power station. It is possible to store solar heat in melted salts so that electricity generation may continue through the night or on cloudy days.

This technology has been generating electricity successfully in California since 1985 and currently provides power for about 100,000 Californian homes. CSP plants are now being planned or built in many parts of the world.

CSP works best in hot deserts and, of course, there are not many of these in Europe. But it is feasible and economic to transmit solar electricity over long distances using highly-efficient 'HVDC' (High Voltage Direct Current)  transmission lines. With transmission losses at about three per cent per 1,000 kilometres, solar electricity may, for example, be transmitted from North Africa to London with only about one per cent loss of power. A large-scale HVDC transmission grid has also been proposed by the wind energy company Airtricity as a means of optimising the use of wind power throughout Europe.
 
The potential is absolutely massive. Less than one per cent of the world's hot deserts could produce as much electricity as the world currently consumes (see
Energy initiative proposes desert power plan). A report from the American Solar Energy Society says that CSP plants in the south-western states of the United States "could provide nearly 7,000 GW of capacity — about seven times the current total US electric capacity."
 
In the 'TRANS-CSP' report from the German Aerospace Center it is estimated that CSP electricity imported from North Africa and the Middle East could become one of the cheapest sources of electricity in Europe, including the cost of transmission. That report shows in great detail how Europe can meet all its needs for electricity, make deep cuts in carbon dioxide emissions and phase out nuclear power at the same time.
 
All the necessary technologies are ready to go now. It would be technically feasible to start delivering solar electricity from North Africa to the UK within five years. What is mainly required are changes in the regulatory framework governing electricity trading and transmission, and the right framework of incentives.
 
Further information may be found at
TREC-UK and DESERTEC. Copies of the TRANS-CSP report may be downloaded here. The many problems associated with nuclear power are summarised in this article.

 

2/8   Nucléaire : le lent démantèlement de Superphénix

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-940307@51-940392,0.html

LE MONDE | 30.07.07 | 17h33  •  Mis à jour le 30.07.07 | 17h34

Le 31 juillet 1977, plusieurs dizaines de milliers d'antinucléaires convergeaient sous la pluie, au milieu des champs de maïs, vers le site de Malville, en Isère. Ils voulaient s'opposer à la construction, commencée l'année précédente, de ce qui devait être le fleuron de la technologie électronucléaire française : le surgénérateur Superphénix. Au cours des affrontements avec les forces de l'ordre, un manifestant, Vital Michalon, était blessé mortellement par l'explosion d'une grenade offensive et deux autres étaient blessés. Pour commémorer ce drame, un rassemblement, auquel appelle le réseau Sortir du nucléaire, doit avoir lieu, mardi 31 juillet à 15 heures, dans la commune voisine de Faverges.

Trente ans après, l'ombre de Superphénix plane toujours sur le nucléaire français. Couplé au réseau électrique en janvier 1986, le réacteur prototype à neutrons rapides, victime d'incidents à répétition, n'aura été en service qu'un peu plus de dix mois en neuf ans, avant de finir par fonctionner de façon à peu près satisfaisante en 1996. L'année suivante, le gouvernement de Lionel Jospin - dont Dominique Voynet était ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement - décidait de mettre fin à l'expérience.

Depuis le décret de mise à l'arrêt, le site de Creys-Malville s'est transformé en chantier pilote de démantèlement. Car, par rapport aux réacteurs nucléaires classiques, dont huit sont également en cours de déconstruction (à Bugey, Brennilis, Chinon, Chooz et Saint-Laurent), celle d'un surgénérateur pose des problèmes particuliers, liés à la nature du combustible, contenant du plutonium, et à celle du liquide de refroidissement, constitué de sodium.

Dans un premier temps, les éléments combustibles, soit 364 assemblages fissiles comportant 4,8 tonnes de plutonium et 233 assemblages fertiles d'uranium, ainsi que diverses pièces de protection et barres de commande, ont été retirés du réacteur. Ils ont été mis à "refroidir" en piscine, sur le site, dans un Atelier pour l'évacuation du combustible (APEC) qu'EDF a été autorisée à exploiter pour trente ans. Y est également entreposé un deuxième coeur tout neuf, non brûlé, qui avait été commandé avant la fermeture.

La destination finale de ces combustibles n'est pas encore arrêtée, indique Serge Klaeylé, directeur du Centre d'ingénierie, déconstruction et environnement d'EDF. Il avait été envisagé de les retraiter dans les usines de la Hague (Manche) d'Areva. Mais EDF considère aujourd'hui ces éléments non comme des déchets, mais comme "des réserves de combustible susceptibles d'être valorisées", soit dans les filières MOX (mélange d'uranium et de plutonium), soit dans les futures centrales.

Ne subsistent dans la cuve du réacteur que des éléments ne présentant pas de risque de "criticité", c'est-à-dire de déclenchement de réaction nucléaire. Ils sont eux aussi en cours d'extraction et rejoindront la piscine. Dans le même temps, la salle des machines a été vidée de ses turbines et de ses pompes, soit 150 000 tonnes de déchets non radioactifs.

Reste l'épineux problème du sodium fondu, dont le circuit primaire de refroidissement, les boucles secondaires et diverses installations recelaient 5 500 tonnes. La difficulté vient de ce que ce matériau s'enflamme à l'air et détone au contact de l'eau. Une unité spéciale de traitement, composé de deux réacteurs chimiques, est en cours d'installation sur le site et devrait démarrer en 2008.

Le principe, expérimenté sur la centrale de Dounreay, en Ecosse, et validé par les ingénieurs du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), consiste à faire tomber au goutte-à-goutte le sodium liquide dans de l'eau, dans un environnement neutre d'azote. Le produit de cette réaction est de la soude, qui sera incorporée à du béton. Quatre à cinq années seront nécessaires pour neutraliser la totalité du sodium et il faudra attendre vingt ans pour que les 70 000 tonnes de béton accumulés sur le site, dont la radioactivité "sera comparable à celle du granit", précise Serge Klaeylé.

Entre 2013 et 2023 devrait alors être réalisée la dernière partie de la déconstruction : la démolition du bâtiment réacteur, où la cuve et certaines structures métalliques, chargées en cobalt 60, restent très irradiantes. EDF, dont le scénario de démantèlement prévoyait au départ de laisser la radioactivité décroître pendant un demi-siècle, a finalement décidé, pour toutes ses centrales fermées, de les raser au plus vite, afin de rendre le site "à l'herbe".

Alors seulement, à l'issue de un milliard d'euros de travaux, sera tournée la page de ce qui demeurera dans les mémoires comme l'un des épisodes les moins glorieux de l'aventure nucléaire nationale.

Les réacteurs du futur seront, eux aussi, des surgénérateurs

L'EPR (European Pressurised Reactor), réacteur de 3e génération qui doit succéder aux centrales actuelles, n'est jamais qu'une version améliorée de ces dernières. Les installations de 4e génération, dont l'exploitation est prévue à partir de 2040, marqueront en revanche une rupture, en reprenant la technologie de la surgénération expérimentée avec Superphénix. Le CEA concentre ses recherches actuelles sur deux filières à neutrons rapides, refroidies par du sodium ou par du gaz.

L'intérêt de la surgénération est de brûler non seulement l'uranium 235 (fissile), mais aussi l'uranium 238, dont est composé à 99,3 % le minerai naturel. Ce qui, avec les réserves mondiales connues à ce jour, assurerait plusieurs milliers d'années de fonctionnement du parc, contre 250 années avec les centrales actuelles. Autre avantage : ces réacteurs, à cycle fermé, sont conçus pour brûler une partie de leurs propres déchets : les actinides mineurs, très radiotoxiques, sont recyclés, les résidus ultimes se limitant aux produits de fission.

Le CEA assure que ces nouvelles centrales bénéficieront, par rapport à Superphénix, de "progrès déterminants".

Article paru dans l'édition du 31.07.07

16/5   Des céramiques pour la conservation et l'enfouissement des déchets radioactifs  
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/42706.htm

Des chimistes de Nijni Novgorod ont développé de nouveaux matériaux à base d'orthophosphate pour la conservation ou l'enfouissement de déchets radioactifs comme le plutonium ou d'autres radionucléides à longue période.

Les chercheurs de l'Université d'Etat de Nijni Novgorod et leurs collègues des entreprises unies fédérales d'Etat "Centre scientifique d'Etat de la Fédération de Russie - Centre de recherche des réacteurs atomiques" et "Association de production 'Phare'" (FGUP "GNC RF NII atomnyh reaktorov" & FGUP "PO "Majak") ont mis au point un hybride original entre une corbeille et un coffre-fort pour déchets très actif comme l'américium et les éléments transplutoniens, en utilisant une céramique à base d'orthophosphate.

La technologie prend tout son sens dans un contexte où un facteur limitant principal de l'utilisation de l'énergie nucléaire est la production de déchets radioactifs à moyenne et longue période. Deux approches sont possibles : les recycler ou les enfouir. Les scientifiques russes ont donc mis au point un moyen de compacter les déchets qui ne sont pas à l'heure actuelle réutilisables, dans des matrices de sels composés d'acide de phosphore et de différents cations, dont de l'uranium, du thorium, et d'autres actinides.

Les scientifiques ont tout d'abord développé des méthodes de synthèse de phosphates, simples et complexes, dont certains composants sont des atomes radioactifs. Les réactifs sont ajoutés directement à une solution ou à un milieu fondu, où les phosphates précipitent. Le précipité est prélevé et chauffé à entre 600 et 1000°. Le résultat est une céramique stable sur les plans chimique et radiatif.

Diverses expériences ont permis d'affiner les paramètres d'exécution. En particulier les scientifiques ont déterminé la structure de la matrice la plus intéressante. Les actinides sont mieux fixés par des structures minérales à base de monazite (Ce,La,Th)PO4, de kosnarite KZr2(PO4)3 et de vitlokite ca3(po4)2. Les cations des métaux alcalins sont mieux fixés par la langbeinite K2Mg2(SO4)3 ou la kosnarite. Les scientifiques ont également vérifié la tenue de la céramique à une immersion prolongée en eau chaude afin d'évaluer les risques de fuite radioactive.

Selon le professeur Albina Orlova, cette avancée a été rendue possible grâce aux efforts conjoints des scientifiques de Nijni Novgorod, de Tchernogolovka et de Doubna et à l'aide de spécialistes européens

Mentions légales: BE Russie numéro 12 (10/05/2007) - Ambassade de France en Russie / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/42706.htm

5/9/2006   Réduction de la longévité des déchets radioactifs
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38692.htm

Les articles parus dans "News" de l'institut de physique de Londres et "Physics World" d'août 2006 soulignent que des chercheurs de l'université de la Ruhr a Bochum ont trouve une procédure permettant de réduire la longévité des déchets radioactifs des réacteurs nucléaires. La période radioactive des émetteurs alpha émis lors de la désintégration des noyaux d'hélium pourrait être raccourcie a quelques dizaines d'années en les confinant dans du métal et en les refroidissant de quelques kelvins. Le professeur Dr. Claus Rolfs, directeur du groupe de l'université de la Ruhr a Bochum, ajoute que cette méthode permettra de supprimer les déchets nucléaires pour les prochaines générations. Il ne sera plus nécessaire de les enterrer.

Pour en savoir plus, contacts :
- http://www.heise.de/newsticker/meldung/76255
- http://www.physicsweb.org/articles/news/10/7/13/1
Sources : Dépêche idw, communique de presse de la Fachhochschule de Bielefeld - 07/08/2006
Rédacteur : Marina Pajak, marina.pajak@diplomatie.gouv.fr

Mentions légales: Cette information est un extrait du BE Allemagne numéro 298 du 9/08/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com