Et
le nucléaire?
28
mai.-11
Une algue née dans un réacteur nucléaire
10
mai.-11 remplacer
2
centrales nucléaires par 100.000 petites centrales à
domicile
18
avril.-11 Fukushima va changer le monde
13
avril.-11 Energies renouvelables vs énergies
nucléaire et fossile
11
avril.-11 Le nouveau paysage énergétique après
Fukushima
23 sept.-10 Discovery
of the secrets that enable plants near Chernobyl to shrug off radiation
11 sept.-10 Can
Nuclear Waste Spark an Energy Solution ?
6 sept.-10
Déchet nucléaire : nouveau procédé de
neutralisation ?
29mars.-10 Areva
plans new reactors that make nuclear waste disappear
5févr.-10
Vers une fusion nucléaire sans
tritium
8juin2009
Le choix nucléaire, erreur historique, par Corinne Lepage
9mai2009
Belgique: Nucléaire: le rapport de l'ONDRAF est inquiétant
16mars2009
traitement des déchets nucléaires: quel avenir?
13mars2009
Conférence internationale sur la fusion à Jülich
3févr2009
USA: nuclear fusion-fission hybrid could contribute to
carbon-free energy future
18nov2008
USA: des réacteurs nucléaires miniatures en vente
libre
13nov2008
Russie: Floating nuclear power plant gets new 'birthplace'
4mar2008
Solar renders nuclear unnecessary
2ao^t2007
France : le lent démantèlement de
Superphénix
16mai2007 Des
céramiques pour la conservation et l'enfouissement des déchets radioactifs
5sept2006
Réduction
de la longévité des déchets radioactifs
28 mai.-11 Une algue née dans un réacteur nucléaire
http://www.20minutes.fr/article/731068/plongee-recherche-algues-meconnues
Créé le 26/05/2011 à 12h19 -- Mis à jour le 26/05/2011 à
13h14
Alain Couté, plongeur naturaliste au Muséum national d'histoire
naturelle.
( ... )
Aujourd’hui,
la plongée s’est imposée pour étudier les algues qui vivent sur les fonds
marins. Alain Couté a déjà décrit plus de 200 nouvelles espèces, aussi bien
dans les cavernes où des spécimens arrivent à vivre sans lumière, que sous
la calotte glaciaire du Groenland ou à la Réunion dans les lagons et les barrières
de corail.
Mais dernièrement, Alain Couté a eu une belle surprise en France.
On lui a demandé d’étudier une algue qui pousse… dans une piscine de
refroidissement de déchets nucléaires. «Cette algue a proliféré en formant
un revêtement vert sur la paroi de la piscine, explique-t-il. Elle résiste très
bien aux radiations: dans cet environnement,
un homme mourrait en une demi-heure, mais elle parvient à se diviser et fait de
la bioaccumulation, c’est-à-dire qu’elle récupère l’argent radioactif
qu’elle distribue ensuite dans ses cellules.» Une nouvelle espèce qui
pourrait être très utile au Japon: «On envisage de pouvoir nettoyer la
radioactivité grâce à cette algue», espère Alain Couté
10
mai.-11 "Die
Minikraftwerke" : construire sa petite centrale à domicile
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66641.htm
En cette période de
profusion d'idées pour assurer un tournant dans le domaine de l'énergie en
Allemagne, la production combinée d'électricité et de chaleur connaît un
regain d'intérêt, et ce, même à domicile ! A domicile, cette mini-centrale
fonctionne non pas avec des turbines (comme dans les plus grandes productions)
mais avec de petits moteurs à gaz, d'une puissance de 27 chevaux. Le moteur brûle
le gaz, entraînant un générateur qui produit de l'électricité. La chaleur
produite est ensuite stockée pour les besoins locaux.
Il s'agit donc à la fois de chauffer la maison et l'eau, et de produire de l'électricité,
non seulement pour la maison mais aussi pour le réseau. Car la cerise sur le gâteau,
c'est que l'installateur de la mini-centrale peut très facilement rappeler le
courant produit chez les particuliers, pour combler par exemple un déficit de
vent dans la production éolienne ou un nuage survenu au dessus d'une
installation photovoltaïque.

De telles installations ne sont profitables qu'à des maisons d'une surface d'au
moins 250 m2 ou consommant au moins 45.000kWh -gaz ou 5.000 litres de mazout par
an, c'est-à-dire lorsque l'eau chaude est consommée très régulièrement.
Toutefois ce concept de production locale de chaleur, qui augmente le degré
d'efficacité de toute centrale à gaz de 85%, a déjà conquis le marché des
petites entreprises et bientôt des maisons particulières.
A Hambourg, une centaine de propriétaires possède déjà une mini-centrale
dans leur cave. La concurrence est répartie entre Lichtblick-Volkswagen et
Enversum-Senertec, soit deux partenariats fournisseur d'électricité-installateur
de moteurs. Leur vision est cependant identique et très ambitieuse : selon
leurs calculs, s'ils parvenaient à installer 100.000
mini-centrales, ils pourraient ainsi se substituer à deux centrales nucléaires.
Confiantes dans leur idée de devenir, à terme, les plus grands fournisseurs d'électricité
verte, les deux entreprises subventionnent leurs installations. En effet, il est
à noter que le coût d'une mini-centrale installée à Hambourg reviendrait à
8500 euros. L'aide financière serait octroyée sous diverses formes, comme par
exemple la location de l'espace pour installer la mini-centrale (environ 10m2 à
5 euros par mois pendant 10 ans), le coût très faible de l'électricité
consommée dans la maison (5.99 centimes le kilowattheure) ou encore les impôts
énergétiques, et vraisemblablement d'autres investissements non révélés par
ces entreprises. Les frais liés à l'entretien seraient aussi assurés par ces
dernières.
Les mini-centrales installées dans d'autres régions par d'autres entreprises,
comme par exemple N-Ergie à Nuremberg (Bavière), ou Badenova à Freibourg
(Bade-Wurtemberg) et Gasag à Berlin, coûtent environ 20.000 euros, soit plus
du double. Ceci étant dit, les Berlinois peuvent se réjouir car Lichtblick et
Volkswagen ont déjà prévu d'étendre leur offre à la capitale dès le mois
de juin.
Mentions légales : BE
Allemagne numéro 524 (4/05/2011) - Ambassade
de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66641.htm
18 avril.-11 Fukushima va changer le monde
13 avril.-11 Energies renouvelables vs énergies nucléaire et fossile
11
avril.-11 Le nouveau paysage énergétique après Fukushima
http://www.canalacademie.com/ida6881-Le-nouveau-paysage-energetique.html
23
sept.-10
Discovery of the secrets that enable plants near Chernobyl to shrug off
radiation
Contact: Michael Bernstein
m_bernstein@acs.org
202-872-6042
American
Chemical Society
Scientists are reporting
discovery of the biological secrets that enable plants growing near the
Chernobyl Nuclear Power Plant to adapt and flourish in highly radioactive soil
— legacy of the 1986 nuclear disaster in the Ukraine. Their study, which helps
solve a long-standing mystery, appears in ACS' Environmental Science &
Technology, a semi-monthly journal.
Martin Hajduch and colleagues note that plants have an unexpected ability to
adapt to an environment contaminated with radiation following the April 26, 1986
accident at Chernobyl. Their previous research, for example, showed that soybean
plants in the area have adapted to the contaminated soil with certain changes in
their proteome. A proteome is the full complement of proteins produced by the
genes in a plant or animal. But the broader range of biochemical changes in
plants that allow them to thrive in this harsh environment remained unclear.
The scientists grew flax seeds in radiation-contaminated soil in the Chernobyl
region and compared their growth to those of seeds grown in non-radioactive
soil. Radiation exposure had relatively little effect on the protein levels in
the plants, with only about five percent of the proteins altered, they note.
Among them weree certain proteins involved in cell signaling, or chemical
communication, which might help the plants shrug-off radioactivity, the
scientists suggest.
###
11 sept.-10
Can Nuclear Waste Spark an Energy Solution ?
http://news.nationalgeographic.com/news/2010/08/100831-can-nuclear-waste-spark-an-energy-solution/
By Chuck McCutcheon
for National
Geographic News
Published September 1, 2010
This story is part of a special
series that explores energy issues. For more, visit The Great
Energy Challenge.
http://environment.nationalgeographic.com/environment/energy/great-energy-challenge/
GE Hitachi's PRISM power block.
A
new generation of nuclear power technology seeks to transform one of the
industry’s most enduring problems—its radioactive waste—into an energy
solution.
The idea is to reprocess that spent fuel to generate more power. Proponents
say the know-how is available now to address the nuclear proliferation concerns
that have bedeviled previous recycling plans. And they say the advanced reactors
that would run on that recycled fuel would mark a new level of progress on
safety.
Nuclear critics remain skeptical, especially because the industry is calling on
government to bear the large expense of building the first plants to demonstrate
the technology. But given the urgency of climate change, and nuclear
technology’s ability to generate large amounts of power without emitting
greenhouse gases, the industry and its supporters are saying that the Integral
Fast Reactor (IFR), which has been studied for decades, is worth a new look.
Reducing Waste and Radioactivity
Nearly all nuclear power reactors in service around the world are fueled with
uranium; water is needed not only to cool the reactor but to slow the neutrons
so fission will be effective. But dating back to the beginnings of nuclear power
research, there have been efforts to deploy effective “fast” reactors, using
a combination of plutonium and uranium
The neutrons were not cooled with water in these reactors; they remained
“fast.” The original idea was to create a chain reaction that would produce
more fuel than the reactor consumed—a so-called “breeder” reactor. But the
aim of the latest efforts in Integral Fast Reactor technology is not to breed
new fuel, but to fission the fuel as completely as possible—while producing a
great deal of energy.
Such reactors wouldn’t be the cement behemoths that are the image of nuclear
power today. They’re intended to be no bigger than 20 feet across and use a
liquid metal such as sodium to control the nuclear reaction instead of
high-pressure water.
In theory, IFRs would take the waste produced by conventional power plants and
separate the usable uranium and other dangerous materials using a molten salt
bath and electricity. Those recovered materials would then be used to fuel the
advanced reactor. Of course, the IFR would produce spent fuel, just as old
reactors do. But the volume of waste would be reduced and the radioactivity of
this waste would be far less than the nuclear power waste being produced today.
The experts make the comparison in terms of the long-range storage horizon: IFR
waste would have to be stored for a few hundred years, compared to thousands of
years now required for spent fuel.
As a practical matter, this reduced radioactivity reduces the area needed to
store the spent fuel. And if there’s a safety problem inside the reactor, the
IFR incorporates “passive safety”—features that require no operator
control—to prevent a meltdown. The reactor is designed to simply stop working
in the event of a malfunction.
“It’s very clear when you get into details that this is the best energy
system, bar none,” said Tom Blees, president of the Science
Council for Global Initiatives,
a nonprofit focused on resources and climate, and author of
Prescription
for the Planet, a 2008 book
advocating the technology. “We have to make a choice—provide abundant energy
for the planet or be content with these resource wars we have all the time.”
Tom Sanders, manager of the Global Nuclear Futures Program at New Mexico’s Sandia
National Laboratories and a past president of the American
Nuclear Society, told a United States
Senate committee recently that such reactors “could have the advantage of
promoting a cradle-to-grave approach to the nuclear fuel cycle such that you
could provide reactors to developing nations and not have to worry about
refueling them for 10 to 20 years.”
One of the companies aggressively seeking to make that case is GE Hitachi
Nuclear Energy of Wilmington, North Carolina. Eric Loewen, the company’s chief
consulting engineer for advanced plants, has been giving presentations around
the United States about GE’s Power Reactor Innovative Small Module technology,
or PRISM. Touting the technology everywhere from local chambers of commerce to
Capitol Hill, Loewen has been dubbed by Esquire magazine as “the man who could
end global warming.”
Loewen hopes that President Barack Obama’s Blue
Ribbon Commission on America’s Nuclear Future will be receptive as
well. The panel, co-chaired by former National Security Advisor Brent Scowcroft
and former Democratic congressman Lee Hamilton of Indiana, who co-led the 9/11
Commission, is to deliver a draft report on the nation’s nuclear energy and
nuclear waste options next year. One stumbling block may be that the Obama
administration in early 2009 indicated it would not be pursuing fast reactors or
recycling facilities in the near term, when it cancelled President George W.
Bush’s effort at such an initiative, the Global Nuclear Energy Partnership.
Cost estimates for a sodium-cooled fast reactor are believed to be around 20
percent to 30 percent higher than regular reactor designs, which already run in
the billions of dollars. Because of the expense and the risks that are inherent
in cutting-edge technology, IFR proponents prefer that the federal government
lead the way to open the door for eventual private financing. Loewen hasn't
specified the amount of government investment the company thinks would be
needed. But in addition to urging Congress to fund Obama's request for an
additional $36 billion in federal loan guarantees for nuclear power, he also
wants lawmakers to support an industry-led licensing project that includes two
IFRs. Loewen also is calling for expansion of the government's weapons
disposition program to include converting weapons material into fuel.
“We can be on the next wave of doing something different,” said Loewen, who
takes over as the American Nuclear Society’s president next spring.
Safety Concerns Linger
Critics of the concept, however, have not been won over. They insist that PRISM
and similar IFR ideas are merely old nuclear wine in a new bottle, and that the
technology is dangerous, prohibitively expensive and unlikely to contribute much
to future electricity generation.
Renowned nuclear skeptic Amory Lovins of Colorado’s Rocky Mountain Institute
warns that each new type of reactor throughout history has been more costly,
slower, and more difficult to operate than originally envisioned. (Editor’s
note: Lovins is on the panel
of advisors to National Geographic’s Great
Energy Challenge initiative.) IFRs, Lovins said in a report last year, “come with countervailing disadvantages and costs that
advocates assume away, contrary to all experience.”
(Related: “New
Nuclear Power Grapples With Costs”)
The International
Panel on Fissile Materials, a group of
arms control and nonproliferation experts from 17 countries, said in a report
earlier this year that the IFR technology has a considerable way to go.
It noted that sodium leaks have sparked major fires in a similarly designed
prototype reactor in Japan, as well as in several operating reactors in France.
One of them, the Superphénix commercial-sized plutonium fueled reactor, was
shut down in 1998 for political and technical reasons after experiencing high
operating costs.
(Related: "World’s
Toughest Fixes: How to . . . Replace a Turbine in a Nuclear Power Plant.")
The group also said the risk of proliferation increases because in past
fast-reactor efforts plutonium—among the essential ingredients in a nuclear
weapon—was separated from the radioactive fission products in spent fuel.
That’s among the key reasons the United States stopped studying IFR technology
in 1994 after Massachusetts Democratic Senator John Kerry and others contended
it could lead to the unwanted spread of nuclear materials.
But IFR proponents say critics greatly overstate potential proliferation risks
because they rely on too many assumptions from older fast-reactor technologies.
The process used to recycle the fuel, they say, does not need to separate out
pure plutonium and does not produce plutonium with the chemical purity necessary
for a nuclear weapon. "I prefer oranges, and they're still talking about
old apples," Loewen said.
At the moment, the world’s only fully operating commercial-sized fast reactor
is in Russia. In addition to Japan and France, Germany, Italy, and the United
Kingdom all have looked at fast-reactor programs, only to abandon them. China
and India are in the process of building sodium-cooled advanced reactors, though
their designs differ from GE’s PRISM. Loewen says the reactor now under
construction in India is more susceptible to leaks because its container unit
contains holes that allow cooling sodium to pass in and out, while PRISM’s
does not.
He and other IFR advocates say the technology is promising enough as an energy
solution that it deserves attention.
Which side is right? It’s difficult to say without further study, said Albert
Machiels, a senior technical executive for the Electric
Power Research Institute in Palo Alto, California, the electric utility industry’s leading
think tank. He notes that current nuclear reactors, as costly as they are,
operate at more than 90 percent capacity—making them the
most efficient electricity generators in the power fleet. It would take years of
investment to bring the price of PRISM or any IFR technology down to a level
where it can compete in the market with the older, proven nuclear power
technology.
“This is a technology that is very promising on paper,” Machiels said,
“but is not going to happen without significant research.”
(For a report on a fusion technology for reprocessing nuclear fuel, see “Physicists
Find a Way to Generate Energy from Nuclear Waste”)
6 sept.-10
Déchet nucléaire : nouveau procédé de
neutralisation ?
http://www.enerzine.com/2/10253+dechet-nucleaire---nouveau-procede-de-neutralisation+.html
Une équipe de chercheurs russes basée au Kamtchatka (Extrême-Orient
russe) affirme avoir conçu un nouveau procédé d'enfouissement des déchets
nucléaires liquides et semi-liquides, consistant à enfouir les déchets à une
température élevée (350°) dans des systèmes hydrothermaux.
"Nous
avons procédé à une étude détaillée du système géothermal de Paramouchir",
explique Alexandre Vaïner, l'un des co-auteurs du projet. "L’île
de Paramouchir a été sélectionnée comme terrain d'expérimentation pour
construire ce système et déterminer, en envoyant dans un puits un liquide de
simulation, ce qui se produit avec les sels de métaux lourds à une grande
profondeur."
L'expérience a montré que la chaîne des réactions chimiques conduit à la
formation, à partir des déchets radioactifs, de combinaisons stables et de
gisements géologiques miniers d'origine hydrothermale. Dans ces conditions
naturelles, les déchets s'associent dans des ensembles géologiques localisés,
inoffensifs pour la biosphère, affirment les auteurs du projet. Autrement dit,
l'opération consiste à restituer à la nature ce qu'on lui a pris.
Au Kamtchatka et dans les îles Kouriles, on a mis en évidence une combinaison
unique de pression, de températures et autres facteurs, qui activent des
processus géochimiques naturels de dépôt des sels de métaux lourds dans ce
que l'on appelle les "zones de transition profondes".
Et tout cela se produit en tout en quelques heures. Ce système, assure
Alexandre Vaïner, a une capacité permettant "d'enfouir
tous les déchets radioactifs de tous les pays du monde".
La neutralisation des déchets dans des systèmes géothermaux serait "écologiquement
inoffensive"
et apporterait une solution peu onéreuse à un problème majeur qui se pose à
l'échelle mondiale, assurent ces scientifiques. Entre 1993 et 1996, ils ont
obtenu trois brevets pour cette technique de neutralisation des déchets. Ce qui
importe, c'est que le système géothermal utilisé convienne à la
neutralisation des déchets : toute une série de conditions sont nécessaires,
et notamment une température et une pression élevées, ainsi qu'une minéralisation
poussée et une puissante décharge du flux.
De tels systèmes n'existent sûrement pas qu'au Kamtchatka. On pourrait en découvrir
dans d'autres zones du globe. Mais dans bien des régions, l'accès sera
beaucoup plus difficile et bien plus onéreux. Viktor Sougrobov, ancien
responsable du département de géothermie et de géochimie de l'Institut de
volcanologie de la section Extrême-orientale de l'Académie des sciences russe,
estime qu'un système tel que celui de Paramouchir permettrait de
neutraliser une centaine de tonnes d'uranium par an, ainsi que des déchets radioactifs. Ce
procédé, note-t-il, est conforme aux exigences de l'AIEA.
Les chercheurs soulignent que cette intrusion dans des processus naturels n'aura
pas de conséquences négatives. Cela s'explique par le volume insignifiant des
déchets envoyés comparativement aux volumes de ces flux. Ils estiment que
cette neutralisation des déchets pourrait commencer à être mise en œuvre
d'ici un an. Il ne manque, selon eux, que la volonté politique et 70 millions
de dollars d'investissements.
.
29mars.-10 Areva
plans new reactors that make nuclear waste disappear
http://business.timesonline.co.uk/tol/business/industry_sectors/utilities/article7070403.ece
March 22, 2010
A new type of nuclear
reactor that could permanently “destroy” atomic waste is being developed by
French scientists, according to the chief executive of Areva, the world’s
largest nuclear energy company.
Anne Lauvergeon told The
Times that the French group was developing a technology to burn up actinides
— highly radioactive uranium isotopes that are the waste products of nuclear
fission inside a reactor. The technology could be critical in winning greater
global public support for nuclear energy and cutting emissions of carbon
dioxide.
“We have developed the
highest safety level with [our existing reactors],” she said. “In terms of
public acceptance, the remaining issue is the waste. In the future we will be
able to destroy the actinides by making them disappear in a special reactor. We
can do it already in a laboratory. With research and development, we will
address this issue.”
The project at Areva is
similar to research being carried out at the University of Texas in Austin,
where scientists have designed a system that would use fusion to eliminate
virtually all the waste produced by civil nuclear reactors. Swadesh Mahajan,
senior research scientist at Austin’s Institute for Fusion Studies (IFS),
believes that the invention could hugely reduce the need for geological
repositories for waste. “We want to make nuclear energy as socially and
environmentally acceptable as possible,” he said. “Nuclear waste cannot be
100 per cent eliminated, but the volume, the toxicity and the biohazard could be
reduced by 99 per cent.”
The invention could mean, he
said, that instead of the world needing to build 100 geological stores for
nuclear waste, only one or two might be necessary to store decades of waste.
Mike Kotschenreuther, also
of the IFS, said that the technology rested on the use of a spherical hybrid
fusion-fission reactor. The waste would be held in a “blanket” around the
reactor core and destroyed by firing streams of neutrons at it. He acknowledged
that big technical challenges remained, not least that to work effectively the
reactor would have to operate continuously, creating the problem of how to
extract the destroyed waste.
About 440 nuclear plants are
operating in 31 countries worldwide, with a collective generating capacity of
370 gigawatts of electrical power, or 15 per cent of the global total. But
electricity produced from nuclear fission also produces 12,000 tonnes of
high-level radioactive waste per year, including plutonium that can be used to
manufacture weapons.
Ms Lauvergeon said that the
volume of high-level nuclear waste produced by all of France’s 58 reactors
over the past 40 years could fit in one Olympic-size swimming pool. “Of
course, it would be better to have nothing, but this is fully managed and we
have to view this issue in a balanced way compared to other solutions.”
Nuclear power produces more than 80 per cent of French electricity.
Britain’s high-level waste
is stored in a temporary facility at the Sellafield nuclear waste plant in
Cumbria.
The concept of a hybrid
fission-fusion reactor was first developed in the 1950s, but little research was
conducted for several decades.
5févr.-10 Vers une fusion nucléaire sans tritium
http://www.cyberpresse.ca/sciences/201001/24/01-942479-vers-une-fusion-nucleaire-sans-tritium.php
Vers
une fusion nucléaire sans tritium
Une expérience ayant permis de reproduire en
laboratoire les caractéristiques des champs magnétiques de la Terre et
d'autres planètes pourrait ouvrir la voie à de nouveaux processus de fusion
nucléaire, selon une étude publiée dimanche par la revue Nature physics.
Des chercheurs du Massachussets Institute of Technology (MIT)
et de l'Université américaine de Columbia ont utilisé un aimant d'une
demi-tonne, aussi gros qu'un pneu de camion, maintenu en lévitation grâce à
un autre aimant, afin de contrôler un gaz ionisé ou plasma.
Quatrième état de la matière (après solide, liquide et gaz), le plasma est
très répandu dans l'univers (étoiles, vent solaire, ionosphère, éclairs...).
Il est constitué de particules électriquement chargées: ions et électrons.
Dans le cadre du «Levitated Dipole Experiment» (LDX), installé au MIT,
l'aimant supraconducteur, refroidi à -269 °C grâce à l'hélium liquide, a pu
contrôler les mouvements d'un plasma porté à 10 millions de degrés, contenu
dans un compartiment adjacent.
Les turbulences créées «ont entraîné une concentration
plus dense du plasma -une étape cruciale pour faire fusionner des atomes- au
lieu de le disperser davantage comme cela survient habituellement», souligne le
MIT dans un communiqué.
Observé lors de l'interaction de plasmas avec les champs magnétiques de la
Terre ou de Jupiter, ce type de concentration sous l'effet d'un champ magnétique
«n'avait jamais auparavant été recréé en laboratoire», selon le MIT.
Cette approche «pourrait fournir une voie alternative pour la fusion» nucléaire,
fait valoir Jay Kesner (MIT), co-responsable du projet LDX avec Michael Mauel
(Université de Columbia).
Source de déchets radioactifs, la fission nucléaire dans les centrales
actuelles consiste à casser des noyaux d'atomes. Réaliser au contraire leur
fusion pourrait fournir une énergie plus propre.
Dans le cadre du projet de fusion contrôlée au sein du réacteur expérimental
international (ITER) à Cadarache, en France, il s'agit de faire fusionner les
noyaux de deux isotopes lourds de l'hydrogène: le deutérium et le tritium.
Cela implique de produire du tritium radioactif et de protéger les parois du réacteur
des neutrons issus de la réaction nucléaire, alors que le procédé du LDX
pourrait permettre la fusion sans utiliser de tritium. Plus complexe à mettre
en oeuvre, il pourrait intervenir dans «une deuxième génération» de réacteurs
à fusion, selon M. Kesner.
http://www.eurekalert.org/pub_releases/2010-01/miot-lmm012210.php
9/5
Belgique: Nucléaire: le rapport de l'ONDRAF est inquiétant
Les provisions nécessaires pour faire face à la
gestion des déchets nucléaires et au démantèlement des centrales pourraient
bien être insuffisantes. Mais surtout on ne sait pas si elles seront
disponibles quand il le faudra; et enfin le contrôle public est insuffisant.
Ce sont quelques conclusions du rapport que
l'ONDRAF, l'Office national des déchets radioactifs qui répertorie tous les quatre
ans ce qu'on appelle le passif nucléaire. Un rapport que l'Office préférait
garder confidentiel mais que le Conseil d'état lui a enjoint de communiquer au
Parlement.
Les résistances de l'ONDRAF sont curieuses parce
qu'un comité international a examiné le rapport de l'ONDRAF lui-même, et il
l'estime bien fait. Ce comité en tire des conclusions grosso modo identiques,
et recommande d'ailleurs lui-même la transparence et la publication des
rapports.
Evidemment, prévoir un passif nucléaire qui
peut s'étaler sur des dizaines d'années est un peu aléatoire. Dans les hypothèses
actuelles, l'ONDRAF l'évalue à près de huit milliards d'euros et il
manquerait 233 millions pour le couvrir.
Mais le plus important c'est que les rapports,
celui de l'ONDRAF et surtout en termes plus nets celui du comité international,
estiment que les incertitudes sur ce passif restent importantes, et surtout
qu'il n'y pas de garanties que ces ressources seront disponibles quand il faut
dans l'avenir.
C'est aussi la structure juridique mise en place,
Synatom, qui est visée. L'argent reste logé dans cette filiale d'Electrabel et
donc de Suez, le contrôle public est trop faible, le risque de dilution des
responsabilités et de placement de cet argent dans des investissements non
souhaités sont élevés. Conclusion forte du comité international: l'état
belge court des risques importants de non couverture financière du passif nucléaire.
Une conclusion qui n'a pas plu à Synatom: dans un communiqué laconique, la société estime que c'est un faux débat parce que les premières dépenses n'interviendront qu'à partir de 2015.
16/3
traitement des déchets nucléaires: quel avenir?
Un dossier de
Futura-Sciences : http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/physique/d/traitement-des-dechets-nucleaires-quel-avenir_857/c3/221/p1/
13/3
Conférence internationale sur la fusion à Jülich
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58145.htm
Du 2 au 4 mars 2009 s'est tenue à Jülich
la quatrième conférence internationale SFP (plasma de fusion stochastique) sur
la fusion nucléaire. Plus de 60 scientifiques étaient présents afin d'échanger
sur les dernières technologies disponibles pour les centrales à fusion. Il était
question notamment de savoir comment extraire l'énergie libérée lors de la
fusion d'atomes du plasma chaud et de la chambre de fusion.
Le Centre de recherche de Jülich
(FZJ) dispose de compétences reconnues en terme de développement de matériaux
utilisés dans la construction de la paroi interne de la chambre de fusion. En
outre, le FZJ prépare également des méthodes et outils permettant de contrôler
la couche de Debye [1], l'interface de contact entre le plasma et cette paroi.
C'est au niveau de cette couche que l'énergie de la matière en fusion peut être
récupérée.
Afin de pouvoir fournir de l'énergie,
le plasma extrêmement chaud doit être particulièrement bien isolé. Or, les
turbulences et le comportement chaotique du plasma peuvent mener à des pertes
de chaleur très élevées. Des champs magnétiques, présentant eux-mêmes des
propriétés chaotiques, peuvent influencer positivement le comportement du
plasma et empêcher ces pertes de chaleur. Une expérience menée sur le tokamak
TEXTOR [2] à Jülich consiste à développer de tels champs magnétiques.
En outre, comme l'ont montré les
scientifiques de Jülich, ces champs sont capables également de réduire les
instabilités au bord du plasma, non seulement sur le TEXTOR, mais aussi sur le
JET à Oxford et le tokamak californien DIII-D à San Diego. Ceci est d'une
grande importance pour l'installation ITER à Cadarache : celle-ci devant
produire au moins 500 millions de Watts, les fortes irrégularités et
instabilités du plasma pourraient endommager les composants de la paroi de la
chambre de fusion. La fusion nucléaire devrait, d'après les attentes,
contribuer à l'approvisionnement en énergie à partir de la moitié de ce siècle.
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Allemagne numéro 427 (11/03/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58145.htm
3/2
USA: nuclear fusion-fission hybrid could contribute to carbon-free energy
future
Physicists at The University of Texas at Austin have designed a new
system that, when fully developed, would use fusion to eliminate most of the
transuranic waste produced by nuclear power plants.

Caption: This
illustration shows how a compact fusion-fission hybrid would fit into a nuclear
fuel cycle. The fusion-fission hybrid can use fusion reactions to burn nuclear
waste as fuel (people are shown for scale). It would produce energy and could be
used to help destroy the most toxic, long-lived waste from nuclear power. The
hybrid would be made possible by a crucial invention from physicists at the
University of Texas at Austin called the Super X Divertor.
The invention could help
combat global warming by making nuclear power cleaner and thus a more viable
replacement of carbon-heavy energy sources, such as coal.
"We have created a way to
use fusion to relatively inexpensively destroy the waste from nuclear
fission," says Mike Kotschenreuther, senior research scientist with the
Institute for Fusion Studies (IFS) and Department of Physics. "Our waste
destruction system, we believe, will allow nuclear power-a low carbon source of
energy-to take its place in helping us combat global warming."
Toxic nuclear waste is stored
at sites around the U.S. Debate surrounds the construction of a large-scale
geological storage site at Yucca Mountain in Nevada, which many maintain is
costly and dangerous. The storage capacity of Yucca Mountain, which is not
expected to open until 2020, is set at 77,000 tons. The amount of nuclear waste
generated by the U.S. will exceed this amount by 2010.
The physicists' new invention
could drastically decrease the need for any additional or expanded geological
repositories.
"Most people cite nuclear
waste as the main reason they oppose nuclear fission as a source of power,"
says Swadesh Mahajan, senior research scientist.
The scientists propose
destroying the waste using a fusion-fission hybrid reactor, the centerpiece of
which is a high power Compact Fusion Neutron Source (CFNS) made possible by a
crucial invention.
The CFNS would provide
abundant neutrons through fusion to a surrounding fission blanket that uses
transuranic waste as nuclear fuel. The fusion-produced neutrons augment the
fission reaction, imparting efficiency and stability to the waste incineration
process.
Kotschenreuther, Mahajan and
Prashant Valanju, of the IFS, and Erich Schneider of the Department of
Mechanical Engineering report their new system for nuclear waste destruction in
the journal Fusion Engineering and Design.
There are more than 100
fission reactors, called "light water reactors" (LWRs), producing
power in the United States. The nuclear waste from these reactors is stored and
not reprocessed. (Some other countries, such as France and Japan, do reprocess
the waste.)
The scientists' waste
destruction system would work in two major steps.
First, 75 percent of the
original reactor waste is destroyed in standard, relatively inexpensive LWRs.
This step produces energy, but it does not destroy highly radiotoxic,
transuranic, long-lived waste, what the scientists call "sludge."
In the second step, the sludge
would be destroyed in a CFNS-based fusion-fission hybrid. The hybrid's potential
lies in its ability to burn this hazardous sludge, which cannot be stably burnt
in conventional systems.
"To burn this really hard
to burn sludge, you really need to hit it with a sledgehammer, and that's what
we have invented here," says Kotschenreuther.
One hybrid would be needed to
destroy the waste produced by 10 to 15 LWRs.
The process would ultimately
reduce the transuranic waste from the original fission reactors by up to 99
percent. Burning that waste also produces energy.
The CFNS is designed to be no
larger than a small room, and much fewer of the devices would be needed compared
to other schemes that are being investigated for similar processes. In
combination with the substantial decrease in the need for geological storage,
the CFNS-enabled waste-destruction system would be much cheaper and faster than
other routes, say the scientists.
The CFNS is based on a
tokamak, which is a machine with a "magnetic bottle" that is highly
successful in confining high temperature (more than 100 million degrees Celsius)
fusion plasmas for sufficiently long times.
The crucial invention that
would pave the way for a CFNS is called the Super X Divertor. The Super X
Divertor is designed to handle the enormous heat and particle fluxes peculiar to
compact devices; it would enable the CFNS to safely produce large amounts of
neutrons without destroying the system.
"The intense heat
generated in a nuclear fusion device can literally destroy the walls of the
machine," says research scientist Valanju, "and that is the thing that
has been holding back a highly compact source of nuclear fusion."
Valanju says a fusion-fission
hybrid reactor has been an idea in the physics community for a long time.
"It's always been known
that fusion is good at producing neutrons and fission is good at making
energy," he says. "Now, we have shown that we can get fusion to
produce a lot of neutrons in a small space."
Producing an abundant and
clean source of "pure fusion energy" continues to be a goal for fusion
researchers. But the physicists say that harnessing the other product of
fusion-neutrons-can be achieved in the near term.
In moving their hybrid from
concept into production, the scientists hope to make nuclear energy a more
viable alternative to coal and oil while waiting for renewables like solar and
pure fusion to ramp up.
"The hybrid we designed
should be viewed as a bridge technology," says Mahajan. "Through the
hybrid, we can bring fusion via neutrons to the service of the energy sector
today. We can hopefully make a major contribution to the carbon-free mix
dictated by the 2050 time scale set by global warming scientists."
The scientists say their Super
X Divertor invention has already gained acceptance in the fusion community.
Several groups are considering implemented the Super X Divertor on their
machines, including the MAST tokamak in the United Kingdom, and the DIIID
(General Atomics) and NSTX (Princeton University) in the U.S. Next steps will
include performing extended simulations, transforming the concept into an
engineering project, and seeking funding for building a prototype.
18/11
USA: des réacteurs nucléaires miniatures en vente libre
Une société américaine met sur le marché
un réacteur nucléaire miniaturisé, gros comme une cuve à mazout, et capable
d'alimenter 20.000 foyers
américains, donc bien plus dans les autres pays du monde.
Aux Etats-Unis, on peut déjà commander une centrale nucléaire
privée. Estampillée « clean and safe »
(propre et sûre), elle produirait une électricité garantie zéro effet de
serre. C'est ce qu'explique sur son site la société Hyperion
Power Generation. L'entreprise, basée à Sante Fe (Nouveau-Mexique,
Etats-Unis), a effectivement mis à son catalogue un système complet et
compact, le HPM (Hyperion Power Module),
de forme à peu près cylindrique, d'un diamètre d'un peu plus de 1,50 mètre.
D'après les dessins montrés, très sommaires, la hauteur serait d'environ
trois mètres.
Sa puissance serait de 25 MW, ce qui, d'après Hyperion,
correspond à la consommation d'environ 20.000 foyers aux Etats-Unis
(effectivement estimée à 11.000 kWh/an). Un module HPM pourrait donc alimenter
une petite ville. Dans tous les autres pays du monde, cette puissance
conviendrait à un nombre de personnes nettement plus important. Au tarif annoncé
de 25 millions de dollars (environ vingt millions d'euros), le prix de revient
par foyer semble compétitif. Un HPM pourrait aussi être envisagé pour un site
industriel, une installation militaire ou pour alimenter des installations dans
des lieux isolés. D'ailleurs, affirme l'entreprise, les carnets de commande
sont pleins et Hyperion serait déjà sûre de vendre une centaine d'unités.
Les premiers exemplaires seront produits en 2013 et les acheteurs se présentant
aujourd'hui ne seront livrés qu'en 2014. Entre 2013 et 2023, Hyperion prévoit
une production de 4.000 réacteurs.

Enfouie, cette pile nucléaire se ferait oublier et
fournirait de l'électricité pendant des années. Hyperion donne ici l'exemple
d'une installation de purification d'eau. © Hyperion Power Generation
Risque zéro, affirme le vendeur
La première commande ferme serait venue de la République
tchèque, de la part de l'entreprise TES. Une autre proviendrait de Roumanie,
mais, interrogés,
des responsables du comité national du contrôle de l'énergie nucléaire
affirment n'avoir entendu parler de rien de ce genre.
Le réacteur HPM utiliserait de l'uranium
faiblement enrichi, c'est-à-dire contenant moins de 20% d'uranium 235, un combustible
habituellement utilisé dans les centrales nucléaires. Mais ce réacteur
« ne comporte aucune partie mobile,
explique John Deal, le président de la société, et
il est impossible d'avoir un accident du type de celui Tchernobyl ».
Selon Hyperion, la masse critique (au-delà de laquelle se déclenchent des réactions
en chaîne) ne peut pas être atteinte.
Par ailleurs, la quantité de combustible
nucléaire est faible et l'engin n'est pas destiné à être ouvert durant sa
durée de fonctionnement, qui serait de 5 à 10 ans. Au bout de ce laps de temps,
cette « pile », comme l'appelle parfois Hyperion, laisserait un résidu
de la taille d'une noix de coco qui serait facilement recyclé. Par ailleurs, se
servir de cet uranium pour réaliser une bombe atomique serait inenvisageable,
explique Hyperion.
Bien des détails techniques manquent pour se faire une idée
plus précise des performances et des dangers potentiels mais remarquons
qu'Hyperion n'est pas le premier à plancher sur ce sujet. Toshiba
a testé un réacteur baptisé 4S (Super
Safe, Small and Simple) de petite taille mais toutefois nettement
plus grand que le HPM.
L'idée fera-t-elle des émules ?

A peine 1,50 mètre de diamètre et complètement autonome, un module HPM
pourrait être installé dans un jardin. ©
Hyperion Power Generation
http://www.hyperionpowergeneration.com/
13nov2008:
Russia: Floating nuclear power plant gets new 'birthplace'
http://en.rian.ru/analysis/20080905/116585296.html
MOSCOW. (RIA Novosti
commentator Tatyana Sinitsyna) - In a couple of years, a new kind of vessel will
appear at sea: the floating nuclear power plant (FNPP).
The Academician Lomonosov,
currently under construction in Russia, is only one project of several being
developed so far.
The formal keel laying
ceremony took place in April 2007 at the Sevmash shipyard of the Russian State
Center for Nuclear Shipbuilding in Severodvinsk, Arkhangelsk Region. After about
a year and a half, the state-owned corporation Rosatom revoked the general
contract, handing it over to the Baltiysky Zavod (Baltic Plant) Shipyard in St.
Petersburg. So now the birthplace of the first-ever floating nuclear power plant
will be the Baltic Sea instead of the White Sea.
What was the reason for the
change? Nothing too special, as Sevmash's capacity is largely absorbed by a
government defense order, and the FNPP must be ready by 2010.
The FNPP will be a barge able
to move with the help of a tug boat. Transportation will be done without nuclear
fuel, so on the move it will be non-threatening hardware.
The FNPP will look like a
small island with an area of between 7.4 and 12.4 acres. It resembles a
"symbiosis" of a nuclear-powered vessel and a standard land-based
nuclear plant. It could well arouse amazement and fear, as radiophobia is
widespread. Nevertheless, according to Sergei Kirienko, chief of Russia's
Federal Nuclear Power Agency, "the floating nuclear power plant with
several levels of protection will be much safer than a land-based one."
The reactor type to be used on
the FNPP proved its advantages during the tragedy of the sinking Kursk submarine
in the Barents Sea in 2000. When a powerful explosion disabled the submarine's
electricity supply and its hull filled with water, the nuclear reactor was
turned off automatically by a signal from the security system. When the
submarine was later raised, it still contained a safe and sound reactor, ready
to operate.
Both physical parameters and a
potential terrorist threat were taken into account while developing the security
system. The latest advances in science and technology, including fingerprint and
iris identification, are used to prevent unauthorized access to the FNPP nuclear
material.
Provision is also made for
protecting the reactor from underwater sabotage.
The barge hosting the power
unit will drop anchor off the coast near a populated area or a production
facility. The crew of up to 140 men works on a four-month shift rotation.
Transformer plants will be situated on shore. Although the FNPP is around 15
times less powerful than a standard land-based nuclear power plant, it would
still be able to supply energy to a city with a population of 100,000 people.
Used for desalination, it could produce 240,000 cubic meters of fresh water a
day. An FNPP would save up to 200,000 tons of coal and 100,000 tons of furnace
oil per year. It would have a service life of between 10 and 12 years, after
which it would weigh anchor to undergo maintenance and refueling, while another
FNPP arrives to replace it.
The mobile nuclear plant was
developed to meet energy demand in Russia's remote regions. A flotilla of such
vessels is needed to resolve the energy crisis in the country's Far East and
extreme North. Although the FNPP is still under development, an investment
agreement has already been signed with the Republic of Sakha (Yakutia) to build
FNPPs to supply energy to the northern parts of the region.
Upon the first vessel's
completion, its reactors will start generating energy for Russia's North-Western
region. Potential foreign customers will have the opportunity to see the FNPP in
action. Experts say demand will outstrip supply.
4/3/2008
Solar renders nuclear unnecessary
http://www.scidev.net/editorletters/index.cfm?fuseaction=readeditorletter&itemid=144&language=1
There is absolutely no need for nuclear power in the UK, or anywhere else in
Europe, because there is a simple, mature technology that can deliver huge
amounts of clean energy without any of the headaches of nuclear power.
I refer to 'concentrating
solar power' (CSP), the technique of concentrating sunlight using mirrors to
create heat, and then using the heat to raise steam and drive turbines and
generators, just like a conventional power station. It is possible to store
solar heat in melted salts so that electricity generation may continue through
the night or on cloudy days.
This technology has been
generating electricity successfully in California since 1985 and currently
provides power for about 100,000 Californian homes. CSP plants are now being
planned or built in many parts of the world.
CSP works best in hot deserts
and, of course, there are not many of these in Europe. But it is feasible and
economic to transmit solar electricity over long distances using
highly-efficient 'HVDC' (High Voltage Direct Current) transmission lines.
With transmission losses at about three per cent per 1,000 kilometres, solar
electricity may, for example, be transmitted from North Africa to London with
only about one per cent loss of power. A large-scale HVDC transmission grid has
also been proposed by the wind energy company Airtricity as a means of
optimising the use of wind power throughout Europe.
The potential is absolutely massive. Less than one per cent of the world's hot
deserts could produce as much electricity as the world currently consumes (see Energy
initiative proposes desert power plan). A report from the American Solar Energy Society says that CSP plants
in the south-western states of the United States "could provide nearly
7,000 GW of capacity — about seven times the current total US electric
capacity."
In the 'TRANS-CSP' report from the German Aerospace Center it is estimated that
CSP electricity imported from North Africa and the Middle East could become one
of the cheapest sources of electricity in Europe, including the cost of
transmission. That report shows in great detail how Europe can meet all its
needs for electricity, make deep cuts in carbon dioxide emissions and phase out
nuclear power at the same time.
All the necessary technologies are ready to go now. It would be technically
feasible to start delivering solar electricity from North Africa to the UK
within five years. What is mainly required are changes in the regulatory
framework governing electricity trading and transmission, and the right
framework of incentives.
Further information may be found at TREC-UK and DESERTEC. Copies of the TRANS-CSP report may be downloaded here. The many problems associated with nuclear power are summarised in this
article.
2/8
Nucléaire : le lent démantèlement de Superphénix
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-940307@51-940392,0.html
LE MONDE | 30.07.07 | 17h33 • Mis
à jour le 30.07.07 | 17h34
Le 31 juillet 1977, plusieurs dizaines de
milliers d'antinucléaires convergeaient sous la pluie, au milieu des champs de
maïs, vers le site de Malville, en Isère. Ils voulaient s'opposer à la
construction, commencée l'année précédente, de ce qui devait être le
fleuron de la technologie électronucléaire française : le surgénérateur
Superphénix. Au cours des affrontements avec les forces de l'ordre, un
manifestant, Vital Michalon, était blessé mortellement par l'explosion d'une
grenade offensive et deux autres étaient blessés. Pour commémorer ce drame,
un rassemblement, auquel appelle le réseau Sortir du nucléaire, doit avoir
lieu, mardi 31 juillet à 15 heures, dans la commune voisine de Faverges.
Trente ans après, l'ombre de Superphénix
plane toujours sur le nucléaire français. Couplé au réseau électrique en
janvier 1986, le réacteur prototype à neutrons rapides, victime d'incidents à
répétition, n'aura été en service qu'un peu plus de dix mois en neuf ans,
avant de finir par fonctionner de façon à peu près satisfaisante en 1996.
L'année suivante, le gouvernement de Lionel Jospin - dont Dominique Voynet était
ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement - décidait de
mettre fin à l'expérience.
Depuis le décret de mise à l'arrêt, le site
de Creys-Malville s'est transformé en chantier pilote de démantèlement. Car,
par rapport aux réacteurs nucléaires classiques, dont huit sont également en
cours de déconstruction (à Bugey, Brennilis, Chinon, Chooz et Saint-Laurent),
celle d'un surgénérateur pose des problèmes particuliers, liés à la nature
du combustible, contenant du plutonium, et à celle du liquide de
refroidissement, constitué de sodium.
Dans un premier temps, les éléments
combustibles, soit 364 assemblages fissiles comportant 4,8 tonnes de plutonium
et 233 assemblages fertiles d'uranium, ainsi que diverses pièces de protection
et barres de commande, ont été retirés du réacteur. Ils ont été mis à
"refroidir" en piscine, sur le site, dans un Atelier pour l'évacuation
du combustible (APEC) qu'EDF a été autorisée à exploiter pour trente ans. Y
est également entreposé un deuxième coeur tout neuf, non brûlé, qui avait
été commandé avant la fermeture.
La destination finale de ces combustibles n'est
pas encore arrêtée, indique Serge Klaeylé, directeur du Centre d'ingénierie,
déconstruction et environnement d'EDF. Il avait été envisagé de les
retraiter dans les usines de la Hague (Manche) d'Areva. Mais EDF considère
aujourd'hui ces éléments non comme des déchets, mais comme "des réserves
de combustible susceptibles d'être valorisées", soit dans les filières
MOX (mélange d'uranium et de plutonium), soit dans les futures centrales.
Ne subsistent dans la cuve du réacteur que des
éléments ne présentant pas de risque de "criticité", c'est-à-dire
de déclenchement de réaction nucléaire. Ils sont eux aussi en cours
d'extraction et rejoindront la piscine. Dans le même temps, la salle des
machines a été vidée de ses turbines et de ses pompes, soit 150 000 tonnes de
déchets non radioactifs.
Reste l'épineux problème du sodium fondu,
dont le circuit primaire de refroidissement, les boucles secondaires et diverses
installations recelaient 5 500 tonnes. La difficulté vient de ce que ce matériau
s'enflamme à l'air et détone au contact de l'eau. Une unité spéciale de
traitement, composé de deux réacteurs chimiques, est en cours d'installation
sur le site et devrait démarrer en 2008.
Le principe, expérimenté sur la centrale de
Dounreay, en Ecosse, et validé par les ingénieurs du Commissariat à l'énergie
atomique (CEA), consiste à faire tomber au goutte-à-goutte le sodium liquide
dans de l'eau, dans un environnement neutre d'azote. Le produit de cette réaction
est de la soude, qui sera incorporée à du béton. Quatre à cinq années
seront nécessaires pour neutraliser la totalité du sodium et il faudra
attendre vingt ans pour que les 70 000 tonnes de béton accumulés sur le site,
dont la radioactivité "sera comparable à celle du granit", précise
Serge Klaeylé.
Entre 2013 et 2023 devrait alors être réalisée
la dernière partie de la déconstruction : la démolition du bâtiment réacteur,
où la cuve et certaines structures métalliques, chargées en cobalt 60,
restent très irradiantes. EDF, dont le scénario de démantèlement prévoyait
au départ de laisser la radioactivité décroître pendant un demi-siècle, a
finalement décidé, pour toutes ses centrales fermées, de les raser au plus
vite, afin de rendre le site "à l'herbe".
Alors seulement, à l'issue de un milliard
d'euros de travaux, sera tournée la page de ce qui demeurera dans les mémoires
comme l'un des épisodes les moins glorieux de l'aventure nucléaire nationale.
Les réacteurs du futur seront, eux aussi, des
surgénérateurs
L'EPR (European Pressurised Reactor), réacteur
de 3e génération qui doit succéder aux centrales actuelles, n'est
jamais qu'une version améliorée de ces dernières. Les installations de 4e
génération, dont l'exploitation est prévue à partir de 2040, marqueront en
revanche une rupture, en reprenant la technologie de la surgénération expérimentée
avec Superphénix. Le CEA concentre ses recherches actuelles sur deux filières
à neutrons rapides, refroidies par du sodium ou par du gaz.
L'intérêt de la surgénération est de brûler
non seulement l'uranium 235 (fissile), mais aussi l'uranium 238, dont est composé
à 99,3 % le minerai naturel. Ce qui, avec les réserves mondiales connues à ce
jour, assurerait plusieurs milliers d'années de fonctionnement du parc, contre
250 années avec les centrales actuelles. Autre avantage : ces réacteurs, à
cycle fermé, sont conçus pour brûler une partie de leurs propres déchets :
les actinides mineurs, très radiotoxiques, sont recyclés, les résidus ultimes
se limitant aux produits de fission.
Le CEA assure que ces nouvelles centrales bénéficieront,
par rapport à Superphénix, de "progrès déterminants".
Article paru dans l'édition du 31.07.07
16/5
Des céramiques
pour la conservation et l'enfouissement des déchets radioactifs
Des chimistes de
Nijni Novgorod ont développé de nouveaux matériaux à base d'orthophosphate
pour la conservation ou l'enfouissement de déchets radioactifs comme le
plutonium ou d'autres radionucléides à longue période.
Les chercheurs de
l'Université d'Etat de Nijni Novgorod et leurs collègues des entreprises unies
fédérales d'Etat "Centre scientifique d'Etat de la Fédération de Russie
- Centre de recherche des réacteurs atomiques" et "Association de
production 'Phare'" (FGUP "GNC RF NII atomnyh reaktorov" &
FGUP "PO "Majak") ont mis au point un hybride original entre une
corbeille et un coffre-fort pour déchets très actif comme l'américium et les
éléments transplutoniens, en utilisant une céramique à base
d'orthophosphate.
La technologie prend tout
son sens dans un contexte où un facteur limitant principal de l'utilisation de
l'énergie nucléaire est la production de déchets radioactifs à moyenne et
longue période. Deux approches sont possibles : les recycler ou les enfouir.
Les scientifiques russes ont donc mis au point un moyen de compacter les déchets
qui ne sont pas à l'heure actuelle réutilisables, dans des matrices de sels
composés d'acide de phosphore et de différents cations, dont de l'uranium, du
thorium, et d'autres actinides.
Les scientifiques ont tout
d'abord développé des méthodes de synthèse de phosphates, simples et
complexes, dont certains composants sont des atomes radioactifs. Les réactifs
sont ajoutés directement à une solution ou à un milieu fondu, où les
phosphates précipitent. Le précipité est prélevé et chauffé à entre 600
et 1000°. Le résultat est une céramique stable sur les plans chimique et
radiatif.
Diverses expériences ont
permis d'affiner les paramètres d'exécution. En particulier les scientifiques
ont déterminé la structure de la matrice la plus intéressante. Les actinides
sont mieux fixés par des structures minérales à base de monazite
(Ce,La,Th)PO4, de kosnarite KZr2(PO4)3 et de vitlokite ca3(po4)2. Les cations
des métaux alcalins sont mieux fixés par la langbeinite K2Mg2(SO4)3 ou la
kosnarite. Les scientifiques ont également vérifié la tenue de la céramique
à une immersion prolongée en eau chaude afin d'évaluer les risques de fuite
radioactive.
Selon le professeur Albina
Orlova, cette avancée a été rendue possible grâce aux efforts conjoints des
scientifiques de Nijni Novgorod, de Tchernogolovka et de Doubna et à l'aide de
spécialistes européens
Mentions légales: BE Russie numéro 12
(10/05/2007) - Ambassade de France en Russie / ADIT -
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/42706.htm
5/9/2006
Réduction
de la longévité des déchets radioactifs
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38692.htm
Les articles parus dans "News" de l'institut de physique de Londres et
"Physics World" d'août 2006 soulignent que des chercheurs de
l'université de la Ruhr a Bochum ont trouve une procédure permettant de réduire
la longévité des déchets radioactifs des réacteurs nucléaires. La période
radioactive des émetteurs alpha émis lors de la désintégration des noyaux
d'hélium pourrait être raccourcie a quelques dizaines d'années en les
confinant dans du métal et en les refroidissant de quelques kelvins. Le
professeur Dr. Claus Rolfs, directeur du groupe de l'université de la Ruhr a
Bochum, ajoute que cette méthode permettra de supprimer les déchets nucléaires
pour les prochaines générations. Il ne sera plus nécessaire de les enterrer.
Pour en savoir plus, contacts :
- http://www.heise.de/newsticker/meldung/76255
- http://www.physicsweb.org/articles/news/10/7/13/1
Sources : Dépêche idw, communique de presse de la Fachhochschule de Bielefeld
- 07/08/2006
Rédacteur : Marina Pajak, marina.pajak@diplomatie.gouv.fr
Mentions légales: Cette information est un extrait du BE
Allemagne numéro 298 du 9/08/2006 rédigé par l'Ambassade de France en
Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont
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