http://www.larevuedurable.com/editions/38.0.php
http://www.larevuedurable.com/editions/38.1.php
Le dossier
Energie
: les territoires sur la voie de la transition
Préparer l’avenir, c’est sortir au plus vite de l’ère éphémère du pétrole
et, d’une manière générale, des énergies fossiles. Or, entre la myopie des
Etats et du monde de la finance sur ce chapitre et l’inaptitude des actes
individuels seuls à répondre à un défi d’une telle envergure, il y a de la
place pour le désespoir… ou pour un vaste mouvement social fondé sur un
autre mode de vie et capable d’en faire l’horizon commun.
Ce mouvement, dit de la transition, balbutie à peine en Europe francophone,
mais affiche une belle vigueur outre-Manche et dans la plupart des pays
anglo-saxons. Là-bas, des milliers de personnes le rejoignent de façon résolue,
inventive, constructive et festive. Ils élaborent des plans de descente énergétique
locaux pour ne pas se retrouver le bec dans l’eau lorsque le cours du pétrole
explosera et que les tensions sur les ressources, en particulier alimentaires,
éprouveront partout violemment les économies et les liens sociaux.
Le mouvement de la transition part de l’idée que consommer moins d’énergie
et, du coup, émettre moins de gaz à effet de serre est le meilleur moyen
d’apprendre à vivre mieux et plus intelligemment ensemble. Cela nécessite de
se partager les tâches à accomplir, de tisser des liens de solidarité et de
coopérer avec les pouvoirs publics locaux.
Réciproquement, de nombreuses collectivités publiques s’activent pour mettre
le territoire dont elles ont la charge sur les rails de pratiques énergétiques
plus sobres et plus judicieuses. La rencontre du mouvement social de la
transition avec l’engagement plus technique des collectivités territoriales
qui s’attellent à relever le défi de l’énergie a de quoi réconcilier
avec la vie publique et l’avenir.
1. Situation de l'énergie dans les territoires
LRD
2. Sortir du déni ou du dépit, rejoindre l'élan collectif
LRD
3. Les initiatives de transition renforcent la résilience des
territoires
LRD
Les initiatives de transition sont une tentative collective pleine d’espoir
pour anticiper le renchérissement inéluctable du pétrole et le changement
climatique. Ce mouvement social planétaire se compose d’hommes et de femmes
qui se prennent en charge pour réorganiser leur lieu de vie - village, ville,
quartier, île, zone rurale, etc. - afin d’accroître sa résilience, c’est-à-dire
sa capacité à accuser le choc et à tenir debout en cas de pénurie de pétrole
ou de nourriture. Ils agissent sans attendre l’impulsion des pouvoirs publics
locaux, mais avec l’objectif de les intégrer à leur démarche.
4. La transition débarque en Europe francophone
LRD
La France semble vivre son printemps de la transition. Mais les bourgeons
peinent à éclore. Les voies de la transition passent, dans l’Hexagone, par
de nombreux praticiens de la langue de Shakespeare et la permaculture.
Toutefois, la greffe ne prendra que si cette forme inédite de citoyenneté écologique
s’adapte au terreau culturel propre à ce pays.
5.Transition : principes de base pour un décollage en France
Trièves Après-pétrole (groupe local
de transition)
Anticiper la décroissance énergétique et affermir la résilience de la
population en relocalisant l’alimentation, les entreprises, l’économie et
la monnaie, voilà le cœur du programme des animateurs de Trièves en
transition, au sud de l’Isère.
6. Négocier ensemble le virage de l'énergie
LRD
Imaginer l’avenir d’un territoire n’est pas l’apanage des pouvoirs
publics. Dans le Nord-Pas-de-Calais, l’association Virage-énergie propose un
scénario alternatif de l’avenir énergétique de la région, sans nucléaire
ni effet de serre. Un deuxième scénario, inspiré de la méthode des Plans de
descente énergétique (Pade) du mouvement de la transition, c’est-à-dire conçu
de façon résolument participative, est en préparation.
7. Vers des villes à basse consommation d'énergie
et haute qualité de vie pour tous
Gérard Magnin (Gérard Magnin est
fondateur et délégué général de l'association Energy Cities, à Besançon
en France.)
En Europe, l’une des réponses les plus réjouissantes à la crise énergétique
et climatique vient des maires. Des centaines d’entre eux se rallient à une
convention qui les engage à aller plus loin que ce que demande le paquet
climat-énergie adopté par l’Union européenne. L’association de villes
européennes Energy Cities se félicite de leur volonté de prise en charge et
les encourage à promouvoir des « villes à basse consommation d’énergie
et haute qualité de vie pour tous ».
8. Les bons plans climat-énergie des
collectivités françaises
LRD
En France, les plans climat-énergie territoriaux (Pcet) visent à faire baisser
les émissions de gaz à effet de serre des collectivités et, en même temps,
à les adapter au changement climatique. Ces plans, qui existent depuis 2004, se
multiplient suite au vent favorable qui a soufflé en 2006-2007. Mais tout
n’est pas encore au point et, à ce jour, peu d’entre eux atteignent l’étape
décisive de l’évaluation.
9. Plans climat : à chaque échelle sa mesure
LRD
Centrée sur l’élevage bovin, l’agriculture en rToutes les échelles du
territoire sont pertinentes pour agir en faveur du climat. Les actions à mener
dépendent des compétences de chacune d’elles. Sur les 188 plans climat-énergie
territoriaux (Pcet) en cours en France, les agglomérations et les pays arrivent
en tête avec 41 plans chacun.
10. A Genève, on planifie l'avenir énergétique du
canton
LRD
Si l’on veut que les énergies renouvelables puissent satisfaire les besoins
en énergie des territoires, il est impératif de réduire ces besoins au
minimum et de garantir l’accès aux ressources locales partout et en tous
lieux. Dans le canton de Genève, la planification territoriale de l’énergie
bat son plein pour adopter cette stratégie et rendre ainsi les énergies
genevoises de plus en plus à la hauteur de la demande et, de ce fait, crédibles.
11. Pistes pour valoriser de façon
intensive les énergies renouvelables sur un territoire
Jérôme Faessler et
Bernard Lachal (Jérôme Faessler et Bernard Lachal sont chercheurs au
Groupe énergie de l'Institut des sciences de l'environnement, à l'Université
de Genève en Suisse.)
Dans le contexte de la planification territoriale de l’énergie, il est
essentiel de mettre en place des stratégies coordonnées et systématiques pour
rendre les filières énergétiques les plus rationnelles et efficaces possible.
Le suivi de la planification énergétique de l’agglomération
franco-valdo-genevoise livre quelques constats et enseignements sur ce plan.
12. Mannheim teste les réseaux électriques
intelligents
Andreas Kiessling et
Mariam Khattabi (Andreas Kiessling est directeur scientifique du projet
Mannheim ville modèle à Mannheimer Energieversorger MVV. Mariam Khattabi est
chercheuse à l'Université de Kassel, en Allemagne.)
A Mannheim, les participants à un projet pilote pourront choisir l’origine de
leur électricité. Cette expérimentation sert à tester un réseau intelligent
afin d’augmenter les économies d’électricité et l’intégration des énergies
renouvelables au fonctionnement du réseau.
13. Vers un urbanisme en harmonie avec le soleil, le
vent, les arbres, l'eau... et les citadins
Federico Butera (Federico Butera est
professeur d’architecture à l’Ecole polytechnique de Milan, en Italie.)
Les règles urbanistiques pour réduire la facture énergétique des villes sont
connues : elles consistent à tirer au mieux profit du soleil et du vent,
de l’ombre et de la lumière, de la végétation et de l’eau pour atténuer
les fluctuations thermiques et rendre la vie plus agréable aux piétons et aux
cyclistes. Leur mise en œuvre passe par un changement de culture.
14. Les villes se cherchent une place au soleil
LRD
La planification solaire n’est pas réservée aux nouveaux aménagements
urbains. Cette manne énergétique renouvelable est utilisable à très large échelle
sur des espaces déjà complètement construits. En Allemagne, l’approche est
bien établie. La France s’y met.
15. Guide
LRD
26mai.-10
The Blue Economy
by Gunter Pauli
http://www.paradigm-pubs.com/catalog/detail/BluEco
The Blue Economy
10 Years, 100 Innovations, 100
Million Jobs
1mai.-10 Prospérité
sans croissance
http://www.etopia.be/spip.php?article1533
La transition vers une économie durable - Le temps
est-il venu de repenser la croissance ?
Le
débat est lancé.
Lisez Prospérité sans croissance et rejoignez
la plus importante discussion de notre temps.
La poursuite de la croissance est-elle la
solution ? Offrira-t-elle prospérité et bien-être sur une planète de
neuf milliards d’êtres humains ? Dans cet ouvrage explosif, Tim Jackson
fait le procès de la croissance économique illimitée.
Dans les économies avancées, il devient de
plus en plus clair que la croissance de la consommation n’augmente pas le
bonheur et peut même lui nuire. Et il est encore plus évident que les écosystèmes
qui portent nos économies sont en train de s’effondrer sous les coups de
cette croissance. à moins que nous ne réduisions radicalement l’impact
environnemental de l’activité économique – et rien ne prouve que cela soit
possible –, nous allons devoir construire une prospérité qui ne repose pas
sur la croissance continuelle.
Hérésie économique ou opportunité pour
renforcer les fondements du bien-être, de la créativité et construire une
prospérité durable en dehors de la dictature du marché ?
Tim Jackson propose une vision crédible
d’une société humaine à la fois florissante et capable de respecter les
limites écologiques de la planète. Réaliser cette vision est la tâche la
plus urgente de notre époque.
Ce livre est une version largement revue et
complétée de l’étude que Tim Jackson a réalisée pour le compte de la
Sustainable Development Commission, une instance consultative du gouvernement
britannique. Sa publication ouvre une troisième voie entre le concept de
croissance verte et celui de décroissance.
Ce livre pourrait bien être aussi important
pour le développement durable que le rapport Brundtland. Paul-Marie
Boulanger, directeur de l’Institut pour un Développement Durable (IDD).
La lecture de ce livre est indispensable
pour tous ceux qui se sentent concernés par le changement climatique et la développement
durable. Il est audacieux, original et exhaustif. Nous devons définir différemment
la prospérité et la richesse et les distinguer de la croissance économique du
PIB : cet ouvrage nous montre comment entamer cette tâche. Anthony
Giddens, sociologue.
Au coeur de la crise économique, Jackson a
écrit le plus important livre qu’il soit possible d’écrire aujourd’hui.
James
Gustave Speth, Yale University.
Un nouveau
mouvement économique est en train d’émerger, et ce livre remarquable sera le
premier pas de quiconque attend un manifeste. The Guardian.
24Oct
un jeu pour conjuguer rénovation de bâtiment et économies d'énergie
Cliquez sur : http://www.simurenov.com/
SIMUrénov
: faites des économies d'énergie dans votre maison
Un des gros problèmes environnementaux actuels est la perte de chaleur dans les
résidences occasionnant une consommation d'énergie excessive et nuisible pour
la planète. Pourtant des modifications efficaces de nos bâtiments préviendraient
ce phénomène, si seulement on savait lesquelles faire.
C'est pourquoi le
FFB (Fédération Française du Bâtiment) de la région Rhône-Alpes
propose SIMUrénov, un serious game qui la vocation de sensibiliser aux rénovations
permettant de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, via la
conservation de chaleur et d'énergie et donc les économies. Le jeu s'adresse
autant aux spécialistes du bâtiment qu'aux citoyens en général. D'ailleurs,
on offre deux difficultés de jeu: "facile" pour ceux qui en savent
peu sur la rénovation et "expert" pour les connaisseurs.
Peu importe la difficulté, vous vous retrouverez avec une maison que vous
devrez rénover de manière adéquate pour limiter les pertes d'énergie et la
diffusion de dioxyde de carbone. Que ce soit une maison à la ville, à la
campagne ou en montagne, vous aurez dix minutes pour effectuer le maximum de
changement afin d'améliorer le classement écologique/énergétique de la
maison. Le tout en gérant au mieux les crédits (l'argent) que vous possédez.
En cours de route, des événements aléatoires vous feront perdre ou gagner des
crédits. De plus, vous aurez parfois à répondre à des questions dont la
bonne réponse équivaudra à un gain de crédits. À la fin de la période
allouée de dix minutes, on évaluera les répercussions de vos rénovations.
Le jeu est simple, ludique et nous en apprend beaucoup sur toutes les possibilités
d'améliorations qu'il est possible de faire sur nos bâtiments, pour préserver
le climat et notre porte-monnaie, sans perte de confort. On n'a qu'une seule
envie une fois le jeu terminé: recommencer avec la même ou une nouvelle maison
pour obtenir un meilleur score.
http://www.cursus.edu/?module=directory&action=getMod&subMod=PROD&uid=13918
http://www.lalibre.be/societe/planete/article/553158/centrale-flottante-en-haute-meuse.html
Centrale flottante en Haute-Meuse
Grégoire Comhaire
Mis en ligne le 05/01/2010
Une centrale hydroélectrique flottante sera bientôt opérationnelle entre
Dinant et Namur. Huit autres devraient voir le jour d’ici 2011.
On parle beaucoup de l’éolien, presque autant du solaire et un peu moins de
la biomasse. On n’évoque par contre presque jamais le potentiel hydraulique
de la Wallonie, et de la part importante que l’énergie hydroélectrique
pourrait prendre dans la révolution verte au sud du pays. Ce n’est peut-être
qu’une question de jours. A Hun, dans l’entité d’Annevoie, en province
de Namur, un projet novateur de "centrale flottante" équipée de
six turbines est en effet en phase de finalisation. Un prototype qui n’est
en réalité que le premier d’une série de neuf, laquelle devrait, dans les
prochaines années, équiper tous les barrages de la Haute-Meuse entre Dinant
et Namur.
C’est la société "Energie-fleuves", un consortium formé de 4
entreprises de la région liégeoise, qui porte le projet à bout de bras
depuis le début. Un projet colossal, portant sur 50 millions d’euros
d’investissement, entamé il y a cinq ans et encore loin d’être parachevé.
"Mon frère et moi étions persuadé depuis longtemps qu’il y avait
moyen de valoriser les barrages de la Haute-Meuse pour y installer des
turbines hydroélectriques" explique Luc Duchêne, administrateur-délégué
de Energie-Fleuves. Mais il fallait d’abord attendre que la région wallonne
transfère à la Sofico (société wallonne de financement complémentaire des
infrastructures) la concession des barrages de la Haute-Meuse. C’est chose
faite en 2007. Et c’est "Energie-fleuves" qui a remporté
l’appel d’offres de la Sofico en vue d’équiper les neuf barrages de
turbines hydroélectriques.
La centrale flottante du barrage de Hun a été conçue près d’Andenne par
la société "Rutten Electromécanique" basée à Herstal, et elle-même
actionnaire de Energie-fleuves. "Elle fonctionne comme un bateau, que
l’on fixe grâce à des plots et que l’on peut dévisser et ranger le long
du quai lorsqu’il y a de fortes crues" poursuit Luc Duchêne.
D’une puissance de 2 MW, le prototype de "Rutten Electromécanique"
aurait dû entrer en fonction à la mi-décembre mais des difficultés
techniques ont retardé son inauguration. Luc Duchêne et ses associés espèrent
toutefois qu’elle pourra avoir lieu dans le courant du mois de janvier.
Il faudra ensuite patienter jusqu’à l’automne 2010 et la prochaine mise
en chômage de la Meuse pour que la Région wallonne effectue le tracé des
huit autres radiés, permettant l’installation des prochaines machines, à
l’horizon 2011.
Une fois opérationnels, les neuf barrages flottants de la Haute-Meuse
offriront une capacité de 11,7 MW permettant d’alimenter 18 000 ménages en
électricité.
De quoi s’assurer une assise et une crédibilité importante dans le secteur
et partir à la conquête de l’Europe et de l’énorme potentiel fluvial
qu’il reste à conquérir. Car si le projet de la Haute-Meuse se poursuit
avec succès, il y a fort à parier que les frères Duchêne et leurs associés
ne s’arrêteront pas en si bon chemin.
A Plan to Power 100
Percent of the Planet with Renewables
http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=a-path-to-sustainable-energy-by-2030
From the November 2009 Scientific American Magazine | 124
comments
Wind, water and solar
technologies can provide 100 percent of the world's energy, eliminating all
fossil fuels. Here's how
By Mark
Z. Jacobson and Mark
A. Delucchi

In December leaders from around the world will meet in Copenhagen to try to
agree on cutting back greenhouse gas emissions for decades to come. The most
effective step to implement that goal would be a massive shift away from fossil
fuels to clean, renewable energy sources. If leaders can have confidence that
such a transformation is possible, they might commit to an historic agreement.
We think they can.
A year ago former vice president Al Gore threw down a gauntlet: to repower
America with 100 percent carbon-free electricity within 10 years. As the two of
us started to evaluate the feasibility of such a change, we took on an even
larger challenge: to determine how 100 percent of the world’s energy, for all
purposes, could be supplied by wind, water and solar resources, by as early as
2030. Our plan is presented here.
Scientists have been building to this moment for at least a decade, analyzing
various pieces of the challenge. Most recently, a 2009 Stanford University study
ranked energy systems according to their impacts on global warming, pollution,
water supply, land use, wildlife and other concerns. The very best options were
wind, solar, geothermal, tidal and hydroelectric power—all of which are driven
by wind, water or sunlight (referred to as WWS). Nuclear power, coal with carbon
capture, and ethanol were all poorer options, as were oil and natural gas. The
study also found that battery-electric vehicles and hydrogen fuel-cell vehicles
recharged by WWS options would largely eliminate pollution from the
transportation sector.
Our plan calls for millions of wind turbines, water machines and solar
installations. The numbers are large, but the scale is not an insurmountable
hurdle; society has achieved massive transformations before. During World War
II, the U.S. retooled automobile factories to produce 300,000 aircraft, and
other countries produced 486,000 more. In 1956 the U.S. began building the
Interstate Highway System, which after 35 years extended for 47,000 miles,
changing commerce and society.
Is it feasible to transform the world’s energy systems? Could it be
accomplished in two decades? The answers depend on the technologies chosen, the
availability of critical materials, and economic and political factors.
Clean Technologies Only
Renewable energy comes from enticing sources: wind, which also produces waves;
water, which includes hydroelectric, tidal and geothermal energy (water heated
by hot underground rock); and sun, which includes photovoltaics and solar power
plants that focus sunlight to heat a fluid that drives a turbine to generate
electricity. Our plan includes only technologies that work or are close to
working today on a large scale, rather than those that may exist 20 or 30 years
from now.
To ensure that our system remains clean, we consider only technologies that have
near-zero emissions of greenhouse gases and air pollutants over their entire
life cycle, including construction, operation and decommissioning. For example,
when burned in vehicles, even the most ecologically acceptable sources of
ethanol create air pollution that will cause the same mortality level as when
gasoline is burned. Nuclear power results in up to 25 times more carbon
emissions than wind energy, when reactor construction and uranium refining and
transport are considered. Carbon capture and sequestration technology can reduce
carbon dioxide emissions from coal-fired power plants but will increase
air pollutants and will extend all the other deleterious effects of coal mining,
transport and processing, because more coal must be burned to power the capture
and storage steps. Similarly, we consider only technologies that do not present
significant waste disposal or terrorism risks.
In our plan, WWS will supply electric power for heating and
transportation—industries that will have to revamp if the world has any hope
of slowing climate change. We have assumed that most fossil-fuel heating (as
well as ovens and stoves) can be replaced by electric systems and that most
fossil-fuel transportation can be replaced by battery and fuel-cell vehicles.
Hydrogen, produced by using WWS electricity to split water (electrolysis), would
power fuel cells and be burned in airplanes and by industry.
Plenty of Supply
Today the maximum power consumed worldwide at any given moment is about 12.5
trillion watts (terawatts, or TW), according to the U.S. Energy Information
Administration. The agency projects that in 2030 the world will require 16.9 TW
of power as global population and living standards rise, with about 2.8 TW in
the U.S. The mix of sources is similar to today’s, heavily dependent on fossil
fuels. If, however, the planet were powered entirely by WWS, with no fossil-fuel
or biomass combustion, an intriguing savings would occur. Global power demand
would be only 11.5 TW, and U.S. demand would be 1.8 TW. That decline occurs
because, in most cases, electrification is a more efficient way to use energy.
For example, only 17 to 20 percent of the energy in gasoline is used to move a
vehicle (the rest is wasted as heat), whereas 75 to 86 percent of the
electricity delivered to an electric vehicle goes into motion.
Even if demand did rise to 16.9 TW, WWS sources could provide far more power.
Detailed studies by us and others indicate that energy from the wind, worldwide,
is about 1,700 TW. Solar, alone, offers 6,500 TW. Of course, wind and sun out in
the open seas, over high mountains and across protected regions would not be
available. If we subtract these and low-wind areas not likely to be developed,
we are still left with 40 to 85 TW for wind and 580 TW for solar, each far
beyond future human demand. Yet currently we generate only 0.02 TW of wind power
and 0.008 TW of solar. These sources hold an incredible amount of untapped
potential.
The other WWS technologies will help create a flexible range of options.
Although all the sources can expand greatly, for practical reasons, wave power
can be extracted only near coastal areas. Many geothermal sources are too deep
to be tapped economically. And even though hydroelectric power now exceeds all
other WWS sources, most of the suitable large reservoirs are already in use.
The Plan: Power Plants Required
Clearly, enough renewable energy exists. How, then, would we transition to a new
infrastructure to provide the world with 11.5 TW? We have chosen a mix of
technologies emphasizing wind and solar, with about 9 percent of demand met by
mature water-related methods. (Other combinations of wind and solar could be as
successful.)
Wind supplies 51 percent of the demand, provided by 3.8 million large wind
turbines (each rated at five megawatts) worldwide. Although that quantity may
sound enormous, it is interesting to note that the world manufactures 73 million
cars and light trucks every year. Another 40 percent of the power comes
from photovoltaics and concentrated solar plants, with about 30 percent of the
photovoltaic output from rooftop panels on homes and commercial buildings. About
89,000 photovoltaic and concentrated solar power plants, averaging 300 megawatts
apiece, would be needed. Our mix also includes 900 hydroelectric stations
worldwide, 70 percent of which are already in place.
Only about 0.8 percent of the wind base is installed today. The worldwide
footprint of the 3.8 million turbines would be less than 50 square kilometers
(smaller than Manhattan). When the needed spacing between them is figured, they
would occupy about 1 percent of the earth’s land, but the empty space among
turbines could be used for agriculture or ranching or as open land or ocean. The
nonrooftop photovoltaics and concentrated solar plants would occupy about 0.33
percent of the planet’s land. Building such an extensive infrastructure will
take time. But so did the current power plant network. And remember that if we
stick with fossil fuels, demand by 2030 will rise to 16.9 TW, requiring about
13,000 large new coal plants, which themselves would occupy a lot more land, as
would the mining to supply them.
The Materials Hurdle
The scale of the WWS infrastructure is not a barrier. But a few materials needed
to build it could be scarce or subject to price manipulation.
Enough concrete and steel exist for the millions of wind turbines, and both
those commodities are fully recyclable. The most problematic materials may be
rare-earth metals such as neodymium used in turbine gearboxes. Although the
metals are not in short supply, the low-cost sources are concentrated in China,
so countries such as the U.S. could be trading dependence on Middle Eastern oil
for dependence on Far Eastern metals. Manufacturers are moving toward gearless
turbines, however, so that limitation may become moot.
Photovoltaic cells rely on amorphous or crystalline silicon, cadmium telluride,
or copper indium selenide and sulfide. Limited supplies of tellurium and indium
could reduce the prospects for some types of thin-film solar cells, though not
for all; the other types might be able to take up the slack. Large-scale
production could be restricted by the silver that cells require, but finding
ways to reduce the silver content could tackle that hurdle. Recycling parts from
old cells could ameliorate material difficulties as well.
Three components could pose challenges for building millions of electric
vehicles: rare-earth metals for electric motors, lithium for lithium-ion
batteries and platinum for fuel cells. More than half the world’s lithium
reserves lie in Bolivia and Chile.
That concentration, combined with rapidly growing demand, could raise prices
significantly. More problematic is the claim by Meridian International Research
that not enough economically recoverable lithium exists to build anywhere near
the number of batteries needed in a global electric-vehicle economy. Recycling
could change the equation, but the economics of recycling depend in part on
whether batteries are made with easy recyclability in mind, an issue the
industry is aware of. The long-term use of platinum also depends on recycling;
current available reserves would sustain annual production of 20 million
fuel-cell vehicles, along with existing industrial uses, for fewer than 100
years.
Smart Mix for Reliability
A new infrastructure must provide energy on demand at least as reliably as the
existing infrastructure. WWS technologies generally suffer less downtime than
traditional sources. The average U.S. coal plant is offline 12.5 percent of the
year for scheduled and unscheduled maintenance. Modern wind turbines have a down
time of less than 2 percent on land and less than 5 percent at sea. Photovoltaic
systems are also at less than 2 percent. Moreover, when an individual wind,
solar or wave device is down, only a small fraction of production is affected;
when a coal, nuclear or natural gas plant goes offline, a large chunk of
generation is lost.
The main WWS challenge is that the wind does not always blow and the sun does
not always shine in a given location. Intermittency problems can be mitigated by
a smart balance of sources, such as generating a base supply from steady
geothermal or tidal power, relying on wind at night when it is often plentiful,
using solar by day and turning to a reliable source such as hydroelectric that
can be turned on and off quickly to smooth out supply or meet peak demand. For
example, interconnecting wind farms that are only 100 to 200 miles apart can
compensate for hours of zero power at any one farm should the wind not be
blowing there. Also helpful is interconnecting geographically dispersed sources
so they can back up one another, installing smart electric meters in homes that
automatically recharge electric vehicles when demand is low and building
facilities that store power for later use.
Because the wind often blows during stormy conditions when the sun does not
shine and the sun often shines on calm days with little wind, combining wind and
solar can go a long way toward meeting demand, especially when geothermal
provides a steady base and hydroelectric can be called on to fill in the gaps.
As Cheap as Coal
The mix of WWS sources in our plan can reliably supply the residential,
commercial, industrial and transportation sectors. The logical next question is
whether the power would be affordable. For each technology, we calculated how
much it would cost a producer to generate power and transmit it across the grid.
We included the annualized cost of capital, land, operations, maintenance,
energy storage to help offset intermittent supply, and transmission. Today the
cost of wind, geothermal and hydroelectric are all less than seven cents a
kilowatt-hour (¢/kWh); wave and solar are higher. But by 2020 and beyond wind,
wave and hydro are expected to be 4¢/kWh or less.
For comparison, the average cost in the U.S. in 2007 of conventional power
generation and transmission was about 7¢/kWh, and it is projected to be 8¢/kWh
in 2020. Power from wind turbines, for example, already costs about the same or
less than it does from a new coal or natural gas plant, and in the future wind
power is expected to be the least costly of all options. The competitive cost of
wind has made it the second-largest source of new electric power generation in
the U.S. for the past three years, behind natural gas and ahead of coal.
Solar power is relatively expensive now but should be competitive as early as
2020. A careful analysis by Vasilis Fthenakis of Brookhaven National Laboratory
indicates that within 10 years, photovoltaic system costs could drop to about 10¢/kWh,
including long-distance transmission and the cost of compressed-air storage of
power for use at night. The same analysis estimates that concentrated solar
power systems with enough thermal storage to generate electricity 24 hours a day
in spring, summer and fall could deliver electricity at 10¢/kWh or less.
Transportation in a WWS world will be driven by batteries or fuel cells, so we
should compare the economics of these electric vehicles with that of
internal-combustion-engine vehicles. Detailed analyses by one of us (Delucchi)
and Tim Lipman of the University of California, Berkeley, have indicated that
mass-produced electric vehicles with advanced lithium-ion or nickel
metal-hydride batteries could have a full lifetime cost per mile (including
battery replacements) that is comparable with that of a gasoline vehicle, when
gasoline sells for more than $2 a gallon.
When the so-called externality costs (the monetary value of damages to human
health, the environment and climate) of fossil-fuel generation are taken into
account, WWS technologies become even more cost-competitive.
Overall construction cost for a WWS system might be on the order of $100
trillion worldwide, over 20 years, not including transmission. But this is not
money handed out by governments or consumers. It is investment that is paid back
through the sale of electricity and energy. And again, relying on traditional
sources would raise output from 12.5 to 16.9 TW, requiring thousands more of
those plants, costing roughly $10 trillion, not to mention tens of trillions of
dollars more in health, environmental and security costs. The WWS plan gives the
world a new, clean, efficient energy system rather than an old, dirty,
inefficient one.
Political Will
Our analyses strongly suggest that the costs of WWS will become competitive with
traditional sources. In the interim, however, certain forms of WWS power will be
significantly more costly than fossil power. Some combination of WWS subsidies
and carbon taxes would thus be needed for a time. A feed-in tariff (FIT) program
to cover the difference between generation cost and wholesale electricity prices
is especially effective at scaling-up new technologies. Combining FITs with a
so-called declining clock auction, in which the right to sell power to the grid
goes to the lowest bidders, provides continuing incentive for WWS developers to
lower costs. As that happens, FITs can be phased out. FITs have been implemented
in a number of European countries and a few U.S. states and have been quite
successful in stimulating solar power in Germany.
Taxing fossil fuels or their use to reflect their environmental damages also
makes sense. But at a minimum, existing subsidies for fossil energy, such as tax
benefits for exploration and extraction, should be eliminated to level the
playing field. Misguided promotion of alternatives that are less desirable than
WWS power, such as farm and production subsidies for biofuels, should also be
ended, because it delays deployment of cleaner systems. For their part,
legislators crafting policy must find ways to resist lobbying by the entrenched
energy industries.
Finally, each nation needs to be willing to invest in a robust, long-distance
transmission system that can carry large quantities of WWS power from remote
regions where it is often greatest—such as the Great Plains for wind and the
desert Southwest for solar in the U.S.—to centers of consumption, typically
cities. Reducing consumer demand during peak usage periods also requires a smart
grid that gives generators and consumers much more control over electricity
usage hour by hour.
A large-scale wind, water and solar energy system can reliably supply the
world’s needs, significantly benefiting climate, air quality, water quality,
ecology and energy security. As we have shown, the obstacles are primarily
political, not technical. A combination of feed-in tariffs plus incentives for
providers to reduce costs, elimination of fossil subsidies and an intelligently
expanded grid could be enough to ensure rapid deployment. Of course, changes in
the real-world power and transportation industries will have to overcome sunk
investments in existing infrastructure. But with sensible policies, nations
could set a goal of generating 25 percent of their new energy supply with WWS
sources in 10 to 15 years and almost 100 percent of new supply in 20 to 30
years. With extremely aggressive policies, all existing fossil-fuel capacity
could theoretically be retired and replaced in the same period, but with more
modest and likely policies full replacement may take 40 to 50 years. Either way,
clear leadership is needed, or else nations will keep trying technologies
promoted by industries rather than vetted by scientists.
A decade ago it was not clear that a global WWS system would be technically or
economically feasible. Having shown that it is, we hope global leaders can
figure out how to make WWS power politically feasible as well. They can start by
committing to meaningful climate and renewable energy goals now.
Le choix
nucléaire, erreur historique, par Corinne Lepage
LE MONDE |
05.06.09 | 14h25 • Mis à jour le 05.06.09 | 14h25
rançois Fillon,
lors de sa visite au Tricastin, a qualifié de chance historique le choix nucléaire
de la France. Il s'agit plutôt d'une erreur historique, car la situation de
2009 n'a rien à voir avec celle de 1973, mais les conséquences pour notre
pays, en termes de responsabilité internationale, risquent d'être
historiques.
En 1973, le
choix industriel du nucléaire pouvait paraître défendable : la question des
déchets et du démantèlement était mal connue et Tchernobyl ne s'était pas
produit. Aujourd'hui, les impasses du nucléaire, le coût du démantèlement
et les risques sont non seulement connus mais accrus en raison du
vieillissement des centrales, de la privatisation, qui ne peut que privilégier
la rentabilité au détriment de la sécurité. Mais, surtout, la problématique
industrielle n'a plus rien à voir.
L'heure du grand
retour du nucléaire dans le monde n'a pas sonné. Les pays industrialisés ne
choisissent pas le nucléaire, et si certains envisagent de construire
quelques réacteurs, ceux-ci ne compensent même pas ceux qui sont fermés. Le
plan Obama ne consacre rien au nucléaire, abandonné depuis de longues années
aux Etats-Unis pour cause de non-rentabilité. Au contraire, les
investissements dans les énergies renouvelables à l'échelle planétaire ont
explosé en 2008 et l'importance des relances vertes en Chine, aux Etats-Unis
ou en Corée du Sud (plus de 400 milliards de dollars, soit 283,8 milliards
d'euros) démontre la montée en puissance industrielle.
Pour la première
fois dans l'Histoire, l'Europe comme les Etats-Unis ont ajouté davantage de
capacités de production d'énergies renouvelables en 2008 que de capacités
d'énergies classiques. La production d'énergies renouvelables a atteint 280
GW, l'équivalent de trois fois le nucléaire américain. Au total, les
investissements dans les énergies renouvelables ont atteint 120 milliards de
dollars (+ 16 %) en 2008 et les capacités éoliennes installées 121 GWh,
soit la capacité de 100 réacteurs nucléaires (+ 29 %). Le solaire
photovoltaïque raccordé au réseau électrique a bondi de 70 % et la
production mondiale de cellules photovoltaïques a presque doublé, avec une
hausse de 90 % en 2008.
Quant à
l'argument selon lequel les énergies renouvelables ne pourraient qu'être
subsidiaires, il est purement et simplement faux. Par exemple, l'Australie a
annoncé un objectif de 45 térawattheure (TW) d'énergies renouvelables d'ici
à 2020. Le Brésil veut accroître la part des énergies renouvelables dans
les énergies primaires, où elles représentaient déjà 46 % en 2007. L'Inde
vise l'équivalent de 14 centrales nucléaires en nouvelles capacités de
renouvelables pour 2012 ; le Japon projette 14 GW de solaire photovoltaïque
d'ici à 2020 et 53 GW pour 2030. Les projets de centrales thermosolaires, qui
permettent une production massive d'électricité, se multiplient de 250 MW
pour les plus petites à 850 MW en Californie et 1 GW en Inde.
Dès lors, le
risque avec le choix fait par le gouvernement est triple : industriel,
financier, politique.
1 - Industriel :
anéantir l'industrie française du renouvelable et de l'efficacité énergétique,
qui ne demanderait qu'à se développer, et, du même coup, nous priver du
seul domaine de réindustrialisation solide de la France et de création
d'emplois. Le même euro dépensé crée 15 fois plus d'emplois dans le
renouvelable que dans la filière nucléaire. Il est illusoire de penser que
nous développerons simultanément un grand plan de relance du nucléaire et
une industrie des énergies renouvelables.
C'est financièrement insoutenable et le modèle ne fonctionne pas : trop d'électricité
nucléaire à consommer conduit à réduire les efforts d'efficacité énergétique
et à voir EDF refuser de supporter les obligations de rachat à un prix
correct de l'électricité issue des énergies renouvelables (EnR). Faute de
la politique suivie par les pouvoirs publics, nous ne disposons pas de leader
mondial, ni même européen, dans ces secteurs et nous n'en aurons pas si nous
ne commençons pas par le marché intérieur.
2 - Financier : imaginer que nos voisins vont se ruer sur l'électricité nucléaire,
rien n'est moins sûr. L'électricité verte est encouragée et préférée
par les consommateurs, et le pari de vendre plus d'électricité à l'export
se heurte, d'une part, aux politiques de réduction de la consommation énergétique
(objectif de 20 % d'augmentation de l'efficacité énergétique), et, d'autre
part, aux efforts énormes faits par nos voisins pour augmenter leur potentiel
d'EnR.
Dès lors, le risque d'échec commercial est considérable, qui vient
accentuer une situation financière déjà très fragile du secteur nucléaire
; Areva a un besoin de financement de 11 milliards d'euros, sans compter l'épée
de Damoclès que constitue le réacteur EPR de Finlande (dont, au passage, les
critiques très sévères faites par les Finlandais sur la conception et la réalisation
de l'EPR font frémir), et EDF est dans une situation financière que certains
jugent préoccupante. Mais le but n'est-il pas de rendre inévitable la
privatisation de tout le secteur pour permettre à des financiers ou à de
grandes entreprises comme Bouygues de mettre la main sur les investissements
faits de longue date par les citoyens français, rachetant des actions
d'entreprises endettées ?
3 - Politique : enfin, et peut-être surtout, ce choix conduit notre pays à
se transformer en VRP du nucléaire, en direction de préférence des pays les
moins recommandables, dans la mesure où les clients habituels ne sont plus
acheteurs. Ce faisant, nous prenons un risque majeur pour la planète entière
en termes de Tchernobyl à répétition et de dissémination de produits
radioactifs, sans parler des risques de répétition de situations à
l'iranienne ou à l'irakienne dans des pays peu stables.
Dès lors, ce choix, qui n'a pas été discuté puisqu'il a été sorti du
Grenelle, qui n'a fait l'objet d'aucune évaluation, notamment au regard de
l'intérêt des énergies renouvelables, risque d'être un véritable boulet
pour l'économie française et de se transformer en erreur historique dont les
seuls bénéficiaires pourraient être quelques entreprises en cour, qui
pourront élargir leur gamme de produits énergétiques à bon compte.
Corinne
Lepage est vice-présidente du MoDem, présidente de CAP21.
Article paru dans l'édition du 06.06.09