A Technology Review Special Report focusing on innovations in alternative energy sources and the technologies driving them.

     http://www.technologyreview.com/specialreports/specialreport.aspx?id=73

 

 

 

 

Vers une écologie industrielle

http://www.enerzine.com/604/13212+vers-une-ecologie-industrielle+.html

Pour avancer vers une économie durable, prélevant moins de ressources naturelles, on ne doit pas raisonner contre la croissance, mais avec elle. La question de la soutenabilité doit être abordée d'une manière dynamique. En partant d'une nouvelle modélisation des flux et des stocks du cycle de la matière, on peut imaginer l'économie de demain.

Interview de François Grosse, 

Chargé de mission auprès du directeur général exécutif, Veolia Environnement.

Parmi les économistes du développement durable, vous vous distinguez par l'attention que vous portez à la croissance économique.

François Grosse: En réalité nous n'avons guère le choix: croître est aujourd'hui la seule chose que nous savons faire, et ce n'est pas pour rien que les hommes et femmes politiques s'inquiètent tant pour la croissance économique. Or depuis un siècle, en dépit de soubresauts occasionnels, cette croissance va de pair avec une accélération régulière de l'usage des matières premières. Prenons un exemple. La production mondiale d'acier brut a été multipliée par trente au XXe siècle et la croissance moyenne, bon an mal an, est de 3,5%. Ce taux de croissance tendanciellement constant définit précisément une courbe exponentielle.

La croissance de l'usage des matières premières est d'abord un fait, une donnée incontournable de la vie des sociétés modernes. La dématérialisation apparente d'une partie de l'économie ne peut faire oublier ce fait.

Il ne s'agit pas seulement, entendons-nous bien, de l'accès de millions de personnes, dans les pays émergents, à la consommation de masse. Dans les pays développés, même si nous avons l'impression d'une certaine stagnation économique et quelles que soient les illusions que nous nourrissons sur notre sobriété, nous continuons à consommer toujours plus, et donc à utiliser et accumuler toujours plus de matières premières. Prenez par exemple le parc automobile: de 1996 à 2008, 20% des immatriculations de voitures neuves en France ont été consacrées à la croissance du stock de véhicules – et je ne mentionne qu'en passant le poids moyen croissant des voitures. En France toujours, entre 1970 et 1996 la surface habitable moyenne par habitant est passée de 22 m2 à 35 m2 en moyenne, soit une augmentation de plus de 60%. Et pendant ce temps la population a augmenté.

La première donnée de l'équation que nous cherchons à résoudre pour imaginer le développement durable, c'est donc une exponentielle ascendante.

Dans ces conditions la décroissance est-elle une utopie?

A très long terme l'idée d'une décroissance matérielle est incontournable, dans la mesure où nous vivons dans un environnement physiquement limité et que les ressources de notre planète ne sont pas inépuisables. Mais la perspective d'une décroissance reste aujourd'hui extrêmement éloignée et nous sommes bien en peine d'imaginer à quoi elle ressemblera. Car il y a dans cette idée des points cruciaux qui interrogent les fondements mêmes de l'économie: comment imaginer par exemple de faire tourner une économie, de motiver les différents acteurs à investir, à immobiliser du capital, sans «récompense» à court ou moyen terme?

Ce sont des questions de fond, et nous n'avons pas le début d'une réponse. J'ajouterai que d'une certaine façon, parler exclusivement de décroissance aujourd'hui, c'est échapper au véritable problème des prochaines décennies, qui se pose dans d'autres termes: ce problème, c'est comment continuer à croître tout en maîtrisant dans la durée notre consommation de matière première et d'énergie. Toute la question de parvenir à opérer un découplage entre la croissance économique et la consommation de matières premières primaires.

C'est dans cette perspective que le recyclage prend son intérêt, en permettant d'élaborer un modèle de croissance quasi-circulaire. C'est un défi: il s'agit en quelque sorte d'aplatir une exponentielle ascendante. Dans l'absolu, la question de la «prospérité sans croissance», pour reprendre la formule de l'économiste britannique Tim Jackson, reste posée; mais l'enjeu aujourd'hui est bien d'organiser une transition vers l'économie durable, notamment en fixant des ordres de grandeur et des objectifs pour l'action, sans remettre en cause pour l'instant le seul moteur dont nous disposons pour l'équilibre économique et social: la croissance.

Sur quelles échelles de temps peut-on raisonner?

Il ne faut pas se faire d'illusion, nous parlons de long terme, et si l'on tente aujourd'hui de concevoir des politiques publiques des ressources, c'est un horizon de deux ou trois générations qu'elles doivent viser. On le voit bien avec les questions climatiques, qui sont du même ordre: quelques décennies ne suffisent pas pour inverser des tendances aussi lourdes que celles de la consommation et de l'usage des matières premières.

Un premier horizon à 2050 peut permettre de poser quelques jalons car, à cette date, on peut penser que les émergents auront achevé leur rattrapage. Mais d'ici là on ne peut imaginer que les pays développés acceptent d'entrer en décroissance pour compenser le surcroît de consommation en Asie et en Afrique. Et il serait illusoire de penser qu'une fois le rattrapage opéré, tout devient simple; car le besoin de croissance n'est pas lié à la richesse moyenne. On le sait depuis longtemps, à la fois via les statistiques et grâce aux analyses de sociologues comme Baudrillard, qui montrait dès les années 1970 que le propre de la société de consommation n'est pas de viser la satisfaction des besoins matériels.

Un changement de modèle devra avoir lieu, l'enjeu est aujourd'hui de le préparer. Mes réflexions visent à repérer les points d'inflexion, anticiper, modéliser la dynamique actuelle afin de déterminer les conditions d'une transition. Il reste ensuite à concevoir les ressorts d'une économie respectant ces conditions; ce défi est immense.

Sur quelles bases construisez-vous votre raisonnement?

Tout d'abord on ne peut éviter de prélever des ressources et d'en perdre. Mais on peut et on doit faire en sorte que le flux de ce qui tourne dans l'économie soit plus important que les flux entrants et sortants. C'est le cœur du modèle.

Il faut donc raisonner en termes de flux et de stocks. Cela n'a rien de révolutionnaire, mais il y a différentes manières de le faire et sur ce point d'importants progrès sont possibles. La description du cycle de la matière oublie très souvent la variation des flux, qui résulte de la croissance. De même, on a peu exploré jusqu'ici le rôle que joue le stock de biens en usage sur l'épuisement des ressources. Or si l'on veut infléchir la courbe des entrées et des sorties il est important de considérer tous les paramètres.

Il est également important de repérer de bons indicateurs. L'un d'eux est le temps de séjour d'une matière première dans l'économie. Reprenons l'exemple de l'acier, le matériau majeur le plus recyclé aujourd'hui: après la transformation du minerai de fer en métal, il y a un passage en usine, la transformation en une pièce automobile ou un élément de machine à laver, qui va être utilisé quelques années avant d'être rejeté en déchet par son dernier utilisateur. Pour vous donner une idée des ordres de grandeur, j'avais d'abord adopté pour l'acier un temps de séjour moyen de 17 ans dans l'économie; l'International Panel for Sustainable Resource Management de l'UNEP évalue quant à lui cette durée entre 25 et 40 ans. C'est une durée moyenne, qui marie aussi bien l'usage du métal en charpente métallique qu'en cannette de boisson.

Pour une consommation donnée d'une matière première, le recyclage réduit le besoin de puiser dans les gisements naturels, toutes choses égales par ailleurs. Il est la condition indispensable pour retarder les échéances de raréfaction des sources de matières premières tout comme les effets cumulés de leur extraction et de leur transformation sur l'environnement. Mais en situation de croissance permanente des consommations de matières, tendanciellement à taux constant par hypothèse, le recyclage se révèle en général dramatiquement insuffisant, sauf à le combiner avec deux autres facteurs pour viser, à terme, une économie en croissance “quasi-circulaire”.

Celle-ci réunirait trois conditions: une faible croissance matérielle; une faible accumulation, avec comme horizon de rejeter (dans les déchets) presque autant de matière qu'elle en consomme; et enfin un recyclage de l'essentiel des déchets non renouvelables.

Si le principe est simple, son application doit être très complexe.

Bien sûr, notamment parce qu'elle met en jeu des données multiples et de nombreux acteurs, et qu'elle traite, comme l'action contre le changement climatique, d'un problème global. On peut néanmoins opérer des modélisations, et sur ce point la recherche progresse. L'OCDE par exemple travaille depuis quelques années sur des principes de comptabilité matière qui seront une base de travail précieuse.

Il faut noter que la réflexion peut être segmentée: si l'équation est de portée générale, ses paramètres ont des valeurs différentes en fonction des matières premières considérées; et s'il est évident que les usages des différentes matières interfèrent les uns avec les autres, on peut cependant en isoler l'analyse quantitative. On a certes fini par réaliser la nature systémique de phénomènes comme la consommation de matières premières, et c'est un acquis essentiel; mais il reste qu'au plan de la dynamique des flux on peut aussi représenter ces phénomènes comme une série de problématiques disjointes, plus limitées: l'usage de l'aluminium peut se substituer à celui du fer au cours du temps, mais une tonne de fer reste une tonne de fer tout au long du cycle de la matière. En traitant la question de cette manière, on évite de céder au fatalisme que suscite parfois une trop grande complexité, car en isolant les problèmes on se donne une chance de les traiter.

Pour ma part, je travaille à repérer la façon dont les flux s'équilibrent, afin de comprendre dans quelles conditions on peut significativement décaler dans le temps la consommation de matière première primaire (celle puisée directement dans les gisements naturels). Il s'agit, en simplifiant, d'une équation à quatre inconnues: l'enjeu est de parvenir à représenter mathématiquement la relation entre la durée de ce décalage, le taux d'efficacité du recyclage (la proportion entre la matière recyclée et celle contenue dans les déchets), le taux de croissance de la consommation totale d'une matière, et le temps de séjour moyen d'un matériau donné dans l'économie (ou encore son taux d'accumulation dans l'économie, ou son taux de rejet dans les déchets).

Quels résultats obtenez-vous?

Tout d'abord une série d'ordres de grandeur. Il apparaît en premier lieu qu'au-dessus de 2% de croissance dans la consommation mondiale d'une matière première, l'effet du recyclage est insignifiant, quelle que soit l'intensité à laquelle il est pratiqué. En fait, il ne commence à être significatif qu'au-dessous de 1% de croissance annuelle de la consommation d'une matière première. Dit autrement, la croissance de la consommation totale de la matière (primaire + recyclée) apparaît d'après mon analyse comme le paramètre principal.

Ensuite, si l'on veut un impact réel, le taux d'efficacité du recyclage doit être très élevé, entre 60 et 80% ou davantage. C'est-à-dire que 60 à 80% des quantités d'une matière première présentes dans les flux de déchets doivent être recyclés dans l'économie.

Enfin, pour que le recyclage soit utile à long terme le taux d'accumulation, c'est-à-dire l'addition nette aux stocks, doit être inférieur à 20%: l'économie doit rejeter dans les déchets au moins 80% de ce qu'elle consomme de chaque matériau.

Taux de croissance de la consommation, efficacité du recyclage et taux d'accumulation (ou de rejet) sont donc trois leviers pour une meilleure gestion des matières premières non-renouvelables, qui retarderait substantiellement les échéances de consommation cumulée des ressources primaires. Ils ont pour eux d'être pratiquement indépendants les uns des autres et d'être précisément définis.

Un aspect important de ces analyses est de montrer que les approches purement environnementales de la soutenabilité de l'économie, qui se contentent généralement de décompter les ponctions et les rejets dans la nature, sont inopérantes si l'on veut mettre en œuvre des politiques efficaces. C'est un travers que l'on retrouve dans les nomenclatures de comptabilité matière, qui ont tendance à se concentrer sur les flux de matière primaire consommée, alors qu'il est indispensable de raisonner sur les flux de matière totale, qui permettent de mieux apprécier la dynamique réelle de l'économie de la matière. La croissance de l'économie ne repose pas sur la consommation de matières premières primaires, mais de matières premières totales (primaires + recyclage).

C'est ce que montre l'exemple du plomb: si l'on ne considère que l'extraction de matière première primaire, on voit les courbes baisser entre 1970 et 1995, alors qu'en réalité la consommation mondiale de plomb n'a cessé de croître. Le taux de recyclage a augmenté dans cette période jusqu'à atteindre son optimum, et une fois celui-ci atteint la consommation de matière primaire a recommencé à augmenter.

Le recyclage est essentiel, mais il faut se garder de l'illusion qu'il jouerait à lui seul un rôle déterminant dans la préservation des gisements et la réduction des impacts environnementaux des consommations primaires. Rien n'est possible si l'on n'essaie pas de ralentir la croissance des consommations de matières premières ni de maîtriser la croissance des stocks de matière en cours d'usage.

Dans l'immédiat cependant, pour maintenir de la croissance économique tout en stabilisant ces stocks, il faudrait faire tourner de plus en plus vite la machine à recycler?

Ou la faire tourner de mieux en mieux. C'est en tout cas ici que l'on peut chercher une solution compatible avec nos modèles économiques actuels, centrés sur la croissance.

Mais ne nous égarons pas: l'idée n'est pas d'inciter à produire toujours plus de déchets. Le critère significatif n'est pas la masse du flux de déchets, mais sa valeur relative à la consommation de matière. Le véritable levier reste donc l'addition nette aux stocks, et non le flux de déchets. C'est en subordonnant peu à peu la consommation de chaque nouvelle unité de matière première au démantèlement d'une autre unité de matière première, rejetée en déchet, qu'il sera possible d'affaiblir efficacement le taux d'addition aux stocks.

Est-ce possible autrement que par la contrainte?

Les normes qui pourront être édictées, sous forme de quotas par exemple, contribueront à redéfinir la façon dont on prendra le cycle de la matière. Mais cette redéfinition est d'abord un phénomène économique, qui devra être accompagné et probablement anticipé par les acteurs.

Aujourd'hui, on a tendance à focaliser les efforts sur la maîtrise du rejet de déchets, alors que l'analyse dynamique montre que l'essentiel se joue au niveau de la production de matières premières : non plus un flux sortant, mais un flux entrant. Pour le moment, dans les politiques publiques notamment, on cible les producteurs de déchets, en essayant de les inciter à modérer leurs rejets, au risque de privilégier l'accumulation de matières; et l'on cherche à favoriser le recyclage en pesant sur les alternatives offertes au traitement de ces déchets. Or, au fond, la question essentielle n'est pas quelle quantité de déchets est produite, ni quelle part des déchets est recyclée, mais quelle part des matières premières provient du recyclage. On voit ainsi émerger ce qu'on appelle l'écologie industrielle.

Peut-on imaginer, pour activer l'émergence de ces nouveaux cycles de la matière, une rémunération des producteurs de déchets?

Cela existe déjà dans le monde industriel, où les déchets de type cartons et métaux font l'objet d'un commerce. Il peut sembler plus difficile de pousser ce type de rémunération jusqu'aux ménages, mais on observe aujourd'hui en Allemagne l'émergence d'un nouveau modèle, la poubelle bleue, mise directement à la disposition des citoyens par des opérateurs privés qui se rémunèrent sur la vente des contenus.

Il existe de nombreuses façons d'activer la dynamique des flux physiques. Des politiques publiques visant cet objectif peuvent mobiliser des instruments financiers et fiscaux (incitations positives et négatives), mais aussi réglementaires… et leur mise en œuvre peut être progressive. L'exemple des quotas de carbone dans l'Union européenne montre qu'on peut raisonner d'une façon ambitieuse. Il montre notamment que les prix ne sont qu'une partie de la solution, et qu'une forme de rationnement peut avoir une efficacité. On peut théoriquement imaginer un système de certificats où, pour pouvoir consommer des matières premières, il faudrait prouver que quelque part dans l'économie quelqu'un a démantelé une quantité presque équivalente de la même matière. On maîtriserait ainsi le taux d'addition aux stocks.

Autour de cette gestion de la rareté se développeront forcément de nouveaux services, techniques ou financiers. Ils nécessiteront certainement une maîtrise innovante et ambitieuse de l'information, pour localiser efficacement la matière dans l'économie et mettre en relation les acteurs, par exemple. C'est une autre économie qui est en gestation.

Cela amène les entreprises actives sur le recyclage, comme Veolia Environnement, à se déplacer du tri des déchets vers la régénération des matières premières, et à s'intéresser à de nouveaux modèles d'affaires reposant sur la valorisation de l'information. Les lignes bougent, sans doute aussi parce que des lieux de valeur ajoutée apparaissent. Ce sont des opportunités qui apparaissent. Pour apprendre à les repérer, il faut désormais considérer l'ensemble du cycle de la matière.

[Article publié sous CC - ParisTech Review ]

 

        1jan-.12    Wallonie et Bruxelles dopent les primes énergie

         http://www.lesoir.be/actualite/economie/2011-12-29/wallonie-et-bruxelles-dopent-les-primes-energie-886957.php


        La liste complète des primes est sur le site ...

 

 

 

 

 

 

Finding an End to Energy Gridlock

A new book outlines an energy strategy that might actually work.

 David Rotman 12/20/2011

 




In recent years, people who recognize the need to revamp our energy infrastructure have debated whether the priority should be to impose policy-driven changes immediately or to find technology breakthroughs that would radically redefine our energy sources. The answer is that we need both. And in their well-argued new book, Unlocking Energy Innovation, Richard K. Lester and David M. Hart explain not only why this is true but, perhaps more interesting, how to simultaneously begin addressing both priorities.

Transforming our energy system won't be simple or fast. Lester, head of MIT's Department of Nuclear Science and Engineering and founding director of its Industrial Performance Center, and Hart, director of the Center for Science and Technology Policy at George Mason University, describe energy innovation as occurring in three "waves." In their description, the first wave is improving energy efficiency; a second, which will have its largest impact between 2020 and 2050, will involve the deployment of low-carbon energy sources such as renewables and nuclear; and a third wave of radically new technologies, such as carbon-neutral biofuels and advanced solar technologies, will not be a significant factor until after 2050. The authors argue that we must work faster and in parallel on all these types of innovation if we are to have any chance of meeting long-term goals for slashing greenhouse-gas emissions.

It's a simple description of how energy technologies will unfold. But it will shock many that energy sources such as wind and solar are a decade away from making a large impact. It is even more sobering to realize that radically new technologies, some of which have begun appearing in the lab, might be at least 40 years from actual use.

The authors of Unlocking Energy Innovation describe four stages of energy innovation: the creation of new options; demonstration; early adoption; and the optimization of large-scale technologies. The costs associated with each are vastly different, and they increase by roughly an order of magnitude as technologies are scaled up. This analysis highlights one of the most challenging aspects of energy innovation: how to fund and select the demonstration and adoption of new technologies before they are commercially competitive. Lester and Hart call these "learning investments" and point out that they can cost billions of dollars.

Conventional wisdom among many energy experts, particularly economists, suggests that an effective energy policy will be based on supporting research and setting a price, or tax, on carbon emissions. But Lester and Hart say that such a strategy neglects to support the critical middle stages of early adoption and deployment. The problem is that new technologies cost so much a modest carbon price alone will provide few incentives to producers. So how to support these costly stages of energy innovation? Lester and Hart spend much of the book laying out a scheme that they believe might work.

The problem is complex. Specifically, it will require reforming our system of electricity generation and distribution, which is a mess after decades of partial deregulation. Though Lester and Hart readily admit that their proposals might not be the eventual solution, they do offer something that is all too rare these days: a logical strategy for tackling climate change that has both the aggressiveness needed to lower carbon dioxide emissions in the coming years and the planning needed to support the far greater changes needed by midcentury.

Of course, these days it's doubtful whether we have the political will or the consensus in place to overhaul our energy system. But despite the gridlock in Washington, that doesn't negate the need for strategic thinking about the problem. "Incremental changes won't be enough. The system is pretty badly dysfunctional," said Lester in a recent interview. "There's always a pressure to fix it immediately. So people look at the small changes that can get done in a short period of time. But we need to be setting up systems that will work over much longer periods."


 

 

 

29 novembre 2011

                    Communiqué de presse

Dans le cadre de l’enquête publique relative à l’installation d’un incinérateur à déchets papetiers à Givet, l’ASBL PROMETHEE a tenu à marquer son opposition. Elle a fait parvenir l’avis suivant :

Notre association promeut le développement de technologies propres et incite à réduire les impacts négatifs sur l'environnement en province de Namur. Elle veille ainsi à assurer à tous les Namurois un environnement de qualité.

Dans le cas présent, force est de constater que le projet n’utilise pas de  telles techniques : c’est une incinération classique, non seulement de papiers mais aussi de résidus plastiques, ce qui conduira à la production d’émissions d’éléments très nocifs dans l’environnement, malgré l’application de filtres.

Il est à noter que cette pollution doit se comprendre dans le sens où elle contaminera les sols : elle se propagera donc dans toute la chaîne alimentaire, puisque les cultures seront consommées, soit par des hommes, soit par des animaux de ferme qui serviront de nourriture à l’homme. Par ailleurs, il est à souligner que la province de Namur étant une zone rurale qui se situe à l’est de Givet, c’est donc elle qui recevra majoritairement cette pollution. Nous ne pouvons l’accepter.

De plus, cette technique ne cadre pas avec les directives européennes qui font de l’incinération la dernière forme de traitement de déchets. Auparavant, ce sont des techniques de recyclage qui doivent être mises en œuvre. Le projet actuel, s’il se concrétise, ne respectera pas ces directives et surtout, il empêchera la mise en œuvre de telles techniques en traitant des tonnages très importants qui seront, de ce fait, détournés du recyclage.

Notre association a été très active en son temps contre le projet d’incinérateur d’Achêne (Ciney). En fin de compte, le Conseil d’Etat belge a annulé ce projet. Voici l’arrêt rendu par ce Conseil d’Etat, ainsi que ses motivations, à l’adresse URL suivante :

http://www.raadvst-consetat.be/Arrets/145000/900/145925.pdf#xml=http://www.raadvst-consetat.be/apps/dtsearch/getpdf.asp?DocId=6459&Index=c%3a%5csoftware%5cdtsearch%5cindex%5carrets%5ffr%5c&HitCount=43&hits=2b+16d+1b8+38d+3b4+3ca+429+4a2+5c4+610+61a+631+675+68e+690+6a7+706+713+7ae+7de+83a+8be+8e6+924+937+959+988+9e5+a27+c5d+e08+15f0+1620+163a+1878+1894+18ca+19c0+1b49+1b7e+1b9e+202d+20df+&01120520112810

 

 

Pollutec Horizons

salon des éco-technologies, de la performance énergétique et du développement durable.

29 nov. > 2 déc. 2011
Paris Nord-Villepinte

http://www.pollutec.com/

 

 

Croissance économique: dures limites http://www.lalibre.be/societe/planete/article/702085/croissance-economique-dures-limites.html

Entretien, Gilles Toussaint

Mis en ligne le 24/11/2011

 

Si nous ne nous fixons pas de limites, celles-ci s’imposeront à nous.

Auteur d’un célèbre rapport consacré aux limites de la croissance (lire "Repères"), le Pr Dennis Meadows était de passage à Bruxelles ce mardi dans le cadre des Grandes conférences écologiques. Rencontre.

Nous vivons aujourd’hui une crise économique doublée d’une crise écologique et énergétique. Y voyez-vous les premiers signaux d’une “crise de croissance” ?

C’est assez similaire avec la question de savoir si l’on peut affirmer que l’ouragan Katrina est la preuve du changement climatique. La réponse est non, mais cela concorde avec la théorie du réchauffement climatique. Je pense cependant personnellement que les crises auxquelles nous assistons pour l’instant, par exemple la crise de l’euro, ont un lien avec les problèmes physiques. Je m’explique : quand les gouvernements veulent refinancer leur dette, ils doivent payer des taux d’intérêt de plus en plus élevés. Pourquoi ? Parce que les gens qui prêtent cet argent commencent à s’inquiéter de savoir s’ils seront remboursés. L’endettement est fondamentalement construit sur l’hypothèse de la croissance. Emprunter de l’argent avec un taux d’intérêt se justifie parce qu’avec la croissance économique escomptée, le remboursement devrait être plus facile.

A côté de cela, on voit que la production globale de pétrole n’a pas augmenté au cours des cinq dernières années. On a atteint la période de plateau et bientôt ce sera le déclin. Durant cette période, vous ne pourrez plus avoir la croissance que nous avons connue dans le passé. Cela signifie que cette dette ne sera pas remboursée. Je ne parle pas seulement de l’Europe, mais aussi des Etats-Unis qui ont une dette encore plus importante. Bien sûr, beaucoup d’autres facteurs entrent en jeu, mais il y a un lien très fort. Je pense que les gens ne mesurent pas le rôle de l’énergie dans nos sociétés.

Comment voyez-vous les quarante prochaines années ?

Quand nous faisons tourner notre modèle, quel que soit le scénario, la croissance s’arrête avant la fin du XXIe siècle. Je ne sais pas ce qui va se produire, mais je sais que le monde ne peut pas supporter 7 milliards de personnes avec notre mode de vie actuel. Il pourrait en supporter 7 milliards éternellement s’il n’y avait qu’une poignée de riches et beaucoup de pauvres. Mais si l’on veut que tout le monde ait un niveau de vie satisfaisant, il devrait y avoir seulement deux milliards de personnes environ. Mais je n’ai pas de méthode scientifique pour savoir quelle voie nous choisirons. Je sais que le taux de croissance que nous avons connu ces dernières décennies ne peut pas continuer. Je sais que l’énergie est en train de devenir de plus en plus rare et continuera à le devenir dans les quarante prochaines années à coup sûr. Est-ce que ce sera désastreux ? Peut-être pas. Il y a quarante ans, on utilisait bien moins d’énergie qu’aujourd’hui.

On parle aujourd’hui beaucoup de croissance “verte”, c’est une voie crédible ?

Non. Cela comporte des choses utiles, mais quand quelqu’un parle d’industrie verte, je sais qu’il est fondamentalement plus intéressé par la dimension industrielle que par la dimension écologique. On voit beaucoup d’idées basées sur l’hypothèse que nous ne devrons changer les choses qu’à la marge, mais en créant moins de dégâts. C’est un fantasme. Nous devons procéder à des changements drastiques. La croissance verte est mieux que la croissance noire, mais toutes deux sont impossibles.

Que devons-nous faire pour inverser cette tendance ? Réduire notre consommation ?

Nous allons réduire notre consommation. Cela va se produire, que nous aimions cela ou pas. Nous ne devons pas réduire la population, la population va diminuer. La question est de savoir si nous serons très heureux de la manière dont cela va se produire. Donc, que pouvons-nous faire ? Il y a 2 000 ans, la principale forme de gouvernance était tribale. Et parmi les membres de la tribu, il y avait une série de responsabilités et d’obligations mutuelles. Pas pour des raisons économiques, mais juste parce qu’il fallait assurer le futur de la tribu dans son ensemble. Aujourd’hui, ce sens de la communauté, de l’intérêt général a disparu. Il faut redonner aux gens des structures permettant de retrouver le sens de cette responsabilité collective. Nous ne pouvons pas obtenir les changements nécessaires avec seulement des mesures économiques. Cela demande un changement culturel. Les gens doivent évaluer le rapport coûts-bénéfices de leurs actions sur une période de long terme. Nous avons besoin d’un nouveau système de mesures qui prenne en compte autre chose que l’économique, mais aussi le niveau de bonheur, la qualité de la santé, l’état de l’environnement.

Mais les pays en développement peuvent-ils augmenter la qualité de vie de leur population sans croissance économique ?

Laissez-moi poser votre question différemment : est-il possible d’améliorer le sort des gens pauvres dans le monde sans emprunter la même voie de développement économique qu’actuellement ? La réponse est oui, absolument. Si vous êtes réellement inquiets du sort des pauvres, vous pouvez mettre cinq euros dans une enveloppe et les envoyer en Inde. Pourquoi ne faisons-nous pas cela ? Parce que fondamentalement nous n’en avons rien à faire. Nous savons comment aider les gens pauvres et nous ne le faisons pas. Avec le changement climatique, nous savons parfaitement que ce sont les populations pauvres qui souffrent le plus. Si vous voulez vraiment les aider, agissez pour arrêter le réchauffement climatique.

N’est-il pas trop tard pour inverser la tendance et construire un développement durable ?

Je n’aime pas ce terme, je pense qu’il n’a aucun sens. Il est juste utilisé par beaucoup de gens pour justifier ce qu’ils feraient de toute façon. Je préfère parler de la résilience qui consiste à augmenter sa capacité à absorber un choc. Sans résilience, vous avez le chaos. Et avec le chaos vous perdez les libertés. Le grand challenge au cours des dix ou quinze prochaines années est de s’engager dans ce processus en maintenant un système démocratique. Nous avons besoin que ces choix soient faits par les gens et pas par quelques personnes assises autour d’une table.

 

 

 

 

Clean Energy

A Technology Review Special Report focusing on innovations in alternative energy sources and the technologies driving them

http://www.technologyreview.com/specialreports/specialreport.aspx?id=73

 

 

 

 

22 novembre 2011 : Namur  Conférence: Nouveautés PV en RW & Intégration architecturale du solaire photovoltaïque dans les bâtiments

http://www.ef4.be/ 

 

Namur: Salon Energie Habitat: du 25 au 28 novembre 2011

www.energie-habitat.be 

 

Marche-en-Famenne (WEX) : 18-20/11 Salon Energies + 2012 , Energies renouvelables…

http://www.energiesplus.be/fr/salon-economies-energies-batiment-durable

 

11 oct.-11    L'avenir radieux de la cogénération biomasse

http://www.enerzine.com/6/12748+lavenir-radieux-de-la-cogeneration-biomasse+.html

 

ENERIA, une société experte dans les centrales de cogénération équipées de moteurs à gaz et XYLOWATT, société belge (Charleroi) développeur d'une technologie de gazéification qui transforme de la biomasse sèche (bois) en un gaz combustible de haute qualité ont décidé ensemble de signer un accord de collaboration.

Ils entendent ainsi développer la filière de la biomasse énergie renouvelable de petite taille avec plusieurs projets en France et en Belgique, dont un projet de 5 MWe dans les Vosges, pour un investissement supérieur à 20 millions d'euros.

Cette filière de la biomasse « énergie moteur » buttait depuis plusieurs années sur un verrou technologique : la présence de goudrons dans le gaz. Ces goudrons sont présents en grandes quantités dans la biomasse (50 % de la masse du bois) et finissent toujours par se retrouver dans le gaz qui alimente le moteur.

La technologie de XYLOWATT, véritable technologie "propre", garantit la complète conversion de ces goudrons dans le réacteur de gazéification lui-même, réduisant tous les problèmes de maintenance et de fiabilité des équipements développés jusqu’à présent. « J’ai constaté que la composition du gaz était constante et qu’il sortait du gazogène avec très peu de goudrons. La ligne de carburation comme les culasses ou les chambres de combustions sont très propres » a noté Philippe Daverat, past CEO d'ENERIA et promoteur de la gazéification et de la plateforme ENERIA de développement des technologies de gazéification (Moissannes, France), lors d’une visite sur une des centrales opérées par XYLOWATT en Belgique.

Compte tenu des disponibilités en biomasse importantes en Europe, la production d'énergie à partir de cette ressource est en très forte augmentation.

Entre 2000 et 2006, la quantité d’électricité produite à partir de biomasse a été doublée (40,000 GWh/an en 2001, plus de 90,000 GWh/an en 2006) et les prévisions de l'Agence Européenne de l'Energie se situent à une production multipliée par 5 entre 2006 et 2030. Un point également positif : plus de 80% de cette augmentation proviendra de la cogénération.

L’accord de partenariat signé ce jeudi 6 octobre à Montlhéry prévoit qu’ENERIA et XYLOWATT développent ensemble les marchés belge et français de la cogénération biomasse dans une gamme de puissance comprise entre 1 à 5 MWe. "Cette tranche de puissance est idéale pour nos projets", a indiqué Gilles Barchman, CEO de XYLOWATT.

"En effet, tout d’abord ENERIA dispose d’un moteur, le CAT 3516A+, parfaitement adapté au fonctionnement au gaz de bois et dans tous ses mélanges avec du gaz naturel. "Les pièces de rechange sont toujours rapidement disponibles et sa fiabilité est exemplaire. Ensuite, cette dimension de projet est la plus adaptée pour maximiser les retombées locales. Nos projets sont de taille raisonnable, efficaces sur le plan énergétique et ne créant pas de tension sur la ressource. Ils sont en plus créateurs d'emplois locaux" a t'il expliqué ensuite.

Le premier projet sur lequel les équipes collaboreront intensivement est localisé dans les Vosges (5 MWe, environ 20 MEUR d’investissements), dont les études détaillées débuteront dans les toutes prochaines semaines. Un autre projet est également identifié en Belgique, à Bruxelles (1 MWe, 6,5 MEUR), avec de la traverse de chemin de fer comme combustible. Dans ce cas le permis d’environnement et d'exploiter a déjà été délivré.

ENERIA envisage aussi de poursuivre le développement de sa plateforme de démonstration de 1 MWe à Moissannes (87). L’objectif d'ENERIA et des partenaires du projet est de transformer le site de Moissannes en plateforme collaborative de développement des technologies de valorisation de la biomasse en cogénération.

« Ce partenariat avec XYLOWATT nous réjouit. Nous avons là un partenaire parfaitement complémentaire avec nos activités en cogénération et en énergie renouvelable. Nous allons nous intéresser prioritairement maintenant, sur la France, au secteur des scieries, qui est une cible commerciale de choix où nous avons des solutions extrêmement attractives à proposer, adaptées à la taille de ces sites industriels » a conclu Thierry Robert, Directeur Général d'ENERIA.

 

 

18/10: Beez: conférence: Vers une construction neutre en énergie

Programme sur : http://www.cstc.be/homepage/download.cfm?dtype=agenda&doc=themadagFR1.pdf&lang=fr

 

 

 

Nantes: Micro-algues: réunion des professionnels des ressources biomarines…

Les micro-algues, le carburant vert de demain?
http://www.7sur7.be/7s7/fr/2666/Ma-Vie-En-Vert/article/detail/1317550/2011/09/12/Les-micro-algues-le-carburant-vert-de-demain.dhtml

Les professionnels des ressources biomarines sont réunis à Nantes pour une convention internationale. L'enjeu des micro-algues suscite la convoitise des plus grands groupes mondiaux...

Elles peuvent produire du pétrole tout en absorbant des masses de CO2 et de nitrates: scientifiques et industriels sont entrés en course pour faire des micro-algues une future réponse aux problèmes d'énergie et de réchauffement climatique.

"Aujourd'hui, le carburant extrait des micro-algues est dix fois trop cher. L'enjeu est de le rendre compétitif dans les dix ans", indique Jean-Paul Cadoret, directeur du laboratoire de biotechnologie des algues à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer).

Face à un pétrole de plus en plus cher et de plus en plus rare, et alors que les agrocarburants ont montré leurs limites en concurrençant les productions alimentaires, "l'or bleu" est devenu une option de choix. "C'est la course. Des milliards de dollars sont investis en ce moment dans la recherche. ExxonMobil a débloqué 600 millions de dollars et Shell, EADS, Airbus, Boeing, la Nasa et même Bill Gates investissent", souligne M. Cadoret.

Un rendement immense
Alimentées en lumière, en CO2, en nitrates et en phosphates, ces algues de quelques dizaines de microns peuvent se concentrer au point de produire plusieurs dizaines de tonnes de biomasse à l'hectare. Avec un rendement virtuel à faire pâlir tous les autres agrocarburants: "de 20 à 25.000 litres à l'hectare, contre 6.000 pour l'huile de palme", la plus performante actuellement exploitée, selon M. Cadoret.

Stan Barnes, PDG de la société américaine Bioalgene, veut croire qu'il lui sera possible de produire un tel carburant "à moins de 2 dollars le gallon (3,78 litres) d'ici cinq ans". Un pari ambitieux mais rendu possible, selon lui, par une configuration très favorable du site qu'il développe aux Etats-Unis: celui-ci est abondamment alimenté en CO2 par la centrale électrique au charbon de Portland, dans l'Oregon (nord-ouest), et tire ses nitrates de lisiers agricoles.

"Restons prudents"

"Outre le carburant, les micro-algues produisent des nutriments et des éléments chimiques commercialisables, et la société électrique nous achète des droits à polluer en échange de son carbone", résume l'industriel, qui dit penser produire "un million de gallons et 200.000 tonnes de biomasse dans dix ans". Un objectif que tempère Jack Legrand, directeur du laboratoire de recherche Gepea de l'université de Nantes, selon qui "la technologie ne sera peut-être pas mûre avant vingt ans".

Car tous les professionnels s'accordent à le dire: l'élevage des micro-algues et l'extraction d'huile sont maîtrisées à petite échelle, mais l'enjeu est de parvenir à transposer cette technologie à un niveau industriel. "Il y a un potentiel extraordinaire, mais on est encore en énergie négative: le pompage, la centrifugation, le séchage consomment beaucoup", souligne M. Cadoret. Pour lui, la viabilité de la filière passera, comme M. Barnes l'envisage, par une valorisation parallèle des sous-produits des algues.

Aéronautique

Les producteurs d'or bleu savent pouvoir compter sur un futur client fidèle: le secteur aéronautique. "On peut trouver des solutions alternatives au pétrole pour la circulation terrestre et maritime. Mais pas pour les avions", souligne le chercheur de l'Ifremer.

Le constructeur européen EADS ne s'y est pas trompé: il a fait voler au salon aéronautique de Berlin, en juin 2010, un bi-moteur propulsé au pétrole de micro-algues. Et son projet d'hypersonique des années 2050, le ZEHST, prévoit le recours au même carburant. (afp)

12/09/11 04h33

 

(rappel)

http://www.larecherche.fr/content/system/media/ademe.pdf

En savoir plus

Inventons notre futur

Inventons notre futur
En partenariat avec l'ADEME
 

 

 

24 juin.-11    Dossier Biofuels

http://www.nature.com/nature/outlook/biofuels/index.html

Biofuels

Vol. 474 No. 7352_supp ppS1-S43

·         In this Supplement

·         Outlook

·         Collection

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·         Request a free copy

 

·         Biofuels have big boots to fill. After more than 150 years of using petroleum and its products we have become dependent on it. First generation biofuels are showing us both the potential and the pitfalls of this sustainable technology – second and subsequent generations could help us realize a fossil-fuel-free future.



( ... )

Outlook

Top

·        

·         Peter Fairley

Nature474, S2–S5 ()

·        

·         Duncan Graham-Rowe

Nature474, S6–S8 ()

·        

·         Neil Savage

Nature474, S9–S11 ()

·        

·         Katharine Sanderson

Nature474, S12–S14 ()

·        

·         Neil Savage

Nature474, S15–S16 ()

·        

·         Jeremy Martin

Nature474, S17 ()

·        

·         Natasha Gilbert

Nature474, S18–S19 ()

·        

·         Lee R. Lynd & Jeremy Woods

Nature474, S20-S21 ()

·        

·         Martin Robbins

Nature474, S22–S24 ()

·        

·         Marcia Moraes

Nature474, S25 ()

Collection

Top

·        

·         Scott R. Loarie,

·         David B. Lobell,

·         Gregory P. Asner,

·         Qiaozhen Mu &

·         Christopher B. Field

Nature Climate Change1, 105-109 ()

·        

·         Eric J. Steen,

·         Yisheng Kang,

·         Gregory Bokinsky,

·         Zhihao Hu,

·         Andreas Schirmer

·         + et al

Nature463, 559-562 ()

·        

·         Hal Alper &

·         Gregory Stephanopoulos

Nature Reviews Microbiology 7, 715-723 ()

Podcast

Podcast

·          

·         The next generation of biofuels will be made from the chewy, inedible bits of plants. The Nature Podcast investigates who’s behind them

 

 

 

 

 

Contact: RJ Taylor
newsroom@wgsi.org
519-569-7600 x5371
Perimeter Institute for Theoretical Physics



Unprecedented international meeting releases preliminary vision for our energy future

Global energy summit in Waterloo, Canada offers ideas for action on sustainable low-carbon electricity

Waterloo, Ontario, Canada, June 9, 2011 – A unique, international summit of scientists, engineers, entrepreneurs and future leaders from around the world has concluded with the release of the Equinox Summit: Energy 2030 Communiqué. The event's preliminary report includes visionary proposals for transformative action to reduce the electricity-related emissions that drive global warming.

The full Equinox Communiqué is now available at: http://wgsi.org/files/EquinoxCommunique_June9_2011.pdf

The Communiqué identifies a group of technological approaches and implementation steps that have the potential over the coming decades to accelerate the transition of our energy systems toward electrification and, in the longer term, toward an energy future where our dependence on fossil fuels is greatly reduced.

"Given the right support, the six priority actions we have identified can catalyze change on a global scale, from the cities of the developed world, to the billions of people who live in towns and villages that lack adequate access to electricity to provide the central link to improvements in the quality of life," said summit advisor Professor Jatin Nathwani, Executive Director of the Waterloo Institute for Sustainable Energy at the University of Waterloo and Ontario Research Chair in Public Policy for Sustainable Energy.

Can we low-carbon power the planet in 20 years?

Equinox Summit: Energy 2030 participants came together to intensely explore, discuss and propose how science and technology can catalyze the urgent change required.

With representatives from countries including Canada, Brazil, China, Costa Rica, Indonesia, Nigeria, the USA, and more, the Equinox Summit embodied the realities, challenges, and hopes of the enormously diverse global community – from those living in the world's 21 mega-cities of more than 10-million inhabitants, to the one-third of humanity who survive without electricity.

An electricity roadmap for nations

The Equinox Communiqué is a brief snapshot of the ideas and visions developed by the Summit participants, who aimed to address the great complexity of transitioning to low-carbon electricity production. It provides a series of immediate, concrete opportunities for action by industry and governments, both locally and internationally. These ideas will be explored in more detail in a future document, the Equinox Blueprint: Energy 2030.

The pathways described in the Communiqué include: accelerating implementation of technologies to enable the integration of large-scale renewable sources of power, such as wind and solar, into existing electricity grids; new ways to develop low-carbon transportation; ways to build energy-smart cities; and means of providing sustainable electricity to those who currently live without it.

The Equinox Communiqué compliments a comprehensive online video resource of archived lectures and discussions by world-leading thinkers on achieving a low-carbon, sustainable electricity future.

That resource includes:



What's next

The ideas outlined in this Communiqué will form the basis of a detailed document that will be produced in coming months – the Equinox Blueprint: Energy 2030. Equinox Blueprint: Energy 2030 will paint a picture of the challenges faced by society in energy, detail forecasts from various global and national agencies for the likely state of affairs in 2030, and list the Equinox Summit's recommendations and proposals to address these.

 

Equinox Blueprint: Energy 2030 will be aimed at informing, advising and inspiring science and technology influencers, industry leaders and governments globally. It will focus on how science and technology can contribute to the challenges faced. It will offer practical, real-world solutions – based on the latest scientific thinking – and offer recommendations for investment and focus, and for the coordination of national and international scientific and engineering efforts which may, over the next 20 years, help address energy challenges in a meaningful way.

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Cover online
Watch the archived Equinox Summit: Energy 2030's video content, including the Summit's concluding session at http://wgsi.org/video.

About the Equinox Summit: Energy 2030
The Equinox Summit: Energy 2030 was the inaugural event of the Waterloo Global Science Initiative (WGSI), a non-profit partnership, founded in October 2009, between Perimeter Institute for Theoretical Physics and the University of Waterloo. WGSI's mandate is to catalyze longterm thinking and solutions to the world's most fundamental social, environmental and economic challenges using science and technology. WGSI provides a rare opportunity for great minds to come together, share new ideas and collectively work towards a better future. For more information, visit http://wgsi.org.
TVO is the presenting media partner for the Equinox Summit: Energy 2030. For more information TVO, visit www.tvo.org.

Media Contacts
Equinox Summit: Energy 2030 Media Centre (open until 9:00 PM ET, June 9, 2011)
+1 (519) 569 7600 x7506
RJ Taylor
WGSI Communications Liaison
+1 (519) 569 7600 x5371
newsroom@wgsi.org

 

 

Scientific American Magazine » May 2011 

7 Radical Energy Solutions

Cover Image: May 2011 Scientific American Magazine

The failure rate may be 90 percent, but if any of these exotic technologies succeeds, it could significantly improve energy security and efficiency

·         Scientists and engineers are trying to develop long-shot technologies that could drastically change the energy game.

·         New power sources could be created by igniting fission reactors with laser-driven fusion explosions that consume spent nuclear fuel, a hazardous waste. Other machines could convert sunlight and carbon dioxide into fuel that displaces gasoline.

·         Energy efficiency could be raised significantly by magnets that revolutionize air conditioners and by shape-memory alloys that boost mileage in cars.

 

 

Climat : le cri d'alarme lancé par les experts
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/31/climat-le-cri-d-alarme-lance-par-les-experts_1529910_3232.html


Editorial du "Monde"

LEMONDE| 31.05.11 | 14h18

Les émissions mondiales de CO2 ont atteint leur plus haut niveau historique en 2010. Elles exposent la planète à un risque de réchauffement incontrôlé. L'alerte donnée par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), lundi 30 mai, mérite d'être entendue.

Alors qu'une partie du globe, de la France à la Chine, subit un exceptionnel épisode de sécheresse, un phénomène qui pourrait devenir de plus en plus fréquent selon les experts, le climat semble n'avoir jamais été aussi absent des préoccupations.

Les plus riches de la planète, réunis à Deauville les 26 et 27 mai pour un nouveau G8, ont effleuré le sujet - pour confirmer leur refus de s'engager dans un accord contraignant.

Tout plaide, pourtant, pour que le climat reste au centre des priorités de la communauté internationale. Pour commencer, la multiplication des événements météorologiques extrêmes. Les dérèglements annoncés par les climatologues se vérifient chaque jour un peu plus, infligeant à l'économie mondiale des pertes considérables.

Les interrogations sur le nucléaire après la catastrophe de Fukushima obligent, ensuite, à repenser notre avenir énergétique. L'Allemagne, qui vient de décider de sortir de l'atome dès 2022, se transforme en laboratoire. Le remplacement du nucléaire, faible émetteur de CO2, se fera-t-il par des énergies renouvelables ou bien du gaz et du charbon, au risque, dans cette dernière hypothèse, de troquer le risque nucléaire par le péril climatique ?

Enfin, la flambée du cours du pétrole, qui rend un peu plus compétitives les énergies renouvelables, devrait inciter les Etats à subventionner davantage les technologies "vertes", et non les énergies fossiles.

Pour avoir une chance de maintenir le réchauffement sous la limite de 2 0C d'ici à la fin du siècle, les émissions de CO2 doivent non seulement cesser d'augmenter, mais commencer à baisser dès 2015.

Cet objectif nécessite des investissements massifs dans les énergies renouvelables et les économies d'énergie. Il est peu probable que les gouvernements prennent ce chemin en l'absence d'un accord international ambitieux.

Or, pour l'instant, les engagements de réduction des émissions de CO2 ne représentent que 60 % de l'effort nécessaire. Nombreux sont les pays en développement à attendre que l'Europe, historiquement en pointe sur la question du climat, continue à jouer un rôle moteur.

L'Union européenne s'est déjà engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 % d'ici à 2020 par rapport au niveau de 1990. Faut-il aller plus loin : aller à 30 %, au risque de faire cavalier seul ?

Sept pays européens sont pour ; la France tergiverse. Le Conseil européen des ministres de l'environnement, le 21 juin, donnera aux Vingt-Sept une chance de remettre le climat au premier plan. Ce serait une bonne chose.

Mais, sans l'engagement des Etats-Unis, de la Chine et de l'Inde, principaux émetteurs de la planète, les émissions de CO2 continueront de s'envoler.



Article paru dans l'édition du 01.06.11

 

 

 

 

Dossier spécial véhicules électriques


couverture du numero 202 du journal des energies renouvelables

Demain les centaines de milliers de batteries des véhicules électriques pourront être utilisées comme un immense volant de stockage !

Adapter la production électrique à la demande, c’est le casse-tête des gestionnaires de réseaux. Ce défi, auquel s’ajoute l’intégration d’une part croissante d’énergies renouvelables variables, est traditionnellement relevé en faisant appel à différentes formes de stockage de l’énergie : stockage chimique (hydrocarburant), stockage gravitaire (barrages hydrauliques), ou stockage virtuel en interconnectant les réseaux électriques. Mais un nouvel acteur émerge dans la famille des stockeurs : l’ensemble des batteries des véhicules électriques.





A lire aussi dans ce numéro

Solaire photovoltaïque
Une filière en état de choc
Le nouveau cadre juridique attendra 2012

Éolien
Rencontre avec le gardien des nuits éoliennes

Biomasse
Quelle rentabilité pour un projet bois ?
Airbus conjugue bois et efficacité énergétique
Le Sud-Est des États-Unis lorgne vers l’Europe

 

 

 

 

 

dossier "Spécial nucléaire" 

dans le magazine " Le Point " ( n° 2010 )  

et http://www.lepoint.fr/dossiers/monde/japon-la-grande-peur/

 

 

 

 

 

 

 
http://www.cursus.edu/?module=directory&action=get&subMod=PROD&uid=14630 

Le tour du monde en 80 déchets

Un jeu sérieux pour apprendre à trier ses déchets.

L'élimination des déchets est encore problématique, malgré les consignes de tri. Le SYTRAD (Syndicat de Traitement des déchets d'Ardèche Drôme) l’a compris et propose un jeu sérieux sur son site intitulé "Le tour du monde en 80 déchets".

Reprenant le titre d’un célèbre roman de Jules Verne, les jeunes joueurs sont conviés à se promener de par le monde afin de trier les déchets selon les normes communes de tri adoptées en France. Différents rebuts flotteront sur le chemin d’un des quatre avatars à choisir. Il faudra alors se servir d’un trieur en forme de fusil qui les enverra dans :
 
Pour s’aider, le joueur pourra lire la description du déchet qui est inscrite en bas à droite de son écran. Une façon de se faciliter la vie, car malheureusement, les dessins ne sont pas toujours clairs. Néanmoins, on finit par apprendre par cœur la liste des déchets, parce qu'ils reviennent régulièrement au cours du jeu. Dommage! L’aspect « score du jeu » intéressera les gamers.

De plus, l’initiative comprend 3 jeux-questionnaires (choix multiples, vrai ou faux?, qui suis-je?), des informations sur le recyclage, des actions concrètes à mener et un lexique des différents termes liés à cette industrie environnementale. Une autre façon amusante, comme il en existe plusieurs sur la Toile, de sensibiliser les jeunes générations à la récupération et à l'élimination des déchets.

http://www.sytrad.fr/pedagogique/college2.htm


 

 

 

 

The Energy Report   à télécharger:

http://www.wwf.be/fr/que-faisons-nous/faire-pression/the-energy-report/717   

 

95% de sources d'énergie renouvelable en 2050

 

100% d'énergie renouvelable est possible d’ici 2050

 

 

 

YESS Energies alternatives - Bilan général (partie 1/5)

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65720.htm

Du 10 au 12 janvier dernier, la Mission pour la Science et la Technologie a organisé, sur le campus de l'Université Texas A&M (TAMU) à "College Station", un Young Engineers and Scientists Symposium (YESS) sur le thème des énergies non fossiles [1]. Cet évènement, auquel participaient le Centre Européen de TAMU, la Mission Scientifique du Consulat Britannique à Houston et les Départements d'Ingénierie Mécanique et Nucléaire de TAMU, a réuni plus de 170 participants.

Une conférence originale

L'objectif de la conférence était de dépasser différentes barrières: les barrières géographiques tout d'abord, en réunissant des européens et des américains; les barrières thématiques, en proposant un programme transdisciplinaire sur différents domaines énergétiques - nucléaire, solaire, éolien, géothermique - et en apportant aussi le point de vue des économistes ou encore des personnes en charge des régulations; les barrières professionnelles enfin, en permettant la rencontre entre chercheurs, ingénieurs, responsables gouvernementaux et responsables d'établissements de recherche.

Les présentations ont permis d'exposer les participants aux questionnements, aux difficultés et aux attentes rencontrés par les autres acteurs dans le domaine de l'énergie. A ce titre, la conférence a réellement permis de dessiner une perspective globale sur les questions énergétiques, aussi bien en terme de recherche, de régulation, que de conséquences sociétales. Les participants ont extrêmement apprécié l'originalité de cette rencontre, qui diffère fortement des conférences thématiques auxquelles ils sont habitués. Les jeunes chercheurs ont eu l'occasion d'entendre et de rencontrer des intervenants très qualifiés et de nouer des contacts pour leur future carrière. Les jeunes américains ont pu aussi s'ouvrir des possibilités concrètes de séjour de recherche en France ou au Royaume-Uni.

Les grands enseignements à tirer de ces échanges

Le monde vit actuellement une période d'insécurité énergétique. Le développement économique d'un état ou d'une région est fortement dépendant de ses capacités énergétiques. Avec l'émergence de nouveaux pays, la demande énergétique ne cesse de croitre dans un contexte où les ressources restent limitées. Le coût de l'énergie pèse sur les possibilités de croissance économique. A cela s'ajoute une insécurité sur les conséquences que pourrait avoir la production énergétique actuelle sur l'environnement, notamment sur le climat.

Le coût de l'énergie, son impact environnemental et la sécurité énergétique sont désormais les trois piliers qui influencent le cadre énergétique mondial. A l'heure actuelle, les énergies fossiles -pétrole, gaz et charbon - dominent, de part leur faible coût. Mais les conséquences géopolitiques de la dépendance à ces formes d'énergie ainsi que la conséquence de leur utilisation sur l'environnement sont en train de changer la donne.

A l'heure actuelle, les Etats-Unis importent près de la moitié de leur consommation de pétrole. Une situation similaire s'observe en Europe avec une forte dépendance au gaz et pétrole russes. La quête de l'indépendance énergétique, qui se présente comme un paramètre stratégique clé pour le développement économique, est au coeur des préoccupations. Cette sécurité énergétique se gagne par une diversification des sources, de la même manière qu'une entreprise assure sa stabilité par un portefeuille d'activités diversifié. Le développement de sources alternatives aux énergies fossiles - nucléaire, solaire, éolien, géothermique - pour le moment moins compétitives économiquement présente donc un intérêt stratégique pour tous les états. A cela s'ajoute le fait que l'impact environnemental de ces sources d'énergie est largement inférieur à celui des énergies fossiles, dans la perspective du changement climatique envisagé. Cependant, ces formes d'énergies posent des problèmes complexes à la fois sur le plan technique et géopolitique.

L'énergie solaire est abondante mais pour obtenir des rendements importants lors de sa récupération par effet photoélectrique, photocatalyse ou centrale solaire, d'importantes avancées en recherche et développement sont encore attendues. Les énergies renouvelables comme le solaire et l'éolien sont des énergies intermittentes. Il faut pouvoir les intégrer de manière efficace dans une grille de distribution d'électricité intelligente, la fameuse "smart grid". L'autre option consiste à mettre au point des processus mécaniques ou chimique (production de dihydrogène) pour stocker l'énergie produite par ces processus. Enfin, les sources d'énergies alternatives ne sont pas non plus réparties uniformément sur la planète, imposant des négociations et des partenariats entre états.

Le développement du nucléaire se confronte, lui, à d'autre enjeux. Le premier consiste à mettre à disposition le nucléaire civil en assurant une non-prolifération des armes nucléaires. Le second se résume à pouvoir maintenir la sécurité des installations et le traitement responsable des déchets produits. La fusion nucléaire pourrait lever ces deux obstacles mais d'importants développements seront nécessaires pour en assurer la réalisation commerciale, d'ici la fin du siècle. Le prix d'entrée technologique dans le club des pays nucléarisés est tel aujourd'hui que seule une coopération internationale en recherche et développement dans ce domaine peut soutenir son développement.

Enfin, le secteur de l'énergie est un secteur très pluridisciplinaire. La formation d'un personnel qualifié capable d'appréhender toutes les facettes du domaine est aujourd'hui une priorité des universités et des industriels.

Que les acteurs soient publics ou privés, la situation actuelle est extrêmement complexe. Celle-ci rend difficile les investissements et la mise en place d'une régulation efficace, qui ne peuvent que s' envisager sur le long terme. Seuls le dialogue, la coopération et la compréhension entre les acteurs peuvent offrir une vision éclairée, une perspective globale, permettant de limiter les erreurs. Tel était l'objectif de ce YESS organisée par la Mission pour la Science et la Technologie, un objectif pleinement atteint de l'avis de l'ensemble des participants.

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A lire également :

"YESS Energies alternatives" :

- Partie 2 : Economie, régulation et collaboration internationale
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65721.htm

- Partie 3 : Energies renouvelables et stockage
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65722.htm

- Partie 4 : Energie nucléaire : fission et fusion
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65723.htm

- Partie 5 : Eduquer une force de travail dans l'énergétique
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65724.htm

Le site internet de la conférence : http://yess2011.tamu.edu/

Source: YESS Energies alternatives : une perspective globale, College Station - TX, 10-12/01/2011

Mentions légales: BE Etats-Unis numéro 233 (28/01/2011) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65720.htm

 

 

 

 

Contes de l'ère électrique De Pierre Zweiacker - Presses polytechniques et universitaires romandes

 e-book gratuit
 
Contes de l'ère électrique - Peut-on rire de tout ? Y compris de la science, de l’art, de la religion ou de la politique ? La réponse est un oui résolu ! Ceux qui ne supportent pas la critique par le ridicule sont ceux qui la méritent. Il faut donc se gausser de tout, même de la recherche scientifique. Car celle-ci n’est pas du tout ce que les profanes imaginent. Ce n’est pas une marche, certes difficile mais tout de même triomphale, de concepts géniaux en idées irrésistibles.
 
Le livre de Pierre Zweiacker constitue ainsi un apport positif à l’image que l’on doit se faire de la science, en particulier du chapitre de la physique qui traite des phénomènes électriques. Le sujet est particulièrement bien choisi, parce que le phénomène est demeuré très longtemps mystérieux, propice à toutes les interprétations farfelues. Seule l’obstination de quelques chercheurs illuminés a suscité des applications techniques à partir de la fin du dix-neuvième siècle. Mais cela ne s’est pas opéré dans la lucidité...télécharger le eBook
 
 
232 pages  -  inscription gratuite nécessaire

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Madame, Monsieur,

 La ville de Namur et BATI-INFO vous invitent à une soirée gratuite d’information sur l’Habitat et l’Energie.

Où et Quand ?

Le jeudi 20 janvier 2011  à partir de 18h30 à la salle du cinéma ‘’ Cameo 2’’ située rue des Carmes 45-51 à 5000 Namur.

Pour qui ?

Pour tous les citoyens

qui projettent de construire
qui souhaitent rénover leur habitat
qui désirent diminuer leur consommation d’énergie et accroître leur confort

Pour les membres du corps enseignant ... qui souhaitent promouvoir le développement durable auprès des jeunes
Pour les professionnels du bâtiment : architectes, entrepreneurs, chauffagistes …Qui souhaitent proposer les bons choix énergétiques à leurs clients

Pour Quoi ?

Nous y passerons en revue  les précautions à prendre pour établir votre projet, les procédures administratives à respecter ainsi que les primes et incitants fiscaux.                                                               
Dès lors, nous vous expliquerons les nouvelles réglementations à respecter mais nous examinerons plus en détail la problématique de l’énergie pour vous permettre de faire les bons choix conduisant à de substantielles économies.

Vous avez certainement des questions sur le type d’isolation à employer, sur les énergies renouvelables, sur le type de châssis à utiliser, sur les primes et incitants fiscaux, etc…

Préparer toutes vos questions éventuelles concernant votre projet, nos spécialistes neutres  se feront un plaisir de vous répondre et de vous aider au mieux et ceci gratuitement.

Comment participer ?

Investir dans votre habitat est sans aucun doute, la plus sage décision que vous puissiez prendre aujourd’hui et vous avez certainement  des questions qui demandent réponse pour optimiser votre investissement.

Rassemblez les questions éventuelles concernant votre projet et confirmez sans tarder votre présence à la soirée d’information.

Pour la bonne organisation, pourriez-vous nous confirmer votre présence, le nombre de personnes qui vous accompagne par retour de mail svp ou en téléphonant à BATI-INFO au 0475-896.462 ou à la commune, M. Cédric Maillaert  au 081-24.69.16.                   

Et n’oubliez pas de noter ce rendez-vous de l’habitat et de l’énergie dans votre agenda !

 

PROGRAMME

18h30 Accueil

Vous pourrez déjà vous documenter en dégustant la boisson et les coupe-faim qui vous seront offerts gracieusement.

19h00 Première partie : mener à bien son projet

Construire ou rénover un habitat est une expérience importante qu’il s’agit de mener à bien.

Monsieur Didier Hermans, Directeur de BATI-INFO, vous rappellera toutes les précautions à prendre lors d’un projet de construction ou de rénovation. IL vous informera aussi, de manière tout à fait neutre, des différentes options possibles dans les différents domaines où vous devrez faire un choix. Il vous informera des nouveaux règlements à respecter et des primes et incitants fiscaux disponibles.

Le guide de la construction et de la rénovation BATI-INFO sera disponible pour compléter cet exposé avec de nombreux renseignements et adresses pour vous aider dans le choix des solutions qui vous conviennent le mieux

20h00 Seconde partie : le défi énergétique

Réaliser ou rendre un habitat durable, c’est avant tout faire les bons choix dans le domaine de l’énergie, un poste dont l’importance sera de plus en plus cruciale sur le plan économique et environnemental.

La conférence de Monsieur Paul Cobut, Ingénieur spécialisé dans les matières énergétiques, fera le point sur ce challenge énergétique et environnemental, défi pour les décennies à venir.    Il brossera un tableau de la situation réelle des problèmes à résoudre  et vous guidera vers les meilleures  solutions pratiques pour vous mettre à l’abri d’une pénurie future ou d’une évolution dramatique des coûts. Nul doute que cette conférence vous réservera quelques surprises.

Un vade mecum sera mis à votre disposition pour vous permettre d’investir de manière optimale dans l’amélioration énergétique de votre logement.

21h00 Troisième partie : questions - réponses

Ce sera le moment de poser les questions qui vous préoccupent et qui demandent un éclairage particulier ou complémentaire. Les conférenciers s’efforceront,  de manière neutre et dénuée de tout intérêt commercial, à vous donner des réponses claires et pragmatiques à vos problèmes.

  

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Just out

World Energy Outlook 2010

Energy-sector perspectives to 2035

 

• What will it take to meet climate goals defined in the 2009 Copenhagen Accords? 

• How might government climate action affect the world's oil markets?

• What would change if inefficient fossil-fuel subsidies were phased out?

• How far will Asia's dynamic economies shape tomorrow’s global energy landscape?

• What role will renewables play in a clean, secure energy future?

• Will trends in Caspian energy markets have major effects on global energy supply?

• What are the prospects for unconventional oil?

• How can universal access to modern fuels become a reality?

IEA’s World Energy Outlook (WEO 2010) addresses these questions and a host of other pressing energy-sector issues against a backdrop of ongoing uncertainty, not least over the pace of global economic recovery. Consult the WEO 2010 table of contents.

A new scenario in the IEA's WEO 2010 models effects of the broad policy commitments and plans that have been announced by countries around the world for reducing greenhouse-gas emissions and phasing out fossil-energy subsidies.

This year’s IEA flagship publication takes a long, cool look at effects of government policies on energy technology RD&D, on prices of energy services and on energy users’ behaviour patterns. It looks at the gas glut and how long this is likely to dominate energy markets, as well as the prospects for unconventional oil. 

With extensive updated data, projections and analysis,
WEO 2010 provides invaluable insights into how the world's energy systems could evolve over the next quarter of a century. This book is essential reading for anyone with a stake in the energy sector.

 

IEA World Energy Outlook 2010 
Over 700 pages of analysis, more than 400 figures/tables.

For more about the IEA’s World Energy Outlook 2010, click here. The Outlook can be purchased in various formats, including pdf for multi-users. Click here to order.

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Copyright OECD/IEA, © 2010 www.iea.org 

 

 

 

 

 

Dans les kiosques :

http://www.imagine-magazine.com/lire/spip.php?rubrique92 


DOSSIER SPECIAL CLIMAT
(40 pages)

 

 

 

Nouveau rapport disponible au téléchargement : 

                            "Livre blanc de la NEDO sur les technologies des énergies renouvelables"

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64400.htm

L'Organisation pour le Développement des Energies Nouvelles et des Technologies Industrielles (NEDO) a publié en juillet 2010 un livre blanc sur les énergies renouvelables qui fait le point sur le développement des différentes technologies, au Japon et dans le reste du monde. Il compile en outre les feuilles de route, entre autres celles fixées par le gouvernement japonais.

Le développement des énergies renouvelables constitue un des axes principaux de la stratégie du Japon pour réduire d'ici 2020 ses émissions de gaz à effet de serre de 25% par rapport aux niveaux de 1990. Le secteur constitue en outre un formidable moteur économique qui assurera une compétitivité internationale aux entreprises nippones. Enfin, l'utilisation des nouvelles énergies devrait permettre de réduire la dépendance du pays aux importations de pétrole et renforcer ainsi sa sécurité énergétique. C'est le concept des "3E", qui est à la base de la politique énergétique du pays : Energy Security ("sécurité énergétique"), Environment ("Environnement") et Economic Efficiency ("Efficience économique").

Selon le "Plan de base pour l'énergie du gouvernement", révisé en juin 2010, les énergies renouvelables représenteront en 2020 un dixième des énergies primaires consommées dans le pays. Elles pourraient alors constituer un marché de 5.000 milliards de yens (47 milliards d'euros), et être à l'origine de la création de 1,4 million d'emplois. Aussi le gouvernement et la NEDO s'investissent-ils fortement dans ce domaine stratégique, où de nouveaux développements technologiques restent nécessaires.

Télécharger gratuitement ce rapport au format PDF :
http://www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm10_032.htm


Livre blanc de la NEDO - 27/07/2010 (japonais) - http://www.nedo.go.jp/library/ne_hakusyo/index.html

Au sommaire de ce document :

1. L'énergie solaire photovoltaïque
2. L'énergie éolienne
3. L'énergie issue de la biomasse
4. L'énergie solaire thermique
5. L'énergie des vagues
6. L'énergie thermique des mers
7. L'énergie hydraulique (petites et moyennes unités de production d'électricité)
8. L'énergie géothermique
9. L'énergie issue des sources chaudes
10. La neige et la glace
11. L'énergie des courants marins
12. La production d'électricité par effet thermoélectrique
13. La production d'électricité par des modules piézoélectriques
14. Réutilisation de la chaleur produite dans les usines
15. Valorisation du gradient thermique entre l'air et l'eau
16. Les réseaux et les communautés intelligents


 

 

 

 

 

http://www.larevuedurable.com/editions/38.0.php 
 
http://www.larevuedurable.com/editions/38.1.php
 

Le dossier

 

Energie : les territoires sur la voie de la transition

Préparer l’avenir, c’est sortir au plus vite de l’ère éphémère du pétrole et, d’une manière générale, des énergies fossiles. Or, entre la myopie des Etats et du monde de la finance sur ce chapitre et l’inaptitude des actes individuels seuls à répondre à un défi d’une telle envergure, il y a de la place pour le désespoir… ou pour un vaste mouvement social fondé sur un autre mode de vie et capable d’en faire l’horizon commun.
 
Ce mouvement, dit de la transition, balbutie à peine en Europe francophone, mais affiche une belle vigueur outre-Manche et dans la plupart des pays anglo-saxons. Là-bas, des milliers de personnes le rejoignent de façon résolue, inventive, constructive et festive. Ils élaborent des plans de descente énergétique locaux pour ne pas se retrouver le bec dans l’eau lorsque le cours du pétrole explosera et que les tensions sur les ressources, en particulier alimentaires, éprouveront partout violemment les économies et les liens sociaux.
 
Le mouvement de la transition part de l’idée que consommer moins d’énergie et, du coup, émettre moins de gaz à effet de serre est le meilleur moyen d’apprendre à vivre mieux et plus intelligemment ensemble. Cela nécessite de se partager les tâches à accomplir, de tisser des liens de solidarité et de coopérer avec les pouvoirs publics locaux.
 
Réciproquement, de nombreuses collectivités publiques s’activent pour mettre le territoire dont elles ont la charge sur les rails de pratiques énergétiques plus sobres et plus judicieuses. La rencontre du mouvement social de la transition avec l’engagement plus technique des collectivités territoriales qui s’attellent à relever le défi de l’énergie a de quoi réconcilier avec la vie publique et l’avenir.
 


1. Situation de l'énergie dans les territoires
LRD

2. Sortir du déni ou du dépit, rejoindre l'élan collectif
LRD


3. Les initiatives de transition renforcent la résilience des territoires

LRD
Les initiatives de transition sont une tentative collective pleine d’espoir pour anticiper le renchérissement inéluctable du pétrole et le changement climatique. Ce mouvement social planétaire se compose d’hommes et de femmes qui se prennent en charge pour réorganiser leur lieu de vie - village, ville, quartier, île, zone rurale, etc. - afin d’accroître sa résilience, c’est-à-dire sa capacité à accuser le choc et à tenir debout en cas de pénurie de pétrole ou de nourriture. Ils agissent sans attendre l’impulsion des pouvoirs publics locaux, mais avec l’objectif de les intégrer à leur démarche.

4. La transition débarque en Europe francophone
LRD

La France semble vivre son printemps de la transition. Mais les bourgeons peinent à éclore. Les voies de la transition passent, dans l’Hexagone, par de nombreux praticiens de la langue de Shakespeare et la permaculture. Toutefois, la greffe ne prendra que si cette forme inédite de citoyenneté écologique s’adapte au terreau culturel propre à ce pays.

5.Transition : principes de base pour un décollage en France
Trièves Après-pétrole (groupe local de transition)
Anticiper la décroissance énergétique et affermir la résilience de la population en relocalisant l’alimentation, les entreprises, l’économie et la monnaie, voilà le cœur du programme des animateurs de Trièves en transition, au sud de l’Isère.

6. Négocier ensemble le virage de l'énergie
LRD
Imaginer l’avenir d’un territoire n’est pas l’apanage des pouvoirs publics. Dans le Nord-Pas-de-Calais, l’association Virage-énergie propose un scénario alternatif de l’avenir énergétique de la région, sans nucléaire ni effet de serre. Un deuxième scénario, inspiré de la méthode des Plans de descente énergétique (Pade) du mouvement de la transition, c’est-à-dire conçu de façon résolument participative, est en préparation.

7. Vers des villes à basse consommation d'énergie et haute qualité de vie pour tous
Gérard Magnin (Gérard Magnin est fondateur et délégué général de l'association Energy Cities, à Besançon en France.)
En Europe, l’une des réponses les plus réjouissantes à la crise énergétique et climatique vient des maires. Des centaines d’entre eux se rallient à une convention qui les engage à aller plus loin que ce que demande le paquet climat-énergie adopté par l’Union européenne. L’association de villes européennes Energy Cities se félicite de leur volonté de prise en charge et les encourage à promouvoir des « villes à basse consommation d’énergie et haute qualité de vie pour tous ».

8. Les bons plans climat-énergie des collectivités françaises
LRD
En France, les plans climat-énergie territoriaux (Pcet) visent à faire baisser les émissions de gaz à effet de serre des collectivités et, en même temps, à les adapter au changement climatique. Ces plans, qui existent depuis 2004, se multiplient suite au vent favorable qui a soufflé en 2006-2007. Mais tout n’est pas encore au point et, à ce jour, peu d’entre eux atteignent l’étape décisive de l’évaluation.

9. Plans climat : à chaque échelle sa mesure
LRD
Centrée sur l’élevage bovin, l’agriculture en rToutes les échelles du territoire sont pertinentes pour agir en faveur du climat. Les actions à mener dépendent des compétences de chacune d’elles. Sur les 188 plans climat-énergie territoriaux (Pcet) en cours en France, les agglomérations et les pays arrivent en tête avec 41 plans chacun.

10. A Genève, on planifie l'avenir énergétique du canton
LRD
Si l’on veut que les énergies renouvelables puissent satisfaire les besoins en énergie des territoires, il est impératif de réduire ces besoins au minimum et de garantir l’accès aux ressources locales partout et en tous lieux. Dans le canton de Genève, la planification territoriale de l’énergie bat son plein pour adopter cette stratégie et rendre ainsi les énergies genevoises de plus en plus à la hauteur de la demande et, de ce fait, crédibles.

11. Pistes pour valoriser de façon intensive les énergies renouvelables sur un territoire
Jérôme Faessler et Bernard Lachal (Jérôme Faessler et Bernard Lachal sont chercheurs au Groupe énergie de l'Institut des sciences de l'environnement, à l'Université de Genève en Suisse.)
Dans le contexte de la planification territoriale de l’énergie, il est essentiel de mettre en place des stratégies coordonnées et systématiques pour rendre les filières énergétiques les plus rationnelles et efficaces possible. Le suivi de la planification énergétique de l’agglomération franco-valdo-genevoise livre quelques constats et enseignements sur ce plan.

12. Mannheim teste les réseaux électriques intelligents
Andreas Kiessling et Mariam Khattabi (Andreas Kiessling est directeur scientifique du projet Mannheim ville modèle à Mannheimer Energieversorger MVV. Mariam Khattabi est chercheuse à l'Université de Kassel, en Allemagne.)
A Mannheim, les participants à un projet pilote pourront choisir l’origine de leur électricité. Cette expérimentation sert à tester un réseau intelligent afin d’augmenter les économies d’électricité et l’intégration des énergies renouvelables au fonctionnement du réseau.

13. Vers un urbanisme en harmonie avec le soleil, le vent, les arbres, l'eau... et les citadins
Federico Butera (Federico Butera est professeur d’architecture à l’Ecole polytechnique de Milan, en Italie.)
Les règles urbanistiques pour réduire la facture énergétique des villes sont connues : elles consistent à tirer au mieux profit du soleil et du vent, de l’ombre et de la lumière, de la végétation et de l’eau pour atténuer les fluctuations thermiques et rendre la vie plus agréable aux piétons et aux cyclistes. Leur mise en œuvre passe par un changement de culture.

14. Les villes se cherchent une place au soleil
LRD
La planification solaire n’est pas réservée aux nouveaux aménagements urbains. Cette manne énergétique renouvelable est utilisable à très large échelle sur des espaces déjà complètement construits. En Allemagne, l’approche est bien établie. La France s’y met.

15. Guide
LRD

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

26mai.-10   The Blue Economy  by Gunter Pauli

The Blue Economy     http://www.paradigm-pubs.com/catalog/detail/BluEco

  The Blue Economy

10 Years, 100 Innovations, 100 Million Jobs

 

 

 

1mai.-10    Prospérité sans croissance
http://www.etopia.be/spip.php?article1533
 
  
La transition vers une économie durable -  Le temps est-il venu de repenser la croissance ?
 
                            
Le débat est lancé.
 
Lisez Prospérité sans croissance et rejoignez la plus importante discussion de notre temps.
 

La poursuite de la croissance est-elle la solution ? Offrira-t-elle prospérité et bien-être sur une planète de neuf milliards d’êtres humains ? Dans cet ouvrage explosif, Tim Jackson fait le procès de la croissance économique illimitée.
 

Dans les économies avancées, il devient de plus en plus clair que la croissance de la consommation n’augmente pas le bonheur et peut même lui nuire. Et il est encore plus évident que les écosystèmes qui portent nos économies sont en train de s’effondrer sous les coups de cette croissance. à moins que nous ne réduisions radicalement l’impact environnemental de l’activité économique – et rien ne prouve que cela soit possible –, nous allons devoir construire une prospérité qui ne repose pas sur la croissance continuelle.
 

Hérésie économique ou opportunité pour renforcer les fondements du bien-être, de la créativité et construire une prospérité durable en dehors de la dictature du marché ?
 

Tim Jackson propose une vision crédible d’une société humaine à la fois florissante et capable de respecter les limites écologiques de la planète. Réaliser cette vision est la tâche la plus urgente de notre époque.
 

Ce livre est une version largement revue et complétée de l’étude que Tim Jackson a réalisée pour le compte de la Sustainable Development Commission, une instance consultative du gouvernement britannique. Sa publication ouvre une troisième voie entre le concept de croissance verte et celui de décroissance.
 

Ce livre pourrait bien être aussi important pour le développement durable que le rapport Brundtland. Paul-Marie Boulanger, directeur de l’Institut pour un Développement Durable (IDD).
 

La lecture de ce livre est indispensable pour tous ceux qui se sentent concernés par le changement climatique et la développement durable. Il est audacieux, original et exhaustif. Nous devons définir différemment la prospérité et la richesse et les distinguer de la croissance économique du PIB : cet ouvrage nous montre comment entamer cette tâche. Anthony Giddens, sociologue.
 

Au coeur de la crise économique, Jackson a écrit le plus important livre qu’il soit possible d’écrire aujourd’hui.
James Gustave Speth, Yale University.
 

Un nouveau mouvement économique est en train d’émerger, et ce livre remarquable sera le premier pas de quiconque attend un manifeste. The Guardian.
 
 
 
Annonce livre

 

 

 

 

24Oct    un jeu pour conjuguer rénovation de bâtiment et économies d'énergie

              Cliquez sur : http://www.simurenov.com/
 
SIMUrénov : faites des économies d'énergie dans votre maison
 
 
Un des gros problèmes environnementaux actuels est la perte de chaleur dans les résidences occasionnant une consommation d'énergie excessive et nuisible pour la planète. Pourtant des modifications efficaces de nos bâtiments préviendraient ce phénomène, si seulement on savait lesquelles faire.
 
C'est pourquoi le FFB (Fédération Française du Bâtiment) de la région Rhône-Alpes propose SIMUrénov, un serious game qui la vocation de sensibiliser aux rénovations permettant de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, via la conservation de chaleur et d'énergie et donc les économies. Le jeu s'adresse autant aux spécialistes du bâtiment qu'aux citoyens en général. D'ailleurs, on offre deux difficultés de jeu: "facile" pour ceux qui en savent peu sur la rénovation et "expert" pour les connaisseurs.
 
Peu importe la difficulté, vous vous retrouverez avec une maison que vous devrez rénover de manière adéquate pour limiter les pertes d'énergie et la diffusion de dioxyde de carbone. Que ce soit une maison à la ville, à la campagne ou en montagne, vous aurez dix minutes pour effectuer le maximum de changement afin d'améliorer le classement écologique/énergétique de la maison. Le tout en gérant au mieux les crédits (l'argent) que vous possédez. En cours de route, des événements aléatoires vous feront perdre ou gagner des crédits. De plus, vous aurez parfois à répondre à des questions dont la bonne réponse équivaudra à un gain de crédits. À la fin de la période allouée de dix minutes, on évaluera les répercussions de vos rénovations.
 
Le jeu est simple, ludique et nous en apprend beaucoup sur toutes les possibilités d'améliorations qu'il est possible de faire sur nos bâtiments, pour préserver le climat et notre porte-monnaie, sans perte de confort. On n'a qu'une seule envie une fois le jeu terminé: recommencer avec la même ou une nouvelle maison pour obtenir un meilleur score. 
 

http://www.cursus.edu/?module=directory&action=getMod&subMod=PROD&uid=13918

 

 

 

 

 

 

 

 

 
http://www.lalibre.be/societe/planete/article/553158/centrale-flottante-en-haute-meuse.html


Centrale flottante en Haute-Meuse

Grégoire Comhaire
 

Mis en ligne le 05/01/2010

 
Une centrale hydroélectrique flottante sera bientôt opérationnelle entre Dinant et Namur. Huit autres devraient voir le jour d’ici 2011.
 
 
On parle beaucoup de l’éolien, presque autant du solaire et un peu moins de la biomasse. On n’évoque par contre presque jamais le potentiel hydraulique de la Wallonie, et de la part importante que l’énergie hydroélectrique pourrait prendre dans la révolution verte au sud du pays. Ce n’est peut-être qu’une question de jours. A Hun, dans l’entité d’Annevoie, en province de Namur, un projet novateur de "centrale flottante" équipée de six turbines est en effet en phase de finalisation. Un prototype qui n’est en réalité que le premier d’une série de neuf, laquelle devrait, dans les prochaines années, équiper tous les barrages de la Haute-Meuse entre Dinant et Namur.
 
C’est la société "Energie-fleuves", un consortium formé de 4 entreprises de la région liégeoise, qui porte le projet à bout de bras depuis le début. Un projet colossal, portant sur 50 millions d’euros d’investissement, entamé il y a cinq ans et encore loin d’être parachevé.
 
"Mon frère et moi étions persuadé depuis longtemps qu’il y avait moyen de valoriser les barrages de la Haute-Meuse pour y installer des turbines hydroélectriques" explique Luc Duchêne, administrateur-délégué de Energie-Fleuves. Mais il fallait d’abord attendre que la région wallonne transfère à la Sofico (société wallonne de financement complémentaire des infrastructures) la concession des barrages de la Haute-Meuse. C’est chose faite en 2007. Et c’est "Energie-fleuves" qui a remporté l’appel d’offres de la Sofico en vue d’équiper les neuf barrages de turbines hydroélectriques.
 
La centrale flottante du barrage de Hun a été conçue près d’Andenne par la société "Rutten Electromécanique" basée à Herstal, et elle-même actionnaire de Energie-fleuves. "Elle fonctionne comme un bateau, que l’on fixe grâce à des plots et que l’on peut dévisser et ranger le long du quai lorsqu’il y a de fortes crues" poursuit Luc Duchêne.
 
D’une puissance de 2 MW, le prototype de "Rutten Electromécanique" aurait dû entrer en fonction à la mi-décembre mais des difficultés techniques ont retardé son inauguration. Luc Duchêne et ses associés espèrent toutefois qu’elle pourra avoir lieu dans le courant du mois de janvier.
 
Il faudra ensuite patienter jusqu’à l’automne 2010 et la prochaine mise en chômage de la Meuse pour que la Région wallonne effectue le tracé des huit autres radiés, permettant l’installation des prochaines machines, à l’horizon 2011.
 
Une fois opérationnels, les neuf barrages flottants de la Haute-Meuse offriront une capacité de 11,7 MW permettant d’alimenter 18 000 ménages en électricité.
 
De quoi s’assurer une assise et une crédibilité importante dans le secteur et partir à la conquête de l’Europe et de l’énorme potentiel fluvial qu’il reste à conquérir. Car si le projet de la Haute-Meuse se poursuit avec succès, il y a fort à parier que les frères Duchêne et leurs associés ne s’arrêteront pas en si bon chemin.

 

 

 

A Plan to Power 100 Percent of the Planet with Renewables


http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=a-path-to-sustainable-energy-by-2030 


From the
November 2009 Scientific American Magazine | 124 comments

 

Wind, water and solar technologies can provide 100 percent of the world's energy, eliminating all fossil fuels. Here's how

By Mark Z. Jacobson and Mark A. Delucchi   

                       Scientific American Magazine




In December leaders from around the world will meet in Copenhagen to try to agree on cutting back greenhouse gas emissions for decades to come. The most effective step to implement that goal would be a massive shift away from fossil fuels to clean, renewable energy sources. If leaders can have confidence that such a transformation is possible, they might commit to an historic agreement. We think they can.

A year ago former vice president Al Gore threw down a gauntlet: to repower America with 100 percent carbon-free electricity within 10 years. As the two of us started to evaluate the feasibility of such a change, we took on an even larger challenge: to determine how 100 percent of the world’s energy, for all purposes, could be supplied by wind, water and solar resources, by as early as 2030. Our plan is presented here.

Scientists have been building to this moment for at least a decade, analyzing various pieces of the challenge. Most recently, a 2009 Stanford University study ranked energy systems according to their impacts on global warming, pollution, water supply, land use, wildlife and other concerns. The very best options were wind, solar, geothermal, tidal and hydroelectric power—all of which are driven by wind, water or sunlight (referred to as WWS). Nuclear power, coal with carbon capture, and ethanol were all poorer options, as were oil and natural gas. The study also found that battery-electric vehicles and hydrogen fuel-cell vehicles recharged by WWS options would largely eliminate pollution from the transportation sector.


Our plan calls for millions of wind turbines, water machines and solar installations. The numbers are large, but the scale is not an insurmountable hurdle; society has achieved massive transformations before. During World War II, the U.S. retooled automobile factories to produce 300,000 aircraft, and other countries produced 486,000 more. In 1956 the U.S. began building the Interstate Highway System, which after 35 years extended for 47,000 miles, changing commerce and society.
Is it feasible to transform the world’s energy systems? Could it be accomplished in two decades? The answers depend on the technologies chosen, the availability of critical materials, and economic and political factors.


Clean Technologies Only

Renewable energy comes from enticing sources: wind, which also produces waves; water, which includes hydroelectric, tidal and geothermal energy (water heated by hot underground rock); and sun, which includes photovoltaics and solar power plants that focus sunlight to heat a fluid that drives a turbine to generate electricity. Our plan includes only technologies that work or are close to working today on a large scale, rather than those that may exist 20 or 30 years from now.


To ensure that our system remains clean, we consider only technologies that have near-zero emissions of greenhouse gases and air pollutants over their entire life cycle, including construction, operation and decommissioning. For example, when burned in vehicles, even the most ecologically acceptable sources of ethanol create air pollution that will cause the same mortality level as when gasoline is burned. Nuclear power results in up to 25 times more carbon emissions than wind energy, when reactor construction and uranium refining and transport are considered. Carbon capture and sequestration technology can reduce carbon dioxide emissions from coal-fired power plants but will increase air pollutants and will extend all the other deleterious effects of coal mining, transport and processing, because more coal must be burned to power the capture and storage steps. Similarly, we consider only technologies that do not present significant waste disposal or terrorism risks.


In our plan, WWS will supply electric power for heating and transportation—industries that will have to revamp if the world has any hope of slowing climate change. We have assumed that most fossil-fuel heating (as well as ovens and stoves) can be replaced by electric systems and that most fossil-fuel transportation can be replaced by battery and fuel-cell vehicles. Hydrogen, produced by using WWS electricity to split water (electrolysis), would power fuel cells and be burned in airplanes and by industry.



Plenty of Supply 

Today the maximum power consumed worldwide at any given moment is about 12.5 trillion watts (terawatts, or TW), according to the U.S. Energy Information Administration. The agency projects that in 2030 the world will require 16.9 TW of power as global population and living standards rise, with about 2.8 TW in the U.S. The mix of sources is similar to today’s, heavily dependent on fossil fuels. If, however, the planet were powered entirely by WWS, with no fossil-fuel or biomass combustion, an intriguing savings would occur. Global power demand would be only 11.5 TW, and U.S. demand would be 1.8 TW. That decline occurs because, in most cases, electrification is a more efficient way to use energy. For example, only 17 to 20 percent of the energy in gasoline is used to move a vehicle (the rest is wasted as heat), whereas 75 to 86 percent of the electricity delivered to an electric vehicle goes into motion.


Even if demand did rise to 16.9 TW, WWS sources could provide far more power. Detailed studies by us and others indicate that energy from the wind, worldwide, is about 1,700 TW. Solar, alone, offers 6,500 TW. Of course, wind and sun out in the open seas, over high mountains and across protected regions would not be available. If we subtract these and low-wind areas not likely to be developed, we are still left with 40 to 85 TW for wind and 580 TW for solar, each far beyond future human demand. Yet currently we generate only 0.02 TW of wind power and 0.008 TW of solar. These sources hold an incredible amount of untapped potential.


The other WWS technologies will help create a flexible range of options. Although all the sources can expand greatly, for practical reasons, wave power can be extracted only near coastal areas. Many geothermal sources are too deep to be tapped economically. And even though hydroelectric power now exceeds all other WWS sources, most of the suitable large reservoirs are already in use.


The Plan: Power Plants Required 

Clearly, enough renewable energy exists. How, then, would we transition to a new infrastructure to provide the world with 11.5 TW? We have chosen a mix of technologies emphasizing wind and solar, with about 9 percent of demand met by mature water-related methods. (Other combinations of wind and solar could be as successful.)


Wind supplies 51 percent of the demand, provided by 3.8 million large wind turbines (each rated at five megawatts) worldwide. Although that quantity may sound enormous, it is interesting to note that the world manufactures 73 million cars and light trucks every year. Another 40 percent of the power comes from photovoltaics and concentrated solar plants, with about 30 percent of the photovoltaic output from rooftop panels on homes and commercial buildings. About 89,000 photovoltaic and concentrated solar power plants, averaging 300 megawatts apiece, would be needed. Our mix also includes 900 hydroelectric stations worldwide, 70 percent of which are already in place.


Only about 0.8 percent of the wind base is installed today. The worldwide footprint of the 3.8 million turbines would be less than 50 square kilometers (smaller than Manhattan). When the needed spacing between them is figured, they would occupy about 1 percent of the earth’s land, but the empty space among turbines could be used for agriculture or ranching or as open land or ocean. The nonrooftop photovoltaics and concentrated solar plants would occupy about 0.33 percent of the planet’s land. Building such an extensive infrastructure will take time. But so did the current power plant network. And remember that if we stick with fossil fuels, demand by 2030 will rise to 16.9 TW, requiring about 13,000 large new coal plants, which themselves would occupy a lot more land, as would the mining to supply them.


The Materials Hurdle

The scale of the WWS infrastructure is not a barrier. But a few materials needed to build it could be scarce or subject to price manipulation.


Enough concrete and steel exist for the millions of wind turbines, and both those commodities are fully recyclable. The most problematic materials may be rare-earth metals such as neodymium used in turbine gearboxes. Although the metals are not in short supply, the low-cost sources are concentrated in China, so countries such as the U.S. could be trading dependence on Middle Eastern oil for dependence on Far Eastern metals. Manufacturers are moving toward gearless turbines, however, so that limitation may become moot.


Photovoltaic cells rely on amorphous or crystalline silicon, cadmium telluride, or copper indium selenide and sulfide. Limited supplies of tellurium and indium could reduce the prospects for some types of thin-film solar cells, though not for all; the other types might be able to take up the slack. Large-scale production could be restricted by the silver that cells require, but finding ways to reduce the silver content could tackle that hurdle. Recycling parts from old cells could ameliorate material difficulties as well.


Three components could pose challenges for building millions of electric vehicles: rare-earth metals for electric motors, lithium for lithium-ion batteries and platinum for fuel cells. More than half the world’s lithium reserves lie in Bolivia and Chile.
That concentration, combined with rapidly growing demand, could raise prices significantly. More problematic is the claim by Meridian International Research that not enough economically recoverable lithium exists to build anywhere near the number of batteries needed in a global electric-vehicle economy. Recycling could change the equation, but the economics of recycling depend in part on whether batteries are made with easy recyclability in mind, an issue the industry is aware of. The long-term use of platinum also depends on recycling; current available reserves would sustain annual production of 20 million fuel-cell vehicles, along with existing industrial uses, for fewer than 100 years.


Smart Mix for Reliability

A new infrastructure must provide energy on demand at least as reliably as the existing infrastructure. WWS technologies generally suffer less downtime than traditional sources. The average U.S. coal plant is offline 12.5 percent of the year for scheduled and unscheduled maintenance. Modern wind turbines have a down time of less than 2 percent on land and less than 5 percent at sea. Photovoltaic systems are also at less than 2 percent. Moreover, when an individual wind, solar or wave device is down, only a small fraction of production is affected; when a coal, nuclear or natural gas plant goes offline, a large chunk of generation is lost.


The main WWS challenge is that the wind does not always blow and the sun does not always shine in a given location. Intermittency problems can be mitigated by a smart balance of sources, such as generating a base supply from steady geothermal or tidal power, relying on wind at night when it is often plentiful, using solar by day and turning to a reliable source such as hydroelectric that can be turned on and off quickly to smooth out supply or meet peak demand. For example, interconnecting wind farms that are only 100 to 200 miles apart can compensate for hours of zero power at any one farm should the wind not be blowing there. Also helpful is interconnecting geographically dispersed sources so they can back up one another, installing smart electric meters in homes that automatically recharge electric vehicles when demand is low and building facilities that store power for later use.


Because the wind often blows during stormy conditions when the sun does not shine and the sun often shines on calm days with little wind, combining wind and solar can go a long way toward meeting demand, especially when geothermal provides a steady base and hydroelectric can be called on to fill in the gaps.


As Cheap as Coal

The mix of WWS sources in our plan can reliably supply the residential, commercial, industrial and transportation sectors. The logical next question is whether the power would be affordable. For each technology, we calculated how much it would cost a producer to generate power and transmit it across the grid. We included the annualized cost of capital, land, operations, maintenance, energy storage to help offset intermittent supply, and transmission. Today the cost of wind, geothermal and hydroelectric are all less than seven cents a kilowatt-hour (¢/kWh); wave and solar are higher. But by 2020 and beyond wind, wave and hydro are expected to be 4¢/kWh or less.


For comparison, the average cost in the U.S. in 2007 of conventional power generation and transmission was about 7¢/kWh, and it is projected to be 8¢/kWh in 2020. Power from wind turbines, for example, already costs about the same or less than it does from a new coal or natural gas plant, and in the future wind power is expected to be the least costly of all options. The competitive cost of wind has made it the second-largest source of new electric power generation in the U.S. for the past three years, behind natural gas and ahead of coal.


Solar power is relatively expensive now but should be competitive as early as 2020. A careful analysis by Vasilis Fthenakis of Brookhaven National Laboratory indicates that within 10 years, photovoltaic system costs could drop to about 10¢/kWh, including long-distance transmission and the cost of compressed-air storage of power for use at night. The same analysis estimates that concentrated solar power systems with enough thermal storage to generate electricity 24 hours a day in spring, summer and fall could deliver electricity at 10¢/kWh or less.


Transportation in a WWS world will be driven by batteries or fuel cells, so we should compare the economics of these electric vehicles with that of internal-combustion-engine vehicles. Detailed analyses by one of us (Delucchi) and Tim Lipman of the University of California, Berkeley, have indicated that mass-produced electric vehicles with advanced lithium-ion or nickel metal-hydride batteries could have a full lifetime cost per mile (including battery replacements) that is comparable with that of a gasoline vehicle, when gasoline sells for more than $2 a gallon.


When the so-called externality costs (the monetary value of damages to human health, the environment and climate) of fossil-fuel generation are taken into account, WWS technologies become even more cost-competitive.


Overall construction cost for a WWS system might be on the order of $100 trillion worldwide, over 20 years, not including transmission. But this is not money handed out by governments or consumers. It is investment that is paid back through the sale of electricity and energy. And again, relying on traditional sources would raise output from 12.5 to 16.9 TW, requiring thousands more of those plants, costing roughly $10 trillion, not to mention tens of trillions of dollars more in health, environmental and security costs. The WWS plan gives the world a new, clean, efficient energy system rather than an old, dirty, inefficient one.


Political Will

Our analyses strongly suggest that the costs of WWS will become competitive with traditional sources. In the interim, however, certain forms of WWS power will be significantly more costly than fossil power. Some combination of WWS subsidies and carbon taxes would thus be needed for a time. A feed-in tariff (FIT) program to cover the difference between generation cost and wholesale electricity prices is especially effective at scaling-up new technologies. Combining FITs with a so-called declining clock auction, in which the right to sell power to the grid goes to the lowest bidders, provides continuing incentive for WWS developers to lower costs. As that happens, FITs can be phased out. FITs have been implemented in a number of European countries and a few U.S. states and have been quite successful in stimulating solar power in Germany.


Taxing fossil fuels or their use to reflect their environmental damages also makes sense. But at a minimum, existing subsidies for fossil energy, such as tax benefits for exploration and extraction, should be eliminated to level the playing field. Misguided promotion of alternatives that are less desirable than WWS power, such as farm and production subsidies for biofuels, should also be ended, because it delays deployment of cleaner systems. For their part, legislators crafting policy must find ways to resist lobbying by the entrenched energy industries.


Finally, each nation needs to be willing to invest in a robust, long-distance transmission system that can carry large quantities of WWS power from remote regions where it is often greatest—such as the Great Plains for wind and the desert Southwest for solar in the U.S.—to centers of consumption, typically cities. Reducing consumer demand during peak usage periods also requires a smart grid that gives generators and consumers much more control over electricity usage hour by hour.


A large-scale wind, water and solar energy system can reliably supply the world’s needs, significantly benefiting climate, air quality, water quality, ecology and energy security. As we have shown, the obstacles are primarily political, not technical. A combination of feed-in tariffs plus incentives for providers to reduce costs, elimination of fossil subsidies and an intelligently expanded grid could be enough to ensure rapid deployment. Of course, changes in the real-world power and transportation industries will have to overcome sunk investments in existing infrastructure. But with sensible policies, nations could set a goal of generating 25 percent of their new energy supply with WWS sources in 10 to 15 years and almost 100 percent of new supply in 20 to 30 years. With extremely aggressive policies, all existing fossil-fuel capacity could theoretically be retired and replaced in the same period, but with more modest and likely policies full replacement may take 40 to 50 years. Either way, clear leadership is needed, or else nations will keep trying technologies promoted by industries rather than vetted by scientists.


A decade ago it was not clear that a global WWS system would be technically or economically feasible. Having shown that it is, we hope global leaders can figure out how to make WWS power politically feasible as well. They can start by committing to meaningful climate and renewable energy goals now.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le choix nucléaire, erreur historique, par Corinne Lepage

LE MONDE | 05.06.09 | 14h25  •  Mis à jour le 05.06.09 | 14h25

rançois Fillon, lors de sa visite au Tricastin, a qualifié de chance historique le choix nucléaire de la France. Il s'agit plutôt d'une erreur historique, car la situation de 2009 n'a rien à voir avec celle de 1973, mais les conséquences pour notre pays, en termes de responsabilité internationale, risquent d'être historiques.
En 1973, le choix industriel du nucléaire pouvait paraître défendable : la question des déchets et du démantèlement était mal connue et Tchernobyl ne s'était pas produit. Aujourd'hui, les impasses du nucléaire, le coût du démantèlement et les risques sont non seulement connus mais accrus en raison du vieillissement des centrales, de la privatisation, qui ne peut que privilégier la rentabilité au détriment de la sécurité. Mais, surtout, la problématique industrielle n'a plus rien à voir.

L'heure du grand retour du nucléaire dans le monde n'a pas sonné. Les pays industrialisés ne choisissent pas le nucléaire, et si certains envisagent de construire quelques réacteurs, ceux-ci ne compensent même pas ceux qui sont fermés. Le plan Obama ne consacre rien au nucléaire, abandonné depuis de longues années aux Etats-Unis pour cause de non-rentabilité. Au contraire, les investissements dans les énergies renouvelables à l'échelle planétaire ont explosé en 2008 et l'importance des relances vertes en Chine, aux Etats-Unis ou en Corée du Sud (plus de 400 milliards de dollars, soit 283,8 milliards d'euros) démontre la montée en puissance industrielle.

Pour la première fois dans l'Histoire, l'Europe comme les Etats-Unis ont ajouté davantage de capacités de production d'énergies renouvelables en 2008 que de capacités d'énergies classiques. La production d'énergies renouvelables a atteint 280 GW, l'équivalent de trois fois le nucléaire américain. Au total, les investissements dans les énergies renouvelables ont atteint 120 milliards de dollars (+ 16 %) en 2008 et les capacités éoliennes installées 121 GWh, soit la capacité de 100 réacteurs nucléaires (+ 29 %). Le solaire photovoltaïque raccordé au réseau électrique a bondi de 70 % et la production mondiale de cellules photovoltaïques a presque doublé, avec une hausse de 90 % en 2008.

Quant à l'argument selon lequel les énergies renouvelables ne pourraient qu'être subsidiaires, il est purement et simplement faux. Par exemple, l'Australie a annoncé un objectif de 45 térawattheure (TW) d'énergies renouvelables d'ici à 2020. Le Brésil veut accroître la part des énergies renouvelables dans les énergies primaires, où elles représentaient déjà 46 % en 2007. L'Inde vise l'équivalent de 14 centrales nucléaires en nouvelles capacités de renouvelables pour 2012 ; le Japon projette 14 GW de solaire photovoltaïque d'ici à 2020 et 53 GW pour 2030. Les projets de centrales thermosolaires, qui permettent une production massive d'électricité, se multiplient de 250 MW pour les plus petites à 850 MW en Californie et 1 GW en Inde.

Dès lors, le risque avec le choix fait par le gouvernement est triple : industriel, financier, politique.

1 - Industriel : anéantir l'industrie française du renouvelable et de l'efficacité énergétique, qui ne demanderait qu'à se développer, et, du même coup, nous priver du seul domaine de réindustrialisation solide de la France et de création d'emplois. Le même euro dépensé crée 15 fois plus d'emplois dans le renouvelable que dans la filière nucléaire. Il est illusoire de penser que nous développerons simultanément un grand plan de relance du nucléaire et une industrie des énergies renouvelables.

C'est financièrement insoutenable et le modèle ne fonctionne pas : trop d'électricité nucléaire à consommer conduit à réduire les efforts d'efficacité énergétique et à voir EDF refuser de supporter les obligations de rachat à un prix correct de l'électricité issue des énergies renouvelables (EnR). Faute de la politique suivie par les pouvoirs publics, nous ne disposons pas de leader mondial, ni même européen, dans ces secteurs et nous n'en aurons pas si nous ne commençons pas par le marché intérieur.


2 - Financier : imaginer que nos voisins vont se ruer sur l'électricité nucléaire, rien n'est moins sûr. L'électricité verte est encouragée et préférée par les consommateurs, et le pari de vendre plus d'électricité à l'export se heurte, d'une part, aux politiques de réduction de la consommation énergétique (objectif de 20 % d'augmentation de l'efficacité énergétique), et, d'autre part, aux efforts énormes faits par nos voisins pour augmenter leur potentiel d'EnR.


Dès lors, le risque d'échec commercial est considérable, qui vient accentuer une situation financière déjà très fragile du secteur nucléaire ; Areva a un besoin de financement de 11 milliards d'euros, sans compter l'épée de Damoclès que constitue le réacteur EPR de Finlande (dont, au passage, les critiques très sévères faites par les Finlandais sur la conception et la réalisation de l'EPR font frémir), et EDF est dans une situation financière que certains jugent préoccupante. Mais le but n'est-il pas de rendre inévitable la privatisation de tout le secteur pour permettre à des financiers ou à de grandes entreprises comme Bouygues de mettre la main sur les investissements faits de longue date par les citoyens français, rachetant des actions d'entreprises endettées ?


3 - Politique : enfin, et peut-être surtout, ce choix conduit notre pays à se transformer en VRP du nucléaire, en direction de préférence des pays les moins recommandables, dans la mesure où les clients habituels ne sont plus acheteurs. Ce faisant, nous prenons un risque majeur pour la planète entière en termes de Tchernobyl à répétition et de dissémination de produits radioactifs, sans parler des risques de répétition de situations à l'iranienne ou à l'irakienne dans des pays peu stables.


Dès lors, ce choix, qui n'a pas été discuté puisqu'il a été sorti du Grenelle, qui n'a fait l'objet d'aucune évaluation, notamment au regard de l'intérêt des énergies renouvelables, risque d'être un véritable boulet pour l'économie française et de se transformer en erreur historique dont les seuls bénéficiaires pourraient être quelques entreprises en cour, qui pourront élargir leur gamme de produits énergétiques à bon compte.

Corinne Lepage est vice-présidente du MoDem, présidente de CAP21.

Article paru dans l'édition du 06.06.09