http://www.larevuedurable.com/editions/38.0.php 
 
http://www.larevuedurable.com/editions/38.1.php
 

Le dossier

 

Energie : les territoires sur la voie de la transition

Préparer l’avenir, c’est sortir au plus vite de l’ère éphémère du pétrole et, d’une manière générale, des énergies fossiles. Or, entre la myopie des Etats et du monde de la finance sur ce chapitre et l’inaptitude des actes individuels seuls à répondre à un défi d’une telle envergure, il y a de la place pour le désespoir… ou pour un vaste mouvement social fondé sur un autre mode de vie et capable d’en faire l’horizon commun.
 
Ce mouvement, dit de la transition, balbutie à peine en Europe francophone, mais affiche une belle vigueur outre-Manche et dans la plupart des pays anglo-saxons. Là-bas, des milliers de personnes le rejoignent de façon résolue, inventive, constructive et festive. Ils élaborent des plans de descente énergétique locaux pour ne pas se retrouver le bec dans l’eau lorsque le cours du pétrole explosera et que les tensions sur les ressources, en particulier alimentaires, éprouveront partout violemment les économies et les liens sociaux.
 
Le mouvement de la transition part de l’idée que consommer moins d’énergie et, du coup, émettre moins de gaz à effet de serre est le meilleur moyen d’apprendre à vivre mieux et plus intelligemment ensemble. Cela nécessite de se partager les tâches à accomplir, de tisser des liens de solidarité et de coopérer avec les pouvoirs publics locaux.
 
Réciproquement, de nombreuses collectivités publiques s’activent pour mettre le territoire dont elles ont la charge sur les rails de pratiques énergétiques plus sobres et plus judicieuses. La rencontre du mouvement social de la transition avec l’engagement plus technique des collectivités territoriales qui s’attellent à relever le défi de l’énergie a de quoi réconcilier avec la vie publique et l’avenir.
 


1. Situation de l'énergie dans les territoires
LRD

2. Sortir du déni ou du dépit, rejoindre l'élan collectif
LRD


3. Les initiatives de transition renforcent la résilience des territoires

LRD
Les initiatives de transition sont une tentative collective pleine d’espoir pour anticiper le renchérissement inéluctable du pétrole et le changement climatique. Ce mouvement social planétaire se compose d’hommes et de femmes qui se prennent en charge pour réorganiser leur lieu de vie - village, ville, quartier, île, zone rurale, etc. - afin d’accroître sa résilience, c’est-à-dire sa capacité à accuser le choc et à tenir debout en cas de pénurie de pétrole ou de nourriture. Ils agissent sans attendre l’impulsion des pouvoirs publics locaux, mais avec l’objectif de les intégrer à leur démarche.

4. La transition débarque en Europe francophone
LRD

La France semble vivre son printemps de la transition. Mais les bourgeons peinent à éclore. Les voies de la transition passent, dans l’Hexagone, par de nombreux praticiens de la langue de Shakespeare et la permaculture. Toutefois, la greffe ne prendra que si cette forme inédite de citoyenneté écologique s’adapte au terreau culturel propre à ce pays.

5.Transition : principes de base pour un décollage en France
Trièves Après-pétrole (groupe local de transition)
Anticiper la décroissance énergétique et affermir la résilience de la population en relocalisant l’alimentation, les entreprises, l’économie et la monnaie, voilà le cœur du programme des animateurs de Trièves en transition, au sud de l’Isère.

6. Négocier ensemble le virage de l'énergie
LRD
Imaginer l’avenir d’un territoire n’est pas l’apanage des pouvoirs publics. Dans le Nord-Pas-de-Calais, l’association Virage-énergie propose un scénario alternatif de l’avenir énergétique de la région, sans nucléaire ni effet de serre. Un deuxième scénario, inspiré de la méthode des Plans de descente énergétique (Pade) du mouvement de la transition, c’est-à-dire conçu de façon résolument participative, est en préparation.

7. Vers des villes à basse consommation d'énergie et haute qualité de vie pour tous
Gérard Magnin (Gérard Magnin est fondateur et délégué général de l'association Energy Cities, à Besançon en France.)
En Europe, l’une des réponses les plus réjouissantes à la crise énergétique et climatique vient des maires. Des centaines d’entre eux se rallient à une convention qui les engage à aller plus loin que ce que demande le paquet climat-énergie adopté par l’Union européenne. L’association de villes européennes Energy Cities se félicite de leur volonté de prise en charge et les encourage à promouvoir des « villes à basse consommation d’énergie et haute qualité de vie pour tous ».

8. Les bons plans climat-énergie des collectivités françaises
LRD
En France, les plans climat-énergie territoriaux (Pcet) visent à faire baisser les émissions de gaz à effet de serre des collectivités et, en même temps, à les adapter au changement climatique. Ces plans, qui existent depuis 2004, se multiplient suite au vent favorable qui a soufflé en 2006-2007. Mais tout n’est pas encore au point et, à ce jour, peu d’entre eux atteignent l’étape décisive de l’évaluation.

9. Plans climat : à chaque échelle sa mesure
LRD
Centrée sur l’élevage bovin, l’agriculture en rToutes les échelles du territoire sont pertinentes pour agir en faveur du climat. Les actions à mener dépendent des compétences de chacune d’elles. Sur les 188 plans climat-énergie territoriaux (Pcet) en cours en France, les agglomérations et les pays arrivent en tête avec 41 plans chacun.

10. A Genève, on planifie l'avenir énergétique du canton
LRD
Si l’on veut que les énergies renouvelables puissent satisfaire les besoins en énergie des territoires, il est impératif de réduire ces besoins au minimum et de garantir l’accès aux ressources locales partout et en tous lieux. Dans le canton de Genève, la planification territoriale de l’énergie bat son plein pour adopter cette stratégie et rendre ainsi les énergies genevoises de plus en plus à la hauteur de la demande et, de ce fait, crédibles.

11. Pistes pour valoriser de façon intensive les énergies renouvelables sur un territoire
Jérôme Faessler et Bernard Lachal (Jérôme Faessler et Bernard Lachal sont chercheurs au Groupe énergie de l'Institut des sciences de l'environnement, à l'Université de Genève en Suisse.)
Dans le contexte de la planification territoriale de l’énergie, il est essentiel de mettre en place des stratégies coordonnées et systématiques pour rendre les filières énergétiques les plus rationnelles et efficaces possible. Le suivi de la planification énergétique de l’agglomération franco-valdo-genevoise livre quelques constats et enseignements sur ce plan.

12. Mannheim teste les réseaux électriques intelligents
Andreas Kiessling et Mariam Khattabi (Andreas Kiessling est directeur scientifique du projet Mannheim ville modèle à Mannheimer Energieversorger MVV. Mariam Khattabi est chercheuse à l'Université de Kassel, en Allemagne.)
A Mannheim, les participants à un projet pilote pourront choisir l’origine de leur électricité. Cette expérimentation sert à tester un réseau intelligent afin d’augmenter les économies d’électricité et l’intégration des énergies renouvelables au fonctionnement du réseau.

13. Vers un urbanisme en harmonie avec le soleil, le vent, les arbres, l'eau... et les citadins
Federico Butera (Federico Butera est professeur d’architecture à l’Ecole polytechnique de Milan, en Italie.)
Les règles urbanistiques pour réduire la facture énergétique des villes sont connues : elles consistent à tirer au mieux profit du soleil et du vent, de l’ombre et de la lumière, de la végétation et de l’eau pour atténuer les fluctuations thermiques et rendre la vie plus agréable aux piétons et aux cyclistes. Leur mise en œuvre passe par un changement de culture.

14. Les villes se cherchent une place au soleil
LRD
La planification solaire n’est pas réservée aux nouveaux aménagements urbains. Cette manne énergétique renouvelable est utilisable à très large échelle sur des espaces déjà complètement construits. En Allemagne, l’approche est bien établie. La France s’y met.

15. Guide
LRD

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

26mai.-10   The Blue Economy  by Gunter Pauli

The Blue Economy     http://www.paradigm-pubs.com/catalog/detail/BluEco

  The Blue Economy

10 Years, 100 Innovations, 100 Million Jobs

 

 

 

1mai.-10    Prospérité sans croissance
http://www.etopia.be/spip.php?article1533
 
  
La transition vers une économie durable -  Le temps est-il venu de repenser la croissance ?
 
                            
Le débat est lancé.
 
Lisez Prospérité sans croissance et rejoignez la plus importante discussion de notre temps.
 

La poursuite de la croissance est-elle la solution ? Offrira-t-elle prospérité et bien-être sur une planète de neuf milliards d’êtres humains ? Dans cet ouvrage explosif, Tim Jackson fait le procès de la croissance économique illimitée.
 

Dans les économies avancées, il devient de plus en plus clair que la croissance de la consommation n’augmente pas le bonheur et peut même lui nuire. Et il est encore plus évident que les écosystèmes qui portent nos économies sont en train de s’effondrer sous les coups de cette croissance. à moins que nous ne réduisions radicalement l’impact environnemental de l’activité économique – et rien ne prouve que cela soit possible –, nous allons devoir construire une prospérité qui ne repose pas sur la croissance continuelle.
 

Hérésie économique ou opportunité pour renforcer les fondements du bien-être, de la créativité et construire une prospérité durable en dehors de la dictature du marché ?
 

Tim Jackson propose une vision crédible d’une société humaine à la fois florissante et capable de respecter les limites écologiques de la planète. Réaliser cette vision est la tâche la plus urgente de notre époque.
 

Ce livre est une version largement revue et complétée de l’étude que Tim Jackson a réalisée pour le compte de la Sustainable Development Commission, une instance consultative du gouvernement britannique. Sa publication ouvre une troisième voie entre le concept de croissance verte et celui de décroissance.
 

Ce livre pourrait bien être aussi important pour le développement durable que le rapport Brundtland. Paul-Marie Boulanger, directeur de l’Institut pour un Développement Durable (IDD).
 

La lecture de ce livre est indispensable pour tous ceux qui se sentent concernés par le changement climatique et la développement durable. Il est audacieux, original et exhaustif. Nous devons définir différemment la prospérité et la richesse et les distinguer de la croissance économique du PIB : cet ouvrage nous montre comment entamer cette tâche. Anthony Giddens, sociologue.
 

Au coeur de la crise économique, Jackson a écrit le plus important livre qu’il soit possible d’écrire aujourd’hui.
James Gustave Speth, Yale University.
 

Un nouveau mouvement économique est en train d’émerger, et ce livre remarquable sera le premier pas de quiconque attend un manifeste. The Guardian.
 
 
 
Annonce livre

 

 

 

 

24Oct    un jeu pour conjuguer rénovation de bâtiment et économies d'énergie

              Cliquez sur : http://www.simurenov.com/
 
SIMUrénov : faites des économies d'énergie dans votre maison
 
 
Un des gros problèmes environnementaux actuels est la perte de chaleur dans les résidences occasionnant une consommation d'énergie excessive et nuisible pour la planète. Pourtant des modifications efficaces de nos bâtiments préviendraient ce phénomène, si seulement on savait lesquelles faire.
 
C'est pourquoi le FFB (Fédération Française du Bâtiment) de la région Rhône-Alpes propose SIMUrénov, un serious game qui la vocation de sensibiliser aux rénovations permettant de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, via la conservation de chaleur et d'énergie et donc les économies. Le jeu s'adresse autant aux spécialistes du bâtiment qu'aux citoyens en général. D'ailleurs, on offre deux difficultés de jeu: "facile" pour ceux qui en savent peu sur la rénovation et "expert" pour les connaisseurs.
 
Peu importe la difficulté, vous vous retrouverez avec une maison que vous devrez rénover de manière adéquate pour limiter les pertes d'énergie et la diffusion de dioxyde de carbone. Que ce soit une maison à la ville, à la campagne ou en montagne, vous aurez dix minutes pour effectuer le maximum de changement afin d'améliorer le classement écologique/énergétique de la maison. Le tout en gérant au mieux les crédits (l'argent) que vous possédez. En cours de route, des événements aléatoires vous feront perdre ou gagner des crédits. De plus, vous aurez parfois à répondre à des questions dont la bonne réponse équivaudra à un gain de crédits. À la fin de la période allouée de dix minutes, on évaluera les répercussions de vos rénovations.
 
Le jeu est simple, ludique et nous en apprend beaucoup sur toutes les possibilités d'améliorations qu'il est possible de faire sur nos bâtiments, pour préserver le climat et notre porte-monnaie, sans perte de confort. On n'a qu'une seule envie une fois le jeu terminé: recommencer avec la même ou une nouvelle maison pour obtenir un meilleur score. 
 

http://www.cursus.edu/?module=directory&action=getMod&subMod=PROD&uid=13918

 

 

 

 

 

 

 

 

 
http://www.lalibre.be/societe/planete/article/553158/centrale-flottante-en-haute-meuse.html


Centrale flottante en Haute-Meuse

Grégoire Comhaire
 

Mis en ligne le 05/01/2010

 
Une centrale hydroélectrique flottante sera bientôt opérationnelle entre Dinant et Namur. Huit autres devraient voir le jour d’ici 2011.
 
 
On parle beaucoup de l’éolien, presque autant du solaire et un peu moins de la biomasse. On n’évoque par contre presque jamais le potentiel hydraulique de la Wallonie, et de la part importante que l’énergie hydroélectrique pourrait prendre dans la révolution verte au sud du pays. Ce n’est peut-être qu’une question de jours. A Hun, dans l’entité d’Annevoie, en province de Namur, un projet novateur de "centrale flottante" équipée de six turbines est en effet en phase de finalisation. Un prototype qui n’est en réalité que le premier d’une série de neuf, laquelle devrait, dans les prochaines années, équiper tous les barrages de la Haute-Meuse entre Dinant et Namur.
 
C’est la société "Energie-fleuves", un consortium formé de 4 entreprises de la région liégeoise, qui porte le projet à bout de bras depuis le début. Un projet colossal, portant sur 50 millions d’euros d’investissement, entamé il y a cinq ans et encore loin d’être parachevé.
 
"Mon frère et moi étions persuadé depuis longtemps qu’il y avait moyen de valoriser les barrages de la Haute-Meuse pour y installer des turbines hydroélectriques" explique Luc Duchêne, administrateur-délégué de Energie-Fleuves. Mais il fallait d’abord attendre que la région wallonne transfère à la Sofico (société wallonne de financement complémentaire des infrastructures) la concession des barrages de la Haute-Meuse. C’est chose faite en 2007. Et c’est "Energie-fleuves" qui a remporté l’appel d’offres de la Sofico en vue d’équiper les neuf barrages de turbines hydroélectriques.
 
La centrale flottante du barrage de Hun a été conçue près d’Andenne par la société "Rutten Electromécanique" basée à Herstal, et elle-même actionnaire de Energie-fleuves. "Elle fonctionne comme un bateau, que l’on fixe grâce à des plots et que l’on peut dévisser et ranger le long du quai lorsqu’il y a de fortes crues" poursuit Luc Duchêne.
 
D’une puissance de 2 MW, le prototype de "Rutten Electromécanique" aurait dû entrer en fonction à la mi-décembre mais des difficultés techniques ont retardé son inauguration. Luc Duchêne et ses associés espèrent toutefois qu’elle pourra avoir lieu dans le courant du mois de janvier.
 
Il faudra ensuite patienter jusqu’à l’automne 2010 et la prochaine mise en chômage de la Meuse pour que la Région wallonne effectue le tracé des huit autres radiés, permettant l’installation des prochaines machines, à l’horizon 2011.
 
Une fois opérationnels, les neuf barrages flottants de la Haute-Meuse offriront une capacité de 11,7 MW permettant d’alimenter 18 000 ménages en électricité.
 
De quoi s’assurer une assise et une crédibilité importante dans le secteur et partir à la conquête de l’Europe et de l’énorme potentiel fluvial qu’il reste à conquérir. Car si le projet de la Haute-Meuse se poursuit avec succès, il y a fort à parier que les frères Duchêne et leurs associés ne s’arrêteront pas en si bon chemin.

 

 

 

A Plan to Power 100 Percent of the Planet with Renewables


http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=a-path-to-sustainable-energy-by-2030 


From the
November 2009 Scientific American Magazine | 124 comments

 

Wind, water and solar technologies can provide 100 percent of the world's energy, eliminating all fossil fuels. Here's how

By Mark Z. Jacobson and Mark A. Delucchi   

                       Scientific American Magazine




In December leaders from around the world will meet in Copenhagen to try to agree on cutting back greenhouse gas emissions for decades to come. The most effective step to implement that goal would be a massive shift away from fossil fuels to clean, renewable energy sources. If leaders can have confidence that such a transformation is possible, they might commit to an historic agreement. We think they can.

A year ago former vice president Al Gore threw down a gauntlet: to repower America with 100 percent carbon-free electricity within 10 years. As the two of us started to evaluate the feasibility of such a change, we took on an even larger challenge: to determine how 100 percent of the world’s energy, for all purposes, could be supplied by wind, water and solar resources, by as early as 2030. Our plan is presented here.

Scientists have been building to this moment for at least a decade, analyzing various pieces of the challenge. Most recently, a 2009 Stanford University study ranked energy systems according to their impacts on global warming, pollution, water supply, land use, wildlife and other concerns. The very best options were wind, solar, geothermal, tidal and hydroelectric power—all of which are driven by wind, water or sunlight (referred to as WWS). Nuclear power, coal with carbon capture, and ethanol were all poorer options, as were oil and natural gas. The study also found that battery-electric vehicles and hydrogen fuel-cell vehicles recharged by WWS options would largely eliminate pollution from the transportation sector.


Our plan calls for millions of wind turbines, water machines and solar installations. The numbers are large, but the scale is not an insurmountable hurdle; society has achieved massive transformations before. During World War II, the U.S. retooled automobile factories to produce 300,000 aircraft, and other countries produced 486,000 more. In 1956 the U.S. began building the Interstate Highway System, which after 35 years extended for 47,000 miles, changing commerce and society.
Is it feasible to transform the world’s energy systems? Could it be accomplished in two decades? The answers depend on the technologies chosen, the availability of critical materials, and economic and political factors.


Clean Technologies Only

Renewable energy comes from enticing sources: wind, which also produces waves; water, which includes hydroelectric, tidal and geothermal energy (water heated by hot underground rock); and sun, which includes photovoltaics and solar power plants that focus sunlight to heat a fluid that drives a turbine to generate electricity. Our plan includes only technologies that work or are close to working today on a large scale, rather than those that may exist 20 or 30 years from now.


To ensure that our system remains clean, we consider only technologies that have near-zero emissions of greenhouse gases and air pollutants over their entire life cycle, including construction, operation and decommissioning. For example, when burned in vehicles, even the most ecologically acceptable sources of ethanol create air pollution that will cause the same mortality level as when gasoline is burned. Nuclear power results in up to 25 times more carbon emissions than wind energy, when reactor construction and uranium refining and transport are considered. Carbon capture and sequestration technology can reduce carbon dioxide emissions from coal-fired power plants but will increase air pollutants and will extend all the other deleterious effects of coal mining, transport and processing, because more coal must be burned to power the capture and storage steps. Similarly, we consider only technologies that do not present significant waste disposal or terrorism risks.


In our plan, WWS will supply electric power for heating and transportation—industries that will have to revamp if the world has any hope of slowing climate change. We have assumed that most fossil-fuel heating (as well as ovens and stoves) can be replaced by electric systems and that most fossil-fuel transportation can be replaced by battery and fuel-cell vehicles. Hydrogen, produced by using WWS electricity to split water (electrolysis), would power fuel cells and be burned in airplanes and by industry.



Plenty of Supply 

Today the maximum power consumed worldwide at any given moment is about 12.5 trillion watts (terawatts, or TW), according to the U.S. Energy Information Administration. The agency projects that in 2030 the world will require 16.9 TW of power as global population and living standards rise, with about 2.8 TW in the U.S. The mix of sources is similar to today’s, heavily dependent on fossil fuels. If, however, the planet were powered entirely by WWS, with no fossil-fuel or biomass combustion, an intriguing savings would occur. Global power demand would be only 11.5 TW, and U.S. demand would be 1.8 TW. That decline occurs because, in most cases, electrification is a more efficient way to use energy. For example, only 17 to 20 percent of the energy in gasoline is used to move a vehicle (the rest is wasted as heat), whereas 75 to 86 percent of the electricity delivered to an electric vehicle goes into motion.


Even if demand did rise to 16.9 TW, WWS sources could provide far more power. Detailed studies by us and others indicate that energy from the wind, worldwide, is about 1,700 TW. Solar, alone, offers 6,500 TW. Of course, wind and sun out in the open seas, over high mountains and across protected regions would not be available. If we subtract these and low-wind areas not likely to be developed, we are still left with 40 to 85 TW for wind and 580 TW for solar, each far beyond future human demand. Yet currently we generate only 0.02 TW of wind power and 0.008 TW of solar. These sources hold an incredible amount of untapped potential.


The other WWS technologies will help create a flexible range of options. Although all the sources can expand greatly, for practical reasons, wave power can be extracted only near coastal areas. Many geothermal sources are too deep to be tapped economically. And even though hydroelectric power now exceeds all other WWS sources, most of the suitable large reservoirs are already in use.


The Plan: Power Plants Required 

Clearly, enough renewable energy exists. How, then, would we transition to a new infrastructure to provide the world with 11.5 TW? We have chosen a mix of technologies emphasizing wind and solar, with about 9 percent of demand met by mature water-related methods. (Other combinations of wind and solar could be as successful.)


Wind supplies 51 percent of the demand, provided by 3.8 million large wind turbines (each rated at five megawatts) worldwide. Although that quantity may sound enormous, it is interesting to note that the world manufactures 73 million cars and light trucks every year. Another 40 percent of the power comes from photovoltaics and concentrated solar plants, with about 30 percent of the photovoltaic output from rooftop panels on homes and commercial buildings. About 89,000 photovoltaic and concentrated solar power plants, averaging 300 megawatts apiece, would be needed. Our mix also includes 900 hydroelectric stations worldwide, 70 percent of which are already in place.


Only about 0.8 percent of the wind base is installed today. The worldwide footprint of the 3.8 million turbines would be less than 50 square kilometers (smaller than Manhattan). When the needed spacing between them is figured, they would occupy about 1 percent of the earth’s land, but the empty space among turbines could be used for agriculture or ranching or as open land or ocean. The nonrooftop photovoltaics and concentrated solar plants would occupy about 0.33 percent of the planet’s land. Building such an extensive infrastructure will take time. But so did the current power plant network. And remember that if we stick with fossil fuels, demand by 2030 will rise to 16.9 TW, requiring about 13,000 large new coal plants, which themselves would occupy a lot more land, as would the mining to supply them.


The Materials Hurdle

The scale of the WWS infrastructure is not a barrier. But a few materials needed to build it could be scarce or subject to price manipulation.


Enough concrete and steel exist for the millions of wind turbines, and both those commodities are fully recyclable. The most problematic materials may be rare-earth metals such as neodymium used in turbine gearboxes. Although the metals are not in short supply, the low-cost sources are concentrated in China, so countries such as the U.S. could be trading dependence on Middle Eastern oil for dependence on Far Eastern metals. Manufacturers are moving toward gearless turbines, however, so that limitation may become moot.


Photovoltaic cells rely on amorphous or crystalline silicon, cadmium telluride, or copper indium selenide and sulfide. Limited supplies of tellurium and indium could reduce the prospects for some types of thin-film solar cells, though not for all; the other types might be able to take up the slack. Large-scale production could be restricted by the silver that cells require, but finding ways to reduce the silver content could tackle that hurdle. Recycling parts from old cells could ameliorate material difficulties as well.


Three components could pose challenges for building millions of electric vehicles: rare-earth metals for electric motors, lithium for lithium-ion batteries and platinum for fuel cells. More than half the world’s lithium reserves lie in Bolivia and Chile.
That concentration, combined with rapidly growing demand, could raise prices significantly. More problematic is the claim by Meridian International Research that not enough economically recoverable lithium exists to build anywhere near the number of batteries needed in a global electric-vehicle economy. Recycling could change the equation, but the economics of recycling depend in part on whether batteries are made with easy recyclability in mind, an issue the industry is aware of. The long-term use of platinum also depends on recycling; current available reserves would sustain annual production of 20 million fuel-cell vehicles, along with existing industrial uses, for fewer than 100 years.


Smart Mix for Reliability

A new infrastructure must provide energy on demand at least as reliably as the existing infrastructure. WWS technologies generally suffer less downtime than traditional sources. The average U.S. coal plant is offline 12.5 percent of the year for scheduled and unscheduled maintenance. Modern wind turbines have a down time of less than 2 percent on land and less than 5 percent at sea. Photovoltaic systems are also at less than 2 percent. Moreover, when an individual wind, solar or wave device is down, only a small fraction of production is affected; when a coal, nuclear or natural gas plant goes offline, a large chunk of generation is lost.


The main WWS challenge is that the wind does not always blow and the sun does not always shine in a given location. Intermittency problems can be mitigated by a smart balance of sources, such as generating a base supply from steady geothermal or tidal power, relying on wind at night when it is often plentiful, using solar by day and turning to a reliable source such as hydroelectric that can be turned on and off quickly to smooth out supply or meet peak demand. For example, interconnecting wind farms that are only 100 to 200 miles apart can compensate for hours of zero power at any one farm should the wind not be blowing there. Also helpful is interconnecting geographically dispersed sources so they can back up one another, installing smart electric meters in homes that automatically recharge electric vehicles when demand is low and building facilities that store power for later use.


Because the wind often blows during stormy conditions when the sun does not shine and the sun often shines on calm days with little wind, combining wind and solar can go a long way toward meeting demand, especially when geothermal provides a steady base and hydroelectric can be called on to fill in the gaps.


As Cheap as Coal

The mix of WWS sources in our plan can reliably supply the residential, commercial, industrial and transportation sectors. The logical next question is whether the power would be affordable. For each technology, we calculated how much it would cost a producer to generate power and transmit it across the grid. We included the annualized cost of capital, land, operations, maintenance, energy storage to help offset intermittent supply, and transmission. Today the cost of wind, geothermal and hydroelectric are all less than seven cents a kilowatt-hour (¢/kWh); wave and solar are higher. But by 2020 and beyond wind, wave and hydro are expected to be 4¢/kWh or less.


For comparison, the average cost in the U.S. in 2007 of conventional power generation and transmission was about 7¢/kWh, and it is projected to be 8¢/kWh in 2020. Power from wind turbines, for example, already costs about the same or less than it does from a new coal or natural gas plant, and in the future wind power is expected to be the least costly of all options. The competitive cost of wind has made it the second-largest source of new electric power generation in the U.S. for the past three years, behind natural gas and ahead of coal.


Solar power is relatively expensive now but should be competitive as early as 2020. A careful analysis by Vasilis Fthenakis of Brookhaven National Laboratory indicates that within 10 years, photovoltaic system costs could drop to about 10¢/kWh, including long-distance transmission and the cost of compressed-air storage of power for use at night. The same analysis estimates that concentrated solar power systems with enough thermal storage to generate electricity 24 hours a day in spring, summer and fall could deliver electricity at 10¢/kWh or less.


Transportation in a WWS world will be driven by batteries or fuel cells, so we should compare the economics of these electric vehicles with that of internal-combustion-engine vehicles. Detailed analyses by one of us (Delucchi) and Tim Lipman of the University of California, Berkeley, have indicated that mass-produced electric vehicles with advanced lithium-ion or nickel metal-hydride batteries could have a full lifetime cost per mile (including battery replacements) that is comparable with that of a gasoline vehicle, when gasoline sells for more than $2 a gallon.


When the so-called externality costs (the monetary value of damages to human health, the environment and climate) of fossil-fuel generation are taken into account, WWS technologies become even more cost-competitive.


Overall construction cost for a WWS system might be on the order of $100 trillion worldwide, over 20 years, not including transmission. But this is not money handed out by governments or consumers. It is investment that is paid back through the sale of electricity and energy. And again, relying on traditional sources would raise output from 12.5 to 16.9 TW, requiring thousands more of those plants, costing roughly $10 trillion, not to mention tens of trillions of dollars more in health, environmental and security costs. The WWS plan gives the world a new, clean, efficient energy system rather than an old, dirty, inefficient one.


Political Will

Our analyses strongly suggest that the costs of WWS will become competitive with traditional sources. In the interim, however, certain forms of WWS power will be significantly more costly than fossil power. Some combination of WWS subsidies and carbon taxes would thus be needed for a time. A feed-in tariff (FIT) program to cover the difference between generation cost and wholesale electricity prices is especially effective at scaling-up new technologies. Combining FITs with a so-called declining clock auction, in which the right to sell power to the grid goes to the lowest bidders, provides continuing incentive for WWS developers to lower costs. As that happens, FITs can be phased out. FITs have been implemented in a number of European countries and a few U.S. states and have been quite successful in stimulating solar power in Germany.


Taxing fossil fuels or their use to reflect their environmental damages also makes sense. But at a minimum, existing subsidies for fossil energy, such as tax benefits for exploration and extraction, should be eliminated to level the playing field. Misguided promotion of alternatives that are less desirable than WWS power, such as farm and production subsidies for biofuels, should also be ended, because it delays deployment of cleaner systems. For their part, legislators crafting policy must find ways to resist lobbying by the entrenched energy industries.


Finally, each nation needs to be willing to invest in a robust, long-distance transmission system that can carry large quantities of WWS power from remote regions where it is often greatest—such as the Great Plains for wind and the desert Southwest for solar in the U.S.—to centers of consumption, typically cities. Reducing consumer demand during peak usage periods also requires a smart grid that gives generators and consumers much more control over electricity usage hour by hour.


A large-scale wind, water and solar energy system can reliably supply the world’s needs, significantly benefiting climate, air quality, water quality, ecology and energy security. As we have shown, the obstacles are primarily political, not technical. A combination of feed-in tariffs plus incentives for providers to reduce costs, elimination of fossil subsidies and an intelligently expanded grid could be enough to ensure rapid deployment. Of course, changes in the real-world power and transportation industries will have to overcome sunk investments in existing infrastructure. But with sensible policies, nations could set a goal of generating 25 percent of their new energy supply with WWS sources in 10 to 15 years and almost 100 percent of new supply in 20 to 30 years. With extremely aggressive policies, all existing fossil-fuel capacity could theoretically be retired and replaced in the same period, but with more modest and likely policies full replacement may take 40 to 50 years. Either way, clear leadership is needed, or else nations will keep trying technologies promoted by industries rather than vetted by scientists.


A decade ago it was not clear that a global WWS system would be technically or economically feasible. Having shown that it is, we hope global leaders can figure out how to make WWS power politically feasible as well. They can start by committing to meaningful climate and renewable energy goals now.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le choix nucléaire, erreur historique, par Corinne Lepage

LE MONDE | 05.06.09 | 14h25  •  Mis à jour le 05.06.09 | 14h25

rançois Fillon, lors de sa visite au Tricastin, a qualifié de chance historique le choix nucléaire de la France. Il s'agit plutôt d'une erreur historique, car la situation de 2009 n'a rien à voir avec celle de 1973, mais les conséquences pour notre pays, en termes de responsabilité internationale, risquent d'être historiques.
En 1973, le choix industriel du nucléaire pouvait paraître défendable : la question des déchets et du démantèlement était mal connue et Tchernobyl ne s'était pas produit. Aujourd'hui, les impasses du nucléaire, le coût du démantèlement et les risques sont non seulement connus mais accrus en raison du vieillissement des centrales, de la privatisation, qui ne peut que privilégier la rentabilité au détriment de la sécurité. Mais, surtout, la problématique industrielle n'a plus rien à voir.

L'heure du grand retour du nucléaire dans le monde n'a pas sonné. Les pays industrialisés ne choisissent pas le nucléaire, et si certains envisagent de construire quelques réacteurs, ceux-ci ne compensent même pas ceux qui sont fermés. Le plan Obama ne consacre rien au nucléaire, abandonné depuis de longues années aux Etats-Unis pour cause de non-rentabilité. Au contraire, les investissements dans les énergies renouvelables à l'échelle planétaire ont explosé en 2008 et l'importance des relances vertes en Chine, aux Etats-Unis ou en Corée du Sud (plus de 400 milliards de dollars, soit 283,8 milliards d'euros) démontre la montée en puissance industrielle.

Pour la première fois dans l'Histoire, l'Europe comme les Etats-Unis ont ajouté davantage de capacités de production d'énergies renouvelables en 2008 que de capacités d'énergies classiques. La production d'énergies renouvelables a atteint 280 GW, l'équivalent de trois fois le nucléaire américain. Au total, les investissements dans les énergies renouvelables ont atteint 120 milliards de dollars (+ 16 %) en 2008 et les capacités éoliennes installées 121 GWh, soit la capacité de 100 réacteurs nucléaires (+ 29 %). Le solaire photovoltaïque raccordé au réseau électrique a bondi de 70 % et la production mondiale de cellules photovoltaïques a presque doublé, avec une hausse de 90 % en 2008.

Quant à l'argument selon lequel les énergies renouvelables ne pourraient qu'être subsidiaires, il est purement et simplement faux. Par exemple, l'Australie a annoncé un objectif de 45 térawattheure (TW) d'énergies renouvelables d'ici à 2020. Le Brésil veut accroître la part des énergies renouvelables dans les énergies primaires, où elles représentaient déjà 46 % en 2007. L'Inde vise l'équivalent de 14 centrales nucléaires en nouvelles capacités de renouvelables pour 2012 ; le Japon projette 14 GW de solaire photovoltaïque d'ici à 2020 et 53 GW pour 2030. Les projets de centrales thermosolaires, qui permettent une production massive d'électricité, se multiplient de 250 MW pour les plus petites à 850 MW en Californie et 1 GW en Inde.

Dès lors, le risque avec le choix fait par le gouvernement est triple : industriel, financier, politique.

1 - Industriel : anéantir l'industrie française du renouvelable et de l'efficacité énergétique, qui ne demanderait qu'à se développer, et, du même coup, nous priver du seul domaine de réindustrialisation solide de la France et de création d'emplois. Le même euro dépensé crée 15 fois plus d'emplois dans le renouvelable que dans la filière nucléaire. Il est illusoire de penser que nous développerons simultanément un grand plan de relance du nucléaire et une industrie des énergies renouvelables.

C'est financièrement insoutenable et le modèle ne fonctionne pas : trop d'électricité nucléaire à consommer conduit à réduire les efforts d'efficacité énergétique et à voir EDF refuser de supporter les obligations de rachat à un prix correct de l'électricité issue des énergies renouvelables (EnR). Faute de la politique suivie par les pouvoirs publics, nous ne disposons pas de leader mondial, ni même européen, dans ces secteurs et nous n'en aurons pas si nous ne commençons pas par le marché intérieur.


2 - Financier : imaginer que nos voisins vont se ruer sur l'électricité nucléaire, rien n'est moins sûr. L'électricité verte est encouragée et préférée par les consommateurs, et le pari de vendre plus d'électricité à l'export se heurte, d'une part, aux politiques de réduction de la consommation énergétique (objectif de 20 % d'augmentation de l'efficacité énergétique), et, d'autre part, aux efforts énormes faits par nos voisins pour augmenter leur potentiel d'EnR.


Dès lors, le risque d'échec commercial est considérable, qui vient accentuer une situation financière déjà très fragile du secteur nucléaire ; Areva a un besoin de financement de 11 milliards d'euros, sans compter l'épée de Damoclès que constitue le réacteur EPR de Finlande (dont, au passage, les critiques très sévères faites par les Finlandais sur la conception et la réalisation de l'EPR font frémir), et EDF est dans une situation financière que certains jugent préoccupante. Mais le but n'est-il pas de rendre inévitable la privatisation de tout le secteur pour permettre à des financiers ou à de grandes entreprises comme Bouygues de mettre la main sur les investissements faits de longue date par les citoyens français, rachetant des actions d'entreprises endettées ?


3 - Politique : enfin, et peut-être surtout, ce choix conduit notre pays à se transformer en VRP du nucléaire, en direction de préférence des pays les moins recommandables, dans la mesure où les clients habituels ne sont plus acheteurs. Ce faisant, nous prenons un risque majeur pour la planète entière en termes de Tchernobyl à répétition et de dissémination de produits radioactifs, sans parler des risques de répétition de situations à l'iranienne ou à l'irakienne dans des pays peu stables.


Dès lors, ce choix, qui n'a pas été discuté puisqu'il a été sorti du Grenelle, qui n'a fait l'objet d'aucune évaluation, notamment au regard de l'intérêt des énergies renouvelables, risque d'être un véritable boulet pour l'économie française et de se transformer en erreur historique dont les seuls bénéficiaires pourraient être quelques entreprises en cour, qui pourront élargir leur gamme de produits énergétiques à bon compte.

Corinne Lepage est vice-présidente du MoDem, présidente de CAP21.

Article paru dans l'édition du 06.06.09