HISTORIQUE

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Pourquoi la thermolyse?

Nous avons été séduits par cette technologie certes émergeante, mais respectueuse de l'environnement. Plusieurs choses nous ont plu dans la technique de thermolyse "seule":

1.      la démarche de base des fabricants de thermolyse: les contraintes de plus en plus fortes imposées aux incinérateurs par les directives européennes en matière de normes d'émission entraînent une obligation d'équipement de traitements de dépollution en aval ("end of pipe") de plus en plus coûteux. Certains industriels se sont posé la question suivante: comment éviter ces coûts? La réponse est limpide: ne pas créer de pollution. La combustion et l'oxydation des matières étant ce qui entraîne la formation de tous les polluants, oxydes d'azote et autres dioxines et furannes, il suffit de choisir une technologie qui tourne le dos à l'incinération et qui ne crée pas cette pollution. La dégradation des matières par la chaleur en absence d'air permet d'y répondre. C'est la thermolyse (thermos = chaleur), variante plus moderne de la pyrolyse (puros = feu), technologie où un peu d'air est injecté dans le process, ce qui entraîne une combustion en fin de procédé. La thermolyse, à l'inverse de la pyrolyse, ne produit pas de mâchefers.

2.      Le procédé lui-même:
Avant et après thermolyse, les déchets subissent un tri qui permet une récupération des matières ferreuses non oxydées et donc en excellent état, ainsi que des matières inertes. Le recyclage matière est donc assez poussé. En phase de thermolyse, les déchets ne sont pas brûlés mais dégradés par la chaleur. Il en ressort un gaz, transformable en vapeur ou électricité, et un solide carboné, utilisable comme combustible de substitution. Seule une partie du gaz produit sert à alimenter le chauffage du réacteur. Il n'y a pas d'autre pollution sur le site. Le volume des gaz brûlés est nettement moindre qu'en incinération et la teneur en polluants est infime. Il n'y a pas de mâchefers, donc rien à mettre en décharge, si ce n'est des sels de déchloration, ce qui représente 3% des matières entrantes. On est loin des 25% de mâchefers d'incinération et des 5% de cendres toxiques.

3.      La souplesse du procédé:
Les unités de thermolyse seule se composant de modules de 15.000 à 60.000 tonnes/an, elles permettent d'apporter une réponse de proximité aux attentes des communautés rurales, sans coûts de transport excessifs. De plus, comme ces unités peuvent fonctionner de 20% à 150% de leur capacité nominale, elles peuvent faire face à toute variation saisonnière ou ponctuelle d'approvisionnement. Etant capable de fonctionner à la hausse comme à la baisse, cela permet à une communauté d'augmenter le taux de collecte et de recyclage de déchets sans que cela n'affecte le fonctionnement de l'installation. Cette communauté se voit donc récompensée de ses efforts de tri et de recyclage.

4.      L'aspect moral:
Chaque communauté traite ses propres déchets. Cela évite le scénario d'un gros incinérateur imposé à une commune qui n'est jamais demanderesse d'un tel outil.