Construction Durable
pour les Français: http://www.lemoniteur.fr/construction-durable?utm_source=google&utm_term=energie+eolienne&utm_campaign=Content&utm_medium=cpc
26juin.-10 "Cub",
la maison design écologique
3juin.-10 Maison-Vague
: coque ondulée entièrement végétalisée
28Nov2009
Focus sur une maison à
énergie positive (29 - Hanvec)
7Nov2009
An extremely green house rises in Roxbury
24Oct2009
un jeu pour conjuguer rénovation de bâtiment et économies
d'énergie
21mai2009
Zero-carbon eco home is light years ahead
16avr2009
les hauts et les bas de la maison passive
1févr2009
pour la réhabilitation "Facteur 4" de maisons
individuelles
10févr2009
un immeuble écologique, c'est possible
5janv2009 un
logiciel pour concevoir en 3D sa maison écologique
30dec2008
What
Are "Eco-Villages?"
22nov2008
D: inauguration d'un bâtiment intelligent
"inHaus2" à Duisbourg
16sep2008 USA:
Solar roofing materials
4fév2008
France : une
maison écolo pas comme les autres
20jan2008 Manuel de construction écologique par Clarke
Snell et Tim Callahan
25nov07
France : BATIMAT présente la maison de demain
11/2007
France : Ouverture de la première école à énergie
positive
5/2007
EcoTopTen répertorie les entreprises allemandes spécialisées
dans la construction de maisons passives
4/5/07
The house will be heated by waves
03/2007 Un article et des logiciels
susceptibles de vous intéresser
02/2007 La
maison passive
01/2007
Le
soleil fait la richesse de Fribourg
12/2006
BedZed : oui, mais...
09/2006 France : Les
clés de la maison écolo
09/2006
Grande-Bretagne : Les yeux du monde
tournés vers BedZed
06/2006 Le bâtiment à
énergie positive (Zero Energy House, Passivhaus…)
26juin.-10 Cub", la maison design écologique
S'installer dans une habitation design qui respecte la planète, c'est tout à
fait possible. Le britannique Cub Housing Solutions vient de le prouver avec la
'Cub', une nouvelle façon de penser l'habitat design.
Si vous ne voulez faire aucune concession entre l'architecture design et le
respect de l'environnement, sachez qu'il existe désormais des solutions qui
combinent les deux. En Grande-Bretagne, Cub Housing Solutions propose des
habitations design en forme de cube qui proposent le fin du fin en matière de
respect de l'environnement. Avec une isolation extrêmement poussée, des éclairages
extérieurs en LED commandés par des détecteurs de présence sophistiqués,
des panneaux solaires alimentant des systèmes de ventilation mécanique (VMC),
un système de récupération de chaleur et même des électroménagers
atteignant au minimum le niveau A ou A+. Le tout avec des délais de livraison
qui restent extrêmement courts: entre le moment où vous signez le bon de
commande et le moment où vous pouvez emménager dans votre nouvel abri, ne s'écouleront
en effet que douze à seize petites semaines. Seul bémol: malgré un prix que
les concepteurs annoncent étudié pour les budgets les plus serrés, il vous
faudra tout de même compter 88.500 £ pour le modèle 'Cub' d'une chambre (51 m²),
155.000 £ pour le modèle 'Cub' de trois chambres (102 m²) ou 220.000 £ pour
le modèle 'Cub' pourvu de cinq chambres (153 m²).
http://www.cubhousingsolutions.com
3juin.-10 Maison-Vague : coque ondulée entièrement végétalisée
http://www.enerzine.com/1037/9779+maison-vague---coque-ondulee-entierement-vegetalisee+.html
"La
maison de 130m2 se niche sous l'ondulation d'une coque en bois et en béton.
Entièrement « végétalisée », la maison-vague est un morceau de paysage légèrement
décollé du sol, à hauteur d’assise. Elle emprunte aux constructions
industrielles des serres en utilisant une double peau en polycarbonate sur une
façade en verre."
Un
arrosage automatique, doté d'un système de récupération d'eau a également
été prévu, mais sera réservé uniquement à un usage limité.
D'un
coût annoncé de 250 000 euros, la surface habitable est de 136 m2 et son achèvement
est prévu pour février 2011. 28Nov
Focus sur une maison à énergie positive
(29 - Hanvec) Pour nos amis bretons,
une journée portes ouvertes est organisée samedi prochain à Hanvec afin de présenter
une maison à énergie positive en cours de
réalisation. Une
maison, respectant les règles de base du bioclimatisme
(compacité, orientation au sud, disposition des pièces…), utilisant
les énergies renouvelables (panneaux photovoltaïques, chauffe-eau
thermodynamique) et faite à base de matériaux sains, est réalisée à plus de
80% en auto construction, avec l'aide des Castors de l'Ouest.
Quelques
règles de bon sens permettent de limiter la consommation d’énergie. ·
L’orientation au sud pour les pièces de jour. ·
L’orientation au nord pour les pièces peu ou pas
chauffées. ·
Le regroupement des pièces de nuit. ·
Le regroupement des points de puisage pour l’eau
chaude sanitaire.
Matériaux et
techniques de construction : La
toiture représente 30% des déperditions calorifiques d’un projet.
FAKRO FTT THERMO Ug fenêtre = 0,94 W/m²K. Isolation des combles
:
En
rampant : METISSE en rouleau, épaisseur 2x100mm : R = 5,16 m²C/W Le
Métisse sera recouvert de plaques de Fermacell de 12,5 mm (lambda = 0,032 W/mC)
Menuiseries
BIEBER BIPLUS 3L : Ug = 0,6 W/m².K
Le
toit est équipé de 24 m2 de panneaux photovoltaïques de marque Photowatt
(panneaux conçus et fabriqués intégralement en France, y compris les
cellules). La
puissance installée est de 2 880 Wc (Watt crête) et la production attendue est
de 2 932 kWh annuel. Cette production est revendue intégralement à EDF.
Un projet
d’installation d’une éolienne de 2 kW est à l’étude, en complément des panneaux
photovoltaïques. La production serait dans ce cas directement consommée, sans
revente au réseau.
Un
dossier de demande de label BBC Effinergie a été déposé auprès de
Promotelec. Parmi les conditions requises, un test d’infiltrométrie (blower
door) doit être réalisé prochainement. Région : 0 A lire également : Ainsi
parlait un auto-éco-constructeur En savoir + Cette
maison passive est une réalisation des Castors de l’Ouest et Jean-François
Thomas. La journée portes ouvertes du samedi 28 novembre (9h30 à 17 h) se
situe au 18 route de Kerliver à Hanvec (29140) Castors
: 02 98 41 24 24 7Nov
An extremely green house rises in Roxbury Home is where the heat is off By Carolyn Y.
Johnson, Globe Staff | October 25, 2009 At
a time when most people are contemplating whether to give in and turn up the
thermostat, Simon Hare and his family are embarking on a bold experiment in green living: a winter with no heat.
24Oct un
jeu pour conjuguer rénovation de bâtiment et économies d'énergie 21/5
Zero-carbon eco home is light years ahead http://www.guardian.co.uk/environment/2009/may/21/active-house-denmark-zero-carbon
The dream of zero-carbon living is being
realised on an estate in Denmark. Andrew Purcell takes a tour of the world's
first Active House
Active House: an ultra efficient house in Denmark that captures more
energy than an average family needs to heat and power it. Photograph:
Morten Fauerby Solar panels warm underfloor heating. Fifty square metres of solar cells
generate electricity. Computer-controlled windows automatically regulate
internal temperature. 16/4
les hauts et les bas de la maison passive http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58422.htm Le concept de maison passive sous-tend une
orientation extrêmement exiguë vers l'économie d'énergie. La consommation
annuelle doit être inférieure à 15 kW/m2. Les problèmes techniques qui
apparaissent pour atteindre cette limite sont évidemment dans une large mesure
dépendant de la rigueur de l'hiver, comme l'explique le dr. Ales Krainer,
professeur d'architecture à la Faculté de génie civil et de géodésie de
l'Université de Ljubljana. Contact: département
Energy Efficiency and Renewable Energy (EERE) - Krainer, Jamova 2 - 1000
Ljubljana - Contact : dr. Ales - Email : akrainer@kske.fgg.uni-lj.si
- Fax : +386 61 125 0688 - site internet : http://www.fgg.uni-lj.si 14/2
pour la réhabilitation "Facteur 4" de maisons individuelles
10/2
un immeuble écologique, c'est possible http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/5604/104/
Bâtiment
rénové selon la norme MINERGIE®. (minergie.com) Le label MINERGIE®
garantit un standard de haute qualité pour l’immobilier. Beaucoup pensent que
ce label est réservé aux propriétaires de maison. MINERGIE® Suisse prouve le
contraire puisqu’une majorité de bâtiments MINERGIE® sont des immeubles
locatifs. L’énergie devient
un bien de plus en plus rare, donc de plus en plus cher. 85 % de l’énergie
que nous dépensons est d’origine fossile. Les besoins sont de plus en plus
importants et les ressources s’épuisent. De plus, il est impératif de réduire
le taux de pollution pour préserver au mieux notre environnement.Le nucléaire
offre de grands risques d’irradiation avec le temps puisque les produits
restent radioactifs durant des siècles (usure des bâtiments, stockage des déchets,
risque de guerre ou d’acte terroristes) et la matière première se tarit
assez rapidement. Isolation et étanchéité
d'une maison MINERGIE® Bien isolée, une
maison permet d’avoir une température homogène. Il n’y a plus besoin de
chauffer exagérément pour se sentir à l’aise. Les murs et les fenêtres
conservent la chaleur. Il est donc important qu’il y ait une homogénéité
dans l’isolation du bâtiment. Pour atteindre le standard MINERGIE®, l’épaisseur
de l’isolant doit être de 18 à 26 cm d’épaisseur (il existe des panneaux
isolants sous vide tout aussi performants mais beaucoup moins épais) et les fenêtres
ont un double, voire un triple vitrage isolant. Une maison MINERGIE®
a une aération douce qui fait circuler l’air silencieusement entre les pièces
et l’extérieur. L’air vicié est extrait de la salle de bain, des WC et de
la cuisine et dirigé vers l’extérieur. L’air extérieur est chauffé en
passant par un système qui récupère la chaleur de l’air vicié. Il est fi
ltré (insectes, poussières et pollen) avant d’aérer les autres pièces de
la maison. Le système permet de maintenir un air sain 24h sur 24 sans besoin
d’aérer, favorisant les économies de chauffage. Ceci n’empêche pas
d’ouvrir les fenêtres quand la température extérieure est clémente. Des chauffages
performants permettent d’économiser l’énergie. Par exemple, les pompes à
chaleur sont deux fois plus efficaces qu’une chaudière. Dans la mesure du
possible, privilégiez les énergies renouvelables comme les panneaux solaires
thermiques, la géothermie. L’investissement en vaut la peine. www.pch.gc.ca/ 5/1
un logiciel pour concevoir en 3D sa maison écologique
30/12
What
Are "Eco-Villages?" http://www.sciam.com/article.cfm?id=what-are-eco-villages&sc=DD_20081223
What goes into making a town
ecologically and economically sustainable (
... )
Some 420 eco-villages exist in
both urban and rural settings around the world today. Pictured here: the west
end of Arcosanti, a self-described "experimental town" in Arizona that
has been under construction since 1970. In keeping with the concept of clustered
development so as to maximize open space and the efficient use of resources, the
large, compact structures and large-scale solar greenhouses of Arcosanti occupy
a small footprint--only 25 acres within the community’s 4,000-acre "land
preserve." ( ... ) 22/11
D: inauguration d'un bâtiment intelligent "inHaus2" à
Duisbourg http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56633.htm En
savoir plus: [1] "Des bâtiments
intelligents développés par les sociétés Fraunhofer et HOCHTIEF", BE
Allemagne 289 - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/34003.htm
- 07/06/2006 16/9
USA: Solar roofing materials Integrating solar cells into building materials
could make solar power more attractive to homeowners. In an effort to promote the
adoption of solar technology, United Solar Ovonic of Auburn Hills, MI, has
teamed with a major roofing company to create a metal roof system that generates
electricity from sunlight. The partnership offers seven different prefabricated
systems, ranging in capacity from 3 to 120 kilowatts. Tests show that the solar
roof panels are rugged and can withstand winds in excess of 160 miles per hour. In addition to being more
aesthetically pleasing than bulky rooftop-mounted panels, solar roofing
materials can cut the cost of household solar installations by doing double
duty, generating electricity while protecting buildings from the elements.
"Ultimately, if you can use one product to do two things, you can save a
lot of money," says Cecile Warner, principal engineer at the National
Renewable Energy Laboratory's National Center for Photovoltaics, in Golden, CO. Building-integrated
photovoltaics (BIPV) have been around since the late 1980s, Warner says, but
only lately have they begun to see some success with large commercial and
residential developments. Recent advances in flexible thin-film photovoltaic
materials--such as those sold by United Solar--are allowing manufacturers to
more easily integrate photovoltaics directly into the roofs and facades of
buildings. Nonetheless, many builders
remain leery of the new technologies. "In the past, people in the
construction industry have been burned by trying out new products," Warner
says. In particular, she says, they're wary of products that would be difficult
to recall should they prove defective. Roofing materials certainly meet that
description. "I think that's probably been the sticking point all
along," Warner says. EnergyPeak, the partnership
between United Solar and Pittsburgh-based Centria Services Group, is an attempt
to allay this skepticism. "We worked with Centria to develop a program that
would get our product out to a number of small installers because Centria
already has the infrastructure to do this," says Marcelino Susas, vice
president of strategic marketing at United Solar's parent company, Energy
Conversion Devices, based in Rochester Hills, MI. When solar companies partner
with construction firms, "it gives the product a lot more credibility, and
it helps to break down the barrier to adoption," says Warner. Centria designs and assembles
the solar roof systems using United Solar's adhesive thin films, which can
simply be peeled off of their backings and stuck to the roofing materials. The
company then distributes the final product through small metal-roofing
manufacturers that do the installations for building owners and architects.
EnergyPeak comes with a 20-year warranty and, depending on the state in which
the solar roof is installed, could pay for itself in less than 10 years, Centria
says. Because United Solar's
materials are flexible and lightweight, they can be easier and cheaper to
install than conventional crystalline-silicon solar cells, and they can be
applied to curved roof designs, says Susas. United Solar's amorphous-silicon
photovoltaics also perform better than conventional crystalline-silicon solar
cells under low light and high temperature, he says. "BIPV is very interesting
because it offsets some of the costs associated with installation and will
probably occupy a larger market share of the residential portion of the
market," says Michael Locascio, a senior analyst with Lux Research, in New
York. "But that portion is very small," he adds. That's because BIPV
systems are primarily limited to new home construction or situations in which
the owner needs to replace the roof. And although the adoption of
solar power is growing fast, Locascio cautioned that the future of the industry,
at least in the United States, is uncertain. The federal Investment Tax Credit,
one of the key incentives driving the adoption of solar power in the United
States, is set to expire at the end of the year, and it is unclear whether
Congress will extend it. Currently, Europe remains the
largest market for BIPV and solar products in general, says Susas. "There
are very high incentives for BIPV in Italy and France." For instance,
United Solar currently sells its solar laminates to a large asphalt-shingle
manufacturer in Italy that supplies residential clients with solar shingles. 4/2/2008
France : une maison écolo
pas comme les autres http://www.lannion-perros.maville.com/Une-maison-ecolo-pas-comme-les-autres-/re/actudet/actu_loc-546623------_actu.htm
Au rond-point Saint-Marc, s'engager sur le boulevard
Lafayette. Rouler quelques centaines de mètres puis tourner à gauche. Suivre
le petit chemin de terre et s'enfoncer avec ravissement au coeur de la
verdoyante et forestière vallée du Stanco. S'arrêter au bout du sentier, où
elle apparaît enfin, imposante et majestueuse. (
... ) Vous
voulez construire vous-même votre maison écologique ou vous souhaitez assurer
sérieusement le suivi du chantier ? Cet
ouvrage, rédigé par deux spécialistes de l’éco-habitat, étayé par des
centaines de schémas et de photos sera votre précieux guide. Les
auteurs nous entrainent dans l’aventure de la construction d’un petit bâtiment.
Pas à pas ils nous expliquent les techniques particulières de ses quatre murs
: mur en bois cordé, mur en paille, mur en torchis, mur à ossature bois, ainsi
que l’installation du toit végétalisé. Le
récit vécu de cette construction est à la fois un formidable outil technique,
précis et rigoureux, et une réflexion sur les nombreux choix écologiques désormais
à notre disposition. Vous
y trouverez l’essentiel de ce que vous devez savoir pour fabriquer des briques
de terre, connaître les proportions d’un torchis, monter un mur en paille,
poser une isolation en cellulose,
appliquer un enduit terre/chaux... (
... ) Choisir
le meilleur emplacement, décider des bons matériaux, tirer parti du climat,
concilier écologie, économie et réalisme telles sont les grandes lignes de ce
manuel indispensable à tout écoconstructeur. Détails Site
web des auteurs : www.thinkgreenbuilding.com
Ce
dossier a été réalisé à partir de l'ouvrage des "Editions
La Plage" que nous remercions ainsi que leurs auteurs. 25/11
France : BATIMAT présente la maison de demain La
plus grande manifestation au monde dédiée à la construction, vient de fermer
ses portes à Paris. Tour d’horizon des innovations présentées. Objectifs dépassés pour la 26e édition de Bâtimat.
En cinq jours, le leader mondial des salons de la construction a attiré 447 738
visiteurs qui ont rencontré les 2 700 exposants venus de 49 pays. Cette année
encore, le thème du développement durable s’est imposé comme le fil
conducteur de la manifestation. « C’était inévitable, tant les innovations
dans ce domaine ont été importantes ces deux dernières années, affirme
Dominique Tarrin, directeur général du salon. Bâtimat est à la fois un accélérateur de
progrès et une plate-forme de rencontres entre industriels, architectes,
promoteurs, ingénieurs, entrepreneurs ou artisans. » Une chose est sûre, le bâtiment,
secteur le plus consommateur d’énergie en France (42,5 % de l’énergie
finale totale), tient un rôle majeur dans la réduction des émissions de gaz
à effet de serre. Le « Grenelle de l’environnement » qui s’est tenu en
octobre dernier a montré qu’il pourrait réduire sa consommation de près de
40 %, entraînant une baisse de la facture énergétique et le développement du
secteur du bâtiment. Les fabricants commencent à le comprendre. Dès
l’entrée du salon, une maison de 200 m² (1) économe en énergie a été édifiée
à l’initiative du magazine Architecture à vivre. Le credo ? Montrer que démarche
environnementale peut rimer avec modernité, technologie et confort. Résultat,
cette maison en bois des forêts européennes écologiquement gérées est
orientée sud autour d’un patio qui sera couvert l’hiver par une verrière
mobile. Elle a été bâtie à partir de trois modules préfabriqués avec des
produits sains et recyclables (moquette Interface, caoutchouc, peinture sans
solvant, isolation thermique en fibre de bois et cellulose…). Un récupérateur
d’eau de pluie permet d’arroser le jardin, les toitures végétalisées
assainissent l’air ambiant, et l’été, la ventilation naturelle est renforcée
par l’ouverture des fenêtres zénithales. 9/11
France : Ouverture de la première école à énergie positive L'école de
Limeil-Brevannes (Val de Marne) s'apprête à être inaugurée, le 10 novembre,
après des travaux qui ont duré un peu plus d’un an. Labellisée « zero
énergie » et conçue en étroite concertation avec les habitants de la ville,
cette école HQE se veut exemplaire, à l'avant-garde des bâtiments basse
consommation et des comportements « écoconscients ».
« Une école « zéro énergie »
est une affaire de conception, mais aussi de comportement et de pédagogie. La
consommation énergétique d'un bâtiment dépend principalement de ceux qui
l'utilisent, » insiste le dossier de presse du projet. Plusieurs
machines à café laissées allumées en permanence induiront ainsi une hausse
de 5% de la consommation électrique. Même chose avec les ordinateurs en
veille. Si les enfants ont été sensibilisés et associés durant l'année 2007
au déroulement des travaux de leur future école, à travers une visite du
chantier et une exposition, un « mode d'emploi » doit aussi être
transmis aux équipes techniques et enseignantes. Réunions de concertation et
d'information, notices d'utilisation des locaux et des installations... La démarche
d'accompagnement HQE s'étendra sur les deux premières années de
fonctionnement de l'école, prolongée d'ici 2011 par la construction d'un écoquartier
complet, les « Temps durables ». Et quoi de mieux qu'une école pour
faire oeuvre éducative 6/5
EcoTopTen répertorie les entreprises allemandes spécialisées dans la
construction de maisons passives Mentions légales: BE Allemagne numéro 332 (25/04/2007) -
Ambassade de France en Allemagne /ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com 4/5
The house will be heated by waves 7/3/07
Un article et des logiciels susceptibles de vous intéresser : Bâtir sainement pour nous et pour
l'environnement http://www.nrc-cnrc.gc.ca/highlights/2007/0703greenbuildings_f.html En Allemagne, la 'maison passive' consomme 5 fois moins d'énergie
qu'une maison normale, notamment grâce à un systême de recyclage de la
chaleur. (Récit : G. Fenwick) Petit reportage sur : http://www.france24.com/france24Public/fr/nouvelles/science.html
A visiter aussi, sur la maison passive : http://a1s2b3l4.python-hosting.com/outils/fond_documentaire/construction_renovation/maison-passive http://www.passiefhuisplatform.be/index.php?col=-welkom&lng=fr&doc=welkom_1 http://www.europeanpassivehouses.org/ 30/1
Le
soleil fait la richesse de Fribourg La ville allemande de Fribourg-en-Brisgau est un modèle en
matière de développement durable. Retour vers le futur. «Nulle part ailleurs la concentration d'entreprises et de
centres de recherche, institutions, associations, artisans, experts et citoyens
résolument engagés en faveur de l'énergie solaire n'est aussi forte.» Ces
propos émanent de Dieter Salomon, le maire de Fribourg. «Notre région
constitue un modèle exemplaire en matière de développement durable»,
lance-t-il fièrement. Fribourg-en-Brisgau, logée au pied de la Forêt-Noire, à
quelques kilomètres de Mulhouse et de Bâle, compte 210.000 habitants. Pour les
écologistes, c'est Lourdes. Un lieu de pèlerinage quasiment obligé. Fief des «Grünen» (les Verts allemands), Fribourg est
surnommée «la ville solaire». Son rayonnement dépasse de loin le Land du
Band-Würtemberg tant la cité s'est taillé une solide réputation. Moins de nucléaire Tout a commencé il y a une trentaine d'années. Les
habitants se mobilisent alors contre un projet de construction d'une centrale nucléaire
(Wyhl-am-Rhein). La protestation se transforme petit à petit en
engagement pour les nouvelles formes d'énergie. Aujourd'hui, «il y a plus de
panneaux photovoltaïques à Fribourg que… dans toute la France», s'amuse
Peter Schilken, responsable d'énergie-Cités, une association d'autorités
européennes pour une politique énergétique locale durable. «La consommation d'énergie issue du nucléaire est passée de 60 à 30%. L'utilisation d'énergies
renouvelables atteint près de 4% actuellement. Notre ambition est d'arriver à
10% en 2010. Et nous avons déjà réussi à réduire de 5% nos émissions de
gaz à effet de serre», commente Gerda Stuchlik, maire adjointe, chargée de
l'Environnement. Pour arriver à ce résultat, il faut une mobilisation générale.
«Il y a un véritable consensus sur le développement durable, c'est un élément
central», précise la maire adjointe. De fait, si les Verts occupent la mairie
pour le moment, ils sont en coalition avec les deux grands partis traditionnels:
les sociaux-démocrates du SPD et les chrétiens-démocrates de la CDU. Maisons passives Le développement du solaire et les projets en économies d'énergie
sont palpables. Plusieurs quartiers de la ville sont labellisés «durables». D'autres réalisations sont exemplaires. Ainsi, le toit du
stade de football du SC Freiburg est couvert par 2.500 m² de panneaux solaires.
La région compte aussi quelque 400 habitations «passives» : elles ne
consomment qu'au maximum 15 kwh/m² par an. Environ dix fois moins qu'une
construction neuve traditionnelle chez nous. La Résidence Wilmersdorferstrasse est une autre illustration
de la mobilisation des Fribourgeois pour les économies d'énergie. Deux
immeubles voisins, de huit étages, ont été complètement réhabilités. «à
l'origine, l'aspect du bâtiment était du simple béton. Nous avons effectué
une rénovation énergétique. Cela a consisté en un calorifugeage de 14 centimètres
et l'installation de panneaux photovoltaïques sur toute la façade (450 m²!)
ainsi que de capteurs solaires thermiques sur le toit», explique Werner
Eickhoff, le promoteur du projet. «En vertu d'une loi fédérale allemande, les
compagnies d'électricité sont obligées de racheter la production d'énergies
renouvelables pendant 20 ans, au prix actuel de 0,50 euro/kWh pour le photovoltaïque.
Alors que son prix d'achat normal varie entre 0,17 et 0,19 euro/kWh. Sur la
revente, les habitants ont donc gagné 18.000 euros l'année dernière», détaille
Werner Eickhoff. «La consommation de chauffage a chuté de 40 à 50% suite à
ces travaux», précise-t-il encore. Mais tous les locataires n'ont pas apprécié,
concède-t-il. Et pour cause: le loyer a été augmenté de 20%... Globalement, les citoyens n'hésitent pas à participer à l'élan
«durable» de la ville. Preuve: 10% des ménages ont accepté de payer plus
cher (de l'ordre de 1,5 cent/kWh) en achetant de l'électricité verte à la
compagnie énergétique régionale Badenova. Le surcoût sert exclusivement à
financer des investissements en matière d'énergies renouvelables. Les écoles sont aussi mobilisées. Fribourg a été la première
ville d'Allemagne à instaurer un mécanisme original: la moitié des économies
d'énergie réalisées par un établissement lui sont reversées sous forme de
subside pour financer des projets éducatifs. En fait, toutes les composantes de la société tirent dans
la même direction: de l'enseignement à l'immobilier, en passant par les
transports et l'urbanisme. Et la participation citoyenne aux décisions est une
réalité dans plusieurs domaines. C'est aussi une des clés du succès. Ici, on
ne se pose pas la question de savoir si les énergies renouvelables sont
rentables. On agit. Depuis 25 ans. Parking... pour vélos La «révolution verte» de Fribourg se matérialise aussi
par un centre ville entièrement piétonnier. Les alentours immédiats sont tous
en zone 30. Les transports en commun sont modernes, silencieux et
performants. Grâce aux sites propres, «pendant toute la journée, il n'y a
jamais plus de sept minutes d'attente à l'arrêt», commente Peter Schilken. Un
«Ticket Regio» permet, pour près de 20 euros par mois, de se rendre partout
dans la région de Fribourg en empruntant indifféremment le bus, le tram ou le
train. La gare de Fribourg, recouverte elle aussi de plus de 300 m²
de panneaux photovoltaïques, est aussi un noeud de communications: elle
accueille un centre de car-sharing et un parking pour… 1.000 vélos, où les
«petites reines» sont non seulement gardées mais aussi entretenues, réparées
ou louées. Aujourd'hui, les déplacements des Fribourgeois sont découpés
en trois tiers à peu près égaux: vélo, transports en commun, voiture.
L'anecdote raconte même qu'à Fribourg, il y a plus de vélos que
d'habitants… La région dispose de plus de 400 kilomètres de pistes
cyclables. Les parkings pour les voitures sont très chers au centre de
la ville mais gratuits en périphérie, à proximité immédiate des terminus de
lignes de tram. Créneau économique Enfin, le développement durable assure à la ville un créneau
économique porteur. Le tourisme «vert» s'y déploie, appuyé par un solide
marketing. Le solaire assure aussi un pôle de recherche et développement via
le «Solar Info Center» et l'Institut «Fraunhofer» où sont explorées toutes
les technologies de pointe en matière d'énergies renouvelables. C'est aussi un
support complet pour l'investisseur : technique, management, financement, etc. Le savoir-faire de la région en matière d'installations
solaires s'exporte. C'est le cas par exemple de la Solar Fabrik. En 10 ans,
l'entreprise est passée de 4 à… 200 salariés. En 2006, elle a produit
quelque 400.000 panneaux photovoltaïques. Son usine, à la façade tout en
verre et en panneaux solaires, est une vitrine de l'entreprise: elle ne rejette
aucune émission de CO2 dans l'atmosphère. «L'utilisation de l'énergie
solaire peut devenir un facteur essentiel de la philosophie d'entreprise dans
tous les secteurs de l'économie», souligne Gerda Stuchlik. «Non seulement l'énergie
solaire crée de nouveaux emplois mais elle assure le maintien des emplois
existants dans la région.» à Fribourg, environ 10.000 personnes travaillent
directement dans le secteur de l'environnement. 170.000 dans l'ensemble de
l'Allemagne car Fribourg a fait des émules dans d'autres cités allemandes.
L'industrie allemande de fabrication de cellules solaires photovoltaïques
approvisionne 25% du marché mondial. Zero
carbon home is little more than hot air http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2006/12/08/nbedzed08.xml BedZed, an
award-winning development of 99 apartments in south London, was supposed to be
exactly that: zero-carbon and entirely sustainable. More than four years after
opening its doors, however, the landmark eco-village is neither. The revolutionary wood-burning
technology that should have produced all the heat and power is not working and
has been abandoned. A "green" water
sewage system that used reed beds to mimic natural waste filter systems is also
temporarily out of action because of management costs. Power is drawn from the
national grid, backed up by gas boilers, and only a quarter of the 300 or so
residents use organic food boxes. Each BedZed apartment –
thickly insulated and hermetically sealed – also emits about half a ton of
carbon dioxide each year. Modern homes built to standard building regulations
produce about one ton. Pooran Desai, who helped found
the project with the charity BioRegional Development Group, admitted he is
disappointed that the prototype has not quite worked. "This hasn't turned out
to be a zero-carbon development, and we have learned as much about how not to do
things as how to do them," he said yesterday. "It was designed to be a
completely renewable energy site, powered by solar panels and a wood-chip
powered heat and power plant (CHP). But while the solar panels produce about 10
per cent of our power, the CHP has not been successful, because the burning
produced tar that clogged the filters. The maintenance was very expensive." BedZed – Beddington Zero
Energy Development, near Wallington, Surrey – was started in 1998. It has been
thrust into the spotlight by the Chancellor's pre-Budget announcement this week
that all new homes should be "zero-carbon" by 2016, and would be
rewarded by escaping stamp duty. The project was pioneered by
BioRegional Development Group, and funded by the Peabody Trust, one of London's
largest social landlords. Designed by the architect Bill
Dunster, it was to be a trailblazer for affordable, ecological living, with all
but 44 apartments reserved for public sector workers, council tenants and
first-time buyers. Despite the power problems,
much about the project has been a success. The walls are about 60cm thick and
filled with four times as much insulation as the industry norm, and the windows
are double or triple-glazed. As a result, there is no need for central heating
and residents pay less than £400 a year for power and water. The apartments are naturally
ventilated using a roof funnel system, which draws in fresh air and expels stale
air, and each has a garden and access to an allotment. Waste for recycling is
collected, the taps and showers are fitted with flow restrictors, which save 19
litres of water per minute, and the lavatories are flushed with rainwater. The
futuristic design means the development is now locally popular; a three-bed sold
for more than £260,000 recently. But they are currently nowhere near
"zero-carbon", and would not qualify for the stamp duty exemption that
Gordon Brown is proposing. In this respect, they are like
every other house in Britain, because there is currently no such thing as a
"zero carbon" house existing on its own energy, according to the
Energy Saving Trust. Mr Dunster said the wood-chip
power-generator would be replaced in spring and insisted that it would make the
project completely zero-carbon. "Technology has advanced hugely in the 10
years since we first chose the CHP system, and the new machine is working very
successfully elsewhere," he said. "It is not right to say that BedZed
cannot be zero-carbon. It will be when the system is replaced, and it is a
viable route to go down". Canada : Vers la maison saine à
consommation énergétique nette zéro L'initiative de la MSCENZ vise à faire évoluer les mentalités
en matière de conception des maisons, afin de créer une nouvelle norme...
d'ici 2030. C'est connu, les maisons construites aujourd'hui sous le
programme Novoclimat sont beaucoup plus éconergétiques que celles mises en
chantier il y a 20 ans. Il s'agit d'un accomplissement remarquable qui cache
cependant un objectif beaucoup plus ambitieux: la construction de maisons qui
produisent elles-mêmes autant d'énergie qu'elles n'en consomment. C'est le défi
que la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL) tente de relever
en coordonnant l'initiative de la Maison saine à consommation énergétique
nette zéro (MSCENZ). Depuis août dernier, 20 équipes pluridisciplinaires sélectionnées
à travers le Canada s'affairent à établir les plans détaillés de leur
projet de maison nette zéro. L'initiative de la SCHL n'est encore qu'à l'état
théorique, mais les premières maisons témoins devraient faire leur apparition
dès l'été prochain. «Quand on parle de la maison nette zéro, les gens
pensent qu'il s'agit d'un défi trop ambitieux, mais le but est justement de
changer les mentalités en prouvant que c'est faisable», explique Jacqueline
Meunier de la SCHL. Une future norme La SCHL ne cache pas le but ultime de cette expérience: créer
une norme nette zéro... pour 2030. «On l'a vu avec Novoclimat, changer les façons
de faire d'une industrie ça prend du temps, entre 10 et 20 ans généralement»,
note Mme Meunier. Le rôle de la SCHL est de stimuler l'industrie de
l'habitation à s'orienter vers la nette zéro. «L'industrie est très compétitive et elle mise beaucoup
sur le prix d'achat pour séduire les consommateurs. Nous, on voudrait que le coût
d'exploitation devienne un facteur majeur dans la décision du consommateur et
on force dans ce sens-là», affirme Mme Meunier. Non seulement la maison nette
zéro devra-t-elle produire autant d'énergie qu'elle n'en consomme, mais elle
devra également être offerte à un prix abordable. Les Maisons Alouette «Construire une maison nette zéro c'est certainement plus
facile qu'on ne le pense, mais la construire à un prix concurrentiel c'est
beaucoup plus ambitieux», estime Bradley Berneche, président des Maisons
Alouette, une entreprise de maisons pré-usinées située en Estrie qui
participe à l'initiative de la MSCENZ. Pour réaliser cet objectif elle s'est
entourée de divers partenaires dont Hydro-Québec et l'Université de
Concordia. «Notre entreprise a toujours été avant-gardiste dans le
domaine éconergétique car nous croyons que c'est l'avenir, précise M.
Berneche. En participant à cette initiative, on s'assure de maintenir notre
avance tout en apprenant davantage sur les nouvelles technologies.» France
: Les
clés de la maison écolo http://www.nouvelobs.com/articles/p2185/a317274.html Quand Phénix, le plus grand constructeur français
de maisons individuelles, a décidé de faire appel à lui, Jacques Ferrier,
architecte de renom, a longuement réfléchi. Il n'avait jamais fait ça :
concevoir un prototype de l'habitat du xxiesiècle pour un industriel
qui livre 7 000 maisons par an. Sans reproduire la énième version de cette «réduction
de la maison bourgeoise» que sont nos pavillons de banlieue. Surprise : on
lui demandait de faire une maison écologique. Les dirigeants de Phénix avaient
fait une première tentative en 2004. Trop tôt. Les acheteurs étaient restés
frileux. Jacques Ferrier a tourné et retourné son projet
trois ans sur sa planche à dessin. Le résultat est là. La maison Phénix -
baptisée « Concept House », c'est plus chic - a été commercialisée juste
avant les vacances estivales. Prix clés en main : 245 000 euros pour 210 mètres
carrés. Toute simple avec ses lignes pures, sa verrière, ses couleurs qui évoquent
l'Europe du Nord. Modulaire, on peut l'agencer comme on le désire. A l'intérieur,
ça respire l'espace et la lumière. Mais surtout, c'est un des modèles
possibles de la maison de demain. Une maison plus saine, plus économe d'énergie,
adaptée à un monde dans lequel, forcément, pétrole et gaz vont devenir plus
chers et plus coûteux (voir infographie ci-dessous). Dans quelques jours, si
tout va bien, et apparemment c'est en bonne voie, elle sera certifiée, avec
quelques autres, « haute qualité environnementale » (HQE). Et, du même coup,
la France paraîtra un peu moins à la traîne en Europe et dans le monde en
matière d'habitat écolo. «Il était temps », assure Patrick Nossent, un
expert chargé de vérifier qu'une maison candidate au label HQE a bien toutes
les qualités pour le revendiquer. Il devrait délivrer ses premiers certificats
en septembre. Il y a belle lurette, plus de quinze ans, que les Allemands
habitent leurs Passiv Haus, des sortes de maisons Thermos dans lesquelles on
peut presque ou totalement se passer de chauffage. Que les Suisses ont un
programme analogue baptisé Minergie. Les Anglais ont Ecohome, les Américains
un label nommé LEEDS. Les Japonais, les Brésiliens et même les Chinois s'y
sont mis. Mais dans les réunions internationales organisées tous les deux ans
pour confronter les initiatives en matière d'habitat soucieux de ne pas peser
sur l'environnement - la dernière a eu lieu à Tokyo en 2005 -, les Français
jusqu'à présent faisaient profil bas... On avait bien quelques déclarations
de principe à mettre sur la table : Raffarin, quand il était Premier
ministre, avait promis qu'on allait diviser par quatre nos émissions de gaz à
effet de serre d'ici à 2050, et le bâtiment, c'est 44% de l'énergie consommée
chaque année et le quart de nos émissions de CO2. Promesse reprise lorsque la
loi sur la programmation de notre politique énergétique a été votée. Mais,
mis à part quelques immeubles collectifs bien pensés comme à Rennes (résidence
Salvatierra), quelques initiatives individuelles comme la maison californienne
que termine José Bové sur le causse du Larzac, on n'avait pas grand-chose de
concret à montrer. Pour une fois, les mentalités ont évolué plus
vite que les réglementations. On l'a constaté à l'Ademe, Agence de
l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie, dont les 175 « espaces info-énergie
» sont pris d'assaut par des particuliers qui arrivent avec leurs plans de
maison sous le bras et veulent savoir comment ils vont pouvoir s'en sortir avec
leur facture énergétique. «Les gens ont intégré le fait que la hausse du pétrole
et du gaz est irréversible.» L'Ademe, qui n'arrive plus à répondre aux
demandes, souhaite implanter 325 nouveaux espaces d'information. Quant aux crédits
d'impôt attribués à ceux qui installent des chaudières performantes, améliorent
l'isolation de leur maison ou investissent dans les énergies renouvelables, ils
ont crevé les plafonds budgétaires imaginés par Bercy. Ça ressemble à quoi, une maison HQE ? A un loft
spectaculaire comme celui imaginé par Jacques Ferrier, ou à une maison
d'aspect plus traditionnel ? Ce sera ce qu'on voudra, et un des premiers
constructeurs à avoir postulé à la certification en question est un spécialiste
du mas provençal. « Il n'y a pas de voie bouchée, aucune filière n'est écartée,
affirme Patrick Nossent, l'expert de la norme. Si vous construisez une maison en
bois, mais que vous la traitez avec des produits chimiques agressifs pour protéger
la façade ou la mettre à l'abri des insectes, vous ne serez pas HQE parce que
l'impact final sera très mauvais. Même chose si vous faites venir votre bois
d'outre-mer... » Ce ne sera pas non plus forcément une maison avec chauffe-eau
solaire et éolien dans la cour. Car il faut réduire les coûts : 60% de
ceux qui font construire leur maison sont des primo-accédants, comme on dit
dans le métier, dont les budgets sont plutôt serrés. « Une maison HQE,
explique-t-on à l'Ademe, c'est d'abord une maison pour laquelle on a investi
dans la matière grise, conçue de façon que le soleil ne chauffe pas à l'excès
vos pièces l'été et apporte un maximum de calories pendant la période
froide. Ça demande un peu de réflexion, mais pas forcément des surcoûts
extravagants. » Et avec simplement un peu de bon sens, on aura une maison plus
performante que la toute dernière norme en matière d'énergie, la RT 2005, qui
était déjà elle-même 20% plus efficace que celle qui était le comble de la
modernité en l'an 2000. Dans les maisons françaises, 40% de l'énergie dépensée
pour le chauffage s'évapore à cause de « ponts thermiques », défauts
d'isolation faciles à corriger. Mais une maison HQE ne se limite pas à une bonne
isolation associée à des économies d'énergie. A l'intérieur, colles,
enduits et peintures utilisés ne doivent pas provoquer de pollution insidieuse,
plus importante que celle qui règne dans la rue. Elle peut être équipée de
dispositifs pour économiser l'eau : 40% de l'eau potable qu'on nous
facture à prix d'or disparaît dans nos cuvettes de WC ! Tout cela a un coût, forcément. Mais pas
astronomique. Le prix d'une cuisine équipée, affirment les spécialistes de la
norme HQE, de 2% à 4% du prix de la maison. Pour ceux qui veulent vivre dans un
habitat sain, confortable, tout en
réalisant
de solides économies, ce n'est pas trop cher payé. Grande-Bretagne : Les yeux du
monde tournés vers BedZed http://www.cyberpresse.ca/article/20060916/CPACTUEL/609160952/1015/CPACTUEL Isabelle
Audet La Presse Londres L'aspect futuriste de BedZED surprend les
passants autant, sinon davantage, que ses qualités environnementales. Au sud de Londres, le lotissement BedZED détonne... et étonne.
Le complexe à l'architecture futuriste est l'un des plus verts au monde. Son
efficacité énergétique est telle que l'hiver, ses résidants n'ont qu'à se
faire un thé pour réchauffer leur appartement. Des architectes et des
entrepreneurs de partout étudient ce succès britannique en vue d'importer le
concept dans leur pays. À quand un BedZED canadien? La Presse s'est
rendue en Angleterre, histoire de visiter ce complexe envié et imité partout
dans le monde. Dans une banlieue du sud de Londres, 200 personnes habitent
dans un complexe ultra-écologique. BedZED est un modèle d'architecture verte
et de développement durable. Tant et si bien que ses résidants vivent malgré
euxsous les feux de la rampe. Allemands, Chinois, Nord-Américains... les
nombreux visiteurs se posent la même question:comment les créateurs du
complexesont-ils arrivés à créer une communauté aussi verte? Londres se réveille à peine. Nous sommes dimanche, pas tout
à fait 9h, et la station de train Hackbridge est déserte. La billetterie est
fermée. Les journaux sur la banquette datent du vendredi. À l'extérieur, je
tombe sur un passant que j'aborde en dépliant une carte chiffonnée. Entre la gare et le célèbre complexe, le chemin London est
ponctué de maisons brunes, anonymes. Puis, après un détour, le Beddington
Zero Energy Developpement, mieux connu sous le nom de BedZED, surgit. Et
surprend. Un modèle d'économie d'énergie L'idée d'un écovillage en milieu urbain a été lancée
pendant les années 90 par BioRegional - organisme britannique consacré au développement
durable -, par l'architecte Bill Dunster et le promoteur Peabody. Elle ne s'est
concrétisée qu'en 2002. Quand la communauté s'y met En 2002, le promoteur Peabody a vendu les plus grands
appartements de BedZED un peu plus de 400 000$. Un excellent prix pour le marché
londonien. Les propriétaires de ces appartements sur deux étages profitent
d'environ 1000 pieds carrés, de trois chambres et d'une grande terrasse. Le
bâtiment à énergie positive (Zero Energy House, Passivhaus…) Un
article de La Recherche de juin 2006 : Comment
passer des bâtiments « énergivores » à des bâtiments économes, voire
autonomes, qui pour certains d’entre eux produiront plus d’énergie qu’ils
n’en consomment. Plusieurs solutions existent, dont le bâtiment dit à énergie
positive. Celui-ci ne devra pas rester un objet technique exceptionnel, unique
et isolé, mais être conçu comme une « cellule » de l’écosystème local,
urbain ou naturel. Pour
atteindre le confort et le bien-être souhaité par leurs occupants, les 30
millions de bâtiments existant en France consomment environ 46 % de l’énergie
finale et produisent un quart des émissions de gaz à effet de serre. Au niveau
européen, près de 500 millions d’habitants disposent d’environ 160
millions de logement qui absorbent près de la moitié de l’énergie consommée.
Avec la diminution naturelle des ressources fossiles, plus particulièrement du
pétrole et bientôt du gaz naturel, cette situation n’est plus tenable. Sous
l’effet des politiques d’énergie impulsées par les pouvoirs publics et des
travaux de maîtrise de l’énergie réalisés par les ménages, la
consommation unitaire de chauffage des logements a baissé de 35 % depuis 1973.
La consommation de chauffage par unité de surface ayant, elle, baissé de 43 %.
Mais, malgré une baisse de la consommation unitaire totale d’énergie, passée
de 372 kWh par m² et par an en 1973 à 245 kWh par m² et par an, on est encore
loin du compte et, dans la plupart des bâtiments, on ne consomme pas l’énergie,
on la gaspille. Dans
nos bâtiments « énergivores », la première utilisation de l’énergie
reste le chauffage (69 %), suivie l’eau chaude sanitaire et de cuisson (20 %)
et enfin les équipements électriques (11 %). C’est donc principalement de «
calories » et de « frigories » à basse température que les bâtiments ont
aujourd’hui besoin, même si le développement de la climatisation et des
nouvelles technologies (multimédia...) qui envahissent peu à peu le bâtiment
vont faire croître la demande « électrique ». Stratégie
de rupture Le
bâtiment dispose heureusement d’importantes marges d’amélioration énergétique,
en particulier en ce qui concerne l’énergie « chaleur », et peut même se révéler
un formidable outil pour « moissonner » et stocker les énergies disponibles
localement. Pour
valoriser ces atouts ignorés, l’industrie du bâtiment doit s’engager dans
une stratégie de rupture et passer d’un statut de consommateur,
principalement pour l’eau et l’énergie, à celui de collecteur ou de
producteur, tout en maintenant, voire en améliorant le confort des occupants.
Cette stratégie est d’autant plus indispensable que l’augmentation inéluctable
de la consommation énergétique mondiale constitue l’un des défis majeurs
des prochaines décennies. En
outre, des solutions généralisables à tous les pays, notamment émergents
comme la Chine et l’Inde, doivent être proposées pour assurer à la fois un
développement. respectueux de la planète et le bien- être de ses habitants. La
réalisation de bâtiments sobres en énergie passe en priorité par une réduction
drastique de la demande et une utilisation optimale des énergies localement
disponibles. A l’échelle mondiale, les objectifs sont donc clairs, mais à
l’échelle locale, les solutions sont multiples, car les besoins sont aussi
divers (chauffage/climatisation, eau chaude ou froide, éclairage...) que les
ressources (soleil, vent, sol, biomasse...). Commençons
par les pays européens, où la demande énergétique des logements reste à
plus de 80 % thermique, principalement des calories pour le chauffage et l’eau
chaude. Dans la plupart de ces pays, force est de constater que l’on assiste
aujourd’hui à un gaspillage formidable, d’une part à cause des pertes par
l’enveloppe (toiture, sol, murs et fenêtres), qui est un véritable panier
percé », et d’autre part à cause du rendement des équipements (chauffage,
ventilation, climatisation) qui, dans l’habitat existant surtout n’offrent
pas l’efficacité énergétique des produits modernes. De plus, les ressources
offertes par le climat (soleil, vent...) et l’environnement local (sol, forêts..
.) pour produire des calories (ou des frigo- ries) et de l’électricité (ou
de l’hydrogène dans le futur) sont souvent négligées, voire ignorées. Or,
pour atteindre le confort thermique souhaité, les niveaux de température nécessaires
pour le chauffage (ou la climatisation) se situent entre 19 °C et 25 oc et,
pour l’eau chaude sanitaire, entre 40 °c et 70 °c. ces températures sont
relativement faibles et pourraient être obtenues avec un apport énergétique
complémentaire réduit, voire nul dans le cas du chauffage. Rappelons
que le chauffage a été introduit dans les logements avant l’isolation et que
son rôle premier est d’apporter le confort thermique attendu en s’opposant
à la pénétration du froid extérieur au travers d’une enveloppe mal isolée
et perméable à l’air (toitures, murs, planchers, fenêtres). Avec
l’augmentation du coût de l’énergie, l’isolation ne s’est d’abord développée
que pour limiter les charges de chauffage, mais on assiste aujourd’hui à la
renaissance de l’approche dite « bioclimatique », qui considère le
climat local comme un point de départ pour assurer un confort satisfaisant
toute l’année. Si l’on souhaite réduire efficacement et notablement la
demande, optimiser la gestion des flux (réduire la pénétration du froid
l’hiver, favoriser les apports solaires en hiver et les réduire en été,
assurer le confort hygrothermique et la qualité de l’air par la
ventilation...) est donc le premier objectif à atteindre avant d’optimiser
les systèmes de chauffage. Plusieurs actions sont possibles: -
Diminuer la surface d’échange en conservant un volume intérieur suffisant.
La compacité est donc une caractéristique marquante des maisons à faible
consommation énergétique. A défaut d’une sphère, difficilement habitable,
le cube offre le meilleur ratio volume/surface, mais son esthétique est
discutable. C’est pourquoi les architectes doivent proposer des solutions
architecturales plus séduisantes. -
Renforcer l’isolation thermique (toitures, murs, planchers) et éradiquer les
ponts thermiques pour réduire au minimum le transfert de chaleur par conduction
(transport de l’énergie par l’air immobile et la phase solide des matériaux).
Le renforcement de l’isolation thermique se traduit généralement par une
augmentation de l’épaisseur de l’isolant, qui peut atteindre 40 cm. Dans le
neuf et parfois pour les toitures dans l’ancien, ces épaisseurs peuvent être
envisagées sans difficulté, mais la rénovation des bâtiments existants exige
de nouvelles solutions techniques: matériaux isolants plus performants,
nouveaux procédés d’isolation, nouvelle approche des échanges thermiques
dans les parois avec une meilleure prise en compte de l’inertie. -
Eliminer les défauts d’étanchéité qui laissent pénétrer les courants
d’air froid par convection (transport de l’énergie par mouvement d’air).
Pour cela la perméabilité de l’enveloppe sera réduite au minimum, à
l’image des progrès déjà réalisés dans l’automobile où l’étanchéité
à l’air a fait d’énorme progrès depuis les citron 2 cv et autre Renault
4L. Mais personne ne souhaite ni ne pourrait vivre dans une bouteille thermos,
le renouvellement de l’air est donc incontournable. Mais qui dit
renouvellement d’air dit aussi perte d’énergie, et la solution technique
qui s’impose dans les bâtiments à très faible consommation est la
ventilation mécanique contrôlée double flux avec récupération d’énergie
(rendement supérieur à 80 %, voir schéma ci-dessous). Le système de
ventilation pourra aussi, dans certains cas, être utilisé comme système de
chauffage à air. -
Les fenêtres et autres baies vitrées jouent un rôle très particulier. Bien sûr,
elles doivent empêcher le froid de rentrer et le chaud de sortir, comme les
parois opaques, mais elles constituent aussi le premier capteur solaire intégré
en façade, surtout si elles sont associées à une inertie thermique adaptée
(stockage intermittent de la chaleur). De plus, fenêtres et baies vitrées
favorisent l’éclairage naturel, ce qui signifie économie d’énergie et
surtout bien-être, même en été si elles sont combinées avec des protections
solaires et un système de ventilation. Les fenêtres peuvent donc apparaître
à la fois au débit et au crédit sur le compte énergétique du bâtiment Leur
solde est d’ailleurs positif dans certaines maisons à très hautes
performances énergétiques, surtout quand le bâtiment a été conçu avec une
architecture bioclimatique et que des fenêtres adaptes ont été choisies. Éclairage
naturel Si
la fenêtre est certainement le premier composant passif à « énergie positive
» du bâtiment, la pompe à chaleur (FAC) peut être considérée comme le
premier équipement actif C’est d’ailleurs l’un des systèmes de chauffage
recommandés par la marque Minergie®. Le chauffage au bois est aussi conseillé,
mais les systèmes à gaz ou au fuel ne sont pas interdits et peuvent être intéressants
quand les infrastructures existent déjà. Seul le chauffage électrique est
fortement pénalisé, même s’il peut être utilisé en complément avec les
systèmes à air dans les maisons passives qui ont une très faible demande de
chauffage (< 15 kWh/m2/an)... Pour
l’eau chaude sanitaire, l’utilisation de capteurs solaires permet de couvrir
entre 40 % et 60 % des besoins suivant la région et le mode de vie des
habitants. Enfin
l’éclairage naturel sera favorisé et, avec la baisse attendue des coûts de
production, l’installation de capteurs photovoltaïques fournira une part non
négligeable de l’électricité destinée à l’écla{rage (avec bien sûr
des lampes basses consommations) et aux équipements électroménagers (tous de
classe A) ou multimédia (sans veille bien sûr). C’est
sur la base de ces principes simples que le concept de « maison passive »,
(Passivhaus) a été élaboré en Allemagne à la fin des années 1980 par le
professeur Wolfang Feist de l’institut Habitat et environnement de Darmstadt,
avec la collaboration de l’université suédoise de Lund. A l’époque, la
faible performance des vitrages en terme d’isolation thermique a parfois
conduit à réaliser des maisons qui ressemblaient à des « Blockhaus », et
les maisons labellisées Passivhaus n’ont connu qu’un succès limité
jusqu’à la fin des années 1990. Innovations
technologiques Par
la suite, pour différentes raisons politiques (sortie du nucléaire, soutien
aux énergies renouvelables...) et sociales (sensibilité accrue aux problèmes
écologiques...), et grâce aussi à des innovations technologiques, un regain
d’intérêt pour l’habitat dit solaire est apparu en Allemagne, et le nombre
de Passivhaus a crû de manière exponentielle pour atteindre près de 5 000
maisons aujourd’hui. Ce concept s’est ensuite diffusé en Autriche, avec
environ un millier de Passivhaus, et plus récemment au Benelux où une centaine
de réalisations existent ou sont en projet. Parallèlement, la marque Minergie
s’est développée en Suisse vers la fin du siècle dernier à partir d’une
initiative des cantons de Zurich puis de Berne, copropriétaires de la marque.
Minergie se décline en deux niveaux. Le niveau Standard (S) est attribué à
des bâtiments dont la consommation d’énergie finale n’excède pas 42 kWh/m²/an,
(environ 4 litres de fuel/m²/an), la moyenne suisse étant de 12 litres/m²/an
contre 19 en France (Réglementation thermique 2000). Quant au niveau P, il se
rapproche du label allemand Passivhaus. Un troisième label est enfin en projet:
Minergie éco devrait prendre en compte d’autres critères environnementaux et
sanitaires, comme la gestion de l’eau et le choix des matériaux... Les
retours d’expérience montrent qu’il existe une étroite corrélation entre
une basse consommation d’énergie et une haute qualité de confort et de
salubrité. En effet, un chauffage basse température, la maîtrise des températures
ambiantes et de surfaces, associés à une ventilation mécanique contrôlée,
évitent par exemple les risques d’humidité et de moisissures, dépollution
de l’air intérieur, de bruit en provenance de l’extérieur (l’aération
étant effectuée par la ventilation et non par l’ouverture des fenêtres).
Une enquête auprès des occupants montre que 95 % d’entre eux sont très
satisfaits. En outre, ces bâtiments acquièrent une plus-value grâce à leur
faible consommation d’énergie, leur facilité d’entretien et leur durée de
vie plus longue. Les reventes sont donc bénéfiques et les locataires restent
plus longtemps. Le surcoût, de l’ordre de 6 %, est rapidement couvert grâce
aux économies réalisées, ce qui rend la qualité Minergie accessible à
tous... malgré quelques fausses rumeurs, portant notamment sur l’inconfort
d’une ventilation mécanique (technique peu présente en Suisse). La
maison « zéro-énergie » Dans
certains cantons, les bâtiments publics doivent obligatoirement respecter les
standards Minergie et les maîtres d’ouvrage privés qui se lancent dans la démarche
bénéficient d’avantages (notamment fiscaux) ou d’une plus grande surface
au sol. Plusieurs banques proposent même des prêts à taux préférentiels car
le standard Minergie est une valeur sûre. Fin 2004, on comptait environ 4500 bâtiments
labellisés. Mais
l’Europe n’est pas seule: bien que n’ayant pas signé les accords de
Kyoto, les Etats-Unis ne sont pas absents de la course aux bâtiments à basse
consommation puisque le Department of Energy (DOE) soutient le concept de
maisons zéro-énergie (Zero Energy Home ou ZEH). Alors que le concept
Passivhaus a une exigence très forte sur le chauffage et que Minergie fixe des
objectifs de consommation finale par bâtiment, une maison zéro-énergie doit
être autonome au niveau énergétique sur un bilan annuel. C’est-à- dire
qu’elle produit elle-même une partie de ses besoins en chauffage et qu’elle
produit également de l’électricité. Une maison peut ainsi être zéro-énergie
sur un bilan annuel et ne pas être totalement autonome en permanence: elle
produit un surplus d’énergie l’été et consomme plus qu’elle ne produit
l’hiver. Ce concept existe aujourd’hui tout autour du Pacifique, en
particulier au Japon, en Nouvelle-Zélande et en Australie. Il s’est récemment
étendu au Canada avec la création de la fondation Net Zero Energy Home. Pour
trouver cet équilibre énergétique annuel, l’intégration des énergies
renouvelables est la règle. Le solaire thermique bien sûr, pour couvrir entre
40 % et 60 % des besoins en eau chaude sanitaire, mais surtout le photovoltaïque.
C’est dans ce domaine que, le Japon marque sa différence car, depuis 1994, il
fournit un effort considérable pour soutenir l’intégration du photovoltaïque
dans le bâtiment, avec en particulier le développement de toitures solaires,
et les deux grands constructeurs japonais de maisons individuelles (Sekisui
Houses, Misawa Homes) proposent en série des maisons zéro-énergie. En
2003 au Japon, 168 628 maisons dotées de systèmes photovoltaïques représentaient
622,8 MW de puissance installée, soit en moyenne 3,7 kW par bâtiment. Les
puissances installées varient de quelques kilowatts à une dizaine. Enfin
ces principes peuvent être avantageusement étendus à l’échelle d’un
groupe d’habitat ou d’un quartier. Citons par exemple les maisons groupées
sans chauffage de Lindas, près de Göteborg, le quartier Vauban à Fribourg ou
le « village écologique » Bedzed au sud de Londres. Ils sont aussi
utilisés pour réaliser des ‘bâtiments tertiaires et industriels à très
faible consommation énergétique . Une
approche globale : de l’habitat à l’habitacle En
combinant le concept des maisons passives, qui réduit au minimum la demande énergétique,
et la toiture solaire à la japonaise, qui permet de transformer le bâtiment en
producteur d’énergie décentralisé, le bâtiment pourvoit alors à ses
propres besoins, et le surplus d’énergie peut être restitué sur le réseau,
qui devient alors une immense coopérative de production. C’est le concept du
bâtiment à énergie positive. Mais
une autre utilisation de l’énergie produite par les bâtiments est possible:
elle peut être destinée aux véhicules, considérés comme une
extension mobile des bâtiments. En effet, parmi les besoins primaires,
logement et voiture consomment à eux deux près de 80 % de l’énergie et
contribuent à plus de 40 % des rejets de gaz à effet de serre. C’est
pourquoi, la recherche d’une synergie entre le bâtiment à énergie positive
et la voiture (habitat et habitacle) constitue une voie de développement à
laquelle les constructeurs automobiles japonais s’intéressent déjà. Lors de
l’Exposition universelle d’Aichi, en 2005, Toyota a présenté sa maison
concept Dream House. Celle-ci dispose d’une connexion avec une Prius, la
voiture hybride fabriquée par le même groupe, qui peut servir de source d’énergie
en cas de panne d’électricité. Réservoir plein, le véhicule pourrait
alimenter la maison en électricité pendant 36 heures. A l’inverse, les
cellules photovoltaïques de la maison pourraient recharger les batteries de la
voiture. Cette dernière solution est déjà utilisée dans certaines villes de
France pour des véhicules de services techniques. Parallèlement,
Honda a présenté au Salon automobile de Tokyo 2005 un système de cogénération
basé sur une pile à combustible (Home Energy Station) qui, à partir de gaz
naturel, produit de l’hydrogène pour la voiture et de l’électricité pour
la maison, tout en récupérant bien sûr la chaleur pour le chauffage et
l’eau chaude sanitaire. Entre
rêve individuel et cauchemar collectif la voiture et la maison individuelles
sont plébiscitées par les consommateurs mais considérées comme des prédateurs
(d’espace, de matières premières et d’énergie) et des pollueurs (déchets,
C02, particules...) par les thuriféraires du développement durable. Elles
pourraient par cette union déjà réelle (la voiture dans le garage et souvent
sous ‘la chambre à coucher!) jouer un nouveau rôle plus en harmonie avec
l’environnement, voire avec des impacts positifs. Bien sûr, cette synergie
sera d’autant plus efficiente que l’habitat sera groupé et les déplacements
limités. Alors demain, le bâtiment « station-service » et le véhicule «
cogénérateur » pourront-ils contribuer à sauver la planète ? Liens
: http://www.ornl.gov/sci/eere/buildings/ http://www.solarbau.de/french_version/index.htm http://www.expo2005.or.jp/fr/index.html
explique
le cabinet d'architecte.
Jouant un rôle d'isolation thermique, la terre et les plantes protègeront ses
occupants de la chaleur l'été et du froid l'hiver. La maison comprend également
en façade, une large terrasse en bois.
Les plantes ont été sélectionnées tant pour leurs qualités esthétiques que
pour leurs résistances naturelles, ainsi que pour l'entretien minimum occasionné.
Elles comprennent un mélange de graminés, de feuillues, de thym, de lavande et
d'autres petites plantes aromatiques et vivaces réparties en relation avec
l'inclinaison de la structure de la coque.

(Illustration:
Archicorpus)

La maison est actuellement hors d'eau/hors d'air. Les cloisons de distribution (également
en béton cellulaire) ainsi que les menuiseries intérieures sont montées.
L'isolation des combles en Métisse (isolant solidaire à base de fibres
textiles, fabriqué par l'association Le Relais, filiale d'Emmaüs) est terminée.
La VMC est installée (il s'agit d'une VMC double flux) ainsi qu'une partie des
pieuvres électriques.
L'avancement actuel du chantier laisse espérer un emménagement fin février/début
mars 2010.
L’objectif du
projet est la réalisation d’une maison d’habitation à énergie positive,
suivant la future norme de la RT 2020. Cette maison devra en outre être
réalisée à base de matériaux sains, de production la plus locale possible et
ayant nécessité une énergie de fabrication minimale.
La conception d’une telle maison a pour préambule un choix de terrain privilégié
ans le but de bénéficier au maximum :
- des protections naturelles aux vents froids et au soleil estival.
- de l’ensoleillement hivernal.
L’orientation impose un dégagement au sud, à plus ou moins 15°. Cette
implantation permet d’optimiser les apports en énergies passives de
l’habitation et optimise le rendement de l’installation photovoltaïque.

Sol :
Le choix du vide sanitaire s’est imposé par la configuration du terrain qui
présente une déclivité de 13 %.
La réalisation du plancher s’est donc faite par la mise en place de hourdis
polystyrène à languette, couplés à des panneaux de fibres de bois.
Hourdis polystyrène : R = 4 m²C/W
Thermisorel : R = 1,45 m²C/W
Murs :
Le béton cellulaire est un matériau naturel composé de sable, d’eau et de
chaux. Il ne comporte ni fibres, ni particules, ni composants organiques
volatils. Son inertie thermique permet de retarder et d’amortir les flux de
chaleur rentrant en été et sortant en hiver, assurant un très bon confort intérieur
en toutes saisons. Il laisse migrer la vapeur d’eau naturellement dégagée
par les habitants et leurs activités. Ceci évite toute stagnation de
l’humidité ambiante, source de moisissures.
Le béton cellulaire est également un rempart contre les champs électriques de
50 Hz.
La solution technique retenue pour le projet
est une maçonnerie en monomur de béton cellulaire de 50 centimètres d’épaisseur.
L’étude thermique réalisée au préalable avait montré que cette solution
était plus performante thermiquement que des blocs de 20 cm et une isolation
par l’extérieur.
Par ailleurs, avec une telle épaisseur, il n’est plus besoin d’isoler les
murs, d’où un gain de temps et d’argent ainsi qu’une suppression des
ponts thermiques liés à une rupture de l’isolation.
Les cloisons de distribution sont réalisées dans le même matériau.
Thermopierre 50 cm : R= 5,55 m²C/W
L’élévation des murs, réalisée totalement en auto construction, a nécessité
465 heures de travail pour poser 2 529 blocs de thermopierre pour environ 52
tonnes.
A ce jour ce sont plus de 950 heures qui ont été effectuées sur ce chantier
par le maître d’œuvre.
Toiture :
La solution adoptée est un pare-pluie rigide et isolant en fibre de bois en
remplacement de la volige. L’ensemble est rainuré, bouffeté et assemblé par
mastic acrylique pour une parfaite étanchéité. La ventilation du support se
fait par un contre lattage entre les panneaux et l’ardoise.
ISOROOF 22 mm : R = 0,6 m²C/W
Châssis de
toiture :
L’apport de lumière des pièces aménagées en combles se fait par l’intermédiaire
de fenêtres de toit, solution qui offre 3 fois plus de lumière qu’une
lucarne traditionnelle.
Le choix s’est porté sur des châssis de toit équipés de triple vitrage
composé de 3 vitres trempées de 4 mm d’épaisseur et de 2 vides de 10 mm
remplis de gaz krypton. La vitre extérieure est pourvue d’une couche de
faible émissivité afin de limiter le rayonnement. L’ensemble peut être
obturé par un volet roulant.
Ug vitrage = 0,50 W/m²K
Concernant l’isolation des combles, en complément de l’ISOROOF, le choix
s’est porté sur un produit isolant et solidaire fabriqué par « Le Relais »,
membre d’Emmaüs France.
Sa particularité permet d’améliorer un déphasage thermique et d’isoler
phoniquement.
En partie horizontale : METISSE en rouleau, épaisseur 3x100mm : R= 7,74 m²C/W
Menuiseries :
Une construction performante énergétiquement n’est pas incompatible avec des
ouvertures de bonnes dimensions.
Le choix s’est porté sur des menuiseries à translation (permettant une
fermeture plus hermétique) avec un corps en bois et une protection en aluminium
à l’extérieur. Triple vitrage 4-16-4-16-4 et un volet roulant intégré à
la menuiserie afin de supprimer les entrées d’air parasites.
Ventilation :
L’étanchéité à l’air de la maison nous amène à un parfait contrôle de
la ventilation.
Les habitants et leurs activités génèrent des calories. La ventilation double
flux permet de récupérer jusqu'à 90% des calories de l’air extrait. Ainsi
l’air redistribué est préchauffé.
Toutes les gaines se trouvent soit dans le manteau isolant, soit dans le volume
chauffé (extraction et insufflation).
Système double flux Dee Fly By Pass de chez Aldès (En été la fonction double
flux peut être interrompue).
Eau chaude sanitaire :
L’utilisation de l’air comme source d’énergie a été préférée au
solaire thermique.
Le choix s’est porté sur le ballon d’eau chaude thermodynamique, système
intégrant une pompe à chaleur permettant un gain de 60% d’énergie (donnée
constructeur).
Ballon thermodynamique TANEO de chez TRESCO : 285 L
Récupération
d’eau de pluie :
On ne peut imaginer une maison bioclimatique et BBC Effinergie sans récupération
des eaux de pluie.
Le choix s’est porté sur une cuve en béton de 9300 L avec un dispositif à
basculement automatique et sécurisé vers le réseau en cas de manque d’eau.
Cuve THEBAUT 9300 L 319X200 h = 205
La purification de l’eau en vue de sa potabilisation se fait par un stérilisateur
UV et un osmoseur.
Chauffage :
Selon les résultats de l’étude thermique, le besoin en chauffage est de 8,56
kWh/m2/an d’énergie primaire, c’est à dire un besoin pour l’ensemble de
la maison de 1 228 kWh annuel. C’est l’équivalent d’un radiateur de 280
Watt tournant 24h/24 pendant 6 mois de l’année !
Aucun système de chauffage « traditionnel » n’est donc installé. Un insert
assurera les quelques appoints nécessaires pendant les jours les plus froids de
l’hiver.
Production d’énergie
:
Etude thermique
:
L’étude thermique effectuée confirme que l’on est en configuration de
maison passive, avec une demande d’énergie pour le chauffage de 8,56
kWh/m2/an (inférieure à 15) et une demande d’énergie totale « chauffage +
eau chaude sanitaire + ventilation + éclairage » de – 7 kWh/m2/an (inférieure
à 50).
L’obtention de la qualification de maison à énergie positive dépendra donc
de la consommation réelle des équipements domestiques (électroménager,
informatique…) et de l’addition éventuelle d’une source complémentaire
de production d’énergie.
Données économiques
:
L’investissement de 23 400 € pour les panneaux photovoltaïques est financé
par un prêt à taux zéro de 20 700 € remboursable en huit ans avec une période
de grâce de dix ans et par un crédit d’impôt à venir de 4 000 €. Les
remboursements du prêt se feront à l’aide des revenus provenant de la vente
à EDF (1 760 € par an au tarif de rachat actuel de 0,60176 €/kWh).
L’installation photovoltaïque est donc auto financée.
Le coût global du projet, hors énergie compte tenu de ce qui précède, est de
1 600 €/m2 habitable ou 1 350 €/m2 de SHON (surface hors œuvre
nette). Ce coût intègre l’intégralité du coût de la construction (matériaux,
artisans), celui des services extérieurs (viabilisation, réseaux EDF/PTT/Véolia,
Spanc), les prestations Castors, l’achat d’outillages ainsi que les aménagements
intérieurs (placards, cuisine, insert…)
Subventions et
aides diverses :
Département : 0
Communauté de communes : 0
Commune : 0
Ademe : 0
Administration fiscale : 4 000 € de crédit d’impôt à venir pour l’équipement
photovoltaïque
Etapes suivantes
:
Compte tenu de l’avancement du chantier lors de la journée portes ouvertes,
il est prévu que celui-ci soit terminé fin février/début mars 2010.
La maison est implantée sur un terrain de 2450 m2. A l’issue de la
construction, il est prévu de réaliser un potager (naturellement bio), de
planter des arbres fruitiers, d’organiser l’élevage de quelques poules et
lapins.
Ainsi, après avoir atteint l’autarcie énergétique, le projet vise également
à une forme d’autarcie alimentaire.
Jean-François Thomas : 06 23 73 39 63
http://www.boston.com/news/science/articles/2009/10/25/home_is_where_the_heat_is_off/
Their modest, two-story cottage in Roxbury will be warmed by the sun, the body
heat of Hare, his wife Damiana, and his 16-month-old daughter Lulu, and even the
heat thrown off by its energy-efficient appliances. The airtight, well-insulated
house is part of a small but growing movement to design and build extremely
green dwellings by rethinking what is essential in a house.
“You make it really efficient; you design your house to do your work for
you,’’ Hare said. “On a February day of 6 degrees, if it’s getting cool,
we can heat the house by making a second batch of pancakes for my
daughter.’’
As world leaders prepare to negotiate a new climate change agreement in
Copenhagen in December, some homeowners are taking matters into their own hands,
building structures that show just how far it is possible to shrink a house’s
carbon footprint. While many green
buildings are built from scratch on lots ideally situated for sunlight, a
growing number of builders and designers are, like Hare, working with existing
buildings, and studying the best ways to integrate green building techniques to
densely populated, built-out urban areas like Boston.
Hare - owner of a small design and build firm called Placetailor - had hoped to
save the original building, a gunsmith’s cottage from 1850, but the structure
was too damaged. Instead, he salvaged portions of the chimney and some of the
timber, and built his 750-square-foot house in the same footprint.
Hare has yet to spend winter in his new abode, but based on preliminary data and
his own calculations, he believes the house will stay around 63 degrees.
That’s a level he and his wife are comfortable with, in part because the
temperature will be constant with no drafts. The house project is a match for
Hare’s ideals. He travels to jobs on a bike, not by company truck, and took
his own house as the first project, both to demonstrate these techniques to
future clients and to provide for his family.
The key to the house is its ability to
retain heat. Hare started with a foot of insulation in the walls and roof.
The concrete floors are 2 1/2 inches thick, and its cement-based plaster walls
are far denser than drywall - creating a “thermal mass’’ that will act
like a heat battery, absorbing heat during the day and slowly radiating it back
into the house at night. In the summer, the walls and floor will absorb heat and
be cooled at night with natural ventilation. There are three patio doors on the
south side and three windows on the north side, located to maximize heating from
the sun.
Hot water will come from a tankless heater, a device that takes incoming cold water and heats it up as needed,
instead of wasting energy keeping a large tank of water hot all the time. To
test for airtightness, Hare used a fog machine and a “blower door test,’’
which pressurizes the house and looks at how much air leaks out. The house
turned out to be virtually airtight.
The lungs of the house will be a heat recovery
ventilator, a device in the basement that sucks
stale, warm air out of the house and injects fresh air from outside. To keep the
house warm, air leaving the house will pass next to the stream of new cold air,
heating it as it exits. Much of the work takes its cues from the Passive House
standard, which certifies that houses are virtually air tight, thereby retaining
heat and cutting energy use by as much as 90 percent. But much of the science
behind such extremely insulated homes come from New England, where early and
iconic work was done in the 1970s, said Paul Eldrenkamp, owner of Byggmeister, a
Newton firm that does energy-efficient renovations.
“For the moment, it appeals more to the crusader who
has some resources than to the average person, but there are more and more
people who instead of going for the luxury kitchen or the master suite addition
are more inclined to put that money into a deep energy reduction,’’ Eldrenkamp said. “Partly because, to
be honest, in 20 years that luxury kitchen is going to look like a 20-year-old
kitchen. But that insulation is going to look like gold.’’
Hare said his small house will cost about $250,000, with costs
inflated by the money he spent trying to save the original structure. A second
project his firm is building in Jamaica Plain, a gut renovation
called the JP Green House, will cost about $225,000, and there are plans to seek
certification for it as a Passive House. Generally, Passive
House construction costs about 5 to 10 percent more than standard construction,
Hare said. While there will be dramatic energy savings in both projects, the
homeowners are making a choice based more on their ideals than on economy, and
are paving the way for such building techniques to become more standard and
familiar. Ken Ward and his partner Andree Zeleska are both climate activists who
decided to build the JP Green House because they wanted to do something tangible
and show that it could be done within a reasonable budget.
For green renovations to have an impact on the climate, it will require more
than just a few one-off projects. William Moomaw, a professor at the Fletcher
School at Tufts University, said that was part of the motivation when he built
his own superefficient house in 2007 in Williamstown, which uses 14 percent as
much heat as a normal house.
“Getting these examples out there is really important, it makes a huge
difference,’’ said Moomaw, who was a member of the Intergovernmental Panel
on Climate Change, an international panel of scientists that concluded human
activity was causing global warming. “A person looked at our house, shook his
head and said, ‘I guess if it exists, it must be possible.’ ’’
The state is also examining how it might help encourage more highly-efficient
construction. It convened a Zero Net Energy Buildings Task Force focused on
structures that are essentially off the grid because they generate enough energy
to meet their needs. Ian Bowles, secretary of the Executive Office of Energy and
Environmental Affairs, said such efficient buildings are a “beacon on the
horizon,’’ something to inspire people and push the building standards
forward - while in the short term, homeowners can take advantage of increased
energy-savings programs. The technology exists, said Dr. Keith
Collins, who just finished spending the first year in his ultra-efficient home
in Rockport, Maine, with no furnace. Collins’s home stays comfortable at 68
degrees, heated by the sun shining through the windows and by water heated by
solar thermal panels on the roof.
“It’s not like turning on the heat. I remember this in having other
houses,’’ Collins said. “ ‘Oh, how late can I go before I have to turn
on the furnace?’ The sun comes up everyday; my heater comes on everyday.’’
That may be true, but in Roxbury, Hare’s wife got a commitment from her
husband. Damiana Diaz-Reck said that while she is not worried about the
approaching winter, she has told Hare that if it gets too cold,
she has the right to plug in a space heater.
Carolyn Y. Johnson can be reached at cjohnson@globe.com.
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SIMUrénov : faites des
économies d'énergie dans votre maison
Un des gros problèmes environnementaux actuels est la perte de chaleur dans les
résidences occasionnant une consommation d'énergie excessive et nuisible pour
la planète. Pourtant des modifications efficaces de nos bâtiments préviendraient
ce phénomène, si seulement on savait lesquelles faire.
C'est pourquoi le
FFB (Fédération Française du Bâtiment) de la région Rhône-Alpes
propose SIMUrénov, un serious game qui la vocation de sensibiliser aux rénovations
permettant de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, via la
conservation de chaleur et d'énergie et donc les économies. Le jeu s'adresse
autant aux spécialistes du bâtiment qu'aux citoyens en général. D'ailleurs,
on offre deux difficultés de jeu: "facile" pour ceux qui en savent
peu sur la rénovation et "expert" pour les connaisseurs.
Peu importe la difficulté, vous vous retrouverez avec une maison que vous
devrez rénover de manière adéquate pour limiter les pertes d'énergie et la
diffusion de dioxyde de carbone. Que ce soit une maison à la ville, à la
campagne ou en montagne, vous aurez dix minutes pour effectuer le maximum de
changement afin d'améliorer le classement écologique/énergétique de la
maison. Le tout en gérant au mieux les crédits (l'argent) que vous possédez.
En cours de route, des événements aléatoires vous feront perdre ou gagner des
crédits. De plus, vous aurez parfois à répondre à des questions dont la
bonne réponse équivaudra à un gain de crédits. À la fin de la période
allouée de dix minutes, on évaluera les répercussions de vos rénovations.
Le
jeu est simple, ludique et nous en apprend beaucoup sur toutes les possibilités
d'améliorations qu'il est possible de faire sur nos bâtiments, pour préserver
le climat et notre porte-monnaie, sans perte de confort. On n'a qu'une seule
envie une fois le jeu terminé: recommencer avec la même ou une nouvelle maison
pour obtenir un meilleur score.
http://www.cursus.edu/?module=directory&action=getMod&subMod=PROD&uid=13918

This is the last place
you would expect to find the solar-powered home of the future. Lystrup, a
suburb of Denmark's second city, Aarhus, is grey from
street to sky. The spring sun, hidden behind a bank of clouds that doesn't
break once on my week- long visit, barely seems strong enough to run a
pocket calculator, let alone meet the energy needs of a family of four. But it is
here that a dream of zero-carbon living is being realised.
The world's first
Active House stands at the crest of an estate. Its south-facing roof is
covered in solar panels and solar cells, which between them harness more
than enough power to keep the occupants warm and the appliances running. In
around 30 years' time, if designers have got their sums right, the excess
electricity flowing from the house into Denmark's grid will have cancelled
out the energy costs of building it, leaving a non-existent footprint on the
earth's resources.
It was conceived as a
more comfortable and user-friendly response to the Passive House, which has
set the standard for sustainable living in the last decade. These homes,
which are popular in Scandinavia, Germany and Austria, rely on incredibly
effective insulation, plus a heat exchanger that warms fresh air on the way
in during winter. A true Passive House has no conventional heating system
because, in theory, it doesn't need one. In practice, owners tend to install
back-up systems, because it's no fun being cold, no matter how virtuous you
feel.
Rikke Lildholdt,
project manager for the Active House, shows me round. "Many people have
the idea that if it's ecological, it must be difficult; you have to grow
your own vegetables or whatever," she says. "This is about living
a comfortable life in a house that produces more energy than it uses."
Unlike Passive Houses,
which are typically only open to the south, there are huge windows on all
sides. The cynic in me notes that Velfac, best known in Britain for its
skylight brand, Velux, had good reason to commission a design that uses so
much glass - equivalent to 40% of the floor surface area and roughly double
the average window space. Even on this grim, drizzly day, the rooms are
remarkably bright. The triple-glazing cannot match well-insulated walls for
heat efficiency, but there's less need to turn the lights on.
The solar panels
provide hot water for underfloor radiators, but when the sun doesn't shine,
an electric pump kicks in. For eight months a year, the solar cells produce
excess energy to sell to the grid. In the winter months, the house buys back
electricity - from renewable sources, of course. When a mass-market battery
car finally reaches the market, there will be a charger for it in the garage
and energy to spare.
The interior climate is
controlled by a computer, linked to a thermostat, which opens and closes
windows according to the temperature, season and time of day. Chief engineer
Amdi Worm assures me that there is a manual override. "If the occupants
open a window, in an hour or so the window will automatically close a
little," he says.
"If they really
insist, they can choose to do it again, but I'm sure that the house will
tell them that the way they are handling it is not energy efficient."
Sverre Simonsen, his
wife, Sophie, and their two children, aged eight and six, will be the first
family to live in this nanny home. "We have never been especially
conscious about environmental issues," says Simonsen, "but my wife
often asks, 'Why don't they invent something new?' And this is definitely
something new." They will move in for a year on 1 July and have
promised to keep a diary of their experiences.
The house has two
flat-screen televisions and a washing machine, but no tumble dryer, in order
to meet an energy consumption target of 4,000 KWh per year - a little less
than the Danish average. Giving that up is "one of the few sacrifices
we have to make, because with kids there's a lot of washing," says
Simonsen. The dryer in their current home broke down a month ago, so they're
getting used to hanging clothes on a line.
Lildholdt is coy about
how expensive the house was to build, describing it as "the Rolls-Royce
version" and insisting that as a commercial product, it would cost no
more than a regular three-bedroom detached.
When pressed, she tells
me the bill came to around £500,000.
"Hopefully we'll
set a standard for what houses will look like in the future. But this is an
experiment," she says. "We're not building houses, we're building
an idea." Nine more Active Houses are under construction around Europe.
If it can work under the leaden skies of Aarhus, it can work in Britain.
Sur la base d'une stratégie clairement établie sur le
long terme, l'Allemagne rend son règlement relatif à la consommation maximale
d'énergie pour le chauffage des bâtiments tous les 5 ans plus sévère, ce qui
n'est malheureusement pas le cas de l'UE. L'objectif final est de parvenir à
une maison "plus énergétique", autrement dit une maison qui va
obtenir plus d'énergie qu'elle n'en dépense. Comme cela n'est possible qu'avec
l'aide de cellules photovoltaïques, il faut donc bien comprendre qu'il s'agit dès
lors d'un objectif visant un système bien spécifique. La maison passive est
apparue quelque part au cours de ce type de considérations.
Or, depuis plus de dix ans, la faculté de génie civile
slovène insiste sur l'idée qu'une faible consommation d'énergie ne doit pas
être considérée comme une fin en soi au cours de la création d'un
environnement habitable ou de travail. L'objectif principal doit être
l'efficacité d'un système avec une consommation d'énergie aussi faible que
possible, autrement dit il faut assurer aux gens un habitat et/ou des conditions
de travail, autant que faire ce peut, optimaux pour leur créativité et
productivité.
En Allemagne, les défenseurs des différents types de
concepts de maisons passives s'accordent à n'empiéter sur aucune plate-bande :
leur "Passivhaus" est en effet le fruit de l'action de l'industrie de
la tôle et des tuyaux en tôle, des fabricants d' échangeurs thermiques, de
filtres, etc. Cette même industrie paie des experts pour octroyer une crédibilité
supplémentaire à cette conception de la maison passive et pour propager cette
dernière dans toute l'Europe. Les défenseurs de la maison passive promeuvent
ainsi le chauffage par récupération d'air chaud, la faculté affirme que c'est
une erreur, car il s'agit du système énergétique le moins efficace. Si l'échange
d'air par récupération est effectué à son degré minimum, la consommation d'énergie
est certes proportionnellement moins importante, mais cela présume
"l'utilisation d'une forme de machinerie". Les habitants de Slovénie
ont cette chance de pouvoir encore ouvrir les fenêtres afin de laisser entrer
un air relativement pur : or, les maisons passives doivent rester fermées s'il
fait moins de 6 °C. Ainsi, bien que la perte d'énergie soit faible au vue
d'une différence de température aussi faible, les fenêtres doivent rester
fermées et le récupérateur branché ! L'air des maisons passives est censé
être filtré. Là encore, des études américaines ont montré que l'être
humain doit absorber une certaine dose de " saleté " quotidienne,
sans quoi il devient extrêmement sensible à toute exposition microbienne.
Dans les maisons passives la température ambiante doit
toujours être la même (22 °C environ). Or, pour les mêmes raisons, il est
recommandé d'être habitué aux différences de température pour autant
qu'elles ne soient pas trop importantes, sinon on prendrait rapidement froid. La
maison passive nuit donc à la santé, qui plus est, elle prive ses habitants
des échanges d'informations entre l'intérieur et l'extérieur ! Les fenêtres
à triple vitrage peuvent diminuer l'apport de lumière naturelle de 30%. Comme
tout est étanche, le contact sonore avec le milieu extérieur disparaît aussi.
On n'entend plus les gazouillements des oiseaux, ni le bruissement des feuilles
d'arbre, etc. La lumière du jour est primordiale pour l'homme : elle règle son
rythme biologique, la sécrétion hormonale de mélatonine. La largeur du
spectre lumineux et la quantité de lumière naturelle auxquels l'homme est
exposé doivent être suffisantes, sinon certaines conséquences sont inévitables
: insomnies, dysfonctionnement du système immunitaire, dépressions nerveuses
saisonnières, etc. Des études sur le sujet aux Etats-unis ont montré que les
ventes dans les magasins éclairés par la lumière du jour augmentaient de 40%
par rapport au magasins éclairés artificiellement (cf. chaîne commerciale
Wal-Mart).
Il en va de même pour la productivité des employés ou
des écoliers. L'indice minimal autorisé de pénétrabilité pour une partie
entière du spectre solaire concernant les fenêtres dans les maisons passives
est de 0,5, autrement dit 50% du rayonnement solaire entre dans les lieux. C'est
déjà peu, et si l'on tient compte également du fait que les fenêtres sont
toujours un peu sales et que l'angle d'incidence du rayonnement n'est jamais de
90 °C, on parvient en moyenne et en réalité à 32% à peine. Ces données ne
se trouvent nulle part dans la littérature relative au sujet ! Or, la source d'énergie
alimentant la lumière artificielle qui y supplée est électrique ... Si l'on
observe des fenêtres de tailles différentes dont le double vitrage a été
remplacé par le triple ainsi que l'exigent les normes de la maison passive, on
constatera que pour une surface d'ouverture, qui selon nos règles est minimale,
soit un septième de la surface au sol, nous obtenons une perte énergétique de
68,33 kW/m2 par an pour les doubles vitrages contre 67, 80 kW/m2 pour les
triples. Ce qui veut dire que ce qui a été acquis avec une meilleure
isolation, est perdu en raison d'un afflux moindre de rayonnement solaire dans
l'espace. Qui plus est ; la pénétrabilité de la lumière naturelle diminue de
13 à 15%. Prenons une fenêtre triple vitrage aussi grande possible, une fenêtre
panoramique par exemple, sa consommation d'énergie ne diminue que de 7% par
rapport au double vitrage tandis que la quantité de lumière naturelle diminue
de 14 à 38% ! L'utilisation des fenêtres en PVC est fortement déconseillée,
au Etats-unis, elle est interdite dans les hôpitaux.
La Slovénie se trouve dans une zone climatique
relativement tempérée ne demandant qu'une période limitée de chauffage qui,
avec les changements climatiques à venir, a encore tendance à se raccourcir.
Les constructions ont besoin d'un système dynamique qui réagit rapidement aux
changements extérieurs. Si une bonne isolation des bâtiments est
indispensable, la construction de maisons passives hermétiques n'est en
revanche nullement nécessaire. Il faut construire des maisons qui emploient de
manière passive l'énergie solaire et l'énergie de leur environnement pour le
refroidissement des lieux durant la nuit par exemple, que l'on maîtrisera
particulièrement en été. Cet objectif peut être atteint avec la pose de
jalousies extérieures et l'isolation nocturne dont personne ne parle
aujourd'hui. Il s'agit de volets bénéficiant d'une isolation supplémentaire.
Il ne faut faire aucune économie pour l'isolation des murs et effectuer un
maximum d'ouvertures dans les parties sud, est et ouest de la maison, des
ouvertures moindres au nord, sauf besoin : tout est question d'efficacité.
Planter des arbres au sud-ouest peut également être une bonne solution, mais
il faut étudier l'ombrage qu'ils peuvent apporter.
La maison passive est conçue en terme de quantité et non
de qualité, le concept de maison passive solaire, base de l'architecture dite
passive solaire, demeure cependant techniquement et en général incontestable.
Elle est le fondement sur lequel reposent et se développent les systèmes de création
contemporaine de l'environnement habitable ou de travail. C'est un concept qui
renvoie au puisement direct de la chaleur énergétique à travers les
ouvertures vitrées, des murs collecteurs et conservateurs d'énergie (murs
Trombe-Michel) et les serres des jardins d'hiver. Comme les adeptes de la
"maison passive" actuelle ont abusé de cette appellation, le terme
consacré à la faculté de génie civile est désormais celui d'architecture
bioclimatique, qui est de plus en plus en vigueur ailleurs aussi. Il renvoie à
un concept que des physiciens et architectes américains, connaissant
apparemment Vitruve, ont excellemment développé dans les années 70. Ce
concept n'est pas près de vieillir...
La réhabilitation des
maisons individuelles selon le "facteur 4" représente l’un des
principaux objectifs d’ODMIR 4, projet soutenu par la fondation Bâtiment
Energie. Les maisons Phénix sont en première ligne dans ce projet.
L’inauguration de la première maison réhabilitée, il y a quelques mois sur
la commune de Saint-Fargeau-Ponthierry (Seine-et-Marne), en est l’une des
illustrations. Cette réhabilitation a d'ailleurs été saluée par la
profession en recevant le prix de la meilleure "maison renouvelée".
Charpente
métallique
Pause de l'isolation par l'extérieur
À moyen terme, nous allons donc manquer d’énergie. Comme les énergies
renouvelables ne couvrent pas nos besoins, le plus judicieux serait d’en
consommer le minimum. On trouve dans différents domaines des solutions
permettant de diminuer au maximum la consommation d’énergie sans se priver du
confort acquis. Au niveau de l’immobilier, l’isolation, le chauffage et les
économies d’énergie dans un bâtiment sont à évaluer. Les bâtiments des
années 1960-70 sont particulièrement énergivores mais tous les immeubles
d’avant les années 1990 méritent d’être rénovés selon des normes plus
écologiques.
Le label MINERGIE® garantit un standard de haute qualité. Si les frais de
construction au de rénovation reviennent plus chers, le confort, la qualité de
vie ainsi que les économies d’énergie amortissent rapidement
l’investissement qui se calcule sur 30 à 50 ans, d’où un bénéfi ce fi
nal important. L’économie d’énergie peut atteindre 50 %. Plus l’énergie
est chère, plus le produit est rentable.
Nombreux sont ceux qui pensent que ce label est réservé aux propriétaires de
maison. MINERGIE® Suisse prouve le contraire puisqu’une majorité de bâtiment
MINERGIE® sont des immeubles locatifs. Comme chaque maison est différente, il
convient d’appliquer les recommandations suivantes en évaluant la situation
concrètement. L’association a édité une brochure J’emménage dans un
appartement MINERGIE® pour expliquer aux locataires les caractéristiques
d’un appartement MINERGIE® 2.
Lors de la construction d’un bâtiment MINERGIE®, on tient compte de la récupération
de chaleur en mettant en valeur les façades exposées au soleil par des baies
vitrées ou des vérandas et en protégeant mieux les façades au nord. La rénovation
d’un bâtiment n’est donc pas aussi performante mais permet tout de même de
se rapprocher grandement des critères MINERGIE®. Une photo infrarouge permet
de voir où sont les pertes d’énergie, ce qui permet de corriger ce qui est nécessaire.
Il est très important de choisir une entreprise qui maîtrise tout à fait ce
domaine, ce qui n’est pas courant.
Uu immeuble locatif MINERGIE® est un un investissement intéressant
Un immeuble aux normes MINERGIE® se dégrade moins vite qu’un bâtiment
traditionnel. De plus, il procure plus le confort à ses habitants tout en
diminuant les charges et en préservant l’environnement. Tous ces facteurs
font que le bâtiment acquiert et conserve une valeur ajoutée tout à fait
rentable.Selon une étude récente de la BKZ (Banque cantonale de Zurich), le coût
supplémentaire pour obtenir le critère MINERGIE® est d’environ 3,5 % pour
un immeuble contre 7 % pour une maison individuelle. Les frais sont rapidement
amortis par les économies d’énergie réalisées et les frais peuvent être répercutés
sur les loyers. En Suisse, plus de 10.000 bâtiments ont été certifiés
MINERGIE® en dix ans à la satisfaction de ses habitants.
Pour certains bâtiments, la rénovation se fera discrète pour ne pas défi
gurer les façades. Le toit et les fenêtres ne posent généralement aucune
diffi culté. Les murs peuvent être isolés de l’intérieur ou l’espace
entre le mur extérieur et intérieur peut être occupé par un isolant mais il
est très diffi cile de ne pas avoir de pont thermique dans ces deux cas. Cela
signifie que si une partie n’est pas bien isolée, le froid et l’humidité
s’y engouffrent, créant des moisissures et une perte d’énergie. Ce travail
doit impérativement être exécuté par un professionnel spécialisé dans ce
domaine. Toutes ces données sont à prendre en compte avec la structure
(brique, béton, bois, etc.) de l’immeuble fait partie du procédé de
l’isolation.
Plus il y a de structures, plus l’isolation sera performante. Il faut créer
un équilibre qui emmagasine et conserve la chaleur (inertie) en hiver et permet
de refroidir la maison en été. Une bonne isolation thermique n’est complète
que si la maison est bien étanche. Les joints des fenêtres et les raccords
entre le toit, les dalles entre les étages et les murs extérieurs sont des
points à surveiller pour que l’air ne puisse pas pénétrer. Le pare-vapeur
comme le Vario KM duplex est placé entre la partie extérieure de la maison, ne
laissant aucune faille pour que le bâtiment soit étanche à l’humidité et
au vent. Les matériaux extérieurs doivent être résistants au gel car il ne
reçoit plus la chaleur intérieure et peut devenir très froid. Une maison bien
isolée et étanche doit avoir un système d’aération adapté pour qu’elle
ne moisisse pas.
Aérer la maison
Économiser les énergies dans la maison
Utilisez les équipements que lorsque c’est nécessaire. Par exemple, diminuez
le chauffage la nuit, réglez la température dans les pièces selon les
besoins, baissez le chauffage sur position hors gel quand vous partez en
vacances. Toutefois, si le chauffage est trop bas durant l’absence de
l’habitant, la quantité de calories utilisées pour que la maison retrouve
une température adéquate peut être supérieure à l’économie réalisée.Deux
ou trois degrés permettent déjà d’économiser. Lorsque la maison est rénovée,
le chauffage est adapté en fonction des nouveaux paramètres, sinon, l’économie
espérée ne sera pas réalisée.
« Suisse Énergie » organise des cours pour se former à l’économie d’énergie,
notamment « se chauffer futé ». Ils affirment qu’une bonne gestion du
chauffage
permet d’économiser un an de chauffage tous les six ans.
GENÈVE
Pour le savoir plus :
www.crde.ch
www.geneve.ch/scane
Centre Info Pro du ScanE 022 3272323
www.bien-construire.ch
www.sig-ge.ch/
En France, les lois sont différentes et changent beaucoup ces derniers temps,
voici quelque sites qui peuvent vous aider
www.maison-plus-ecologique.com/
www2.ademe.fr
www.minergie.fr
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document.write( '' ); document.write( addy_text26607 ); document.write(
'<\/a>' ); //-->\n
12-guides-pour-construire
www.arehn.asso.fr
Canada
www.cercocable.com/
http://oee.nrcan.gc.ca
www.ecotactiques.com
Belgique
www.curbain.be

![]()
Concevoir, rénover
ou aménager une «maison verte» demande à la fois un minimum de connaissance
en architecture classique mais aussi d'accéder aux bases de données qui répertorie
les matériaux et les technologies écologiques. Un logiciel* vient de sortir
proposant différant modèles d'habitations réalisés par des architectes mais
aussi une bibliothèque de 700 000 textures et objets de tous styles permettant
de personnaliser les 6 500 plans en 2D et en 3D de séjours, chambres, cuisines,
etc.
Un estimateur de coût permet de mieux évaluer son projet,
le budget restant souvent la clé majeure de la réussite de l'aménagement
comme de la décoration. Un guide pratique de l'éco-construction aide à mieux
comprendre les enjeux du développement durable et des énergies renouvelables,
livre quelques trucs et astuces pour économiser l'énergie.
* Ma
maison écologique 3D , éditions Micro Application, DVD-ROM PC, 39,95
€.
http://www.microapp.com/logiciel_ma_maison_ecologique_3d_9468.html

Le centre d'innovation baptisé
"inHaus2" a été inauguré le 5 novembre 2008 à Duisbourg. Ce bâtiment
intelligent a été développé par la société Fraunhofer en partenariat avec
l'entreprise HOCHTIEF GmbH et se décline aujourd'hui suivant différents types
de pièces (bureaux, salle de séminaire ou de conférence, laboratoires de
recherche, etc.) (voir aussi [1]).
La particularité du bâtiment
réside avant tout dans l'emploi de technologies efficaces et innovantes pour la
climatisation, le chauffage et l'aération. L'idée principale repose sur
l'utilisation de la terre comme source et puits d'énergie naturels, où sont
installées 12 sondes géothermiques de 120 m de profondeur. Ainsi, en hiver,
une pompe à chaleur permet l'alimentation en chaleur du bâtiment, le reste du
besoin en énergie étant couvert par du chauffage à distance, dont le principe
est basé sur la cogénération [2]. A l'inverse, en été, le sol est utilisé
pour le refroidissement : la pompe à chaleur retire l'excédent de chaleur du bâtiment
et le conduit dans le sol. Une climatisation par sorption complète ce processus
de refroidissement, tout en déshumidifiant l'air frais à la surface d'un film
de ruissellement et à l'aide d'une solution saline. L'immeuble comporte également
différents éléments de construction thermoactifs : noyau de béton
climatisant, panneaux refroidissants, etc.
Pour accomplir ses travaux,
l'Institut Fraunhofer de recherche sur les systèmes énergétiques solaires
(ISE) a coopéré avec l'Institut Fraunhofer de physique du bâtiment (IBP),
celui des circuits microélectroniques et systèmes (IMS) ainsi que l'Institut
Fraunhofer de gestion et d'organisation du travail (IAO) et différents
partenaires industriels (Josef Gartner GmbH, HOCHTIEF Aktiengesellschaft, Kermi
GmbH, Kieback&Peter GmbH & Co. KG, menerga GmbH, Minol Messtechnik W., Lehmann GmbH &
Co. KG,
SAINT-GOBAIN ISOVER G+H AG, Viega GmbH & Co. KG, Wilo SE, Wolf Klimatechnik GmbH, ZENT-FRENGER Gesellschaft
für Gebäudetechnik mbH).
- [2] Article de Wikipedia
sur la cogénération, http://fr.wikipedia.org/wiki/Cog%C3%A9n%C3%A9ration
http://www.technologyreview.com/Energy/21365/?nlid=1334

Seamless solar: The solar system shown here (darker panels)
integrates thin-film solar modules directly into a metal roof. Such systems
offer cost savings in labor and materials and blend well with buildings’
designs.
Au coeur de la vallée du Stanco, un couple de propriétaires innove grâce à
l'audaced'un jeune charpentier, spécialiste de l'habitat sain.
Dans ce bel écrin de verdure, où au milieu coule une rivière, une étrange
maison, perchée en haut d'un terrain pentu, prend corps depuis quelques mois.
Pour l'instant, la bâtisse n'est qu'un squelette de bois à deux étages monté
sur pilotis. Mais à sa forme polygonale à douze côtés, on devine déjà que
cette construction ne veut ressembler à aucune autre.
Ici, est en train de naître une maison dans le pur style « écolo »,
pour laquelle les propriétaires ont décidé d'exploiter autant que faire se
peut les possibilités offertes par « les matériaux sains ».
Claire Gablin et son compagnon, Jean-Pierre Faure, ont imaginé avec l'aide d'un
architecte, une demeure en bois aux formes arrondies avec un zome, en guide de
toit, cette forme géométrique en losanges s'apparentant à une sorte de dôme
ayant l'aspect du diamant. « Je veux faire de cette maison ma vitrine »,
explique Claire Gablin, spécialisée dans le conseil, l'accompagnement et la
formation en décoration et isolation en matériaux sains et qui prône les
vertus de l'auto-construction. Une « vitrine » unique et
exemplaire.
« Une première mondiale »
Pour relever le grand défi de sa réalisation, ils ont fait appel à
Thierry Hamon, un jeune charpentier de Plestin-les-Grèves, nouveau venu dans la
construction en bois (lire ci-dessous), qui, pour sa première réalisation, est
en passe de réussir un coup de maître. « On a complètement innové
au niveau du zome », s'enthousiasme le jeune homme, sur le point de réaliser
« une première mondiale ».
« D'habitude, pour ces toits, on utilise une
ossature en bois traditionnelle, dans laquelle on inclut ensuite des panneaux.
Pour la première fois, on va remplacer cette ossature par des panneaux en KLH,
qui vont tenir les uns aux autres en s'emboîtant à la manière d'un parquet »,
détaille le professionnel. Associés à une isolation extérieure en fibre
de bois, ces panneaux autrichiens, utilisés dans la conception des maisons
bioclimatiques et constitués de plusieurs couches de bois, forment ainsi un
seul tenant. « Contrairement à l'ossature bois, il n'y a pas de
coupures et donc pas de fuite de chaleur. On crée ainsi une double peau qui
apporte un très bon coefficient thermique et qui permet aussi à la maison de
respirer », vulgarise Thierry Hamon. CQFD.
Écolo et pas cher
Toujours dans ce même souci d'économie d'énergie, les murs seront également
réalisés avec ces fameux panneaux KLH en douglas, « un résineux de
pays, qui ne nécessite pas de traitement, correct, pas trop cher et qui présente
une bonne flexion ». En revanche, pour l'isolation, les propriétaires
ont préféré opter pour la paille, « un matériau du coin »
moins onéreuse que la fibre de bois. Le couple se chargera lui-même de poser
les bottes et de réaliser l'enduit. De toute façon, « en tant
qu'entreprise, je ne peux pas poser la paille moi-même car en France ce mode
d'isolation n'est toujours pas homologué contrairement à l'Autriche »,
se désole le charpentier, qui encourage pourtant son utilisation, « pour
peu que les gens souhaitent s'investir dans la construction de leur maison ».
S'assumer auto-constructeurs, c'est le choix de Claire et de Jean-Pierre,
qui invitent le public à découvrir ce beau projet et leur démarche en se
rendant sur place.
Imprimé (intérieur et couverture) sur papier recyclé.
34,50 euros
http://madame.lefigaro.fr/deco/en-kiosque/892-batimat-presente-la-maison-de-demain
Sur le toit, des panneaux solaires produisent l’eau chaude et des modules
photovoltaïques produiront l’électricité. La consommation d’énergie
primaire est inférieure au seuil de 50 kWh/m² et par an, qui sera en vigueur
en 2050. Cette habitation est aussi équipée d’un système domotique : le câblage
du réseau permet de connecter télévision, ordinateur, téléphone, lecteur
MP3… sans modifier l’installation. On peut donc programmer des scénarios
(chauffage, lumière, sécurité…) et les enclencher à distance. Pour les
personnes à mobilité réduite, la lumière et les stores s’allument et s’éteignent
via une télécommande et une rampe d’accès sécurise les déplacements.
Attention quand même aux dérives : il est possible d’installer des caméras
dans des endroits stratégiques. Cette maison sera installée dans différentes
manifestations et pourrait être rapidement commercialisée.
http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=112448&newsletter=ok&cat=article_entreprise
Le projet a débuté en 2005, avec la décision de
construire une nouvelle école pour répondre au besoin des nouveaux habitants
de Limeil Brévannes (94) et la volonté de la mairie d'en faire un chantier
HQE. L'approche « énergie positive » (c'est à dire produisant plus
d'énergie qu'il n'en consomme) est apparue lors de la concertation menée avec
les parents d'élèves par le bureau d'études Tribu, en retenant le scénario
de la centrale photovoltaïque parmi les sept priorités environnementales
proposées. Un objectif haut de gamme, avec un surcoût d'environ 30 % par
rapport à un bâtiment conventionnel, qui s’élèvera finalement à 5,5
millions d'euros sur l'ensemble des travaux débutés depuis septembre 2006.
Cas d'école
Comment l'école Jean Louis Marquèze tient-elle sa
promesse d'« énergie positive » ? Avec une surface de 3000 m2
sur 2 niveaux, dont 5 classes de maternelle assorties d'un jardin potager, une
zone d'accueil, des bureaux administratifs, la restauration au rez-de-chaussée,
7 classes de primaires et une cour de récréation à l'étage, c’est pourtant
possible. Premier axe : garantir au groupe scolaire une basse consommation.
Triple vitrage, sur-isolation des murs avec 18 cm de laine minérale,
installation d'une toiture végétalisée de 5 à 8 cm d'épaisseur... La
synergie des techniques employées confère au bâtiment un très faible
coefficient de déperdition thermique (estimé à moins de 0,4 W/m2°C). De
larges baies vitrées dans les classes, orientée sud-sud-est, aidées d'un
patio au rez-de chaussée, d'une verrière et de pavés de verre dans les
couloirs de l'étage visent à maximiser le recours à la lumière naturelle et
diminuer l'usage de l'éclairage électrique en plein jour. Enfin, une
ventilation dite « double flux », pour récupérer sans dépenser d'énergie
la chaleur contenue dans l'air intérieur avant de le rejeter vers l'extérieur,
et une pompe à chaleur puisant ses calories dans la nappe phréatique pour
servir le chauffage des pièces, complètent ce panorama de la conception
passive.
L'indispensable apport des énergies renouvelables,
solaires en l'occurrence, représente le second volet de la formule. Cette
production d'énergie propre est matérialisée par un chauffe-eau solaire - en
mesure de couvrir avec ses 30 m2 de panneaux 60 % des besoins de la collectivité
- et 800 m2 de panneaux photovoltaïques, disposées en toiture et en façade.
D'une capacité estimée à 80 000 kWh par an, cette source d'électricité
solaire, intégralement réinjectée dans le réseau EDF au prix de 55 cts
d'euro le kWh, apporterait à la commune une recette de près de 44 000 euros.
« A moyen terme, le surplus d'énergie va permettre d'amortir le
surcout de l'investissement », confirme Agathe Dahan, directrice de
la communication de la mairie de Limeil-Brévannes.
Intégrée à l'environnement
Mais la volonté de la municipalité de réduire
l'empreinte écologique est aussi globale. Outre l'option évidente des ampoules
basse conso, la consommation d'eau du bâtiment se propose d'être la plus économe
possible. Avec une robinetterie à temporisation et double débit et, pour
arroser les espaces verts, une récupération des eaux de pluies. Pour éviter
le trafic automobile du à l'arrivée ou la sortie des classes, un système
d'accompagnement des enfants à pied, un « pédibus », va être
organisé avec les parents. Ultime innovation, bien en vue dans la bibliothèque,
un écran à plasma pointera en temps réel la consommation et la production électrique
de l'établissement.
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/42425.htm
L'initiative "EcoTopTen pour la promotion des produits écologiques" a
répertorié l'ensemble des entreprises allemandes spécialisées dans la
conception et la construction de maisons préfabriquées à haute efficacité énergétique.
Les favoris de cette enquête sont les constructeurs qui proposent des maisons
passives dans leur programme standard de construction (huit entreprises répertoriées).
La maison passive est un standard de construction très exigeant qui correspond
à une habitation pratiquement autonome en ce qui concerne les besoins en énergie
de chauffage (inférieurs à 15 kWh par m2 et par an, c'est à dire environ dix
fois moins qu'une maison traditionnelle). Un bâtiment passif est caractérisé
par une excellente isolation, un système de ventilation avec récupérateur de
chaleur, une utilisation de l'énergie solaire et de la chaleur dégagée par
les habitants.
L'enquête répertorie également une soixantaine d'entreprises qui, bien
qu'elles ne proposent pas le standard maison passive, sont spécialisées dans
la construction à haute efficacité énergétique Ces entreprises proposent les
standards de construction maisons 3 litres, maisons KfW40 et maisons
KfW60 (qui correspondent à un besoin en énergie de chauffage inférieur à
respectivement 30, 40 et 60 kWh par m2 et par an.)
L'enquête indique également, pour chaque entreprise, les labels de
construction et de qualité sanitaire obtenus ainsi que les technologies
optionnelles proposées (chaudière à pellets, géothermie, solaire thermique
et photovoltaïque).
Pour en savoir plus, contacts :
- La liste des entreprises retenues par enquête, avec caractéristiques et
contacts, est téléchargeable à l'adresse suivante :
http://www.ecotopten.de/prod_haus_prod.ph
- Kathrin Graulich, Directrice du projet EcoTopTen dans le secteur produits et
production - Oko-Institut e.V., Geschaftsstelle Freibourg - tel : +49 761452
9551 - email : k.graulich@oeko.de
Sources : Depeche idw, communique de l'Oko-Institut e. V - 19/04/2007
Rédacteur : Dimitri Pescia, dimitri.pescia@diplomatie.gouv.fr
Specialists of the “Center for Renewable Energy” company have developed and
patented an original design for a small but very efficient wave electric power
installation. With coefficient of performance reaching 25 percent, capacity of a
single module of such installation would make 10 kWt. The distinguishing feature
of this installation is simplicity of its production and a relatively low cost
price.
Apparently, the idea of using sea wave energy is almost as old as the world. If
romanticts prefer to fall into a reverie on the shore near sea waves and/or to
air young maidens accompanied by the wash, pragmatists have been thinking for
centuries how to utilize enormous power of the sea. The first patent for water
energy utilization was granted in France nearly 400 years ago, so the idea has
already been thoughtfully studied and even driven to industrial implementation.
Experimental wave electric power stations are already operating in Norway and
Portugal, there is an experimental tidal electric power station functioning in
Russia in Kola Peninsular, Japan has beacons and lighthouses utilizing wave
energy, and in India, the Madras port lightship is running on wave energy.
Nevertheless, among the variety of constructions there has been no coastal
installation so far, which, would convert sea-wave energy into electric pwer and
be relatively small, simple and, most importantly, inexpensive. Such an
installation was designed by the specialists of the Center for Renewable Energy,
its offices being based in Moscow and St. Petersburg.
Its principle of operation is rather simple. A double-armed lever is fastened on
the post hammered in the sea bottom not far from the coast. There is a flat
float on the one arm (the one which is longer). The other is connected to the
water pump plunger. Waves raise the float, at that the pump injects water into
the reservoir-storage on the coast – something similar to the water tower.
When flowing out of this reservoir under the action of gravity, water gets on
the hydrotreater’s turbine wheel fin, rotates it, and hydrotreater produces
electric current – likewise any electric power station.
As a result, by using two absolutely free forces – wave energy and gravity,
relatively inexpensive electric power can be obtained, and most importantly,
this can be done without destroying natural fuel supply or any damage to the
environment.
The indisputable advantage of such installation is its simplicity. Firstly, its
proper electric generator is located on the coast – consequently, it is easy
to assemble and there will be no need to lay out a cable for electric current
transfer, as it should be done for the overwhelming majority of current wave
installations. Secondly, the installation consists of parts simple in
production, and the principle of operation of each element is well-known.
Therefore, it will be easy to produce and assemble such installation – it is
much easier and less expensive than to produce a big wave electric power
station. And finally, the electric module of the new installation needs nothing
but sea waves to operate – the module is capable of running quite
independently, and this is a significant advantage. This is particularly
important in the locations where electric light disruptions occur regularly due
to broken off wires.
Is such an installation available for purchase now? Alas, not yet. So far, there
exists a small working model, but this summer the designers are planning to test
a full-scale model in real-life environment – to revise and optimize some
parameters. However, the authors are absolutely sure of success. They have
already made sure experimentally that the float of only the 5 cubic meter volume
will be able to ensure capacity of no less than 5 kWt at sea roughness of 2 to 3
points. “It is absurd not to use a whole ocean of energy, which is splashing
literally close by, says one of installation designers, Anton Kirunin. So, after
testing we are planning to develop engineering documentation for the
industrial-scale plant – and its production can be started.”
Britain's first and only community experiment in "zero-carbon" living
raises serious questions about Gordon Brown's ambition that all new homes should
be carbon-free.
Plusieurs technologies saines et alternatives ont fait leurs preuves
individuellement en habitation, mais l'initiative de la SCHL cherche à les
regrouper au sein d'un seul et unique bâtiment. «Un des principaux buts de la
maison nette zéro est de réduire l'impact de l'habitation sur l'environnement,
explique Mme Meunier. Et ça, c'est possible grâce à une conception mieux
planifiée de la maison.»
La MSCENZ se caractérise donc par une conception solaire passive et éconergétique
hautement performante qui intègre des installations à énergie renouvelable
telle que le chauffage géothermique ou les panneaux solaires photovoltaïques.
L'économie et la réutilisation de l'eau ainsi qu'une enveloppe extérieure étanche
sont également des caractères distinctifs de la maison nette zéro. De plus,
bien qu'elle soit reliée au réseau électrique public, elle ne devrait jamais
retirer plus d'énergie qu'elle n'en fournit elle-même.
Mme Meunier de la SCHL croit également au caractère formateur de l'expérience.
«Si, suite à l'évaluation des maisons, on se rend compte qu'elles
n'atteignent pas le but ultime de la nette zéro, nous auront tout de même
appris énormément sur ce nouveau type d'habitation», conclut-elle.
Elles débarquent
enfin sur le marché : les HQE, maisons à haute qualité environnementale, écologiques
de la cave au grenier, petit prix, design branché. Gérard Petitjean les a
visitées
Photo Adrian Dennis, Collaboration spéciale
"Ah, vous voulez vous rendre à BedZED, déduit-il d'emblée. Tournez ici
et marchez quelques minutes. Vous ne pouvez pas le manquer."
Et comment!
Des dizaines de conduits d'air colorés sortent des toits. Les murs face au sud,
translucides, sont tachetés de panneaux solaires. De l'autre côté, le toit
descend en une jolie courbe végétale où poussent des terrasses. La journée
s'annonce chaude et les clématites y sont à leur meilleur.
L'allure du complexe rappelle vaguement celle d'un engin spatial. Sur la route,
certains automobilistes ralentissent même à son approche.
Pas de doute, le Disneyland de la maison verte se trouve bien ici. Même à
l'aube, un petit groupe de touristes japonais s'agglutine aux portes. Appareil
photo à la main, ils croquent les immeubles, au grand dam des résidants en
pyjama qui tirent les rideaux. Les visiteurs se disent intéressés par
l'architecture verte, mais de toute évidence, c'est l'aspect futuriste de
BedZED qui les captive.
"Je ne le savais pas au moment d'acheter mon appartement, mais je suis
chanceux de ne pas vivre dans le premier bâtiment, près de la route, dit un
des résidants, Steve Tabard. Ceux qui vivent dans cet édifice en ont marre d'être
photographiés. Nous vivons dans un complexe hors du commun et je suppose que
nous devions nous attendre à une certaine curiosité."
Voilà ce qu'espérait son architecte, Bill Dunster. Le professionnel caressait
deux espoirs au moment de la construction de BedZED, en 2002:que le lotissement
devienne une référence en habitation durable et écologique, et qu'il soit
reconnu pour son design tout aussi avant-gardiste.
"Nous avons réuni à BedZED les innovations vertes les plus performantes
que nous connaissions à l'époque, explique l'architecte. Mais pourquoi s'arrêter
là? Célébrons la nouvelle ère dans laquelle l'architecture entre! Il faut
oser pour que l'on parle de nous!"
L'architecte a atteint son but:on parle beaucoup BedZED. Tant et si bien que sur
la porte de BioRegional, l'organisme qui gère le complexe, un écriteau
mentionne que pour une visite guidée du quartier, il faut revenir le mercredi
après-midi. Et de préférence réserver sa place.
Cette semaine-là, deux groupes de Chinois et une classe d'étudiants allemands
exploraient le complexe.
"Nous avons travaillé pour rien pendant trois ans", se souvient M.
Dunster. Le gouvernement a peu appuyé le groupe, si ce n'est que pour acheter
le terrain à prix avantageux.
Les créateurs de BedZED ont toutefois conçu un complexe qui produit autant d'énergie
que les résidants en consomment. Un défi que des propriétaires isolés se
lancent parfois, mais qui relève de l'exploit à l'échelle des immeubles résidentiels.
Des panneaux solaires situés plein sud fournissent 15% de l'électricité nécessaire
au complexe. Le reste provient de la combustion des branches d'arbres émondées
dans les villes environnantes. BedZED possède sa propre petite centrale électrique.
Mais les besoins sont minimes. À l'intérieur des 82 appartements, les
planchers de béton absorbent la chaleur du soleil pendant le jour et la
distribuent pendant la nuit. Les réservoirs d'eau chaude servent aussi de
radiateurs.
"Les pertes de chaleur sont tellement minces que quand la maison se rafraîchit
trop à mon goût, je me fais du thé, raconte Steve Tabard. La température de
la maison augmente sensiblement. Pour la même superficie, ma facture d'énergie
n'est plus que le quart de ce qu'elle était dans mon ancien appartement."
Le soleil est encore bas dans le ciel, et la chaleur dans l'appartement de M.
Tabard grimpe. Au milieu de l'entrevue, il se lève et ferme les rideaux. La
clarté provient alors du rez-de-chaussée de l'appartement, dont la face sud
est ouverte sur les deux étages.
À Londres, les hivers entraînent le mercure autour du point de congélation.
Malgré cela, Steve Tabard n'a jamais utilisé son radiateur électrique.
La structure du bâtiment est étanche et efficace. En prime, les créateurs
l'ont voulu aussi écologique que possible. Plus de la moitié des matériaux
utilisés pour bâtir BedZED provenaient d'au plus 50 kilomètres du complexe.
L'initiative a permis de réduire les émissions de gaz à effets de serre,
contrecoup inévitable de la construction résidentielle. BioRegional soutient
que l'attention portée au choix des matériaux a diminué de 25% l'impact du
lotissement sur l'environnement.
"Ce projet n'est pas parfait, mais je crois que c'est un succès, lance
Bill Dunster, en contemplant les maquettes de ses nouveaux projets, des émules
de BedZED notamment pour la Chine. Ça nous prouve que lorsqu'on réunit les
bons éléments ensemble, les idées peuvent se concrétiser."
Le promoteur a fixé à environ 1800$ par mois la location d'un appartement un
peu plus petit comptant deux chambres. À ce prix, il faut faire vite. Quelques
locataires profitent d'un programme de loyer à prix modique, et la liste
d'attente est longue.
Les résidants de BedZED sont donc pour la plupart des professionnels qui
peuvent se payer un toit à une vingtaine de minutes des pôles économiques et
culturels de Londres.
"Au départ, c'est la proximité du train et le design du projet qui m'ont
plu, se souvient Steve Tabard, propriétaire depuis 2002. Ma femme est beaucoup
plus écologiste que moi. Elle a plutôt craqué pour le côté vert du
projet."
Les résidants de BedZED sont pour la plupart à l'image de M. Tabard. Sensibles
à la question environnementale, mais pas au point de participer à des
manifestations ou d'abandonner l'automobile.
Par contre, depuis qu'ils ont aménagé dans le complexe, ils mangent des
produits bios cultivés localement, ils font leur compost et recyclent de façon
plus systématique. Un groupe a même instauré un service de covoiturage.
"BioRegional a fait de la sensibilisation et ça fonctionne, explique Greg
Searle, responsable du volet nord-américain de One Planet Living, organisme qui
espère importer l'idée de BedZED au Canada (voir autre texte en page 4). Il
faudrait quatre planètes pour supporter le rythme de consommation des
Canadiens. À BedZED, c'est une seule planète."
Steve Tabard salue toutefois le caractère volontaire de l'aventure BedZED:
"Personne ne vient vider mes poubelles pour vérifier si je recycle. Il n'y
a pas de contraintes, et pourtant, tout le monde participe."
Audet, IsabelleBedZED en chiffres3 Le nombre de fois que l'air se renouvelle en
24heures dans un appartement de BedZED. Dans un logement conventionnel, c'est en
moyenne 20 fois.
15% la proportion de matériaux recyclés qui entrent dans la composition de
BedZED.
50% l'économie d'eau engendrée par la récupération des eaux de pluie, pour
remplir les toilettes.
52% la proportion de matériaux provenant de moins de 50 km du lieu de
construction.
57% la réduction de l'énergie nécessaire pour chauffer l'eau que consomment
les résidants du lotissement.
82 le nombre d'habitations en copropriété et en location du complexe. Quinze
sont à loyer modique.
88% la réduction des frais de chauffage en comparaison avec la moyenne
britannique.
100 le nombre de personnes qui travaillent dans des locaux aménagés à BedZED.
Audet, IsabelleLe meilleur de la construction verteEn élaborant BedZED,
l'architecte Bill Dunster a sélectionné les avancées technologiques les plus
performantes sur le marché. Pas question d'essayer une méthode marginale: le
professionnel n'a sélectionné que des techniques éprouvées pour bâtir le célèbre
complexe. En voici quelques-unes:
- Le toit des appartements de BedZED sont tous recouverts par de la végétation.
Cette initiative permet de retenir une partie de l'eau de pluie, qui autrement
finirait dans les canalisations de la ville. Les toits verts permettent aussi
aux appartements d'être plus frais l'été.
- Les murs d'une épaisseur de 30 centimètres, environ 10 centimètres de plus
que la moyenne des habitations anglaises, permettent une meilleur rétention de
la chaleur en hiver et de la fraîcheur en été.
- Les immenses conduits d'air colorés qui caractérisent BedZED sont en fait
une composante du système de ventilation passif. Le vent entre à l'intérieur
des appartements par ces énormes tunnels et pénètre dans les chambres et les
salons. Cette entrée d'air pousse naturellement l'air humide des cuisines et
des salles de bains à l'extérieur par d'autres conduits d'aération.
- Plus d'un millier de panneaux photovoltaïques ont été installés sur les
murs exposés au sud. Cette technologie a toutefois ses limites. Les résidants
de BedZED n'en tirent que 15% de l'énergie dont ils ont besoin.
- Les appartements sont divisés par des murs et des planchers de béton. Comme
la matière est très dense, elle absorbe la chaleur du soleil pendant le jour
et, tout naturellement, la relâche pendant la nuit quand la température
baisse.
- Une centrale électrique fournit une partie de l'énergie dont les résidants
de BedZED ont besoin. Elle fonctionne grâce à la combustion du bois émondé
dans la région.
- Le stationnement les plus près du complexe est réservé aux voitures électriques.
Aucun résidant n'en possède pour le moment, mais quelques employés profitent
de ces espaces privilégiés.