Construction Durable

pour les Français: http://www.lemoniteur.fr/construction-durable?utm_source=google&utm_term=energie+eolienne&utm_campaign=Content&utm_medium=cpc

26juin.-10    "Cub", la maison design écologique
3juin.-10      Maison-Vague : coque ondulée entièrement végétalisée
28Nov2009    Focus sur une maison à énergie positive (29 - Hanvec)
7Nov2009    An extremely green house rises in Roxbury
24Oct2009    un jeu pour conjuguer rénovation de bâtiment et économies d'énergie
21mai2009   Zero-carbon eco home is light years ahead
16avr2009   les hauts et les bas de la maison passive
1févr2009   pour la réhabilitation "Facteur 4" de maisons individuelles
10févr2009  un immeuble écologique, c'est possible
5janv2009   un logiciel pour concevoir en 3D sa maison écologique
30dec2008   What Are "Eco-Villages?"
22nov2008   D: inauguration d'un bâtiment intelligent "inHaus2" à Duisbourg
16sep2008  USA: Solar roofing materials 
4fév2008   France : une maison écolo pas comme les autres
20jan2008  Manuel de construction écologique par Clarke Snell et Tim Callahan 
25nov07   France : BATIMAT présente la maison de demain
11/2007   France : Ouverture de la première école à énergie positive

5/2007    EcoTopTen répertorie les entreprises allemandes spécialisées dans la construction de maisons passives
4/5/07     The house will be heated by waves  
03/2007   Un article et des logiciels susceptibles de vous intéresser
02/2007   La maison passive  
01/2007   Le soleil fait la richesse de Fribourg 
12/2006   BedZed : oui, mais...
12/2006   Canada: Vers la maison saine à consommation énergétique nette zéro  
09/2006  
France :  Les clés de la maison écolo
    
09/2006 
  Grande-Bretagne : Les yeux du monde tournés vers BedZed
06/2006   Le bâtiment à énergie positive (Zero Energy House, Passivhaus…)

 

 

26juin.-10    Cub", la maison design écologique

 
S'installer dans une habitation design qui respecte la planète, c'est tout à fait possible. Le britannique Cub Housing Solutions vient de le prouver avec la 'Cub', une nouvelle façon de penser l'habitat design.
 
Si vous ne voulez faire aucune concession entre l'architecture design et le respect de l'environnement, sachez qu'il existe désormais des solutions qui combinent les deux. En Grande-Bretagne, Cub Housing Solutions propose des habitations design en forme de cube qui proposent le fin du fin en matière de respect de l'environnement. Avec une isolation extrêmement poussée, des éclairages extérieurs en LED commandés par des détecteurs de présence sophistiqués, des panneaux solaires alimentant des systèmes de ventilation mécanique (VMC), un système de récupération de chaleur et même des électroménagers atteignant au minimum le niveau A ou A+. Le tout avec des délais de livraison qui restent extrêmement courts: entre le moment où vous signez le bon de commande et le moment où vous pouvez emménager dans votre nouvel abri, ne s'écouleront en effet que douze à seize petites semaines. Seul bémol: malgré un prix que les concepteurs annoncent étudié pour les budgets les plus serrés, il vous faudra tout de même compter 88.500 £ pour le modèle 'Cub' d'une chambre (51 m²), 155.000 £ pour le modèle 'Cub' de trois chambres (102 m²) ou 220.000 £ pour le modèle 'Cub' pourvu de cinq chambres (153 m²).
 

http://www.cubhousingsolutions.com

 

 

3juin.-10    Maison-Vague : coque ondulée entièrement végétalisée

http://www.enerzine.com/1037/9779+maison-vague---coque-ondulee-entierement-vegetalisee+.html

  Conçue par l'architecte parisien Patrick Nadeau, et en cours de réalisation à Sillery, une commune située à 15kms de Reims, la Maison-Vague est un habitat dont la structure ondulée demeure couverte de végétaux.

 

"La maison de 130m2 se niche sous l'ondulation d'une coque en bois et en béton. Entièrement « végétalisée », la maison-vague est un morceau de paysage légèrement décollé du sol, à hauteur d’assise. Elle emprunte aux constructions industrielles des serres en utilisant une double peau en polycarbonate sur une façade en verre." Maison-Vague : coque ondulée entièrement végétaliséeexplique le cabinet d'architecte.

Jouant un rôle d'isolation thermique, la terre et les plantes protègeront ses occupants de la chaleur l'été et du froid l'hiver. La maison comprend également en façade, une large terrasse en bois.

Les plantes ont été sélectionnées tant pour leurs qualités esthétiques que pour leurs résistances naturelles, ainsi que pour l'entretien minimum occasionné. Elles comprennent un mélange de graminés, de feuillues, de thym, de lavande et d'autres petites plantes aromatiques et vivaces réparties en relation avec l'inclinaison de la structure de la coque.

 

Maison-Vague : coque ondulée entièrement végétalisée

Un arrosage automatique, doté d'un système de récupération d'eau a également été prévu, mais sera réservé uniquement à un usage limité.

Maison-Vague : coque ondulée entièrement végétalisée

 

D'un coût annoncé de 250 000 euros, la surface habitable est de 136 m2 et son achèvement est prévu pour février 2011.

(Illustration: Archicorpus)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

28Nov    Focus sur une maison à énergie positive (29 - Hanvec)

(En savoir +)

Pour nos amis bretons, une journée portes ouvertes est organisée samedi prochain à Hanvec afin de présenter une maison à énergie positive en cours de réalisation.  

 

Une maison, respectant les règles de base du bioclimatisme (compacité, orientation au sud, disposition des pièces…), utilisant les énergies renouvelables (panneaux photovoltaïques, chauffe-eau thermodynamique) et faite à base de matériaux sains, est réalisée à plus de 80% en auto construction, avec l'aide des Castors de l'Ouest.

La maison est actuellement hors d'eau/hors d'air. Les cloisons de distribution (également en béton cellulaire) ainsi que les menuiseries intérieures sont montées. L'isolation des combles en Métisse (isolant solidaire à base de fibres textiles, fabriqué par l'association Le Relais, filiale d'Emmaüs) est terminée. La VMC est installée (il s'agit d'une VMC double flux) ainsi qu'une partie des pieuvres électriques.

L'avancement actuel du chantier laisse espérer un emménagement fin février/début mars 2010.


L’objectif du projet est la réalisation d’une maison d’habitation à énergie positive, suivant la future norme de la RT 2020. Cette maison devra en outre être réalisée à base de matériaux sains, de production la plus locale possible et ayant nécessité une énergie de fabrication minimale.  

La conception d’une telle maison a pour préambule un choix de terrain privilégié ans le but de bénéficier au maximum :   

- des protections naturelles aux vents froids et au soleil estival.
- de l’ensoleillement hivernal.       

L’orientation impose un dégagement au sud, à plus ou moins 15°. Cette implantation permet d’optimiser les apports en énergies passives de l’habitation et optimise le rendement de l’installation photovoltaïque.

Une maison à énergie positive à Hanvec

Quelques règles de bon sens permettent de limiter la consommation d’énergie.

·                     L’orientation au sud pour les pièces de jour.

·                     L’orientation au nord pour les pièces peu ou pas chauffées.

·                     Le regroupement des pièces de nuit.

·                     Le regroupement des points de puisage pour l’eau chaude sanitaire.

Une maison à énergie positive à Hanvec

Matériaux et techniques de construction :

Sol :  

Le choix du vide sanitaire s’est imposé par la configuration du terrain qui présente une déclivité de 13 %.

La réalisation du plancher s’est donc faite par la mise en place de hourdis polystyrène à languette, couplés à des panneaux de fibres de bois.

Hourdis polystyrène : R = 4 m²C/W        
Thermisorel : R = 1,45 m²C/W      

Murs :           

Le béton cellulaire est un matériau naturel composé de sable, d’eau et de chaux. Il ne comporte ni fibres, ni particules, ni composants organiques volatils. Son inertie thermique permet de retarder et d’amortir les flux de chaleur rentrant en été et sortant en hiver, assurant un très bon confort intérieur en toutes saisons. Il laisse migrer la vapeur d’eau naturellement dégagée par les habitants et leurs activités. Ceci évite toute stagnation de l’humidité ambiante, source de moisissures.
Le béton cellulaire est également un rempart contre les champs électriques de 50 Hz.

Une maison à énergie positive à HanvecLa solution technique retenue pour le projet est une maçonnerie en monomur de béton cellulaire de 50 centimètres d’épaisseur. L’étude thermique réalisée au préalable avait montré que cette solution était plus performante thermiquement que des blocs de 20 cm et une isolation par l’extérieur.


Par ailleurs, avec une telle épaisseur, il n’est plus besoin d’isoler les murs, d’où un gain de temps et d’argent ainsi qu’une suppression des ponts thermiques liés à une rupture de l’isolation.
Les cloisons de distribution sont réalisées dans le même matériau.

Thermopierre 50 cm : R= 5,55 m²C/W     


L’élévation des murs, réalisée totalement en auto construction, a nécessité 465 heures de travail pour poser 2 529 blocs de thermopierre pour environ 52 tonnes.
A ce jour ce sont plus de 950 heures qui ont été effectuées sur ce chantier par le maître d’œuvre.

Toiture :

La toiture représente 30% des déperditions calorifiques d’un projet.   

La solution adoptée est un pare-pluie rigide et isolant en fibre de bois en remplacement de la volige. L’ensemble est rainuré, bouffeté et assemblé par mastic acrylique pour une parfaite étanchéité. La ventilation du support se fait par un contre lattage entre les panneaux et l’ardoise.

ISOROOF 22 mm : R = 0,6 m²C/W

Une maison à énergie positive à Hanvec


Châssis de toiture
:       

L’apport de lumière des pièces aménagées en combles se fait par l’intermédiaire de fenêtres de toit, solution qui offre 3 fois plus de lumière qu’une lucarne traditionnelle.

Le choix s’est porté sur des châssis de toit équipés de triple vitrage composé de 3 vitres trempées de 4 mm d’épaisseur et de 2 vides de 10 mm remplis de gaz krypton. La vitre extérieure est pourvue d’une couche de faible émissivité afin de limiter le rayonnement. L’ensemble peut être obturé par un volet roulant.

Une maison à énergie positive à Hanvec

FAKRO FTT THERMO Ug fenêtre = 0,94 W/m²K.  
Ug vitrage = 0,50 W/m²K

 

Isolation des combles :  

Concernant l’isolation des combles, en complément de l’ISOROOF, le choix s’est porté sur un produit isolant et solidaire fabriqué par « Le Relais », membre d’Emmaüs France.

Sa particularité permet d’améliorer un déphasage thermique et d’isoler phoniquement.

Une maison à énergie positive à Hanvec

En rampant : METISSE en rouleau, épaisseur 2x100mm : R = 5,16 m²C/W
En partie horizontale : METISSE en rouleau, épaisseur 3x100mm : R= 7,74 m²C/W

Le Métisse sera recouvert de plaques de Fermacell de 12,5 mm (lambda = 0,032 W/mC)


Menuiseries :         

Une construction performante énergétiquement n’est pas incompatible avec des ouvertures de bonnes dimensions.  

Le choix s’est porté sur des menuiseries à translation (permettant une fermeture plus hermétique) avec un corps en bois et une protection en aluminium à l’extérieur. Triple vitrage 4-16-4-16-4 et un volet roulant intégré à la menuiserie afin de supprimer les entrées d’air parasites.

Une maison à énergie positive à Hanvec

Menuiseries BIEBER BIPLUS 3L : Ug = 0,6 W/m².K        


Ventilation :


L’étanchéité à l’air de la maison nous amène à un parfait contrôle de la ventilation.

Les habitants et leurs activités génèrent des calories. La ventilation double flux permet de récupérer jusqu'à 90% des calories de l’air extrait. Ainsi l’air redistribué est préchauffé.
Toutes les gaines se trouvent soit dans le manteau isolant, soit dans le volume chauffé (extraction et insufflation).

Une maison à énergie positive à Hanvec


Système double flux Dee Fly By Pass de chez Aldès (En été la fonction double flux peut être interrompue).



Une maison à énergie positive à HanvecEau chaude sanitaire :     

L’utilisation de l’air comme source d’énergie a été préférée au solaire thermique.

Le choix s’est porté sur le ballon d’eau chaude thermodynamique, système intégrant une pompe à chaleur permettant un gain de 60% d’énergie (donnée constructeur).



Ballon thermodynamique TANEO de chez TRESCO : 285 L

 


Récupération d’eau de pluie :    


On ne peut imaginer une maison bioclimatique et BBC Effinergie sans récupération des eaux de pluie.      

Le choix s’est porté sur une cuve en béton de 9300 L avec un dispositif à basculement automatique et sécurisé vers le réseau en cas de manque d’eau.

Une maison à énergie positive à Hanvec


Cuve THEBAUT 9300 L 319X200 h = 205 

La purification de l’eau en vue de sa potabilisation se fait par un stérilisateur UV et un osmoseur.


Chauffage :

Selon les résultats de l’étude thermique, le besoin en chauffage est de 8,56 kWh/m2/an d’énergie primaire, c’est à dire un besoin pour l’ensemble de la maison de 1 228 kWh annuel. C’est l’équivalent d’un radiateur de 280 Watt tournant 24h/24 pendant 6 mois de l’année !

Aucun système de chauffage « traditionnel » n’est donc installé. Un insert assurera les quelques appoints nécessaires pendant les jours les plus froids de l’hiver.



Production d’énergie :

Le toit est équipé de 24 m2 de panneaux photovoltaïques de marque Photowatt (panneaux conçus et fabriqués intégralement en France, y compris les cellules).

La puissance installée est de 2 880 Wc (Watt crête) et la production attendue est de 2 932 kWh annuel. Cette production est revendue intégralement à EDF.

Une maison à énergie positive à Hanvec

Un projet d’installation d’une éolienne de 2 kW est à l’étude, en complément des panneaux photovoltaïques. La production serait dans ce cas directement consommée, sans revente au réseau.



Etude thermique : 

L’étude thermique effectuée confirme que l’on est en configuration de maison passive, avec une demande d’énergie pour le chauffage de 8,56 kWh/m2/an (inférieure à 15) et une demande d’énergie totale « chauffage + eau chaude sanitaire + ventilation + éclairage » de – 7 kWh/m2/an (inférieure à 50).     

L’obtention de la qualification de maison à énergie positive dépendra donc de la consommation réelle des équipements domestiques (électroménager, informatique…) et de l’addition éventuelle d’une source complémentaire de production d’énergie.

Une maison à énergie positive à Hanvec

Un dossier de demande de label BBC Effinergie a été déposé auprès de Promotelec. Parmi les conditions requises, un test d’infiltrométrie (blower door) doit être réalisé prochainement.


Données économiques :  


L’investissement de 23 400 € pour les panneaux photovoltaïques est financé par un prêt à taux zéro de 20 700 € remboursable en huit ans avec une période de grâce de dix ans et par un crédit d’impôt à venir de 4 000 €. Les remboursements du prêt se feront à l’aide des revenus provenant de la vente à EDF (1 760 € par an au tarif de rachat actuel de 0,60176 €/kWh). L’installation photovoltaïque est donc auto financée.   

Le coût global du projet, hors énergie compte tenu de ce qui précède, est de 1 600 €/m2 habitable ou 1 350 €/m2 de SHON (surface hors œuvre nette). Ce coût intègre l’intégralité du coût de la construction (matériaux, artisans), celui des services extérieurs (viabilisation, réseaux EDF/PTT/Véolia, Spanc), les prestations Castors, l’achat d’outillages ainsi que les aménagements intérieurs (placards, cuisine, insert…)



Subventions et aides diverses :

Région : 0
Département : 0
Communauté de communes : 0
Commune : 0
Ademe : 0
Administration fiscale : 4 000 € de crédit d’impôt à venir pour l’équipement photovoltaïque



Etapes suivantes :

Compte tenu de l’avancement du chantier lors de la journée portes ouvertes, il est prévu que celui-ci soit terminé fin février/début mars 2010.       

La maison est implantée sur un terrain de 2450 m2. A l’issue de la construction, il est prévu de réaliser un potager (naturellement bio), de planter des arbres fruitiers, d’organiser l’élevage de quelques poules et lapins.         

Ainsi, après avoir atteint l’autarcie énergétique, le projet vise également à une forme d’autarcie alimentaire.

 

A lire également :

Ainsi parlait un auto-éco-constructeur

 

En savoir +

Cette maison passive est une réalisation des Castors de l’Ouest et Jean-François Thomas. La journée portes ouvertes du samedi 28 novembre (9h30 à 17 h) se situe au 18 route de Kerliver à Hanvec (29140)

Castors : 02 98 41 24 24   
Jean-François Thomas : 06 23 73 39 63

7Nov   An extremely green house rises in Roxbury


http://www.boston.com/news/science/articles/2009/10/25/home_is_where_the_heat_is_off/ 

Home is where the heat is off

 

By Carolyn Y. Johnson, Globe Staff  |  October 25, 2009

At a time when most people are contemplating whether to give in and turn up the thermostat, Simon Hare and his family are embarking on a bold experiment in green living: a winter with no heat.
 
Their modest, two-story cottage in Roxbury will be warmed by the sun, the body heat of Hare, his wife Damiana, and his 16-month-old daughter Lulu, and even the heat thrown off by its energy-efficient appliances. The airtight, well-insulated house is part of a small but growing movement to design and build extremely green dwellings by rethinking what is essential in a house.
 
“You make it really efficient; you design your house to do your work for you,’’ Hare said. “On a February day of 6 degrees, if it’s getting cool, we can heat the house by making a second batch of pancakes for my daughter.’’
 
As world leaders prepare to negotiate a new climate change agreement in Copenhagen in December, some homeowners are taking matters into their own hands, building structures that show just how far it is possible to shrink a house’s carbon footprint.
While many green buildings are built from scratch on lots ideally situated for sunlight, a growing number of builders and designers are, like Hare, working with existing buildings, and studying the best ways to integrate green building techniques to densely populated, built-out urban areas like Boston.
 
Hare - owner of a small design and build firm called Placetailor - had hoped to save the original building, a gunsmith’s cottage from 1850, but the structure was too damaged. Instead, he salvaged portions of the chimney and some of the timber, and built his 750-square-foot house in the same footprint.
 
Hare has yet to spend winter in his new abode, but based on preliminary data and his own calculations, he believes the house will stay around 63 degrees. That’s a level he and his wife are comfortable with, in part because the temperature will be constant with no drafts. The house project is a match for Hare’s ideals. He travels to jobs on a bike, not by company truck, and took his own house as the first project, both to demonstrate these techniques to future clients and to provide for his family.
 
The key to the house is its ability to retain heat. Hare started with a foot of insulation in the walls and roof. The concrete floors are 2 1/2 inches thick, and its cement-based plaster walls are far denser than drywall - creating a “thermal mass’’ that will act like a heat battery, absorbing heat during the day and slowly radiating it back into the house at night. In the summer, the walls and floor will absorb heat and be cooled at night with natural ventilation. There are three patio doors on the south side and three windows on the north side, located to maximize heating from the sun.
 
Hot water will come from a tankless heater, a device that takes incoming cold water and heats it up as needed, instead of wasting energy keeping a large tank of water hot all the time. To test for airtightness, Hare used a fog machine and a “blower door test,’’ which pressurizes the house and looks at how much air leaks out. The house turned out to be virtually airtight.
 
The lungs of the house will be a heat recovery ventilator, a device in the basement that sucks stale, warm air out of the house and injects fresh air from outside. To keep the house warm, air leaving the house will pass next to the stream of new cold air, heating it as it exits. Much of the work takes its cues from the Passive House standard, which certifies that houses are virtually air tight, thereby retaining heat and cutting energy use by as much as 90 percent. But much of the science behind such extremely insulated homes come from New England, where early and iconic work was done in the 1970s, said Paul Eldrenkamp, owner of Byggmeister, a Newton firm that does energy-efficient renovations.
 
“For the moment, it appeals more to the crusader who has some resources than to the average person, but there are more and more people who instead of going for the luxury kitchen or the master suite addition are more inclined to put that money into a deep energy reduction,’’ Eldrenkamp said. “Partly because, to be honest, in 20 years that luxury kitchen is going to look like a 20-year-old kitchen. But that insulation is going to look like gold.’’
 
Hare said his small house will cost about $250,000, with costs inflated by the money he spent trying to save the original structure. A second project his firm is building in Jamaica Plain, a gut renovation called the JP Green House, will cost about $225,000, and there are plans to seek certification for it as a Passive House. Generally, Passive House construction costs about 5 to 10 percent more than standard construction, Hare said. While there will be dramatic energy savings in both projects, the homeowners are making a choice based more on their ideals than on economy, and are paving the way for such building techniques to become more standard and familiar. Ken Ward and his partner Andree Zeleska are both climate activists who decided to build the JP Green House because they wanted to do something tangible and show that it could be done within a reasonable budget.
 
For green renovations to have an impact on the climate, it will require more than just a few one-off projects. William Moomaw, a professor at the Fletcher School at Tufts University, said that was part of the motivation when he built his own superefficient house in 2007 in Williamstown, which uses 14 percent as much heat as a normal house.
 
“Getting these examples out there is really important, it makes a huge difference,’’ said Moomaw, who was a member of the Intergovernmental Panel on Climate Change, an international panel of scientists that concluded human activity was causing global warming. “A person looked at our house, shook his head and said, ‘I guess if it exists, it must be possible.’ ’’
 
The state is also examining how it might help encourage more highly-efficient construction. It convened a Zero Net Energy Buildings Task Force focused on structures that are essentially off the grid because they generate enough energy to meet their needs. Ian Bowles, secretary of the Executive Office of Energy and Environmental Affairs, said such efficient buildings are a “beacon on the horizon,’’ something to inspire people and push the building standards forward - while in the short term, homeowners can take advantage of increased energy-savings programs. The technology exists, said Dr. Keith Collins, who just finished spending the first year in his ultra-efficient home in Rockport, Maine, with no furnace. Collins’s home stays comfortable at 68 degrees, heated by the sun shining through the windows and by water heated by solar thermal panels on the roof.
 
“It’s not like turning on the heat. I remember this in having other houses,’’ Collins said. “ ‘Oh, how late can I go before I have to turn on the furnace?’ The sun comes up everyday; my heater comes on everyday.’’
 
That may be true, but in Roxbury, Hare’s wife got a commitment from her husband. Damiana Diaz-Reck said that while she is not worried about the approaching winter, she has told Hare that if it gets too cold, she has the right to plug in a space heater.
 
Carolyn Y. Johnson can be reached at
cjohnson@globe.com.  
 

 

 

 

24Oct   un jeu pour conjuguer rénovation de bâtiment et économies d'énergie


                  
Cliquez sur : http://www.simurenov.com/
 
SIMUrénov : faites des économies d'énergie dans votre maison
 
 
Un des gros problèmes environnementaux actuels est la perte de chaleur dans les résidences occasionnant une consommation d'énergie excessive et nuisible pour la planète. Pourtant des modifications efficaces de nos bâtiments préviendraient ce phénomène, si seulement on savait lesquelles faire.
 
C'est pourquoi le FFB (Fédération Française du Bâtiment) de la région Rhône-Alpes propose SIMUrénov, un serious game qui la vocation de sensibiliser aux rénovations permettant de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, via la conservation de chaleur et d'énergie et donc les économies. Le jeu s'adresse autant aux spécialistes du bâtiment qu'aux citoyens en général. D'ailleurs, on offre deux difficultés de jeu: "facile" pour ceux qui en savent peu sur la rénovation et "expert" pour les connaisseurs.
 
Peu importe la difficulté, vous vous retrouverez avec une maison que vous devrez rénover de manière adéquate pour limiter les pertes d'énergie et la diffusion de dioxyde de carbone. Que ce soit une maison à la ville, à la campagne ou en montagne, vous aurez dix minutes pour effectuer le maximum de changement afin d'améliorer le classement écologique/énergétique de la maison. Le tout en gérant au mieux les crédits (l'argent) que vous possédez. En cours de route, des événements aléatoires vous feront perdre ou gagner des crédits. De plus, vous aurez parfois à répondre à des questions dont la bonne réponse équivaudra à un gain de crédits. À la fin de la période allouée de dix minutes, on évaluera les répercussions de vos rénovations.
 
Le jeu est simple, ludique et nous en apprend beaucoup sur toutes les possibilités d'améliorations qu'il est possible de faire sur nos bâtiments, pour préserver le climat et notre porte-monnaie, sans perte de confort. On n'a qu'une seule envie une fois le jeu terminé: recommencer avec la même ou une nouvelle maison pour obtenir un meilleur score. 


 

http://www.cursus.edu/?module=directory&action=getMod&subMod=PROD&uid=13918

21/5   Zero-carbon eco home is light years ahead

http://www.guardian.co.uk/environment/2009/may/21/active-house-denmark-zero-carbon

The dream of zero-carbon living is being realised on an estate in Denmark. Andrew Purcell takes a tour of the world's first Active House

Active House: A zero carbon emission house

Active House: an ultra efficient house in Denmark that captures more energy than an average family needs to heat and power it. Photograph: Morten Fauerby

Solar panels warm underfloor heating. Fifty square metres of solar cells generate electricity. Computer-controlled windows automatically regulate internal temperature.

This is the last place you would expect to find the solar-powered home of the future. Lystrup, a suburb of Denmark's second city, Aarhus, is grey from street to sky. The spring sun, hidden behind a bank of clouds that doesn't break once on my week- long visit, barely seems strong enough to run a pocket calculator, let alone meet the energy needs of a family of four. But it is here that a dream of zero-carbon living is being realised.

The world's first Active House stands at the crest of an estate. Its south-facing roof is covered in solar panels and solar cells, which between them harness more than enough power to keep the occupants warm and the appliances running. In around 30 years' time, if designers have got their sums right, the excess electricity flowing from the house into Denmark's grid will have cancelled out the energy costs of building it, leaving a non-existent footprint on the earth's resources.

It was conceived as a more comfortable and user-friendly response to the Passive House, which has set the standard for sustainable living in the last decade. These homes, which are popular in Scandinavia, Germany and Austria, rely on incredibly effective insulation, plus a heat exchanger that warms fresh air on the way in during winter. A true Passive House has no conventional heating system because, in theory, it doesn't need one. In practice, owners tend to install back-up systems, because it's no fun being cold, no matter how virtuous you feel.

Rikke Lildholdt, project manager for the Active House, shows me round. "Many people have the idea that if it's ecological, it must be difficult; you have to grow your own vegetables or whatever," she says. "This is about living a comfortable life in a house that produces more energy than it uses."

Unlike Passive Houses, which are typically only open to the south, there are huge windows on all sides. The cynic in me notes that Velfac, best known in Britain for its skylight brand, Velux, had good reason to commission a design that uses so much glass - equivalent to 40% of the floor surface area and roughly double the average window space. Even on this grim, drizzly day, the rooms are remarkably bright. The triple-glazing cannot match well-insulated walls for heat efficiency, but there's less need to turn the lights on.

The solar panels provide hot water for underfloor radiators, but when the sun doesn't shine, an electric pump kicks in. For eight months a year, the solar cells produce excess energy to sell to the grid. In the winter months, the house buys back electricity - from renewable sources, of course. When a mass-market battery car finally reaches the market, there will be a charger for it in the garage and energy to spare.

The interior climate is controlled by a computer, linked to a thermostat, which opens and closes windows according to the temperature, season and time of day. Chief engineer Amdi Worm assures me that there is a manual override. "If the occupants open a window, in an hour or so the window will automatically close a little," he says.

"If they really insist, they can choose to do it again, but I'm sure that the house will tell them that the way they are handling it is not energy efficient."

Sverre Simonsen, his wife, Sophie, and their two children, aged eight and six, will be the first family to live in this nanny home. "We have never been especially conscious about environmental issues," says Simonsen, "but my wife often asks, 'Why don't they invent something new?' And this is definitely something new." They will move in for a year on 1 July and have promised to keep a diary of their experiences.

The house has two flat-screen televisions and a washing machine, but no tumble dryer, in order to meet an energy consumption target of 4,000 KWh per year - a little less than the Danish average. Giving that up is "one of the few sacrifices we have to make, because with kids there's a lot of washing," says Simonsen. The dryer in their current home broke down a month ago, so they're getting used to hanging clothes on a line.

Lildholdt is coy about how expensive the house was to build, describing it as "the Rolls-Royce version" and insisting that as a commercial product, it would cost no more than a regular three-bedroom detached.

When pressed, she tells me the bill came to around £500,000.

"Hopefully we'll set a standard for what houses will look like in the future. But this is an experiment," she says. "We're not building houses, we're building an idea." Nine more Active Houses are under construction around Europe. If it can work under the leaden skies of Aarhus, it can work in Britain.


 

 

 

16/4   les hauts et les bas de la maison passive

 http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58422.htm

 Le concept de maison passive sous-tend une orientation extrêmement exiguë vers l'économie d'énergie. La consommation annuelle doit être inférieure à 15 kW/m2. Les problèmes techniques qui apparaissent pour atteindre cette limite sont évidemment dans une large mesure dépendant de la rigueur de l'hiver, comme l'explique le dr. Ales Krainer, professeur d'architecture à la Faculté de génie civil et de géodésie de l'Université de Ljubljana.

Sur la base d'une stratégie clairement établie sur le long terme, l'Allemagne rend son règlement relatif à la consommation maximale d'énergie pour le chauffage des bâtiments tous les 5 ans plus sévère, ce qui n'est malheureusement pas le cas de l'UE. L'objectif final est de parvenir à une maison "plus énergétique", autrement dit une maison qui va obtenir plus d'énergie qu'elle n'en dépense. Comme cela n'est possible qu'avec l'aide de cellules photovoltaïques, il faut donc bien comprendre qu'il s'agit dès lors d'un objectif visant un système bien spécifique. La maison passive est apparue quelque part au cours de ce type de considérations.

Or, depuis plus de dix ans, la faculté de génie civile slovène insiste sur l'idée qu'une faible consommation d'énergie ne doit pas être considérée comme une fin en soi au cours de la création d'un environnement habitable ou de travail. L'objectif principal doit être l'efficacité d'un système avec une consommation d'énergie aussi faible que possible, autrement dit il faut assurer aux gens un habitat et/ou des conditions de travail, autant que faire ce peut, optimaux pour leur créativité et productivité.

En Allemagne, les défenseurs des différents types de concepts de maisons passives s'accordent à n'empiéter sur aucune plate-bande : leur "Passivhaus" est en effet le fruit de l'action de l'industrie de la tôle et des tuyaux en tôle, des fabricants d' échangeurs thermiques, de filtres, etc. Cette même industrie paie des experts pour octroyer une crédibilité supplémentaire à cette conception de la maison passive et pour propager cette dernière dans toute l'Europe. Les défenseurs de la maison passive promeuvent ainsi le chauffage par récupération d'air chaud, la faculté affirme que c'est une erreur, car il s'agit du système énergétique le moins efficace. Si l'échange d'air par récupération est effectué à son degré minimum, la consommation d'énergie est certes proportionnellement moins importante, mais cela présume "l'utilisation d'une forme de machinerie". Les habitants de Slovénie ont cette chance de pouvoir encore ouvrir les fenêtres afin de laisser entrer un air relativement pur : or, les maisons passives doivent rester fermées s'il fait moins de 6 °C. Ainsi, bien que la perte d'énergie soit faible au vue d'une différence de température aussi faible, les fenêtres doivent rester fermées et le récupérateur branché ! L'air des maisons passives est censé être filtré. Là encore, des études américaines ont montré que l'être humain doit absorber une certaine dose de " saleté " quotidienne, sans quoi il devient extrêmement sensible à toute exposition microbienne.

Dans les maisons passives la température ambiante doit toujours être la même (22 °C environ). Or, pour les mêmes raisons, il est recommandé d'être habitué aux différences de température pour autant qu'elles ne soient pas trop importantes, sinon on prendrait rapidement froid. La maison passive nuit donc à la santé, qui plus est, elle prive ses habitants des échanges d'informations entre l'intérieur et l'extérieur ! Les fenêtres à triple vitrage peuvent diminuer l'apport de lumière naturelle de 30%. Comme tout est étanche, le contact sonore avec le milieu extérieur disparaît aussi. On n'entend plus les gazouillements des oiseaux, ni le bruissement des feuilles d'arbre, etc. La lumière du jour est primordiale pour l'homme : elle règle son rythme biologique, la sécrétion hormonale de mélatonine. La largeur du spectre lumineux et la quantité de lumière naturelle auxquels l'homme est exposé doivent être suffisantes, sinon certaines conséquences sont inévitables : insomnies, dysfonctionnement du système immunitaire, dépressions nerveuses saisonnières, etc. Des études sur le sujet aux Etats-unis ont montré que les ventes dans les magasins éclairés par la lumière du jour augmentaient de 40% par rapport au magasins éclairés artificiellement (cf. chaîne commerciale Wal-Mart).

Il en va de même pour la productivité des employés ou des écoliers. L'indice minimal autorisé de pénétrabilité pour une partie entière du spectre solaire concernant les fenêtres dans les maisons passives est de 0,5, autrement dit 50% du rayonnement solaire entre dans les lieux. C'est déjà peu, et si l'on tient compte également du fait que les fenêtres sont toujours un peu sales et que l'angle d'incidence du rayonnement n'est jamais de 90 °C, on parvient en moyenne et en réalité à 32% à peine. Ces données ne se trouvent nulle part dans la littérature relative au sujet ! Or, la source d'énergie alimentant la lumière artificielle qui y supplée est électrique ... Si l'on observe des fenêtres de tailles différentes dont le double vitrage a été remplacé par le triple ainsi que l'exigent les normes de la maison passive, on constatera que pour une surface d'ouverture, qui selon nos règles est minimale, soit un septième de la surface au sol, nous obtenons une perte énergétique de 68,33 kW/m2 par an pour les doubles vitrages contre 67, 80 kW/m2 pour les triples. Ce qui veut dire que ce qui a été acquis avec une meilleure isolation, est perdu en raison d'un afflux moindre de rayonnement solaire dans l'espace. Qui plus est ; la pénétrabilité de la lumière naturelle diminue de 13 à 15%. Prenons une fenêtre triple vitrage aussi grande possible, une fenêtre panoramique par exemple, sa consommation d'énergie ne diminue que de 7% par rapport au double vitrage tandis que la quantité de lumière naturelle diminue de 14 à 38% ! L'utilisation des fenêtres en PVC est fortement déconseillée, au Etats-unis, elle est interdite dans les hôpitaux.

La Slovénie se trouve dans une zone climatique relativement tempérée ne demandant qu'une période limitée de chauffage qui, avec les changements climatiques à venir, a encore tendance à se raccourcir. Les constructions ont besoin d'un système dynamique qui réagit rapidement aux changements extérieurs. Si une bonne isolation des bâtiments est indispensable, la construction de maisons passives hermétiques n'est en revanche nullement nécessaire. Il faut construire des maisons qui emploient de manière passive l'énergie solaire et l'énergie de leur environnement pour le refroidissement des lieux durant la nuit par exemple, que l'on maîtrisera particulièrement en été. Cet objectif peut être atteint avec la pose de jalousies extérieures et l'isolation nocturne dont personne ne parle aujourd'hui. Il s'agit de volets bénéficiant d'une isolation supplémentaire. Il ne faut faire aucune économie pour l'isolation des murs et effectuer un maximum d'ouvertures dans les parties sud, est et ouest de la maison, des ouvertures moindres au nord, sauf besoin : tout est question d'efficacité. Planter des arbres au sud-ouest peut également être une bonne solution, mais il faut étudier l'ombrage qu'ils peuvent apporter.

La maison passive est conçue en terme de quantité et non de qualité, le concept de maison passive solaire, base de l'architecture dite passive solaire, demeure cependant techniquement et en général incontestable. Elle est le fondement sur lequel reposent et se développent les systèmes de création contemporaine de l'environnement habitable ou de travail. C'est un concept qui renvoie au puisement direct de la chaleur énergétique à travers les ouvertures vitrées, des murs collecteurs et conservateurs d'énergie (murs Trombe-Michel) et les serres des jardins d'hiver. Comme les adeptes de la "maison passive" actuelle ont abusé de cette appellation, le terme consacré à la faculté de génie civile est désormais celui d'architecture bioclimatique, qui est de plus en plus en vigueur ailleurs aussi. Il renvoie à un concept que des physiciens et architectes américains, connaissant apparemment Vitruve, ont excellemment développé dans les années 70. Ce concept n'est pas près de vieillir...

Contact: département Energy Efficiency and Renewable Energy (EERE) - Krainer, Jamova 2 - 1000 Ljubljana - Contact : dr. Ales - Email : akrainer@kske.fgg.uni-lj.si - Fax : +386 61 125 0688 - site internet : http://www.fgg.uni-lj.si

Mentions légales: BE Slovénie numéro 62 (30/03/2009) - Ambassade de France en Slovénie / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58422.htm

 

14/2   pour la réhabilitation "Facteur 4" de maisons individuelles

http://www.cstb.fr/actualites/webzine/editions/edition-de-fevrier-2009/pour-la-rehabilitation-facteur-4-de-maisons-individuelles.html
 
La réhabilitation des maisons individuelles selon le "facteur 4" représente l’un des principaux objectifs d’ODMIR 4, projet soutenu par la fondation Bâtiment Energie. Les maisons Phénix sont en première ligne dans ce projet. L’inauguration de la première maison réhabilitée, il y a quelques mois sur la commune de Saint-Fargeau-Ponthierry (Seine-et-Marne), en est l’une des illustrations. Cette réhabilitation a d'ailleurs été saluée par la profession en recevant le prix de la meilleure "maison renouvelée".

Charpente métallique
   

Pause de l'isolation par l'extérieur

 

10/2   un immeuble écologique, c'est possible

http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/5604/104/

batiment

Bâtiment rénové selon la norme MINERGIE®. (minergie.com)

Le label MINERGIE® garantit un standard de haute qualité pour l’immobilier. Beaucoup pensent que ce label est réservé aux propriétaires de maison. MINERGIE® Suisse prouve le contraire puisqu’une majorité de bâtiments MINERGIE® sont des immeubles locatifs.

L’énergie devient un bien de plus en plus rare, donc de plus en plus cher. 85 % de l’énergie que nous dépensons est d’origine fossile. Les besoins sont de plus en plus importants et les ressources s’épuisent. De plus, il est impératif de réduire le taux de pollution pour préserver au mieux notre environnement.Le nucléaire offre de grands risques d’irradiation avec le temps puisque les produits restent radioactifs durant des siècles (usure des bâtiments, stockage des déchets, risque de guerre ou d’acte terroristes) et la matière première se tarit assez rapidement.

À moyen terme, nous allons donc manquer d’énergie. Comme les énergies renouvelables ne couvrent pas nos besoins, le plus judicieux serait d’en consommer le minimum. On trouve dans différents domaines des solutions permettant de diminuer au maximum la consommation d’énergie sans se priver du confort acquis. Au niveau de l’immobilier, l’isolation, le chauffage et les économies d’énergie dans un bâtiment sont à évaluer. Les bâtiments des années 1960-70 sont particulièrement énergivores mais tous les immeubles d’avant les années 1990 méritent d’être rénovés selon des normes plus écologiques.

Le label MINERGIE® garantit un standard de haute qualité. Si les frais de construction au de rénovation reviennent plus chers, le confort, la qualité de vie ainsi que les économies d’énergie amortissent rapidement l’investissement qui se calcule sur 30 à 50 ans, d’où un bénéfi ce fi nal important. L’économie d’énergie peut atteindre 50 %. Plus l’énergie est chère, plus le produit est rentable.

Nombreux sont ceux qui pensent que ce label est réservé aux propriétaires de maison. MINERGIE® Suisse prouve le contraire puisqu’une majorité de bâtiment MINERGIE® sont des immeubles locatifs. Comme chaque maison est différente, il convient d’appliquer les recommandations suivantes en évaluant la situation concrètement. L’association a édité une brochure J’emménage dans un appartement MINERGIE® pour expliquer aux locataires les caractéristiques d’un appartement MINERGIE® 2.

Lors de la construction d’un bâtiment MINERGIE®, on tient compte de la récupération de chaleur en mettant en valeur les façades exposées au soleil par des baies vitrées ou des vérandas et en protégeant mieux les façades au nord. La rénovation d’un bâtiment n’est donc pas aussi performante mais permet tout de même de se rapprocher grandement des critères MINERGIE®. Une photo infrarouge permet de voir où sont les pertes d’énergie, ce qui permet de corriger ce qui est nécessaire. Il est très important de choisir une entreprise qui maîtrise tout à fait ce domaine, ce qui n’est pas courant.

Uu immeuble locatif MINERGIE® est un un investissement intéressant
Un immeuble aux normes MINERGIE® se dégrade moins vite qu’un bâtiment traditionnel. De plus, il procure plus le confort à ses habitants tout en diminuant les charges et en préservant l’environnement. Tous ces facteurs font que le bâtiment acquiert et conserve une valeur ajoutée tout à fait rentable.Selon une étude récente de la BKZ (Banque cantonale de Zurich), le coût supplémentaire pour obtenir le critère MINERGIE® est d’environ 3,5 % pour un immeuble contre 7 % pour une maison individuelle. Les frais sont rapidement amortis par les économies d’énergie réalisées et les frais peuvent être répercutés sur les loyers. En Suisse, plus de 10.000 bâtiments ont été certifiés MINERGIE® en dix ans à la satisfaction de ses habitants.

Isolation et étanchéité d'une maison MINERGIE®

Bien isolée, une maison permet d’avoir une température homogène. Il n’y a plus besoin de chauffer exagérément pour se sentir à l’aise. Les murs et les fenêtres conservent la chaleur. Il est donc important qu’il y ait une homogénéité dans l’isolation du bâtiment. Pour atteindre le standard MINERGIE®, l’épaisseur de l’isolant doit être de 18 à 26 cm d’épaisseur (il existe des panneaux isolants sous vide tout aussi performants mais beaucoup moins épais) et les fenêtres ont un double, voire un triple vitrage isolant.

Pour certains bâtiments, la rénovation se fera discrète pour ne pas défi gurer les façades. Le toit et les fenêtres ne posent généralement aucune diffi culté. Les murs peuvent être isolés de l’intérieur ou l’espace entre le mur extérieur et intérieur peut être occupé par un isolant mais il est très diffi cile de ne pas avoir de pont thermique dans ces deux cas. Cela signifie que si une partie n’est pas bien isolée, le froid et l’humidité s’y engouffrent, créant des moisissures et une perte d’énergie. Ce travail doit impérativement être exécuté par un professionnel spécialisé dans ce domaine. Toutes ces données sont à prendre en compte avec la structure (brique, béton, bois, etc.) de l’immeuble fait partie du procédé de l’isolation.

Plus il y a de structures, plus l’isolation sera performante. Il faut créer un équilibre qui emmagasine et conserve la chaleur (inertie) en hiver et permet de refroidir la maison en été. Une bonne isolation thermique n’est complète que si la maison est bien étanche. Les joints des fenêtres et les raccords entre le toit, les dalles entre les étages et les murs extérieurs sont des points à surveiller pour que l’air ne puisse pas pénétrer. Le pare-vapeur comme le Vario KM duplex est placé entre la partie extérieure de la maison, ne laissant aucune faille pour que le bâtiment soit étanche à l’humidité et au vent. Les matériaux extérieurs doivent être résistants au gel car il ne reçoit plus la chaleur intérieure et peut devenir très froid. Une maison bien isolée et étanche doit avoir un système d’aération adapté pour qu’elle ne moisisse pas.

Aérer la maison

Une maison MINERGIE® a une aération douce qui fait circuler l’air silencieusement entre les pièces et l’extérieur. L’air vicié est extrait de la salle de bain, des WC et de la cuisine et dirigé vers l’extérieur. L’air extérieur est chauffé en passant par un système qui récupère la chaleur de l’air vicié. Il est fi ltré (insectes, poussières et pollen) avant d’aérer les autres pièces de la maison. Le système permet de maintenir un air sain 24h sur 24 sans besoin d’aérer, favorisant les économies de chauffage. Ceci n’empêche pas d’ouvrir les fenêtres quand la température extérieure est clémente.

Économiser les énergies dans la maison

Des chauffages performants permettent d’économiser l’énergie. Par exemple, les pompes à chaleur sont deux fois plus efficaces qu’une chaudière. Dans la mesure du possible, privilégiez les énergies renouvelables comme les panneaux solaires thermiques, la géothermie. L’investissement en vaut la peine.

Utilisez les équipements que lorsque c’est nécessaire. Par exemple, diminuez le chauffage la nuit, réglez la température dans les pièces selon les besoins, baissez le chauffage sur position hors gel quand vous partez en vacances. Toutefois, si le chauffage est trop bas durant l’absence de l’habitant, la quantité de calories utilisées pour que la maison retrouve une température adéquate peut être supérieure à l’économie réalisée.Deux ou trois degrés permettent déjà d’économiser. Lorsque la maison est rénovée, le chauffage est adapté en fonction des nouveaux paramètres, sinon, l’économie espérée ne sera pas réalisée.

« Suisse Énergie » organise des cours pour se former à l’économie d’énergie,
notamment « se chauffer futé ». Ils affirment qu’une bonne gestion du chauffage
permet d’économiser un an de chauffage tous les six ans.

GENÈVE
Pour le savoir plus :
www.crde.ch
www.geneve.ch/scane  Centre Info Pro du ScanE  022 3272323
www.bien-construire.ch
www.sig-ge.ch/

En France, les lois sont différentes et changent beaucoup ces derniers temps, voici quelque sites qui peuvent vous aider
www.maison-plus-ecologique.com/
www2.ademe.fr
www.minergie.fr Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir '; document.write( '' ); document.write( addy_text26607 ); document.write( '<\/a>' ); //-->\n Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
12-guides-pour-construire
www.arehn.asso.fr

Canada
www.cercocable.com/
http://oee.nrcan.gc.ca
www.ecotactiques.com

www.pch.gc.ca/

Belgique
www.curbain.be



 

5/1   un logiciel pour concevoir en 3D sa maison écologique

http://www.lefigaro.fr/vert/2009/01/02/01023-20090102ARTFIG00340-un-logiciel-pour-concevoir-en-d-sa-maison-ecologique-.php
 

Concevoir, rénover ou aménager une «maison verte» demande à la fois un minimum de connaissance en architecture classique mais aussi d'accéder aux bases de données qui répertorie les matériaux et les technologies écologiques. Un logiciel* vient de sortir proposant différant modèles d'habitations réalisés par des architectes mais aussi une bibliothèque de 700 000 textures et objets de tous styles permettant de personnaliser les 6 500 plans en 2D et en 3D de séjours, chambres, cuisines, etc.
Un estimateur de coût permet de mieux évaluer son projet, le budget restant souvent la clé majeure de la réussite de l'aménagement comme de la décoration. Un guide pratique de l'éco-construction aide à mieux comprendre les enjeux du développement durable et des énergies renouvelables, livre quelques trucs et astuces pour économiser l'énergie.


* Ma maison écologique 3D , éditions Micro Application, DVD-ROM PC, 39,95 €.
http://www.microapp.com/logiciel_ma_maison_ecologique_3d_9468.html


30/12   What Are "Eco-Villages?"

http://www.sciam.com/article.cfm?id=what-are-eco-villages&sc=DD_20081223

What goes into making a town ecologically and economically sustainable

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eco village

Some 420 eco-villages exist in both urban and rural settings around the world today. Pictured here: the west end of Arcosanti, a self-described "experimental town" in Arizona that has been under construction since 1970. In keeping with the concept of clustered development so as to maximize open space and the efficient use of resources, the large, compact structures and large-scale solar greenhouses of Arcosanti occupy a small footprint--only 25 acres within the community’s 4,000-acre "land preserve."

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22/11   D: inauguration d'un bâtiment intelligent "inHaus2" à Duisbourg

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56633.htm

Le centre d'innovation baptisé "inHaus2" a été inauguré le 5 novembre 2008 à Duisbourg. Ce bâtiment intelligent a été développé par la société Fraunhofer en partenariat avec l'entreprise HOCHTIEF GmbH et se décline aujourd'hui suivant différents types de pièces (bureaux, salle de séminaire ou de conférence, laboratoires de recherche, etc.) (voir aussi [1]).

La particularité du bâtiment réside avant tout dans l'emploi de technologies efficaces et innovantes pour la climatisation, le chauffage et l'aération. L'idée principale repose sur l'utilisation de la terre comme source et puits d'énergie naturels, où sont installées 12 sondes géothermiques de 120 m de profondeur. Ainsi, en hiver, une pompe à chaleur permet l'alimentation en chaleur du bâtiment, le reste du besoin en énergie étant couvert par du chauffage à distance, dont le principe est basé sur la cogénération [2]. A l'inverse, en été, le sol est utilisé pour le refroidissement : la pompe à chaleur retire l'excédent de chaleur du bâtiment et le conduit dans le sol. Une climatisation par sorption complète ce processus de refroidissement, tout en déshumidifiant l'air frais à la surface d'un film de ruissellement et à l'aide d'une solution saline. L'immeuble comporte également différents éléments de construction thermoactifs : noyau de béton climatisant, panneaux refroidissants, etc.

Pour accomplir ses travaux, l'Institut Fraunhofer de recherche sur les systèmes énergétiques solaires (ISE) a coopéré avec l'Institut Fraunhofer de physique du bâtiment (IBP), celui des circuits microélectroniques et systèmes (IMS) ainsi que l'Institut Fraunhofer de gestion et d'organisation du travail (IAO) et différents partenaires industriels (Josef Gartner GmbH, HOCHTIEF Aktiengesellschaft, Kermi GmbH, Kieback&Peter GmbH & Co.
KG, menerga GmbH, Minol Messtechnik W., Lehmann GmbH & Co. KG, SAINT-GOBAIN ISOVER G+H AG, Viega GmbH & Co. KG, Wilo SE, Wolf Klimatechnik GmbH, ZENT-FRENGER Gesellschaft für Gebäudetechnik mbH).

En savoir plus:

[1] "Des bâtiments intelligents développés par les sociétés Fraunhofer et HOCHTIEF", BE Allemagne 289 - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/34003.htm - 07/06/2006
- [2] Article de Wikipedia sur la cogénération, http://fr.wikipedia.org/wiki/Cog%C3%A9n%C3%A9ration

Mentions légales: BE Allemagne numéro 411 (12/11/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56633.htm

 

16/9   USA: Solar roofing materials   
http://www.technologyreview.com/Energy/21365/?nlid=1334

Integrating solar cells into building materials could make solar power more attractive to homeowners.




Seamless solar: The solar system shown here (darker panels) integrates thin-film solar modules directly into a metal roof. Such systems offer cost savings in labor and materials and blend well with buildings’ designs.

In an effort to promote the adoption of solar technology, United Solar Ovonic of Auburn Hills, MI, has teamed with a major roofing company to create a metal roof system that generates electricity from sunlight. The partnership offers seven different prefabricated systems, ranging in capacity from 3 to 120 kilowatts. Tests show that the solar roof panels are rugged and can withstand winds in excess of 160 miles per hour.

In addition to being more aesthetically pleasing than bulky rooftop-mounted panels, solar roofing materials can cut the cost of household solar installations by doing double duty, generating electricity while protecting buildings from the elements. "Ultimately, if you can use one product to do two things, you can save a lot of money," says Cecile Warner, principal engineer at the National Renewable Energy Laboratory's National Center for Photovoltaics, in Golden, CO.

Building-integrated photovoltaics (BIPV) have been around since the late 1980s, Warner says, but only lately have they begun to see some success with large commercial and residential developments. Recent advances in flexible thin-film photovoltaic materials--such as those sold by United Solar--are allowing manufacturers to more easily integrate photovoltaics directly into the roofs and facades of buildings.

Nonetheless, many builders remain leery of the new technologies. "In the past, people in the construction industry have been burned by trying out new products," Warner says. In particular, she says, they're wary of products that would be difficult to recall should they prove defective. Roofing materials certainly meet that description. "I think that's probably been the sticking point all along," Warner says.

EnergyPeak, the partnership between United Solar and Pittsburgh-based Centria Services Group, is an attempt to allay this skepticism. "We worked with Centria to develop a program that would get our product out to a number of small installers because Centria already has the infrastructure to do this," says Marcelino Susas, vice president of strategic marketing at United Solar's parent company, Energy Conversion Devices, based in Rochester Hills, MI.

When solar companies partner with construction firms, "it gives the product a lot more credibility, and it helps to break down the barrier to adoption," says Warner.

Centria designs and assembles the solar roof systems using United Solar's adhesive thin films, which can simply be peeled off of their backings and stuck to the roofing materials. The company then distributes the final product through small metal-roofing manufacturers that do the installations for building owners and architects. EnergyPeak comes with a 20-year warranty and, depending on the state in which the solar roof is installed, could pay for itself in less than 10 years, Centria says.

Because United Solar's materials are flexible and lightweight, they can be easier and cheaper to install than conventional crystalline-silicon solar cells, and they can be applied to curved roof designs, says Susas. United Solar's amorphous-silicon photovoltaics also perform better than conventional crystalline-silicon solar cells under low light and high temperature, he says.

"BIPV is very interesting because it offsets some of the costs associated with installation and will probably occupy a larger market share of the residential portion of the market," says Michael Locascio, a senior analyst with Lux Research, in New York. "But that portion is very small," he adds. That's because BIPV systems are primarily limited to new home construction or situations in which the owner needs to replace the roof.

And although the adoption of solar power is growing fast, Locascio cautioned that the future of the industry, at least in the United States, is uncertain. The federal Investment Tax Credit, one of the key incentives driving the adoption of solar power in the United States, is set to expire at the end of the year, and it is unclear whether Congress will extend it.

Currently, Europe remains the largest market for BIPV and solar products in general, says Susas. "There are very high incentives for BIPV in Italy and France." For instance, United Solar currently sells its solar laminates to a large asphalt-shingle manufacturer in Italy that supplies residential clients with solar shingles.

 

4/2/2008   France : une maison écolo pas comme les autres

http://www.lannion-perros.maville.com/Une-maison-ecolo-pas-comme-les-autres-/re/actudet/actu_loc-546623------_actu.htm

Au coeur de la vallée du Stanco, un couple de propriétaires innove grâce à l'audaced'un jeune charpentier, spécialiste de l'habitat sain.

Au rond-point Saint-Marc, s'engager sur le boulevard Lafayette. Rouler quelques centaines de mètres puis tourner à gauche. Suivre le petit chemin de terre et s'enfoncer avec ravissement au coeur de la verdoyante et forestière vallée du Stanco. S'arrêter au bout du sentier, où elle apparaît enfin, imposante et majestueuse.
 
Dans ce bel écrin de verdure, où au milieu coule une rivière, une étrange maison, perchée en haut d'un terrain pentu, prend corps depuis quelques mois. Pour l'instant, la bâtisse n'est qu'un squelette de bois à deux étages monté sur pilotis. Mais à sa forme polygonale à douze côtés, on devine déjà que cette construction ne veut ressembler à aucune autre.
 
Ici, est en train de naître une maison dans le pur style « écolo », pour laquelle les propriétaires ont décidé d'exploiter autant que faire se peut les possibilités offertes par « les matériaux sains ». Claire Gablin et son compagnon, Jean-Pierre Faure, ont imaginé avec l'aide d'un architecte, une demeure en bois aux formes arrondies avec un zome, en guide de toit, cette forme géométrique en losanges s'apparentant à une sorte de dôme ayant l'aspect du diamant. « Je veux faire de cette maison ma vitrine », explique Claire Gablin, spécialisée dans le conseil, l'accompagnement et la formation en décoration et isolation en matériaux sains et qui prône les vertus de l'auto-construction. Une « vitrine » unique et exemplaire.
 
« Une première mondiale »
 
Pour relever le grand défi de sa réalisation, ils ont fait appel à Thierry Hamon, un jeune charpentier de Plestin-les-Grèves, nouveau venu dans la construction en bois (lire ci-dessous), qui, pour sa première réalisation, est en passe de réussir un coup de maître. « On a complètement innové au niveau du zome », s'enthousiasme le jeune homme, sur le point de réaliser « une première mondiale ».
 
«
 D'habitude, pour ces toits, on utilise une ossature en bois traditionnelle, dans laquelle on inclut ensuite des panneaux. Pour la première fois, on va remplacer cette ossature par des panneaux en KLH, qui vont tenir les uns aux autres en s'emboîtant à la manière d'un parquet », détaille le professionnel. Associés à une isolation extérieure en fibre de bois, ces panneaux autrichiens, utilisés dans la conception des maisons bioclimatiques et constitués de plusieurs couches de bois, forment ainsi un seul tenant. « Contrairement à l'ossature bois, il n'y a pas de coupures et donc pas de fuite de chaleur. On crée ainsi une double peau qui apporte un très bon coefficient thermique et qui permet aussi à la maison de respirer », vulgarise Thierry Hamon. CQFD.
 
Écolo et pas cher
 
Toujours dans ce même souci d'économie d'énergie, les murs seront également réalisés avec ces fameux panneaux KLH en douglas, « un résineux de pays, qui ne nécessite pas de traitement, correct, pas trop cher et qui présente une bonne flexion ». En revanche, pour l'isolation, les propriétaires ont préféré opter pour la paille, « un matériau du coin » moins onéreuse que la fibre de bois. Le couple se chargera lui-même de poser les bottes et de réaliser l'enduit. De toute façon, « en tant qu'entreprise, je ne peux pas poser la paille moi-même car en France ce mode d'isolation n'est toujours pas homologué contrairement à l'Autriche », se désole le charpentier, qui encourage pourtant son utilisation, « pour peu que les gens souhaitent s'investir dans la construction de leur maison ».
 
S'assumer auto-constructeurs, c'est le choix de Claire et de Jean-Pierre, qui invitent le public à découvrir ce beau projet et leur démarche en se rendant sur place.
 

 

 

  20/1/08  Manuel de construction écologique par Clarke Snell et Tim Callahan

 

 

 

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Vous voulez construire vous-même votre maison écologique ou vous souhaitez assurer sérieusement le suivi du chantier ?

 

Cet ouvrage, rédigé par deux spécialistes de l’éco-habitat, étayé par des centaines de schémas et de photos sera votre précieux guide.

 

Les auteurs nous entrainent dans l’aventure de la construction d’un petit bâtiment. Pas à pas ils nous expliquent les techniques particulières de ses quatre murs : mur en bois cordé, mur en paille, mur en torchis, mur à ossature bois, ainsi que l’installation du toit végétalisé.

 

Le récit vécu de cette construction est à la fois un formidable outil technique, précis et rigoureux, et une réflexion sur les nombreux choix écologiques désormais à notre disposition.

 

Vous y trouverez l’essentiel de ce que vous devez savoir pour fabriquer des briques de terre, connaître les proportions d’un torchis, monter un mur en paille, poser une isolation en cellulose, appliquer un enduit terre/chaux...

 

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Choisir le meilleur emplacement, décider des bons matériaux, tirer parti du climat, concilier écologie, économie et réalisme telles sont les grandes lignes de ce manuel indispensable à tout écoconstructeur.

 

Détails

Site web des auteurs : www.thinkgreenbuilding.com

 

Ce dossier a été réalisé à partir de l'ouvrage des "Editions La Plage" que nous remercions ainsi que leurs auteurs.

 

 

25/11   France : BATIMAT présente la maison de demain

http://madame.lefigaro.fr/deco/en-kiosque/892-batimat-presente-la-maison-de-demain

La plus grande manifestation au monde dédiée à la construction, vient de fermer ses portes à Paris. Tour d’horizon des innovations présentées.

Objectifs dépassés pour la 26e édition de Bâtimat. En cinq jours, le leader mondial des salons de la construction a attiré 447 738 visiteurs qui ont rencontré les 2 700 exposants venus de 49 pays. Cette année encore, le thème du développement durable s’est imposé comme le fil conducteur de la manifestation. « C’était inévitable, tant les innovations dans ce domaine ont été importantes ces deux dernières années, affirme Dominique Tarrin, directeur général du salon.

Bâtimat est à la fois un accélérateur de progrès et une plate-forme de rencontres entre industriels, architectes, promoteurs, ingénieurs, entrepreneurs ou artisans. » Une chose est sûre, le bâtiment, secteur le plus consommateur d’énergie en France (42,5 % de l’énergie finale totale), tient un rôle majeur dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le « Grenelle de l’environnement » qui s’est tenu en octobre dernier a montré qu’il pourrait réduire sa consommation de près de 40 %, entraînant une baisse de la facture énergétique et le développement du secteur du bâtiment.

Les fabricants commencent à le comprendre. Dès l’entrée du salon, une maison de 200 m² (1) économe en énergie a été édifiée à l’initiative du magazine Architecture à vivre. Le credo ? Montrer que démarche environnementale peut rimer avec modernité, technologie et confort. Résultat, cette maison en bois des forêts européennes écologiquement gérées est orientée sud autour d’un patio qui sera couvert l’hiver par une verrière mobile. Elle a été bâtie à partir de trois modules préfabriqués avec des produits sains et recyclables (moquette Interface, caoutchouc, peinture sans solvant, isolation thermique en fibre de bois et cellulose…). Un récupérateur d’eau de pluie permet d’arroser le jardin, les toitures végétalisées assainissent l’air ambiant, et l’été, la ventilation naturelle est renforcée par l’ouverture des fenêtres zénithales.

Sur le toit, des panneaux solaires produisent l’eau chaude et des modules photovoltaïques produiront l’électricité. La consommation d’énergie primaire est inférieure au seuil de 50 kWh/m² et par an, qui sera en vigueur en 2050. Cette habitation est aussi équipée d’un système domotique : le câblage du réseau permet de connecter télévision, ordinateur, téléphone, lecteur MP3… sans modifier l’installation. On peut donc programmer des scénarios (chauffage, lumière, sécurité…) et les enclencher à distance. Pour les personnes à mobilité réduite, la lumière et les stores s’allument et s’éteignent via une télécommande et une rampe d’accès sécurise les déplacements. Attention quand même aux dérives : il est possible d’installer des caméras dans des endroits stratégiques. Cette maison sera installée dans différentes manifestations et pourrait être rapidement commercialisée.

 

9/11  France : Ouverture de la première école à énergie positive
http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=112448&newsletter=ok&cat=article_entreprise

L'école de Limeil-Brevannes (Val de Marne) s'apprête à être inaugurée, le 10 novembre, après des travaux qui ont duré un peu plus d’un an. Labellisée « zero énergie » et conçue en étroite concertation avec les habitants de la ville, cette école HQE se veut exemplaire, à l'avant-garde des bâtiments basse consommation et des comportements « écoconscients ».


Le projet a débuté en 2005, avec la décision de construire une nouvelle école pour répondre au besoin des nouveaux habitants de Limeil Brévannes (94) et la volonté de la mairie d'en faire un chantier HQE. L'approche « énergie positive » (c'est à dire produisant plus d'énergie qu'il n'en consomme) est apparue lors de la concertation menée avec les parents d'élèves par le bureau d'études Tribu, en retenant le scénario de la centrale photovoltaïque parmi les sept priorités environnementales proposées. Un objectif haut de gamme, avec un surcoût d'environ 30 % par rapport à un bâtiment conventionnel, qui s’élèvera finalement à 5,5 millions d'euros sur l'ensemble des travaux débutés depuis septembre 2006.
 
Cas d'école

Comment l'école Jean Louis Marquèze tient-elle sa promesse d'« énergie positive » ? Avec une surface de 3000 m2 sur 2 niveaux, dont 5 classes de maternelle assorties d'un jardin potager, une zone d'accueil, des bureaux administratifs, la restauration au rez-de-chaussée, 7 classes de primaires et une cour de récréation à l'étage, c’est pourtant possible. Premier axe : garantir au groupe scolaire une basse consommation. Triple vitrage, sur-isolation des murs avec 18 cm de laine minérale, installation d'une toiture végétalisée de 5 à 8 cm d'épaisseur... La synergie des techniques employées confère au bâtiment un très faible coefficient de déperdition thermique (estimé à moins de 0,4 W/m2°C). De larges baies vitrées dans les classes, orientée sud-sud-est, aidées d'un patio au rez-de chaussée, d'une verrière et de pavés de verre dans les couloirs de l'étage visent à maximiser le recours à la lumière naturelle et diminuer l'usage de l'éclairage électrique en plein jour. Enfin, une ventilation dite « double flux », pour récupérer sans dépenser d'énergie la chaleur contenue dans l'air intérieur avant de le rejeter vers l'extérieur, et une pompe à chaleur puisant ses calories dans la nappe phréatique pour servir le chauffage des pièces, complètent ce panorama de la conception passive.
 
L'indispensable apport des énergies renouvelables, solaires en l'occurrence, représente le second volet de la formule. Cette production d'énergie propre est matérialisée par un chauffe-eau solaire - en mesure de couvrir avec ses 30 m2 de panneaux 60 % des besoins de la collectivité - et 800 m2 de panneaux photovoltaïques, disposées en toiture et en façade. D'une capacité estimée à 80 000 kWh par an, cette source d'électricité solaire, intégralement réinjectée dans le réseau EDF au prix de 55 cts d'euro le kWh, apporterait à la commune une recette de près de 44 000 euros. « A moyen terme, le surplus d'énergie va permettre d'amortir le surcout de l'investissement », confirme Agathe Dahan, directrice de la communication de la mairie de Limeil-Brévannes.
 
Intégrée à l'environnement

Mais la volonté de la municipalité de réduire l'empreinte écologique est aussi globale. Outre l'option évidente des ampoules basse conso, la consommation d'eau du bâtiment se propose d'être la plus économe possible. Avec une robinetterie à temporisation et double débit et, pour arroser les espaces verts, une récupération des eaux de pluies. Pour éviter le trafic automobile du à l'arrivée ou la sortie des classes, un système d'accompagnement des enfants à pied, un « pédibus », va être organisé avec les parents. Ultime innovation, bien en vue dans la bibliothèque, un écran à plasma pointera en temps réel la consommation et la production électrique de l'établissement.

« Une école « zéro énergie » est une affaire de conception, mais aussi de comportement et de pédagogie. La consommation énergétique d'un bâtiment dépend principalement de ceux qui l'utilisent, » insiste le dossier de presse du projet. Plusieurs machines à café laissées allumées en permanence induiront ainsi une hausse de 5% de la consommation électrique. Même chose avec les ordinateurs en veille. Si les enfants ont été sensibilisés et associés durant l'année 2007 au déroulement des travaux de leur future école, à travers une visite du chantier et une exposition, un « mode d'emploi » doit aussi être transmis aux équipes techniques et enseignantes. Réunions de concertation et d'information, notices d'utilisation des locaux et des installations... La démarche d'accompagnement HQE s'étendra sur les deux premières années de fonctionnement de l'école, prolongée d'ici 2011 par la construction d'un écoquartier complet, les « Temps durables ». Et quoi de mieux qu'une école pour faire oeuvre éducative

 

6/5   EcoTopTen répertorie les entreprises allemandes spécialisées dans la construction de maisons passives
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/42425.htm

L'initiative "EcoTopTen pour la promotion des produits écologiques" a répertorié l'ensemble des entreprises allemandes spécialisées dans la conception et la construction de maisons préfabriquées à haute efficacité énergétique. Les favoris de cette enquête sont les constructeurs qui proposent des maisons passives dans leur programme standard de construction (huit entreprises répertoriées). La maison passive est un standard de construction très exigeant qui correspond à une habitation pratiquement autonome en ce qui concerne les besoins en énergie de chauffage (inférieurs à 15 kWh par m2 et par an, c'est à dire environ dix fois moins qu'une maison traditionnelle). Un bâtiment passif est caractérisé par une excellente isolation, un système de ventilation avec récupérateur de chaleur, une utilisation de l'énergie solaire et de la chaleur dégagée par les habitants.

L'enquête répertorie également une soixantaine d'entreprises qui, bien qu'elles ne proposent pas le standard maison passive, sont spécialisées dans la construction à haute efficacité énergétique Ces entreprises proposent les standards de construction maisons 3 litres, maisons KfW40 et maisons
KfW60 (qui correspondent à un besoin en énergie de chauffage inférieur à respectivement 30, 40 et 60 kWh par m2 et par an.)

L'enquête indique également, pour chaque entreprise, les labels de construction et de qualité sanitaire obtenus ainsi que les technologies optionnelles proposées (chaudière à pellets, géothermie, solaire thermique et photovoltaïque).

Pour en savoir plus, contacts :
- La liste des entreprises retenues par enquête, avec caractéristiques et contacts, est téléchargeable à l'adresse suivante :
http://www.ecotopten.de/prod_haus_prod.ph
- Kathrin Graulich, Directrice du projet EcoTopTen dans le secteur produits et production - Oko-Institut e.V., Geschaftsstelle Freibourg - tel : +49 761452 9551 - email : k.graulich@oeko.de
Sources : Depeche idw, communique de l'Oko-Institut e. V - 19/04/2007
Rédacteur : Dimitri Pescia, dimitri.pescia@diplomatie.gouv.fr

Mentions légales: BE Allemagne numéro 332 (25/04/2007) - Ambassade de France en Allemagne /ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com

 

4/5  The house will be heated by waves  
Specialists of the “Center for Renewable Energy” company have developed and patented an original design for a small but very efficient wave electric power installation. With coefficient of performance reaching 25 percent, capacity of a single module of such installation would make 10 kWt. The distinguishing feature of this installation is simplicity of its production and a relatively low cost price.

Apparently, the idea of using sea wave energy is almost as old as the world. If romanticts prefer to fall into a reverie on the shore near sea waves and/or to air young maidens accompanied by the wash, pragmatists have been thinking for centuries how to utilize enormous power of the sea. The first patent for water energy utilization was granted in France nearly 400 years ago, so the idea has already been thoughtfully studied and even driven to industrial implementation.

Experimental wave electric power stations are already operating in Norway and Portugal, there is an experimental tidal electric power station functioning in Russia in Kola Peninsular, Japan has beacons and lighthouses utilizing wave energy, and in India, the Madras port lightship is running on wave energy. Nevertheless, among the variety of constructions there has been no coastal installation so far, which, would convert sea-wave energy into electric pwer and be relatively small, simple and, most importantly, inexpensive. Such an installation was designed by the specialists of the Center for Renewable Energy, its offices being based in Moscow and St. Petersburg.

Its principle of operation is rather simple. A double-armed lever is fastened on the post hammered in the sea bottom not far from the coast. There is a flat float on the one arm (the one which is longer). The other is connected to the water pump plunger. Waves raise the float, at that the pump injects water into the reservoir-storage on the coast – something similar to the water tower. When flowing out of this reservoir under the action of gravity, water gets on the hydrotreater’s turbine wheel fin, rotates it, and hydrotreater produces electric current – likewise any electric power station.

As a result, by using two absolutely free forces – wave energy and gravity, relatively inexpensive electric power can be obtained, and most importantly, this can be done without destroying natural fuel supply or any damage to the environment.

The indisputable advantage of such installation is its simplicity. Firstly, its proper electric generator is located on the coast – consequently, it is easy to assemble and there will be no need to lay out a cable for electric current transfer, as it should be done for the overwhelming majority of current wave installations. Secondly, the installation consists of parts simple in production, and the principle of operation of each element is well-known. Therefore, it will be easy to produce and assemble such installation – it is much easier and less expensive than to produce a big wave electric power station. And finally, the electric module of the new installation needs nothing but sea waves to operate – the module is capable of running quite independently, and this is a significant advantage. This is particularly important in the locations where electric light disruptions occur regularly due to broken off wires.

Is such an installation available for purchase now? Alas, not yet. So far, there exists a small working model, but this summer the designers are planning to test a full-scale model in real-life environment – to revise and optimize some parameters. However, the authors are absolutely sure of success. They have already made sure experimentally that the float of only the 5 cubic meter volume will be able to ensure capacity of no less than 5 kWt at sea roughness of 2 to 3 points. “It is absurd not to use a whole ocean of energy, which is splashing literally close by, says one of installation designers, Anton Kirunin. So, after testing we are planning to develop engineering documentation for the industrial-scale plant – and its production can be started.”

 

7/3/07   Un article et des logiciels susceptibles de vous intéresser :

Bâtir sainement pour nous et pour l'environnement

http://www.nrc-cnrc.gc.ca/highlights/2007/0703greenbuildings_f.html

 

7/2   La maison passive  

En Allemagne, la 'maison passive' consomme 5 fois moins d'énergie qu'une maison normale, notamment grâce à un systême de recyclage de la chaleur. (Récit : G. Fenwick)

Petit reportage sur : http://www.france24.com/france24Public/fr/nouvelles/science.html

                  A visiter aussi, sur la maison passive :

http://a1s2b3l4.python-hosting.com/outils/fond_documentaire/construction_renovation/maison-passive

http://www.passiefhuisplatform.be/index.php?col=-welkom&lng=fr&doc=welkom_1

http://www.europeanpassivehouses.org/

 

30/1   Le soleil fait la richesse de Fribourg

La ville allemande de Fribourg-en-Brisgau est un modèle en matière de développement durable. Retour vers le futur.

«Nulle part ailleurs la concentration d'entreprises et de centres de recherche, institutions, associations, artisans, experts et citoyens résolument engagés en faveur de l'énergie solaire n'est aussi forte.» Ces propos émanent de Dieter Salomon, le maire de Fribourg. «Notre région constitue un modèle exemplaire en matière de développement durable», lance-t-il fièrement.

Fribourg-en-Brisgau, logée au pied de la Forêt-Noire, à quelques kilomètres de Mulhouse et de Bâle, compte 210.000 habitants. Pour les écologistes, c'est Lourdes. Un lieu de pèlerinage quasiment obligé.

Fief des «Grünen» (les Verts allemands), Fribourg est surnommée «la ville solaire». Son rayonnement dépasse de loin le Land du Band-Würtemberg tant la cité s'est taillé une solide réputation.

Moins de nucléaire

Tout a commencé il y a une trentaine d'années. Les habitants se mobilisent alors contre un projet de construction d'une centrale nucléaire (Wyhl-am-Rhein). La protestation se transforme petit à petit en engagement pour les nouvelles formes d'énergie. Aujourd'hui, «il y a plus de panneaux photovoltaïques à Fribourg que… dans toute la France», s'amuse Peter Schilken, responsable d'énergie-Cités, une association d'autorités européennes pour une politique énergétique locale durable.

«La consommation d'énergie issue du nucléaire est passée de 60 à 30%. L'utilisation d'énergies renouvelables atteint près de 4% actuellement. Notre ambition est d'arriver à 10% en 2010. Et nous avons déjà réussi à réduire de 5% nos émissions de gaz à effet de serre», commente Gerda Stuchlik, maire adjointe, chargée de l'Environnement. Pour arriver à ce résultat, il faut une mobilisation générale. «Il y a un véritable consensus sur le développement durable, c'est un élément central», précise la maire adjointe. De fait, si les Verts occupent la mairie pour le moment, ils sont en coalition avec les deux grands partis traditionnels: les sociaux-démocrates du SPD et les chrétiens-démocrates de la CDU.

Maisons passives

Le développement du solaire et les projets en économies d'énergie sont palpables. Plusieurs quartiers de la ville sont labellisés «durables».

D'autres réalisations sont exemplaires. Ainsi, le toit du stade de football du SC Freiburg est couvert par 2.500 m² de panneaux solaires. La région compte aussi quelque 400 habitations «passives» : elles ne consomment qu'au maximum 15 kwh/m² par an. Environ dix fois moins qu'une construction neuve traditionnelle chez nous.

La Résidence Wilmersdorferstrasse est une autre illustration de la mobilisation des Fribourgeois pour les économies d'énergie. Deux immeubles voisins, de huit étages, ont été complètement réhabilités. «à l'origine, l'aspect du bâtiment était du simple béton. Nous avons effectué une rénovation énergétique. Cela a consisté en un calorifugeage de 14 centimètres et l'installation de panneaux photovoltaïques sur toute la façade (450 m²!) ainsi que de capteurs solaires thermiques sur le toit», explique Werner Eickhoff, le promoteur du projet. «En vertu d'une loi fédérale allemande, les compagnies d'électricité sont obligées de racheter la production d'énergies renouvelables pendant 20 ans, au prix actuel de 0,50 euro/kWh pour le photovoltaïque. Alors que son prix d'achat normal varie entre 0,17 et 0,19 euro/kWh. Sur la revente, les habitants ont donc gagné 18.000 euros l'année dernière», détaille Werner Eickhoff. «La consommation de chauffage a chuté de 40 à 50% suite à ces travaux», précise-t-il encore. Mais tous les locataires n'ont pas apprécié, concède-t-il. Et pour cause: le loyer a été augmenté de 20%...

Globalement, les citoyens n'hésitent pas à participer à l'élan «durable» de la ville. Preuve: 10% des ménages ont accepté de payer plus cher (de l'ordre de 1,5 cent/kWh) en achetant de l'électricité verte à la compagnie énergétique régionale Badenova. Le surcoût sert exclusivement à financer des investissements en matière d'énergies renouvelables.

Les écoles sont aussi mobilisées. Fribourg a été la première ville d'Allemagne à instaurer un mécanisme original: la moitié des économies d'énergie réalisées par un établissement lui sont reversées sous forme de subside pour financer des projets éducatifs.

En fait, toutes les composantes de la société tirent dans la même direction: de l'enseignement à l'immobilier, en passant par les transports et l'urbanisme. Et la participation citoyenne aux décisions est une réalité dans plusieurs domaines. C'est aussi une des clés du succès. Ici, on ne se pose pas la question de savoir si les énergies renouvelables sont rentables. On agit. Depuis 25 ans.

Parking... pour vélos

La «révolution verte» de Fribourg se matérialise aussi par un centre ville entièrement piétonnier. Les alentours immédiats sont tous en zone 30.

Les transports en commun sont modernes, silencieux et performants. Grâce aux sites propres, «pendant toute la journée, il n'y a jamais plus de sept minutes d'attente à l'arrêt», commente Peter Schilken. Un «Ticket Regio» permet, pour près de 20 euros par mois, de se rendre partout dans la région de Fribourg en empruntant indifféremment le bus, le tram ou le train.

La gare de Fribourg, recouverte elle aussi de plus de 300 m² de panneaux photovoltaïques, est aussi un noeud de communications: elle accueille un centre de car-sharing et un parking pour… 1.000 vélos, où les «petites reines» sont non seulement gardées mais aussi entretenues, réparées ou louées.

Aujourd'hui, les déplacements des Fribourgeois sont découpés en trois tiers à peu près égaux: vélo, transports en commun, voiture. L'anecdote raconte même qu'à Fribourg, il y a plus de vélos que d'habitants… La région dispose de plus de 400 kilomètres de pistes cyclables.

Les parkings pour les voitures sont très chers au centre de la ville mais gratuits en périphérie, à proximité immédiate des terminus de lignes de tram.

Créneau économique

Enfin, le développement durable assure à la ville un créneau économique porteur. Le tourisme «vert» s'y déploie, appuyé par un solide marketing. Le solaire assure aussi un pôle de recherche et développement via le «Solar Info Center» et l'Institut «Fraunhofer» où sont explorées toutes les technologies de pointe en matière d'énergies renouvelables. C'est aussi un support complet pour l'investisseur : technique, management, financement, etc.

Le savoir-faire de la région en matière d'installations solaires s'exporte. C'est le cas par exemple de la Solar Fabrik. En 10 ans, l'entreprise est passée de 4 à… 200 salariés. En 2006, elle a produit quelque 400.000 panneaux photovoltaïques. Son usine, à la façade tout en verre et en panneaux solaires, est une vitrine de l'entreprise: elle ne rejette aucune émission de CO2 dans l'atmosphère. «L'utilisation de l'énergie solaire peut devenir un facteur essentiel de la philosophie d'entreprise dans tous les secteurs de l'économie», souligne Gerda Stuchlik. «Non seulement l'énergie solaire crée de nouveaux emplois mais elle assure le maintien des emplois existants dans la région.» à Fribourg, environ 10.000 personnes travaillent directement dans le secteur de l'environnement. 170.000 dans l'ensemble de l'Allemagne car Fribourg a fait des émules dans d'autres cités allemandes. L'industrie allemande de fabrication de cellules solaires photovoltaïques approvisionne 25% du marché mondial.

 

Zero carbon home is little more than hot air

http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2006/12/08/nbedzed08.xml

Britain's first and only community experiment in "zero-carbon" living raises serious questions about Gordon Brown's ambition that all new homes should be carbon-free.

BedZed, an award-winning development of 99 apartments in south London, was supposed to be exactly that: zero-carbon and entirely sustainable. More than four years after opening its doors, however, the landmark eco-village is neither.

The revolutionary wood-burning technology that should have produced all the heat and power is not working and has been abandoned.

A "green" water sewage system that used reed beds to mimic natural waste filter systems is also temporarily out of action because of management costs.

Power is drawn from the national grid, backed up by gas boilers, and only a quarter of the 300 or so residents use organic food boxes.

Each BedZed apartment – thickly insulated and hermetically sealed – also emits about half a ton of carbon dioxide each year. Modern homes built to standard building regulations produce about one ton.

Pooran Desai, who helped found the project with the charity BioRegional Development Group, admitted he is disappointed that the prototype has not quite worked.

"This hasn't turned out to be a zero-carbon development, and we have learned as much about how not to do things as how to do them," he said yesterday.

"It was designed to be a completely renewable energy site, powered by solar panels and a wood-chip powered heat and power plant (CHP). But while the solar panels produce about 10 per cent of our power, the CHP has not been successful, because the burning produced tar that clogged the filters. The maintenance was very expensive."

BedZed – Beddington Zero Energy Development, near Wallington, Surrey – was started in 1998. It has been thrust into the spotlight by the Chancellor's pre-Budget announcement this week that all new homes should be "zero-carbon" by 2016, and would be rewarded by escaping stamp duty.

The project was pioneered by BioRegional Development Group, and funded by the Peabody Trust, one of London's largest social landlords.

Designed by the architect Bill Dunster, it was to be a trailblazer for affordable, ecological living, with all but 44 apartments reserved for public sector workers, council tenants and first-time buyers.

Despite the power problems, much about the project has been a success. The walls are about 60cm thick and filled with four times as much insulation as the industry norm, and the windows are double or triple-glazed. As a result, there is no need for central heating and residents pay less than £400 a year for power and water.

The apartments are naturally ventilated using a roof funnel system, which draws in fresh air and expels stale air, and each has a garden and access to an allotment. Waste for recycling is collected, the taps and showers are fitted with flow restrictors, which save 19 litres of water per minute, and the lavatories are flushed with rainwater. The futuristic design means the development is now locally popular; a three-bed sold for more than £260,000 recently. But they are currently nowhere near "zero-carbon", and would not qualify for the stamp duty exemption that Gordon Brown is proposing.

In this respect, they are like every other house in Britain, because there is currently no such thing as a "zero carbon" house existing on its own energy, according to the Energy Saving Trust.

Mr Dunster said the wood-chip power-generator would be replaced in spring and insisted that it would make the project completely zero-carbon. "Technology has advanced hugely in the 10 years since we first chose the CHP system, and the new machine is working very successfully elsewhere," he said. "It is not right to say that BedZed cannot be zero-carbon. It will be when the system is replaced, and it is a viable route to go down".

 

Canada : Vers la maison saine à consommation énergétique nette zéro

http://www.journalhabitation.com/article-58712-Vers-la-maison-saine-a-consommation-energetique-nette-zero.html

L'initiative de la MSCENZ vise à faire évoluer les mentalités en matière de conception des maisons, afin de créer une nouvelle norme... d'ici 2030.

C'est connu, les maisons construites aujourd'hui sous le programme Novoclimat sont beaucoup plus éconergétiques que celles mises en chantier il y a 20 ans. Il s'agit d'un accomplissement remarquable qui cache cependant un objectif beaucoup plus ambitieux: la construction de maisons qui produisent elles-mêmes autant d'énergie qu'elles n'en consomment. C'est le défi que la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL) tente de relever en coordonnant l'initiative de la Maison saine à consommation énergétique nette zéro (MSCENZ).

Depuis août dernier, 20 équipes pluridisciplinaires sélectionnées à travers le Canada s'affairent à établir les plans détaillés de leur projet de maison nette zéro. L'initiative de la SCHL n'est encore qu'à l'état théorique, mais les premières maisons témoins devraient faire leur apparition dès l'été prochain. «Quand on parle de la maison nette zéro, les gens pensent qu'il s'agit d'un défi trop ambitieux, mais le but est justement de changer les mentalités en prouvant que c'est faisable», explique Jacqueline Meunier de la SCHL.

Plusieurs technologies saines et alternatives ont fait leurs preuves individuellement en habitation, mais l'initiative de la SCHL cherche à les regrouper au sein d'un seul et unique bâtiment. «Un des principaux buts de la maison nette zéro est de réduire l'impact de l'habitation sur l'environnement, explique Mme Meunier. Et ça, c'est possible grâce à une conception mieux planifiée de la maison.»

La MSCENZ se caractérise donc par une conception solaire passive et éconergétique hautement performante qui intègre des installations à énergie renouvelable telle que le chauffage géothermique ou les panneaux solaires photovoltaïques. L'économie et la réutilisation de l'eau ainsi qu'une enveloppe extérieure étanche sont également des caractères distinctifs de la maison nette zéro. De plus, bien qu'elle soit reliée au réseau électrique public, elle ne devrait jamais retirer plus d'énergie qu'elle n'en fournit elle-même.

Une future norme

La SCHL ne cache pas le but ultime de cette expérience: créer une norme nette zéro... pour 2030. «On l'a vu avec Novoclimat, changer les façons de faire d'une industrie ça prend du temps, entre 10 et 20 ans généralement», note Mme Meunier. Le rôle de la SCHL est de stimuler l'industrie de l'habitation à s'orienter vers la nette zéro.

«L'industrie est très compétitive et elle mise beaucoup sur le prix d'achat pour séduire les consommateurs. Nous, on voudrait que le coût d'exploitation devienne un facteur majeur dans la décision du consommateur et on force dans ce sens-là», affirme Mme Meunier. Non seulement la maison nette zéro devra-t-elle produire autant d'énergie qu'elle n'en consomme, mais elle devra également être offerte à un prix abordable.

Les Maisons Alouette

«Construire une maison nette zéro c'est certainement plus facile qu'on ne le pense, mais la construire à un prix concurrentiel c'est beaucoup plus ambitieux», estime Bradley Berneche, président des Maisons Alouette, une entreprise de maisons pré-usinées située en Estrie qui participe à l'initiative de la MSCENZ. Pour réaliser cet objectif elle s'est entourée de divers partenaires dont Hydro-Québec et l'Université de Concordia.

«Notre entreprise a toujours été avant-gardiste dans le domaine éconergétique car nous croyons que c'est l'avenir, précise M. Berneche. En participant à cette initiative, on s'assure de maintenir notre avance tout en apprenant davantage sur les nouvelles technologies.»

Mme Meunier de la SCHL croit également au caractère formateur de l'expérience. «Si, suite à l'évaluation des maisons, on se rend compte qu'elles n'atteignent pas le but ultime de la nette zéro, nous auront tout de même appris énormément sur ce nouveau type d'habitation», conclut-elle.

 

 

France :  Les clés de la maison écolo

http://www.nouvelobs.com/articles/p2185/a317274.html

Elles débarquent enfin sur le marché : les HQE, maisons à haute qualité environnementale, écologiques de la cave au grenier, petit prix, design branché. Gérard Petitjean les a visitées

Quand Phénix, le plus grand constructeur français de maisons individuelles, a décidé de faire appel à lui, Jacques Ferrier, architecte de renom, a longuement réfléchi. Il n'avait jamais fait ça : concevoir un prototype de l'habitat du xxiesiècle pour un industriel qui livre 7 000 maisons par an. Sans reproduire la énième version de cette «réduction de la maison bourgeoise» que sont nos pavillons de banlieue. Surprise : on lui demandait de faire une maison écologique. Les dirigeants de Phénix avaient fait une première tentative en 2004. Trop tôt. Les acheteurs étaient restés frileux.

Jacques Ferrier a tourné et retourné son projet trois ans sur sa planche à dessin. Le résultat est là. La maison Phénix - baptisée « Concept House », c'est plus chic - a été commercialisée juste avant les vacances estivales. Prix clés en main : 245 000 euros pour 210 mètres carrés. Toute simple avec ses lignes pures, sa verrière, ses couleurs qui évoquent l'Europe du Nord. Modulaire, on peut l'agencer comme on le désire. A l'intérieur, ça respire l'espace et la lumière. Mais surtout, c'est un des modèles possibles de la maison de demain. Une maison plus saine, plus économe d'énergie, adaptée à un monde dans lequel, forcément, pétrole et gaz vont devenir plus chers et plus coûteux (voir infographie ci-dessous). Dans quelques jours, si tout va bien, et apparemment c'est en bonne voie, elle sera certifiée, avec quelques autres, « haute qualité environnementale » (HQE). Et, du même coup, la France paraîtra un peu moins à la traîne en Europe et dans le monde en matière d'habitat écolo.

«Il était temps », assure Patrick Nossent, un expert chargé de vérifier qu'une maison candidate au label HQE a bien toutes les qualités pour le revendiquer. Il devrait délivrer ses premiers certificats en septembre. Il y a belle lurette, plus de quinze ans, que les Allemands habitent leurs Passiv Haus, des sortes de maisons Thermos dans lesquelles on peut presque ou totalement se passer de chauffage. Que les Suisses ont un programme analogue baptisé Minergie. Les Anglais ont Ecohome, les Américains un label nommé LEEDS. Les Japonais, les Brésiliens et même les Chinois s'y sont mis. Mais dans les réunions internationales organisées tous les deux ans pour confronter les initiatives en matière d'habitat soucieux de ne pas peser sur l'environnement - la dernière a eu lieu à Tokyo en 2005 -, les Français jusqu'à présent faisaient profil bas... On avait bien quelques déclarations de principe à mettre sur la table : Raffarin, quand il était Premier ministre, avait promis qu'on allait diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050, et le bâtiment, c'est 44% de l'énergie consommée chaque année et le quart de nos émissions de CO2. Promesse reprise lorsque la loi sur la programmation de notre politique énergétique a été votée. Mais, mis à part quelques immeubles collectifs bien pensés comme à Rennes (résidence Salvatierra), quelques initiatives individuelles comme la maison californienne que termine José Bové sur le causse du Larzac, on n'avait pas grand-chose de concret à montrer.

Pour une fois, les mentalités ont évolué plus vite que les réglementations. On l'a constaté à l'Ademe, Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie, dont les 175 « espaces info-énergie » sont pris d'assaut par des particuliers qui arrivent avec leurs plans de maison sous le bras et veulent savoir comment ils vont pouvoir s'en sortir avec leur facture énergétique. «Les gens ont intégré le fait que la hausse du pétrole et du gaz est irréversible.» L'Ademe, qui n'arrive plus à répondre aux demandes, souhaite implanter 325 nouveaux espaces d'information. Quant aux crédits d'impôt attribués à ceux qui installent des chaudières performantes, améliorent l'isolation de leur maison ou investissent dans les énergies renouvelables, ils ont crevé les plafonds budgétaires imaginés par Bercy.

Ça ressemble à quoi, une maison HQE ? A un loft spectaculaire comme celui imaginé par Jacques Ferrier, ou à une maison d'aspect plus traditionnel ? Ce sera ce qu'on voudra, et un des premiers constructeurs à avoir postulé à la certification en question est un spécialiste du mas provençal. « Il n'y a pas de voie bouchée, aucune filière n'est écartée, affirme Patrick Nossent, l'expert de la norme. Si vous construisez une maison en bois, mais que vous la traitez avec des produits chimiques agressifs pour protéger la façade ou la mettre à l'abri des insectes, vous ne serez pas HQE parce que l'impact final sera très mauvais. Même chose si vous faites venir votre bois d'outre-mer... » Ce ne sera pas non plus forcément une maison avec chauffe-eau solaire et éolien dans la cour. Car il faut réduire les coûts : 60% de ceux qui font construire leur maison sont des primo-accédants, comme on dit dans le métier, dont les budgets sont plutôt serrés. « Une maison HQE, explique-t-on à l'Ademe, c'est d'abord une maison pour laquelle on a investi dans la matière grise, conçue de façon que le soleil ne chauffe pas à l'excès vos pièces l'été et apporte un maximum de calories pendant la période froide. Ça demande un peu de réflexion, mais pas forcément des surcoûts extravagants. » Et avec simplement un peu de bon sens, on aura une maison plus performante que la toute dernière norme en matière d'énergie, la RT 2005, qui était déjà elle-même 20% plus efficace que celle qui était le comble de la modernité en l'an 2000. Dans les maisons françaises, 40% de l'énergie dépensée pour le chauffage s'évapore à cause de « ponts thermiques », défauts d'isolation faciles à corriger.

Mais une maison HQE ne se limite pas à une bonne isolation associée à des économies d'énergie. A l'intérieur, colles, enduits et peintures utilisés ne doivent pas provoquer de pollution insidieuse, plus importante que celle qui règne dans la rue. Elle peut être équipée de dispositifs pour économiser l'eau : 40% de l'eau potable qu'on nous facture à prix d'or disparaît dans nos cuvettes de WC !

Tout cela a un coût, forcément. Mais pas astronomique. Le prix d'une cuisine équipée, affirment les spécialistes de la norme HQE, de 2% à 4% du prix de la maison. Pour ceux qui veulent vivre dans un habitat sain, confortable, tout en réalisant de solides économies, ce n'est pas trop cher payé.

 

 

Grande-Bretagne : Les yeux du monde tournés vers BedZed

http://www.cyberpresse.ca/article/20060916/CPACTUEL/609160952/1015/CPACTUEL

Isabelle Audet     La Presse      Londres

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L'aspect futuriste de BedZED surprend les passants autant, sinon davantage, que ses qualités environnementales.
Photo Adrian Dennis, Collaboration spéciale

 

 

Au sud de Londres, le lotissement BedZED détonne... et étonne. Le complexe à l'architecture futuriste est l'un des plus verts au monde. Son efficacité énergétique est telle que l'hiver, ses résidants n'ont qu'à se faire un thé pour réchauffer leur appartement. Des architectes et des entrepreneurs de partout étudient ce succès britannique en vue d'importer le concept dans leur pays. À quand un BedZED canadien? La Presse s'est rendue en Angleterre, histoire de visiter ce complexe envié et imité partout dans le monde.

Dans une banlieue du sud de Londres, 200 personnes habitent dans un complexe ultra-écologique. BedZED est un modèle d'architecture verte et de développement durable. Tant et si bien que ses résidants vivent malgré euxsous les feux de la rampe. Allemands, Chinois, Nord-Américains... les nombreux visiteurs se posent la même question:comment les créateurs du complexesont-ils arrivés à créer une communauté aussi verte?

Londres se réveille à peine. Nous sommes dimanche, pas tout à fait 9h, et la station de train Hackbridge est déserte. La billetterie est fermée. Les journaux sur la banquette datent du vendredi. À l'extérieur, je tombe sur un passant que j'aborde en dépliant une carte chiffonnée.

"Ah, vous voulez vous rendre à BedZED, déduit-il d'emblée. Tournez ici et marchez quelques minutes. Vous ne pouvez pas le manquer."

Et comment!

Entre la gare et le célèbre complexe, le chemin London est ponctué de maisons brunes, anonymes. Puis, après un détour, le Beddington Zero Energy Developpement, mieux connu sous le nom de BedZED, surgit. Et surprend.

Des dizaines de conduits d'air colorés sortent des toits. Les murs face au sud, translucides, sont tachetés de panneaux solaires. De l'autre côté, le toit descend en une jolie courbe végétale où poussent des terrasses. La journée s'annonce chaude et les clématites y sont à leur meilleur.

L'allure du complexe rappelle vaguement celle d'un engin spatial. Sur la route, certains automobilistes ralentissent même à son approche.

Pas de doute, le Disneyland de la maison verte se trouve bien ici. Même à l'aube, un petit groupe de touristes japonais s'agglutine aux portes. Appareil photo à la main, ils croquent les immeubles, au grand dam des résidants en pyjama qui tirent les rideaux. Les visiteurs se disent intéressés par l'architecture verte, mais de toute évidence, c'est l'aspect futuriste de BedZED qui les captive.

"Je ne le savais pas au moment d'acheter mon appartement, mais je suis chanceux de ne pas vivre dans le premier bâtiment, près de la route, dit un des résidants, Steve Tabard. Ceux qui vivent dans cet édifice en ont marre d'être photographiés. Nous vivons dans un complexe hors du commun et je suppose que nous devions nous attendre à une certaine curiosité."

Voilà ce qu'espérait son architecte, Bill Dunster. Le professionnel caressait deux espoirs au moment de la construction de BedZED, en 2002:que le lotissement devienne une référence en habitation durable et écologique, et qu'il soit reconnu pour son design tout aussi avant-gardiste.

"Nous avons réuni à BedZED les innovations vertes les plus performantes que nous connaissions à l'époque, explique l'architecte. Mais pourquoi s'arrêter là? Célébrons la nouvelle ère dans laquelle l'architecture entre! Il faut oser pour que l'on parle de nous!"

L'architecte a atteint son but:on parle beaucoup BedZED. Tant et si bien que sur la porte de BioRegional, l'organisme qui gère le complexe, un écriteau mentionne que pour une visite guidée du quartier, il faut revenir le mercredi après-midi. Et de préférence réserver sa place.

Cette semaine-là, deux groupes de Chinois et une classe d'étudiants allemands exploraient le complexe.

Un modèle d'économie d'énergie

L'idée d'un écovillage en milieu urbain a été lancée pendant les années 90 par BioRegional - organisme britannique consacré au développement durable -, par l'architecte Bill Dunster et le promoteur Peabody. Elle ne s'est concrétisée qu'en 2002.

"Nous avons travaillé pour rien pendant trois ans", se souvient M. Dunster. Le gouvernement a peu appuyé le groupe, si ce n'est que pour acheter le terrain à prix avantageux.

Les créateurs de BedZED ont toutefois conçu un complexe qui produit autant d'énergie que les résidants en consomment. Un défi que des propriétaires isolés se lancent parfois, mais qui relève de l'exploit à l'échelle des immeubles résidentiels.

Des panneaux solaires situés plein sud fournissent 15% de l'électricité nécessaire au complexe. Le reste provient de la combustion des branches d'arbres émondées dans les villes environnantes. BedZED possède sa propre petite centrale électrique.

Mais les besoins sont minimes. À l'intérieur des 82 appartements, les planchers de béton absorbent la chaleur du soleil pendant le jour et la distribuent pendant la nuit. Les réservoirs d'eau chaude servent aussi de radiateurs.

"Les pertes de chaleur sont tellement minces que quand la maison se rafraîchit trop à mon goût, je me fais du thé, raconte Steve Tabard. La température de la maison augmente sensiblement. Pour la même superficie, ma facture d'énergie n'est plus que le quart de ce qu'elle était dans mon ancien appartement."

Le soleil est encore bas dans le ciel, et la chaleur dans l'appartement de M. Tabard grimpe. Au milieu de l'entrevue, il se lève et ferme les rideaux. La clarté provient alors du rez-de-chaussée de l'appartement, dont la face sud est ouverte sur les deux étages.

À Londres, les hivers entraînent le mercure autour du point de congélation. Malgré cela, Steve Tabard n'a jamais utilisé son radiateur électrique.

La structure du bâtiment est étanche et efficace. En prime, les créateurs l'ont voulu aussi écologique que possible. Plus de la moitié des matériaux utilisés pour bâtir BedZED provenaient d'au plus 50 kilomètres du complexe.

L'initiative a permis de réduire les émissions de gaz à effets de serre, contrecoup inévitable de la construction résidentielle. BioRegional soutient que l'attention portée au choix des matériaux a diminué de 25% l'impact du lotissement sur l'environnement.

"Ce projet n'est pas parfait, mais je crois que c'est un succès, lance Bill Dunster, en contemplant les maquettes de ses nouveaux projets, des émules de BedZED notamment pour la Chine. Ça nous prouve que lorsqu'on réunit les bons éléments ensemble, les idées peuvent se concrétiser."

Quand la communauté s'y met

En 2002, le promoteur Peabody a vendu les plus grands appartements de BedZED un peu plus de 400 000$. Un excellent prix pour le marché londonien. Les propriétaires de ces appartements sur deux étages profitent d'environ 1000 pieds carrés, de trois chambres et d'une grande terrasse.

Le promoteur a fixé à environ 1800$ par mois la location d'un appartement un peu plus petit comptant deux chambres. À ce prix, il faut faire vite. Quelques locataires profitent d'un programme de loyer à prix modique, et la liste d'attente est longue.

Les résidants de BedZED sont donc pour la plupart des professionnels qui peuvent se payer un toit à une vingtaine de minutes des pôles économiques et culturels de Londres.

"Au départ, c'est la proximité du train et le design du projet qui m'ont plu, se souvient Steve Tabard, propriétaire depuis 2002. Ma femme est beaucoup plus écologiste que moi. Elle a plutôt craqué pour le côté vert du projet."

Les résidants de BedZED sont pour la plupart à l'image de M. Tabard. Sensibles à la question environnementale, mais pas au point de participer à des manifestations ou d'abandonner l'automobile.

Par contre, depuis qu'ils ont aménagé dans le complexe, ils mangent des produits bios cultivés localement, ils font leur compost et recyclent de façon plus systématique. Un groupe a même instauré un service de covoiturage.

"BioRegional a fait de la sensibilisation et ça fonctionne, explique Greg Searle, responsable du volet nord-américain de One Planet Living, organisme qui espère importer l'idée de BedZED au Canada (voir autre texte en page 4). Il faudrait quatre planètes pour supporter le rythme de consommation des Canadiens. À BedZED, c'est une seule planète."

Steve Tabard salue toutefois le caractère volontaire de l'aventure BedZED: "Personne ne vient vider mes poubelles pour vérifier si je recycle. Il n'y a pas de contraintes, et pourtant, tout le monde participe."

Audet, IsabelleBedZED en chiffres3 Le nombre de fois que l'air se renouvelle en 24heures dans un appartement de BedZED. Dans un logement conventionnel, c'est en moyenne 20 fois.

15% la proportion de matériaux recyclés qui entrent dans la composition de BedZED.

50% l'économie d'eau engendrée par la récupération des eaux de pluie, pour remplir les toilettes.

52% la proportion de matériaux provenant de moins de 50 km du lieu de construction.

57% la réduction de l'énergie nécessaire pour chauffer l'eau que consomment les résidants du lotissement.

82 le nombre d'habitations en copropriété et en location du complexe. Quinze sont à loyer modique.

88% la réduction des frais de chauffage en comparaison avec la moyenne britannique.

100 le nombre de personnes qui travaillent dans des locaux aménagés à BedZED.

Audet, IsabelleLe meilleur de la construction verteEn élaborant BedZED, l'architecte Bill Dunster a sélectionné les avancées technologiques les plus performantes sur le marché. Pas question d'essayer une méthode marginale: le professionnel n'a sélectionné que des techniques éprouvées pour bâtir le célèbre complexe. En voici quelques-unes:

- Le toit des appartements de BedZED sont tous recouverts par de la végétation. Cette initiative permet de retenir une partie de l'eau de pluie, qui autrement finirait dans les canalisations de la ville. Les toits verts permettent aussi aux appartements d'être plus frais l'été.

- Les murs d'une épaisseur de 30 centimètres, environ 10 centimètres de plus que la moyenne des habitations anglaises, permettent une meilleur rétention de la chaleur en hiver et de la fraîcheur en été.

- Les immenses conduits d'air colorés qui caractérisent BedZED sont en fait une composante du système de ventilation passif. Le vent entre à l'intérieur des appartements par ces énormes tunnels et pénètre dans les chambres et les salons. Cette entrée d'air pousse naturellement l'air humide des cuisines et des salles de bains à l'extérieur par d'autres conduits d'aération.

- Plus d'un millier de panneaux photovoltaïques ont été installés sur les murs exposés au sud. Cette technologie a toutefois ses limites. Les résidants de BedZED n'en tirent que 15% de l'énergie dont ils ont besoin.

- Les appartements sont divisés par des murs et des planchers de béton. Comme la matière est très dense, elle absorbe la chaleur du soleil pendant le jour et, tout naturellement, la relâche pendant la nuit quand la température baisse.

- Une centrale électrique fournit une partie de l'énergie dont les résidants de BedZED ont besoin. Elle fonctionne grâce à la combustion du bois émondé dans la région.

- Le stationnement les plus près du complexe est réservé aux voitures électriques. Aucun résidant n'en possède pour le moment, mais quelques employés profitent de ces espaces privilégiés.

 

 

Le bâtiment à énergie positive (Zero Energy House, Passivhaus…)

 Un article de La Recherche de juin 2006 :

 

Comment passer des bâtiments « énergivores » à des bâtiments économes, voire autonomes, qui pour certains d’entre eux produiront plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Plusieurs solutions existent, dont le bâtiment dit à énergie positive. Celui-ci ne devra pas rester un objet technique exceptionnel, unique et isolé, mais être conçu comme une « cellule » de l’écosystème local, urbain ou naturel.

Pour atteindre le confort et le bien-être souhaité par leurs occupants, les 30 millions de bâtiments existant en France consomment environ 46 % de l’énergie finale et produisent un quart des émissions de gaz à effet de serre. Au niveau européen, près de 500 millions d’habitants disposent d’environ 160 millions de logement qui absorbent près de la moitié de l’énergie consommée. Avec la diminution naturelle des ressources fossiles, plus particulièrement du pétrole et bientôt du gaz naturel, cette situation n’est plus tenable. Sous l’effet des politiques d’énergie impulsées par les pouvoirs publics et des travaux de maîtrise de l’énergie réalisés par les ménages, la consommation unitaire de chauffage des logements a baissé de 35 % depuis 1973. La consommation de chauffage par unité de surface ayant, elle, baissé de 43 %. Mais, malgré une baisse de la consommation unitaire totale d’énergie, passée de 372 kWh par m² et par an en 1973 à 245 kWh par m² et par an, on est encore loin du compte et, dans la plupart des bâtiments, on ne consomme pas l’énergie, on la gaspille.

Dans nos bâtiments « énergivores », la première utilisation de l’énergie reste le chauffage (69 %), suivie l’eau chaude sanitaire et de cuisson (20 %) et enfin les équipements électriques (11 %). C’est donc principalement de « calories » et de « frigories » à basse température que les bâtiments ont aujourd’hui besoin, même si le développement de la climatisation et des nouvelles technologies (multimédia...) qui envahissent peu à peu le bâtiment vont faire croître la demande « électrique ».

Stratégie de rupture

Le bâtiment dispose heureusement d’importantes marges d’amélioration énergétique, en particulier en ce qui concerne l’énergie « chaleur », et peut même se révéler un formidable outil pour « moissonner » et stocker les énergies disponibles localement.

Pour valoriser ces atouts ignorés, l’industrie du bâtiment doit s’engager dans une stratégie de rupture et passer d’un statut de consommateur, principalement pour l’eau et l’énergie, à celui de collecteur ou de producteur, tout en maintenant, voire en améliorant le confort des occupants. Cette stratégie est d’autant plus indispensable que l’augmentation inéluctable de la consommation énergétique mondiale constitue l’un des défis majeurs des prochaines décennies.

En outre, des solutions généralisables à tous les pays, notamment émergents comme la Chine et l’Inde, doivent être proposées pour assurer à la fois un développement. respectueux de la planète et le bien- être de ses habitants.

La réalisation de bâtiments sobres en énergie passe en priorité par une réduction drastique de la demande et une utilisation optimale des énergies localement disponibles. A l’échelle mondiale, les objectifs sont donc clairs, mais à l’échelle locale, les solutions sont multiples, car les besoins sont aussi divers (chauffage/climatisation, eau chaude ou froide, éclairage...) que les ressources (soleil, vent, sol, biomasse...).

Commençons par les pays européens, où la demande énergétique des logements reste à plus de 80 % thermique, principalement des calories pour le chauffage et l’eau chaude. Dans la plupart de ces pays, force est de constater que l’on assiste aujourd’hui à un gaspillage formidable, d’une part à cause des pertes par l’enveloppe (toiture, sol, murs et fenêtres), qui est un véritable panier percé », et d’autre part à cause du rendement des équipements (chauffage, ventilation, climatisation) qui, dans l’habitat existant surtout n’offrent pas l’efficacité énergétique des produits modernes. De plus, les ressources offertes par le climat (soleil, vent...) et l’environnement local (sol, forêts.. .) pour produire des calories (ou des frigo- ries) et de l’électricité (ou de l’hydrogène dans le futur) sont souvent négligées, voire ignorées.

Or, pour atteindre le confort thermique souhaité, les niveaux de température nécessaires pour le chauffage (ou la climatisation) se situent entre 19 °C et 25 oc et, pour l’eau chaude sanitaire, entre 40 °c et 70 °c. ces températures sont relativement faibles et pourraient être obtenues avec un apport énergétique complémentaire réduit, voire nul dans le cas du chauffage.

Rappelons que le chauffage a été introduit dans les logements avant l’isolation et que son rôle premier est d’apporter le confort thermique attendu en s’opposant à la pénétration du froid extérieur au travers d’une enveloppe mal isolée et perméable à l’air (toitures, murs, planchers, fenêtres). Avec l’augmentation du coût de l’énergie, l’isolation ne s’est d’abord développée que pour limiter les charges de chauffage, mais on assiste aujourd’hui à la renaissance de l’approche dite « bioclimatique », qui considère le climat local comme un point de départ pour assurer un confort satisfaisant toute l’année. Si l’on souhaite réduire efficacement et notablement la demande, optimiser la gestion des flux (réduire la pénétration du froid l’hiver, favoriser les apports solaires en hiver et les réduire en été, assurer le confort hygrothermique et la qualité de l’air par la ventilation...) est donc le premier objectif à atteindre avant d’optimiser les systèmes de chauffage. Plusieurs actions sont possibles:

- Diminuer la surface d’échange en conservant un volume intérieur suffisant. La compacité est donc une caractéristique marquante des maisons à faible consommation énergétique. A défaut d’une sphère, difficilement habitable, le cube offre le meilleur ratio volume/surface, mais son esthétique est discutable. C’est pourquoi les architectes doivent proposer des solutions architecturales plus séduisantes.

- Renforcer l’isolation thermique (toitures, murs, planchers) et éradiquer les ponts thermiques pour réduire au minimum le transfert de chaleur par conduction (transport de l’énergie par l’air immobile et la phase solide des matériaux). Le renforcement de l’isolation thermique se traduit généralement par une augmentation de l’épaisseur de l’isolant, qui peut atteindre 40 cm. Dans le neuf et parfois pour les toitures dans l’ancien, ces épaisseurs peuvent être envisagées sans difficulté, mais la rénovation des bâtiments existants exige de nouvelles solutions techniques: matériaux isolants plus performants, nouveaux procédés d’isolation, nouvelle approche des échanges thermiques dans les parois avec une meilleure prise en compte de l’inertie.

- Eliminer les défauts d’étanchéité qui laissent pénétrer les courants d’air froid par convection (transport de l’énergie par mouvement d’air). Pour cela la perméabilité de l’enveloppe sera réduite au minimum, à l’image des progrès déjà réalisés dans l’automobile où l’étanchéité à l’air a fait d’énorme progrès depuis les citron 2 cv et autre Renault 4L. Mais personne ne souhaite ni ne pourrait vivre dans une bouteille thermos, le renouvellement de l’air est donc incontournable. Mais qui dit renouvellement d’air dit aussi perte d’énergie, et la solution technique qui s’impose dans les bâtiments à très faible consommation est la ventilation mécanique contrôlée double flux avec récupération d’énergie (rendement supérieur à 80 %, voir schéma ci-dessous). Le système de ventilation pourra aussi, dans certains cas, être utilisé comme système de chauffage à air.

- Les fenêtres et autres baies vitrées jouent un rôle très particulier. Bien sûr, elles doivent empêcher le froid de rentrer et le chaud de sortir, comme les parois opaques, mais elles constituent aussi le premier capteur solaire intégré en façade, surtout si elles sont associées à une inertie thermique adaptée (stockage intermittent de la chaleur). De plus, fenêtres et baies vitrées favorisent l’éclairage naturel, ce qui signifie économie d’énergie et surtout bien-être, même en été si elles sont combinées avec des protections solaires et un système de ventilation. Les fenêtres peuvent donc apparaître à la fois au débit et au crédit sur le compte énergétique du bâtiment Leur solde est d’ailleurs positif dans certaines maisons à très hautes performances énergétiques, surtout quand le bâtiment a été conçu avec une architecture bioclimatique et que des fenêtres adaptes ont été choisies.

Éclairage naturel

Si la fenêtre est certainement le premier composant passif à « énergie positive » du bâtiment, la pompe à chaleur (FAC) peut être considérée comme le premier équipement actif C’est d’ailleurs l’un des systèmes de chauffage recommandés par la marque Minergie®. Le chauffage au bois est aussi conseillé, mais les systèmes à gaz ou au fuel ne sont pas interdits et peuvent être intéressants quand les infrastructures existent déjà. Seul le chauffage électrique est fortement pénalisé, même s’il peut être utilisé en complément avec les systèmes à air dans les maisons passives qui ont une très faible demande de chauffage (< 15 kWh/m2/an)...

Pour l’eau chaude sanitaire, l’utilisation de capteurs solaires permet de couvrir entre 40 % et 60 % des besoins suivant la région et le mode de vie des habitants.

Enfin l’éclairage naturel sera favorisé et, avec la baisse attendue des coûts de production, l’installation de capteurs photovoltaïques fournira une part non négligeable de l’électricité destinée à l’écla{rage (avec bien sûr des lampes basses consommations) et aux équipements électroménagers (tous de classe A) ou multimédia (sans veille bien sûr).

C’est sur la base de ces principes simples que le concept de « maison passive », (Passivhaus) a été élaboré en Allemagne à la fin des années 1980 par le professeur Wolfang Feist de l’institut Habitat et environnement de Darmstadt, avec la collaboration de l’université suédoise de Lund. A l’époque, la faible performance des vitrages en terme d’isolation thermique a parfois conduit à réaliser des maisons qui ressemblaient à des « Blockhaus », et les maisons labellisées Passivhaus n’ont connu qu’un succès limité jusqu’à la fin des années 1990.

Innovations technologiques

Par la suite, pour différentes raisons politiques (sortie du nucléaire, soutien aux énergies renouvelables...) et sociales (sensibilité accrue aux problèmes écologiques...), et grâce aussi à des innovations technologiques, un regain d’intérêt pour l’habitat dit solaire est apparu en Allemagne, et le nombre de Passivhaus a crû de manière exponentielle pour atteindre près de 5 000 maisons aujourd’hui. Ce concept s’est ensuite diffusé en Autriche, avec environ un millier de Passivhaus, et plus récemment au Benelux où une centaine de réalisations existent ou sont en projet. Parallèlement, la marque Minergie s’est développée en Suisse vers la fin du siècle dernier à partir d’une initiative des cantons de Zurich puis de Berne, copropriétaires de la marque. Minergie se décline en deux niveaux. Le niveau Standard (S) est attribué à des bâtiments dont la consommation d’énergie finale n’excède pas 42 kWh/m²/an, (environ 4 litres de fuel/m²/an), la moyenne suisse étant de 12 litres/m²/an contre 19 en France (Réglementation thermique 2000). Quant au niveau P, il se rapproche du label allemand Passivhaus. Un troisième label est enfin en projet: Minergie éco devrait prendre en compte d’autres critères environnementaux et sanitaires, comme la gestion de l’eau et le choix des matériaux...

Les retours d’expérience montrent qu’il existe une étroite corrélation entre une basse consommation d’énergie et une haute qualité de confort et de salubrité. En effet, un chauffage basse température, la maîtrise des températures ambiantes et de surfaces, associés à une ventilation mécanique contrôlée, évitent par exemple les risques d’humidité et de moisissures, dépollution de l’air intérieur, de bruit en provenance de l’extérieur (l’aération étant effectuée par la ventilation et non par l’ouverture des fenêtres). Une enquête auprès des occupants montre que 95 % d’entre eux sont très satisfaits. En outre, ces bâtiments acquièrent une plus-value grâce à leur faible consommation d’énergie, leur facilité d’entretien et leur durée de vie plus longue. Les reventes sont donc bénéfiques et les locataires restent plus longtemps. Le surcoût, de l’ordre de 6 %, est rapidement couvert grâce aux économies réalisées, ce qui rend la qualité Minergie accessible à tous... malgré quelques fausses rumeurs, portant notamment sur l’inconfort d’une ventilation mécanique (technique peu présente en Suisse).

La maison « zéro-énergie »

Dans certains cantons, les bâtiments publics doivent obligatoirement respecter les standards Minergie et les maîtres d’ouvrage privés qui se lancent dans la démarche bénéficient d’avantages (notamment fiscaux) ou d’une plus grande surface au sol. Plusieurs banques proposent même des prêts à taux préférentiels car le standard Minergie est une valeur sûre. Fin 2004, on comptait environ 4500 bâtiments labellisés.

Mais l’Europe n’est pas seule: bien que n’ayant pas signé les accords de Kyoto, les Etats-Unis ne sont pas absents de la course aux bâtiments à basse consommation puisque le Department of Energy (DOE) soutient le concept de maisons zéro-énergie (Zero Energy Home ou ZEH). Alors que le concept Passivhaus a une exigence très forte sur le chauffage et que Minergie fixe des objectifs de consommation finale par bâtiment, une maison zéro-énergie doit être autonome au niveau énergétique sur un bilan annuel. C’est-à- dire qu’elle produit elle-même une partie de ses besoins en chauffage et qu’elle produit également de l’électricité. Une maison peut ainsi être zéro-énergie sur un bilan annuel et ne pas être totalement autonome en permanence: elle produit un surplus d’énergie l’été et consomme plus qu’elle ne produit l’hiver. Ce concept existe aujourd’hui tout autour du Pacifique, en particulier au Japon, en Nouvelle-Zélande et en Australie. Il s’est récemment étendu au Canada avec la création de la fondation Net Zero Energy Home.

Pour trouver cet équilibre énergétique annuel, l’intégration des énergies renouvelables est la règle. Le solaire thermique bien sûr, pour couvrir entre 40 % et 60 % des besoins en eau chaude sanitaire, mais surtout le photovoltaïque. C’est dans ce domaine que, le Japon marque sa différence car, depuis 1994, il fournit un effort considérable pour soutenir l’intégration du photovoltaïque dans le bâtiment, avec en particulier le développement de toitures solaires, et les deux grands constructeurs japonais de maisons individuelles (Sekisui Houses, Misawa Homes) proposent en série des maisons zéro-énergie.

En 2003 au Japon, 168 628 maisons dotées de systèmes photovoltaïques représentaient 622,8 MW de puissance installée, soit en moyenne 3,7 kW par bâtiment. Les puissances installées varient de quelques kilowatts à une dizaine.

Enfin ces principes peuvent être avantageusement étendus à l’échelle d’un groupe d’habitat ou d’un quartier. Citons par exemple les maisons groupées sans chauffage de Lindas, près de Göteborg, le quartier Vauban à Fribourg ou le « village écologique » Bedzed au sud de Londres. Ils sont aussi utilisés pour réaliser des ‘bâtiments tertiaires et industriels à très faible consommation énergétique .

Une approche globale : de l’habitat à l’habitacle

En combinant le concept des maisons passives, qui réduit au minimum la demande énergétique, et la toiture solaire à la japonaise, qui permet de transformer le bâtiment en producteur d’énergie décentralisé, le bâtiment pourvoit alors à ses propres besoins, et le surplus d’énergie peut être restitué sur le réseau, qui devient alors une immense coopérative de production. C’est le concept du bâtiment à énergie positive.

Mais une autre utilisation de l’énergie produite par les bâtiments est possible: elle peut être destinée aux véhicules, considérés comme une  extension mobile des bâtiments. En effet, parmi les besoins primaires, logement et voiture consomment à eux deux près de 80 % de l’énergie et contribuent à plus de 40 % des rejets de gaz à effet de serre. C’est pourquoi, la recherche d’une synergie entre le bâtiment à énergie positive et la voiture (habitat et habitacle) constitue une voie de développement à laquelle les constructeurs automobiles japonais s’intéressent déjà. Lors de l’Exposition universelle d’Aichi, en 2005, Toyota a présenté sa maison concept Dream House. Celle-ci dispose d’une connexion avec une Prius, la voiture hybride fabriquée par le même groupe, qui peut servir de source d’énergie en cas de panne d’électricité. Réservoir plein, le véhicule pourrait alimenter la maison en électricité pendant 36 heures. A l’inverse, les cellules photovoltaïques de la maison pourraient recharger les batteries de la voiture. Cette dernière solution est déjà utilisée dans certaines villes de France pour des véhicules de services techniques.

Parallèlement, Honda a présenté au Salon automobile de Tokyo 2005 un système de cogénération basé sur une pile à combustible (Home Energy Station) qui, à partir de gaz naturel, produit de l’hydrogène pour la voiture et de l’électricité pour la maison, tout en récupérant bien sûr la chaleur pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire.

Entre rêve individuel et cauchemar collectif la voiture et la maison individuelles sont plébiscitées par les consommateurs mais considérées comme des prédateurs (d’espace, de matières premières et d’énergie) et des pollueurs (déchets, C02, particules...) par les thuriféraires du développement durable. Elles pourraient par cette union déjà réelle (la voiture dans le garage et souvent sous ‘la chambre à coucher!) jouer un nouveau rôle plus en harmonie avec l’environnement, voire avec des impacts positifs. Bien sûr, cette synergie sera d’autant plus efficiente que l’habitat sera groupé et les déplacements limités. Alors demain, le bâtiment « station-service » et le véhicule « cogénérateur » pourront-ils contribuer à sauver la planète ?

Liens :

http://www.energiesysteme.at/

http://www.minergie.ch/

http://www.passiv.de/

http://www.ornl.gov/sci/eere/buildings/

http://www.solarbau.de/french_version/index.htm

http://www.expo2005.or.jp/fr/index.html

http://www.montmelian.com/

http://www.clean-auto.com/

http://www.solarsiedlung.de/