Archives World 2006
Décembre 2006
28/12 France:
à Calais, biodéchets et graisses vont produire compost et électricité
27/12 Naskeo
Environnement lance une station biologique innovante
26/12 Searev,
alternative française?
25/12 Portugal:
le Pelamis, serpent de mer électrique
24/12 Noël:
le coût des traditions
23/12 Pétrole
cher et préoccupation environnementale: la chimie se met au vert
22/12
France: Le nouveau tarif français d'achat du photovoltaïque
relance le développement de la filière
21/12 Soucieuse
de protéger son environnement, l'Islande commence à rouler à l'hydrogène
20/12
Un
refrigerateur solaire pour les vaccins
19/12
L'hopital
"Virgen del Rocio" de Seville parie sur l'energie solaire
18/12
Une
nouvelle generation de cellules photovoltaiques
17/12
Denmark to increase Wind Power to 50% by 2025, Mostly
Offshore
16/12 France:
les algues vertes remplaceront-elles le pétrole dans les nouveaux
plastiques?
15/12 Suisse
: des sacs à main recyclés aux énergies vertes, la HEIG-VD récompense les
projets responsables
14/12 Suisse
: Surchauffe du marché de la pompe à chaleur
13/12
La Guadeloupe toutes voiles dehors sur les
énergies renouvelables
12/12
Pays-Bas : PhD researcher develops inexpensive,
sustainable production method in just two years
11/12 La raffinerie
verte – De l'herbe à valeur ajoutée
10/12
Sagawa's CNG Vehicles Exceed 3,000 units
9/12 GM's
Plug-In Hybrid
8/12 Une
maison qui consomme huit fois moins d'énergie
7/12 Quand
nos simples pas éclaireront les lieux publics
6/12 La
société à 2000 watts
5/12 Une
imprimante écolo qui imprime 500 fois sur la même feuille
4/12
Un projet de recherche de
pointe permet de re-transformer le CO2 en carburant
Novembre 2006
10/11 L'avion
écolo? Pas avant 2030 !
9/11
Using
urine as an energy source
8/11 Les émissions de gaz à effet de serre dans les pays
industrialisés sont reparties à la hausse
7/11 La
Roumanie est devenue membre officiel du Partenariat pour l'énergie renouvelable
6/11
Energy from deserts could supply Europe
5/11 "Si
ça continue, la récession économique est certaine"
Octobre 2006
20/10
Le Top 10
des appareils électriques selon le WWF
19/10 Energie
éolienne : le prototype Kite Gen
18/10 Transformer
les déchets de l'agriculture par pyrolyse pour créer de l'énergie
17/10 France
: Elections présidentielles : les 10 fondamentaux pour l'environnement de
Corinne Lepage
16/10 Un
rapport estime que la France peut diviser par 4 ses émissions de gaz à effet
de serre
15/10 L'UE
souhaite promouvoir les énergies renouvelables dans les pays en développement
14/10 Des
emballages alimentaires comestibles développés par l'Université Publique de
Navarre
13/10 La
maison écolo sortira bientôt de terre
12/10
More efficient solar cells
11/10 Des
scientifiques développent un nouveau matériau pour le stockage d'hydrogène
10/10 Une
nouvelle méthode de recyclage de la boue développée en Chine
9/10 Réduire
les ponts thermiques dans le bâtiment
8/10 Un
réfrigérateur magnétique écologique, silencieux et économe
7/10 Un
nouveau dispositif de chauffage combine la géothermie et le solaire
thermique de manière optimale
6/10 Nouveau
programme de subventions pour les services de consultation énergétique dans
les bâtiments
5/10 BioLogio
: de l'énergie à partir de la biomasse
4/10 Paris
et Berlin pour un durcissement des objectifs de Kyoto
3/10
La future politique européenne sur l'énergie sans
carbone
2/10 Intégration
à grande échelle de l'énergie éolienne, Bruxelles
1/10 Une
centrale solaire géante pour alimenter la Californie
Septembre 2006
30/9 Transformation
du fumier en électricité : le Québec lève le nez
29/9 Bienvenue
à l'heure des kiloVaches heure
28/9 La
lumière naturelle dans les bâtiments grâce à la fibre optique
27/9
Power from Not-So Hot Geothermal
26/9
BMW's hydrogen Hopes
25/9
Alcan présente une cuisinière solaire innovatrice au
salon aluminium 2006 à Essen
24/9
La Commission publie un inventaire des émissions
polluantes d'origine non industrielle
23/9
Une innovation environnementale dans l'industrie pétrolière et
gazière
22/9
France : Les
clés de la maison écolo
21/9 Les
risques de la sequestration du gaz carbonique dans le sous-sol
20/9
New
fuels from bacteria
19/9 Vers
une meilleure écologie de l'agriculture ?
18/9 Une
initiative pour " neutraliser " les émissions de CO2
17/9
Le DTI finance un projet de "prise de courant"
sous-marine
16/9 Du
nouveau dans la production d'hydrogène
15/9 Des
petites bioraffineries multi-tâches
14/9 Une
hydrolienne pour les eaux profondes
13/9 De
l'hydrogène dans le châssis des voitures
12/9 L'énergie
éolienne pourrait combler le déficit énergétique imminent
11/9 Belgique:
Les assurances Dexia craquent pour le voltaïque
10/9 France:
à St-Pierre-sur-Dives, le ramassage scolaire se fait à cheval
9/9 Allemagne
: CreaSolv est un nouveau procédé de recyclage des déchets électriques
particulièrement performant
8/9 Un
nouveau procédé de transformation de la biomasse
7/9 L'Institut
Max Planck développé un programme d'économie d'énergie pour la ville de
Vienne
6/9 Allemagne
: Le gouvernement impose des quotas de biocarburants dans l'essence et le diesel
5/9 Réduction
de la longévité des déchets radioactifs
4/9 Antarctique
: une meilleure coordination du tourisme et de la recherche pour la protection
de l'environnement
3/9 DHL et
Deutsche Telekom proposent des produits écologiques
2/9 RTE entre
énergies fossiles et énergies renouvelables
1/9 Electrawinds
investit dans sa seconde centrale électrique par biomasse.
Pas de bulletin en août
Juillet 2006
25/7
Les promoteurs des énergies renouvelables et de
l'efficacité énergétique dénoncent le manque de cohérence de l'UE
24/7
La Banque mondiale veut réduire le torchage du gaz
23/7 Énergie
perdue
Juin 2006
29/6
ECOBUILDING
Performance - 1er Salon professionnel européen - Performance énergétique et développement
durable des bâtiments
28/6
US : Finding a better way to make biodoesel
27/6 Sustainable agriculture
26/6 Sensibiliser
aux économies de carburant
25/6 La
société de l'hydrogène est encore loin
24/6
Large-Scale, Cheap Solar Electricity
23/6 France:
Thémis, le solaire se relève au sud
22/6
Combattre les odeurs du lisier porcin a l'aide de la
nanotechnologie
21/6
Conference a l'universite de Kassel sur les bioenergies
20/6
La technologie biodiesel recoit le prix finlandais de
l'innovation
19/6 Produire
de l'electricite a partir de la chaleur ambiante
18/6
S'inspirer de la nature pour economiser de l'energie
17/6 Le
plus grand parc eolien onshore d'Europe va etre ecossais
16/6 Des
routes faites a partir de pneus recycles
15/6
Une
voiture urbaine "intelligente"
14/6
Les prix du petrole stimulent le marché des
installations solaires
13/6 Le
CSIC concoit un hotel "intelligent" avec des materiaux respectueux de
l'environnement
12/6 US
: Le boom des technologies propres s'annonce
11/6 Ouverture
de la 1ere station-service a bio-ethanol de l'Est Bavarois
10/6 Rendement
de centrale de 90% possible
9/6 Un
concept de biocarburants issus de la biomasse developpe par le centre de
recherche de Karlsruhe et exporte en Chine
8/6 Un
emballage biodegradable en algue
7/6 La
Chine developpe son propre train a suspension magnetique
6/6 Des
etudiants danois inventent un frigo sans oxygene
5/6 Le
Danemark est le pionnier mondial dans la recherche et le developpement sur le
carburant vert
4/6
US : Dairy farm manure begins to power homes
3/6
Chine
: La première
loi sur l'économie de recyclage sera promulguée en 2007
2/6 La
voiture a pile a hydrogene du DTU gagne le marathon Shell Eco
1/6 Le
ciment de haut-fourneau permet de reduire la consommation énergétique et les
emissions de CO2
Mai 2006
31/5 L'eolien
a le vent en poupe - 3eme salon international a Hambourg
30/5
INERCO a developpe une solution innovante pour produire
de la chaleur a partir de restes d'elagage
29/5 L’énergie
des mers : une chance pour la France
28/5
20 MW wind
turbine research project launched
27/5
Europe
: La nouvelle directive sur l’efficacité énergétique dans les utilisations
finales et les services énergétiques vient d’être adoptée.
26/5
Etats
– Unis : Nouvelle recherche sur la production d'hydrogène à partir de l'énergie
éolienne
25/5
New
Water-Retentive Pavement Cools Road Surface
24/5 Le
tour du monde en 80 jours à l'énergie renouvelable !
23/5 Nouvelle
technologie pour les piles a combustibles
22/5 France
: Inciter à la récupération des eaux pluviales
21/5 Inauguration
du premier immeuble passif à Bruxelles
20/5 Des
microalgues pour purifier le biogaz
19/5
18/5 USA :
Hydrogen from Biomass
17/5 Beaucoup
d'espoir pour l'utilisation des plantes a des fins energetiques
16/5 Un
nouveau phosphore blanc pour des ampoules a economie d'energie sans mercure
15/5 Construction
d'une installation de geothermie au laboratoire du GFZ
14/5
A cracking
alternative to cement
13/5 VELOVENT
: un systeme de transport visionnaire pour les agglomerations urbaines
12/5 Canada
: l'Ontario en avance pour l'électricité à base de lisier
11/5 Le
premier nuage artificiel produit dans un laboratoire de Leizig
10/5 Etude
sur le potentiel de l'injection de biogaz dans le reseau de gaz naturel
9/5 Un
centre d'excellence pour la physique des plasmas ouvrira a Warwick
8/5 Un
etudiant de Cambridge recoit un prix pour son convertisseur pour panneaux
photovoltaiques
7/5 Un projet de
centrale electrique a l'hydrogene en Ecosse
6/5 BOC
au centre de la recherche sur les vehicules a pile a combustible
5/5 Rendre le
charbon plus " propre " pour obtenir des centrales plus efficaces
4/5 "Meeting
the future" - Etat de la recherche en matiere de gestion durable
3/5
Les chaudieres a bois, de plus en
plus populaires en Allemagne
2/5 France : l'Europe s'ouvre aux
éco-quartiers
1/5 Le prototype de la future voiture citadine écologique dévoilé
Avril 2006
27/4
Australie : une source d'électricité renouvelable
26/4
France : Lafarge vise la construction d'immeubles
autosuffisants en énergie
25/4 Japon
: un moteur exprimental qui fonctionne au magnésium et à l'eau
24/4 Journée
d'étude ULB : Gestion et valorisation des boues de dragage et de STEP...
23/4 Défi
énergétique
22/4 Centrale
utilisant l'energie des vagues sur la cote de Basse-Saxe
21/4
Allemagne :
La plus grande centrale a charbon allemande sans emission de CO2
20/4 Belgique
: rouler au colza est possible
19/4 Les
Rencontres des Nouveaux Mondes 2006
18/4 Construire
écologique en Chine: la volonté y est.
Mars 2006
28/3 France
: Quand le CEA de Valduc se chauffe à la paille !
27/3 Europe
: A la recherche d'une solution commune aux problèmes énergétiques
26/3 Vers
l'hydrogene bon marché ?
25/3
EEP-Award Application form 2006
24/3
Le
moteur a hydrogene n'est plus un reve
23/3
La ville
d'Arezzo se lance dans les energies renouvelables
22/3
La
capture du CO2 est expérimentée dans les fumées d'une usine danoise
21/3
Un
complexe HLM a tres faible consommation energetique
20/3
Une
nouvelle brochure decrit la recherche actuelle sur la chaleur et le froid, issue
des energies renouvelables
19/3
BMW to Start
Serial Output of Hydrogen-Powered Car
18/3 Suède : 15 ans
pour rompre avec le pétrole !
17/3
L'avenir prometteur de l'éco-économie
16/3
Chew Magna: Is this greenest village in Britain?
15/3 France
: Un projet de bâtiment économe fédère les acteurs de la région Midi-Pyrénées
14/3 Une
vitre qui capte l'energie solaire
13/3 La
Chine va mettre en service le premier "soleil artificiel" du monde
12/3 Piles
a combustible carbone solide
11/3
5% de
biocombustibles dans les carburants au Royaume-Uni
10/3 Nouveau
type de "décharge durable" pour les ordures ménagères : nouveau bioréacteur
développé à Calgary
9/3
Diary Of An
Eco-Builder
8/3
GB
: Forte
mobilisation contre l'explosion du trafic aérien
7/3
Allemagne :
100.000 nouvelles installations solaires en 2005 encouragent l'investissement
pour des cellules a partir de silicium
6/3 Allemagne
: Developpement spectaculaire des energies renouvelables en Allemagne
5/3
Kyoto City Starts
Project to Create Hydrogen from Food Waste and Used Cooking Oil
4/3 Japon
: Honda to Sell Low-Cost Hybrid Car in 2007/08
3/3 General
Motors mise sur l'éthanol … sans résoudre tous les problèmes
2/3
Canada : Des moteurs au
naturel
1/3
Suisse
: 76e
Salon de l'auto: la voiture verte y tiendra la vedette
Février 2006
28/2
USA :
des crottes de chiens transformées en énergie
27/2
L'ADEME récompense
les actions de sensibilisation de ses partenaires avec les Trophées Planète
Gagnante
26/2
Nouvelle filière de valorisation pour la farine animale
25/2
Tahiti : Une
pirogue solaire pour promouvoir les énergies renouvelables
24/2
Turn
off the heat - how Japan made energy saving an art form
23/2 MIT
powers up new battery for hybrid cars
22/2
La Chine va
privilégier les bâtiments à économie d'énergie dans les 5 ans à venir
21/2 L'AIE
réclame des moyens pour développer la recherche
20/2
Innovation
: Un
nano moteur à "essence" solaire
19/2
Italie :
"Un toit a la myrtille" pour capturer l'energie solaire
18/2 Italie
: Naissance a Florence du diesel propre
17/2
UK : How
to get heat from the earth with a ground-source heat-pump
16/2 La
Suède veut être le premier pays à se passer du pétrole
15/2 Les
projets d'ecoquartier fleurissent en France et en Europe.
14/2 Canada
: L'éolienne du futur?
13/2 E
: Un centre de recherches dedie a l'energie eolienne
12/2 France
: 9 communes sont récompensées pour leurs installations en énergies
renouvelables
11/2 Chine
Le grand bond en avant de l’énergie renouvelable
10/2 Une
technologie de "charbon propre" developpee a Cambridge
9/2 UK
: "2005 une excellente annee pour les energies renouvelables"
8'/2 Conference
: Chernobyl - 20 years and beyond
8/2
L'energie issue des courants marins va etre exploitee au
Royaume-Uni
7/2 L’éthanol,
un carburant vert.. mais sans plus
6/2 PSA
Peugeot Citroën espère jouer la carte des hybrides diesel en 2010
5/2
USA : Automakers
Urged to Produce Plug-In Hybrid Vehicles
4/2 Reduire
jusqu'a 60% la consommation d'energie pour l'eclairage des bureaux
3/2 Prochaine inauguration de l'éolienne
des enfants de Finnevaux-Houyet (Belgique)
2/2 Wärtsilä
BioPower installera de la biomasse en Ardenne, Belgique
1/2 Le pari
des énergies renouvelables
Janvier 2006
31/1
Sea energy
'could help power UK'
30/1
Le
point du développement des biocarburants en France
29/1
La
première éolienne urbaine française a été installée sur un bâtiment
collectif dans le pas de Calais
28/1
EFC et
EnBW installent le premier chauffage par pile a combustible en Allemagne
27/1
Could your lawn
keep your home warm?
26/1 Nuclear energy : Tackle nuclear waste
disposal first, warn advisers
25/1
France :
Voiture
électrique: Bolloré investit 150 millions d'euros pour une usine de batteries
24/1
Norway : First hydrogen filling station
23/1
Vers une voiture à hydrogène française
20/1
Presentation d'un nouveau systeme
de refrigeration
19/1 La
Chine carbure aussi au vert
18/1
Chine : Une voiture fonctionnant au Dimethyl-Ether (DME)
reussit a satisfaire aux standards europeens
17/1
Des scientifiques danois vont faire
chuter le prix de l'essence
16/1
Gare à l'ambroisie
15/1 RETScreen : meilleur logiciel au
monde pour evaluer la viabilite des projets d'energie renouvelable
14/1
La géothermie est-elle pour vous ?
13/1
Towards a a low-carbon society
12/1 EDF
investit
dans l'énergie hydrolienne
11/9
Inde : La
deuxième vie chic des sacs plastique de New Delhi
10/1
Inde : Construction d'une centrale electrique
ecologique experimentale a Pune
9/1 Allemagne: Une
centrale a charbon sans emission de CO2 a partir de 2008
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28/12
France: à Calais, biodéchets et graisses vont produire compost et
électricité
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-843466@51-628861,0.html
LE MONDE | 08.12.06 | 15h43 • Mis à
jour le 08.12.06 | 15h43
CALAIS ENVOYÉ SPÉCIAL
L'usine de méthanisation de la société Valorga
International. a été inaugurée vendredi 8 décembre 2006 à Calais
De loin, on croit apercevoir une vaste ferme flamande, équipée d'un silo.
L'A16 est toute proche. Le temps de contourner une gigantesque station-service
qui abreuve les camions surgis du tunnel sous la Manche, et l'on découvre de
belles lignes architecturales, un chaleureux bardage de bois. Bienvenue à
Calais, dans l'usine de méthanisation des biodéchets qui doit être inaugurée
vendredi 8 décembre.
Construit aux normes HQE (haute qualité environnementale),
le Centre de valorisation organique des déchets du Calaisis a coûté 20
millions d'euros. A côté de la station d'épuration, du centre de tri et de la
déchetterie, il constitue une plate-forme unique en France.
Ce site est le premier à traiter simultanément les biodéchets
et les graisses alimentaires des habitants, soit 25 % des ordures ménagères.
Papiers et cartons, trop coûteux à recycler à part, y seront intégrés. "Ni
bruit, ni liquide, ni odeur : pas d'inquiétude pour le voisinage",
assurent ses concepteurs.
Le digesteur cylindrique vertical en béton a de quoi
impressionner. Les déchets y fermentent trois semaines, sont homogénéisés et
mélangés par l'injection de biogaz, ce qui évite l'utilisation de pièces mécaniques
qui seraient vite abrasées. Détruits par trois vagues de bactéries, les
germes pathogènes se métamorphosent en compost.
Après deux mois de rodage, l'usine prendra son rythme de
croisière en février 2007. Absorbant 27 000 tonnes de biodéchets et 1 000
tonnes de graisses et huiles chaque année, elle les réduira à 11 200 tonnes
de compost, au profit des agriculteurs de la région. Cela tombe bien : le
Nord-Pas-de-Calais possédant peu d'élevage, il souffre d'un déficit de matières
organiques pour les sols.
De plus, la décomposition dégagera du méthane (CH4),
ce gaz encore plus néfaste que le gaz carbonique (CO2) en matière
d'effet de serre qui s'échappe durant vingt ans des décharges. Il sera brûlé
dans une centrale de combustion qui produira à terme 18 930 MWh par an, dont 4
900 pour l'eau chaude destinée au séchage du compost et 3 000 nécessaires au
chauffage du digesteur à 55° C ; 6 500 MWh/an seront revendus à EDF, soit la
consommation de 14 000 foyers. La décision de l'Etat, cet été, d'augmenter de
50 % le prix d'achat par EDF de l'électricité produite par ces filières
constitue un joli coup de pouce.
Il existe d'autres sites construits en France par Valorga
International, une filiale de la société Urbaser (elle-même filiale de
l'Espagnol ACS) spécialisée dans le traitement biologique des déchets :
Valorga Picardie, à Amiens, fut l'installation pionnière, en 1988. Mais elle
ne traite que des déchets bruts.
L'usine de Varennes-Jarcy, dans l'Essonne, mise en service en
2002, a connu des ratés. Elle gère à la fois déchets ménagers bruts et déchets
fermentescibles. Une expérience est en cours en Martinique, mais le tri des déchets
par les habitants n'y est pas encore optimisé.
Dès 1995, Calais a compris que son projet devait concerner
une large population. D'où la création, en 2000, du SEVADEC (Syndicat d'élimination
et valorisation des déchets du Calaisis), qui réunit 59 communes et 160 000
habitants. Voilà désormais cette population dotée d'un gigantesque estomac
commun.
Geoffroy Deffrennes
Article paru dans l'édition du 09.12.06
27/12
Naskeo Environnement lance une station biologique innovante
http://www.actualites-news-environnement.com/20061208-naskeo-environnement-station-biologique.php
Les sociétés industriels NP Pharm et Naskeo Environnement
ont récemment inauguré, en présence d'élus, de scientifiques et de
journalistes, une station biologique innovante, destinée à produire de l'énergie
renouvelable à partir d'effluents organiques. Cette innovation était également
présenté lors du dernier salon Pollutec de Lyon, le salon des technologies de
l'environnement.
Créée en 1992, NP Pharm est une société spécialisée
dans le développement, la fabrication et la vente d'excipients pour l'industrie
pharmaceutique. NP Pharm fait partie du groupe Ethypharm qui est un acteur
majeur, au niveau mondial, du marché des DDS (Drug Delivery Solutions) par voie
orale.
Naskeo Environnement, jeune entreprise innovante, issue de
l'incubateur Centrale Paris, spécialisée dans le domaine de l'environnement et
de l'énergie renouvelable, a mis en place pour le compte de la société NP
Pharm une station innovante de méthanisation qui permet de transformer la
pollution organique en énergie : « une démarche active vers le développement
Durable, » selon Naskeo Environnement
Le procédé innovant utilisé, baptisé Proveo pour Procédé
de Valorisation des Effluents Organiques, permet de convertir la matière
organique polluante en gaz naturel renouvelable, directement utilisable pour
produire de la chaleur et de l'électricité. Basé sur la fixation de bactéries
dépolluantes fonctionnant en l'absence d'oxygène, cette technologie a été développée
et brevetée par le laboratoire de Biotechnologie de l'Environnement de l'INRA.
Le procédé, exploité exclusivement par la société Naskeo Environnement, est
susceptible d'intéresser plus de 2 000 industries en France dans les secteurs
de l'agroalimentaire et de l'industrie pharmaceutique.
Naskeo Environnement ajoute que la sa station construite pour
NP Pharm, présente un temps de retour sur investissement de l'ordre de 2,5 ans,
hors subventions possibles de l'Agence de l'eau et de l'Ademe. Concrètement,
elle permet à NP Pharm de diviser par 10 la pollution des eaux rejetées vers
la station communale, ainsi que d'alléger sensiblement sa consommation de gaz
de ville. En outre, l'exploitation de cette station est entièrement automatisée
et génère dix fois moins de boues que les stations d'épuration classiques.
En juin dernier, la société Naskeo Environnement a été sélectionnée
parmi plus de 1000 dossiers comme lauréate du 8ème Concours National d'aide à
la création d'entreprises de technologies innovantes en catégorie « Création
et développement » pour son innovation Proveo
http://www.naskeo.com/
26/12
Searev, alternative française?
http://www.liberation.fr/actualite/terre/222209.FR.php
Longtemps leader dans le domaine de l'énergie tirée de la
mer, grâce notamment à l'usine marémotrice de la Rance, la France est
aujourd'hui un peu en retrait par rapport à la Grande-Bretagne. Les barrages du
type Rance restent effectivement difficiles à implanter, par manque de lieux
propices à de telles infrastructures. En attendant d'en savoir plus sur
l'efficacité future du Pelamis, c'est un autre type de projet qui a vu le jour
à l'Ecole centrale de Nantes : le Searev. Son créateur, l'ingénieur Alain Clément,
du Laboratoire de mécanique des fluides, a mis au point une sorte de petit
sous-marin qui utilise le principe du pendule pour récupérer l'énergie des
vagues. Un prototype a été testé en juin dernier dans le bassin de l'école.
Un premier appareil devrait être mis en service à une dizaine de kilomètres
des côtes et fournir de l'électricité à 200 foyers.
25/12
Portugal: le Pelamis, serpent de mer électrique
Energie. L'invention écossaise, qui utilise la force
de la houle, va être mise à l'eau au Portugal.
http://www.liberation.fr/actualite/terre/222210.FR.php?utk=0006bf47
Dans la brume, le chantier naval de Peniche est traversé par
l'éclat de la brasure du métal. Ici, pas de Queen Mary 3 en
construction. Sous les hangars, d'imposants tubes métalliques de couleur rouge
déchirent la matinée voilée. Il s'agit d'un Pelamis, une sorte de serpent de
métal, une machine houlomotrice, futur fournisseur d'électricité du pays. Des
tronçons de 3,50 m de diamètre sont allongés entre deux hangars, parmi un
fatras de câbles, poulies, rails et outils de toutes tailles. Chacun des trois
«serpents» achetés par le Portugal se compose de quatre tubes, trois modules
de raccordement, d'une tête et d'un yoke, sorte de harnais qui
sert à la fois de gouvernail et de point d'ancrage. «Nous avons choisi le
chantier naval de Peniche parce qu'il est le seul à disposer d'une plate-forme
de 45 mètres suffisante pour mettre les machines à l'eau», explique
le directeur du projet, l'Ecossais Martin Shaw.
Concept. Comme lui, les Pelamis sont
nés en Ecosse, à Edimbourg, dont l'université est un bouillon de culture pour
la recherche en électricité marine. La société Ocean Power Delivery (OPD) a
su surfer sur la vague, en développant le concept. Après sa naissance dans les
brumes écossaises, les «serpents» ont été testés grandeur nature. Ensuite,
il a fallu les transporter par cargo, en trois voyages successifs.
A Peniche, OPD a des bureaux modestes. Une poignée d'ingénieurs
et techniciens écossais, français et portugais sont concentrés devant leurs
ordinateurs. L'ingénieur Pierre Potel, chargé de l'assemblage des machines, a
le sens de l'image. «Le Pelamis, c'est un serpent qui ondule face à la
houle. Soumis à une force à la fois constante et renouvelée, les vérins qui
lient les tubes ensemble et qui sont contenus dans les modules de raccordement
se compriment et se détendent. C'est ce mouvement de va-et-vient permanent qui
crée la force motrice.» Le système, digne d'une pompe à vélo géante
dans laquelle l'air est remplacé par de l'huile, permet d'alimenter un moteur
hydraulique qui actionne une turbine. Les tubes ne sont là que pour assurer la
flottaison et conduire l'électricité jusqu'au museau de l'engin qui abrite le
transformateur : la tête du serpent, à la verticale une fois dans l'eau. Un câble
électrique la relie à la terre, où un terminal est chargé de dispatcher l'électricité
sur le réseau.
«L'avantage de l'énergie houlomotrice sur l'énergie éolienne,
c'est qu'elle est prévisible. La station du Pelamis peut enregistrer les données
maritimes pour déterminer la force de la houle et ajuster la fourniture d'électricité
sur le réseau en fonction de la capacité prévue», explique Martin Shaw. Une prévision à 24 heures, un
véritable bonus pour pouvoir maîtriser la distribution. Et puis, à l'inverse
des éoliennes, le Pelamis a le mérite de la discrétion, il ne fait pas de
bruit et se fond dans le paysage liquide de l'océan. «Une fois en mer, le
Pelamis est parfaitement visible, précisent les deux ingénieurs. Il
dépasse d'un mètre au-dessus de l'eau et ne présente donc aucun danger pour
les voiliers.»
Sur le chantier naval de Peniche, le premier serpent atteint
150 mètres de longueur. Une fois l'assemblage terminé, il sera mis à l'eau et
remorqué au large d'une plage, près de Povoa de Varzim, dans le nord du pays.
Mais le déploiement des machines a été repoussé au printemps, officiellement
pour des raisons de sécurité.
Arsenal juridique. La
production des Pelamis atteindra 2,25 MW annuels. Parallèlement, OPD, associé
financièrement à la société lusitanienne Enersis, finalise un contrat avec
l'Etat portugais pour fournir 28 machines supplémentaires à partir de 2007,
pour un investissement de l'ordre de 70 millions d'euros. Le pays développe une
stratégie tournée vers l'énergie renouvelable et s'est doté d'un arsenal
juridique et financier important pour inciter à produire propre. Du coup, l'électricité
générée par le Pelamis sera rachetée par EDP (Energias de Portugal, l'équivalent
d'EDF) à un prix supérieur à celui du service public. Mais OPD devra
rapidement atteindre cinquante exemplaires fabriqués pour pouvoir observer une
réelle baisse de ses coûts de production. Ecossais et Portugais étudient
d'ailleurs la faisabilité d'une centrale de production des machines au
Portugal. Ce pays n'a pas vraiment le choix, il importe 80 % de son énergie
primaire.
24/12
Noël: le coût des traditions
http://www.francebourse.com/fiche_news_1063.fb
Noël, ses cadeaux, ses sapins, ses décorations… Cette
année encore, nos villes brillent de mille feux. Mais à quel prix.
A Paris, les grands magasins Printemps et Galeries Lafayette
misent beaucoup sur les vitrines de Noël. L’année dernière, les vitrines du
Printemps s’inspiraient du « Noël anglais ». Carreaux écossais rouges et
verts étaient de sortie. Le thème avait été choisi un an auparavant et il
avait fallu compter six mois pour réaliser les décors et les automates des
saynètes. La direction du Printemps en revanche avait refusé de diffuser le
coût de ces attractions. Cette année, la féerie orientale des mille et une
nuits fait vitrine sur le boulevard Haussmann.
La communication et le marketing n’ont pas de prix. En revanche, les
commerçants comptent sur ces décorations pour attirer les clients. Si rien ne
nous empêche d’en profiter gratuitement, en "passager clandestin"
diraient les économistes, ce n’est pas toujours le cas.
Les illuminations de Noël peuvent même être assimilées à des biens
collectifs publics. Leur coût est supporté par la collectivité, les mairies
qui puisent dans les impôts locaux pour acheter toutes ces petites lucioles.
A Strasbourg, l’année dernière, la municipalité avait installé 27
kilomètres de guirlandes lumineuses dans les rues. Son célèbre sapin, coupé
dans la forêt vosgienne, a brillé de 70 000 ampoules électriques. Pour une
facture totale de 745 000 euros. En 2005, la palme de l’abus est revenue à la
capitale portugaise. Pour protéger les sapins, Lisbonne a érigé le plus grand
arbre de Noël d’Europe. Enfin, une structure métallique de 72 mètres de
haut qui abritait 2,2 millions de mini lampes !
La métropole lilloise a décidé de faire dans l’originalité cette année
pour fêter Lille 3000 : rouge, orange, jaune, la ville fête l’Inde. La
mairie socialiste s’est autorisée un budget de 80 000 euros, hors
construction d’une patinoire de 500 mètres carrés.
La palme de l’initiative écologique revient à Toulouse où la mairie
a remplacé les décorations habituelles par des guirlandes
électroluminescentes moins gourmandes en électricité. "On a intégré le développement
durable dans notre programme et petit à petit on va renouveler l'équipement.
D'autant que ces lampes ont une consommation inférieure de 40 %", se
félicite Jean Diébold, adjoint au maire chargé des Travaux, dans un article
du journal 20
Minutes.
A Paris, la municipalité, dans son programme "Paris illumine Paris",
a décidé de n’utiliser que de "l'électricité produite à 100 % à
base d'énergie renouvelable". De l’autre côté de l’Atlantique,
les préoccupations écologiques sont aussi de mise : l’arbre de Noël du
Parlement californien sera illuminé avec de l’électricité produite par une
pile à hydrogène non polluante, comme l’a souhaité le gouverneur Arnold
Schwarzenegger. Cette technologie est encore expérimentale mais revêt ici tout
un symbole. Le plaisir des yeux à Noël n’empêche pas de faire des
économies et un bon geste pour l’environnement.
23/12
Pétrole cher et préoccupation environnementale: la chimie se met au
vert
Fabriquer du PVC avec de la sciure de bois, des sacs
plastiques à partir d'amidon de maïs : pris en étau entre le pétrole cher et
la montée des préoccupations environnementales, l'industrie chimique se met au
vert, en utilisant de plus en plus de matières premières renouvelables.
La raison première de ce développement ? Le prix du baril
qui rend compétitif l'emploi d'amidon, de sucres, d'oléagineux, de fibres de
chanvre ou de sciure de bois à la place du pétrole, pour fabriquer des
plastiques, des solvants, des tensio-actifs (utilisés dans les détergents, les
shampoings...)
"Quand le baril atteint 80 ou 100 dollars, les matières
première d'origine naturelle deviennent très clairement plus intéressantes économiquement",
explique Denis Bortzmeyer, directeur des partenariats à la recherche et développement
chez Arkema, ancienne filiale chimie de Total.
Résultat, la chimie verte est à la mode. Un des pôles de
compétitivité, Axelera en Rhône-Alpes, y est consacré et BioHub, un des
projets soutenus par l'Agence de l'innovation industrielle, vise à développer
la production de produits chimiques à partir de ressources agricoles.
Si actuellement en France, seulement 5% des matières premières
utilisées dans la chimie sont d'origine renouvelable, cette proportion devrait
atteindre 15% en 2015.
La chimie verte est donc aujourd'hui un axe prioritaire de recherche pour tous
les groupes.
Arkema, dont un des produits phares est un plastique développé
à partir d'huile de ricin et utilisé pour faire des pièces automobiles,
travaille sur le remplacement du pétrole dans d'autres segments de sa gamme.
Rhodia développe déjà des tensio-actifs à partir d'huile
de coco ou de copra, utilise de la silice plutôt que du noir de carbone pour
renforcer les pneus et emploie les terres rares, des composés issus de
minerais, dans la fabrication de filtres pour les pots catalytiques des
voitures.
Le groupe, qui utilise 9% de matières renouvelables et
envisage de passer à 25-30% d'ici 2025, réfléchit également à l'utilisation
de matières végétales pour faire des solvants et diminuer ainsi les produits
volatils dangereux.
Dans l'avenir, les industriels devraient se servir également
de fibres végétales, comme le chanvre, de sciure de bois ou de paille pour
renforcer les plastiques, d'amidon de maïs ou de céréales pour fabriquer des
emballages.
Mais la chimie verte, portée par les préoccupations
environnementales des consommateurs, est également une façon pour les
chimistes de redorer leur image.
"Cela permet aussi de réconcilier l'industrie avec
l'opinion. Il y a un aspect marketing", reconnaît Jean Pelin, directeur général
de l'Union des industries chimiques (UIC).
Reste désormais à savoir si une substitution totale du pétrole
sera possible un jour, comme l'évoquent certains chercheurs américains pour la
fin du siècle.
"Je n'y crois pas réellement", estime Paul-Joël
Derian, directeur de la recherche et développement chez Rhodia, "car pour
arriver à certaines molécules de base (avec des matières renouvelables), cela
reste excessivement coûteux".
Mais le bilan environnemental sera-t-il positif au final, vu
les quantités d'eau et d'engrais nécessaires pour faire pousser les matières
végétales qui remplacent le pétrole?
"Est-ce qu'on ne va pas se retrouver à déplacer la
pollution vers le milieu agricole? " s'interroge Yannick Vicaire de
Greenpeace, avant de prévenir: "Si les rendements doivent être améliorés
avec des OGM, attention!".
22/12
France: Le nouveau tarif français d'achat du photovoltaïque relance le
développement de la filière
http://www.actu-environnement.com/ae/news/2122.php4
Annoncés en mai dernier par le Premier ministre, les
nouveaux tarifs de rachat de l'électricité produite à partir d'installations
photovoltaïques ont été publiés par l'arrêté du 10 juillet 2006.
Désormais, chaque kWh produit rapporte 30 c€ au propriétaire de
l'installation si celle-ci est située en France métropolitaine et 40 c€ en
Corse et dans les DOM-TOM où le potentiel est supérieur. À cela s'ajoute une
prime d'intégration au bâti de 25 c€/kWh en France métropolitaine et 15 c€/kWh
en Corse et dans les DOM-TOM. Grâce à ces nouveaux tarifs, la rentabilité des
installations devient plus intéressante et si, en 2005, 6MW soit 60.000 m2 de
panneaux solaires photovoltaïques ont été installés, 2006 devrait voir cette
capacité au minimum doubler. Avec un potentiel français estimé par l'Agence
Internationale de l'Energie (AIE) à 40% de la consommation totale
d'électricité, les perspectives du marché sont impressionnantes. De plus,
avec des prix de l'électricité qui ne feront que croître de 1% par an et des
coûts de modules qui baisseront de 5% par an en moyenne, les installations
solaires vont très vite devenir compétitives par rapport au prix de vente de
l'électricité au particulier. L'association européenne de l'industrie
photovoltaïque (EPIA) estime que le coût du kWh photovoltaïque sera
inférieur au kWh réseau classique dès 2010 dans les zones très ensoleillées
où l'installation pourra fonctionner 1800 heures /an et dès 2020 dans les
zones où l'installation pourra fonctionner 900 heures /an. Même en
Grande-Bretagne et en Scandinavie ce serait possible en 2030. C'est pourquoi
l'EPIA prévoit une croissance du marché de l'ordre de 30% par an jusqu'en 2010
et 25% par an par la suite. Selon l'Hespul, à ce moment-là, les seules limites
au déploiement du photovoltaïque seront la surface disponible notamment dans
les villes et la capacité du réseau à gérer les sources intermittentes. De
nombreuses études commencent déjà à étudier ces questions.
Mais heureusement, de nombreuses collectivités et entreprises n'ont pas attendu
ces nouveaux tarifs pour mettre en place des installations solaires
photovoltaïques. Depuis quelques années les projets fleurissent. Que ce soit
sur des bâtiments communaux ou des logements collectifs les collectivités
passent à l'action. Sont privilégiées les toitures planes des gymnases
(Saint-Héand), des entrepôts (Port Vendres), des écoles
(Illkirch-Graffenstaden), des parkings (Lyon) mais aussi des réservoirs d'eau
(Chambéry) ou des serres (Bordeaux). Les capteurs peuvent être intégrés dans
des membranes d'étanchéité ou servir directement de toiture. D'autres projets
mettent en œuvre des capteurs installés devant les fenêtres en brise-soleil
(Valence) ou à la verticale sur les barres d'immeubles (Lyon) ou enfin plus
classiquement intégrés en toiture de maisons individuelles comme à
Montigny-le-Bretonneux. Par conséquent les projets sont d'envergure variée :
de 12,6 m2 de capteurs sur des maisons individuelles produisant 1523 kWh/an
d'électricité pour un coût d'installation de 13.000 €HT on passe à 1000 m2
en toiture de parking, produisant 105.000 kWh/an et ayant coûté 600.000 €Ht.
Malgré tout, il reste encore plusieurs points à préciser pour que la filière
soit véritablement opérationnelle et rodée. Le groupe de travail européen
PV-policy Group, mené par les agences nationales de l'énergie et chargé
d'harmoniser au niveau européen les politiques de soutien au photovoltaïque,
estime que la France doit en priorité :
- préciser la notion d'intégration au bâti,
- simplifier le cadre juridique et contractuel concernant le raccordement, la
vente d'électricité et les assurances,
- organiser le suivi du marché en termes de puissances installées, produits
d'intégration, production électrique, retour d'expérience,
- renforcer le dialogue entre les industries du PV, du bâtiment et réseaux
électriques,
- développer la formation sur le PV pour les installateurs, l'industrie, le
bâtiment, et les sciences humaines.
Sur le plus long terme, il est envisagé de mettre en place une plate-forme
française du photovoltaïque en lien avec la plateforme technologique
européenne afin d'organiser la concertation sur la durée entre partenaires du
secteur PV et les autres secteurs connexes.
L'actuelle plateforme technologique européenne dédié au photovoltaïque a
déjà pour but d'améliorer les échanges internationaux afin d'accélérer le
développement de la filière photovoltaïque pour en faire une source
d'énergie contribuant de façon importante au mix-énergétique du futur. Par
exemple, la plateforme mène des études portant sur l'effet des systèmes
photovoltaïques sur les réseaux de distribution, constitue une base de
connaissances des systèmes photovoltaïques intégrés au bâti et entretient
la base de données mondiale des quartiers solaires photovoltaïques.
F.LABY
http://www.pvdatabase.com
21/12
Soucieuse de protéger son environnement, l'Islande commence à rouler à
l'hydrogène
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-845069@51-845195,0.html
LE MONDE | 13.12.06 | 14h22 • Mis à
jour le 13.12.06 | 14h22
REYKJAVIK ENVOYÉ SPÉCIAL
Gudni Agnarsson n'est pas convaincu par l'hydrogène. A 59
ans dont 18 passés à conduire des bahuts de tous calibres, le chauffeur de bus
maugrée au volant d'un des trois prototypes qui circulent dans les rues de
Reykjavik depuis octobre 2003. "J'étais tout excité au départ. Et
puis j'ai été déçu", explique-t-il, un oeil sur l'écran vert où
s'affichent les alarmes du moteur.
A l'écouter, le bus manque de puissance, "devient
impossible à conduire quand il y a trop de passagers". Le temps de réponse
à l'accélération serait trop long. Le moteur tomberait régulièrement en
panne. "Ce bus a roulé 54 000 km en trois ans quand les autres font
normalement 100 000 km par an", assure le machiniste. En 2003, une
fuite d'hydrogène due à un défaut de soupape avait provoqué un important dégagement
de fumée qui laissa penser un court instant que le bus était en feu. Quoique
spectaculaire, l'incident fut sans conséquence.
Le principal grief concerne l'autonomie, jugée insuffisante.
"Il faut remplir les bonbonnes trois fois par jour", explique
Gudni Agnarsson. Un préposé conduit alors le bus à une pompe d'un nouveau
genre, à Grjothals, dans les faubourgs de la capitale. La station, inaugurée
en avril 2003, consiste en un quadrilatère de 300 m2, dont un côté
a été vitré pour satisfaire les curieux.
Dans un discret ronronnement et un entrelacs de tuyaux, les
molécules d'eau sont cassées par électrolyse. L'hydrogène obtenu est stocké
dans sept longues bonbonnes bleues. D'un coût initial de 1,3 million d'euros,
l'installation peut produire 60 m3 par heure. En 2005, il a fallu
reconfigurer la station qui n'offrait pas l'efficacité désirée.
Qu'on lui expose qu'il subit là les affres du pionnier et
Gudni Agnarsson se contente de hausser les épaules. Son interminable cahier de
doléances est pourtant contrebalancé par une performance, une seule, mais décisive,
en ces temps de réchauffement climatique : le moteur n'émet aucun gaz à effet
de serre. A peine laisse-t-il derrière lui des volutes de vapeur que le vent
islandais a tôt fait d'effacer. Selon leurs promoteurs, les trois bus mis en
service auraient déjà permis d'éviter l'émission dans l'atmosphère de 95
tonnes de CO2.
L'expérience de Reykjavik est pilotée par Icelandic New
Energy (INE), joint-venture regroupant des entreprises locales et trois
compagnies étrangères, DaimlerChrysler, Norsk Hydro et Shell.
Créé en 1999, INE a déjà engagé 7 millions d'euros dans
la première phase du projet dont 2,3 provenaient de subventions de l'Union
européenne. Les promoteurs islandais se sont imposé la contrainte d'émission
zéro, dans la production et l'utilisation de l'hydrogène, ce qui a accru la
difficulté de la mise au point.
"Nous ne sommes pas encore arrivés à une fiabilité
totale, mais les progrès que nous avons faits sont incroyables",
assure Maria Maack, directeur de l'environnement d'INE. Les 140 000 km parcourus
par les trois prototypes ont apporté de précieuses informations. Ils ont
permis de concevoir une nouvelle génération de bus, plus puissants et d'une
plus grande autonomie, qui devrait être mise en service en 2008. Neuf grandes
villes, dont Berlin, Pékin, Madrid ou Londres, ont ou vont à leur tour entamer
une phase d'expérimentation.
En 2007, une trentaine de voitures doivent être lancées
dans le trafic islandais, au milieu des 4 × 4 qui forment ici l'ordinaire du
parc automobile. Un bateau de pêche sera également armé l'an prochain. La
phase de commercialisation devrait débuter dans l'île en 2010. Le coût, qui
est encore cinq à dix fois supérieur à celui du moteur à essence (si l'on ne
tient pas compte du coût environnemental du pétrole), pourrait alors commencer
à baisser.
Ces expériences recueillent un large assentiment dans la
population. Etre terre novatrice flatte la fierté nationale. Ce volontarisme écologique
permet accessoirement d'éclipser la dérogation au protocole de Kyoto obtenu
par le pays pour exonérer de contraintes une partie de son industrie de
l'aluminium, un secteur traditionnellement gourmand en énergie.
En Islande, les recherches sur l'hydrogène ont débuté il y
a trente ans : le professeur de chimie Bragi Arnasson s'était alors battu au
sein de la communauté internationale pour faire valoir ses atouts. Un travail
préparatoire important : "Ici, l'image de l'hydrogène est positive,
elle est liée à l'environnement et à l'eau qui sert à la produire, pas à la
bombe", explique Maria Maack.
L'hydrogène pourrait compléter la géothermie et l'hydroélectricité
dans le panel des énergies renouvelables de l'Islande. Le gouvernement s'est même
lancé un défi : concevoir une société sans pétrole dès 2050.
Benoît Hopquin
Article paru dans l'édition du 14.12.06
20/12
Un refrigerateur solaire
pour les vaccins
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40445.htm
Le refroidisseur Solarchill illustre bien le vieux dicton "necessite est
mere d'invention".
Dans les annees 2000, la necessite d'un moyen de refrigeration pour les vaccins
et la nourriture a donne lieu au projet Solarchill. Ce projet vise a developper
un nouveau systeme de refrigeration adapte aux regions du monde ou l'acces a
electricite est soit inexistant soit inadequat.
Le projet Solarchill est un partenariat entre 7 organisations internationales :
l'Institut technologique Danois, l'Agence du Developpement du gouvernement
allemand GTZ ProKlima, Greenpeace International, Programmes de technologies
appropriees pour la sante (PATH), Programme de l'environnement des nations unies
(UNEP), fond pour les enfants des nations unies (UNICEF) et organisation
mondiale de la sante (WHO).
Pendant les 6 annees de recherche et developpement, le projet Solarchill a
implique la participation de nombreuses industries comme celles des compagnies
danoises Danfoss et Vestfrost. Neanmoins, le design et les principes
technologiques de base de Solarchill sont libres de droit et disponibles pour
tous les fabricants du monde.
La refrigeration de la nourriture et occasionnellement des produits
pharmaceutiques comme les vaccins est un veritable probleme dans les parties du
monde ne disposant pas d'une source electrique fiable. Dans ces pays les
refrigerateurs utilisent le kerosene comme source d'energie. De tels
refroidisseurs ont donc besoin d'un apport regulier en carburant. De plus ils
sont difficilement reglables et posent donc des problemes quand il s'agit de
maintenir des temperatures adequates.
Le projet Solarchill a developpe deux modeles de refrigerateurs qui utilisent
une technologie de refroidissement de pointe. Alimentee par du courant solaire,
aussi bien en continu qu'en alternatif, la solution developpee par Solarchill,
qui n'utilise pas de batteries de plomb, est
bonne pour l'environnement. Cette solution technologique a ete testee pour etre
technologiquement fiable et peut etre fabriquee a un cout substantiellement plus
faible que les autres refroidisseurs solaires que l'on trouve sur le marche. Le
premier modele est destine aux medicaments et aux vaccins. Le second doit
permettre la conservation de la nourriture ainsi que quelques applications
medicales.
Illustration disponible sur le web a l'url :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40445.htm
- Le premier produit Solarchill est un refroidisseur de 50 litres. Il a ete
teste et optimise pendant 18 mois au Senegal, en Indonesie et a Cuba. Ces
performances et sa surete sont superieures a celles des autres refroidisseurs
solaires ou a kerosene. Il peut garder des temperatures entre
2 et 8 degres durant les cycles nocturnes. Dans des situations de faible
ensoleillement, Solarchill maintient des temperatures acceptables en dessous de
15.C pendant 5 jours. Son atout vis-a-vis des autres unites refrigerantes de
vaccins sur le marche, est qu'il maintient les temperatures requises pour garder
les vaccins dans les bonnes conditions, meme s'il n'est pas alimente en
electricite ou en l'absence de soleil, et ce, grace a une isolation
super-epaisse.
- Le deuxieme produit Solarchill est un refroidisseur de 100 litres actuellement
en phase de test en Inde et a Cuba. Il peut etre utilise dans les pays a climat
chaud ou la conservation de la nourriture est un vrai challenge. On peut
egalement l'utiliser dans des situations d'urgence, camps de refugies, banques
de sang rurales ou epiceries dans les pays en voie de developpement
Ces deux modeles fonctionnent sur le meme principe. L'energie, captee par 3
panneaux solaires de 60 watts, va directement a un compresseur qui permet aux
refroidisseurs de produire une banque de glace qui maintient la temperature dans
le caisson. Au lieu de stocker l'energie dans des batteries de plomb, l'energie
du soleil est directement stockee sous forme de batterie de glace. Un
convertisseur peut etre ajoute de sorte a pouvoir alimenter le refroidisseur.
L'isolation super-epaisse assure que les temperatures seront maintenues durant
les periodes de faible ensoleillement. Solarchill utilise de l'isobutane comme
produit refrigerant et du cyclopentane comme isolant, produits bons pour la
couche d'ozone et qui ont un faible impact sur le rechauffement climatique.
Pour en savoir plus, contacts :
- Per Henrik Pedersen, Institut technologique Danois (DTI)
- email :per.henrik.pedersen@teknologisk.dk
- tel : +45 7220 2513
- http://www.solarchill.org/
Sources : Site internet de l'Institut Technologique Danois (DTI) - http://www.teknologisk.dk,
06/10/06
Redacteur : J. Mate, P.H. Pedersen, H. Dornier
Mentions légales: Cette information est un extrait BE
Danemark numero 14 du 14/12/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Danemark.
Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles
gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com
19/12
L'hopital "Virgen
del Rocio" de Seville parie sur l'energie solaire
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40474.htm
Le centre sanitaire le plus grand d'Andalousie installera 672 capteurs solaires
pour produire l'eau chaude necessaire a ses installations. Ce centre deviendra
ainsi le premier hopital du pays a utiliser cette technologie.
Le projet a ete rendu possible grace a un accord entre le ministere pour
l'innovation de la communaute andalouse et celui de la sante et sera réalisé
par l'entreprise sevillane Guadalclima
L'hopital consomme 98.400 litres d'eau chaude par jour, que ce soit pour les
sanitaires ou les cuisines (plus de 6.000 repas sont cuisines chaque jour).
La demande d'energie atteint 4763 kW/h par jour, demande qui augmente avec le
chauffage et la climatisation. L'installation de 672 capteurs solaires situes
surs la terrasse de l'immeuble (de 1.344m2 de superficie) permettra une economie
de pres de 170.000 m3 de gaz et evitera le rejet de 380 tonnes de CO2 par an
dans l'atmosphere.
Le systeme solaire thermique pourra emmagasiner 84 m3 d'eau chaude qui suffiront
a fournir les differents services, de medecine generale, de traumatologie, de la
femme, de l'enfance ainsi que la cuisine.
Le systeme sera operationnel en 2007.
Pour en savoir plus, contacts :
Hospital universitario de Virgen de Rocio - http://www.huvr.es/
Sources : Energias renovables, 23/11/06
Redacteur : Denis Herail, service.scientifique@ambafrance-es.org
Mentions légales: Cette information est un extrait BE
Espagne numero 58 du 13/12/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Espagne.
Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles
gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com
18/12
Une nouvelle generation
de cellules photovoltaiques
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40520.htm
Une equipe du Dr. Torste Oekermann de l'Universite Leibniz de Hanovre est en
train de developper un nouveau type de cellules photovoltaiques dites
"cellules solaire a base de colorant" dans le cadre d'un projet
finance par l'agence allemande de moyens pour la recherche (DFG).
Pour fabriquer des cellules solaires a colorant, les oxydes
semi-conducteurs sont deposes sur un substrat conducteur. Un colorant est
ensuite applique sur cette couche d'oxyde. Les electrons des molecules de
colorant sont excites par la lumiere du soleil et diffusent, a travers l'oxyde
semi-conducteur, jusqu'a la zone de contact conductrice. Ils se deplacent
ensuite jusqu'a la contre-electrode avant d'etre reachemines vers la couche de
colorant a travers un electrolyte. C'est ainsi que ce produit le courant
photovoltaique. Ces cellules, qui sont plus performantes et de moindre cout,
devraient etre commercialisees d'ici peu.
Parallelement, l'equipe de scientifiques souhaite integrer ces cellules dans des
tissus ou vetements pour permettre d'alimenter des appareils electroniques
portables ou des batteries. Ces cellules pourraient etre fabriquees en divers
coloris, assurant ainsi leur popularite.
Le professeur Jurgen Caro, directeur de l'institut, explique que "les
cellules traditionnelles en silicium fonctionnent bien mais leur fabrication
reste tres couteuse car elle implique des procedes hautes temperatures
consommant beaucoup d'energie".
Les nouveaux prototypes, en dioxyde de titane, sont deja en vente. Leur
fabrication requiert toujours des temperatures elevees, de l'ordre de 450 degres
Celsius, mais les scientifiques de Hanovre cherchent a ameliorer les procedes
pour une fabrication idealement a temperature ambiante.
L'etape determinante dans la fabrication de cellules solaires souples a base de
colorant est l'elaboration de films d'oxyde semi-conducteur a des temperatures
suffisamment faibles pour ne pas endommager le substrat plastique conducteur.
Dans ce domaine, l'universite Leibniz de Hanovre est capable de developper les
films d'oxyde de zinc poreux les plus performants
au monde.
Pour en savoir plus, contacts :
Dr. Torsten Oekermann - Institut fur Physikalische Chemie und Elektrochemie
- tel : +49 511 762 4270 - email : torsten.oekermann@pci.uni-hannover.de
Sources : Depeche idw, communique de l'Universite Leibniz de Hanovre -
08/12/2006
Redacteur : Arnaud Bertrand, arnaud.bertrand@diplomatie.gouv.fr
17/12
Denmark to increase Wind Power to 50% by 2025, Mostly Offshore
Findings released from
eight-year study on offshore wind farms in Denmark show projects "operate
in harmony with the surrounding environment."
Denmark, home to Horns Rev and
Nysted offshore wind farms, has completed an eight-year study -- and consequent
144-page report -- conducted by Danish energy and environment government
agencies on the impacts of Horns Reev and Nysted on the aquatic ecosystem
including birds, fish, seals and life found on the seabed. The findings were
released last week at the Final Results: The Danish Monitoring Programme
conference held in Denmark. The report confirms that both the Horns Rev and
Nysted offshore wind farms will be doubled in size in the coming years. Prepared
by the Danish Energy Authority, Danish Forest and Nature Agency, Dong Energy and
Vattenfall (the companies that own the two offshore wind farms), the report also
contains commentary from the International Advisory Panel of Experts on Marine
Ecology, which gave the report a positive evaluation.
This publication describes the
Danish experiences with offshore wind power and discusses the challenges of
environmental issues that Denmark has had to address in relation to the two
large-scale demonstration offshore wind farms Horns Rev and Nysted since 1999.
Preface: The Power Source for
the Future
Our future energy supply faces numerous challenges and has become subject to
unstable international conditions. To meet these challenges, offshore wind has a
key role to play. Offshore windpower can contribute significantly to achieving
the EU goals of a 21 percent share of renewable electricity by 2010, halting
global warming and reducing our dependence on coal, oil and gas.
We have come a long way since the 1980s, when most electricity production was
based on coal and when the acidification of forests and lakes by acid rain was
the predominant theme in the environmental debate. Today wind power provides 20%
of Danish electricity consumption.
Within a few years, the wind power industry has grown to become a significant
industrial sector providing huge benefits for exports and employment. We are now
talking about windpower generation plants rather than single turbines, and the
Danish wind power industry is at the leading edge in an ever more competitive
global market.
In the energy strategy for 2025 the Government expects to see a significant
increase in the use of renewable energy in the years to come. The market-based
expansion of this sector will be brought about through incentive schemes and
investment in physical infrastructure as well as research-, development- and
demonstration.
With higher oil prices and high CO2 allowance prices we expect that a
significant proportion of the renewable energy expansion will be delivered by
large, offshore wind farms. At sea, wind resources are better and suitable sites
are more readily available to enable these large projects to operate in harmony
with the surrounding environment.
We are therefore very pleased that the Danish environmental monitoring program
on large scale offshore wind power has received a positive evaluation by the
International Advisory Panel of Experts on Marine Ecology.
To sustain public acceptance and provide continued protection to vulnerable
coastal and marine habitats, it is important to build upon the positive
experience gained so far with the use of marine spatial planning instruments.
Offshore Wind farms impact on their natural surroundings and it is essential to
ensure that conditions in unique marine areas are not detrimentally affected.
Spatial planning when identifying potential locations for off shore wind farms
-- taking into account grid connection routes and other areas of interests --
must ensure that future offshore wind farms are established in suitable areas in
such a way that substantial adverse environmental impacts can be avoided or
diminished. One of the challenges we face is to assess the cumulative effects
from multiple offshore wind farms to arrive at optimal site selection.
Thus a committee on future offshore wind farms is currently updating the Danish
action plan from 1997 to use the experience and learning gained to date in order
to identify appropriate locations and at the same time to minimize visual
disturbances and the effects on animal species such as marine birds and mammals.
This publication describes the Danish experiences with offshore wind power and
discusses the challenges of environmental issues that Denmark has had to address
in relation to the two large-scale demonstration offshore wind farms Horns Rev
and Nysted since 1999.
http://www.ens.dk/graphics/Publikationer/Havvindmoeller/havvindmoellebog_nov_2006_skrm.pdf
16/12
France: les algues vertes remplaceront-elles le pétrole dans les
nouveaux plastiques?
http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=105506
15/12
Suisse : des sacs à main recyclés aux énergies vertes, la HEIG-VD
récompense les projets responsables
http://www.24heures.ch/vqhome/edition/nv/heig_071206.edition=nv.html
YVERDON La Haute Ecole d’ingénierie et de gestion (HEIG) a décerné hier le Prix suisse de l’éthique 2006.
Que peuvent avoir en commun une styliste lausannoise, l'Ecole
hôtelière de la capitale vaudoise et les Services industriels de la ville de
Genève? Vu de l'extérieur, pas grand-chose. Mais en profondeur, les trois ont
su prouver que la responsabilité sociale n'était pas un vain mot au sein de
leur entreprise. Le jury du Prix suisse de l'éthique, dont le président
d'honneur était Pascal Broulis, l'a reconnu hier en attribuant à chacun un
trophée.
NINA RAEBER pratique l'upcycling. Depuis un séjour en Asie en 2003, la
Lausannoise produit des articles de mode à partir de sacs de riz récupérés
au bord des routes. Cette «collection particulière» (sa marque s'appelle
coll.part) est réalisée à la main par une centaine de couturières au
Cambodge, selon des critères sociaux certifiés.
L'ÉCOLE HÔTELIÈRE DE LAUSANNE réalise d'importants efforts, depuis
1996, pour produire de l'énergie renouvelable. Un groupe chaleur-force, puis
une centrale solaire photovoltaïque et une éolienne ont déjà été mis en
place. Aujourd'hui, l'institution prépare une installation de production d'électricité
à partir de biogaz. En outre, le cursus des élèves comprend une
sensibilisation à ces questions.
LES SERVICES INDUSTRIELS DE GENÈVE ont également été félicités pour
leur projet de centrale photovoltaïque à Verbois. Agrémentés d'un parcours
didactique, ces capteurs fourniront de l'électricité propre à quelque trois
cents ménages genevois.
Le Prix suisse de l'éthique est organisé depuis l'année dernière par la
Haute école d'ingénierie et de gestion (HEIG-VD) basée à Yverdon. L'Unité
de recherche et de conseil en éthique d'entreprise et de comportement
organisationnel (e2co, prononcez «ecarréco»), héritée de la Haute école de
gestion, entend par là prouver que les efforts éthiques et environnementaux
des entreprises ne sont pas un frein à leur croissance, mais au contraire une
plus-value. Les trophées qu'elle décerne servent d'exemple, notamment dans les
cours d'éthique d'entreprise prodigués aux économistes en formation.
Quatorze candidats se présentaient cette année. «Dès la prochaine édition,
nous accentuerons la promotion, surtout à destination des petites et moyennes
entreprises», souligne Jean-Marc Bigler, directeur d'e 2 co.
http://www.heig-vd.ch/cms/Default.aspx?tabid=417
14/12 Suisse : Surchauffe du marché de la pompe à chaleur
http://www.lacote.ch/art.asp?ID=23644
La 100 000e pompe à chaleur (pac) installée en Suisse a
été inaugurée le 13 septembre dernier à Bursins. En Suisse romande, et sur
La Côte en particulier, où l’on construit beaucoup, la demande affole le
marché. Les entreprises de forage ont des délais de 5 à 6 mois. C’est
pourquoi le Nyonnais Jean-Jacques Vionnet, spécialiste en géothermie, fait le
pari d’acheter une foreuse à 700 000 francs pour satisfaire sa clientèle.
En 6 ans, j’ai installé 150 pompes à chaleur, déclare le
chauffagiste. Mais dès que j’aurais ma foreuse au printemps prochain, je vise
la mise en place d’une pompe par semaine.
Agréé par le Groupement promotionnel suisse pour les pompes à chaleur (GSP),
Jean-Jacques Vionnet relève qu’aujourd’hui, une pompe à chaleur de
qualité, bien posée, a un coefficient de performance d’environ 5 kWh pour 1
kWh consommé.
Techniquement, ce type de chauffage n’a donc plus rien à
prouver. Et son gros avantage, rappellons-le, est écologique.
La pompe à chaleur puise 70% de l’énergie renouvelable
dans l’environnement (air, eau et sol) et utilise 30% d’électricité pour
son fonctionnement. Ainsi, une villa produit 4,5 fois moins de CO2 en étant
chauffée avec une pompe à chaleur qu’avec une chaudière à mazout. Et 3,5
fois moins qu’avec une chaudière à gaz. C’est la raison principale pour
laquelle les gens choisissent la pac.
Du point de vue économique, l’installation d’une
chaudière à mazout ou à gaz coûte certes moins cher, mais si l’on compte l’économie
du combustible, on arrive à récupérer l’investissement de base en quelques
années. Surtout, on n’est plus dépendant des fluctuations du prix du mazout.
Pas uniment dans du neuf
La pompe à chaleur présente encore d’autres avantages
pratiques: il n’y a plus besoin d’avoir un local à citernes; on n’a plus
de soucis de livraison du mazout; et il n’y a plus d’entretien ni du
ramoneur ni du réviseur.
Il faut encore préciser que la pompe à chaleur peut tout
autant être installée dans une maison neuve, si possible avec chauffage au
sol, que remplacer une chaudière traditionnelle.
Bilan écolo et financier de quatre types de chauffage
Que la question du chauffage se pose lors de la construction
de sa maison ou au moment de changer de système, le choix est important puisqu’il
influencera vos charges mensuelles durant plusieurs années et qu’il en va de
votre engagement pour diminuer les émissions de CO2. Actuellement, quatre
systèmes sont en concurrence: le chauffage au mazout, au gaz, aux granulés de
bois, et la pompe à chaleur. Deux paramètres principaux influencent le choix
des utilisateurs: l’aspect écologique et l’aspect économique. L’analyse
de chacun de ces paramètres n’est pas aisé. C’est pourquoi nous vous
renvoyons auprès des spécialistes. A commencer par le Groupement pour la
promotion de la pompe à chaleur (www.pac.ch), qui fournit des informations
très complètes.
13/12
La Guadeloupe toutes voiles dehors sur les énergies
renouvelables
Des éoliennes capables de se coucher dans les cyclones, une
distillerie de rhum servant de centrale électrique: la Guadeloupe développe à
sa façon les énergies renouvelables pour faire face à une forte hausse de la
consommation locale d'électricité.
Le coût de production de l'électricité dans cette île des
Caraïbes, dépourvue de centrales nucléaires, est par ailleurs plus important
qu'en métropole, ce qui justifie le recours aux énergies renouvelables,
explique Michèle Pappalardo, présidente de l'Agence de l'environnement et de
la maîtrise de l'énergie (Ademe) en visite dans les Antilles.
Certes les énergies fossiles avec les centrales au fuel et
au charbon d'EdF se taillent encore la part du lion (84%) dans
l'approvisionnement énergétique de l'île. Mais, avec 16% de production d'électricité
d'origine renouvelable, la Guadeloupe fait mieux que la métropole (13%,
essentiellement hydraulique).
Les producteurs d'énergie éolienne, solaire ou géothermique
profitent de la loi qui oblige EdF à racheter l'électricité d'origine
renouvelable à des tarifs imposés permettant d'en rentabiliser le développement.
EdF est demandeur car il y a un problème de disponibilité
de la ressource énergétique dans l'île, assurent-ils.
D'autant que la consommation d'électricité en Guadeloupe
est actuellement en forte augmentation (5% par an contre 2% en métropole).
"Nous sommes indispensables à l'équilibre du réseau
car EdF est à la limite de ses capacités", estime Robert Diethrich,
directeur général de Géothermie Bouillante, une centrale électrique alimentée
par les eaux chaudes du sous-sol, qui couvre environ 8% des besoins de la
Guadeloupe en électricité.
D'autant que "depuis peu il y a des tensions sur les
livraisons de fuel", ajoute-t-il.
"La vraie problématique sur ces petites îles, c'est le
prix de l'énergie et sa disponibilité", renchérit Jérôme Billerey, président
du directoire d'Aérowatt, principal opérateur éolien local.
"La grande particularité des éoliennes installées en
Guadeloupe est de pouvoir être couchées au sol en cas de cyclone",
explique-t-il. En cas d'alerte, il faut à peine plus d'une heure pour abaisser
avec un système de treuil chacun de ces mats à treillis métallique haubannés,
de 60 mètres de haut aucune éolienne ne pouvant résister à des vents
soufflant à 250 km/h.
L'éolien représente actuellement 3% de l'approvisionnement
en énergie de l'île (contre 0,2% en métropole) mais Aérowatt estime le
potentiel à 15%.
La distillerie de rhum Bologne, à Basse-Terre, s'est également
branchée sur la production d'électricité. A l'occasion d'une récente opération
de modernisation, une unité de production d'énergie électrique a été réalisée
à partir de la combustion de bagasse (résidus de canne à sucre) et de la
valorisation des rejets de vinasse (jus de canne distillé).
Cette production d'énergie étant largement supérieure aux
besoins de la distillerie, l'excédent est revendu à EdF.
Le soleil des tropiques est également mis à contribution:
quelque 24.000 foyers sont alimentés en eau chaude par l'énergie solaire et
4.000 installations photovoltaïques, convertissant directement l'énergie
solaire en électricité, ont été réalisés.
L'idée de départ était d'alimenter des sites isolés mais
ces installations peuvent également être branchées sur le réseau EdF, avec
le double avantage pour les propriétaires de maisons ainsi équipées de
pouvoir revendre au réseau l'électricité produite en excédent et d'être à
l'abri des coupures de courant, de plus en plus fréquentes dans l'île, selon
eux.
12/12
Pays-Bas : PhD researcher develops inexpensive, sustainable production
method in just two years
Delft University of Technology
PhD candidate Maaike Kroon has developed a sustainable and inexpensive
production method for the chemical industry. This method combines reactions and
separation processes, does not produce chemical waste and uses much less energy.
After just two years of PhD research, she will receive her doctorate degree
based on this research subject on December 11. Maaike Kroon (25) is regarded as
an exceptionally talented young researcher.
Maaike Kroon has developed a sustainable production method for the chemical
industry that combines reaction and separation processes. She used this new
method in trial experiments to reproduce a (already existing) medicine for
Parkinson's disease. In doing so, no chemical waste was produced nor harmful
solvents used, and the process required 75 percent less energy than is normally
used. Moreover, not only is the end product extremely pure, but Kroon's method
is also faster and less expensive. If used for this specific medicine, her
production method would result in possible savings of 11 million euro per year.
The method combines so-called ionic liquids and separation with supercritical
carbon dioxide. Using this combination was Kroon's idea, which Delft University
of Technology has since patented.
The raw materials for the medicine are dissolved in ionic liquid. Ionic liquids
are fluid salts that serve as clean solvents. Carbon dioxide is added to this
liquid under high pressure. The high pressure propels the CO2 gas to the
so-called supercritical phase, during which it assumes the properties of both a
gas and a liquid. This causes everything present to fully mix in a homogenous
phase. The resulting reactions occur much more quickly than during the reaction
processes currently used. A further advantage of Kroon's method is that all the
raw materials are transposed into the end product without containing any
by-products. The separation process occurs after the reaction. For this to
occur, the pressure in the kettle is reduced, causing the CO2 and material
produced to evaporate and float in a gas bubble on top of the liquid. It is easy
to remove this gaseous mixture. The ionic liquid's fluid mixture and the
catalyst remain behind in the kettle for reuse. The pressure is lowered further
for the gaseous mixture, causing the end product to separate into a solid or
liquid form.
Kroon says that there are no technical obstacles preventing the industry from
using this method. Kroon: "Unfortunately, we must however consider the
investments that companies have already made in existing production plants. Many
companies will therefore only use this new method if a new factory is
built." The combination of ionic liquids with supercritical carbon dioxide
can in principle be used for the production of many other materials. Three new
PhD candidates will conduct further research in this area at Delft University of
Technology.
Maaike Kroon is regarded as an exceptionally talented young researcher and has
received her PhD degree remarkably quickly: in just two years. Kroon had
previously won the award for best Delft University of Technology graduate of the
class of 2004-2005. This past summer she was also invited to participate as a
researcher in the exclusive annual meeting of Nobel Prize Winners in Chemistry,
which was held in the German city of Lindau.
In 2007, Kroon will become an assistant professor at Delft University of
Technology. She will work in the DelftChemTech section and concentrate on
nanochemistry. "I like to see new scientific discoveries actually being
applied. This is currently an exciting challenge in nanotechnology." In the
autumn of 2007, Kroon will conduct research at the Institut de Ciència de
Materials in Barcelona for a year.
11/12 La raffinerie
verte – De l'herbe à valeur ajoutée
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40315.htm
Une bioraffinerie pilote devrait entrer en fonction courant 2008, a Utzenaich,
en Haute-Autriche. L'unite, qui completera une installation de production de
biogaz deja operationnelle, transformera l'herbe en produits chimiques a valeur
ajoutee, et en particulier en acides amines et en acide lactique.
L'acide lactique entrera dans la composition d'acidifiants,
de solvants, de produits de desinfection ou de plastiques biodegradables, tandis
que les acides amines serviront aux industries pharmaceutique, cosmetique et
agroalimentaire (pour la production de medicaments, de produits de beaute, de
nourriture animale, d'aliments fonctionnels ou de supplements alimentaires).
Tous ces produits seront extraits des herbes ensilees
recoltees par la raffinerie, et ce au debut du process. Puis les restes des
vegetaux alimenteront l'unite de production de biogaz, les dechets ultimes
servant d'engrais. Le gaz produit, lui, sera transforme en electricite et en
chaleur par un moteur a gaz (comme actuellement), ou injecte dans le reseau de
distribution de gaz (dans un avenir proche).
L'usine-pilote, cofinancee par le gouvernement federal, la
region de Haute-Autriche et les entreprises Energie AG Oberosterreich ( http://www.energieag.at ),
Oberosterreich Ferngas AG ( http://www.ooeferngas.at )
et Rohol-Aufsuchungs AG (http://www.rohoel.at),
reposera sur des procedes developpes pas a pas depuis 1992, entre autres dans le
cadre du programme national 'Nachhaltig Wirtschaften'/'Economies durables', a
partir de l'an 2000.
Ce programme a finance cinq sous-projets d'importance,
notamment consacres a la valorisation des fibres des graminees (dans la
construction), a l'extraction des proteines du jus des herbes ou a la
transformation du jus d'ensilage en acide lactique.
Pour en savoir plus, contacts :
- (Fibres) Michael Mandl,
Joanneum Research Forschungsgesellschaft, NTS/Institut fur Nachhaltige Techniken
und Systeme, Elisabethstraße 16-18, AT-8010 Graz ou Am Okopark, AT-8230
Hartberg - tel : +43 3332 65085 2953, fax : +43 3332 65085 2955 - michael.mandl@joanneum.at -
- (Proteines et jus d'ensilage)
BioRefSys/BioRefinery Systems, Innovationszentrum Landlicher Raum, Auersbach
130, AT-8330 Feldbach - tel : +43 3152 85 75101 - info@biorefsys.at -
Sources : APA, 20/11/2006,
18/09/2006
10/12
Sagawa's CNG Vehicles Exceed 3,000 units
http://www.japanfs.org/db/database.cgi?cmd=dp&num=1559&dp=data_e.html
Sagawa Express Co., a major
delivery company announced that the total number of its compressed natural gas
(CNG) vehicles exceeded 3,000 units as of August 20, 2006. Sagawa is the first
Japanese private company having more than 3,000 CNG vehicles in commercial
operation.
The number of CNG vehicles used the company has been increasing since it started
introducing them in 1997, reaching 1,000 units in January 2003 and exceeding
2,000 units in October 2004. As of the end of FY 2005, Sagawa's CNG vehicles
accounted for approximately 22 percent of the total CNG freight fleet in Japan.
The introduction of CNG vehicles has reduced carbon dioxide (CO2) emissions by
3.11 percent, equivalent of 11,387 tons, from FY 2002 levels. Aiming to reduce
the total amount of CO2 emissions from business activities by six percent from
FY 2002 levels by FY 2012, Sagawa intends to have a total of 7,000 CNG vehicles
in operation by FY 2012.
http://www.sg-hldgs.co.jp/english/
http://www.technologyreview.com/Energy/17855/
How super-hybrids could slash
gas consumption and usher in a new era of transportation.
By Kevin Bullis
Last week General
Motors (GM) gave a boost to plug-in hybrid vehicles. It
announced a new gas-saving technology that could transform transportation and
make renewable sources of electricity, such as wind and sun, more feasible.
At the Greater Los Angeles
Auto Show, the automaker committed to manufacturing versions of its hybrid
Saturn Vue SUV with a much larger battery pack that can be charged via an
ordinary household socket. The increased size of the battery pack makes it
possible to rely more on electric drive than current hybrid vehicles do, thereby
saving much more gasoline. The actual rollout date will depend on the
development of suitable battery technology, according to GM chairman and CEO
Rick Wagoner.
With the announcement, GM
joined other major automakers that are developing plug-in hybrid technology,
including Ford, Daimler Chrysler, and Toyota. "We hope to have some
products in the near future, but we're not prepared to say yet when that will
be," says Bruce Brownlee, the senior executive administrator at Toyota
Technical Center, in Gardena, CA. "The potential [of plug-in hybrids] is
terrific." (None of these car companies have yet committed to widespread
production of such a vehicle.)
The announcement marks a
change in strategy for GM, which has previously focused on addressing
environmental issues and high fuel prices by modifying existing vehicles to run
on ethanol and by developing hydrogen fuel-cell vehicles. Although GM still
plans to continue its fuel-cell program, the decision to produce plug-in hybrids
represents a move toward a more evolutionary transition from internal combustion
vehicles. "It's nice to see General Motors not just putting all their bets
on hydrogen," says Jason Mark, vehicles director for the Union
of Concerned Scientists,
based in Cambridge, MA.
Plug-in hybrids, which use
both an electric motor and a gasoline-powered internal combustion engine, have
been hailed as a bridge technology that could make it possible to cut gasoline
consumption in the short term; meanwhile, researchers will continue to work out
the problems with all-electric vehicles, such as the high costs that make
long-range battery-powered vehicles unaffordable. The most commonly described
version of this technology would allow drivers to commute about 20 miles without
using gasoline at all. But in reality, plug-in hybrids will likely use a blended
strategy, relying on the gasoline engine to boost power for acceleration or for
climbing hills even during the first 20 miles. This blended strategy would still
mean that a typical commute would use almost no gasoline. "Having an
internal combustion engine for passing or hill climbing is probably a prudent
thing to do," says Thomas
Keim, a principal research engineer at MIT. "But if you're traveling
around town or just cruising on the highway, you can do both of those things
from the battery."
Plug-in hybrids have an
advantage over all-electric vehicles in that the battery would be the primary
source of power only for relatively short distances, allowing for a much smaller
and less expensive battery pack. Since short trips represent the majority of
driving in the Unites States, the result would be a dramatic decrease in
gasoline use. Electricity use would go up, but the price of powering a vehicle
with electricity from the grid during off-peak hours would be the equivalent of
gas for about 90 cents per gallon, says Terry
Penney, a technology manager for advanced vehicle technologies at the National
Renewable Energy Laboratory, in Golden, CO.
For longer trips, the vehicle would switch to a standard hybrid mode once the
battery has been depleted to a certain point, saving fuel the same way today's
hybrids do. This includes using energy recaptured from braking, turning off the
engine when the vehicle stops, and allowing the gasoline engine to run at a more
constant and efficient speed. Incorporating existing technologies--such as
six-speed rather than four-speed automatic transmissions, and turning off fuel
to pistons that aren't needed--could further improve fuel efficiency. Indeed,
Mark says these technologies alone, even without hybrid technology, could
improve average fuel economy by 10 miles per gallon--enough to replace all the
oil we import from the Middle East. Using ethanol rather than gasoline could
further decrease gasoline consumption.
These fuel savings would only
be the beginning, many experts say. As battery technology improves, and if
plug-in hybrids are successful, the high-volume production of batteries could
lower their price. This would make it affordable to increase battery-pack size
in successive generations and rely even less on gasoline. Eventually, the
internal combustion engine could be made smaller and be used exclusively to
recharge the batteries on long trips in a configuration called a
"series" hybrid. "As time goes on, we may look at even more
electrification of the vehicle, including solutions that use fuel cells,"
says Peter Savagian, director of hybrid power-train systems at GM. At some
point, the internal combustion engine could be replaced entirely by large
electric motors and battery packs, or by hydrogen fuel cells.
But plug-in hybrids still face
challenges. Their environmental benefits will depend on the source of
electricity used to charge the batteries. In areas powered primarily by coal, a
plug-in might not be better for the environment than a good hybrid, says
Nicholas Twork, a spokesman for Ford. Penney says that plug-ins will typically
be better, however, since other areas in the United States rely on cleaner
sources of electricity.
What's more, Penney says,
"if millions of these things were produced 20 years from now, it would
really enable renewable energies like wind to take off." Wind power
requires ways of storing energy generated when demand for electricity is low, he
says. The cost of the storage makes it hard for wind to compete with other
sources of electricity. Millions of plug-in vehicles charging at night would
essentially provide free storage.
But right now the biggest
challenge to plug-in hybrids is the battery technology. First, batteries are
expensive. Several companies sell kits for converting existing hybrids to
plug-ins with larger battery packs, and these can add $10,000 to the price of a
car (see "Plug-In
Hybrids Are on the Way"). The plug-in hybrid application will also be
much more demanding on batteries than ordinary hybrids are. In a car such as the
Toyota Prius, the battery stays at about a 50 percent state of charge, and this
varies only a few percent as it absorbs power from regenerative breaking and
delivers it in short bursts to augment the gas engine. With plug-ins, batteries
will be charged up to at least 95 percent and then deeply discharged during the
first 20 miles of driving before settling into an ordinary hybrid mode. Such
deep discharging typically decreases battery life. Automakers want batteries
that can last 10 years or so even under these conditions so that consumers won't
need to buy new battery packs a few years into owning a vehicle.
Automakers' newfound interest
in plug-in hybrids is due in part to promising new battery technologies that
could be less expensive and have longer lifetimes, and in part to their being
safer than the lithium-ion batteries used in laptops today (see "Safer
Lithium-Ion Batteries"). "We're encouraged by the improvements in
the technology represented by hybrid batteries today," Savagian says.
"And we're encouraged that there are many companies pursuing different
formulas for them. But we want to give them cause to continue to press
forward."
8/12
Une maison qui consomme huit fois moins d'énergie
CHIMIE Un bâtiment aux performances énergétiques
surprenantes, conçu grâce à la recherche en chimie, est inauguré aujourd'hui
à Fontenay-sous-Bois.
SI LA VOITURE est montrée du doigt dès qu'il s'agit de dénoncer
la pollution ou le gaspillage d'énergie, l'habitat domestique est étrangement
épargné par la critique, alors qu'il représente, en France, 43 % de la
consommation énergétique totale (en hausse de 1,4 % par an) et près du
cinquième des émissions de gaz à effet de serre. C'est dire tout l'intérêt
du concept de bâtiment « Génération E », élaboré par le
chimiste BASF et la société d'HLM Logirep, en partenariat avec le Centre
scientifique et technique du bâtiment (CSTB), qui doit être inauguré ce matin
à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).
L'objectif de cette opération pilote, récompensée en juin
dernier par le prix Pierre Potier de « l'innovation en chimie au bénéfice
de l'environnement », consiste, en effet, à diviser par huit la
consommation en énergie primaire (chauffage et ventilation) d'une grande
maison bourgeoise du début du XXe siècle, située en plein
centre-ville, qui vient d'être rénovée.
De 40 à 5 litres de fioul par an
Comme le précise Frédéric Gibert, de Logirep, « ce
bâtiment dans lequel nous avons aménagé huit appartements ne consommera que
l'équivalent de 5 litres de fioul (50 kilowattheures) par mètre carré et
par an, contre 40 litres avant travaux ». À titre de
comparaison, la moyenne des logements français, toutes catégories confondues,
se situe aux alentours de 25 litres.
Pour obtenir cette performance surprenante, l'ancienne façade
a été entièrement arasée puis recouverte, comme la toiture et les planchers,
d'un nouveau matériau isolant mis au point par BASF, le Néopor. Il s'agit de
plaques de polystyrène expansé d'une vingtaine de centimètres d'épaisseur,
renfermant de minuscules particules de graphite agissant comme des petits
miroirs qui réfléchissent et dispersent la chaleur dans la structure. En
hiver, les rayonnements thermiques sont confinés à l'intérieur du bâtiment,
ce qui permet d'éviter les déperditions d'énergie, tandis qu'en été ils
sont maintenus au dehors. Les plaques ont ensuite été recouvertes, en façade,
d'un enduit traditionnel à la chaux. Quant aux moulures d'origine, la société
STO les a entièrement reconstituées à partir de silice agglomérée, afin de
restituer à la demeure des Carrières, qui est située dans le périmètre de
l'église de Fontenay-sous-Bois, classée monument historique, son aspect
initial.
Très répandue en Allemagne, où l'on utilise du polystyrène
classique et, de plus en plus, du Néopor, cette approche est nouvelle en France
où l'isolation s'effectue traditionnellement à l'intérieur du bâti avec des
matériaux tels que la laine de verre ou la laine de roche.
Comme l'explique Jurgen Fischer, ingénieur à BASF, « la
création d'une enveloppe extérieure étanche explique les deux tiers des économies
d'énergie réalisées en supprimant la plupart des ponts thermiques, en
particulier ceux qui sont situés à la jonction entre les cloisons internes et
les façades. Accessoirement, cette méthode présente aussi l'avantage,
compte tenu du prix actuel de l'immobilier, de n'engendrer aucune perte de surface
habitable. »
Matériau « climatiseur »
À Fontenay-sous-Bois, deux logements ont été équipés, à
titre expérimental, de plaques de plâtre contenant des microcapsules de cire
à changement de phase. Baptisé Micronal, ce matériau « climatiseur »,
également conçu par BASF, absorbe le surplus de chaleur pendant la journée en
été puis le restitue pendant la nuit, maintenant ainsi la température à
l'intérieur de l'habitation en deçà de 26 °C sans apport d'énergie extérieur.
Fenêtres à double vitrage, chaudière à gaz à
condensation, ventilation mécanique double flux avec récupérateur de chaleur,
électroménager de classe A, ampoules basse consommation dans les parties
communes : les autres aménagements effectués dans la demeure des Carrières
vont tous dans le sens de la chasse au « gaspi ». D'ici à 2008, le
CSTB va évaluer la performance énergétique du bâtiment et le confort des
occupants qui doivent s'installer incessamment.
À Ludwigschafen (Allemagne), près du siège de BASF, un
quartier a été entièrement rénové selon les mêmes méthodes. Sur deux ans,
la consommation effective s'est maintenue entre 2,1 litres et 2,4 litres de
fioul par mètre carré, pour un objectif de départ de 3 litres et en
partant d'une consommation de 21 litres avant rénovation. Soit une réduction
d'un facteur sept.
L'expérience est-elle généralisable ? Des millions de
logements construits dans les années 1960-1970 vont devoir être rénovés
prochainement. Problème : le coût de ce type d'opération est supérieur
à celui d'une réhabilitation classique, avec un délai de retour sur
investissement qui varie entre trois ans et sept ans, selon le prix de l'énergie
et la baisse de la consommation. Or la réglementation actuelle est un frein à
ce type d'investissement, notamment dans le logement social. En effet, si les locataires
bénéficient des économies d'énergie, sous la forme d'une baisse de leurs
charges, les bailleurs ne peuvent répercuter, même partiellement, le coût des
travaux sur le montant des loyers qu'ils perçoivent.
7/12
Quand nos simples pas éclaireront les lieux publics
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-841225@51-830850,0.html
LE MONDE | 02.12.06 | 15h12
Le corps humain en mouvement est une source d'énergie non
polluante et éminemment renouvelable. Pourquoi ne pas tenter de la recueillir
et de l'exploiter ? Tel est le pari engagé par Claire Price, directrice du
cabinet d'architectes Facility.
Tout commence, nous raconte-t-elle dans son atelier, par un
sursaut d'amour-propre. En 2005, sa petite équipe remporte un concours de rénovation
des viaducs et des tunnels du réseau ferré londonien. Elle propose notamment
de "récolter" l'énergie générée par les vibrations des trains. Un
membre du jury trouve l'idée séduisante mais chimérique. Claire Price, piquée
au vif, décide de montrer le contraire. Ainsi naquit le projet Pacesetters,
auquel s'intéressent de gros sponsors, comme Philips et EDF Energy. Des
recherches similaires sont menées par des équipes à Tokyo.
Le projet britannique part d'une réalité toute simple : en
marchant, un être humain produit, à chaque pas, une énergie de 6 à 8 watts,
totalement perdue. "Quel gaspillage ! observe Claire Price, lorsqu'on
pense, par exemple, que les halls de la gare de Victoria voient passer 34 000
usagers pendant une heure de pointe. On doit pouvoir, ajoute-t-elle,
recycler 30 % à 50 % de cette énergie urbaine, qui pourrait, à elle seule,
alimenter 6 500 lampes à faible consommation."
D'où l'actuelle construction d'un escalier dont les marches
sont équipées d'un dispositif hydraulique et piézo-électrique apte à
convertir l'énergie des pas en électricité. Ce prototype mis au point avec
l'aide de l'université de Hull, sera testé au plus tard à l'été 2007. Le
second prototype est un système d'éclairage sans fil muni de petits générateurs
qui collecteront l'énergie des vibrations du sol provoquées par les trains.
Des diodes lumineuses reliées à l'ensemble pourront éclairer l'intérieur des
gares.
Techniquement, ces inventions supposent, pour éviter trop de
déperdition, une grande proximité - au maximum quelques dizaines de mètres -
entre les lieux de production et de consommation de l'énergie. Par exemple,
dans un immeuble dont le sol contient des "ressorts" reliés à des
batteries qui stockeront et diffuseront l'électricité nécessaire.
Outre leur valeur écologique, qui les rend politiquement
correctes, ces captures de l'énergie vibratoire, d'origine humaine ou mécanique,
pourraient satisfaire les besoins de petits appareils : lampes, téléphones
portables, micro-ordinateurs. Sans oublier, conclut Claire Price, la fierté du
producteur : "C'est une belle idée, pour un piéton, de savoir qu'en
traversant Trafalgar Square il fait fonctionner trente ampoules électriques."
Jean-Pierre Langellier
Article paru dans l'édition du 03.12.06
http://www.etopia.be/article.php3?id_article=478
Tanja Lütolf, Novatlantis & Ecole Polytechnique de Zürich.
Traduction : Andrée Debauche.
Introduction :
Le projet Novatlantis
Novatlantis est un programme des Ecoles polytechniques fédérales
de Suisse, qui a pour objectif de transposer la recherche sur le développement
durable en projets concrets, de manière à illustrer des modes de vie plus
durables.
La situation de départ est bien connue : si nous ne
changeons rien à nos habitudes, les concentrations en CO2 et dès lors aussi la
température continueront à s’élever. Même si les scénarios disponibles
aujourd’hui diffèrent légèrement dans les détails, on peut compter sur une
moyenne de 3°C en termes d’augmentation de la température. Si l’on
atteignait une stabilisation des émissions de CO2 à 450 ppm, la température
augmenterait tout de même de 1.5°C. Pour atteindre ce niveau de stabilisation,
les émissions de CO2 devront diminuer de 50% d’ici 2100 - un objectif
ambitieux, qui requiert des mesures immédiates si l’on veut le rencontrer.
Les conséquences des changements climatiques peuvent déjà être observées à
de nombreux endroits. En Suisse par exemple, les glaciers voient leur superficie
se réduire depuis 1850, époque à laquelle une accélération a pu être
observée par rapport aux siècles précédents, et où les concentrations de
CO2 ont commencé à augmenter.
C’est dans ce contexte que, vers le milieu des années
1990, est né le concept de „société à 2000 watts“.
Il se base sur les besoins moyens en énergie par personne et
par an, à savoir 17 500 kWh. Ce montant correspond à une puissance continue de
2000 watts. Pourtant, les différences observées entre les pays sont
exorbitantes. Tandis que la norme en Europe occidentale atteint aujourd’hui le
triple, soit 6000 watts, les habitants d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique du
Sud sont largement en deçà. En même temps, les réserves en énergies
fossiles ne cessent de diminuer, alors que la demande est en constante
augmentation. Cett répartition inégale des ressources entraîne des tensions
récurrentes, tant sur le plan économique que politique. Le concept de la „société
à 2000 watts“ permet un équilibre entre les pays industrialisés et les pays
en voie de développement et garantit ainsi à tous un bon niveau de vie.

Figure 1 : la moyenne mondiale : 2000 watts par
personne
En 1960, la Suisse correspondait au niveau de la „société
à 2000 watts“ ; il importe qu’elle le retrouve au plus vite, sans que
ce changement implique une limitation du niveau de vie des Suisses. Un premier
objectif doit être de réduire de 50% le recours aux énergies fossiles d’ici
2050. A plus long terme, cette réduction doit atteindre 500 watts par personne,
ce qui correspond à une tonne de CO2, un objectif permettant de rencontrer les
prescriptions du Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements
climatiques.
Voir :http://www.etopia.be/IMG/pdf/societe_2000_watts.pdf
5/12
Une imprimante écolo qui imprime 500 fois sur la même feuille
http://www.metrofrance.com/fr/article/2006/11/30/00/0132-34/index.xml
Toshiba sort une imprimante écolo, capable
d'utiliser jusqu'à 500 fois la même feuille.
Au bureau comme à la maison, un geste simple
en faveur des arbres consiste à imprimer ses documents sur le recto puis le
verso d'une même feuille de papier. Toshiba va encore plus loin avec une
imprimante écolo, capable d'utiliser jusqu'à 500 fois la même feuille.
La B-SX8R n'utilise pas des feuilles ordinaires, mais un papier plastifié entièrement
recyclable, comme celui utilisé sur les bouteilles de soda ou d'eau minérale.
Une fois imprimée, la feuille peut être réintroduite dans l'appareil, effacée,
puis réimprimée de nouveau.
A l'instar des premières générations de fax, le procédé développé par
Toshiba repose sur une réaction thermique : le pigment du papier noircit au-delà
de 180 degrés, mais devient blanc quand la température est comprise entre 130
et 160 degrés. La chaleur produite à l'intérieur de l'imprimante permet ainsi
d'imprimer ou d'effacer une page.
D'après Toshiba, ce mode d'impression réduit considérablement les émissions
de dioxyde de carbone induites par la fabrication du papier. Là où la
production traditionnelle de 1.000 feuilles génère quelques 6,5 kilos de CO2,
le fabricant japonais n'émet qu'un seul kilo de CO2.
Pour l'heure, la B-SX8R n'est commercialisée qu'au Japon, au prix de 7.500
euros. Le coût de la feuille "réimprimable" 500 fois s'élève à un
peu plus de 7 euros, mais son acheteur réalise toutefois l'économie d'autres
consommables, comme les cartouches d'encre et les ramettes de papier.
Toshiba compte proposer ce produit en Europe et en Amérique du Nord à
l'horizon 2008, si la demande s'avère suffisante.
4/12
Un projet de recherche de
pointe permet de re-transformer le CO2 en carburant
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40268.htm
Un projet de recherche europeen d'avant-garde a permis de developper une methode
de transformation du dioxyde de carbone en combustible utile. Cette methode, une
fois affinee, pourrait aider le reve a devenir realite, a savoir capter le CO2
present dans l'atmosphere pour le convertir en combustible utile. Selon, Gabriel
Centi, directeur du projet, "la conversion du CO2 en combustible n'est pas
du domaine du reve, mais une possibilite effective qui necessite la poursuite de
la recherche. La production viable
de chaines d'hydrocarbures issues du CO2 pourrait commencer dans une
decennie".
L'un des problemes poses par le CO2 est son extreme stabilite : une fois
formees, les liaisons chimiques du CO2 sont extremement difficiles a rompre.
La nouvelle technique utilise des catalyseurs speciaux pour faciliter la
dissociation des molecules.
C'est a juste titre que l'on peut parler de recherche de pointe, car meme par
catalyse, l'energie necessaire pour briser ces liaisons chimiques est enorme.
Pour y parvenir, les chercheurs ont developpe une methode en deux etapes. Tout
d'abord, des molecules d'eau sont decomposees par une source d'energie solaire,
a l'aide d'un catalyseur en titane, liberant ainsi des ions hydrogene, des
electrons libres et de l'oxygene. Ensuite, ces electrons libres sont utilises
pour reduire le CO2 et lier les atomes de carbone entre eux a l'aide d'un
catalyseur platine-palladium dispose a l'interieur de
nanotubes de carbone.
A l'etonnement des chercheurs, la methode permet de produire des chaines
d'hydrocarbures composees de 8 ou 9 carbones avec un taux d'efficacite de 1% a
temperature ambiante, c'est-a-dire qu'elle est deja deux a trois fois plus
efficace que tous les autres procedes industriels similaires de conversion du
CO2. L'efficacite du procede pourrait encore etre ameliore en utilisant
l'energie thermique generee par de grosses installations solaires thermiques.
Pour en savoir plus, contacts :
- http://www.elcat.org/
- http://www.fhi-berlin.mpg.de/
Sources : - http://www.achats-industriels.com/dossiers/324.asp
- New Scientist -16/09/2006
Redacteur : Dimitri Pescia, dimitri.pescia@diplomatie.gouv.fr
Mentions légales: Cette information est un extrait BE
Allemagne numero 313 du 30/11/2006 redige par l'Ambassade de France en
Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont
accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com
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10/11 L'avion
écolo? Pas avant 2030 !
http://www.marianne-en-ligne.fr/exclusif/virtual/technologie/e-docs/00/00/7F/29/document_web.phtml
Ce sont les riverains qui vont être contents : au-delà
du périmètre de l’aéroport, le SAX-40 devrait être quasi-inaudible. En
effet, la lutte contre la pollution sonore fait désormais partie des priorités
en matière aéronautique. D’autant que, selon certaines prévisions, le
trafic aérien pourrait doubler dans les prochaines décennies.
Mis au point par une équipe de l’université de Cambridge,
ce prototype révolutionnaire a nécessité trois années de recherches
intensives. C’est notamment son fuselage en forme de bouteille et l’emplacement
des moteurs, posés sur les ailes, qui lui vaut d’être aussi silencieux. Son
ergonomie permet également de faire baisser la facture de carburant : cet
avion consomme un tiers de moins que les modèles classiques. De quoi réduire
également les émissions de gaz à effet de serre. Toute la difficulté
consistait à maîtriser trois variables environnementales liées entre
elles : la consommation en carburant, le bruit, et les émissions de gaz.
Si l’on envisage par exemple de réduire le bruit, il faut alors améliorer
les performances de montée de l’appareil et, mécaniquement, cela entraîne
une augmentation de la consommation en carburant. Ainsi tout l’intérêt du
projet réside dans la baisse simultanée du bruit et de la consommation en
kérosène.
Pouvant transporter jusqu’à 215 passagers, ce prototype ne
devrait pas être commercialisé avant 2030. Malgré toutes ses qualités, il
pourrait bien ne jamais voir le jour. Pour limiter les risques liés aux
investissements, les constructeurs aériens préfèrent en effet améliorer des
modèles déjà existants plutôt que d’en produire de nouveaux. Mais la
hausse du prix du pétrole et la mise en place probable, côté britannique, d’une
« taxe verte » sur les émissions de gaz à effet de serre risque de
les faire bientôt changer d’avis. Toutefois, d’ici 2030, il est probable
que d’autres projets verront le jour. Le SAX-40 aurait en ce cas du plomb dans
l’aile…
9/11
Using
urine as an energy source
In three years a new type of battery may be available,
using urine as an energy source.
The inventor, Dr Ki Bang Lee (South Korea), has created his own business, K B
Lab, in Singapore. He intends to make the batteries himself and/or have other
companies develop them under licence.
The battery consists of a strip of filter paper containing cupric chloride. A
cathode is sandwiched between a magnesium film (the anode) and a thin layer of
copper. As soon as a drop of urine touches the magnesium, the capillary effect
makes the urine, containing many atoms with electric charges, penetrate the
filter paper. There it reacts with the cupric chloride which releases electrons.
The electrons pass into the copper and magnesium. The entire device is enclosed
between two sheets of plastic and urine enters through a small hole.
The battery is half the size of a credit card (8x3 cm). Over the last month its
power output has been increased to 10 mW. It can be connected to a biosensor to
measure the blood or urine characteristics of a patient. There already many test
kits on the market, but most need an external energy source such as a
conventional battery.
The most powerful prototype produced a maximum current of 1.5V, comparable to an
AA battery. It was able to supply 1 V for over two hours.
Lee says his invention is suitable for any application that uses small amounts
of electricity, such as a small GSM phone. This is very convenient for raising
the alarm in emergencies.
“I chose urine as an energy source because everyone produces plenty. It's the
ultimate biofuel. But in emergencies other bodily secretions (blood, tears,
saliva, and even sperm) are usable.”
Info: www.kblab.biz. (Milieu Direct, Belgium), www.kluwer.be/kluwer/home.asp?doelid=3
8/11
Les émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés
sont reparties à la hausse
http://www.actu-environnement.com/ae/news/2040.php4
Les émissions de gaz à effet de serre dans les pays
industrialisés sont reparties à la hausse ces dernières années malgré les
engagements du protocole de Kyoto. C'est ce qui ressort du rapport annuel du
secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements
climatiques (CCNUCC).
D'après le rapport intitulé « Données des gaz à effet de serre 2006 » qui
compile les données rassemblant les informations venant des 41 pays
industrialisés parties à la Convention-Cadre, les émissions globales des pays
industrialisés ont chuté de 3,3 % au cours de la période 1990-2004, mais
cette baisse était surtout attribuable à une diminution de 36,8 % des
émissions dans les pays d'Europe centrale et orientale en transition sur le
plan économique. Dans les autres pays industrialisés, les émissions ont au
contraire progressé de 11%.
Ce qui est préoccupant c'est que les pays en transition sur le plan économique,
qui étaient principalement responsables jusqu'à présent de la réduction
globale enregistrée dans les pays développés ont connu un accroissement de la
production de gaz à effet de serre de 4,1 % au cours de la période 2000-2004,
a déclaré M. Yvo de Boer, Secrétaire exécutif de la CCNUCC, lors de la
présentation des éléments marquants du Rapport. Il en résulte que les
pays industrialisés devront intensifier leurs efforts visant à mettre en
œuvre de vigoureuses politiques de réduction des émissions de gaz à effet de
serre, a-t-il ajouté.
Les transports restent le secteur le plus inquiétant avec des rejets de gaz à
effet de serre ayant augmenté de 23.9 % entre 1990 et 2004.
Sur les 41 pays répertoriés dans cette étude, 34 ont augmenté leur rejet
entre 2000 et 2004. Parmis eux : le plus gros producteur de gaz à effet de
serre, les Etats-Unis. Avec 7 milliards de tonnes rejetées en 2004, ils sont
responsables de 39,4% des émissions de l'ensemble des 41 pays. Le pays qui
enregistre la plus forte progression est la Turquie, dont les émissions ont
augmenté de 72,6% entre 1990 et 2004.
Parmi les pays qui ont signé le protocole de Kyoto, l'Espagne (+49% entre 1990
et 2004), le Portugal (+41%), la Grèce et le Canada (+26,6%) apparaissent comme
les moins bons élèves. D'autres sont en revanche relativement proches de leurs
objectifs : l'Allemagne a réduit ses émissions de 17,2% depuis 1990, la
Grande-Bretagne de 14,3%, le Danemark de 1,1 et la France de 0,8%.
Globalement, dans les 35 pays parties au protocole de Kyoto, les émissions de
GES ont baissé de 15,3% entre 1990 et 2004. Le CCNUCC estime que les Parties au
Protocole de Kyoto devraient pouvoir respecter leurs engagements individuels
s'ils appliquent sans tarder les mesures nationales d'atténuation prévues
et en ayant recours aux mécanismes souples fondés sur le marché établis par
le Protocole.
La CCNUCC a lancé récemment le dernier mécanisme axé sur des projets prévus
par le Protocole de Kyoto : le mécanisme d'application conjointe, qui permet
aux pays industrialisés d'obtenir des crédits de carbone lorsqu'ils financent
des projets de diminution des émissions dans d'autres pays développés.
Celui-ci vient en plus du mécanisme pour un développement propre permet
permettant aux pays industrialisés d'investir dans des projets de
développement durable destinés à abaisser les émissions dans les pays en
développement, qui leur valent en retour des crédits d'émission
échangeables.
Selon le CCNUCC, jusqu'à présent, environ 375 projets ont été enregistrés
au titre de ce mécanisme, pour une baisse potentielle totale supérieure à 600
millions de tonnes de gaz à effet de serre. Plus de 900 projets sont par
ailleurs actuellement en attente. La somme des réductions potentielles jusqu'à
2012 pour l'ensemble des projets dans la filière s'élèverait à environ 1,4
milliard de tonnes, soit autour de 12 pour cent des gaz émis en 1990 par les
pays industrialisés Parties au Protocole de Kyoto.
Le Protocole sera d'ailleurs au centre d'une Conférence des Nations Unies sur
les changements climatiques, qui aura lieu à Nairobi du 6 au 17 novembre. Les
négociations relatives à la deuxième période d'engagement du Protocole
devraient se poursuivre ainsi que le dialogue sur l'évolution future des
actions menées en rapport avec les changements climatiques dans le cadre de la
CCNUCC. Précédant de deux jours cette conférence, le 4 novembre prochain est
la date retenue par les Organisations Non Gouvernementales pour que les citoyens
de toute la planète se mobilisent en faveur de la lutte contre le changement
climatique.
7/11
La Roumanie est devenue membre officiel du Partenariat pour l'énergie
renouvelable
http://www.investir-roumanie.com/article.php?id_article=1942
La Roumanie est le premier pays de l’Europe de l’est à
être devenu membre officiel dans le cadre du Partenariat pour les énergies
renouvelables et l’efficacité énergétique (REEEP). Le ministre de l’Économie
et du Commerce, Ioan Codrut Seres, a signé vendredi le document d’adhésion
au partenariat en présence de l’ambassadeur Robin Barnett, représentant de
Grande-Bretagne, pays qui a lancé REEEP en 2002.
La Roumanie est le 33e État qui devient membre de ce
partenariat international public/privé dont l’objectif est la promotion des
politiques et de la législation favorisant l’accès aux énergies soutenables
dans les pays en développement.
"La Roumanie doit atteindre dans quatre ans un niveau de
33 % d’énergie renouvelable du total de la consommation nationale et pour ce
faire nous devons intensifier les efforts à cet égard et c’est pourquoi j’ai
demandé la majoration de la somme allouée au budget de 500 milliards de lei
anciens pour les projets visant l’efficience énergétique", a déclaré
le ministre Seres lors de la cérémonie de signature, à la résidence de l’ambassadeur
britannique.
Par l’adhésion au REEEP, la Roumanie envisage de
contribuer au développement des politiques régionales par la participation à
une série d’initiatives en Europe de l’est et les Balkans occidentaux.
"La Roumanie est le premier de la région à rejoindre
le REEEP. Cet événement a lieu dans un moment de la croissance et du
développement, 32 projets étant déjà en déroulement au niveau global et d’autres
initiatives se trouvant dans la phase de préparation", a dit l’ambassadeur
britannique à Bucarest, Robin Barnett.
L’ambassadeur britannique a déclaré que les projets sur l’environnement
attireront à coup sûr l’attention des investisseurs britanniques.
"Ce programme sera une sorte de guide pour ceux qui
souhaitent mettre en oeuvre de tels projets, mais pour le financement ils
devront faire appel à nous car nos programmes peuvent accorder un cofinancement
de jusqu’à 70 %", a précisé le président de l’Agence roumaine pour
la conservation de l’énergie (ARCE), Ioan Silviu Lefter.
Le REEEP est actif au niveau global, il déroule plus de 50
projets sur le développement des politiques ou modèles financiers qui peuvent
être utilisés par les gouvernements ou les managers de projet. En l’Europe
de l’est, le REEEP collabore avec les autorités locales pour accroître l’efficience
énergétique.
6/11
Energy from deserts could supply Europe
Parabolic mirrors reflect and
concentrate solar energy in thermal power plants
Eva Tallaksen
26 October 2006
Source: SciDev.Net
Deserts in the Middle East and
North Africa could generate vast quantities of electricity to sell to Europe,
according to two German research reports.
The studies found that
concentrated solar power plants, occupying less than 0.3 per cent of the desert
area in the region, could provide 15 per cent of Europe's electricity needs by
2050.
The high transmission losses
of 10-15 per cent over the full cable length from North Africa to Europe
would be offset by the sheer volume of electricity produced, says the
Trans-Mediterranean Renewable Energy Cooperation (TREC), a network that helped
conduct the studies.
"Every year, each square
kilometre of desert receives solar energy equivalent to 1.5 million barrels of
oil. Multiplying by the area of deserts worldwide, this is nearly a thousand
times the entire current energy consumption of the world," says Franz
Trieb, project manager for the two reports at the German Aerospace Center.
Solar thermal power plants use
mirrors to concentrate solar energy to create steam and generate electricity,
creating the cheapest electricity available — costing less than US$0.06 per
kilowatt-hour.
Excess heat from the plants
could be used for water desalination, providing much-needed fresh water in
desert regions.
But while renewable energy
from the desert is plentiful and inexhaustible, implementing such a project,
estimated to cost over US$500 billion, takes time.
"It would take about
10-15 years for the countries of the region to generate enough clean power from
the deserts to provide for their own local demand," Gerhard Knies of TREC
told SciDev.Net.
"Realistically they could
start exporting to Europe in about 30 years."
Knies added that all countries
in the region had been contacted, with Algeria, Jordan, Libya and Morocco so far
providing positive feedback.
Initial plans for constructing
such plants are already under way, he said, and TREC plans to launch pilot
projects, including one in Yemen costing about US$7.5 billion. If launched,
desalinated water from the Red Sea would supply the city of Sana'a.
5/11
"Si ça continue, la récession économique est certaine"
http://permanent.nouvelobs.com/economie/20061031.OBS7675.html
Sylvie
Faucheux, présidente de l'Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines
et auteure d'ouvrages sur le lien entre économie et écologie
L'économiste britannique Nicholas Stern a rendu lundi
les résultats de son rapport. Il indique qu'une récession d'ampleur
"catastrophique" pourrait être la conséquence du réchauffement
climatique. Etes-vous d'accord avec ses prévisions ?
- Parfaitement. De nombreux rapports et ouvrages ont déjà fait état de
l'aspect inquiétant de ce dossier. Cependant, il est assez rare qu'on retienne
les effets de l'écologie sur l'économie. La sonnette d'alarme écologique est
entendue, mais pas son coût économique. L'entente mondiale à ce sujet n'est
toujours pas évidente à atteindre car les phases économiques des pays
industrialisés ne sont pas les mêmes que celles des pays en pleine phase de
croissance. Néanmoins, la prise de conscience est importante car il faut savoir
que les pertes directes sont infimes en rapport aux pertes indirectes, sociales
ou politiques. Trop de catastrophes climatiques entraînerait invariablement des
migrations et des tensions, car il na faut pas oublier que certains pays peuvent
faire faces à de telles catastrophes, mais d'autres pas.
Le première étape importante au niveau de la gestion mondiale de
l'environnement fut sans doute l'accord de 1998 à Montréal. Il s'agissait de
réagir sur les émissions de CFC (Chloro-Fluoro-Carbone) afin de stopper le
trou de la couche d'ozone. Les CFC ont depuis disparu des productions
industrielles mais leur durée de vie peut aller jusqu'à 100 ans ! C'est
pourquoi il est important de ne rien négliger. Nous sommes actuellement dans la
fourchette la plus haute des prévisions des spécialistes, c'est à dire le
pire cas de figure. Si ça continue, la récession économique est certaine et
son ampleur sera effectivement "catastrophique".
Pouvez-vous nous expliquer comment le réchauffement climatique peut-il
engendrer une telle récession ?
- Le fautif est, majoritairement, le CO2. L'effet de serre dont on parle souvent
est un phénomène naturel dont l'homme a besoin. Le problème n'est pas là. Le
problème, c'est l'accroissement de l'émission de CO2 dû à l'homme qui rend
ce phénomène dangereux. Le gaz carbonique est partout : dans les transports,
dans les centrales thermiques, les centrales qui fonctionnent au charbon… Sa
présence n'est pas un souci, mais l'accélération de sa production via les
grandes entreprises et les productions industrielles en est un. Il faut réduire
nos dépenses d'énergie. Ainsi, ces problèmes climatiques deviennent des
problèmes économiques. La hausse des incendies et des sécheresses montrent
les perturbations du climat. Les infrastructures et l'industrie en pâtissent.
Une crue de la Seine aurait des effets destructeurs sur les transports, les
bâtiments et le commerce. Et ce cas de figure n'est pas exclu. Une sécheresse
entraîne des pertes agricoles importantes et des changements de cycle
irrécupérables en terme de productivité. Certains pays, comme les Pays-Bas,
ont anticipé et ils ont mis en place des programmes permettant de limiter
l'effet néfaste du réchauffement climatique pour préserver la planète, mais
également pour éviter une situation économique critique.
Sir Nicholas Stern estime que le paiement d'1% du PIB mondial pourrait éviter
cette récession économique. Pensez-vous que ce soit suffisant ?
- Oui, si on agit maintenant. Les pertes économiques directes dues au
changement climatique étaient évaluées a 4 milliards dans les années 50-60.
Entre 1990 et 1999, elles sont passées à 40 milliards! Et ce n'est que pour
les pertes directes. De plus, en 1950, les assurances prenaient en charges les
dégâts dus aux catastrophes naturelles. En 1990, les assurances refusaient de
couvrir environ 70% des pertes directes occasionnées. En 1999, lors de la
tempête de décembre, 15 millions d'euros ont été dépensés pour la
catastrophe en elle-même.
Le réchauffement climatique est le plus gros problème auquel nous allons avoir
à faire face prochainement. Il faut trouver des accords, comme celui de Kyoto,
et en faire découler des adaptations éventuelles qui pourraient permettre à
des pays en voie de développement de les respecter sans trop perdre de leur
croissance. La mise en place de systèmes de financement et de mécanismes
conjoints permettrait aux différents pays d'économiser de l'énergie et de
récupérer des permis. Normalement, en 2012, un pays comme les Etats-Unis,
devrait payer environ 1,34% du PIB. Certes, ils n'ont pas ratifié Kyoto, bien
qu'ils aient été parmi les artisans de ce protocole avant le gouvernement
Bush. Cependant, ils font partie des plus gros investisseurs en matière de
recherche sur la séquestration du carbone. De plus, beaucoup d'Etats (en
Californie ou à Chicago) mettent en place des programmes d'économie
d'énergie. Maintenant, il faut agir en attendant 2012, date de la prochaine
échéance mondiale sur ce problème.
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20/10 Le
Top 10 des appareils électriques selon le WWF
http://www.wwf.be/fr/index.cfm?group=news&menu=newsroom.cfm&page=newsroom/lire.cfm&id=479
Le WWF lance ce matin www.topten.be ,
un site qui présente les électroménagers les moins énergivores. Topten.be
montre le chemin !
Le WWF a sélectionné les réfrigérateurs, les congélateurs
et les machines à laver les plus efficients disponibles sur le marché belge et
présente les résultats sur www.topten.be.
Vous y trouverez aujourd'hui déjà, près de 150 appareils. Pour chaque produit ;
la photo, le prix, la consommation énergétique et les différentes fonctions
sont affichés.
« Les ménages représentent un quart de la
consommation d'électricité en Belgique, les appareils tels que les réfrigérateurs
ou les machines à laver en sont pour une grande partie responsables »,
signale Sam Van den plas, Climate Change Officer au WWF. « Topten.be
offre la possibilité à chacun d'entraver le changement climatique en réduisant
sa consommation d'énergie, et permet par la même occasion d'épargner de
l'argent. » Par exemple, une machine à laver de classe AAA permet sur
toute sa durée de vie, d'épargner environ €250 en comparaison avec un
appareil de classe B. Pour les réfrigérateurs et les congélateurs, la différente
est encore plus frappante. Un appareil A++ permet d'épargner au moins €400 d'électricité
par rapport à un frigo moins performant.
Le WWF travaille de concert avec Greenpeace, et a obtenu le
soutien de la Ministre bruxelloise en charge de l'environnement et de l'énergie,
Evelyne Huytebroeck : « La Région bruxelloise a octroyé l'an
dernier plus de 13 000 primes pour l'achat d'électroménagers énergétiquement
plus rentables. Topten montre d'une manière très pratique quels appareils
pourraient être avantageusement remplacés et à combien peut s'élever l'économie
d'énergie ainsi réalisée. »
Mais le site ne s'arrête pas là. Dans les années à venir,
www.topten.be deviendra la référence
en matière d'achat de produits économiques et respectueux de l'environnement.
Il sera complété par l'évaluation de l'efficacité énergétique des
appareils de bureau et de domotique.
Le succès du site suisse, Topten.ch, prouve qu'il existe une
demande pour ce genre d'informations. Ce site a reçu l'an dernier près d'un
million de visiteurs et offre des renseignements sur plus de 1200 produits. La
ville de Zurich a d'ailleurs basé sa politique d'achat sur les critères repris
par Topten.
Des initiatives semblables ont été prises dans 10 autres
pays européens.
19/10
Energie éolienne : le prototype Kite Gen
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39473.htm
Notre planete possede une enorme ressource energetique renouvelable non
exploitee : le vent a haute altitude, plus constant et plus puissant que celui
en surface de la terre. Massimo Ippolito, expert turinois en avionique, envisage
l'idee de concevoir un systeme capable de capturer cette ressource.
Le systeme Kite wind generator devient une realite. Ce projet
a implique l'Universite Polytechnique de Turin, la societe Sequoia Automation et
la region Piemont pour la realisation d'un premier prototype du systeme Kite
wind. "Un projet de 500.000 euro, cofinance, qui devrait fournir ses
premiers resultats avant septembre - explique Mario Milanese, enseignant au
Polytechnique et responsable du projet - la phase preliminaire est necessaire
pour ensuite passer a la realisation du premier exemplaire de KiteGen".
Les objectifs finaux sont extremement ambitieux :
"Prenons une centrale nucleaire d'un gigawatt. Elle possede une zone
interdite aux vols d'un kilometre de hauteur pour cinq de longueur. Et bien,
nous prevoyons d'utiliser le systeme KiteGen d'une puissance d'au moins un
gigawatt dans le meme espace. L'equivalent exact de la centrale nucleaire mais
utilisant une source renouvelable" explique Ippolito. "Nous avons
effectue les simulations sur le calculateur utilisant des modeles aerodynamiques
et des systemes de controle developpes par notre equipe de recherche. Par
rapport aux actuelles eoliennes (qui exploite seulement le vent de basse
altitude), l'occupation territoriale d'un KiteGen peut etre 50 fois inferieurs,
et le cout du kilowatt heure est vingt fois moins eleve que celui du
petrole" ajoute Milanese.
Cependant, il s'agit d'un projet sophistique, impliquant la
sensometrie, l'automatique, la simulation mathematique et les nouveaux
materiaux. "Les premieres donnees de faisabilite du KiteGen s'obtiennent
par la recuperation des donnees provenant de senseurs, qui sont desormais des
dispositifs de cinquante grammes et transmettent en temps reel la position d'une
aile dans l'espace a chaque instant. Les donnees arrivent a un ordinateur qui
controle chaque aile du systeme KiteGen connectee a une plateforme rotative,
capable de produire de l'electricite a partir d'un generateur electromagnetique
a anneau".
En septembre, le prototype KiteGen de 20 kWh devrait subir
des tests au niveau de sa sensorialite, de ses materiaux (cordes en polymeres
hyper resistants) et de la forme de ses ailes. Ce prototype pourrait s'etendre a
une plateforme rotative de 1600 metres de diametre, capable de produire de
l'electricite a partir de 15 tours par heure.
Si tout va bien, l'equipe turinoise, pourra demontrer, en
2006, la faisabilite d'une authentique revolution energetique.
Sources : Il Sole 24 Ore, 13/07/2006
http://www.sequoiaonline.com/blogs/ARCHIVIOscelti/progetto_eng.htm
http://sequoiaonline.com/blogs/ARCHIVIOscelti/filmkwg.mov
Mentions légles: Cette information est un
extrait BE Italie numero 48 du 6/10/2006 redige par
l'Ambassade de France en Italie. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un
service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com
18/10
Transformer les déchets de l'agriculture pour créer de l'énergie
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39569.htm
Un appareil de traitement des déchets vient d'être développé par l'Université
de Western Ontario et l'entreprise Agri-Therm Ltd., fabricant d'équipement
destiné aux bio-huiles et aux produits de biomasse. Les déchets agricoles sont
transformés en bioproduits et en combustibles d'énergie renouvelable,
permettant de fournir une source de revenu supplémentaire pour les
agriculteurs. Le prototype, du nom de Fast Pyrolysis Machine, développé
par les professeurs Franco Berruti et Cedric Briens de l'Université de Western
Ontario, mesure environ 7 mètres de long et est monté sur une remorque afin de
pouvoir être transporté sur la plupart des routes. Grâce au principe de pyrolyse
(décomposition thermique de la biomasse à des températures supérieures a
200.C en l'absence d'air), la machine décompose et transforme diverses matières,
dont la canne à sucre, le tabac, la paille de riz et le café en biocarburant.
Les produits issus de la transformation peuvent servir de combustibles, de
produits pharmaceutiques et d'additifs alimentaires. Ils permettraient aux
agriculteurs d'avoir une autre source de revenu et de réduire la pollution grâce
à la production de combustibles ne contenant pas de soufre.
Pour en savoir plus, contacts :
- Université de Western Ontario, Chemical and Biochemical Engineering -
Franco Berruti - tel : +1 519 661 2128 - email : berruti@eng.uwo.ca
- Cedric Briens - tel : +1 519 661 2145 - email : cbriens@uwo.ca
Sources : http://www.eng.uwo.ca/research/fluidization/news.htm
Rédacteur : Said Karfa, TORONTO, att-scientifique@consulfrance-toronto.org
Mentions légales: Cette information est un extrait BE Canada
numéro 305 du 12/10/2006 rédigé
par l'Ambassade de France au Canada. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un
service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com
17/10
France : Elections présidentielles : les 10 fondamentaux pour
l'environnement de Corinne Lepage
http://www.actualites-news-environnement.com/20061014-fondamentaux-environnement-corinne-lepage.php
« Depuis 30 ans, je me bats comme avocate ou
responsable associatif contre la destruction de notre environnement. J'ai eu
l'honneur, à ce titre, d'être classée par le Programme des Nations Unies pour
l'Environnement parmi les 25 femmes dans le monde qui agissent pour
l'environnement », a précisé dans un communiqué, Corinne Lepage,
candidate à la présidentielle 2007 pour le parti politique CAP 21.
« La prise en compte des facteurs liés à
l'environnement est aujourd'hui fondamentale. Nous ne pouvons plus concevoir
d'action dans les sphères économiques, politiques ou sociales sans mesurer
leur impact environnemental. Plus que de l'inconscience, c'est un acte criminel
dont nous paierons les conséquences dans les dix ans à venir. Oui, seuls deux
mandats présidentiels nous séparent de l'irrémédiable. »
« Oui, je suis candidate à l'élection présidentielle,
et à ce titre, je défends un programme innovant qui place l'écologie au
centre de notre vie démocratique. Mais je n'ai pas le monopole de la raison. Le
temps des constats est derrière nous, nous entrons dans l'ère des solutions »,
a ajouté Corinne Lepage.
« Pour cela, j'appelle toutes les candidates et tous
les candidats à s'engager dans le respect de ces dix points qui sont le minimum
vital. Par-delà nos différences réelles, nous appelons à l'engagement
de réformes structurelles minimisant notre emprise sur notre Terre. Nous
signons cet appel et nous nous engageons une fois au pouvoir à bâtir toute
politique dans le respect de ces dix points comme socle préalable à toute
politique. »
Selon Corinne Lepage, ces dix points fondamentaux pour
l'environnement sont :
16/10
Un rapport estime que la France peut diviser par 4 ses émissions de gaz
à effet de serre
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-821439@51-819984,0.html
LE MONDE | 09.10.06 | 15h46 • Mis à
jour le 09.10.06 | 15h46
Est-il possible, d'ici à 2050, de diviser par quatre les émissions
françaises de gaz à effet de serre ? "La réponse est oui. Est-ce que
c'est facile ? La réponse est clairement non."
Tout est dit dans cet avis exprimé par le groupe d'experts
chargé par le gouvernement d'une étude sur une réduction drastique des émissions
françaises. Ses conclusions ont été rendues publiques, lundi 9 octobre, lors
d'un colloque au ministère des finances.
Ce rapport supervisé par l'économiste Christian de
Boissieu, président du Conseil d'analyse économique découle de l'engagement,
annoncé en 2003 par le premier ministre Jean-Pierre Raffarin, et confirmé par
Jacques Chirac en 2005, de diviser par quatre les émissions polluantes en moins
d'un demi-siècle.
Pourquoi ce chiffre ? Parce que, si l'on veut limiter le réchauffement
de la planète à 2 oC, il faudra limiter la concentration atmosphérique
de dioxyde de carbone (CO2) à 450 ppm (parties par million). Pour y
parvenir, l'humanité doit plafonner ses émissions annuelles de carbone à 4
milliards de tonnes, soit 0,6 t pour chacun des 6 milliards d'humains de la planète.
Comme les pays les moins riches vont, en se développant,
atteindre progressivement ce niveau, les pays industrialisés doivent réduire
substantiellement leurs rejets. La France devait ainsi passer de 140 millions de
tonnes à 38 millions.
Peut-on attendre 2040 pour s'engager en espérant que des
technologies seront alors disponibles pour opérer cette réduction ?
Certainement pas. L'accroissement de l'effet de serre est un phénomène
cumulatif. "Plus nous agirons tard, écrivent les rapporteurs, plus
il sera difficile de revenir à un niveau d'émissions absorbable par la biosphère,
plus les concentrations atmosphériques seront élevées et plus les effets
perturbateurs seront importants".
S'il est indispensable de poursuivre et d'accentuer les
recherches dans de nombreux secteurs technologiques pour réduire l'effet de
serre, les experts préviennent que l'on ne peut se reposer sur elles seules. De
même, il apparaît que le nucléaire, le solaire et l'éolien ne sont pas la
solution à tous nos maux.
"L'énergie nucléaire en Europe représente 6 % de l'énergie
finale, 2 % dans le monde, 17 % en France. Au vu de ces pourcentages, il
n'apparaît pas justifié, pour bâtir une stratégie climat, de centrer le débat
sur l'énergie nucléaire."
Quant aux "énergies renouvelables (soleil, éoliennes)
si souvent mises en avant, (elles) ne constitueront pas la panacée et la
solution à tous les problèmes". En revanche, la biomasse, et
notamment la filière bois, semble présenter un potentiel très important.
Enfin, on ne peut se reposer sur les seules forces du marché.
Il n'est pas certain que le prix du pétrole montera assez rapidement pour
orienter différemment le système énergétique, et des substituts comme le
charbon ou les schistes bitumineux, très polluants, pourraient se voir privilégiés
par les industriels.
L'accent doit être mis sur "la maîtrise de la
demande d'énergie". C'est là que les actions à mener sont "à
la fois très nombreuses, souvent peu onéreuses, et disponibles relativement
rapidement". Aussi faut-il agir prioritairement sur le transport et
le bâtiment qui sont responsables de plus de la moitié des émissions françaises.
L'adaptation de l'habitat à ces nouvelles conditions représente
d'ailleurs un "marché de plusieurs centaines de milliards d'euros d'ici
à 2050". Quant au transport, il faut agir sur la motorisation des
voitures, en instaurant une vignette écologique et en lançant un marché du
carbone entre constructeurs.
L'enjeu est énorme. Mais, insistent les rapporteurs, "la
lutte contre les changements climatiques implique une transformation de l'économie
et de la société mondiales".
Reste à convaincre les citoyens de cette politique. Leur
comportement est sans aucun doute "la question la plus délicate à
traiter dans les scénarios de demande d'énergie".
Hervé Kempf
Article paru dans l'édition du 10.10.06
15/10
L'UE souhaite promouvoir les énergies renouvelables dans les pays en développement
http://www.actu-environnement.com/ae/news/1987.php4
La Commission européenne a proposé vendredi la création
d'un fonds mondial de capital-risque pour encourager, dans les pays en développement
et les économies en transition, l'investissement privé dans les projets de
promotion de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Baptisé
GEEREF (Global Energy Efficiency and Renewable Energy Fund), cette initiative permettra
de proposer des services énergétiques propres, fiables et d'un coût abordable
aux quelques 1,6 milliard de personnes dans le monde qui n'ont pas accès à l'électricité,
a indiqué M. Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l'environnement.
D'après la commission européenne, la croissance de la demande de pétrole
pourrait être réduite de moitié si la part des énergies renouvelables dans
la production d'électricité mondiale était portée à 34 % en 2050 contre 13
% actuellement. Selon l'Agence internationale de l'énergie, cela permettrait
aussi de réduire les incidences sur l'environnement, et notamment de ramener
les futures émissions de dioxyde de carbone à leur niveau actuel. Mais pour
l'heure les projets de promotion de l'efficacité énergétique et des énergies
renouvelables attirent très difficilement les capitaux commerciaux. Les problèmes,
selon la commission, ont essentiellement trait au manque de capital-risque, qui
représente une garantie importante pour les prêteurs. Le but du GEEREF
consiste à donc d'offrir de nouvelles possibilités de partage des risques et
de cofinancement afin d'encourager les investissements commerciaux nationaux et
internationaux. Les problèmes d'accès à l'énergie sont un obstacle majeur
dans les régions qui ont déjà du mal à attirer les capitaux, a expliqué
Louis Michel, le commissaire chargé de l'environnement. Ce Fonds permettra
de mobiliser les investissements privés et deviendra une véritable source de développement,
en particulier pour l'Afrique, a-t-il ajouté.
Plutôt que de financer directement les projets, le GEEREF stimulera la création
de sous-Fonds régionaux spécifiquement adaptés aux conditions et aux besoins
régionaux. Certains sont prévus pour la région ACP (Afrique, Caraïbes et
Pacifique), l'Afrique du Nord, les pays d'Europe de l'Est non-membres de l'UE,
l'Amérique latine et l'Asie. L'accent sera mis sur les investissements d'un
montant inférieur à 10 millions €, ceux-ci étant le plus souvent ignorés
par les investisseurs commerciaux et les institutions financières
internationales, indique l'institution européenne.
La Commission compte doter le Fonds d'une contribution de démarrage de 80
millions € pour les quatre années à venir et espère que d'autres sources
publiques et privées porteront cette dotation à au moins 100 millions € ce
qui devrait permettre de mobiliser 300 millions € de capital-risque supplémentaire,
voire à plus long terme jusqu'à 1 milliard €. Selon la Commission, des
investissements d'un milliard d'euros permettraient de mettre sur les marchés
des pays tiers une capacité de production d'énergie respectueuse de
l'environnement proche de 1 gigawatt, qui assurerait la fourniture de services
énergétiques durables à un nombre d'individus compris entre 1 et 3 millions.
Cela contribuerait à supprimer 1 à 2 millions de tonnes d'émissions de CO2
par an !
14/10
Des emballages alimentaires comestibles développés par l'Université
Publique de Navarre
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39492.htm
A partir de la thèse de Javier Oses, intitulée "Développement, caractérisation
et applications alimentaires des emballages comestibles à base de protéines de
sérum de lait, amidon et gomme d'acacia", différents emballages
comestibles ont été analysés, dans le but d'évaluer leurs possibles
applications alimentaires. Cette thèse a été dirigée par le professeur du Département
de Chimie Appliquée de l'Université Publique de Navarre, Juan Ignacio Mate
Caballero.
Ces emballages sont particulièrement efficaces pour
conserver les aliments riches en acides gras polysaturés susceptibles de
souffrir d'une oxydation, comme c'est le cas pour les fruits secs, les viandes
ou quelques poissons comme le saumon.
Actuellement, les trois systèmes de conservation les plus utilisés par
l'industrie alimentaire sont les emballages sous vide, les emballages à atmosphère
contrôlée et les films d'aluminium.
Pour l'instant, cette méthode d'emballage est encore en phase de recherche et
son exploitation commerciale est retardée par son coût encore élevé. La durée
de vie des aliments sera prolongée et l'emballage ne détériorera pas
l'environnement car il n'utilise pas de matières nocives.
Un des projets actuels du groupe de recherche en Technologie des Aliments de
Université Publique de Navarre est de développer un film d'emballage
comestible pour le Turon et remplacer ainsi le papier d'aluminium traditionnel.
Pour en savoir plus, contacts :
Juan Ignacio Mate Caballero- Université Publique de Navarre, Pamplona -
http://www.unavarra.es/ , infoweb@unavarra.es
- tel: 948 169000 , fax: 948 169169 - email:
juan.mate@unavarra.es - tel: (+34)
948 16 9092, fax : (+34) 948 16 9893 ou (+34) 948 16 91 69
Sources : Université Publique de Navarre, 25/08/2006
Redacteur : Laure-Amandine Carrois, service.scientifique@sst-bcn.com
Mentions légales: Cette information est un extrait BE
Espagne numero 56 du 10/10/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Espagne.
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13/10
La maison écolo sortira bientôt de terre
Ces maisons ont déjà un surnom : « les villas du futur ».
Début 2008, la commune de Saint-Priest devrait accueillir le premier
lotissement le plus écologique de France dans un quartier où sont déjà
sorties de terre plusieurs maisons aux normes « Haute qualité environnementale
» (HQE). Ce projet novateur est présenté sur le stand du promoteur MPC au
Salon de l'immobilier, qui s'ouvre aujourd'hui au palais des Congrès.
Triple vitrage, capteurs solaires, toitures végétalisées...
cette trentaine de villas en ossature bois est un concentré de techniques
innovantes en matière d'économie d'énergie. Ainsi, les propriétaires ne
paieront plus que 90 e de chauffage par an. Et s'ils investissent dans l'option
« énergie positive », ils pourront même au bout d'une dizaine d'années
gagner de l'argent grâce à l'électricité supplémentaire produite et
revendue à EDF. Ces maisons consommeront quatre fois moins de kilowatts par
heure que les préconisations actuelles du Grand Lyon. Soit une économie de 68
% par rapport au budget énergétique d'une maison traditionnelle.
12/10
More efficient solar cells
http://www.technologyreview.com/read_article.aspx?id=17577&ch=energy
A semiconductor material with
three energy bands uses more sunlight, by trapping low-energy photons.
By Prachi Patel-Predd
Researchers at Lawrence
Berkeley National Laboratory (LBNL) have created a new type of semiconductor material designed to
improve the efficiency of solar cells by capturing low-energy photons.
Traditional solar cells
respond only to a narrow spectrum of sunlight, making them highly inefficient.
In the language of physicists, solar cells convert light with wavelengths
corresponding to the energy it takes for electrons to jump from the valence band
to the conduction band. Photons with lower energy pass right through the
material.
The new semiconductor material
can capture these low-energy photons for electricity, which could make solar
cells with efficiencies of around 45 percent, compared with 25 percent for
conventional cells that use a single semiconductor and 39 percent for cells with
layers of mixed semiconductors.
The new semiconductors have
three energy bands instead of the usual two (valence and conduction). The third
band lies below the conduction band, effectively splitting the gap between the
valence and conduction bands into two smaller parts. "This helps low-energy
photons to participate in the process because they can excite [electrons] to the
[intermediate] band and then up. It's like a stepping stone," says Wladek
Walukiewicz of LBNL's Materials Sciences Division, who developed the
semiconductor with colleague Kin Man Yu.
The researchers found that
introducing a few atoms of oxygen into a zinc-manganese-tellurium (ZnMnTe) alloy
splits the compound semiconductor's conduction band into two parts. Similarly,
adding nitrogen to a semiconductor such as gallium arsenide phosphide will also
give a multi-band semiconductor.
LBNL has licensed the
technology to RoseStreet
Labs, a startup in Phoenix, AZ, which plans to
commercialize solar cells made from these multi-band semiconductors. Because
it's an entirely new technology, though, it's hard to say when such a solar cell
will be available, Walukiewicz says.
Existing solar cells with the
best efficiencies--those as high as 39 percent--convert light into electricity
by using different semiconductor materials with different band ggaps, which are
stacked on top of each other to capture a broader spectrum of light wavelengths.
But these solar cells are expensive, limiting their application to uses in
satellites. A device made from a single, multi-band semiconductor would likely
be cheaper and easier to make, says Walukiewicz.
Nonetheless, adding oxygen to
the ZnMnTe alloy is hard, because oxygen does not mix readily with tellurium. To
make the new materials, then, the researchers have developed a method that
implants highly energetic oxygen atoms into the alloy using an ion beam. Then
they use "a very short pulse of laser to melt the material and rapidly
regrow it so that the oxygen is all trapped inside," says Yu.
Making a solar cell from
gallium arsenide phosphide should be easier, the researchers say, because
gallium arsenide compounds can be grown layer by layer.
To reach 40 percent
efficiency, though, the semiconductor material and solar cell will have to meet
some fundamental requirements of physics, says Sarah Kurtz, a senior scientist
at the National
Renewable Energy Laboratory in Golden, CO. For instance, efficiency goes down if
the material has defects or if electrons and "holes" combine in the
solar cell and create photons. But, says Kurtz, if the LBNL researchers are able
to overcome these challenges, "this would represent a breakthrough."
11/10
Des scientifiques développent un nouveau matériau pour le stockage
d'hydrogène
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39355.htm
Un nouveau mécanisme de déshydrogenation du lithium borohydride (LiBH4), un
nouveau matériel de stockage de l'hydrogène, a été développé par des
chercheurs du Laboratoire de l'énergie, de la science et de la technologie
(appartenant au SIMIT, l'Institut des microsystèmes et des technologies de
l'information à Shanghai), en partenariat avec des chercheurs de l'Université
de Nottingham.
LiBH4, grâce à sa grande capacite de stockage de l'hydrogène, est largement
reconnu comme un matériau d'avenir pour les véhicules propres et il est devenu
une priorité des recherches actuelles. Cependant, les conditions de réaction nécessaires
à sa déshydrogenation (hautes pression et température) en font un matériau
difficile à exploiter.
Le mélange de LiBH4 et d'hydrure de magnésium (MgH2) pourrait leur permettre
de s'affranchir de ces problèmes, le magnésium étant un excellent catalyseur.
Les résultats de ces recherches ont été publiés dans le journal Chemical
Communications (2006, DOI: 10.1039/b607869a).
Sources : Académie des sciences de Chine,
http://english.cas.cn/eng2003/news/detailnewsb.asp?InfoNo=26203
Redacteur : Matthieu MASQUELIER
Mentions légales: Cette information est un extrait BE Chine
numéro 33 du 2/10/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Chine. Les
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10/10
Une nouvelle méthode de recyclage de la boue développée en Chine
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39350.htm
Une équipe de chercheurs de l'Institut d'environnement, de biologie et de géochimie
de l'Université du Zhejiang à Hangzhou dirigée par WENG Huanxin, aurait développé
une méthode pour transformer à bas coût les boues d'épuration produites lors
du traitement des eaux usées en matériaux destines à la construction (ciment,
brique,...).
Ces boues menacent à l'heure actuelle plus de 700 villes en Chine. Pékin en
produit à elle seule 1000 tonnes par jour, tandis que Shanghai ou Shenzhen en
produisent respectivement 700 et 300 tonnes. Les perspectives d'évolution sont
des plus alarmantes, les experts estimant que la quantité de ces boues
augmentera de 10 à 15% par an les prochaines années, du fait de l'urbanisation
et de l'augmentation du niveau de vie en Chine.
La nouvelle technique développée par WENG Huanxin et son équipe consiste à sécher
cette boue à basse température pour fixer les éléments toxiques et ensuite
la mélanger à de l'argile pour cuire le mélange sans vapeurs toxiques et les
transformer ainsi en briques de construction aux propriétés mécaniques intéressantes.
Sources : Le quotidien du peuple, http://french.people.com.cn/4802485.html
Rédacteur : Matthieu MASQUELIER
Mentions légales: Cette information est un extrait BE Chine
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9/10
Réduire les ponts thermiques dans le bâtiment http://boutique.cstb.fr/dyn/cstb/fiche_produit.asp?sku=353&preview=1
Guide Pratique
Mieux les connaître pour mieux les
traiter.
Les ponts thermiques, de véritables «
trous » à travers l’enveloppe du bâtiment : comment les traiter pour éviter
10 à 40% de déperditions énergétiques supplémentaires ?
8/10
Un réfrigérateur magnétique écologique, silencieux et économe
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39248.htm
Les départements des piles à combustible et de chimie des états solides du
laboratoire de Riso (a Roskilde) travaillent depuis 2000 dans le domaine des matériaux
magnétocaloriques et de la réfrigération magnétique L'équipe de Riso a
commencé récemment à développer une nouvelle technique de réfrigération
Cette technique pourrait à terme révolutionner le marché de la réfrigération
puisqu'elle pourrait produire des réfrigérateurs bons pour l'environnement,
silencieux et consommant moins.
La réfrigération magnétique est une technologie émergeante qui utilise des
matériaux solides et non-volatiles comme composants actifs ainsi que l'eau et
l'alcool comme moyen de transport de la chaleur. Cette technique est prometteuse
pour produire un refroidissement "écologique" et énergiquement
efficace, à des prix compétitifs.
Les techniques de refroidissement traditionnelles qu'on trouve dans les frigos
d'intérieur des maisons utilisent des compresseurs pour atteindre un cycle de
refroidissement, constitué de la liquéfaction et de l'évaporation d'un gaz réfrigérant.
Cette technologie est au point et fiable mais présente néanmoins un nombre
d'inconvénients parmi lesquels le fait que la plupart des gaz réfrigérants
utilisés contribuent à l'effet de serre et le fait que les compresseurs de
petite taille sont en fait inefficaces. Ajouté au fait que le marché des unités
réfrigérantes de petite taille représente 140 millions unités par an, ceci
pousse la recherche vers d'autres technologies réfrigérantes alternatives.
Illustration disponible sur le web a l'url :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39248.htm
La réfrigération magnétique repose sur les propriétés que certains matériaux
magnétiques possèdent : l'effet magnétocalorique. La température de ces matériaux
change quand on leur applique un champ magnétique extérieur. Cet effet se
produit à la fois dans les métaux et dans les matériaux céramiques. Cet
effet a été découvert en 1881 dans le fer par le physicien allemand Emil
Warburg. La température du matériau augmente habituellement quand on lui
applique un champ magnétique et diminue quand on enlève ce champ.
Un matériel magnétocalorique peut donc être utilisé comme élément
actif dans le système réfrigérant L'appareil peut alors fonctionner dans un
cycle à 4 temps comme le montre la figure ci-dessus. L'avantage des matériaux
céramiques comme matériaux magnétocaloriques est que, contrairement aux métaux,
ils ne corrodent pas dans l'eau et que le spectre de leurs températures actives
peut être contrôlé avec précision.
Pour en savoir plus, contacts :
Nini Pryds, Centre de recherche Riso - tel: +45 4677 5752 - email:nini.pryds@risoe.dk
Sources : Copenhagen Capacity, http://www.copcap.com,
02/06/06
Rédacteur : N. Pryds, H. Dornier
Mentions légales: Cette information est un extrait BE
Danemark numéro 13 du 26/09/2006 rédigé par l'Ambassade de France au
Danemark. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont
accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com
7/10
Un nouveau dispositif de chauffage combine la géothermie et le solaire
thermique de manière optimale
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39271.htm
Une installation "geo-solaire thermique" a été développée
conjointement par la société de géothermie GEFGA et par l'entreprise de
toiture en zinc et collecteurs solaires RHEINZINK. Cette installation pilote a
pour objectif de combiner de manière optimale les avantages de la géothermie
et du solaire thermique pour assurer l'alimentation énergétique des bâtiments.
Dans un système "geo-solaire thermique", l'installation solaire est
reliée au cycle géothermique : en hiver, la pompe à chaleur utilise la
chaleur du sous-sol pour chauffer l'habitation ; en été, le sous-sol récupère
l'énergie excédentaire générée par l'installation solaire. Ce dispositif
permet d'améliorer le cycle de la pompe à chaleur et diminue la consommation
électrique nécessaire à son fonctionnement. Afin d'optimiser cette
installation, l'institut de recherche sur l'énergie solaire de Hameln
entreprendra une série de tests d'exploitations durant les deux prochaines années.
Ce projet de recherche est soutenu par la fondation allemande pour
l'environnement (DBU). Le "geo-solaire thermique" sera l'un des thèmes
du 9e forum de géothermie qui se déroulera du 15 au 17 Novembre a Karlsruhe.
Pour en savoir plus, contacts :
- http://www.gefga.de/geosolarthermie
- http://www.rheinzink.de
- Fédération de l'industrie géothermique allemande - tel : +49 5907 545 -
email : geothermische-vereinigung@t-online.de
- http://www.geothermie.de/
Sources : Dépêche idw, communique de la fédération de
l'industrie géothermique allemande - 15/09/2006
Rédacteur : Dimitri Pescia, dimitri.pescia@diplomatie.gouv.fr
6/10
Nouveau programme de subventions pour les services de consultation énergétique
dans les bâtiments
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39272.htm
Le Ministère fédéral de l'économie et de la technologie (BMWi) prolonge
jusqu'à fin 2009 son programme de subventions pour les services de consultation
énergétique dans les bâtiments Ce programme est une contribution importante
à la réduction de la consommation énergétique et à
la diminution des émissions de CO2 dans le secteur des bâtiments
Dans le cadre de ce programme, des subsides (pouvant s'élever à 400 euros)
sont alloués aux propriétaires qui font appel à un service de consultation énergétique
Ces consultations permettent d'établir une liste de recommandations afin améliorer
l'efficacité énergétique des bâtiments (amélioration de l'isolation
thermique, remplacement des installations de chauffage, utilisation des énergies
renouvelables). Ces consultations - déjà très populaires en Allemagne - sont
aujourd'hui en plein essor : le nombre de consultations au premier semestre 2006
a été multiplié par 5 par rapport à 2004.
L'Allemagne consacre depuis plusieurs années un effort considérable à l'amélioration
de l'efficacité énergétique du secteur des bâtiments : renforcement
progressif des décrets sur les économies d'énergie, vaste programme de
financement pour la rénovation des bâtiments anciens, promotion de
l'innovation technologique dans le domaine des maisons écologiques, campagnes
d'information et valorisation sociale des efforts d'efficacité énergétique
Mentions légales: Cette information est un extrait BE
Allemagne numéro 304 du 27/09/2006 rédigé par l'Ambassade de France en
Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont
accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com
5/10
BioLogio : de l'énergie à partir de la biomasse
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39273.htm
Ces dernieres années en Allemagne, le marché de l'énergie issue de la
biomasse s'est developpé pour atteindre un niveau économique significatif. Néanmoins,
la logistique liée à l'utilisation du bois
comme combustible n'est pas encore optimale. C'est pourquoi l'institut
Fraunhofer IML souhaite répondre à ces
questions de logistique dans le cadre du projet "BioLogio - Développement
et mise en place de structures logistiques régionales pour encourager
l'utilisation durable de la biomasse comme source d'énergie en Allemagne".
Ce projet est financé par le ministère fédéral de l'environnement.
Le projet BioLogio permet aux différents acteurs de terrain d'échanger des
savoir-faire et des informations avec pour objectif de proposer des solutions
aux problèmes logistiques que pose l'utilisation du bois. Il s'agira d'étudier
les infrastructures à mettre en place à
l'avenir pour optimiser l'utilisation du combustible bois.
Concrètement, une série d'entretiens, d'ateliers et de visites seront organisés
entre les experts régionaux pour favoriser les échanges d'expériences et le développement
de solutions adaptées. En outre, les sources de combustibles seront également
étudiées.
Pour en savoir plus, contacts :
http://www.iml.fraunhofer.de
Sources : Dépêche idw, communique de presse de l'institut Fraunhofer IML -
22/09/2006
Rédacteur : David Boucard, david.boucard@diplomatie.gouv.fr
Mentions légales: Cette information est un extrait BE Allemagne numéro 304 du
27/09/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins
Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com
4/10
Paris et Berlin pour un durcissement des objectifs de Kyoto
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39274.htm
La lutte contre le réchauffement climatique doit être renforcée, le protocole
de Kyoto n'étant qu'un premier pas dans la bonne direction. Plaidant pour un
"objectif plus ambitieux" pour l'UE, le ministre allemand de
l'Environnement Sigmar Gabriel a estimé qu'il faudrait qu'elle réduise de 30%
ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2020, responsables du réchauffement
climatique. Pour l'Allemagne, un tel objectif correspondrait à une réduction
de 40% de ses émissions, a-t-il ajouté devant la presse. "Il
y a urgence à agir", a renchéri la ministre française de l'Ecologie
Nelly Olin à l'issue du 15e conseil franco-allemand de l'environnement qui
s'est tenu dimanche et lundi.
Le protocole de Kyoto sur le changement climatique "est un premier pas dans
le bon sens, mais les recherches des scientifiques montrent que l'évolution est
beaucoup plus rapide et les conséquences plus graves que ce que l'on pensait
initialement", a fait valoir M. Gabriel, son homologue allemand.
Sources : Dépêche AFP - 25/09/2006
Rédacteur : Anne-Claire Geffrier, anne-claire.geffrier@diplomatie.gouv.fr
3/10
La future politique européenne sur l'énergie sans carbone
http://www.futura-sciences.com/news-future-politique-europeenne-energie-sans-carbone_9697.php
Source : CORDIS
Nouvelles, le 29/09/2006 à 10h22
Andris Piebalgs, le commissaire européen en charge
de l'énergie, a présenté les résultats qu'il souhaite atteindre au terme de
la consultation publique liée au Livre vert sur l'énergie, qui s'est clôturée
le dimanche 24 septembre.
Il escompte une action dans cinq domaines, dont trois exerceront une influence
directe sur la recherche européenne. Au cours d'une audition publique tenue le
22 septembre à Bruxelles sur le Livre vert relatif à la politique européenne
de l'énergie, il a déclaré : « D'ici à 2050, l'UE devra extraire la majeure
partie de l'énergie qu'elle consomme de sources exemptes de carbone, de même
que les autres pays. Cet objectif doit occuper le coeur de la politique énergétique
de l'Europe ».
Les cinq domaines politiques concernés sont les suivants :
Le commissaire s'est dit convaincu que le réchauffement climatique s'aggrave et
que la politique européenne en matière d'énergie doit intervenir pour réduire
les émissions de carbone et l'incidence environnementale de l'Europe. « Nous
devons dès lors nous mettre d'accord, par le biais du bilan énergétique stratégique,
sur des objectifs à moyen et à long terme clairs et précis de façon à
augmenter progressivement la proportion d'énergie locale à faible teneur en
carbone dans notre bouquet énergétique global, puis définir une trajectoire
pour les réaliser », a-t-il affirmé.
Il a également remarqué que le développement de sources d'énergie neutres en
termes de carbone constituerait une opportunité exceptionnelle pour l'industrie
et la recherche. L'Europe détient à présent la suprématie mondiale dans les
technologies nucléaires et renouvelables, mais les États-Unis lui livrent désormais
une concurrence substantielle et il convient d'adopter une réaction appropriée.
« L'on pense souvent que l'Europe, en s'attaquant activement au réchauffement
planétaire avant ses principaux concurrents, crée une menace pour sa propre
compétitivité. La question est donc de savoir comment renverser la situation
et en faire un avantage pour l'UE », a-t-il demandé.
Afin de donner le coup d'envoi du processus, le commissaire a souligné la nécessité,
en premier lieu, d'« apporter un changement décisif dans l'efficacité énergétique.
Si je devais désigner une seule politique comme priorité, ce serait celle-là
», a-t-il indiqué. Il a ajouté qu'il était indispensable de mettre à profit
les 20 pour cent d'efficacité énergétique qui sont disponibles grâce aux
technologies actuelles mais ne sont pas exploités.
À moyen et à long terme, il a noté que des plans s'imposaient pour développer
à l'avenir le bouquet énergétique global en mettant l'accent sur les sources
d'énergie à émission de carbone neutre, les sources d'énergie renouvelables
et l'échange de quotas d'émission de carbone.
La deuxième partie de son discours était consacrée au marché intérieur
européen de l'énergie, qui doit selon lui être achevé afin de parvenir à
chacun des objectifs évoqués.
2/10
Conférence: Intégration à grande échelle de l'énergie éolienne,
Bruxelles
http://cordis.europa.eu/fetch?CALLER=FR_NEWS&ACTION=D&SESSION=&RCN=26423
L'Association européenne de l'énergie éolienne (EWEA)
organise une conférence politique intitulée «How to integrate big
amounts of wind energy into the European power infrastructure?» (Comment intégrer
de grandes quantités d'énergie éolienne à l'infrastructure européenne dédiée
à la production d'électricité) les 7 et 8 novembre à Bruxelles (Belgique).
La conférence portera sur les thèmes suivants:
- questions d'ordre politique et commercial dans le contexte du développement
d'un réseau interconnecté pour l'Europe;
- défis techniques à l'intégration d'une quantité plus importante d'énergie
éolienne au réseau d'électricité européen;
- investissements dans l'infrastructure et financement à cet égard;
- études de systèmes et meilleures pratiques;
- réseaux transnationaux en mer.
Parmi les orateurs figureront le commissaire européen en charge de l'énergie,
Andris Piebalgs, ainsi que des eurodéputés et des experts venus de toute
l'Europe.
Pour tout renseignement complémentaire et toute inscription,
consulter:
http://www.ewea.org/
1/10
Une centrale solaire géante
pour alimenter la Californie
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3504,36-759928@51-815122,0.html
LE MONDE ECONOMIE | 20.09.06 | 20h00 • Mis
à jour le 20.09.06 | 21h14
LOS ANGELES CORRESPONDANTE
La première "pierre" de Nevada Solar One, qui sera
la troisième centrale électrique thermo-solaire au monde par sa capacité, après
celles du désert de Mojave, en Californie voisine, a été posée le 11 février
à Boulder City, une bourgade américaine du Nevada au sud de Las Vegas. C'est
une façon de parler car la centrale, d'une puissance de 64 mégawatts (MW), se
présente sous la forme de douze hectares de panneaux de métal et de verre posés
horizontalement dans le désert, avec pour seule masse verticale les quelques bâtiments
blancs abritant les turbines. Cette centrale ultramoderne, d'un coût de 100
millions de dollars, fait du Nevada un des plus gros producteurs d'énergie
alternative aux Etats-Unis. Cet Etat s'est imposé récemment d'atteindre le
seuil de 20 % de sa consommation en énergie renouvelable, en 2015.
Nevada Solar One fournira en électricité 40 000 foyers des
Etats de l'Ouest dès juin 2007. La Californie, qui a du soleil en abondance,
tire déjà une capacité de 354 MW de ses centrales solaires du désert de
Mojave, mais souhaite profiter également des grands espaces désertiques de ses
voisins. D'autant que son gouverneur, Arnold Schwarzenegger, est déterminé à
lutter contre le réchauffement climatique en limitant, entre autres, l'énergie
fossile et en ayant recours à des sources d'énergie alternative et de préférence
renouvelable.
La technologie et les capitaux européens sont présents dans
ce projet. La maîtrise d'ouvrage est assurée par la société américaine de
Caroline du Nord Solargenix Energy, dont 55 % du capital est détenu par le
groupe espagnol Acciona. Nevada Solar One se distingue par l'usage de nouvelles
technologies, plus efficaces en matière de captation de l'énergie solaire,
mises au point par la société allemande Schott, un des leaders du marché des
équipements solaires. Ses récepteurs, les PTR 70® Solar Receiver, absorbent
davantage et retiennent mieux l'intensité des rayonnements, et sont plus
rentables car d'un entretien plus simple qui réduit les coûts de maintenance.
Le groupe Schott, connu dans le secteur de l'équipement ménager, de l'optique,
de l'électronique et maintenant de l'énergie solaire, explique que son but
essentiel "est l'amélioration des conditions de vie et de travail grâce
à des matériaux nouveaux et des solutions high-tech".
Grâce aux 19 300 capteurs de Nevada Solar One, la radiation
solaire est concentrée par les miroirs paraboliques des panneaux pour chauffer
le fluide HTF (Heat Transfer Fuild) contenu dans des tubes de verre jusqu'à 750
degrés Fahrenheit (400 degrés Celsius). Ce fluide transforme alors de l'eau en
vapeur, qui alimente les turbines fournissant l'électricité.
"FACTEURS-CLÉS"
Pour améliorer le rendement énergétique des panneaux,
Schott a mis au point un revêtement antiréfraction qui, de surcroît, résiste
à l'abrasion. En redessinant les tubes en verre, le fabricant a presque doublé
la surface captante. Ces tubes utilisent désormais un verre possédant le même
coefficient d'expansion que le métal, pour parer aux violents changements de
température du désert. "Les progrès réalisés par les ingénieurs de
Schott sont un des facteurs-clés ayant permis la construction de cette
centrale", a déclaré le président de Solargenix, John Myles, à
l'ouverture du chantier.
En substituant une production d'électricité
"propre" aux sources traditionnelles, responsables des gaz à effet de
serre, Nevada Solar One devrait permettre d'éliminer un volume de pollution équivalent
à la suppression d'un million de voitures en circulation sur le territoire américain,
estiment ses concepteurs.
La réalisation de cette centrale thermosolaire de pointe
fait franchir un seuil à ce secteur en pleine évolution. D'autres projets bénéficiant
des mêmes technologies sont attendus bientôt dans des régions à fort
ensoleillement, dans le sud-ouest des Etats-Unis, ainsi qu'en Espagne, près de
Grenade, et en Israël.
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30/9
Transformation du fumier en électricité : le Québec lève le nez
http://www.cyberpresse.ca/article/20060921/CPSPECIAL11/609210431/6108/CPSPECIAL11
Éric Moreault
Le Soleil
Le Québec traîne de la patte dans la transformation du
fumier en électricité, une pratique largement répandue en Europe et qui
s'implante de plus en plus aux États-Unis. Raisons : le prix dérisoire de l'électricité
et un manque de volonté politique.
«Ici, le prix (d'achat aux producteurs indépendants) n'est pas assez élevé.
Ça prend de grandes capacités de production pour justifier les investissements
et une volonté politique pour espérer que ce soit rentable», estime André
Simard, de la firme d'ingénieurs du même nom qui offre des services
d'exploitation et de mise en valeur des biogaz.
Bio-Terre Systems, qui a développé une technologie adaptée à la production
porcine et au climat du Québec, plaidait exactement la même chose, il y a neuf
mois, lors de son passage devant la Régie de l'énergie. Et les résultats sont
là : 200 kWh pour chaque mètre cube de lisier.
Qui plus est, la production de biogaz est susceptible «de
contribuer à accroître notre autonomie énergétique tout en réduisant
substantiellement les effets négatifs de l'agriculture sur l'environnement».
En fait, Hydro-Québec n'achète pas d'électricité produite à partir de la
biomasse, mais on se dit «ouvert à l'idée». On signale qu'un projet-pilote,
avec Bio-Terre, est en cours à Saint-Odilon, en Beauce, dans une ferme de plus
3500 porcs. La production d'électricité ne débutera pas avant 2007.
On est loin du Vermont où l'équivalent de la société d'État québécoise
pousse très fort sur son programme et où certains consommateurs acceptent de
payer plus cher une électricité produite à partir d'une énergie renouvelable
(voir autre texte). Et ainsi contribuer
à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).
Pourtant, au Québec, près de 10 % des émissions de GES proviennent du secteur
agricole, dont le tiers de la gestion du fumier, en grande partie liée aux 8
millions de m³ de purin de porcs, l'équivalent annuel de quatre fois le Stade
olympique de Montréal rempli à ras bord. Sans tomber tout de suite dans la
production d'électricité, Marilou Desjardins estime qu'il serait simple
d'installer des bassins couverts avec captage de biogaz. Le biogaz serait brûlé
par une torchère, comme au terrain d'enfouissement de Québec à
Saint-Tite-des-Caps, afin de limiter les émissions de GES, de contrôler les
odeurs et de bénéficier de sous-produits.
«Si c'est trop complexe, les fermiers n'embarqueront pas», croit l'ingénieure
en environnement, qui a consacré son mémoire de maîtrise à la question en
2004. Mais quand ceux-ci y verront les avantages et la relative simplicité, «ils
seront peut-être intéressés à aller plus loin».
Bref, les digesteurs s'avèrent intéressants pour d'autres considérations que
la seule production d'énergie «verte» et la réduction des impacts effet sur
l'environnement. Ils constituent aussi une façon de réconcilier la population,
de plus en plus urbaine, avec la production animale.
29/9
Bienvenue à l'heure des kiloVaches heure
http://www.cyberpresse.ca/article/20060921/CPSPECIAL11/609210430/6108/CPSPECIAL11
Éric Moreault
Le Soleil
Au Vermont, des consommateurs exigent qu'un quart, la moitié,
voire la totalité de leur énergie soit produite à partir du fumier de vaches
ou de cochons. Et ils payent sans sourciller cette électricité 30% plus cher.
Depuis quatre ans, la Central Vermont Public Service (CVPS), l'équivalent
d'Hydro-Québec, s'est lancée dans la production du cow power, qui
pourrait se traduire par kiloVaches-heure. «Quand on analyse tous les bénéfices
sociaux, économiques et environnementaux, on s'est dit qu'il fallait le faire»,
explique David Dunn, ingénieur principal en énergie et responsable du projet
à la CVPS.
D'ici 2010, la CVPS veut que les kiloVaches-heure soient parmi le top 10
des énergies renouvelables aux États-Unis. Et certains citoyens sont prêts à
y contribuer.
Ils sont environ 2500, 2 % des clients, un nombre qu'on veut
doubler dans les prochaines années, qui paient leur électricité 11 cents du
kWh, soit quatre cents de plus que les autres (les Québécois paient environ 6
cents du kWh). Les fermiers reçoivent cette différence pour les aider à
produire de l'énergie verte. L'excédent, quand les fermiers ne répondent pas
à la demande, est versé dans un fonds d'énergie renouvelable.
Les fermiers ne se sont pas fait prier pour embarquer. Même si, au départ, ils
étaient plus intéressés par le fait que le digesteur qui transforme le fumier
en méthane élimine aussi les odeurs nauséabondes.
Le programme vermontois est né de la nécessité d'avoir plus de production
locale. En ce moment, un tiers de l'électricité est produit par la centrale
nucléaire et un autre tiers par Hydro-Québec. Dans les deux cas, les contrats
arrivent à échéance. D'où l'idée de s'affranchir le plus possible d'une dépendance
aux importations d'énergie.
Pour l'instant, une demi-douzaine de fermes participent. M. Dunn reconnaît que
les plus gros établissements, 1000 vaches en montant, sont les plus intéressés.
Mais il croit que les percées technologiques et la demande permettront d'ici
peu de rentabiliser la production pour des fermes plus petites.
Déjà, à la CVPS, on estime que ce programme fonctionne bien parce qu'il y a
un lien important entre les clients, l'énergie produite et les retombées
locales, en plus du sentiment que chacun pousse à la roue de la protection de
l'environnement. Mais depuis quelques mois, un nouveau facteur rend cette énergie
encore plus séduisante : la grogne populaire contre les éoliennes.
«Nous avons certains problèmes. Rien n'a bougé depuis un an», reconnaît M.
Dunn. Les obstacles sont les mêmes qu'au Québec : pollution visuelle, syndrome
«pas dans ma cour», impact sur le tourisme, etc.
28/9
La lumière naturelle dans les bâtiments grâce à la fibre optique
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39183.htm
Une
nouvelle technique développée au Oak Ridge National Laboratory (ORNL) devrait
permettre d'éclairer des bâtiments avec la lumière naturelle grâce à un réseau
de fibres optiques. Après plus de 5 années de développement, la technologie
est entrée dans une dernière phase de test sur des bâtiments commerciaux. Le
système est séduisant par sa simplicité : un collecteur qui ressemble à une
parabole satellite est positionné sur le toit du bâtiment. Un miroir primaire
concentre les rayons du soleil sur un miroir secondaire qui les renvoie sur
l'entrée de fibres optiques qui vont ensuite distribuer la lumière dans le bâtiment.
Les miroirs sont conçus pour ne réfléchir que les longueurs d'onde visibles
afin d'éviter les problèmes d'échauffement. L'ensemble est monté sur un système
de suivi du soleil par GPS afin de capter un maximum de lumière tout au long de
la journée. Chaque système dispose d'un paquet de 128 fibres. Seulement deux
de ces fibres suffisent pour fournir une luminosité équivalente à une ampoule
de 50W. Les fibres peuvent être groupées ou distribuées à travers le bâtiment
selon les besoins. La lumière est envoyée à travers les fibres optiques vers
des luminaires 'hybrides' qui contiennent des diffuseurs optiques pour obtenir
une diffusion homogène de la lumière des fibres optiques qui est très
directionnelle. Couplés aux diffuseurs, des néons traditionnels complètent le
système pour assurer l'éclairage de nuit et lorsque les conditions lumineuses
à l'extérieur sont insuffisantes.
Le
tout premier intérêt de cette technologie est une réduction conséquente des
coûts de fonctionnement par rapport à l'éclairage électrique puisqu'il n'est
plus nécessaire de fournir de l'énergie pour produire la lumière. Le système
ne produisant pas ou très peu de chaleur, il y a également un impact sur le coût
de refroidissement du bâtiment. Le deuxième avantage est l'amélioration de la
qualité de la lumière. Des recherches ont montré que la lumière naturelle
joue un rôle bénéfique sur l'humeur des personnes. Une étude est même allée
jusqu'à démontrer que les ventes d'un magasin pouvaient augmenter de 30% sous
l'influence d'une lumière naturelle. Le système dénommé Hybrid Solar Energy
est développé par Sunlight Direct, une start-up issue de l'ORNL. Il est
actuellement testé sur une douzaine de sites commerciaux à travers les
Etats-Unis.
Sources :
- ORNL: http://www.ornl.gov/sci/solar/
- Sunlight Direct: http://www.sunlight-direct.com/
27/9
Power from Not-So Hot Geothermal
http://www.technologyreview.com/printer_friendly_article.aspx?id=17524
This
power system could make it feasible to generate cheap electricity from lukewarm
geothermal sources.
By Prachi Patel-Predd
A large share of the
geothermal resources suitable for power generation--those with temperatures
higher than 300°F--are deep underground, beyond the reach of current
technology. Lower-temperature rresources, which are common across the United
States, are generally used for heating, but could be a bountiful source of power
as well, if researchers were able to find an economical way to convert them into
electricity.
Engineers at the United
Technologies Research Center (UTRC), a unit of United Technologies based in East Hartford, CT, say
they have developed a low-cost system that can utilize low-temperature
geothermal resources. The technology could be particularly useful in generating
electricity from waste hot water generated at oil and gas wells.
The modular, 200-kilowatt
power plant from UTRC can convert temperatures as low as 165°F into
electricity. The technology is similar to steam engines, except that steam or
hot water vaporizes a hydrofluorocarbon refrigerant that drives the turbine. And
the refrigerant has a lower boiling point than water. "It's hard to run a
steam engine at 165 degrees [Fahrenheit]," says Bruce Biederman, who leads
the project at UTRC. "The size of the equipment would be enormous and your
turbine would be very poor in efficiency."
The UTRC power plant can be
thought of as a reverse cooling system, and the new turbine is essentially a
refrigerator compressor running backwards, Biederman says. Instead of using
power to create a temperature difference, like a refrigerator does, it converts
a temperature difference into electricity.
The company is now testing a
unit at a remote hot
springs resort 60 miles northeast of Fairbanks, Alaska. Biederman
expects a commercial power plant to be ready by early next year, after they've
tested the reliability of the demonstration system.
According to him, the system
could utilize the large amount of hot water pumped out of the ground at oil and
gas wells. In Texas alone, more than 12 billon barrels of water are produced
from wells. Oil companies usually discard the waste water by re-injecting it
into the earth; but they could use it to generate electricity. Biederman is
planning to set up demonstration projects at oil and gas wells in Texas and
Nevada next year.
This reverse cooling concept
isn't new; but until now no one has made an efficient turbine at a reasonable
cost, he says. UTRC has kept down costs by modifying refrigeration units that
its sister company, Carrier Corp., makes, and using its production line in
Charlotte, NC.
The system's small size also
keeps costs down, and makes it more usable, says Maria Richards, who coordinates
the geothermal
laboratory at Southern Methodist University in Dallas. "The
fact that it can fit on the back of a flatbed truck and be driven to a well site
makes it much more convenient and less expensive," she says. "It's
[like comparing] a mainframe computer and a laptop." And, as with other
renewables, increasing fuel costs are spurring interest in geothermal power
units, she adds.
Gwen Holdmann, vice president
of new development at the Alaskan hot springs resort where the technology is
being tested, says they spent $2.2 million on the UTRC geothermal power plant,
and that it should pay for itself in five years. "It could even be a
quicker payback if the cost of fuel keeps rising," she suggests. Before the
power plant was installed, the resort was burning $1,000 worth of diesel fuel
per day to generate electricity, she says. The plant eliminates those costs and
the harmful emissions from diesel generators.
Right now, geothermal power
plants are located mainly in the western United States, where high-temperature
steam or hot water appears naturally at the surface. Drilling wells to reach
high-temperature resources deep underground can cost millions of dollars, yet
still be cost-effective because they're efficient for power generation, Richards
says. So far, however, it hasn't been economical to use lower-temperature
geothermal resources for power.
But existing oil and gas
wells, where electricity generated from waste hot water could run the oil pumps,
would be the ideal location for the UTRC power modules, Richards says.
"They're already drilling wells, the wells are already being used, and
they're producing something that is a secondary source of energy.
26/9
BMW's hydrogen Hopes
http://www.technologyreview.com/read_article.aspx?id=17526&ch=biztech
Hydrogen may never be feasible
as a fuel for vehicles, but BMW is pushing ahead anyway with an advanced
hydrogen-gas combustion hybrid.
By David Talbot
The internal
combustion engine in BMW’s new hydrogen-gasoline hybrid engine can switch
seamlessly between the two fuels. And control systems optimize the
concentrations of hydrogen being burned, which can minimize or eliminate one of
the downsides of hydrogen combustion: the formation of nitrogen oxides. While
BMW hopes its new model will help drive the adoption of hydrogen in vehicles,
experts are skeptical. (Credit: BMW)
For several years, BMW has
been building custom prototypes of luxury cars that can switch between hydrogen
and gasoline in an internal-combustion engine. Now, the automaker is touting a
version that has gone through rigorous product-development steps, so that it
could theoretically be mass-manufactured--although BMW will make only 100 of
them and give them away to a privileged group of as-yet-unnamed celebrities and
politiciaans.
Many observers feel hydrogen
as a transportation energy source is a far-out proposition. With this move, BMW
has at least made a strong case that it will be more practical to burn hydrogen
in a traditional internal combustion engine than to pass it through fuel cells
to produce electricity to drive electric motors.
The question now is whether
BMW's project really pushes hydrogen cars any closer to adoption, or just
represents a refinement of the necessary engineering details.
"They have come down on
the side of "OK, if we are going to use hydrogen, using it in an internal
combustion engine specially designed for that purpose is the better technology
path," rather than trying to bring brand-new technology to market, says
John Heywood, director of the Sloan Automotive Laboratory at MIT. "I think
it's a technical judgment they are making, and maybe it's got a mid-term, as
opposed to a long-term, timescale. They are a high-performance-engine,
fun-to-drive-car company. That is their culture, so this fits in with that
culture."
The hydrogen/gasoline
prototype is based on BMW's 7 series sedans, many of which retail for more than
$100,000. (No price has been set on the new hybrid, since the car will not be
sold.) The vehicle has a super-insulated tank that stores liquid hydrogen at
minus-480 degrees F, and a special fuel-injection system that can switch between
gasoline and hydrogen. The engine can pack a 260-horsepower wallop while burning
hydrogen--something that an electric car powered by a hydrogen fuel cell cannot
now do in such a large car, BMW says.
Thomas Korn, senior project
engineer for BMW's hydrogen program in Oxnard, CA, says the new car boasts not
only high performance, but also low emissions. Hydrogen combustion leads to the
formation of nitrogen oxides, but BMW's new car has sophisticated control
systems that optimize the concentrations of hydrogen being burned and the engine
timing, to minimize or eliminate the formation of nitrogen oxides.
Should a demand ever emerge
for such cars, BMW could theoretically mass-produce them, Korn says. Unlike an
earlier batch of 12 hydrogen-powered prototypes made by BMW, the new car has
gone through brutal longevity tests, and uses parts that can be
mass-manufactured by suppliers, rather than one-off, custom-crafted components.
"It went through
production process, so we have the technology to industrialize it," says
Korn. "On the other hand, the situation out there is not such that we can
sell the car, because the potential customer hardly will find a place to fill up
the car."
Even in relatively
green-thinking Germany--whose government subsidizes the BMW development
effort--there are only a handful of hydrogen filling stations. "Our idea is
to give it away to selected users and push the hydrogen economy, and actually
get another step done."
So BMW is both excited about
hydrogen and aware that it's not headed for showrooms anytime soon. That's
because any serious effort to use hydrogen in automobiles raises fundamental
questions about how best to make it, deliver it, and store it cheaply aboard a
car.
In fact, hydrogen is really
only a storage medium for energy, not a fuel source itself. To make it, you need
either to first extract it from a fossil fuel--which defeats the purpose of
cleaner transportation energy--or to pull it out of water by splitting water
molecules with eleectricity. If the electricity comes from a fossil fuel, again
the point is defeated. Thus, making it a sustainable energy source requires
using electricity from renewable sources like wind or solar--at a time of great
demand for the small supply of such electricity. Such sources would have to be
massively expanded for hydrogen to make a significant dent.
Still, none of these drawbacks
to hydrogen have stopped BMW from evangelizing about it. "Hydrogen is the
fuel of the future. We need a new fuel sooner or later, and the one which is
endless, let's say, is hydrogen. That's the motivation for BMW in this
field," Korn says. And what's clear is that the company is the leader in
advancing hydrogen-combustion engines, although other companies are also working
on them, as well as fuel cells.
MIT's Heywood notes, however,
that even if hydrogen's problems can be solved, hydrogen is, at best, 50 years
away from making a meaningful contribution to our energy needs. "A feeling
is growing, that, really, hydrogen isn't a particularly convenient way of doing
all of this. It doesn't automatically go to the top of the list, but it is a
potential way to deal with transportation's contributions to greenhouse-gas
emissions," he says. "But you've got to be really careful about how
you produce the hydrogen, and then you have a lot of distribution and storage
issues that have got to be worked out, so it is still a very open
question."
Which leaves one question: Who
will get these cars? "People who have an impact on public opinion. People
who come from the political arena, from industry, entertainment," says
Korn. What about California's Governor Schwarzenegger? "No comment,"
he says.
25/9
Alcan présente une cuisinière solaire innovatrice au salon aluminium
2006 à Essen
20-09-2006 18:12
La cuisinière tire parti de l'énergie solaire pour fournir
de l'eau potable aux régions en développement
Alcan présente une cuisinière solaire parabolique
innovatrice au salon professionnel ALUMINIUM 2006, à Essen, en Allemagne du 20
au 22 septembre 2006. Tirant parti de l'énergie solaire renouvelable, la
cuisinière fait bouillir l'eau, ce qui tue les bactéries et cuit les aliments,
réduisant ainsi la dépendance des régions en développement à l'égard des
sources traditionnelles d'énergie, comme le bois et les combustibles fossiles.
La cuisinière est fabriquée à partir du Solar SurfaceMC 992, un produit Alcan
de tôle d'aluminium laminé à haute brillance, et est recouverte d'un revêtement
transparent à base de céramique qui la protège contre les intempéries, la
corrosion et les dommages mécaniques.
Les cuisinières solaires sont destinées aux marchés des régions
en développement ou non industrialisées. Actuellement, environ 20 000 cuisinières
distribuées par des organismes de charité sont utilisées dans le monde. On
estime qu'il en faudrait jusqu'à 220 millions pour réduire considérablement
la dépendance des régions en développement à l'égard des sources
traditionnelles de combustibles. L'utilisation d'un tel nombre de cuisinières
solaires pourrait aussi éviter de 700 à 800 millions de tonnes d'émissions de
gaz à effet de serre.
Les cuisinières solaires ont déjà démontré leur utilité
en fournissant de l'eau non contaminée aux victimes du tsunami qui a dévasté
l'Asie du Sud-Est en 2005. L'eau potable étant rapidement devenue une denrée
rare, les cuisinières solaires ont pu produire de l'eau purifiée pour une
quinzaine de personnes par cuisinière par jour. Grâce à un don de 2,5 tonnes
de tôle Solar Surface de l'usine de laminage Singen d'Alcan, en Allemagne, 900
cuisinières solaires ont été fabriquées et expédiées au Sri Lanka. Deux
autres projets de secours viennent d'être lancés en Indonésie pour procurer
15 000 cuisinières à des familles dans le besoin.
24/9
La Commission publie un inventaire des émissions polluantes d'origine
non industrielle
http://www.actu-environnement.com/ae/news/1940.php4
23/9
Une innovation environnementale dans l'industrie pétrolière et gazière
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39160.htm
Des chercheurs canadiens ont trouvé une nouvelle façon de réduire la
consommation d'énergie de l'industrie pétrolière et gazière ainsi que les émissions
de cette dernière.
Le gaz naturel qui émerge des puits de gaz est saturé d'eau qui provoque de la
corrosion. Les entreprises gazières éliminent l'eau avec des déshydrateurs au
glycol. Ce processus énergivore émet souvent des composés nocifs, notamment
du benzène dont les vapeurs sont cancérigènes.
Le Centre Canadien pour l'Avancement des Technologies Environnementales (CCATE)
de Calgary, en Alberta, a mis au point avec 2 entreprises, RCL Environment Group
Ltd. et Amine Experts, un modèle convivial d'optimisation des procédés. La création
d'un tel modèle permet aux exploitants de champs de pétrole et de gaz de
calculer les économies en combustibles et les réductions possibles des émissions
sans avoir à recourir à des modèles informatisés coûteux.
Rod Leland, directeur général de RCL, estime que des économies annuelles
totales en combustibles de 50 millions CAD et des réductions d'equivalents-CO2
de plus de 350.000 tonnes pourraient être réalisées grâce à l'optimisation
des déshydrateurs au glycol au Canada. Les déshydrateurs au glycol sont
d'abord configurés à des taux optimaux.
Toutefois, avec le temps, les taux de production de gaz et
les pressions peuvent fluctuer à mesure que les puits sont épuisés et que de
nouveaux puits sont ajoutés au circuit et exploités. Plus de 3000 déshydrateurs
au glycol sont fonctionnels au Canada : les possibilités de réduction de
consommation d'énergie et de baisse des émissions sont donc considérables.
En diminuant les taux de circulation du glycol, on sollicite moins les
rebouilleurs. L'optimisation des déshydrateurs au glycol peut réduire la
consommation d'énergie de 25% et, par ce fait, réduire les émissions de benzène,
sans dépense additionnelle en immobilisations.
Le modèle mis au point est de plus en plus accepté au sein de l'industrie pétrolière
et gazière en amont. L'optimisation des déshydrateurs au glycol est un bon
exemple de diminution volontaire des émissions.
Pour en savoir plus, contacts :
http://www.cetacwest.com/ - cetac@cetacwest.com
Sources : http://www.ec.gc.ca/EnviroZine/french/issues/68/feature3_f.cfm
Redacteur : Marianne LANCELOT, OTTAWA, st-cafr@ambafrance-ca.org
22/9
France : Les
clés de la maison écolo
http://www.nouvelobs.com/articles/p2185/a317274.html
Elles débarquent
enfin sur le marché : les HQE, maisons à haute qualité environnementale, écologiques
de la cave au grenier, petit prix, design branché. Gérard Petitjean les a
visitées
Quand Phénix, le plus grand constructeur français
de maisons individuelles, a décidé de faire appel à lui, Jacques Ferrier,
architecte de renom, a longuement réfléchi. Il n'avait jamais fait ça :
concevoir un prototype de l'habitat du xxiesiècle pour un industriel
qui livre 7 000 maisons par an. Sans reproduire la énième version de cette «réduction
de la maison bourgeoise» que sont nos pavillons de banlieue. Surprise : on
lui demandait de faire une maison écologique. Les dirigeants de Phénix avaient
fait une première tentative en 2004. Trop tôt. Les acheteurs étaient restés
frileux.
Jacques Ferrier a tourné et retourné son projet
trois ans sur sa planche à dessin. Le résultat est là. La maison Phénix -
baptisée « Concept House », c'est plus chic - a été commercialisée juste
avant les vacances estivales. Prix clés en main : 245 000 euros pour 210 mètres
carrés. Toute simple avec ses lignes pures, sa verrière, ses couleurs qui évoquent
l'Europe du Nord. Modulaire, on peut l'agencer comme on le désire. A l'intérieur,
ça respire l'espace et la lumière. Mais surtout, c'est un des modèles
possibles de la maison de demain. Une maison plus saine, plus économe d'énergie,
adaptée à un monde dans lequel, forcément, pétrole et gaz vont devenir plus
chers et plus coûteux (voir infographie ci-dessous). Dans quelques jours, si
tout va bien, et apparemment c'est en bonne voie, elle sera certifiée, avec
quelques autres, « haute qualité environnementale » (HQE). Et, du même coup,
la France paraîtra un peu moins à la traîne en Europe et dans le monde en
matière d'habitat écolo.
«Il était temps », assure Patrick Nossent, un
expert chargé de vérifier qu'une maison candidate au label HQE a bien toutes
les qualités pour le revendiquer. Il devrait délivrer ses premiers certificats
en septembre. Il y a belle lurette, plus de quinze ans, que les Allemands
habitent leurs Passiv Haus, des sortes de maisons Thermos dans lesquelles on
peut presque ou totalement se passer de chauffage. Que les Suisses ont un
programme analogue baptisé Minergie. Les Anglais ont Ecohome, les Américains
un label nommé LEEDS. Les Japonais, les Brésiliens et même les Chinois s'y
sont mis. Mais dans les réunions internationales organisées tous les deux ans
pour confronter les initiatives en matière d'habitat soucieux de ne pas peser
sur l'environnement - la dernière a eu lieu à Tokyo en 2005 -, les Français
jusqu'à présent faisaient profil bas... On avait bien quelques déclarations
de principe à mettre sur la table : Raffarin, quand il était Premier
ministre, avait promis qu'on allait diviser par quatre nos émissions de gaz à
effet de serre d'ici à 2050, et le bâtiment, c'est 44% de l'énergie consommée
chaque année et le quart de nos émissions de CO2. Promesse reprise lorsque la
loi sur la programmation de notre politique énergétique a été votée. Mais,
mis à part quelques immeubles collectifs bien pensés comme à Rennes (résidence
Salvatierra), quelques initiatives individuelles comme la maison californienne
que termine José Bové sur le causse du Larzac, on n'avait pas grand-chose de
concret à montrer.
Pour une fois, les mentalités ont évolué plus
vite que les réglementations. On l'a constaté à l'Ademe, Agence de
l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie, dont les 175 « espaces info-énergie
» sont pris d'assaut par des particuliers qui arrivent avec leurs plans de
maison sous le bras et veulent savoir comment ils vont pouvoir s'en sortir avec
leur facture énergétique. «Les gens ont intégré le fait que la hausse du pétrole
et du gaz est irréversible.» L'Ademe, qui n'arrive plus à répondre aux
demandes, souhaite implanter 325 nouveaux espaces d'information. Quant aux crédits
d'impôt attribués à ceux qui installent des chaudières performantes, améliorent
l'isolation de leur maison ou investissent dans les énergies renouvelables, ils
ont crevé les plafonds budgétaires imaginés par Bercy.
Ça ressemble à quoi, une maison HQE ? A un loft
spectaculaire comme celui imaginé par Jacques Ferrier, ou à une maison
d'aspect plus traditionnel ? Ce sera ce qu'on voudra, et un des premiers
constructeurs à avoir postulé à la certification en question est un spécialiste
du mas provençal. « Il n'y a pas de voie bouchée, aucune filière n'est écartée,
affirme Patrick Nossent, l'expert de la norme. Si vous construisez une maison en
bois, mais que vous la traitez avec des produits chimiques agressifs pour protéger
la façade ou la mettre à l'abri des insectes, vous ne serez pas HQE parce que
l'impact final sera très mauvais. Même chose si vous faites venir votre bois
d'outre-mer... » Ce ne sera pas non plus forcément une maison avec chauffe-eau
solaire et éolien dans la cour. Car il faut réduire les coûts : 60% de
ceux qui font construire leur maison sont des primo-accédants, comme on dit
dans le métier, dont les budgets sont plutôt serrés. « Une maison HQE,
explique-t-on à l'Ademe, c'est d'abord une maison pour laquelle on a investi
dans la matière grise, conçue de façon que le soleil ne chauffe pas à l'excès
vos pièces l'été et apporte un maximum de calories pendant la période
froide. Ça demande un peu de réflexion, mais pas forcément des surcoûts
extravagants. » Et avec simplement un peu de bon sens, on aura une maison plus
performante que la toute dernière norme en matière d'énergie, la RT 2005, qui
était déjà elle-même 20% plus efficace que celle qui était le comble de la
modernité en l'an 2000. Dans les maisons françaises, 40% de l'énergie dépensée
pour le chauffage s'évapore à cause de « ponts thermiques », défauts
d'isolation faciles à corriger.
Mais une maison HQE ne se limite pas à une bonne isolation associée à des économies
d'énergie. A l'intérieur, colles, enduits et peintures utilisés ne doivent
pas provoquer de pollution insidieuse, plus importante que celle qui règne dans
la rue. Elle peut être équipée de dispositifs pour économiser l'eau :
40% de l'eau potable qu'on nous facture à prix d'or disparaît dans nos
cuvettes de WC !
Tout cela a un coût, forcément. Mais pas astronomique. Le prix d'une cuisine
équipée, affirment les spécialistes de la norme HQE, de 2% à 4% du prix de
la maison. Pour ceux qui veulent vivre dans un habitat sain, confortable, tout
en réalisant
de solides économies, ce n'est pas trop cher payé.
21/9
Les risques de la sequestration du gaz carbonique dans le sous-sol
http://www.liberation.fr/actualite/sciences/204555.FR.php
Y a-t-il de l'eau dans le gaz du projet de stockage géologique
du CO2 ? En juillet, un article de Youssif Kharaka, du service géologique des
Etats-Unis, lançait l'alarme (1). Message de Kharaka : quand on injecte du CO2
dans un aquifère profond, il déclenche une cascade de réactions chimiques qui
pourraient mettre en cause l'étanchéité du stockage. Une alerte reprise par
plusieurs articles de presse et sur le Net. Certains en tirant déjà la
conclusion que l'idée est à abandonner, de même que l'espoir du «charbon
vraiment propre» qu'elle représente pour les centrales électriques ou les
usines grosses consommatrices de houille. Une conclusion «qui n'a pas lieu
d'être» , tempère Isabelle Czernichowski-Lauriol, du BRGM (Bureau
des recherches géologiques et minières), qui travaille sur le sujet depuis
plus de dix ans.
A l'origine de l'annonce de Youssif Kharaka, une expérience
d'injection de CO2 dans le sous-sol. Menée sur le site de Frio, dans le golfe
du Texas, elle s'est déroulée en octobre 2004. Les scientifiques ont injecté
1 600 tonnes de gaz carbonique dans un puits creusé à 1 500 mètres de
profondeur. Là, se trouve une couche de grès, perméable, poreuse, chargée en
saumure. Puis ils ont mesuré, grâce à un puits d'observation distant de 30 mètres
et par des prélèvements d'échantillons, les conséquences géochimiques de
l'opération.
Injection. Il
s'en passe des choses, lorsque l'on injecte ainsi du gaz carbonique. La saumure,
selon Kharaka, a dû voir son pH baisser drastiquement de plus de 6 aux
environs de 3. Cette acidification brutale contribue à une dissolution rapide
de minéraux carbonatés et au largage d'ions métalliques ainsi que de molécules
organiques. Kharaka pointe alors de gros soucis. Ces transformations géochimiques
vont-elles se traduire par la «formation de chemins vers la surface», permettant
ainsi le retour du CO2 à l'atmosphère ? Les métaux et composants organiques
toxiques mobilisés peuvent-ils se retrouver ailleurs, dans des nappes d'eau
utilisées ? Au final, faut-il abandonner l'idée du stockage géologique ?
«En fait, je ne suis pas du tout surprise des mesures de
Kharaka, elles correspondent à peu de chose près à ce que nous avions prévu...
dès 1996», indique Isabelle Czernichowski (2). Mais elle se réjouit
de cette expérience scientifique, conduite de manière à mesurer très précisément
l'effet de l'injection, à la différence d'autres en mer du Nord ou au
Canada (3). Et souligne que l'article de Kharaka montre d'autres enseignements
plus rassurants. Ainsi, l'acidification brutale est petit à petit éliminée
par la dissolution des carbonates, le pH mesuré remontant aux environs de 5. «A
la fin de l'injection, le réservoir tend à retourner vers son état initial,
en raison de la dilution dans la saumure et d'autres réactions minérales
impliquant des feldspaths et des argiles.» Surtout, insiste-t-elle, «on
sait bien que l'injection massive de gaz carbonique va provoquer des réactions
géochimiques plus ou moins importantes dans le réservoir. Mais la question
essentielle n'est pas là. Elle est de savoir si ce réservoir va rester bien étanche,
durant un millier d'années au moins, vis-à-vis des couches géologiques qui
l'encadrent. Le problème majeur, c'est celui du couvercle, pas du réservoir».
Sur ce point, l'expérience de Kharaka est encore trop récente
pour trancher. Son équipe n'a rien observé dans la couche géologique située
au-dessus. Et encore moins dans la roche-couverture en argile. Or, «un site
de stockage convenablement choisi doit comporter une couche imperméable
au-dessus du réservoir, susceptible d'empêcher toute fuite massive par des
chemins naturels», explique Czernichowski. Le principal risque de
fuite, souligne-t-elle, «c'est à travers des puits existants ou anciens».
L'article de Youssif Kharaka n'invalide donc pas l'idée du
stockage géologique, mais il montre que l'impact géochimique du CO2 doit être
sérieusement analysé afin de s'assurer qu'il ne met pas en cause son objectif
ni la sécurité. Dans la course contre la montre entre les émissions massives
de gaz carbonique, responsables du changement climatique, et les solutions à y
apporter, le stockage géologique devait déjà faire face au problème du coût
et de son acceptation par les populations. Il faut y ajouter celui de la
lenteur. Car chaque site de stockage devra être auparavant qualifié par des études
géologiques précises. Impossible de se contenter d'une théorie qualifiant
d'un coup toutes les formations géologiques de même nature.
Grès et calcaire. C'est
d'ailleurs l'objectif d'un des projets du BRGM, dont le financement par l'Agence
nationale de la recherche est acquis. Ses géologues sont en quête d'un site
expérimental dans le Bassin parisien, «probablement dans le sud-est, à
cheval entre Ile-de-France et Champagne-Ardennes», précise Isabelle
Czernichowski.
Le site doit permettre l'injection de gaz carbonique entre 1
500 et 2 000 mètres, soit dans le grès du trias soit dans le calcaire du
dogger. Et bénéficier de la roche-couverture en argile du callovo-oxfordien
la formation géologique où l'on étudie le stockage des déchets nucléaires
près de Bures (Meuse). Même si l'espoir de trouver de nombreux sites capables
d'accueillir de manière sûre le gaz carbonique se vérifie, la mise en oeuvre
massive de cette idée ne semble pas pouvoir être rapide.
(1) Youssif K. Kharaka et al., Geology, juillet
2006.
(2) Isabelle Czernichowski-Lauriol et al., Academic
Press, 1996.
(3) Libération du 3 juin 2006.
A breakthrough in the
production of biofuels has been developed by scientists in Germany. Research
published in the September 2006 issue of Microbiology, a Society for General
Microbiology journal, describes how specially engineered bacteria could be used
to make fuel completely from food crops.
“Biodiesel is an alternative energy source and a substitute for
petroleum-based diesel fuel,” explains Professor Steinbüchel of the Westfälische
Wilhelms-Universität in Münster. “A growing number of countries are already
making biodiesel on a large scale, but the current method of production is still
costly”.
“Biodiesel production depends on plant oils obtained from seeds of oilseed
crops like rapeseed or soy”, explains Professor Steinbüchel. “However,
production of plant oils has a huge demand of acreage which is one of the main
factors limiting a more widespread use of biodiesel today. In addition,
biodiesel production must compete with the production of food, which also raises
some ethical concerns”.
Microdiesel, as the scientists have named it, is different from other production
methods because it not only uses the same plant oils, but can also use readily
available bulk plant materials or even recycled waste paper if engineering of
the production strain is more advanced.
Also, it does not rely on the addition of toxic methanol from fossil resources,
like many other biodiesels. The bacteria developed for use in the Microdiesel
process make their own ethanol instead. This could help to keep the costs of
production down and means that the fuel is made from 100% renewable resources.
“Due to the much lower price of the raw materials used in this new process, as
well as their great abundance, the Microdiesel process can result in a more
widespread production of biofuel at a competitive price in the future”, says
Professor Steinbüchel.
There is a growing number of fuels used in cars and homes that are produced with
the help of microbes. UK ministers are considering doubling the targets for the
amount of biofuels sold in Britain by 2015.
http://mic.sgmjournals.org/current.shtml
Microbiology 152
(2006), 2529-2536; DOI 10.1099/mic.0.29028-0
©
2006 Society
for General Microbiology
Microdiesel: Escherichia coli engineered for fuel production
Rainer
Kalscheuer1,
Institut für Molekulare
Mikrobiologie und Biotechnologie, Westfälische Wilhelms-Universität,
Corrensstrasse 3, D-48149 Münster, Germany
Correspondence
Alexander Steinbüchel
steinbu@uni-muenster.de
Biodiesel
is an alternative energy source and a substitute ffor petroleum-based
diesel fuel. It is produced from renewable biomass by
transesterification of triacylglycerols from plant oils, yielding
monoalkyl esters of long-chain fatty acids with short-chain alcohols
such as fatty acid methyl esters and fatty acid ethyl esters (FAEEs).
Despite numerous environmental benefits, a broader use of biodiesel
is hampered by the extensive acreage required for sufficient
production of oilseed crops. Therefore, processes are urgently needed
to enable biodiesel production from more readily available bulk plant
materials like sugars or cellulose. Toward this goal, the authors
established biosynthesis of biodiesel-adequate FAEEs, referred to as Microdiesel,
in metabolically engineered Escherichia coli. This was
achieved by heterologous expression in E. coli of the Zymomonas
mobilis pyruvate decarboxylase and alcohol dehydrogenase and the
unspecific acyltransferase from Acinetobacter baylyi strain
ADP1. By this approach, ethanol formation was combined with
subsequent esterification of the ethanol with the acyl moieties of
coenzyme A thioesters of fatty acids if the cells were cultivated
under aerobic conditions in the presence of glucose and oleic acid.
Ethyl oleate was the major constituent of these FAEEs, with minor
amounts of ethyl palmitate and ethyl palmitoleate. FAEE
concentrations of 1.28 g l–1 and a FAEE
content of the cells of 26 % of the cellular dry mass were achieved
by fed-batch fermentation using renewable carbon sources. This novel
approach might pave the way for industrial production of biodiesel
equivalents from renewable resources by employing engineered
micro-organisms, enabling a broader use of biodiesel-like fuels in
the future.
Abbreviations: FAEE, fatty acid ethyl ester; FAME, fatty acid methyl
ester; TAG, triacylglycerol; WS/DGAT, wax ester synthase/acyl-coenzyme A :
diacylglycerol acyltransferase
1Present address: Department of Microbiology and
Immunology, Albert Einstein College of Medicine, Bronx, NY 10461,
USA.
19/9
Vers une meilleure écologie de l'agriculture ?
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39012.htm
Des chercheurs basés à l'Institut Rothamsted Research (institut propre du
Biotechnology and Biological Sciences Research Council, BBSRC) dans l'est de
l'Angleterre, ont développé un nouveau programme informatique qui permettra d'échantillonner
les sols " à la carte ". Ce programme, capable d'estimer les
variations et la complexité de la composition du sol en temps réel pendant le
processus d'échantillonnage, s'adaptera donc aux conditions locales et
apportera des données d'une grande qualité sans risquer d'avoir un résultat
rejeté en raison d'un prélèvement trop gros ou trop petit. Ce nouveau
programme informatique capable de déterminer la composition chimique des sols
de façon rapide et efficace pourrait révolutionner la gestion des sols, d'une
part en réduisant les coûts du processus d'échantillonnage, et, d'autre part,
en permettant leur utilisation de façon durable. En effet, les méthodes
actuelles qui permettent la détermination de la composition des sols sont
lentes, coûteuses et les résultats obtenus sont souvent insuffisants pour
apporter une aide significative aux agriculteurs : même les plus motivés
finissent donc par se décourager. Pourtant, il est grandement recommandé que
les agriculteurs connaissent la composition des sols, souvent très variée, de
leurs exploitations afin d'utiliser les quantités adéquates d'engrais - ni
trop, ni pas assez - pour une production optimale. La connaissance de la
composition chimique des sols est d'autant plus importante qu'ils représentent
une ressource d'une valeur inestimable et sont irremplaçables. Par ailleurs,
une population croissante et des législations de plus en plus strictes font des
enquêtes environnementales des outils majeurs pour assurer une utilisation et
une gestion optimale des sols sur le long terme.
Le modèle mathématique régissant ce programme, le variogram, détermine la
variabilité de la composition du sol à travers une aire déterminée. Au démarrage
de l'échantillonnage d'une aire exploitable, le programme informatique ignore
le variogram et utilise les données obtenues à partir de l'échantillon de sol
prélevé pour réduire les niveaux d'incertitude concernant la composition
chimique et pour décider de la localisation d'un nouveau prélèvement (proche
du précédent si l'incertitude est grande, ou plus éloignée dans le cas
contraire). Quand l'accumulation des données provenant de chaque prélèvement
permet d'obtenir un modèle suffisamment fiable de la variation spatiale de
l'aire étudiée, une phase finale d'échantillonnages précis est identifiée
par le variogram pour confirmer la
cartographie obtenue du sol étudié. Les simulations informatiques et les
essais pratiques en pleins champs ont montré que ce schéma d'échantillonnage
adaptatif peut converger vers des données de bonne qualité à partir de
l'absence complète de connaissances de la composition initiales.
Par ailleurs, une équipe basée dans un autre institut du BBSRC, le John Innes
Centre à Norwich, a publié dans le journal Nature du 29 juin 2006 des résultats
innovants concernant le processus de nodulation chez les plantes. Financée
également par la Royal Society, cette équipe a réussi à induire une
nodulation spontanée dans des variétés de légumes, sans avoir recours au
rhizobium, bactérie naturellement responsable de ce processus chez les plantes
légumineuses.
Les légumes tels que Medicago truncatula (luzerne tribuloide) forment une
relation symbiotique mutuelle avec des bactéries rhizobium capables de fixer
l'azote atmosphérique inerte. Cette action prend place au sein d'organes spécialisés
des plantes, appelés nodules, qui apportent les conditions nécessaires à la
fixation de l'azote. Le facteur de signalisation, connu sous le nom de Nod, est
vital pour l'établissement de cette symbiose et l'infection de la plante par la
bactérie rhizobium. En effet, Nod induit une augmentation de l'oscillation de
la concentration intracellulaire d'ions Ca2+. La transduction de ces ions
calcium nécessite quant à a elle le gène DMI3 qui encode la protéine CCaMK
(Calcium/Calmodulin-dependent Protein Kinase). Cette dernière est composée
d'un domaine auto-inhibiteur qui régule négativement son activité kinase.
Lorsque les auteurs de cette étude ont supprimé le domaine auto-inihibiteur de
CCaMK, la voie de signalisation nodulation chez la plante s'est trouvée activée
de façon constitutive, et cela même en l'absence de la bactérie rhizobium.
Le fait que la nodulation semble être régulée négativement par ce domaine négatif
unique de la protéine kinase CCaMK laisse une porte entr'ouverte aux
scientifiques qui souhaitent maintenant transférer cette voie de signalisation
chez des plantes non légumineuses (qui ne fixent pas l'azote atmosphérique
dans des conditions naturelles). Ceci permettrait de conserver des taux d'azote
élevés dans les sols et ainsi d'optimiser les cultures intensives sans avoir
recours à un apport d'engrais azoté coûteux et non écologique. En effet, la
production d'engrais représente 50% de l'utilisation du pétrole nécessaires
à l'agriculture moderne. De plus, ces engrais causent d'autres problèmes
environnementaux non négligeables sous forme de pollution diffuse des eaux
douces de surface et souterraines, et marines.
Complément d'information : La nodulation
La nodulation est un élément clé du processus de fixation
de l'azote atmosphérique inerte par les plantes légumineuses. Il s'agit d'un
processus au cours duquel s'établit une relation symbiotique entre la plante et
des bactéries rhizobium capables de fixer l'azote atmosphérique, et qui l'échangent
à la plante contre du carbone. Lorsque la plante meurt, l'azote est libéré
dans le sol sous forme organique, utilisable par les plantes cultivées. C'est
la teneur en azote des sols qui nécessite une rotation des cultures dans les
parcelles de champ cultivées.
Sources : - Biotechnology and
Biological Sciences Research Council, News, 28/06/06, http://www.bbsrc.ac.uk
- Nature, 29/06/06, Vol.441, pp1149-52, http://www.nature.com
Rédacteur : Dr Claire Mouchot
Mentions légales : Cette
information est un extrait du BE Royaume-Uni numéro 69 du 8/09/2006
rédigé par l'Ambassade de France au Royaume-Uni. Les Bulletins Electroniques
(BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com
18/9
Une initiative pour " neutraliser " les émissions de CO2
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39009.htm
La compagnie britannique BP a lancé une initiative pour neutraliser les émissions
de CO2 créées par les transports routiers au Royaume-Uni.
Les transports routiers représentent environ 22% des émissions de dioxyde de
carbone britanniques. Le projet permet aux conducteurs de réduire l'impact de
leurs émissions en finançant des projets environnementaux (carbon offsetting).
Le site Internet targetneutral (http://www.targetneutral.com)
permet aux chauffeurs de calculer le coût de leurs émissions de CO2 et de les
payer. Une voiture moyenne parcourt en moyenne et annuellement 16 090 km (10.000
miles) et émet environ 4 tonnes de CO2, quantité suffisante pour gonfler un
ballon de montgolfière. Le coût pour neutraliser ces émissions grâce à
cette initiative targetneutral est d'environ 20 livres (environ 30 euros ) par
an.
L'argent obtenu par ce biais financera des projets de réduction émissions en
utilisant des énergies renouvelables et alternatives. Quatre projets sont
actuellement en cours en Inde :
- une centrale électriquea Bihar à la biomasse composée de déchets de
l'agriculture ou/et cultivée localement ; cette centrale pourrait réduire les
émissions de CO2 de 4.800 tonnes par an, neutralisant les émissions de 1 200
voitures au Royaume-Uni ;
- des chaudières à la biomasse pour une usine de produits chimiques a Himachal
Pradesh, en remplaçant les anciens brûleurs : l'économie de dioxyde de
carbone serait de 3.150 tonnes par an, équivalent à 787 voitures au
Royaume-Uni ; un projet similaire est aussi en cours a Maharashtra, se débarrassant
de 4.783 tonnes de carbone, soit de 1.200 voitures ;
- un parc éolien à Kranataka, évitant l'émission de 1.260 tonnes de CO2 par
an; il neutralise au niveau du carbone 315 voitures britanniques.
D'autres projets sont en prévision en Amérique du Sud, Amérique
centrale, Asie et Afrique. Au fur et à mesure du développement de
targetneutral, de plus en plus de projets seront implantés.
L'initiative ne se limite pas uniquement à neutraliser par carbon offsetting
les émissions provenant des voitures, des conseils pratiques sont donnés pour
réduire ses propres émissions journalières. Le remplacement de certaines
parties du véhicule (pneus,...), permettant d'être moins polluant, est également
présente.
Cette initiative suit les procédures créées par l'United Nations Framework
Convention on Climate Change (UNFCCC, Convention-cadre des Nations Unies sur les
changements climatiques) pour les projets de réduction des émissions de
dioxyde de carbone dans le cadre du protocole de Kyoto.
Sources : - The Engineer, press
release, 23/08/06
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/CqKes
- targetneutral, http://www.targetneutral.com/TONIC/index.jsp
Redacteur : Mathieu Daoudi
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information est un extrait du BE Royaume-Uni numéro 69 du 8/09/2006
rédigé par l'Ambassade de France au Royaume-Uni. Les Bulletins Electroniques
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17/9
Le DTI finance un projet de "prise de courant" sous-marine
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39008.htm
Le Department of Trade and Industry (DTI, ministère du Commerce et de
l'Industrie) vient d'offrir 4,5 millions de livres (environ 6,7 millions
d'euros) pour le projet Wave Hub, qui permettra la création du premier projet
de parc houlomoteur britannique (voir l'article "2005 une excellente année
pour les énergies renouvelables" des Actualités scientifiques au
Royaume-Uni de janvier 2006, p.39).
Le projet Wave Hub consiste en une énorme "prise de courant"
sous-marine qui récupère l'électricité produite par les convertisseurs d'énergie
houlomotrice (énergie des vagues) et la transmet ensuite au réseau national.
Le Wave Hub sera situe a 16 km de la cote nord de la Cornouaille sur les fonds
marins. La capacité du parc de démonstration complet pourrait être de 20 MW,
ce qui représente 7.500 foyers, soit 3% des besoins en électricité de la
Cornouaille.
Le coût total de projet est de 20 millions de livres (environ 30 millions
d'euros). Ce projet est principalement soutenu par la South West of England
Regional Development Agency (SW RDA, Agence régionale de développement du
sud-ouest de l'Angleterre). La consultation pour la construction du Wave Hub
sera close le 1er septembre 2006 et la décision est attendue pour la fin 2006.
En cas de réponse positive, le Wave Hub pourrait être opérationnel en 2008.
Sources : - DTI, press release,
21/08/06, www.dti.gov.uk/pressroom/news/page33245.html
- Wave Hub, http://www.wavehub.co.uk
Redactor : Mathieu Daoudi
16/9
Du nouveau dans la production d'hydrogène
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39005.htm
La compagnie britannique Intelligent Energy (IE), en partenariat avec la
compagnie sud-africaine Sasol, a développé un systàme de production d'hydrogène
à partir de carburant synthétique. Cet hydrogène peut ensuite être utilisé
dans une pile à combustible pour produire de l'électricité et de la chaleur.
La compagnie Sasol est spécialisée dans la production de carburant synthétique
(gaz de pétrole ou gaz de charbon liquéfiés) à l'aide du procédé
Fischer-Tropsch. Ce dernier consiste en une réaction chimique catalysée entre
du monoxyde de carbone et de l'hydrogène, provenant généralement du charbon,
pour former un combustible synthétique liquide qui est ensuite raffiné.
Le procédé, appelé Hestia, inverse la réaction précédente transformant le
combustible hydrocarboné en ses constituants carbonés et l'hydrogène.L'hydrogène
produit est ensuite purifié par un système d'adsorption modulée en pression
(système de séparation des gaz utilisant des variations de pression ou PSA)
avant d'alimenter une pile à combustible.
Le système fonctionne actuellement avec le carburant synthétique produit par
Sasol, mais devrait fonctionner avec d'autres types de carburants, élargissant
ainsi le champ d'application. Le transport du combustible sous forme de liquide
est plus pratique que sous forme de gaz comprimé. Le système stationnaire de
piles à combustible développé par IE a une capacité électrique de 10 kW. La
technologie Hestia pourrait aussi être utilisée pour le secteur du transport,
par exemple dans des stations services pour alimenter des véhicules
fonctionnant à l'hydrogène.
Une unité de démonstration est actuellement opérationnelle
sur le bâtiment de IE de Long Beach en Californie et le système devrait être
commercialisé aux Etats-Unis d'ici quelques années. Par ailleurs, la compagnie
travaille actuellement avec des compagnies gazières en Afrique du Sud et en
Norvège, et est en pourparlers avec les principales compagnies britanniques.
Sources : - The Engineer, press
release, 04/07/06,
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/PQj0R
- IE, press release, 19/06/06,
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/cy5Bi
Redactor : Mathieu Daoudi
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rédigé par l'Ambassade de France au Royaume-Uni. Les Bulletins Electroniques
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15/9
Des petites bioraffineries multi-tâches
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39004.htm
Un consortium d'universités britanniques, soutenu par la jeune pousse
Intensified Technologies Incorporated (ITI) issue de l'Université de Newcastle,
effectue des recherches sur des petites raffineries qui pourraient convertir de
la biomasse cultivée localement en combustible, électricité, chaleur et
produits chimiques à l'échelle locale.
La méthode pour parvenir à ces nombreuses conversions est de renforcer et
d'intégrer différents procédés concentrés les uns après les autres à
petite échelle (Process Intensification and Miniaturisation, PIM). Les trois
procédés considérés sont : une première conversion de la biomasse en
produit chimique à haute valeur, suivie d'une conversion des résidus de la
biomasse en bioethanol par fermentation, puis gazéification des restes du procédé
précédent en gaz de synthèse, qui doit être purifié et dont la composition
doit être contrôlée.
L'équipe de chercheurs utilise des matériaux micro ou nanoporeux, polymères,
métaux et céramiques. Ces matériaux poreux peuvent aujourd'hui être créés
en quelques secondes à l'aide de micro-ondes contre plusieurs jours dans le
passé. Le rôle de ces matériaux poreux est de développer la culture et
l'efficacité des bactéries : en fonction de la taille des pores, le stress
physiologique de la bactérie peut être contrôlé modifiant ainsi son
comportement. Sa productivité peut être multipliée par 20 ou 30.
Un type de bactérie ainsi développé sur polymère poreux, permettra d'accélérer
la croissance de la biomasse, la rendant cultivable sur des surfaces marginales
ou sèches. La quantité de biomasse sera alors augmentée, offrant un apport
plus constant, prévisible pour les petites raffineries.
D'autres sources de biomasse peuvent être utilisées comme les déchets
municipaux solides, les boues issues des stations d'épuration et les résidus
de l'agriculture. Ces autres matières premières seraient directement
converties en bioethanol et en syngaz.
Des métaux avec des pores continus d'une taille de 100 à moins de 10 micromètres
de diamètre devraient être utilisés en tant que catalyseurs dans la
bioraffinerie pour la production de produits chimiques. Des céramiques poreuses
sont actuellement en développement pour renforcer les procédés dans la
raffinerie.
Le syngaz obtenu à la fin du procédé peut être séparé en ses constituants
: dihydrogène, monoxyde de carbone, méthane et dioxyde carbone pour former
d'autres molécules plus grandes telles l'ammoniaque, l'éthanol et le méthanol.
La conversion du syngaz en produits chimiques nécessite des réactions
catalytiques et un "nettoyage" du syngaz, plus facile à haute température.
Par ailleurs, le syngaz peut directement être utilisé comme combustible pour
un moteur à combustion ou pour une pile à combustible pour produire de l'électricité.
Ces opérations nécessitent aussi de hautes températures pour fonctionner plus
efficacement. Les chercheurs étudient donc les propriétés de catalyseurs métalliques
qui fonctionnent jusqu'à 1.600 .C.
Sources : - The Engineer, press release, 17/07/06,
http://www.theengineer.co.uk/Articles/295360/Growth%20industry.htm
- Université de Newcastle, http://www.ncl.ac.uk/pim/main.htm
Rédacteur : Mathieu Daoudi
14/9
Une hydrolienne pour les eaux profondes
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39003.htm
La compagnie londonienne TidalStream met au point un nouveau type d'hydrolienne
(une turbine sous-marine qui produit de l'électricité à l'aide des courants
marins) dont la particularité est de fonctionner en eaux profondes.
L'énergie des courants marins est l'un des secteurs les plus prometteurs en
termes de R&D au Royaume-Uni, cependant la plupart des prototypes qui voient
le jour sont des appareils opérant en eaux peu profondes. Or 90% des ressources
des courants marins sont situées dans des eaux d'au moins 40 m de profondeur.
En particulier, le site de Pentland Firth entre le Nord de l'Ecosse et les
Orkney Islands (îles Orcades) dont la vitesse du courant marin est de 1,5-2,2
m/s, la plus rapide du Royaume-Uni, à une profondeur est de 60 m.
Dans des conditions aussi extrêmes, il est difficile, voir impossible,
d'installer et d'entretenir des convertisseurs d'énergie à l'aide de plongeurs
ou de sous-marins. Ainsi TidalStream a mis au point un appareil, le
Semi-Submersible Turbine (SST), qui consiste en des turbines montées sur une
bouée colonne (bouée tubulaire semi submersible placée verticalement dans la
mer), amarrée par ancrage au fond de la mer grâce à un bras pivotant (voir
figure). Ce bras pivotant sert lors de l'installation et de la maintenance des
turbines. La maintenance s'effectue donc en surface, supprimant la nécessité
de travaux sous-marins coûteux et dangereux.
Illustration disponible sur le web a l'url :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39003.htm
Le prototype mis au point pour un SST opérant a Pentland Firth est un appareil
composé de 4 turbines de 20 m de diamètre pour une puissance maximale totale
de 4 MW. La comparaison de ce système avec une éolienne offshore est la
suivante : l'éolienne doit posséder un diamètre de 100 m avec une vitesse du
vent de 10 m/s pour avoir une puissance équivalente. De plus la base de l'éolienne,
située à 25 m en dessous du niveau de la mer, est plus grande de 25% que celle
du SST. TidalStream estime donc que son système sera compétitif avec les éoliennes
offshore et onshore. Le coût de l'électricité produite par le SST pourrait
atteindre 0,03 livres/kWh (environ 0,044 euros/kWh).
Le système a été validé par des essais qui ont eu lieu dans la Tamise. Le Dr
John Armstrong, responsable du design du SST, pense que le système sera opérationnel
en 2010.
Pour en savoir plus, contacts :
Pour plus d'information : http://www.tidalstream.co.uk
Sources : - UKWatch, Summer 2006, p.12,
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/cTEo3
- TidalStream, http://www.tidalstream.co.uk
Rédacteur : Mathieu Daoudi
13/9
De l'hydrogène dans le châssis des voitures
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39001.htm
Le châssis et les structures d'une voiture pourraient à l'avenir servir à
stocker de l'hydrogène C'est le défi que va essayer de relever une équipe de
chercheurs dirigée par le Professeur Neil McKeown de l'Université de Cardiff
et le docteur Peter Budd de Université de Manchester. Ce projet de trois ans
est financé par l'Engineering and Physical Sciences Research Council (EPSRC) à
hauteur de 115.000 livres (environ 168.000 euros).
La volatilité très élevée du dihydrogène et sa faible
densité constituent des problèmes à résoudre pour le développement des
technologies de l'hydrogène A l'heure actuelle, le gaz est stocké sous différentes
formes :
- en tant que gaz comprimé dans des cuves pressurisées entre 200 et 700 bars;
- comme liquide : le dihydrogène se liquéfie a -253 °C sous pression atmosphérique,
cette méthode est plus pratique au niveau encombrement que sous phase gazeuse
mais est très chère à cause de l'énergie qu'il faut fournir pour le
changement de phase et les nombreux isolants nécessaires pour empêcher l'évaporation
;
- capture par des solides poreux : hydrures métalliques (stockage dans des
composés métalliques), adsorption de carbone (stockage en surface sur du
charbon actif ou des nanotubes), stockage dans des zéolites ; toutes ces
techniques sont au stade de la recherche.
Ce sont ces techniques de stockage dans des polymères poreux qu'étudient les
deux chercheurs britanniques. Les polymères organiques n'ont été considérés
pour le stockage de l'hydrogène qu' à partir du développement, par le Pr
McKeown en 2000, des polymères possédant une microporosité intrinsèque
(PIM), polymères rigides avec une structure très microporeuse, présentant
donc une surface importante. Ces matériaux sont composés de macromolécules en
sous-ensembles annulaires soudés. Le diamètre des pores présents dans le matériau
est inférieur à 7 nm et la surface spécifique de ces polymères est de 800
m2/g, soit l'équivalent de 3 courts de tennis (la superficie d'un court de
tennis est d'environ 260 m2).
L'hydrogène est ainsi adsorbé physiquement par le PIM, retenu par des forces
faibles et non des liaisons covalentes, ce qui le rend facile à extraire une
fois capturé. Ces pores adsorbent de l'hydrogène et peuvent ensuite en relâcher
1,4 à 1,7% si le PIM est refroidi à -196 °C par de l'azote liquide et sous
une pression de 5 bars.
L'Agence Internationale de l'Energie a fixé comme objectif une adsorption réversible
de l'hydrogène à hauteur de 5% pour un système de stockage réaliste. Les
performances des autres types de stockage dans des solides poreux ne sont pas
supérieures à celui de PIM, les zéolites atteignent 1,5% dans des conditions
similaires.
L'intérêt des PIM vient de ce que ces matériaux peuvent être "taillés
sur mesure" au cours de leur synthèse chimique. Il est ainsi possible de
produire des polymères solubles ou insolubles avec des formes diverses. En
optimisant correctement ces techniques il serait possible d'augmenter la quantité
d'hydrogène adsorbable.
La compagnie américaine General Motors a aidé les chercheurs de manière
informelle en leur fournissant de la bibliographie, des conseils et en
effectuant des mesures. Néanmoins le projet est encore trop immature pour
attirer des partenaires commerciaux.
Sources : - The Engineer, press
release, 19/07/06,
http://www.e4engineering.com/liChannelID/7/Articles/295378/H-trap.htm
- wikipedia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Dihydrog%C3%A8ne
Rédacteur : Mathieu Daoudi
12/9
L'énergie éolienne pourrait combler le déficit énergétique imminent
http://cordis.europa.eu/fetch?CALLER=FR_NEWS&ACTION=D&SESSION=&RCN=26294
De nombreuses prévisions concernant l'énergie ont beaucoup
surestimé les réserves mondiales de pétrole et de gaz et un écart considérable
entre l'offre et la demande pourrait devenir évident d'ici les dix prochaines
années. C'est le message fort envoyé par un nouveau rapport publié à
Bruxelles cette semaine par le GWEC (Global Wind Energy Council - conseil
mondial de l'énergie éolienne) et RES (Renewable Energy Systems Ltd - Systèmes
d'énergie renouvelable Ltd).
Selon les auteurs du rapport, intitulé «Plugging the Gap - A survey of world
fuel resources and their impact on the development of wind energy» (L'écart se
creuse - enquête sur les ressources mondiales en combustibles et leur impact
sur le développement de l'énergie éolienne), les prévisions sur l'offre émanant
d'organismes tels que l'agence internationale de l'énergie (AIE) sont souvent
trop optimistes, donnant ainsi une impression d'abondance et même de réserves
croissantes de pétrole, de gaz et de charbon.
«Les données publiques concernant les réserves de pétrole et de gaz sont étonnamment
contradictoires, écrivent les auteurs du rapport. En outre, elles ne semblent
pas fiables pour des raisons juridiques, commerciales, historiques et parfois
politiques.» Des pratiques de reporting différentes et une terminologie prêtant
à confusion contribuent également à brouiller les cartes.
Pour obtenir une perspective plus claire des réserves disponibles, le GWEC et
RES ont examiné les rapports de forage de chaque puits de pétrole, qui sont
conservés dans des bases de données pouvant être utilisées par l'industrie.
Nombre de ces données ne sont pas accessibles au public, mais on peut trouver
des détails concernant des régions importantes et des totaux mondiaux dans des
documents publiés.
Les chercheurs ont fait des constatations inquiétantes; leurs chiffres suggèrent
que la production mondiale de pétrole connaîtra un pic dans dix ans environ,
puis qu'elle diminuera progressivement, alors que la demande de pétrole
continuera à croître. Ils prévoient que d'ici 2030, il y aura un déficit
entre l'offre et la demande équivalent à cinq fois la production actuelle de
l'Arabie saoudite.
«Le déficit en pétrole est le plus urgent et le plus difficile à combler,
parce qu'à ce jour aucune alternative aux combustibles liquides n'a été développée
à grande échelle et qu'il ne reste guère de temps pour ce faire, observe les
auteurs du rapport. Finalement, le déficit en pétrole sera comblé en
combinant la réduction de la demande et l'efficacité des véhicules, les
carburants liquides dérivés du charbon, les biocarburants et le gaz naturel.»
En ce qui concerne le gaz, les auteurs du rapport prédisent que la production
connaîtra un pic en 2030. Toutefois, la demande augmente tellement vite que
d'ici là la demande dépassera largement l'offre. Le déficit énergétique qui
en résultera sera comblé en combinant l'efficacité énergétique, la
production d'énergie à partir de sources renouvelables, le charbon et l'énergie
nucléaire et la production de chaleur à partir de sources renouvelables.
Les réserves de charbon sont plus importantes et les auteurs rapport estiment
qu'elles ne seront pas épuisées avant la fin du XXIe siècle. Toutefois,
l'impact environnemental de la production d'énergie à partir du charbon est élevé
et réduire cet impact est onéreux. En outre, il faudra utiliser une certaine
quantité de charbon pour fabriquer des matériaux et des substances tels que
les plastiques et les engrais, qui sont traditionnellement dérivés du pétrole.
Globalement, les auteurs du rapport estiment qu'il y aura un déficit évident
entre l'offre et la demande de pétrole et de gaz peu après 2010. Ils pensent
que l'énergie éolienne fournira une part importante de la solution à ce problème.
«Les sources d'énergie mondiales ne sont pas suffisantes pour soutenir les
tendances escomptées de la croissance, affirme Ian Mays, directeur du groupe
RES. L'énergie éolienne est tout à fait prête à garder les lumières allumées
et à combler le déficit. Les technologies d'énergie éolienne fonctionnent
parfaitement dans le monde entier et, avec des dispositions politiques prévoyantes
et appropriées, il y a assez de ressources pour déployer l'énergie éolienne
à grande échelle.»
«Le GWEC estime qu'une capacité éolienne de plus de 1 000 GW (gigawatts)
pourrait être installée d'ici 2020, si des changements politiques
significatifs sont mis en oeuvre, a ajouté Arthouros Zervos, président du
GWEC. Ce potentiel est techniquement réalisable, mais il exigera le développement
permanent de politiques visant à favoriser une intégration plus substantielle
de l'énergie éolienne à la combinaison des diverses sources d'énergie.»
Le secteur de l'énergie renouvelable s'est beaucoup battu pour que les deux
tiers du budget de la recherche sur l'énergie non nucléaire alloué au titre
du septième programme-cadre (7e PC) soient affectés à la recherche sur les
sources d'énergie renouvelables. Bien que le Parlement européen ait déposé
des amendements à cet effet lors du vote sur le 7e PC en juin, la Commission
européenne est ensuite revenue sur la décision dans sa proposition amendée.
Le rapport peut être téléchargé sur le site:
11/9
Belgique: Les assurances Dexia craquent pour le voltaïque
http://www.alterbusinessnews.be/fr/les-assurances-dexia-craquent-pour-le-voltaique-va14848.html
Dexia Insurance Belgium (DIB) a inauguré la plus grande
installation de panneaux solaires de Belgique.
• 458 m2 de panneaux solaires recouvrent le toit d’un bâtiment
de DIB à Meise.
• La structure garantit un apport annuel en électricité de 42.800 kWh.
La croissance du « solaire » se confirme d’année
en année en Europe. Mais la Belgique est encore à la traîne avec une 14ème
place européenne peu enviable en termes de capacité photovoltaïque. La récente
initiative prise par Dexia Insurance Belgium (DIB) devrait lui permettre de
grignoter son retard en la matière. La compagnie d'assurances vient
effectivement d’inaugurer la plus grande installation de panneaux solaires de
notre pays.
« Le fait qu’une grande institution financière décide d’investir
en énergie solaire montre que l’énergie durable bénéficie non seulement à
l’environnement, mais également au portefeuille » a déclaré la
secrétaire d’Etat Els Van Weert au Développement durable lors de
l’inauguration.
Les 458 m2 de cellules photovoltaïques qui viennent d’être mises
en service sont recouverts par 30 panneaux photovoltaïques situés sur le toit
d’un entrepôt de Dexia Insurance Belgium à Meise. La puissance installée
atteint 60.000 Wp (puissance maximale par ensoleillement idéal). Elle garantit
un apport annuel en électricité de 42.800 kWh, ce qui correspond à la
consommation annuelle de 12 familles moyennes belges.
L’installation a été réalisée par la société IZEN Solar Systems, spécialiste
belge de systèmes d’énergie renouvelable, sous le contrôle indépendant du
bureau d’ingénieurs 3E. Le placement a été réalisé par une équipe de 4
monteurs et a été exécuté en 8 jours.
« Cet investissement de Dexia Insurance Belgium montre qu’investir en
énergie durable se justifie financièrement. On entend souvent avancer la
critique que l’énergie renouvelable est certes profitable à
l’environnement, mais qu’elle coûte trop cher. Cet investissement montre
que l’énergie solaire n’est pas le fait de quelques idéalistes. Nul ne
doute que Dexia Insurance Belgium sache calculer! » poursuit la secrétaire
d’Etat Van Weert.
Cette initiative cumule les avantages. D’une part, l’électricité produite
est générée gratuitement mais elle donne droit par ailleurs à des
certificats verts qui, pendant 20 ans, contribueront à la rentabilité supplémentaire
de l’investissement. Le certificat vert est un soutien aux énergies économisant
la production de CO2 instauré en Belgique dans le cadre des objectifs de Kyoto.
Un petit pas vient d’être réalisé en ce sens.
Plus d'infos :
APERe : association pour la promotion des
énergies renouvelables
Région
wallonne : les quotas de certificats verts favorisent les nouvelles
installations
Cwape : marché des
certificats verts
10/9
France: à St-Pierre-sur-Dives, le ramassage scolaire se fait à cheval
http://permanent.nouvelobs.com/societe/20060904.FAP9685.html?1346
SAINT-PIERRE-SUR-DIVES, Calvados (AP) -- Depuis lundi
matin, c'est une voiture hippomobile tirée par une jument percheronne qui
officie pour le transport scolaire des enfants de Saint-Pierre-sur-Dives
(Calvados).
En ce jour de rentrée, une dizaine d'enfants, âgés de
trois à six ans, ont pu emprunter ce mode de transport original que la commune
a baptisé "transport scolaire par véhicule hippomobile".
C'est Polla, une jument percheronne, qui désormais conduira
les petits écoliers du centre bourg à l'école du "Pot d'Etain", à
raison de deux rotations chaque matin.
"Le cheval municipal est ancré dans notre commune
depuis 1993 mais était jusqu'alors dédié au ramassage d'une partie des
ordures", explique Hervé Lucas, le premier adjoint au maire. "Le
ramassage scolaire en véhicule hippomobile est donc logique en milieu rural
mais surtout écologique".
Par souci d'économie d'énergie, la municipalité de
Saint-Pierre-sur-Dives a décidé de remplacer une partie des bus scolaires par
cet attelage qui, à pas de cheval, met un peu plus de vingt minutes pour amener
les enfants à l'école, "et ce, hiver comme été", précise
l'adjoint au maire.
Nolan, Mélanie, Alice, Killian, Mégane et Logan ont été
lundi matin les premiers utilisateurs de ce mode de transport plutôt original.
"C'est chouette mais ça remue un peu", a lancé l'un d'eux
9/9
Allemagne : CreaSolv est un nouveau procédé de recyclage des déchets
électriques particulièrement performant
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38794.htm
La société Fraunhofer a développé un procédé particulièrement performant
qui permet de recycler 95% des déchets électriques. Dans le cadre d'une
comparaison internationale menée par l'organisation britannique WRAP (Programme
d'action pour les déchets et les ressources), ce procédé a été considéré
comme étant le meilleur aujourd'hui, tant d'un point de vue économique qu'écologique.
Ce procédé, baptisé CreaSolv, a été développé par l'institut Fraunhofer
IVI de génie des procédés et de l'emballage.
Les déchets électriques sont difficiles à recycler car ils sont composés de
divers plastiques et renferment des matériaux toxiques comme les métaux lourds
et les retardateurs de flammes bromes. Le procédé CreaSolv permet pour la
première fois de recycler certains des matériaux les plus toxiques, ce qui
permet d'atteindre un taux de recyclage global de 95%.
Dans un premier temps, les appareils électriques sont pulvérisés
dans un immense broyeur.
Ensuite les métaux et platines sont retirés. Il reste alors un composé de
plastiques, fibres, bois et mousses. Ce résidu est ensuite dissout à l'aide
d'un solvant écologique qui permet d'extraire les composés polymères récupérables.
Il ne reste enfin que les composés toxiques qui peuvent en partie être réutilisés
par l'industrie chimique.
En Allemagne, les déchets électriques (ordinateurs, téléphones portables, téléviseurs,...)
représentent chaque année deux millions de tonnes. Un cinquième de ces déchets
(400 000 tonnes) sont des matières plastiques dont seulement 5 000 tonnes
pouvaient jusqu'a présent être recyclées. La directive européenne DEEE
relative aux déchets d'équipements électriques et électroniques a pour
objectif d'atteindre un taux de recyclage d'au moins 75%. Dans ce contexte, le
procédé extrêmement performant développé par Fraunhofer est bien supérieur
à la norme.
Pour en savoir plus, contacts :
- Karin Agulla, Fraunhofer IVV - tel : +49 81 61 49 11 20 – email:
karin.agulla@ivv.fraunhofer.de
- Dr. Andreas Maurer, Fraunhofer IVV - tel : +49 81 61 49 13 30 - email :
andreas.maeurer@ivv.fraunhofer.de.
- http://www.ivv.faunhofer.de
Sources : Depeche idw, communique de la société Fraunhofer - 18/08/2006
Rédacteur : Dimitri Pescia, dimitri.pescia@diplomatie.gouv.fr
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Allemagne numéro 300 du 30/08/2006 rédigé par l'Ambassade de France en
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8/9
Un nouveau procédé de transformation de la biomasse
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38717.htm
A Potsdam Golm, des chercheurs de l'institut Max-Planck de recherche sur les
colloïdes et les surfaces a développé un procédé de transformation de la
biomasse pour produire de l'énergie. Ce procédé transforme la biomasse telle
que la paille, le bois humide ou les feuillages d'après le processus naturel de
décomposition qui transforme les produits biologiques en charbon, gaz naturel
ou pétrole.
Le procédé chimique de cette transformation en énergie
fossile n'avait jamais vraiment été détaillé. L'équipe du professeur
Antonietti l'a fait et s'en est inspiré pour transformer de la paille en
charbon. La nouveauté du procédé réside dans le fait qu'il n'est pas nécessaire
de sécher préalablement la biomasse et que le procédé ne libère pas de CO2,
gaz responsable de l'effet de serre, comme c'est le cas par exemple lors de la
transformation bactérienne de la biomasse. Ce procédé chimique de
"carbonisation hydrothermale" transforme les sucres de la biomasse en
charbon grâce à des catalyseurs de réaction, avec libération d'eau, sous des
conditions de haute température et de haute pression.
Pour en savoir plus, contacts :
Prof. Dr. Markus Antonietti - Max-Planck Institut fur Kolloid- und
Grenzflachenforschung, Am Muhlenberg 1, 14476 Potsdam Golm - tel : +49 331 567
95 01, fax : +49 331 567 95 02 - email : pape@mpikg.mpg.de
Sources : Tagesspiegel - 11/08/2006
Rédacteur : Sophie Fourmond, sophie.fourmond@diplomatie.gouv.fr
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Allemagne numéro 300 du 30/08/2006
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http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38784.htm
Le groupe "Energie et Systèmes" de l'institut Max Planck IPP de
Garching a développé un programme d'amélioration de l'efficacité énergétique
de la ville de Vienne. Ce programme devrait permettre de diminuer la
consommation énergétique annuelle de la ville de 180 GWh, ce qui correspond a
l'énergie de chauffage annuelle dépensée par 30.000 habitants. D'ici 2015, ce
sont donc 1800 GWh qui pourraient être économisés, dont 900 GWh dans le seul
secteur résidentiel. D'ici 2015, ce programme permettrait ainsi de freiner
l'augmentation de la consommation énergétique de la ville de 12 a 7%. Afin de
développer ce programme, le groupe de chercheurs allemands a conçu un modèle
de la ville qui permet de prévoir les évolutions de la consommation énergétique.
Ce modèle a été mis en oeuvre sur ordinateur avec l'aide de l'entreprise IRM
AG.
Pour en savoir plus, contacts :
http://www.ipp.mpg.de
Sources : Depeche idw, communique de l'institut Max Planck de physique des
plasmas - 22/08/2006
Rédacteur : Dimitri Pescia, dimitri.pescia@diplomatie.gouv.fr
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6/9
Allemagne : Le gouvernement impose des quotas de biocarburants dans
l'essence et le diesel
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38786.htm
A partir de l'an prochain, chaque litre de diesel ou d'essence vendu en
Allemagne devra obligatoirement contenir un taux minimal de biocarburants. Ainsi
en a décidé le gouvernement cette semaine en adoptant un projet de loi qui
fixe un quota global de 6% à l'horizon 2010. La nouvelle réglementation devrait
contribuer à réduire les émissions de CO2, et représente aux yeux du
gouvernement "un pas important pour se détourner du pétrole" tout en
ameliorant la sécurité de l'approvisionnement en carburant. Le quota de
biocarburants (purs) diffère pour l'essence et le diesel. Il atteindra des 2007
4,4% pour le diesel et 2% pour l'essence (3% en 2010). Le quota global (diesel +
essence) passera a 5,7% en 2009, puis à 6% en 2010.
Des sanctions sont prévues pour éviter que les entreprises du secteur pétrolier
qui jouent le jeu ne soient moins bien loties que celles qui voudraient tricher.
L'imposition de quotas de biocarburants dans les carburants traditionnels
transforme le mode de soutien à ces énergies propres. Jusqu'ici, celui-ci
avait essentiellement reposé sur des avantages fiscaux, rendant les
biocarburants moins chers que les carburants classiques malgré un coût de
production plus élevé. Mais le gouvernement allemand entend faire le ménage
dans les subventions et les avantages fiscaux pour consolider les finances
publiques. Dans ce contexte, la création de quotas octroie en quelque sorte aux
producteurs de biocarburants une garantie de débouchés qui se substitue aux
efforts fiscaux. Pour le consommateur, toutefois, la mesure devrait se traduire
par une légère augmentation des prix à la pompe.
Le secteur des biocarburants est actuellement en pleine croissance en Allemagne.
Il profite d'efforts redoublés décidés par le gouvernement en matière de
recherche et de développement. L'enjeu est désormais de développer les
biocarburants de deuxième génération (synthétiques). Le projet de loi prévoit
de les soutenir fiscalement jusqu'en 2015.
Pour en savoir plus, contacts :
http://www.bundesregierung.de
Sources : "Nouvelles d'Allemagne", Centre d'Information et de
Documentation de l'Ambassade d'Allemagne a Paris - 25/08/2006
Rédacteur : Anne-Claire Geffrier, anne-claire.geffrier@diplomatie.gouv.fr
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5/9
Réduction de la longévité des déchets radioactifs
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38692.htm
Les articles parus dans "News" de l'institut de physique de Londres et
"Physics World" d'août 2006 soulignent que des chercheurs de
l'université de la Ruhr à Bochum ont trouvé une procédure permettant de réduire
la longévité des déchets radioactifs des réacteurs nucléaires. La période
radioactive des émetteurs alpha émis lors de la désintégration des noyaux
d'hélium pourrait être raccourcie à quelques dizaines d'années en les
confinant dans du métal et en les refroidissant de quelques kelvins. Le
professeur Dr. Claus Rolfs, directeur du groupe de l'université de la Ruhr à Bochum, ajoute que cette méthode permettra de supprimer les déchets nucléaires
pour les prochaines générations. Il ne sera plus nécessaire de les enterrer.
Pour en savoir plus, contacts :
- http://www.heise.de/newsticker/meldung/76255
- http://www.physicsweb.org/articles/news/10/7/13/1
Sources : Dépêche idw, communiqué de presse de la Fachhochschule de Bielefeld
- 07/08/2006
Rédacteur : Marina Pajak, marina.pajak@diplomatie.gouv.fr
4/9
Antarctique : une meilleure coordination du tourisme et de la recherche
pour la protection de l'environnement
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38690.htm
La région de Fildes, au sud-ouest de l'île du Roi George (a environ 1.000 km
de la Terre de Feu) pourrait bientôt devenir une "Antarctic specially
managed area" (ou zone gérée spéciale en Antarctique). Cette proposition
a été soumise avec succès par l'Allemagne lors de la 29eme conférence des
pays signataires du Traite de l'Antarctique a Edimbourg en juin 2006.
L'Allemagne a obtenu qu'a partir de septembre 2006, un groupe de travail
international sous direction germano-chilienne étudie la question du changement
de statut de la région de Fildes en zone gérée spéciale en Antarctique.
Jusqu'a présent, il n'existe que trois régions de ce type en Antarctique. Ce
changement de statut permettrait d'obtenir une meilleure coordination du
tourisme et de la recherche dans cette région particulièrement fréquentée
afin de préserver intact son environnement unique. Dans le passe, le manque de
coordination des activités touristique et scientifique a conduit a de très
importants dommages de l'environnement comme la perte des lieux de reproduction
de différentes espèces d'oiseaux marins ou la création de décharges.
Pour en savoir plus, contacts :
- http://www.umweltbundesamt.de/antarktis
- Martin Ittershagen - Service de presse de l'office fédéral pour
l'environnement, Postfach 1406, D06813 Dessau - tel : +49 340 21 03 2122 - email
: pressestelle@uba.de
Sources : Communique de presse de l'office fédéral pour l'environnement (UBA)
- 04/08/2006
Rédacteur : David Boucard, david.boucard@diplomatie.gouv.fr
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Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont
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3/9
DHL et Deutsche Telekom proposent des produits écologiques
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38689.htm
Avec un service d'envoi de colis et une carte de téléphone tous deux ayant un
bilan écologique nul, le transporteur DHL et l'opérateur Deutsche Telekom
montrent leur engagement a réduire leurs émissions de CO2.
Depuis août 2006, DHL, filiale du groupe Deutsche Post World Net AG (DP AG),
propose aux particuliers un service d'envoi de colis dont le bilan est neutre
pour l'environnement. Pour chaque colis du label "Pluspackchen
GoGreen" vendu au prix de 5,99 euros, 10 centimes d'euros seront investis
dans des initiatives de protection de l'environnement dans le monde entier.
DP AG assure que les émissions de CO2 dues au transport des colis seront
compensées par des projets interne ou en externe a l'entreprise pour la
protection de l'environnement. Sont d'ores et déjà prévus des investissements
pour le reboisement de la foret tropicale et pour le développement de l'énergie
solaire au Sri Lanka et en Inde. Ce service n'est qu'une part de l'initiative
"GoGreen" grâce a laquelle la Deutsche Post met en place sa politique
de réduction des émissions de CO2, annoncée des la mi-juillet a l'occasion de
son adhésion au Pacte Mondial des Nations Unies.
Depuis la mi-juin 2006, opérateur Deutsche Telekom propose des cartes de téléphone
ayant un bilan nul pour l'environnement. opérateur estime que la fabrication
des cartes et les communications téléphoniques correspondantes produisent
environ 100 tonnes de dioxyde de carbone. Pour rendre ce produit neutre d'un
point de vue écologique, Deutsche Telekom a acheté des quotas émissions de
CO2 dont le montant sera reverse a deux projets sud-africains
de protection de l'environnement.
Pour en savoir plus, contacts :
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/gtVz0
- http://www.dpwn.de/dpwn?lang=de_DE&xmlFile=2006836
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/qpHqv
Sources : - Communiques de presse de la Deutsche Post AG - 11/07/2006,
24/07/2006
- Communique de presse de Deutsche Telekom - 13/06/2006
Rédacteur : David Boucard, david.boucard@diplomatie.gouv.fr
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Allemagne numéro 298 du 9/08/2006 rédigé par l'Ambassade de France en
Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont
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2/9
RTE entre énergies fossiles et énergies renouvelables
http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=102060
Pour palier la faiblesse de l’approvisionnement électrique
de la Bretagne, RTE a lancé un appel d’offres pour la construction d’une
centrale électrique de 120 MW près de Saint-Brieuc. Une jeune PME, Electricité
de Marseille, propose une solution originale : une station électrique
solaire, couplée à une centrale biomasse. Un projet audacieux, qui offre une
alternative aux énergies fossiles habituellement sollicitées dans ce type
d’installation.
La Bretagne est l’une des régions françaises dont
l’alimentation électrique s’avère particulièrement fragile. Elle produit
peu, environ 5% de sa couverture énergétique, et connaît une croissance
annuelle de sa consommation de 2,5%, contre une moyenne de 1,7% en France. Véritable
"péninsule électrique", son approvisionnement est assuré par
l’importation d’électricité d’autres régions via le réseau public de
transport de l’électricité. RTE, gestionnaire du réseau de transport d'électricité
français, a donc lancé le 16 février 2006 un appel d’offres pour la
construction d’une installation de production d’au minimum 80 MW dans la région
de Saint-Brieuc.
Parmi les candidats, Electricité de Marseille (EDM) propose une station électrique
solaire hybride biomasse de 120 MW. Un projet original, composé de deux
installations différentes fonctionnant simultanément ou individuellement,
selon les besoins en électricité sollicités par RTE. La station électrique
solaire (SES) repose sur une technologie de stockage d’air comprimé CAES
(Compressed Air Energy Storage). Plusieurs sphères en matériaux composites
d’un volume de 4850 m3 stockent de l’air comprimé à 120 bar par un
compresseur électrique. Des panneaux solaires thermiques, d’une surface de 10
000 m2, produisent de l’eau chaude utilisée pour augmenter jusqu’à 600 bar
la pression de l’air stocké, offrant ainsi un gain de 40%. Lors des pics de
consommation électrique, l’air comprimé est "relâché", et entraîne
une turbine, capable de produire 40 MW d’électricité, été comme hiver.
"11 brevets, dont deux européens"
L’unité dénommée "Hybride biomasse" consiste en une chaudière
NordFab, alimentée par du colza, du bois et de la paille, et reliée à une
turbine à vapeur fournissant 80 MW cinq mois par an. Les combustibles, en
quantité impressionnante (23 000 t de colza, 18 000 t de bois et 15 000 t de
paille) proviendront d’exploitations agricoles du secteur de Plaine-Haute,
commune des Côtes d'Armor.
"Nous possédons 11 brevets, dont deux
européens, qui nous permettent de mettre en œuvre ces technologies innovantes,
déclare Pierre Bénaros, dirigeant d’EDM. Le principe de notre
installation hybride biomasse existe depuis les années 1990 à Nakskov et
Rudkobing au Danemark, et à Luban en Pologne. L’utilisation de la biomasse en
co-génération participe aux objectifs de 21% d’énergie renouvelable en 2010
fixés par la directive européenne, soutient l’agriculture, et revient moins
cher que les combustibles fossiles (gaz et fioul)." Selon lui, le procédé
réduit significativement l’impact sur l’environnement, en évitant des émissions
annuelles de 48 000 tonnes de dioxyde de carbone (CO2), 64 tonnes d’oxydes
d’azote (Nox), et 62 tonnes de dioxyde de souffre (SO2).
Le prix d’une telle installation reste évidemment secret, même si EDM a tout
intérêt à communiquer largement sur l’originalité de sa proposition afin
de se démarquer des autres concurrents. Combien sont-ils en tout ? RTE se
refuse d’en divulguer le nombre, ni le contenu de leur dossier. La candidature
d’EDM semble cependant particulièrement audacieuse : Interrogé au
printemps, Jean-Paul Goussard, directeur régional de RTE, affirmait que
l’appel d’offres visait une "centrale fonctionnant au fuel ou au
gaz", et n’imaginait pas la construction d’une centrale faisant
appel aux énergies renouvelables.
Répondre à une sollicitation en 14 minutes
Le cahier des charges de RTE autorise toutefois tout type
de projet. Il fixe seulement les prescriptions techniques auxquelles doivent
satisfaire les installations en vue de leur raccordement au réseau public de
transport de l'électricité. Notamment la capacité à répondre à une
sollicitation de RTE en 14 minutes. "Nous pouvons réagir en moins de
cinq minutes," assure Pierre Bénaros.
Au cas où RTE ne retiendrait pas son offre, EDM envisage quand même "d’implanter
une SES électrique solaire d’air comprimé de 40 MW, éventuellement combinée
à de la biomasse, qui permettra de fournir 40 MW pendant cinq heures par jour,
soit 200 MWh par jour toute l’année." La société a, d’ailleurs,
déjà signé un compromis de vente pour un terrain de 10,8 hectares (ses
infrastructures nécessitent une surface minimale de 7 hectares), à proximité
d’une ligne de 400 000 volts. La construction devrait débuter fin 2007, pour
une mise en service au début du premier trimestre 2009.
D’après l’opérateur, l’exploitation de la SES nécessitera la création
de six postes de techniciens et d’un poste de responsable d’équipe, et
offrira à la commune de Plaine-Haute une taxe professionnelle de 300 000 €
par an. "Nous livrons les usines clés en main," souligne
Pierre Bénaros, qui annonce également l’installation d’une SES dans les
Alpes-Maritimes, dotée d’un moteur "hydrosphère" de 15 MW. Les
pales de cette turbine tournent dans de l’eau grâce à l’injection d’air
sous pression et à la force d’Archimède. Une démonstration du prototype a
été dévoilée à la presse, le 7 juillet dernier, à Sophia-Antipolis, où
est installée EDM. La jeune société est cependant bien consciente que la
meilleure campagne de communication serait, pour elle, de remporter l’appel
d’offres de RTE.
- - - - -
EDM s’est inspirée, pour sa centrale
biomasse, des exemples de Nakskov et Rudkobing au Danemark. Dans ce pays, les
quantités de paille produites s’élèvent à plus de 6 millions de tonnes,
dont 1 million est directement utilisé pour la production d’énergie. En
1997, 7 centrales en cogénération étaient alimentées par de la paille. A
Nakskov, ville de 16 000 habitants, la paille a été choisie pour alimenter le
réseau municipal de chauffage urbain. Elle fournit 14 des 44 MW du réseau, et
couvre les besoins de base. Les combustibles fossiles ne servent que pour répondre
aux périodes de forte demande. La dernière chaufferie à paille, mise en
service en 1996, a coûté environ 3,4 millions d’euros. A Rudkobing, la
paille alimente une installation de cogénération, destinée à produire de la
chaleur et de l’électricité, et fonctionnant 24 h/24. Selon une étude de
Marguerite Whitwham, publiée en 1999 dans les Cahiers du club d’ingénierie
prospective énergie et environnement (CLIP), "la combustion de
paille tout comme celle de bois est neutre en termes d’émissions de CO2, y
compris en intégrant le transport de paille".
1/9 Electrawinds
investit dans sa seconde centrale électrique par biomasse.
Electrawinds, qui fait fleurir ses éoliennes un peu partout
en Wallonie comme en Flandre, a inauguré ce mardi à Mouscron sa seconde
centrale de production d'électricité par biomasse.
Sa première est déjà fonctionnelle. Elle produit 12,8 MW
à Ostende. Celle de Mouscron représente un investissement de 18 millions
d'euros et fournira de l'électricité verte à quelque 44.000 ménages de la région,
soit une production de 17,6 MW.
De l'huile de friture comme carburant
Originalité des installations de Mouscron: elles
consommeront essentiellement des déchets à savoir des huiles végétales de…
friture qui seront récoltées un peu partout dans le pays et en Europe.
D'autres … huiles de circonstance ont d'ailleurs fait le déplacement pour
saluer l'événement: le ministre André Antoine, en charge de l'énergie, qui
organise le soutien aux sources renouvelables de production d'électricité par
certificats verts interposés, ainsi que le bourgmestre de Mouscron, Jean-Pierre
Detremmerie.
La production n'a pas encore démarré: les travaux n'ont débuté
qu'en mai dernier et le principal moteur de production n'est arrivé d'Allemagne
que dans la nuit. Mais ce n'est plus guère qu'une question de semaines; elle
donnera droit en régime de croisière à quelque 120 à 130.000 certificats
verts par an, soit un soutien de 11 à 12 millions d'euros à charge des
consommateurs d'électricité qui, via prélèvement automatique sur la
production classique, financent finalement l'électricité verte au prorata de
la consommation de chacun.
En l'occurrence, ce sont 100.000 tonnes de CO2 qui sont ainsi
épargnées.
Même si les huiles de Mouscron pourront être pré-traitées
dans des installations similaires d'Electrawinds à Ostende, la production est
uniquement destinée à la région de Mouscron. Et pour répondre pleinement aux
critères de production par biomasse, les installations ne pourront accepter que
des combustibles renouvelables, à savoir des matières vivantes ou d'origine
vivante.
Troisième position
Les installations de Mouscron (17,6 MW) seront ainsi les
troisièmes par ordre d'importance après celles des Awirs (80MW) à Flémalle,
où Electrabel a reconverti aux granulés de bois une ancienne centrale à
charbon, et celles de Burgo Ardennes à Virton (30MW) où le papetier valorise
notamment ses propres déchets en production conjointe de chaleur et d'électricité.
L'investissement d'Electrawinds à Mouscron intervient avec
le soutien de la Région wallonne et l'appui des banques Dexia et KBC.
L'investisseur, la famille Desender, qui opérait jusqu'ici dans l'automobile
(garage VW-Audi), s'est radicalement reconverti dans la production d'énergie
verte au début des années 2000: outre sa centrale biomasse d'Ostende, c'est
dans le nucléaire qu'il s'est surtout spécialisé; ildispose de six parcs à
éoliennes: le plus important du pays à Bruges, le plus récent étant le trio
d'éoliennes qui viennent d'éclore à Perwez le long de la E 411. Une dizaine
de projets sont en outre à l'étude à Héron et Vaux-sur-Sûre, mais aussi en
France, en Pologne, en Toscane et en Hongrie.
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Voir aussi :
Extrait :
Electrawinds
Eldepasco est une initiative d’Electrawinds. Cette entreprise brugeoise
est le plus grand producteur d’énergie verte en Belgique. Fin décembre 2001,
Electrawinds a installé 9 éoliennes dans une zone industrielle à Bruges. Ces
éoliennes produisent chaque année plus de 10 millions kWh et fournissent l’énergie
nécessaire à environ 3.000 foyers. Dans le courant de l’année 2002, 2 éoliennes
supplémentaires ont été érigées et mises en service avec une production
annuelle totale de 7,5 millions kWh (une éolienne dans le parc industriel à
Zedelgem et une autre dans la zone industrielle d’Eeklo).
Début 2004, Electrawinds a entamé la construction de 7 éoliennes supplémentaires
dans la zone industrielle le long de la ligne de chemin de fer
Bruges-Blankenberge. Ces éoliennes possèdent chacune une puissance nominale de
1.800 kW, une hauteur d’axe de 85 mètres et une longueur de pâle de 35 mètres.
Elles produisent chaque année environ 30 millions kWh et approvisionnent ainsi
en énergie renouvelable un peu moins de 10.000 ménages brugeois.
Entre-temps, Electrawinds élargit aussi son horizon à d’autres formes d’énergie
renouvelable. Dans le parc industriel à Ostende, l’entreprise construit une
centrale d’électricité verte, avec le fabricant de chaudières Vyncke de
Harelbeke, qui transformera chaque année 200.000 tonnes de déchets solides en
électricité et en combustibles secondaires. L’investissement total s’élève
à 50 à 60 millions d’euros.
Une première installation traite des déchets ménagers, de la vase et des déchets
de bois. Les déchets ménagers sont scindés par une unité de vapeur à
concurrence de 60 pour cent maximum en matières organiques et 40 pour cent en
produits recyclables. Cette matière organique, la vase séchée et les déchets
de bois sont ensuite transformés en combustibles secondaires ou en biobriques.
Ce processus exige beaucoup de chaleur, principalement produite sur place.
La seconde installation possède une chaudière à vapeur Vyncke, capable de
tourner sur la base de toutes les formes de biomasse comme les noyaux d’olive
séchés, l’herbe à éléphant, les biobriques ou tout ce qui peut être
considéré comme de la biomasse. Cette chaudière produit tant de la vapeur que
de l’électricité. La vapeur est utilisée dans la première installation. La
production d’électricité s’effectue avec un générateur d’une puissance
pouvant atteindre 7 mégawatts (MW).
Outre l’unité de production de combustible bio existante, à base de graisse
animale et d’huile de friture (25.000 tonnes), Electrawinds bâtit aussi une
usine de fermentation qui transforme jusqu’à 40.000 à 50.000 tonnes de déchets
de jardin, de légumes et de fruits en biogaz au moyen d’un procédé
anoxique. Ce biogaz est ensuite transformé en électricité dans une
installation de 2,2 MW.
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25/7
Les promoteurs des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique
dénoncent le manque de cohérence de l'UE
http://www.actu-environnement.com/ae/news/1849.php4
Aux
côtés de trois autres associations*, l' association européenne de l'énergie
éolienne (EWEA) reproche à la commission européenne de ne pas avoir repris
l'objectif chiffré du Parlement européen sur la part du budget à réserver
aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique.
En effet, le 15 juin dernier, lors de sa réunion plénière, le Parlement européen
a voté le 7ème programme cadre de l'UE pour la recherche qui prévoit de
consacrer** approximativement deux-tiers du budget recherche d'énergie non-nucléaire
aux sources d'énergie renouvelable et à l'efficacité énergétique, soit 226
millions d'euros par an au cours des cinq années à venir. Ce budget représenterait
25% du budget total, la recherche en matière d'énergie nucléaire en représentant
63%. Mais la Commission européenne qui devait se prononcer sur ce programme n'a
pas retenu cette proposition. Nous entendons beaucoup de belles paroles sur
l'importance des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique.
Maintenant que le temps des décisions est arrivé, c'est le silence, a déploré
Christian Kjaer, directeur de l'EWEA.
Mais la commission ne l'entend pas de cette façon, selon l'AFP. Tout en croyant
en l'importance des investissements dans les énergies renouvelables, Antonia
Mochan, porte-parole du commissaire européen à la Recherche, Janez Potocnik,
interrogé par l'AFP, estime que compartimenter les projets de recherche n'est
pas toujours évident. Par exemple, certains travaux sur l'hydrogène ne portent
pas spécifiquement sur les énergies renouvelables, mais peuvent tout de même
servir à leur stockage, explique Mme Mochan.
L'EWEA espère que les Etats Membres soutiendront l'objectif voté par le
Parlement européen. Réponse au prochain Conseil de compétitivité, lundi 24
juillet.
C.SEGHIER
*European Renewable Energy Council (EREC), European Renewable Energy Research
Centres (EUREC), The European Photovoltaic Industry Association (EPIA)
**
-Recherche en matière d'énergie total : €920 million
- Recherche en matière d'énergie nucléaire : €580 million (63%)
- Recherche d'énergie non-nucléaire : €340 million (37%) :
- Dont 2/3 aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique :
€226 million
24/7
La Banque mondiale veut réduire le torchage du gaz
http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=101987
Le torchage est un procédé qui
consiste à bruler le gaz issu de la production pétrolière. Il constitue
non seulement un gaspillage d’énergie mais provoque également des
dommages sur l’environnement et la santé humaine. Depuis 2002, la Banque
mondiale s’efforce de développer des partenariats avec les compagnies pétrolières
et les gouvernements des pays concernés pour réduire cette pratique.
Chaque
année, environ 150 milliards de m3 de gaz naturel partent en fumée, selon les
chiffres donnés par la Banque mondiale, qui indique que ce volume équivaut à
un quart du volume de gaz utilisé aux États-Unis en un an, 30% de la
consommation annuelle de gaz de l’Union européenne, ou encore 75% des
exportations de gaz de Russie. Le brûlage du gaz naturel, également appelé
torchage, est un procédé utilisé pour se débarrasser du gaz naturel associé
à la production pétrolière et constitue à cet égard "un gaspillage
flagrant d’une ressource d’énergie de grande valeur," selon Bent
Svenson, chargé du dossier à la Banque mondiale. "Le cas de
l’Afrique illustre de façon particulièrement frappante ce gaspillage de
ressources. Si l’on prenait le gaz qui est torché en Afrique, ce qui ne représente
que 40 milliards de m3 par an, et qu’on l’utilisait pour créer de l’électricité
produite par des centrales modernes et efficaces, on pourrait doubler la
production électrique de l’Afrique subsaharienne, à l’exclusion de
l’Afrique du Sud," explique-t-il. 15 pays -le Nigeria, la
Russie, l’Iran, l’Irak, l’Angola, le Qatar, l’Algérie, le Venezuela, la
Guinée Équatoriale, l’Indonésie, le Brésil et le Mexique- sont
actuellement les plus concernés par cette pratique.
Outre
ce gaspillage, le torchage pose de graves problèmes environnementaux en
contribuant à augmenter significativement les émissions de gaz de serre. Selon
Bent Svenson, l’arrêt du torchage ferait baisser de 13% le montant total des
émissions de CO2 que les pays se sont engagés à réduire au titre du
Protocole de Kyoto pour la période 2008-2012… Par ailleurs, les substances
toxiques répandues par les fumées des torchères "empêchent les
populations de vivre dans un environnement sain," rappelle la Banque
mondiale. Au Niger, pays où a été le plus pratiqué le torchage, des
communautés locales ont porté plainte en juin 2005, soutenues par les Amis de
la Terre et l’ONG Environmental Rights Action, contre le Nigerian
National Petroleum Corporation (NNPC) et le gouvernement nigérian, ainsi qu’à
l’encontre du consortium constitué par Shell, Exxon, Chevron, TotalFinaElf et
Agip, afin de faire cesser le torchage. En novembre 2005, la Haute Cour Fédérale
du Nigéria a ordonné aux compagnies pétrolières d'arrêter le torchage dans
le delta du Niger, invoquant la violation des droits de l'homme (voir article lié).
Aujourd’hui, la Banque mondiale cherche à réduire cette pratique par le
biais de partenariats publics/privés avec les gouvernements et les compagnies pétrolières.
Un des principaux obstacles réside dans le manque d’infrastructures et de
marchés pour la vente de ces gaz associés. "Une grande partie du pétrole
est produite dans des zones éloignées, et souvent même off-shore, donc loin
des marchés où le gaz associé pourrait être consommé," explique
Bent Svenson. Ici, le rôle de la Banque mondiale n’est pas d’investir
dans des infrastructures comme des oléducs permettant le transport du gaz, mais
de conseiller les compagnies dans ces investissements. "Réduire le
torchage demande un effort global et concerté de la part des gouvernements et
de l’industrie, ainsi que de la part des institutions financières et des
communautés locales," explique Rashad Kaldany, président du
comité de pilotage des partenariats publics / privés. Le succès de cette
initiative repose largement sur la volonté politique des pays concernés.
Aujourd’hui, seulement un quart d’entre eux sont impliqués dans ce
programme de la Banque mondiale, qui a pu néanmoins développer plusieurs
actions, comme l’adoption d’une norme mondiale pour la réduction du
torchage, la mise en œuvre de projets pour l’utilisation des gaz associés
dans sept pays et la mise en œuvre de projets carbone, qui ont permis d’éviter
le rejet de 12 milliards de m3 de gaz par an, soit une réduction des émissions
de CO2 de 115 millions de tonnes pour 2012.
23/7
Énergie perdue
C’est
marrant comme on confond parfois le remède et le poison. Prenez l’énergie.
Les pays du G8*, réunis en sommet à Saint-Pétersbourg, devaient plancher sur
«la sécurité énergétique mondiale». Résultat : ils ont proposé
d’augmenter l’offre – la production de pétrole, les centrales nucléaires
(à l’exception de l’Allemagne), et un peu seulement les énergies
renouvelables – plutôt que de limiter drastiquement la demande, par des économies
d’énergie enfin sérieuses.
Pourtant,
Tony Blair, le Premier Ministre britannique, avait clairement affirmé : «Il
n’y aura pas de véritable sécurité si la planète est ravagée par le
changement climatique.»
Pour
dépasser les promesses du protocole de Kyoto sur les gaz à effet de serre, les
solutions existent. Le Fonds mondial pour la nature (WWF) les rappelle dans un
court document (No energy security without climate security) réclamant un «plan
Marshall» de l’énergie, pour se détourner des énergies fossiles
polluantes.
Or
on continue de faire comme si la hausse du prix du pétrole était le principal
problème. Alors qu’elle pourrait être une des solutions.
*
France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Japon, USA, Canada, Russie.
http://www.panda.org/news_facts/newsroom/index.cfm?uNewsID=75480
http://www.enn.com/today.html?id=10850
29/6 ECOBUILDING
Performance - 1er Salon professionnel européen - Performance énergétique et développement
durable des bâtiments
http://www.mon-immeuble.com/actualites/act06/article072.27.06.06.htm
Le
rendez-vous européen des leaders de la performance énergétique et du bâtiment
durable, ECOBUILDING Performance aura lieu les 8 et 9 novembre à Paris, Porte
de Versailles. Ce salon présentera toutes les innovations pour la construction,
la rénovation et la gestion durable des bâtiments, au travers d’une centaine
d’exposants : industriels, conseils, fournisseurs d’énergies, grands
prestataires de services immobiliers…
Les visiteurs, donneurs d’ordres publics et privés, prescripteurs, bureaux
d’études, maîtres d’oeuvre, entrepreneurs intervenant dans les secteurs
tertiaire, industriel, résidentiel et bâtiments publics, y découvriront
toutes les facettes d’un marché en plein essor et les meilleures solutions
actuelles. Avec l'éclairage des meilleurs experts, ils définiront leurs stratégies
d’investissements et choisiront leurs partenaires pour répondre aux nouveaux
enjeux du bâtiment.
Un salon marqué par une actualité réglementaire inégalée
Le bâtiment, premier consommateur d’énergie et responsable, rappelons-le, du
tiers des émissions de CO2 en France, est concerné par un grand nombre de réglementations
actuellement en discussion ou en vigueur.
En
premier lieu, le Protocole de Kyoto : la France s’est engagée, à l’horizon
2008-2012, à stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre à leur niveau
de 1990 et à les diviser par quatre à l’horizon 2050.
Le
projet de loi sur l’eau et les milieux aquatiques, créant un crédit d’impôt
pour les particuliers qui installeront des équipements de récupération
d’eaux pluviales, a été déposé en première lecture au Sénat le 31 mai
dernier.
Le
décret n° 2005-1174 du 16 septembre 2005 fixe les critères de qualité
environnementale exigés des constructions pour bénéficier de l'exonération
de taxe foncière sur les propriétés bâties.
La
RT 2005, nouvelle Réglementation Thermique des bâtiments, entrera en vigueur
le 1er septembre 2006 et vise à réduire d’au moins 15 % les consommations
des bâtiments neufs d’ici 2010 en prévision de réglementations encore plus
contraignantes.
Le
DPE, Diagnostic de Performance Énergétique, va devenir obligatoire cet été
pour toute vente de logement (800 000 transactions par an), et sera obligatoire
à l’été 2007 pour les locations, soit 2 millions de logements concernés.
Les
crédits d’impôt en faveur du développement durable se généralisent et
augmentent pour atteindre 50 % pour les dépenses sur les équipements de
production d’énergies renouvelables et les pompes à chaleur.
Un
arrêté ministériel est en cours, faisant passer le prix de rachat pour le
photovoltaïque intégré au bâti à 55,5 c€/kWh avec maintien du crédit
d’impôt à 50 % sur le matériel pour les particuliers.
La
mise en œuvre des Certificats d’Economie d’Energie (Décrets n° 2006-603
et n° 2006-600 du 23 mai 2006), suscite d’énormes attentes des collectivités,
entreprises et particuliers. Cela fait des grands fournisseurs d’énergie
historiques (EDF, GDF, Total…), et des nouveaux entrants (SUEZ, POWEO), des
acteurs majeurs dans la rénovation efficace des bâtiments et les services
d’efficacité énergétique.
Toutes
ces dispositions placent ECOBUILDING Performance au cœur de l’actualité et
intéressent directement les décideurs et maîtres d’ouvrage, qui attendent
conseils et solutions pratiques de la part des prescripteurs, maîtres d’œuvre
et entreprises du bâtiment.
ECOBUILDING : le salon de tous les secteurs de la construction
Tous les secteurs du bâtiment et de la construction seront représentés au
Salon, comme en témoignent les premiers exposants annoncés : gros œuvre
(Koramic, Wienerberger), finitions (Derivery), isolation (Promo PSE, Snip, Schöck,
Isover St Gobain), énergie (MCT Solaire, Buderus, Sharp), gestion technique de
bâtiment (Wirecom Technologies, Energie Systeme, Schneider Electric, …),
certification (Cequami, Certivea), organismes professionnels (Enerplan,
Fondaterra, Untec, Unsfa, Isolons la Terre…).
Le Forum ECOBUILDING Performance : des rendez-vous techniques, économiques
et professionnels
Un programme ambitieux de conférences se met en place à travers trois thématiques
principales :
Bâtiment
et énergie : Quels impacts attendre des nouvelles réglementations visant aux
économies d’énergie ?
Bâtiment
et environnement : Réalité de la demande de qualité environnementale dans les
bâtiments publics.
Bâtiment
et usages : Concilier qualités d’usage, contraintes énergétiques,
environnementales et financières.
Ces
thématiques seront explorées à travers des conférences/débats, des tables
rondes, des ateliers solutions et marchés, animés par les meilleurs spécialistes
du moment.
Parallèlement au Forum ECOBUILDING Performance, se tiendront des colloques animés
par des partenaires :
• R2D2/Fondaterra : « Efficacité énergétique des bâtiments »
• Enerplan : « Energie Solaire et Bâtiment »
• Martech : Capital 4E « Financement de l’innovation dans le bâtiment et
l’énergie ».
La performance énergétique et environnementale à l’honneur
Les Trophées ECOBUILDING Performance seront remis le 9 novembre aux meilleures
expériences de la performance énergétique des bâtiments, suite à un tour
d’horizon des principales actions mises en place par les secteurs public et
privé.
Source : www.ecobuilding-performance.com
ECOBUILDING Performance
8 et 9 novembre 2006, Paris Expo - Porte de Versailles
Communiqué de presse du 27 juin 2006
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29/6
ECOBUILDING
Performance - 1er Salon professionnel européen - Performance énergétique et développement
durable des bâtiments
http://www.mon-immeuble.com/actualites/act06/article072.27.06.06.htm
Le
rendez-vous européen des leaders de la performance énergétique et du bâtiment
durable, ECOBUILDING Performance aura lieu les 8 et 9 novembre à Paris, Porte
de Versailles. Ce salon présentera toutes les innovations pour la construction,
la rénovation et la gestion durable des bâtiments, au travers d’une centaine
d’exposants : industriels, conseils, fournisseurs d’énergies, grands
prestataires de services immobiliers…
Les visiteurs, donneurs d’ordres publics et privés, prescripteurs, bureaux
d’études, maîtres d’oeuvre, entrepreneurs intervenant dans les secteurs
tertiaire, industriel, résidentiel et bâtiments publics, y découvriront
toutes les facettes d’un marché en plein essor et les meilleures solutions
actuelles. Avec l'éclairage des meilleurs experts, ils définiront leurs stratégies
d’investissements et choisiront leurs partenaires pour répondre aux nouveaux
enjeux du bâtiment.
Un salon marqué par une actualité réglementaire inégalée
Le bâtiment, premier consommateur d’énergie et responsable, rappelons-le, du
tiers des émissions de CO2 en France, est concerné par un grand nombre de réglementations
actuellement en discussion ou en vigueur.
En
premier lieu, le Protocole de Kyoto : la France s’est engagée, à l’horizon
2008-2012, à stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre à leur niveau
de 1990 et à les diviser par quatre à l’horizon 2050.
Le
projet de loi sur l’eau et les milieux aquatiques, créant un crédit d’impôt
pour les particuliers qui installeront des équipements de récupération
d’eaux pluviales, a été déposé en première lecture au Sénat le 31 mai
dernier.
Le
décret n° 2005-1174 du 16 septembre 2005 fixe les critères de qualité
environnementale exigés des constructions pour bénéficier de l'exonération
de taxe foncière sur les propriétés bâties.
La
RT 2005, nouvelle Réglementation Thermique des bâtiments, entrera en vigueur
le 1er septembre 2006 et vise à réduire d’au moins 15 % les consommations
des bâtiments neufs d’ici 2010 en prévision de réglementations encore plus
contraignantes.
Le
DPE, Diagnostic de Performance Énergétique, va devenir obligatoire cet été
pour toute vente de logement (800 000 transactions par an), et sera obligatoire
à l’été 2007 pour les locations, soit 2 millions de logements concernés.
Les
crédits d’impôt en faveur du développement durable se généralisent et
augmentent pour atteindre 50 % pour les dépenses sur les équipements de
production d’énergies renouvelables et les pompes à chaleur.
Un
arrêté ministériel est en cours, faisant passer le prix de rachat pour le
photovoltaïque intégré au bâti à 55,5 c€/kWh avec maintien du crédit
d’impôt à 50 % sur le matériel pour les particuliers.
La
mise en œuvre des Certificats d’Economie d’Energie (Décrets n° 2006-603
et n° 2006-600 du 23 mai 2006), suscite d’énormes attentes des collectivités,
entreprises et particuliers. Cela fait des grands fournisseurs d’énergie
historiques (EDF, GDF, Total…), et des nouveaux entrants (SUEZ, POWEO), des
acteurs majeurs dans la rénovation efficace des bâtiments et les services
d’efficacité énergétique.
Toutes
ces dispositions placent ECOBUILDING Performance au cœur de l’actualité et
intéressent directement les décideurs et maîtres d’ouvrage, qui attendent
conseils et solutions pratiques de la part des prescripteurs, maîtres d’œuvre
et entreprises du bâtiment.
ECOBUILDING : le salon de tous les secteurs de la construction
Tous les secteurs du bâtiment et de la construction seront représentés au
Salon, comme en témoignent les premiers exposants annoncés : gros œuvre
(Koramic, Wienerberger), finitions (Derivery), isolation (Promo PSE, Snip, Schöck,
Isover St Gobain), énergie (MCT Solaire, Buderus, Sharp), gestion technique de
bâtiment (Wirecom Technologies, Energie Systeme, Schneider Electric, …),
certification (Cequami, Certivea), organismes professionnels (Enerplan,
Fondaterra, Untec, Unsfa, Isolons la Terre…).
Le Forum ECOBUILDING Performance : des rendez-vous techniques, économiques
et professionnels
Un programme ambitieux de conférences se met en place à travers trois thématiques
principales :
Bâtiment
et énergie : Quels impacts attendre des nouvelles réglementations visant aux
économies d’énergie ?
Bâtiment
et environnement : Réalité de la demande de qualité environnementale dans les
bâtiments publics.
Bâtiment
et usages : Concilier qualités d’usage, contraintes énergétiques,
environnementales et financières.
Ces
thématiques seront explorées à travers des conférences/débats, des tables
rondes, des ateliers solutions et marchés, animés par les meilleurs spécialistes
du moment.
Parallèlement au Forum ECOBUILDING Performance, se tiendront des colloques animés
par des partenaires :
• R2D2/Fondaterra : « Efficacité énergétique des bâtiments »
• Enerplan : « Energie Solaire et Bâtiment »
• Martech : Capital 4E « Financement de l’innovation dans le bâtiment et
l’énergie ».
La performance énergétique et environnementale à l’honneur
Les Trophées ECOBUILDING Performance seront remis le 9 novembre aux meilleures
expériences de la performance énergétique des bâtiments, suite à un tour
d’horizon des principales actions mises en place par les secteurs public et
privé.
Source : www.ecobuilding-performance.com
ECOBUILDING Performance
8 et 9 novembre 2006, Paris Expo - Porte de Versailles
Communiqué de presse du 27 juin 2006
28/6
US : Finding a better way to make biodoesel
http://www.iastate.edu/~nscentral/news/2006/apr/biodiesel.shtml
AMES, Iowa -- They're only 250
billionths of a meter in diameter. But fill them with the right chemistry and
Iowa State scientists say thhe tiny nanospheres they've developed could
revolutionize how biodiesel is produced. The researchers are after a new,
high-tech catalyst that takes some of the energy, labor and toxic chemicals out
of biodiesel production. They've come up with a technology that works in the
laboratory. And now they're working with the West Central Cooperative in Ralston
to test their discoveries on a larger scale. They're also working to establish a
company that would move the new technology into biorefineries.
The Iowa State research team
is led by Victor Lin, an associate professor of chemistry. The team also
includes George Kraus and John Verkade, both University Professors of chemistry
at Iowa State. The researchers are part of Iowa State's Center for Catalysis.
Their project is being
supported by a $1.8 million, three-year grant from the U.S. Department of
Agriculture, a $120,000, two-year grant from the U.S. Department of Energy and a
$140,000 grant from the Grow Iowa Values Fund.
"This is a project that's
definitely relevant to the state's economy," Lin said. "I thought as a
scientist I could contribute something to the state."
Current biodiesel production
technology reacts soy oil with methanol using toxic, corrosive and flammable
sodium methoxide as a catalyst. Getting biodiesel out of the chemical mixture
requires acid neutralization, water washes and separation steps. It's a tedious
process that dissolves the catalysts so they can't be used again, Lin said.
So Lin and his research team started looking for technologies that would create an easier, more efficient and more economical process. They were also hoping to find technologies that would effectively make biodiesel ou