Archives World 2006

Décembre 2006

28/12   France: à Calais, biodéchets et graisses vont produire compost et électricité
27/12   Naskeo Environnement lance une station biologique innovante
26/12   Searev, alternative française?

25/12   Portugal: le Pelamis, serpent de mer électrique   
24/12   Noël: le coût des traditions
23/12   Pétrole cher et préoccupation environnementale: la chimie se met au vert

22/12   France: Le nouveau tarif français d'achat du photovoltaïque relance le développement de la filière 
21/12   Soucieuse de protéger son environnement, l'Islande commence à rouler à l'hydrogène 
20/12   Un refrigerateur solaire pour les vaccins
19/12   L'hopital "Virgen del Rocio" de Seville parie sur l'energie solaire
18/12   Une nouvelle generation de cellules photovoltaiques
17/12   Denmark to increase Wind Power to 50% by 2025, Mostly Offshore
16/12   France: les algues vertes remplaceront-elles le pétrole dans les nouveaux plastiques? 
15/12   Suisse : des sacs à main recyclés aux énergies vertes, la HEIG-VD récompense les projets responsables 
14/12   Suisse : Surchauffe du marché de la pompe à chaleur  
13/12   La Guadeloupe toutes voiles dehors sur les énergies renouvelables
12/12   Pays-Bas : PhD researcher develops inexpensive, sustainable production method in just two years
11/12   La raffinerie verte – De l'herbe à valeur ajoutée
10/12   Sagawa's CNG Vehicles Exceed 3,000 units
9/12   GM's Plug-In Hybrid

8/12  Une maison qui consomme huit fois moins d'énergie
7/12   Quand nos simples pas éclaireront les lieux publics

6/12   La société à 2000 watts
5/12   Une imprimante écolo qui imprime 500 fois sur la même feuille

4/12   Un projet de recherche de pointe permet de re-transformer le CO2 en carburant

 

 

Novembre 2006

10/11   L'avion écolo? Pas avant 2030 !
9/11   Using urine as an energy source
8/11   Les émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés sont reparties à la hausse  
7/11   La Roumanie est devenue membre officiel du Partenariat pour l'énergie renouvelable
6/11   Energy from deserts could supply Europe
5/11   "Si ça continue, la récession économique est certaine"

 

Octobre 2006

20/10   Le Top 10 des appareils électriques selon le WWF
19/10   Energie éolienne : le prototype Kite Gen
18/10   Transformer les déchets de l'agriculture par pyrolyse pour créer de l'énergie
17/10   France : Elections présidentielles : les 10 fondamentaux pour l'environnement de Corinne Lepage
16/10   Un rapport estime que la France peut diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre
15/10   L'UE souhaite promouvoir les énergies renouvelables dans les pays en développement
14/10   Des emballages alimentaires comestibles développés par l'Université Publique de Navarre
13/10   La maison écolo sortira bientôt de terre
12/10   More efficient solar cells
11/10   Des scientifiques développent un nouveau matériau pour le stockage d'hydrogène
10/10   Une nouvelle méthode de recyclage de la boue développée en Chine
9/10   Réduire les ponts thermiques dans le bâtiment
8/10   Un réfrigérateur magnétique écologique, silencieux et économe
7/10   Un nouveau dispositif de chauffage combine la géothermie et le solaire  thermique de manière optimale
6/10  Nouveau programme de subventions pour les services de consultation énergétique dans les bâtiments
5/10   BioLogio : de l'énergie à partir de la biomasse

4/10   Paris et Berlin pour un durcissement des objectifs de Kyoto
3/10   La future politique européenne sur l'énergie sans carbone
2/10   Intégration à grande échelle de l'énergie éolienne, Bruxelles
1/10   Une centrale solaire géante pour alimenter la Californie

Septembre 2006

30/9   Transformation du fumier en électricité : le Québec lève le nez
29/9   Bienvenue à l'heure des kiloVaches heure
28/9   La lumière naturelle dans les bâtiments grâce à la fibre optique
27/9   Power from Not-So Hot Geothermal
26/9   BMW's hydrogen Hopes
25/9   Alcan présente une cuisinière solaire innovatrice au salon aluminium 2006 à Essen
24/9   La Commission publie un inventaire des émissions polluantes d'origine non industrielle
23/9   Une innovation environnementale dans l'industrie pétrolière et gazière
22/9   France :  Les clés de la maison écolo
21/9   Les risques de la sequestration du gaz carbonique dans le sous-sol
20/9   New fuels from bacteria
19/9   Vers une meilleure écologie de l'agriculture ?
18/9   Une initiative pour " neutraliser " les émissions de CO2
17/9   Le DTI finance un projet de "prise de courant" sous-marine
16/9   Du nouveau dans la production d'hydrogène
15/9   Des petites bioraffineries multi-tâches
14/9   Une hydrolienne pour les eaux profondes
13/9   De l'hydrogène dans le châssis des voitures
12/9   L'énergie éolienne pourrait combler le déficit énergétique imminent
11/9   Belgique: Les assurances Dexia craquent pour le voltaïque
10/9   France: à St-Pierre-sur-Dives, le ramassage scolaire se fait à cheval
9/9   Allemagne : CreaSolv est un nouveau procédé de recyclage des déchets électriques particulièrement performant
8/9   Un nouveau procédé de transformation de la biomasse
7/9   L'Institut Max Planck développé un programme d'économie d'énergie pour la ville de Vienne
6/9   Allemagne : Le gouvernement impose des quotas de biocarburants dans l'essence et le diesel
5/9   Réduction de la longévité des déchets radioactifs
4/9   Antarctique : une meilleure coordination du tourisme et de la recherche pour la protection de l'environnement
3/9   DHL et Deutsche Telekom proposent des produits écologiques

2/9   RTE entre énergies fossiles et énergies renouvelables

1/9   Electrawinds investit dans sa seconde centrale électrique par biomasse.
 

Pas de bulletin en août

Juillet 2006

25/7   Les promoteurs des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique dénoncent le manque de cohérence de l'UE
24/7   La Banque mondiale veut réduire le torchage du gaz
23/7   Énergie perdue

ECOBUILDING Performance - 1er Salon professionnel européen - Performance énergétique et développement durable des bâtiments

 

Juin 2006

29/6   ECOBUILDING Performance - 1er Salon professionnel européen - Performance énergétique et développement durable des bâtiments
28/6   US : Finding a better way to make biodoesel
27/6   Sustainable agriculture
26/6   Sensibiliser aux économies de carburant
25/6   La société de l'hydrogène est encore loin

24/6   Large-Scale, Cheap Solar Electricity
23/6   France: Thémis, le solaire se relève au sud
22/6   Combattre les odeurs du lisier porcin a l'aide de la nanotechnologie
21/6   Conference a l'universite de Kassel sur les bioenergies
20/6   La technologie biodiesel recoit le prix finlandais de l'innovation
19/6   Produire de l'electricite a partir de la chaleur ambiante
18/6   S'inspirer de la nature pour economiser de l'energie
17/6   Le plus grand parc eolien onshore d'Europe va etre ecossais
16/6   Des routes faites a partir de pneus recycles
15/6   Une voiture urbaine "intelligente"
14/6   Les prix du petrole stimulent le marché des installations solaires
13/6   Le CSIC concoit un hotel "intelligent" avec des materiaux respectueux de l'environnement
12/6   US : Le boom des technologies propres s'annonce

11/6   Ouverture de la 1ere station-service a bio-ethanol de l'Est Bavarois
10/6   Rendement de centrale de 90% possible
9/6   Un concept de biocarburants issus de la biomasse developpe par le centre de recherche de Karlsruhe et exporte en Chine
8/6   Un emballage biodegradable en algue
7/6   La Chine developpe son propre train a suspension magnetique
6/6   Des etudiants danois inventent un frigo sans oxygene
5/6   Le Danemark est le pionnier mondial dans la recherche et le developpement sur le carburant vert
4/6   US : Dairy farm manure begins to power homes
3/6   Chine : La première loi sur l'économie de recyclage sera promulguée  en 2007
2/6   La voiture a pile a hydrogene du DTU gagne le marathon Shell Eco
1/6   Le ciment de haut-fourneau permet de reduire la consommation énergétique et les emissions de CO2

 

Mai 2006


31/5   L'eolien a le vent en poupe - 3eme salon international a Hambourg
30/5   INERCO a developpe une solution innovante pour produire de la chaleur a partir de restes d'elagage
29/5   L’énergie des mers : une chance pour la France            
28/5   20 MW wind turbine research project launched
27/5   Europe : La nouvelle directive sur l’efficacité énergétique dans les utilisations finales et les services énergétiques vient d’être adoptée.
26/5   Etats – Unis : Nouvelle recherche sur la production d'hydrogène à partir de l'énergie éolienne
25/5   New Water-Retentive Pavement Cools Road Surface
24/5   Le tour du monde en 80 jours à l'énergie renouvelable !
23/5   Nouvelle technologie pour les piles a combustibles
22/5   France : Inciter à la récupération des eaux pluviales

21/5   Inauguration du premier immeuble passif à Bruxelles
20/5   Des microalgues pour purifier le biogaz
19/5 
 Pour un bâtiment basse énergie à la française
18/5   USA : Hydrogen from Biomass
17/5   Beaucoup d'espoir pour l'utilisation des plantes a des fins energetiques
16/5   Un nouveau phosphore blanc pour des ampoules a economie d'energie sans mercure
15/5   Construction d'une installation de geothermie au laboratoire du GFZ
14/5   A cracking alternative to cement
13/5   VELOVENT : un systeme de transport visionnaire pour les agglomerations urbaines

12/5   Canada : l'Ontario en avance pour l'électricité à base de lisier
11/5   Le premier nuage artificiel produit dans un laboratoire de Leizig
10/5   Etude sur le potentiel de l'injection de biogaz dans le reseau de gaz naturel

9/5   Un centre d'excellence pour la physique des plasmas ouvrira a Warwick
8/5   Un etudiant de Cambridge recoit un prix pour son convertisseur pour panneaux photovoltaiques
7/5   Un projet de centrale electrique a l'hydrogene en Ecosse
6/5   BOC au centre de la recherche sur les vehicules a pile a combustible
5/5   Rendre le charbon plus " propre " pour obtenir des centrales plus efficaces
4/5  "Meeting the future" - Etat de la recherche en matiere de gestion durable
3/5
   Les chaudieres a bois, de plus en plus populaires en Allemagne
2/5   France : l'Europe s'ouvre aux éco-quartiers 
1/5  Le prototype de la future voiture citadine écologique dévoilé  

Avril 2006

27/4   Australie : une source d'électricité renouvelable
26/4   France : Lafarge vise la construction d'immeubles autosuffisants en énergie
25/4   Japon : un moteur exprimental qui fonctionne au magnésium et à l'eau
24/4   Journée d'étude ULB : Gestion et valorisation des boues de dragage et de STEP...
23/4   Défi énergétique 
22/4   Centrale utilisant l'energie des vagues sur la cote de Basse-Saxe
21/4   Allemagne : La plus grande centrale a charbon allemande sans emission de CO2
20/4   Belgique : rouler au colza est possible
19/4   Les Rencontres des Nouveaux Mondes 2006
18/4   Construire écologique en Chine: la volonté y est.

Mars 2006

28/3   France : Quand le CEA de Valduc se chauffe à la paille !
27/3   Europe : A la recherche d'une solution commune aux problèmes énergétiques
26/3   Vers l'hydrogene bon marché ?

25/3   EEP-Award Application form 2006

24/3   Le moteur a hydrogene n'est plus un reve
23/3   La ville d'Arezzo se lance dans les energies renouvelables
22/3   La capture du CO2 est expérimentée dans les fumées d'une usine danoise
21/3   Un complexe HLM a tres faible consommation energetique
20/3   Une nouvelle brochure decrit la recherche actuelle sur la chaleur et le froid, issue des energies renouvelables
19/3   BMW to Start Serial Output of Hydrogen-Powered Car
18/3   Suède : 15 ans pour rompre avec le pétrole !
17/3   L'avenir prometteur de l'éco-économie
16/3   Chew Magna: Is this greenest village in Britain? 
15/3   France : Un projet de bâtiment économe fédère les acteurs de la région Midi-Pyrénées
14/3   Une vitre qui capte l'energie solaire
13/3   La Chine va mettre en service le premier "soleil artificiel" du monde
12/3   Piles a combustible carbone solide
11/3   5% de biocombustibles dans les carburants au Royaume-Uni
10/3   Nouveau type de "décharge durable" pour les ordures ménagères : nouveau bioréacteur développé à Calgary
9/3   Diary Of An Eco-Builder 
8/3   GB : Forte mobilisation contre l'explosion du trafic aérien
7/3   Allemagne : 100.000 nouvelles installations solaires en 2005 encouragent l'investissement pour des cellules a partir de silicium

6/3   Allemagne : Developpement spectaculaire des energies renouvelables en Allemagne

5/3   Kyoto City Starts Project to Create Hydrogen from Food Waste and Used Cooking Oil
4/3   Japon : Honda to Sell Low-Cost Hybrid Car in 2007/08
3/3   General Motors mise sur l'éthanol … sans résoudre tous les problèmes
2/3   Canada : Des moteurs au naturel
1/3   Suisse : 76e Salon de l'auto: la voiture verte y tiendra la vedette  

 

Février 2006

28/2   USA :  des crottes de chiens transformées en énergie
27/2   L'ADEME récompense les actions de sensibilisation de ses partenaires avec les Trophées Planète Gagnante
26/2   Nouvelle filière de valorisation pour la farine animale
25/2   Tahiti  : Une pirogue solaire pour promouvoir les énergies renouvelables
24/2   Turn off the heat - how Japan made energy saving an art form 
23/2   MIT powers up new battery for hybrid cars

22/2   La Chine va privilégier les bâtiments à économie d'énergie dans les 5 ans à venir

21/2   L'AIE réclame des moyens pour développer la recherche
20/2  
Innovation : Un nano moteur à "essence" solaire
19/2   Italie : "Un toit a la myrtille" pour capturer l'energie solaire
18/2   Italie : Naissance a Florence du diesel propre
17/2   UK : How to get heat from the earth with a ground-source heat-pump
16/2   La Suède veut être le premier pays à se passer du pétrole
15/2   Les projets d'ecoquartier fleurissent en France et en Europe.
14/2   Canada : L'éolienne du futur?
13/2   E : Un centre de recherches dedie a l'energie eolienne
12/2   France : 9 communes sont récompensées pour leurs installations en énergies renouvelables
11/2   Chine Le grand bond en avant de l’énergie renouvelable
10/2   Une technologie de "charbon propre" developpee a Cambridge
9/2   UK : "2005 une excellente annee pour les energies renouvelables"
8'/2   Conference  : Chernobyl - 20 years and beyond   
8/2   L'energie issue des courants marins va etre exploitee au Royaume-Uni
7/2   L’éthanol, un carburant vert.. mais sans plus
6/2   PSA Peugeot Citroën espère jouer la carte des hybrides diesel en 2010
5/2   USA : Automakers Urged to Produce Plug-In Hybrid Vehicles
4/2   Reduire jusqu'a 60% la consommation d'energie pour l'eclairage des bureaux
3/2  
Prochaine inauguration de l'éolienne des enfants de Finnevaux-Houyet (Belgique)
2/2   Wärtsilä BioPower installera de la biomasse en Ardenne, Belgique
1/2   Le pari des énergies renouvelables

Janvier 2006

31/1   Sea energy 'could help power UK'
30/1   Le point du développement des biocarburants en France
29/1   La première éolienne urbaine française a été installée sur un bâtiment collectif dans le pas de Calais
28/1   EFC et EnBW installent le premier chauffage par pile a combustible en Allemagne
27/1   Could your lawn keep your home warm?
26/1   Nuclear energy : Tackle nuclear waste disposal first, warn advisers
25/1   France : Voiture électrique: Bolloré investit 150 millions d'euros pour une usine de batteries
24/1   Norway : First hydrogen filling station
23/1   Vers une voiture à hydrogène française
20/1   Presentation d'un nouveau systeme de refrigeration
19/1   La Chine carbure aussi au vert
18/1   Chine : Une voiture fonctionnant au Dimethyl-Ether (DME) reussit a satisfaire aux standards europeens
17/1  
Des scientifiques danois vont faire chuter le prix de l'essence
16/1   Gare à l'ambroisie
15/1  
RETScreen : meilleur logiciel au monde pour evaluer la viabilite des projets d'energie renouvelable
14/1   La géothermie est-elle pour vous ?
13/1   Towards a a low-carbon society
12/1   EDF investit dans l'énergie hydrolienne
11/9   Inde : La deuxième vie chic des sacs plastique de New Delhi
10/1   Inde : Construction d'une centrale electrique ecologique experimentale a Pune

9/1    Allemagne: Une centrale a charbon sans emission de CO2 a partir de 2008  


 

 

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28/12   France: à Calais, biodéchets et graisses vont produire compost et électricité

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-843466@51-628861,0.html

LE MONDE | 08.12.06 | 15h43  •  Mis à jour le 08.12.06 | 15h43

CALAIS ENVOYÉ SPÉCIAL

L'usine de méthanisation de la société Valorga International. a été inaugurée vendredi 8 décembre 2006 à Calais


De loin, on croit apercevoir une vaste ferme flamande, équipée d'un silo. L'A16 est toute proche. Le temps de contourner une gigantesque station-service qui abreuve les camions surgis du tunnel sous la Manche, et l'on découvre de belles lignes architecturales, un chaleureux bardage de bois. Bienvenue à Calais, dans l'usine de méthanisation des biodéchets qui doit être inaugurée vendredi 8 décembre.

Construit aux normes HQE (haute qualité environnementale), le Centre de valorisation organique des déchets du Calaisis a coûté 20 millions d'euros. A côté de la station d'épuration, du centre de tri et de la déchetterie, il constitue une plate-forme unique en France.

Ce site est le premier à traiter simultanément les biodéchets et les graisses alimentaires des habitants, soit 25 % des ordures ménagères. Papiers et cartons, trop coûteux à recycler à part, y seront intégrés. "Ni bruit, ni liquide, ni odeur : pas d'inquiétude pour le voisinage", assurent ses concepteurs.

Le digesteur cylindrique vertical en béton a de quoi impressionner. Les déchets y fermentent trois semaines, sont homogénéisés et mélangés par l'injection de biogaz, ce qui évite l'utilisation de pièces mécaniques qui seraient vite abrasées. Détruits par trois vagues de bactéries, les germes pathogènes se métamorphosent en compost.

Après deux mois de rodage, l'usine prendra son rythme de croisière en février 2007. Absorbant 27 000 tonnes de biodéchets et 1 000 tonnes de graisses et huiles chaque année, elle les réduira à 11 200 tonnes de compost, au profit des agriculteurs de la région. Cela tombe bien : le Nord-Pas-de-Calais possédant peu d'élevage, il souffre d'un déficit de matières organiques pour les sols.

De plus, la décomposition dégagera du méthane (CH4), ce gaz encore plus néfaste que le gaz carbonique (CO2) en matière d'effet de serre qui s'échappe durant vingt ans des décharges. Il sera brûlé dans une centrale de combustion qui produira à terme 18 930 MWh par an, dont 4 900 pour l'eau chaude destinée au séchage du compost et 3 000 nécessaires au chauffage du digesteur à 55° C ; 6 500 MWh/an seront revendus à EDF, soit la consommation de 14 000 foyers. La décision de l'Etat, cet été, d'augmenter de 50 % le prix d'achat par EDF de l'électricité produite par ces filières constitue un joli coup de pouce.

Il existe d'autres sites construits en France par Valorga International, une filiale de la société Urbaser (elle-même filiale de l'Espagnol ACS) spécialisée dans le traitement biologique des déchets : Valorga Picardie, à Amiens, fut l'installation pionnière, en 1988. Mais elle ne traite que des déchets bruts.

L'usine de Varennes-Jarcy, dans l'Essonne, mise en service en 2002, a connu des ratés. Elle gère à la fois déchets ménagers bruts et déchets fermentescibles. Une expérience est en cours en Martinique, mais le tri des déchets par les habitants n'y est pas encore optimisé.

Dès 1995, Calais a compris que son projet devait concerner une large population. D'où la création, en 2000, du SEVADEC (Syndicat d'élimination et valorisation des déchets du Calaisis), qui réunit 59 communes et 160 000 habitants. Voilà désormais cette population dotée d'un gigantesque estomac commun.

Geoffroy Deffrennes

Article paru dans l'édition du 09.12.06

 

27/12   Naskeo Environnement lance une station biologique innovante

http://www.actualites-news-environnement.com/20061208-naskeo-environnement-station-biologique.php

Les sociétés industriels NP Pharm et Naskeo Environnement ont récemment inauguré, en présence d'élus, de scientifiques et de journalistes, une station biologique innovante, destinée à produire de l'énergie renouvelable à partir d'effluents organiques. Cette innovation était également présenté lors du dernier salon Pollutec de Lyon, le salon des technologies de l'environnement.

Créée en 1992, NP Pharm est une société spécialisée dans le développement, la fabrication et la vente d'excipients pour l'industrie pharmaceutique. NP Pharm fait partie du groupe Ethypharm qui est un acteur majeur, au niveau mondial, du marché des DDS (Drug Delivery Solutions) par voie orale.

Naskeo Environnement, jeune entreprise innovante, issue de l'incubateur Centrale Paris, spécialisée dans le domaine de l'environnement et de l'énergie renouvelable, a mis en place pour le compte de la société NP Pharm une station innovante de méthanisation qui permet de transformer la pollution organique en énergie : « une démarche active vers le développement Durable, » selon Naskeo Environnement

Le procédé innovant utilisé, baptisé Proveo pour Procédé de Valorisation des Effluents Organiques, permet de convertir la matière organique polluante en gaz naturel renouvelable, directement utilisable pour produire de la chaleur et de l'électricité. Basé sur la fixation de bactéries dépolluantes fonctionnant en l'absence d'oxygène, cette technologie a été développée et brevetée par le laboratoire de Biotechnologie de l'Environnement de l'INRA. Le procédé, exploité exclusivement par la société Naskeo Environnement, est susceptible d'intéresser plus de 2 000 industries en France dans les secteurs de l'agroalimentaire et de l'industrie pharmaceutique.

Naskeo Environnement ajoute que la sa station construite pour NP Pharm, présente un temps de retour sur investissement de l'ordre de 2,5 ans, hors subventions possibles de l'Agence de l'eau et de l'Ademe. Concrètement, elle permet à NP Pharm de diviser par 10 la pollution des eaux rejetées vers la station communale, ainsi que d'alléger sensiblement sa consommation de gaz de ville. En outre, l'exploitation de cette station est entièrement automatisée et génère dix fois moins de boues que les stations d'épuration classiques.

En juin dernier, la société Naskeo Environnement a été sélectionnée parmi plus de 1000 dossiers comme lauréate du 8ème Concours National d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes en catégorie « Création et développement » pour son innovation Proveo
http://www.naskeo.com/

26/12    Searev, alternative française?

http://www.liberation.fr/actualite/terre/222209.FR.php

Longtemps leader dans le domaine de l'énergie tirée de la mer, grâce notamment à l'usine marémotrice de la Rance, la France est aujourd'hui un peu en retrait par rapport à la Grande-Bretagne. Les barrages du type Rance restent effectivement difficiles à implanter, par manque de lieux propices à de telles infrastructures. En attendant d'en savoir plus sur l'efficacité future du Pelamis, c'est un autre type de projet qui a vu le jour à l'Ecole centrale de Nantes : le Searev. Son créateur, l'ingénieur Alain Clément, du Laboratoire de mécanique des fluides, a mis au point une sorte de petit sous-marin qui utilise le principe du pendule pour récupérer l'énergie des vagues. Un prototype a été testé en juin dernier dans le bassin de l'école. Un premier appareil devrait être mis en service à une dizaine de kilomètres des côtes et fournir de l'électricité à 200 foyers.

 

25/12   Portugal: le Pelamis, serpent de mer électrique  

 Energie. L'invention écossaise, qui utilise la force de la houle, va être mise à l'eau au Portugal.

 http://www.liberation.fr/actualite/terre/222210.FR.php?utk=0006bf47

Dans la brume, le chantier naval de Peniche est traversé par l'éclat de la brasure du métal. Ici, pas de Queen Mary 3 en construction. Sous les hangars, d'imposants tubes métalliques de couleur rouge déchirent la matinée voilée. Il s'agit d'un Pelamis, une sorte de serpent de métal, une machine houlomotrice, futur fournisseur d'électricité du pays. Des tronçons de 3,50 m de diamètre sont allongés entre deux hangars, parmi un fatras de câbles, poulies, rails et outils de toutes tailles. Chacun des trois «serpents» achetés par le Portugal se compose de quatre tubes, trois modules de raccordement, d'une tête et d'un yoke, sorte de harnais qui sert à la fois de gouvernail et de point d'ancrage. «Nous avons choisi le chantier naval de Peniche parce qu'il est le seul à disposer d'une plate-forme de 45 mètres suffisante pour mettre les machines à l'eau», explique le directeur du projet, l'Ecossais Martin Shaw.

Concept. Comme lui, les Pelamis sont nés en Ecosse, à Edimbourg, dont l'université est un bouillon de culture pour la recherche en électricité marine. La société Ocean Power Delivery (OPD) a su surfer sur la vague, en développant le concept. Après sa naissance dans les brumes écossaises, les «serpents» ont été testés grandeur nature. Ensuite, il a fallu les transporter par cargo, en trois voyages successifs.

A Peniche, OPD a des bureaux modestes. Une poignée d'ingénieurs et techniciens écossais, français et portugais sont concentrés devant leurs ordinateurs. L'ingénieur Pierre Potel, chargé de l'assemblage des machines, a le sens de l'image. «Le Pelamis, c'est un serpent qui ondule face à la houle. Soumis à une force à la fois constante et renouvelée, les vérins qui lient les tubes ensemble et qui sont contenus dans les modules de raccordement se compriment et se détendent. C'est ce mouvement de va-et-vient permanent qui crée la force motrice.» Le système, digne d'une pompe à vélo géante dans laquelle l'air est remplacé par de l'huile, permet d'alimenter un moteur hydraulique qui actionne une turbine. Les tubes ne sont là que pour assurer la flottaison et conduire l'électricité jusqu'au museau de l'engin qui abrite le transformateur : la tête du serpent, à la verticale une fois dans l'eau. Un câble électrique la relie à la terre, où un terminal est chargé de dispatcher l'électricité sur le réseau.

«L'avantage de l'énergie houlomotrice sur l'énergie éolienne, c'est qu'elle est prévisible. La station du Pelamis peut enregistrer les données maritimes pour déterminer la force de la houle et ajuster la fourniture d'électricité sur le réseau en fonction de la capacité prévue», explique Martin Shaw. Une prévision à 24 heures, un véritable bonus pour pouvoir maîtriser la distribution. Et puis, à l'inverse des éoliennes, le Pelamis a le mérite de la discrétion, il ne fait pas de bruit et se fond dans le paysage liquide de l'océan. «Une fois en mer, le Pelamis est parfaitement visible, précisent les deux ingénieurs. Il dépasse d'un mètre au-dessus de l'eau et ne présente donc aucun danger pour les voiliers.» 

Sur le chantier naval de Peniche, le premier serpent atteint 150 mètres de longueur. Une fois l'assemblage terminé, il sera mis à l'eau et remorqué au large d'une plage, près de Povoa de Varzim, dans le nord du pays. Mais le déploiement des machines a été repoussé au printemps, officiellement pour des raisons de sécurité.

Arsenal juridique. La production des Pelamis atteindra 2,25 MW annuels. Parallèlement, OPD, associé financièrement à la société lusitanienne Enersis, finalise un contrat avec l'Etat portugais pour fournir 28 machines supplémentaires à partir de 2007, pour un investissement de l'ordre de 70 millions d'euros. Le pays développe une stratégie tournée vers l'énergie renouvelable et s'est doté d'un arsenal juridique et financier important pour inciter à produire propre. Du coup, l'électricité générée par le Pelamis sera rachetée par EDP (Energias de Portugal, l'équivalent d'EDF) à un prix supérieur à celui du service public. Mais OPD devra rapidement atteindre cinquante exemplaires fabriqués pour pouvoir observer une réelle baisse de ses coûts de production. Ecossais et Portugais étudient d'ailleurs la faisabilité d'une centrale de production des machines au Portugal. Ce pays n'a pas vraiment le choix, il importe 80 % de son énergie primaire.

 

24/12   Noël: le coût des traditions

http://www.francebourse.com/fiche_news_1063.fb

Noël, ses cadeaux, ses sapins, ses décorations… Cette année encore, nos villes brillent de mille feux. Mais à quel prix.

A Paris, les grands magasins Printemps et Galeries Lafayette misent beaucoup sur les vitrines de Noël. L’année dernière, les vitrines du Printemps s’inspiraient du « Noël anglais ». Carreaux écossais rouges et verts étaient de sortie. Le thème avait été choisi un an auparavant et il avait fallu compter six mois pour réaliser les décors et les automates des saynètes. La direction du Printemps en revanche avait refusé de diffuser le coût de ces attractions. Cette année, la féerie orientale des mille et une nuits fait vitrine sur le boulevard Haussmann.
La communication et le marketing n’ont pas de prix. En revanche, les commerçants comptent sur ces décorations pour attirer les clients. Si rien ne nous empêche d’en profiter gratuitement, en "passager clandestin" diraient les économistes, ce n’est pas toujours le cas.
Les illuminations de Noël peuvent même être assimilées à des biens collectifs publics. Leur coût est supporté par la collectivité, les mairies qui puisent dans les impôts locaux pour acheter toutes ces petites lucioles.
A Strasbourg, l’année dernière, la municipalité avait installé 27 kilomètres de guirlandes lumineuses dans les rues. Son célèbre sapin, coupé dans la forêt vosgienne, a brillé de 70 000 ampoules électriques. Pour une facture totale de 745 000 euros. En 2005, la palme de l’abus est revenue à la capitale portugaise. Pour protéger les sapins, Lisbonne a érigé le plus grand arbre de Noël d’Europe. Enfin, une structure métallique de 72 mètres de haut qui abritait 2,2 millions de mini lampes !
La métropole lilloise a décidé de faire dans l’originalité cette année pour fêter Lille 3000 : rouge, orange, jaune, la ville fête l’Inde. La mairie socialiste s’est autorisée un budget de 80 000 euros, hors construction d’une patinoire de 500 mètres carrés.


La palme de l’initiative écologique revient à Toulouse où la mairie a remplacé les décorations habituelles par des guirlandes électroluminescentes moins gourmandes en électricité. "On a intégré le développement durable dans notre programme et petit à petit on va renouveler l'équipement. D'autant que ces lampes ont une consommation inférieure de 40 %", se félicite Jean Diébold, adjoint au maire chargé des Travaux, dans un article du journal 20 Minutes.
A Paris, la municipalité, dans son programme "Paris illumine Paris", a décidé de n’utiliser que de "l'électricité produite à 100 % à base d'énergie renouvelable". De l’autre côté de l’Atlantique, les préoccupations écologiques sont aussi de mise : l’arbre de Noël du Parlement californien sera illuminé avec de l’électricité produite par une pile à hydrogène non polluante, comme l’a souhaité le gouverneur Arnold Schwarzenegger. Cette technologie est encore expérimentale mais revêt ici tout un symbole. Le plaisir des yeux à Noël n’empêche pas de faire des économies et un bon geste pour l’environnement.

 

23/12   Pétrole cher et préoccupation environnementale: la chimie se met au vert

Fabriquer du PVC avec de la sciure de bois, des sacs plastiques à partir d'amidon de maïs : pris en étau entre le pétrole cher et la montée des préoccupations environnementales, l'industrie chimique se met au vert, en utilisant de plus en plus de matières premières renouvelables.

La raison première de ce développement ? Le prix du baril qui rend compétitif l'emploi d'amidon, de sucres, d'oléagineux, de fibres de chanvre ou de sciure de bois à la place du pétrole, pour fabriquer des plastiques, des solvants, des tensio-actifs (utilisés dans les détergents, les shampoings...)

"Quand le baril atteint 80 ou 100 dollars, les matières première d'origine naturelle deviennent très clairement plus intéressantes économiquement", explique Denis Bortzmeyer, directeur des partenariats à la recherche et développement chez Arkema, ancienne filiale chimie de Total.

Résultat, la chimie verte est à la mode. Un des pôles de compétitivité, Axelera en Rhône-Alpes, y est consacré et BioHub, un des projets soutenus par l'Agence de l'innovation industrielle, vise à développer la production de produits chimiques à partir de ressources agricoles.

Si actuellement en France, seulement 5% des matières premières utilisées dans la chimie sont d'origine renouvelable, cette proportion devrait atteindre 15% en 2015.

La chimie verte est donc aujourd'hui un axe prioritaire de recherche pour tous les groupes.

Arkema, dont un des produits phares est un plastique développé à partir d'huile de ricin et utilisé pour faire des pièces automobiles, travaille sur le remplacement du pétrole dans d'autres segments de sa gamme.

Rhodia développe déjà des tensio-actifs à partir d'huile de coco ou de copra, utilise de la silice plutôt que du noir de carbone pour renforcer les pneus et emploie les terres rares, des composés issus de minerais, dans la fabrication de filtres pour les pots catalytiques des voitures.

Le groupe, qui utilise 9% de matières renouvelables et envisage de passer à 25-30% d'ici 2025, réfléchit également à l'utilisation de matières végétales pour faire des solvants et diminuer ainsi les produits volatils dangereux.

Dans l'avenir, les industriels devraient se servir également de fibres végétales, comme le chanvre, de sciure de bois ou de paille pour renforcer les plastiques, d'amidon de maïs ou de céréales pour fabriquer des emballages.

Mais la chimie verte, portée par les préoccupations environnementales des consommateurs, est également une façon pour les chimistes de redorer leur image.

"Cela permet aussi de réconcilier l'industrie avec l'opinion. Il y a un aspect marketing", reconnaît Jean Pelin, directeur général de l'Union des industries chimiques (UIC).

Reste désormais à savoir si une substitution totale du pétrole sera possible un jour, comme l'évoquent certains chercheurs américains pour la fin du siècle.

"Je n'y crois pas réellement", estime Paul-Joël Derian, directeur de la recherche et développement chez Rhodia, "car pour arriver à certaines molécules de base (avec des matières renouvelables), cela reste excessivement coûteux".

Mais le bilan environnemental sera-t-il positif au final, vu les quantités d'eau et d'engrais nécessaires pour faire pousser les matières végétales qui remplacent le pétrole?

"Est-ce qu'on ne va pas se retrouver à déplacer la pollution vers le milieu agricole? " s'interroge Yannick Vicaire de Greenpeace, avant de prévenir: "Si les rendements doivent être améliorés avec des OGM, attention!".

 

22/12   France: Le nouveau tarif français d'achat du photovoltaïque relance le développement de la filière

http://www.actu-environnement.com/ae/news/2122.php4

Annoncés en mai dernier par le Premier ministre, les nouveaux tarifs de rachat de l'électricité produite à partir d'installations photovoltaïques ont été publiés par l'arrêté du 10 juillet 2006. Désormais, chaque kWh produit rapporte 30 c€ au propriétaire de l'installation si celle-ci est située en France métropolitaine et 40 c€ en Corse et dans les DOM-TOM où le potentiel est supérieur. À cela s'ajoute une prime d'intégration au bâti de 25 c€/kWh en France métropolitaine et 15 c€/kWh en Corse et dans les DOM-TOM. Grâce à ces nouveaux tarifs, la rentabilité des installations devient plus intéressante et si, en 2005, 6MW soit 60.000 m2 de panneaux solaires photovoltaïques ont été installés, 2006 devrait voir cette capacité au minimum doubler. Avec un potentiel français estimé par l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) à 40% de la consommation totale d'électricité, les perspectives du marché sont impressionnantes. De plus, avec des prix de l'électricité qui ne feront que croître de 1% par an et des coûts de modules qui baisseront de 5% par an en moyenne, les installations solaires vont très vite devenir compétitives par rapport au prix de vente de l'électricité au particulier. L'association européenne de l'industrie photovoltaïque (EPIA) estime que le coût du kWh photovoltaïque sera inférieur au kWh réseau classique dès 2010 dans les zones très ensoleillées où l'installation pourra fonctionner 1800 heures /an et dès 2020 dans les zones où l'installation pourra fonctionner 900 heures /an. Même en Grande-Bretagne et en Scandinavie ce serait possible en 2030. C'est pourquoi l'EPIA prévoit une croissance du marché de l'ordre de 30% par an jusqu'en 2010 et 25% par an par la suite. Selon l'Hespul, à ce moment-là, les seules limites au déploiement du photovoltaïque seront la surface disponible notamment dans les villes et la capacité du réseau à gérer les sources intermittentes. De nombreuses études commencent déjà à étudier ces questions.

Mais heureusement, de nombreuses collectivités et entreprises n'ont pas attendu ces nouveaux tarifs pour mettre en place des installations solaires photovoltaïques. Depuis quelques années les projets fleurissent. Que ce soit sur des bâtiments communaux ou des logements collectifs les collectivités passent à l'action. Sont privilégiées les toitures planes des gymnases (Saint-Héand), des entrepôts (Port Vendres), des écoles (Illkirch-Graffenstaden), des parkings (Lyon) mais aussi des réservoirs d'eau (Chambéry) ou des serres (Bordeaux). Les capteurs peuvent être intégrés dans des membranes d'étanchéité ou servir directement de toiture. D'autres projets mettent en œuvre des capteurs installés devant les fenêtres en brise-soleil (Valence) ou à la verticale sur les barres d'immeubles (Lyon) ou enfin plus classiquement intégrés en toiture de maisons individuelles comme à Montigny-le-Bretonneux. Par conséquent les projets sont d'envergure variée : de 12,6 m2 de capteurs sur des maisons individuelles produisant 1523 kWh/an d'électricité pour un coût d'installation de 13.000 €HT on passe à 1000 m2 en toiture de parking, produisant 105.000 kWh/an et ayant coûté 600.000 €Ht.

Malgré tout, il reste encore plusieurs points à préciser pour que la filière soit véritablement opérationnelle et rodée. Le groupe de travail européen PV-policy Group, mené par les agences nationales de l'énergie et chargé d'harmoniser au niveau européen les politiques de soutien au photovoltaïque, estime que la France doit en priorité :
- préciser la notion d'intégration au bâti,
- simplifier le cadre juridique et contractuel concernant le raccordement, la vente d'électricité et les assurances,
- organiser le suivi du marché en termes de puissances installées, produits d'intégration, production électrique, retour d'expérience,
- renforcer le dialogue entre les industries du PV, du bâtiment et réseaux électriques,
- développer la formation sur le PV pour les installateurs, l'industrie, le bâtiment, et les sciences humaines.
Sur le plus long terme, il est envisagé de mettre en place une plate-forme française du photovoltaïque en lien avec la plateforme technologique européenne afin d'organiser la concertation sur la durée entre partenaires du secteur PV et les autres secteurs connexes.

L'actuelle plateforme technologique européenne dédié au photovoltaïque a déjà pour but d'améliorer les échanges internationaux afin d'accélérer le développement de la filière photovoltaïque pour en faire une source d'énergie contribuant de façon importante au mix-énergétique du futur. Par exemple, la plateforme mène des études portant sur l'effet des systèmes photovoltaïques sur les réseaux de distribution, constitue une base de connaissances des systèmes photovoltaïques intégrés au bâti et entretient la base de données mondiale des quartiers solaires photovoltaïques.

F.LABY

http://www.pvdatabase.com

 

21/12   Soucieuse de protéger son environnement, l'Islande commence à rouler à l'hydrogène 

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-845069@51-845195,0.html

LE MONDE | 13.12.06 | 14h22  •  Mis à jour le 13.12.06 | 14h22

REYKJAVIK ENVOYÉ SPÉCIAL

Gudni Agnarsson n'est pas convaincu par l'hydrogène. A 59 ans dont 18 passés à conduire des bahuts de tous calibres, le chauffeur de bus maugrée au volant d'un des trois prototypes qui circulent dans les rues de Reykjavik depuis octobre 2003. "J'étais tout excité au départ. Et puis j'ai été déçu", explique-t-il, un oeil sur l'écran vert où s'affichent les alarmes du moteur.

A l'écouter, le bus manque de puissance, "devient impossible à conduire quand il y a trop de passagers". Le temps de réponse à l'accélération serait trop long. Le moteur tomberait régulièrement en panne. "Ce bus a roulé 54 000 km en trois ans quand les autres font normalement 100 000 km par an", assure le machiniste. En 2003, une fuite d'hydrogène due à un défaut de soupape avait provoqué un important dégagement de fumée qui laissa penser un court instant que le bus était en feu. Quoique spectaculaire, l'incident fut sans conséquence.

Le principal grief concerne l'autonomie, jugée insuffisante. "Il faut remplir les bonbonnes trois fois par jour", explique Gudni Agnarsson. Un préposé conduit alors le bus à une pompe d'un nouveau genre, à Grjothals, dans les faubourgs de la capitale. La station, inaugurée en avril 2003, consiste en un quadrilatère de 300 m2, dont un côté a été vitré pour satisfaire les curieux.

Dans un discret ronronnement et un entrelacs de tuyaux, les molécules d'eau sont cassées par électrolyse. L'hydrogène obtenu est stocké dans sept longues bonbonnes bleues. D'un coût initial de 1,3 million d'euros, l'installation peut produire 60 m3 par heure. En 2005, il a fallu reconfigurer la station qui n'offrait pas l'efficacité désirée.

Qu'on lui expose qu'il subit là les affres du pionnier et Gudni Agnarsson se contente de hausser les épaules. Son interminable cahier de doléances est pourtant contrebalancé par une performance, une seule, mais décisive, en ces temps de réchauffement climatique : le moteur n'émet aucun gaz à effet de serre. A peine laisse-t-il derrière lui des volutes de vapeur que le vent islandais a tôt fait d'effacer. Selon leurs promoteurs, les trois bus mis en service auraient déjà permis d'éviter l'émission dans l'atmosphère de 95 tonnes de CO2.

L'expérience de Reykjavik est pilotée par Icelandic New Energy (INE), joint-venture regroupant des entreprises locales et trois compagnies étrangères, DaimlerChrysler, Norsk Hydro et Shell.

Créé en 1999, INE a déjà engagé 7 millions d'euros dans la première phase du projet dont 2,3 provenaient de subventions de l'Union européenne. Les promoteurs islandais se sont imposé la contrainte d'émission zéro, dans la production et l'utilisation de l'hydrogène, ce qui a accru la difficulté de la mise au point.

"Nous ne sommes pas encore arrivés à une fiabilité totale, mais les progrès que nous avons faits sont incroyables", assure Maria Maack, directeur de l'environnement d'INE. Les 140 000 km parcourus par les trois prototypes ont apporté de précieuses informations. Ils ont permis de concevoir une nouvelle génération de bus, plus puissants et d'une plus grande autonomie, qui devrait être mise en service en 2008. Neuf grandes villes, dont Berlin, Pékin, Madrid ou Londres, ont ou vont à leur tour entamer une phase d'expérimentation.

En 2007, une trentaine de voitures doivent être lancées dans le trafic islandais, au milieu des 4 × 4 qui forment ici l'ordinaire du parc automobile. Un bateau de pêche sera également armé l'an prochain. La phase de commercialisation devrait débuter dans l'île en 2010. Le coût, qui est encore cinq à dix fois supérieur à celui du moteur à essence (si l'on ne tient pas compte du coût environnemental du pétrole), pourrait alors commencer à baisser.

Ces expériences recueillent un large assentiment dans la population. Etre terre novatrice flatte la fierté nationale. Ce volontarisme écologique permet accessoirement d'éclipser la dérogation au protocole de Kyoto obtenu par le pays pour exonérer de contraintes une partie de son industrie de l'aluminium, un secteur traditionnellement gourmand en énergie.

En Islande, les recherches sur l'hydrogène ont débuté il y a trente ans : le professeur de chimie Bragi Arnasson s'était alors battu au sein de la communauté internationale pour faire valoir ses atouts. Un travail préparatoire important : "Ici, l'image de l'hydrogène est positive, elle est liée à l'environnement et à l'eau qui sert à la produire, pas à la bombe", explique Maria Maack.

L'hydrogène pourrait compléter la géothermie et l'hydroélectricité dans le panel des énergies renouvelables de l'Islande. Le gouvernement s'est même lancé un défi : concevoir une société sans pétrole dès 2050.

Benoît Hopquin
Article paru dans l'édition du 14.12.06

  

20/12   Un refrigerateur solaire pour les vaccins
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40445.htm

Le refroidisseur Solarchill illustre bien le vieux dicton "necessite est mere d'invention".
Dans les annees 2000, la necessite d'un moyen de refrigeration pour les vaccins et la nourriture a donne lieu au projet Solarchill. Ce projet vise a developper un nouveau systeme de refrigeration adapte aux regions du monde ou l'acces a electricite est soit inexistant soit inadequat.
Le projet Solarchill est un partenariat entre 7 organisations internationales : l'Institut technologique Danois, l'Agence du Developpement du gouvernement allemand GTZ ProKlima, Greenpeace International, Programmes de technologies appropriees pour la sante (PATH), Programme de l'environnement des nations unies (UNEP), fond pour les enfants des nations unies (UNICEF) et organisation mondiale de la sante (WHO).

Pendant les 6 annees de recherche et developpement, le projet Solarchill a implique la participation de nombreuses industries comme celles des compagnies danoises Danfoss et Vestfrost. Neanmoins, le design et les principes technologiques de base de Solarchill sont libres de droit et disponibles pour tous les fabricants du monde.
La refrigeration de la nourriture et occasionnellement des produits pharmaceutiques comme les vaccins est un veritable probleme dans les parties du monde ne disposant pas d'une source electrique fiable. Dans ces pays les refrigerateurs utilisent le kerosene comme source d'energie. De tels refroidisseurs ont donc besoin d'un apport regulier en carburant. De plus ils sont difficilement reglables et posent donc des problemes quand il s'agit de maintenir des temperatures adequates.
Le projet Solarchill a developpe deux modeles de refrigerateurs qui utilisent une technologie de refroidissement de pointe. Alimentee par du courant solaire, aussi bien en continu qu'en alternatif, la solution developpee par Solarchill, qui n'utilise pas de batteries de plomb, est
bonne pour l'environnement. Cette solution technologique a ete testee pour etre technologiquement fiable et peut etre fabriquee a un cout substantiellement plus faible que les autres refroidisseurs solaires que l'on trouve sur le marche. Le premier modele est destine aux medicaments et aux vaccins. Le second doit permettre la conservation de la nourriture ainsi que quelques applications medicales.

Illustration disponible sur le web a l'url :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40445.htm

- Le premier produit Solarchill est un refroidisseur de 50 litres. Il a ete teste et optimise pendant 18 mois au Senegal, en Indonesie et a Cuba. Ces performances et sa surete sont superieures a celles des autres refroidisseurs solaires ou a kerosene. Il peut garder des temperatures entre
2 et 8 degres durant les cycles nocturnes. Dans des situations de faible ensoleillement, Solarchill maintient des temperatures acceptables en dessous de 15.C pendant 5 jours. Son atout vis-a-vis des autres unites refrigerantes de vaccins sur le marche, est qu'il maintient les temperatures requises pour garder les vaccins dans les bonnes conditions, meme s'il n'est pas alimente en electricite ou en l'absence de soleil, et ce, grace a une isolation super-epaisse.

- Le deuxieme produit Solarchill est un refroidisseur de 100 litres actuellement en phase de test en Inde et a Cuba. Il peut etre utilise dans les pays a climat chaud ou la conservation de la nourriture est un vrai challenge. On peut egalement l'utiliser dans des situations d'urgence, camps de refugies, banques de sang rurales ou epiceries dans les pays en voie de developpement

Ces deux modeles fonctionnent sur le meme principe. L'energie, captee par 3 panneaux solaires de 60 watts, va directement a un compresseur qui permet aux refroidisseurs de produire une banque de glace qui maintient la temperature dans le caisson. Au lieu de stocker l'energie dans des batteries de plomb, l'energie du soleil est directement stockee sous forme de batterie de glace. Un convertisseur peut etre ajoute de sorte a pouvoir alimenter le refroidisseur. L'isolation super-epaisse assure que les temperatures seront maintenues durant les periodes de faible ensoleillement. Solarchill utilise de l'isobutane comme produit refrigerant et du cyclopentane comme isolant, produits bons pour la couche d'ozone et qui ont un faible impact sur le rechauffement climatique.

Pour en savoir plus, contacts :
- Per Henrik Pedersen, Institut technologique Danois (DTI)

- email :per.henrik.pedersen@teknologisk.dk - tel : +45 7220 2513
- http://www.solarchill.org/
Sources : Site internet de l'Institut Technologique Danois (DTI) - http://www.teknologisk.dk, 06/10/06
Redacteur : J. Mate, P.H. Pedersen, H. Dornier

Mentions légales: Cette information est un extrait BE Danemark numero 14 du 14/12/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Danemark. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

19/12   L'hopital "Virgen del Rocio" de Seville parie sur l'energie solaire
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40474.htm

Le centre sanitaire le plus grand d'Andalousie installera 672 capteurs solaires pour produire l'eau chaude necessaire a ses installations. Ce centre deviendra ainsi le premier hopital du pays a utiliser cette technologie.
Le projet a ete rendu possible grace a un accord entre le ministere pour l'innovation de la communaute andalouse et celui de la sante et sera réalisé par l'entreprise sevillane Guadalclima
L'hopital consomme 98.400 litres d'eau chaude par jour, que ce soit pour les sanitaires ou les cuisines (plus de 6.000 repas sont cuisines chaque jour).
La demande d'energie atteint 4763 kW/h par jour, demande qui augmente avec le chauffage et la climatisation. L'installation de 672 capteurs solaires situes surs la terrasse de l'immeuble (de 1.344m2 de superficie) permettra une economie de pres de 170.000 m3 de gaz et evitera le rejet de 380 tonnes de CO2 par an dans l'atmosphere.
Le systeme solaire thermique pourra emmagasiner 84 m3 d'eau chaude qui suffiront a fournir les differents services, de medecine generale, de traumatologie, de la femme, de l'enfance ainsi que la cuisine.
Le systeme sera operationnel en 2007.

Pour en savoir plus, contacts :
Hospital universitario de Virgen de Rocio - http://www.huvr.es/
Sources : Energias renovables, 23/11/06
Redacteur : Denis Herail, service.scientifique@ambafrance-es.org

Mentions légales: Cette information est un extrait BE Espagne numero 58 du 13/12/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Espagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

18/12   Une nouvelle generation de cellules photovoltaiques
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40520.htm

Une equipe du Dr. Torste Oekermann de l'Universite Leibniz de Hanovre est en train de developper un nouveau type de cellules photovoltaiques dites "cellules solaire a base de colorant" dans le cadre d'un projet finance par l'agence allemande de moyens pour la recherche (DFG).

Pour fabriquer des cellules solaires a colorant, les oxydes semi-conducteurs sont deposes sur un substrat conducteur. Un colorant est ensuite applique sur cette couche d'oxyde. Les electrons des molecules de colorant sont excites par la lumiere du soleil et diffusent, a travers l'oxyde semi-conducteur, jusqu'a la zone de contact conductrice. Ils se deplacent ensuite jusqu'a la contre-electrode avant d'etre reachemines vers la couche de colorant a travers un electrolyte. C'est ainsi que ce produit le courant photovoltaique. Ces cellules, qui sont plus performantes et de moindre cout, devraient etre commercialisees d'ici peu.
Parallelement, l'equipe de scientifiques souhaite integrer ces cellules dans des tissus ou vetements pour permettre d'alimenter des appareils electroniques portables ou des batteries. Ces cellules pourraient etre fabriquees en divers coloris, assurant ainsi leur popularite.
Le professeur Jurgen Caro, directeur de l'institut, explique que "les cellules traditionnelles en silicium fonctionnent bien mais leur fabrication reste tres couteuse car elle implique des procedes hautes temperatures consommant beaucoup d'energie".
Les nouveaux prototypes, en dioxyde de titane, sont deja en vente. Leur fabrication requiert toujours des temperatures elevees, de l'ordre de 450 degres Celsius, mais les scientifiques de Hanovre cherchent a ameliorer les procedes pour une fabrication idealement a temperature ambiante.
L'etape determinante dans la fabrication de cellules solaires souples a base de colorant est l'elaboration de films d'oxyde semi-conducteur a des temperatures suffisamment faibles pour ne pas endommager le substrat plastique conducteur. Dans ce domaine, l'universite Leibniz de Hanovre est capable de developper les films d'oxyde de zinc poreux les plus performants
au monde.

Pour en savoir plus, contacts :
Dr. Torsten Oekermann - Institut fur Physikalische Chemie und Elektrochemie

- tel : +49 511 762 4270 - email : torsten.oekermann@pci.uni-hannover.de
Sources : Depeche idw, communique de l'Universite Leibniz de Hanovre - 08/12/2006
Redacteur : Arnaud Bertrand, arnaud.bertrand@diplomatie.gouv.fr

Mentions légales: Cette information est un extrait BE Allemagne numero 315 du 15/12/2006
redige par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

17/12   Denmark to increase Wind Power to 50% by 2025, Mostly Offshore

Findings released from eight-year study on offshore wind farms in Denmark show projects "operate in harmony with the surrounding environment."

Denmark, home to Horns Rev and Nysted offshore wind farms, has completed an eight-year study -- and consequent 144-page report -- conducted by Danish energy and environment government agencies on the impacts of Horns Reev and Nysted on the aquatic ecosystem including birds, fish, seals and life found on the seabed. The findings were released last week at the Final Results: The Danish Monitoring Programme conference held in Denmark. The report confirms that both the Horns Rev and Nysted offshore wind farms will be doubled in size in the coming years. Prepared by the Danish Energy Authority, Danish Forest and Nature Agency, Dong Energy and Vattenfall (the companies that own the two offshore wind farms), the report also contains commentary from the International Advisory Panel of Experts on Marine Ecology, which gave the report a positive evaluation.

This publication describes the Danish experiences with offshore wind power and discusses the challenges of environmental issues that Denmark has had to address in relation to the two large-scale demonstration offshore wind farms Horns Rev and Nysted since 1999.

Preface: The Power Source for the Future

Our future energy supply faces numerous challenges and has become subject to unstable international conditions. To meet these challenges, offshore wind has a key role to play. Offshore windpower can contribute significantly to achieving the EU goals of a 21 percent share of renewable electricity by 2010, halting global warming and reducing our dependence on coal, oil and gas.

We have come a long way since the 1980s, when most electricity production was based on coal and when the acidification of forests and lakes by acid rain was the predominant theme in the environmental debate. Today wind power provides 20% of Danish electricity consumption.

Within a few years, the wind power industry has grown to become a significant industrial sector providing huge benefits for exports and employment. We are now talking about windpower generation plants rather than single turbines, and the Danish wind power industry is at the leading edge in an ever more competitive global market.

In the energy strategy for 2025 the Government expects to see a significant increase in the use of renewable energy in the years to come. The market-based expansion of this sector will be brought about through incentive schemes and investment in physical infrastructure as well as research-, development- and demonstration.

With higher oil prices and high CO2 allowance prices we expect that a significant proportion of the renewable energy expansion will be delivered by large, offshore wind farms. At sea, wind resources are better and suitable sites are more readily available to enable these large projects to operate in harmony with the surrounding environment.

We are therefore very pleased that the Danish environmental monitoring program on large scale offshore wind power has received a positive evaluation by the International Advisory Panel of Experts on Marine Ecology.

To sustain public acceptance and provide continued protection to vulnerable coastal and marine habitats, it is important to build upon the positive experience gained so far with the use of marine spatial planning instruments.

Offshore Wind farms impact on their natural surroundings and it is essential to ensure that conditions in unique marine areas are not detrimentally affected. Spatial planning when identifying potential locations for off shore wind farms -- taking into account grid connection routes and other areas of interests -- must ensure that future offshore wind farms are established in suitable areas in such a way that substantial adverse environmental impacts can be avoided or diminished. One of the challenges we face is to assess the cumulative effects from multiple offshore wind farms to arrive at optimal site selection.

Thus a committee on future offshore wind farms is currently updating the Danish action plan from 1997 to use the experience and learning gained to date in order to identify appropriate locations and at the same time to minimize visual disturbances and the effects on animal species such as marine birds and mammals.

This publication describes the Danish experiences with offshore wind power and discusses the challenges of environmental issues that Denmark has had to address in relation to the two large-scale demonstration offshore wind farms Horns Rev and Nysted since 1999.

http://www.ens.dk/graphics/Publikationer/Havvindmoeller/havvindmoellebog_nov_2006_skrm.pdf

( 144 pages )

 

16/12   France: les algues vertes remplaceront-elles le pétrole dans les nouveaux plastiques?

http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=105506

Olmix, une société bretonne spécialisée dans la nutrition animale, espère réduire le phénomène des marées vertes en Bretagne. Elle a mis au point un matériau à base d’argile et d’algues vertes, capable de remplacer certains antibiotiques et de concurrencer le pétrole dans la fabrication de polymères industrielles. Est-ce la fin des algues vertes ? Pas sûr, répondent les associations de protection de l’environnement.
Les premières "marées vertes" bretonnes datent des années 1960. Avec l’intensification de l’agriculture, et l’augmentation des rejets issus des élevages, les nitrates déversés par les rivières dans la mer ont entraîné la prolifération d’algues vertes de type Ulva. Le phénomène s’est accru régulièrement et les collectivités locales ramassent sur leurs plages entre 30 000 et 140 000 tonnes par an de cette « salade » dont l’odeur est pestilentielle en été.
C’est dans ce contexte que la société Olimix, spécialisée dans la nutrition animale, a installé, en juin 2006, une énorme machine à laver les algues vertes sur plage de Saint-Efflam, dans la baie de Plestin-les-Grèves (Côtes d’Armor). La PME bretonne lave 12 tonnes d’algues par jour. Elle les utilise pour fabriquer son Amadeïte, un nanomatériau à base d’argile, capable de remplacer les antibiotiques dans l’alimentation animale, et d’entrer dans la fabrication de polymères industrielles.
Les algues vertes permettent de modifier la structure en « mille-feuilles » de l’argile. « Nous avons réussi à en séparer les feuillets, et à les maintenir ouverts grâce à une chaîne de sucre issue de l’algue verte», explique Philippe Le Ray, directeur général. Les débouchés potentiels de cette invention, dotée d’un brevet mondial, sont multiples. L’Amadéite peut se substituer aux antibiotiques - interdits dans l’alimentation animale depuis janvier 2006 -, au pétrole dans la plasturgie, ou conférer une excellente résistance mécanique et d’imperméabilité aux plastiques d’amidons. « Nous pourrions réaliser des plastiques 100% dégradables » souligne Philippe Le Ray.
Olmix a déjà signé huit contrats avec de grands industriels de la nutrition animale, de la cosmétique, de l’automobile, du plastique et du béton pour tester son produit. Avant d’entrer en phase de production industrielle, Olmix doit collecter suffisamment d’algues pour assurer son process. Elle a donc installé une première « machine à laver les algues » à Plestin, et souhaite en installer une dizaine d’autres pour récolter 100 000 tonnes par an, soit un tiers des 300 000 tonnes d’algues vertes qui se déposent, chaque année, sur les côtes bretonnes.

Traiter ou éradiquer ?

Philippe Le Ray, le patron d'Olimix espère quand même « aider les collectivités à régler leur problème de marée vertes : plus on va baisser le volume d’algues, plus le potentiel de reproduction diminuera ». Il ajoute « Nous sommes dans une philosophie écologiste".
Les associations de protection de l’environnement ne voient pas les choses ainsi. « Depuis l’apparition du phénomène des marées vertes, dans les années 1960, nous avons assisté à plusieurs projets de ce type", rappelle Gilles Huet, délégué d’Eau et Rivières de Bretagne. "Pour nous, cela fait partie des vraies fausses solutions qui ne font que retarder la prise de conscience nécessaire pour lutter contre les algues vertes. »
Même son de cloche à la Fédération d’associations de protection de l’environnement et de la nature (Fapen) des Côtes d’Armor, et chez plusieurs associations écologistes, qui craignent en outre qu’Olmix tire profit du ramassage des algues, géré par les collectivités pour alimenter sa chaîne de production. « On veut faire croire aux élus et aux habitants que l’on va tirer de la valeur ajoutée des algues, mais cela ne repose que sur la collecte payée par les contribuables », ajoute Gilles Huet.
Philippe Le Ray ne cache que sa société « aimerait que ses « machines à laver » soient gérées par les collectivités, dans le cadre du traitement des algues ». Le conseil régional de Bretagne et trois départements bretons, sollicités, ne se sont pour l’instant pas prononcés.
La communauté de communes de Lannion Trégor Agglomération (LTA), qui gère le ramassage des algues à Plestin-les-Grèves, est également prudente. « Nous ne souhaitons pas voir le ramassage des algues dépendre des choix stratégiques d’un industriel" remarque Bénédicte Le Bref, coordinatrice du programme de lutte contre les algues vertes de LTA. "Nous n’avons aucune information sur les marchés définitifs d’Olmix. Nous attendons toujours du concret. »
La PME semble en tout cas prête à mener son projet jusqu'au bout : « Si les oppositions sont trop fortes, nous pourrions trouver d’autres gisements d’algues vertes, aux Philippines par exemple, voire même les cultiver !"

 

15/12   Suisse : des sacs à main recyclés aux énergies vertes, la HEIG-VD récompense les projets responsables

http://www.24heures.ch/vqhome/edition/nv/heig_071206.edition=nv.html

YVERDON La Haute Ecole d’ingénierie et de gestion (HEIG) a décerné hier le Prix suisse de l’éthique 2006.

Que peuvent avoir en commun une styliste lausannoise, l'Ecole hôtelière de la capitale vaudoise et les Services industriels de la ville de Genève? Vu de l'extérieur, pas grand-chose. Mais en profondeur, les trois ont su prouver que la responsabilité sociale n'était pas un vain mot au sein de leur entreprise. Le jury du Prix suisse de l'éthique, dont le président d'honneur était Pascal Broulis, l'a reconnu hier en attribuant à chacun un trophée.

NINA RAEBER pratique l'upcycling. Depuis un séjour en Asie en 2003, la Lausannoise produit des articles de mode à partir de sacs de riz récupérés au bord des routes. Cette «collection particulière» (sa marque s'appelle coll.part) est réalisée à la main par une centaine de couturières au Cambodge, selon des critères sociaux certifiés.

L'ÉCOLE HÔTELIÈRE DE LAUSANNE réalise d'importants efforts, depuis 1996, pour produire de l'énergie renouvelable. Un groupe chaleur-force, puis une centrale solaire photovoltaïque et une éolienne ont déjà été mis en place. Aujourd'hui, l'institution prépare une installation de production d'électricité à partir de biogaz. En outre, le cursus des élèves comprend une sensibilisation à ces questions.

LES SERVICES INDUSTRIELS DE GENÈVE ont également été félicités pour leur projet de centrale photovoltaïque à Verbois. Agrémentés d'un parcours didactique, ces capteurs fourniront de l'électricité propre à quelque trois cents ménages genevois.

Le Prix suisse de l'éthique est organisé depuis l'année dernière par la Haute école d'ingénierie et de gestion (HEIG-VD) basée à Yverdon. L'Unité de recherche et de conseil en éthique d'entreprise et de comportement organisationnel (e2co, prononcez «ecarréco»), héritée de la Haute école de gestion, entend par là prouver que les efforts éthiques et environnementaux des entreprises ne sont pas un frein à leur croissance, mais au contraire une plus-value. Les trophées qu'elle décerne servent d'exemple, notamment dans les cours d'éthique d'entreprise prodigués aux économistes en formation.

Quatorze candidats se présentaient cette année. «Dès la prochaine édition, nous accentuerons la promotion, surtout à destination des petites et moyennes entreprises», souligne Jean-Marc Bigler, directeur d'e 2 co.

http://www.heig-vd.ch/cms/Default.aspx?tabid=417

 

14/12   Suisse : Surchauffe du marché de la pompe à chaleur  

http://www.lacote.ch/art.asp?ID=23644

La 100 000e pompe à chaleur (pac) installée en Suisse a été inaugurée le 13 septembre dernier à Bursins. En Suisse romande, et sur La Côte en particulier, où l’on construit beaucoup, la demande affole le marché. Les entreprises de forage ont des délais de 5 à 6 mois. C’est pourquoi le Nyonnais Jean-Jacques Vionnet, spécialiste en géothermie, fait le pari d’acheter une foreuse à 700 000 francs pour satisfaire sa clientèle.

En 6 ans, j’ai installé 150 pompes à chaleur, déclare le chauffagiste. Mais dès que j’aurais ma foreuse au printemps prochain, je vise la mise en place d’une pompe par semaine.
Agréé par le Groupement promotionnel suisse pour les pompes à chaleur (GSP), Jean-Jacques Vionnet relève qu’aujourd’hui, une pompe à chaleur de qualité, bien posée, a un coefficient de performance d’environ 5 kWh pour 1 kWh consommé.

Techniquement, ce type de chauffage n’a donc plus rien à prouver. Et son gros avantage, rappellons-le, est écologique.

La pompe à chaleur puise 70% de l’énergie renouvelable dans l’environnement (air, eau et sol) et utilise 30% d’électricité pour son fonctionnement. Ainsi, une villa produit 4,5 fois moins de CO2 en étant chauffée avec une pompe à chaleur qu’avec une chaudière à mazout. Et 3,5 fois moins qu’avec une chaudière à gaz. C’est la raison principale pour laquelle les gens choisissent la pac.

Du point de vue économique, l’installation d’une chaudière à mazout ou à gaz coûte certes moins cher, mais si l’on compte l’économie du combustible, on arrive à récupérer l’investissement de base en quelques années. Surtout, on n’est plus dépendant des fluctuations du prix du mazout.

Pas uniment dans du neuf

La pompe à chaleur présente encore d’autres avantages pratiques: il n’y a plus besoin d’avoir un local à citernes; on n’a plus de soucis de livraison du mazout; et il n’y a plus d’entretien ni du ramoneur ni du réviseur.

Il faut encore préciser que la pompe à chaleur peut tout autant être installée dans une maison neuve, si possible avec chauffage au sol, que remplacer une chaudière traditionnelle.

Bilan écolo et financier de quatre types de chauffage

Que la question du chauffage se pose lors de la construction de sa maison ou au moment de changer de système, le choix est important puisqu’il influencera vos charges mensuelles durant plusieurs années et qu’il en va de votre engagement pour diminuer les émissions de CO2. Actuellement, quatre systèmes sont en concurrence: le chauffage au mazout, au gaz, aux granulés de bois, et la pompe à chaleur. Deux paramètres principaux influencent le choix des utilisateurs: l’aspect écologique et l’aspect économique. L’analyse de chacun de ces paramètres n’est pas aisé. C’est pourquoi nous vous renvoyons auprès des spécialistes. A commencer par le Groupement pour la promotion de la pompe à chaleur (www.pac.ch), qui fournit des informations très complètes.

Il est également intéressant de consulter le site Internet de la revue Tout compte Fait (www.toutcomptefait.ch) qui, dans son numéro du 26 avril, a procédé à un bilan comparatif entre ces différents systèmes. Il ressort que la pompe à chaleur est plus avantageuse tant du point de vue écolo que financier.

 

13/12   La Guadeloupe toutes voiles dehors sur les énergies renouvelables

Des éoliennes capables de se coucher dans les cyclones, une distillerie de rhum servant de centrale électrique: la Guadeloupe développe à sa façon les énergies renouvelables pour faire face à une forte hausse de la consommation locale d'électricité.

Le coût de production de l'électricité dans cette île des Caraïbes, dépourvue de centrales nucléaires, est par ailleurs plus important qu'en métropole, ce qui justifie le recours aux énergies renouvelables, explique Michèle Pappalardo, présidente de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) en visite dans les Antilles.

Certes les énergies fossiles avec les centrales au fuel et au charbon d'EdF se taillent encore la part du lion (84%) dans l'approvisionnement énergétique de l'île. Mais, avec 16% de production d'électricité d'origine renouvelable, la Guadeloupe fait mieux que la métropole (13%, essentiellement hydraulique).

Les producteurs d'énergie éolienne, solaire ou géothermique profitent de la loi qui oblige EdF à racheter l'électricité d'origine renouvelable à des tarifs imposés permettant d'en rentabiliser le développement.

EdF est demandeur car il y a un problème de disponibilité de la ressource énergétique dans l'île, assurent-ils.

D'autant que la consommation d'électricité en Guadeloupe est actuellement en forte augmentation (5% par an contre 2% en métropole).

"Nous sommes indispensables à l'équilibre du réseau car EdF est à la limite de ses capacités", estime Robert Diethrich, directeur général de Géothermie Bouillante, une centrale électrique alimentée par les eaux chaudes du sous-sol, qui couvre environ 8% des besoins de la Guadeloupe en électricité.

D'autant que "depuis peu il y a des tensions sur les livraisons de fuel", ajoute-t-il.

"La vraie problématique sur ces petites îles, c'est le prix de l'énergie et sa disponibilité", renchérit Jérôme Billerey, président du directoire d'Aérowatt, principal opérateur éolien local.

"La grande particularité des éoliennes installées en Guadeloupe est de pouvoir être couchées au sol en cas de cyclone", explique-t-il. En cas d'alerte, il faut à peine plus d'une heure pour abaisser avec un système de treuil chacun de ces mats à treillis métallique haubannés, de 60 mètres de haut aucune éolienne ne pouvant résister à des vents soufflant à 250 km/h.

L'éolien représente actuellement 3% de l'approvisionnement en énergie de l'île (contre 0,2% en métropole) mais Aérowatt estime le potentiel à 15%.

La distillerie de rhum Bologne, à Basse-Terre, s'est également branchée sur la production d'électricité. A l'occasion d'une récente opération de modernisation, une unité de production d'énergie électrique a été réalisée à partir de la combustion de bagasse (résidus de canne à sucre) et de la valorisation des rejets de vinasse (jus de canne distillé).

Cette production d'énergie étant largement supérieure aux besoins de la distillerie, l'excédent est revendu à EdF.

Le soleil des tropiques est également mis à contribution: quelque 24.000 foyers sont alimentés en eau chaude par l'énergie solaire et 4.000 installations photovoltaïques, convertissant directement l'énergie solaire en électricité, ont été réalisés.

L'idée de départ était d'alimenter des sites isolés mais ces installations peuvent également être branchées sur le réseau EdF, avec le double avantage pour les propriétaires de maisons ainsi équipées de pouvoir revendre au réseau l'électricité produite en excédent et d'être à l'abri des coupures de courant, de plus en plus fréquentes dans l'île, selon eux.

 

12/12   Pays-Bas : PhD researcher develops inexpensive, sustainable production method in just two years

Delft University of Technology PhD candidate Maaike Kroon has developed a sustainable and inexpensive production method for the chemical industry. This method combines reactions and separation processes, does not produce chemical waste and uses much less energy. After just two years of PhD research, she will receive her doctorate degree based on this research subject on December 11. Maaike Kroon (25) is regarded as an exceptionally talented young researcher.

Maaike Kroon has developed a sustainable production method for the chemical industry that combines reaction and separation processes. She used this new method in trial experiments to reproduce a (already existing) medicine for Parkinson's disease. In doing so, no chemical waste was produced nor harmful solvents used, and the process required 75 percent less energy than is normally used. Moreover, not only is the end product extremely pure, but Kroon's method is also faster and less expensive. If used for this specific medicine, her production method would result in possible savings of 11 million euro per year.

The method combines so-called ionic liquids and separation with supercritical carbon dioxide. Using this combination was Kroon's idea, which Delft University of Technology has since patented.

The raw materials for the medicine are dissolved in ionic liquid. Ionic liquids are fluid salts that serve as clean solvents. Carbon dioxide is added to this liquid under high pressure. The high pressure propels the CO2 gas to the so-called supercritical phase, during which it assumes the properties of both a gas and a liquid. This causes everything present to fully mix in a homogenous phase. The resulting reactions occur much more quickly than during the reaction processes currently used. A further advantage of Kroon's method is that all the raw materials are transposed into the end product without containing any by-products. The separation process occurs after the reaction. For this to occur, the pressure in the kettle is reduced, causing the CO2 and material produced to evaporate and float in a gas bubble on top of the liquid. It is easy to remove this gaseous mixture. The ionic liquid's fluid mixture and the catalyst remain behind in the kettle for reuse. The pressure is lowered further for the gaseous mixture, causing the end product to separate into a solid or liquid form.

Kroon says that there are no technical obstacles preventing the industry from using this method. Kroon: "Unfortunately, we must however consider the investments that companies have already made in existing production plants. Many companies will therefore only use this new method if a new factory is built." The combination of ionic liquids with supercritical carbon dioxide can in principle be used for the production of many other materials. Three new PhD candidates will conduct further research in this area at Delft University of Technology.

Maaike Kroon is regarded as an exceptionally talented young researcher and has received her PhD degree remarkably quickly: in just two years. Kroon had previously won the award for best Delft University of Technology graduate of the class of 2004-2005. This past summer she was also invited to participate as a researcher in the exclusive annual meeting of Nobel Prize Winners in Chemistry, which was held in the German city of Lindau.

In 2007, Kroon will become an assistant professor at Delft University of Technology. She will work in the DelftChemTech section and concentrate on nanochemistry. "I like to see new scientific discoveries actually being applied. This is currently an exciting challenge in nanotechnology." In the autumn of 2007, Kroon will conduct research at the Institut de Ciència de Materials in Barcelona for a year.

 

11/12   La raffinerie verte – De l'herbe à valeur ajoutée

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40315.htm

Une bioraffinerie pilote devrait entrer en fonction courant 2008, a Utzenaich, en Haute-Autriche. L'unite, qui completera une installation de production de biogaz deja operationnelle, transformera l'herbe en produits chimiques a valeur ajoutee, et en particulier en acides amines et en acide lactique.

L'acide lactique entrera dans la composition d'acidifiants, de solvants, de produits de desinfection ou de plastiques biodegradables, tandis que les acides amines serviront aux industries pharmaceutique, cosmetique et agroalimentaire (pour la production de medicaments, de produits de beaute, de nourriture animale, d'aliments fonctionnels ou de supplements alimentaires).

Tous ces produits seront extraits des herbes ensilees recoltees par la raffinerie, et ce au debut du process. Puis les restes des vegetaux alimenteront l'unite de production de biogaz, les dechets ultimes servant d'engrais. Le gaz produit, lui, sera transforme en electricite et en chaleur par un moteur a gaz (comme actuellement), ou injecte dans le reseau de distribution de gaz (dans un avenir proche).

L'usine-pilote, cofinancee par le gouvernement federal, la region de Haute-Autriche et les entreprises Energie AG Oberosterreich ( http://www.energieag.at ), Oberosterreich Ferngas AG ( http://www.ooeferngas.at ) et Rohol-Aufsuchungs AG (http://www.rohoel.at), reposera sur des procedes developpes pas a pas depuis 1992, entre autres dans le cadre du programme national 'Nachhaltig Wirtschaften'/'Economies durables', a partir de l'an 2000.

Ce programme a finance cinq sous-projets d'importance, notamment consacres a la valorisation des fibres des graminees (dans la construction), a l'extraction des proteines du jus des herbes ou a la transformation du jus d'ensilage en acide lactique.

Pour en savoir plus, contacts :

- (Fibres) Michael Mandl, Joanneum Research Forschungsgesellschaft, NTS/Institut fur Nachhaltige Techniken und Systeme, Elisabethstraße 16-18, AT-8010 Graz ou Am Okopark, AT-8230 Hartberg - tel : +43 3332 65085 2953, fax : +43 3332 65085 2955 - michael.mandl@joanneum.at -

http://www.joanneum.at/nts/

- (Proteines et jus d'ensilage) BioRefSys/BioRefinery Systems, Innovationszentrum Landlicher Raum, Auersbach 130, AT-8330 Feldbach - tel : +43 3152 85 75101 - info@biorefsys.at -

http://www.biorefsys.com   ou

http://www.imzentrum.at

Sources : APA, 20/11/2006, 18/09/2006

Mentions légales: Cette information est un extrait BE Autriche numero 95 du 5/12/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Autriche. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

10/12   Sagawa's CNG Vehicles Exceed 3,000 units

http://www.japanfs.org/db/database.cgi?cmd=dp&num=1559&dp=data_e.html

Sagawa Express Co., a major delivery company announced that the total number of its compressed natural gas (CNG) vehicles exceeded 3,000 units as of August 20, 2006. Sagawa is the first Japanese private company having more than 3,000 CNG vehicles in commercial operation.

The number of CNG vehicles used the company has been increasing since it started introducing them in 1997, reaching 1,000 units in January 2003 and exceeding 2,000 units in October 2004. As of the end of FY 2005, Sagawa's CNG vehicles accounted for approximately 22 percent of the total CNG freight fleet in Japan.

The introduction of CNG vehicles has reduced carbon dioxide (CO2) emissions by 3.11 percent, equivalent of 11,387 tons, from FY 2002 levels. Aiming to reduce the total amount of CO2 emissions from business activities by six percent from FY 2002 levels by FY 2012, Sagawa intends to have a total of 7,000 CNG vehicles in operation by FY 2012.

http://www.sg-hldgs.co.jp/english/

 

9/12   GM's Plug-In Hybrid

http://www.technologyreview.com/Energy/17855/

How super-hybrids could slash gas consumption and usher in a new era of transportation.

By Kevin Bullis

Last week General Motors (GM) gave a boost to plug-in hybrid vehicles. It announced a new gas-saving technology that could transform transportation and make renewable sources of electricity, such as wind and sun, more feasible.

At the Greater Los Angeles Auto Show, the automaker committed to manufacturing versions of its hybrid Saturn Vue SUV with a much larger battery pack that can be charged via an ordinary household socket. The increased size of the battery pack makes it possible to rely more on electric drive than current hybrid vehicles do, thereby saving much more gasoline. The actual rollout date will depend on the development of suitable battery technology, according to GM chairman and CEO Rick Wagoner.

With the announcement, GM joined other major automakers that are developing plug-in hybrid technology, including Ford, Daimler Chrysler, and Toyota. "We hope to have some products in the near future, but we're not prepared to say yet when that will be," says Bruce Brownlee, the senior executive administrator at Toyota Technical Center, in Gardena, CA. "The potential [of plug-in hybrids] is terrific." (None of these car companies have yet committed to widespread production of such a vehicle.)

The announcement marks a change in strategy for GM, which has previously focused on addressing environmental issues and high fuel prices by modifying existing vehicles to run on ethanol and by developing hydrogen fuel-cell vehicles. Although GM still plans to continue its fuel-cell program, the decision to produce plug-in hybrids represents a move toward a more evolutionary transition from internal combustion vehicles. "It's nice to see General Motors not just putting all their bets on hydrogen," says Jason Mark, vehicles director for the Union of Concerned Scientists, based in Cambridge, MA.

Plug-in hybrids, which use both an electric motor and a gasoline-powered internal combustion engine, have been hailed as a bridge technology that could make it possible to cut gasoline consumption in the short term; meanwhile, researchers will continue to work out the problems with all-electric vehicles, such as the high costs that make long-range battery-powered vehicles unaffordable. The most commonly described version of this technology would allow drivers to commute about 20 miles without using gasoline at all. But in reality, plug-in hybrids will likely use a blended strategy, relying on the gasoline engine to boost power for acceleration or for climbing hills even during the first 20 miles. This blended strategy would still mean that a typical commute would use almost no gasoline. "Having an internal combustion engine for passing or hill climbing is probably a prudent thing to do," says Thomas Keim, a principal research engineer at MIT. "But if you're traveling around town or just cruising on the highway, you can do both of those things from the battery."

Plug-in hybrids have an advantage over all-electric vehicles in that the battery would be the primary source of power only for relatively short distances, allowing for a much smaller and less expensive battery pack. Since short trips represent the majority of driving in the Unites States, the result would be a dramatic decrease in gasoline use. Electricity use would go up, but the price of powering a vehicle with electricity from the grid during off-peak hours would be the equivalent of gas for about 90 cents per gallon, says Terry Penney, a technology manager for advanced vehicle technologies at the National Renewable Energy Laboratory, in Golden, CO.


For longer trips, the vehicle would switch to a standard hybrid mode once the battery has been depleted to a certain point, saving fuel the same way today's hybrids do. This includes using energy recaptured from braking, turning off the engine when the vehicle stops, and allowing the gasoline engine to run at a more constant and efficient speed. Incorporating existing technologies--such as six-speed rather than four-speed automatic transmissions, and turning off fuel to pistons that aren't needed--could further improve fuel efficiency. Indeed, Mark says these technologies alone, even without hybrid technology, could improve average fuel economy by 10 miles per gallon--enough to replace all the oil we import from the Middle East. Using ethanol rather than gasoline could further decrease gasoline consumption.

These fuel savings would only be the beginning, many experts say. As battery technology improves, and if plug-in hybrids are successful, the high-volume production of batteries could lower their price. This would make it affordable to increase battery-pack size in successive generations and rely even less on gasoline. Eventually, the internal combustion engine could be made smaller and be used exclusively to recharge the batteries on long trips in a configuration called a "series" hybrid. "As time goes on, we may look at even more electrification of the vehicle, including solutions that use fuel cells," says Peter Savagian, director of hybrid power-train systems at GM. At some point, the internal combustion engine could be replaced entirely by large electric motors and battery packs, or by hydrogen fuel cells.

But plug-in hybrids still face challenges. Their environmental benefits will depend on the source of electricity used to charge the batteries. In areas powered primarily by coal, a plug-in might not be better for the environment than a good hybrid, says Nicholas Twork, a spokesman for Ford. Penney says that plug-ins will typically be better, however, since other areas in the United States rely on cleaner sources of electricity.

What's more, Penney says, "if millions of these things were produced 20 years from now, it would really enable renewable energies like wind to take off." Wind power requires ways of storing energy generated when demand for electricity is low, he says. The cost of the storage makes it hard for wind to compete with other sources of electricity. Millions of plug-in vehicles charging at night would essentially provide free storage.

But right now the biggest challenge to plug-in hybrids is the battery technology. First, batteries are expensive. Several companies sell kits for converting existing hybrids to plug-ins with larger battery packs, and these can add $10,000 to the price of a car (see "Plug-In Hybrids Are on the Way"). The plug-in hybrid application will also be much more demanding on batteries than ordinary hybrids are. In a car such as the Toyota Prius, the battery stays at about a 50 percent state of charge, and this varies only a few percent as it absorbs power from regenerative breaking and delivers it in short bursts to augment the gas engine. With plug-ins, batteries will be charged up to at least 95 percent and then deeply discharged during the first 20 miles of driving before settling into an ordinary hybrid mode. Such deep discharging typically decreases battery life. Automakers want batteries that can last 10 years or so even under these conditions so that consumers won't need to buy new battery packs a few years into owning a vehicle.

Automakers' newfound interest in plug-in hybrids is due in part to promising new battery technologies that could be less expensive and have longer lifetimes, and in part to their being safer than the lithium-ion batteries used in laptops today (see "Safer Lithium-Ion Batteries"). "We're encouraged by the improvements in the technology represented by hybrid batteries today," Savagian says. "And we're encouraged that there are many companies pursuing different formulas for them. But we want to give them cause to continue to press forward."

 

8/12  Une maison qui consomme huit fois moins d'énergie

http://www.lefigaro.fr/sciences/20061204.FIG000000148_une_maison_qui_consomme_huit_fois_moins_d_energie.html

CHIMIE Un bâtiment aux performances énergétiques surprenantes, conçu grâce à la recherche en chimie, est inauguré aujourd'hui à Fontenay-sous-Bois.

SI LA VOITURE est montrée du doigt dès qu'il s'agit de dénoncer la pollution ou le gaspillage d'énergie, l'habitat domestique est étrangement épargné par la cri­tique, alors qu'il représente, en France, 43 % de la consommation énergétique totale (en hausse de 1,4 % par an) et près du cinquième des émissions de gaz à effet de serre. C'est dire tout l'intérêt du concept de bâtiment « Génération E », élaboré par le chimiste BASF et la société d'HLM Logirep, en partenariat avec le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), qui doit être inauguré ce matin à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).

L'objectif de cette opération pilote, récompensée en juin dernier par le prix Pierre Potier de « l'innovation en chimie au bénéfice de l'environnement », consiste, en effet, à diviser par huit la consommation en énergie pri­maire (chauffage et ventilation) d'une grande maison bourgeoise du début du XXe siècle, située en plein centre-ville, qui vient d'être rénovée.

De 40 à 5 litres de fioul par an

Comme le précise Frédéric ­Gibert, de Logirep, « ce bâtiment dans lequel nous avons aménagé huit appartements ne consommera que l'équivalent de 5 litres de fioul (50 kilowattheures) par mètre carré et par an, contre 40 litres avant travaux ». À titre de comparaison, la moyenne des logements français, toutes catégories confondues, se situe aux alentours de 25 litres.

Pour obtenir cette perfor­mance surprenante, l'ancienne ­façade a été entièrement arasée puis recouverte, comme la toiture et les planchers, d'un nouveau matériau isolant mis au point par BASF, le Néopor. Il s'agit de plaques de polystyrène expansé d'une vingtaine de centimètres d'épaisseur, renfermant de minuscules particules de graphite agissant comme des petits miroirs qui réfléchissent et dispersent la chaleur dans la structure. En hiver, les rayonnements thermiques sont confinés à l'intérieur du bâtiment, ce qui permet d'éviter les déperditions d'énergie, tandis qu'en été ils sont maintenus au dehors. Les plaques ont ensuite été recouvertes, en façade, d'un enduit traditionnel à la chaux. Quant aux moulures d'origine, la société STO les a entièrement reconstituées à partir de silice agglomérée, afin de restituer à la demeure des Car­rières, qui est située dans le périmètre de l'église de Fontenay-sous-Bois, classée monument historique, son aspect initial.

Très répandue en Allemagne, où l'on utilise du polystyrène classique et, de plus en plus, du Néopor, cette approche est nouvelle en France où l'isolation s'effectue traditionnellement à l'intérieur du bâti avec des matériaux tels que la laine de verre ou la laine de roche.

Comme l'explique Jurgen Fischer, ingénieur à BASF, « la création d'une enveloppe extérieure étanche explique les deux tiers des économies d'énergie réalisées en supprimant la plupart des ponts thermiques, en particulier ceux qui sont situés à la jonction entre les cloisons internes et les façades. ­Accessoirement, cette méthode présente aussi l'avantage, compte tenu du prix actuel de l'immobilier, de n'engendrer aucune perte de sur­face habitable. »

Matériau « climatiseur »

À Fontenay-sous-Bois, deux logements ont été équipés, à titre expérimental, de plaques de plâtre contenant des microcapsules de cire à changement de phase. Baptisé Micronal, ce matériau « climatiseur », également conçu par BASF, absorbe le surplus de chaleur pendant la journée en été puis le restitue pendant la nuit, maintenant ainsi la température à l'intérieur de l'habitation en deçà de 26 °C sans apport d'énergie extérieur.

Fenêtres à double vitrage, chaudière à gaz à condensation, ventilation mécanique double flux avec récupérateur de chaleur, électroménager de classe A, ampoules basse consommation dans les parties communes : les autres aménagements effectués dans la demeure des Carrières vont tous dans le sens de la chasse au « gaspi ». D'ici à 2008, le CSTB va évaluer la performance énergétique du bâtiment et le ­confort des occupants qui doivent s'installer incessamment.

À Ludwigschafen (Allemagne), près du siège de BASF, un quartier a été entièrement rénové selon les mêmes méthodes. Sur deux ans, la consommation effective s'est maintenue entre 2,1 litres et 2,4 litres de fioul par mètre carré, pour un objectif de départ de 3 litres et en partant d'une consommation de 21 litres avant rénovation. Soit une réduction d'un facteur sept.

L'expérience est-elle généralisable ? Des millions de logements construits dans les années 1960-1970 vont devoir être rénovés prochainement. Problème : le coût de ce type d'opération est supérieur à celui d'une réhabilitation clas­sique, avec un délai de retour sur investissement qui varie entre trois ans et sept ans, selon le prix de l'énergie et la baisse de la consommation. Or la réglementation actuelle est un frein à ce type d'investissement, notamment dans le logement social. En effet, si les ­locataires bénéficient des économies d'énergie, sous la forme d'une baisse de leurs charges, les bailleurs ne peuvent répercuter, même partiellement, le coût des travaux sur le montant des loyers qu'ils perçoivent.

 

7/12   Quand nos simples pas éclaireront les lieux publics

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-841225@51-830850,0.html

LE MONDE | 02.12.06 | 15h12


Le corps humain en mouvement est une source d'énergie non polluante et éminemment renouvelable. Pourquoi ne pas tenter de la recueillir et de l'exploiter ? Tel est le pari engagé par Claire Price, directrice du cabinet d'architectes Facility.

Tout commence, nous raconte-t-elle dans son atelier, par un sursaut d'amour-propre. En 2005, sa petite équipe remporte un concours de rénovation des viaducs et des tunnels du réseau ferré londonien. Elle propose notamment de "récolter" l'énergie générée par les vibrations des trains. Un membre du jury trouve l'idée séduisante mais chimérique. Claire Price, piquée au vif, décide de montrer le contraire. Ainsi naquit le projet Pacesetters, auquel s'intéressent de gros sponsors, comme Philips et EDF Energy. Des recherches similaires sont menées par des équipes à Tokyo.

Le projet britannique part d'une réalité toute simple : en marchant, un être humain produit, à chaque pas, une énergie de 6 à 8 watts, totalement perdue. "Quel gaspillage ! observe Claire Price, lorsqu'on pense, par exemple, que les halls de la gare de Victoria voient passer 34 000 usagers pendant une heure de pointe. On doit pouvoir, ajoute-t-elle, recycler 30 % à 50 % de cette énergie urbaine, qui pourrait, à elle seule, alimenter 6 500 lampes à faible consommation."

D'où l'actuelle construction d'un escalier dont les marches sont équipées d'un dispositif hydraulique et piézo-électrique apte à convertir l'énergie des pas en électricité. Ce prototype mis au point avec l'aide de l'université de Hull, sera testé au plus tard à l'été 2007. Le second prototype est un système d'éclairage sans fil muni de petits générateurs qui collecteront l'énergie des vibrations du sol provoquées par les trains. Des diodes lumineuses reliées à l'ensemble pourront éclairer l'intérieur des gares.

Techniquement, ces inventions supposent, pour éviter trop de déperdition, une grande proximité - au maximum quelques dizaines de mètres - entre les lieux de production et de consommation de l'énergie. Par exemple, dans un immeuble dont le sol contient des "ressorts" reliés à des batteries qui stockeront et diffuseront l'électricité nécessaire.

Outre leur valeur écologique, qui les rend politiquement correctes, ces captures de l'énergie vibratoire, d'origine humaine ou mécanique, pourraient satisfaire les besoins de petits appareils : lampes, téléphones portables, micro-ordinateurs. Sans oublier, conclut Claire Price, la fierté du producteur : "C'est une belle idée, pour un piéton, de savoir qu'en traversant Trafalgar Square il fait fonctionner trente ampoules électriques."

Jean-Pierre Langellier

Article paru dans l'édition du 03.12.06

 

6/12   La société à 2000 watts

http://www.etopia.be/article.php3?id_article=478

Tanja Lütolf, Novatlantis & Ecole Polytechnique de Zürich.
Traduction : Andrée Debauche.

Introduction : Le projet Novatlantis

Novatlantis est un programme des Ecoles polytechniques fédérales de Suisse, qui a pour objectif de transposer la recherche sur le développement durable en projets concrets, de manière à illustrer des modes de vie plus durables.

La situation de départ est bien connue : si nous ne changeons rien à nos habitudes, les concentrations en CO2 et dès lors aussi la température continueront à s’élever. Même si les scénarios disponibles aujourd’hui diffèrent légèrement dans les détails, on peut compter sur une moyenne de 3°C en termes d’augmentation de la température. Si l’on atteignait une stabilisation des émissions de CO2 à 450 ppm, la température augmenterait tout de même de 1.5°C. Pour atteindre ce niveau de stabilisation, les émissions de CO2 devront diminuer de 50% d’ici 2100 - un objectif ambitieux, qui requiert des mesures immédiates si l’on veut le rencontrer. Les conséquences des changements climatiques peuvent déjà être observées à de nombreux endroits. En Suisse par exemple, les glaciers voient leur superficie se réduire depuis 1850, époque à laquelle une accélération a pu être observée par rapport aux siècles précédents, et où les concentrations de CO2 ont commencé à augmenter.

C’est dans ce contexte que, vers le milieu des années 1990, est né le concept de „société à 2000 watts“.

Il se base sur les besoins moyens en énergie par personne et par an, à savoir 17 500 kWh. Ce montant correspond à une puissance continue de 2000 watts. Pourtant, les différences observées entre les pays sont exorbitantes. Tandis que la norme en Europe occidentale atteint aujourd’hui le triple, soit 6000 watts, les habitants d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique du Sud sont largement en deçà. En même temps, les réserves en énergies fossiles ne cessent de diminuer, alors que la demande est en constante augmentation. Cett répartition inégale des ressources entraîne des tensions récurrentes, tant sur le plan économique que politique. Le concept de la „société à 2000 watts“ permet un équilibre entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement et garantit ainsi à tous un bon niveau de vie.

 

(JPEG)

Figure 1 : la moyenne mondiale : 2000 watts par personne

En 1960, la Suisse correspondait au niveau de la „société à 2000 watts“ ; il importe qu’elle le retrouve au plus vite, sans que ce changement implique une limitation du niveau de vie des Suisses. Un premier objectif doit être de réduire de 50% le recours aux énergies fossiles d’ici 2050. A plus long terme, cette réduction doit atteindre 500 watts par personne, ce qui correspond à une tonne de CO2, un objectif permettant de rencontrer les prescriptions du Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques.

Voir :http://www.etopia.be/IMG/pdf/societe_2000_watts.pdf

 

5/12   Une imprimante écolo qui imprime 500 fois sur la même feuille

http://www.metrofrance.com/fr/article/2006/11/30/00/0132-34/index.xml

Toshiba sort une imprimante écolo, capable d'utiliser jusqu'à 500 fois la même feuille.

Au bureau comme à la maison, un geste simple en faveur des arbres consiste à imprimer ses documents sur le recto puis le verso d'une même feuille de papier. Toshiba va encore plus loin avec une imprimante écolo, capable d'utiliser jusqu'à 500 fois la même feuille.

La B-SX8R n'utilise pas des feuilles ordinaires, mais un papier plastifié entièrement recyclable, comme celui utilisé sur les bouteilles de soda ou d'eau minérale. Une fois imprimée, la feuille peut être réintroduite dans l'appareil, effacée, puis réimprimée de nouveau.

A l'instar des premières générations de fax, le procédé développé par Toshiba repose sur une réaction thermique : le pigment du papier noircit au-delà de 180 degrés, mais devient blanc quand la température est comprise entre 130 et 160 degrés. La chaleur produite à l'intérieur de l'imprimante permet ainsi d'imprimer ou d'effacer une page.

D'après Toshiba, ce mode d'impression réduit considérablement les émissions de dioxyde de carbone induites par la fabrication du papier. Là où la production traditionnelle de 1.000 feuilles génère quelques 6,5 kilos de CO2, le fabricant japonais n'émet qu'un seul kilo de CO2.

Pour l'heure, la B-SX8R n'est commercialisée qu'au Japon, au prix de 7.500 euros. Le coût de la feuille "réimprimable" 500 fois s'élève à un peu plus de 7 euros, mais son acheteur réalise toutefois l'économie d'autres consommables, comme les cartouches d'encre et les ramettes de papier.

Toshiba compte proposer ce produit en Europe et en Amérique du Nord à l'horizon 2008, si la demande s'avère suffisante. 

 

4/12   Un projet de recherche de pointe permet de re-transformer le CO2 en carburant
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40268.htm

Un projet de recherche europeen d'avant-garde a permis de developper une methode de transformation du dioxyde de carbone en combustible utile. Cette methode, une fois affinee, pourrait aider le reve a devenir realite, a savoir capter le CO2 present dans l'atmosphere pour le convertir en combustible utile. Selon, Gabriel Centi, directeur du projet, "la conversion du CO2 en combustible n'est pas du domaine du reve, mais une possibilite effective qui necessite la poursuite de la recherche. La production viable
de chaines d'hydrocarbures issues du CO2 pourrait commencer dans une decennie".
L'un des problemes poses par le CO2 est son extreme stabilite : une fois formees, les liaisons chimiques du CO2 sont extremement difficiles a rompre.
La nouvelle technique utilise des catalyseurs speciaux pour faciliter la dissociation des molecules.
C'est a juste titre que l'on peut parler de recherche de pointe, car meme par catalyse, l'energie necessaire pour briser ces liaisons chimiques est enorme. Pour y parvenir, les chercheurs ont developpe une methode en deux etapes. Tout d'abord, des molecules d'eau sont decomposees par une source d'energie solaire, a l'aide d'un catalyseur en titane, liberant ainsi des ions hydrogene, des electrons libres et de l'oxygene. Ensuite, ces electrons libres sont utilises pour reduire le CO2 et lier les atomes de carbone entre eux a l'aide d'un catalyseur platine-palladium dispose a l'interieur de
nanotubes de carbone.
A l'etonnement des chercheurs, la methode permet de produire des chaines d'hydrocarbures composees de 8 ou 9 carbones avec un taux d'efficacite de 1% a temperature ambiante, c'est-a-dire qu'elle est deja deux a trois fois plus
efficace que tous les autres procedes industriels similaires de conversion du CO2. L'efficacite du procede pourrait encore etre ameliore en utilisant l'energie thermique generee par de grosses installations solaires thermiques.

Pour en savoir plus, contacts :
- http://www.elcat.org/
- http://www.fhi-berlin.mpg.de/
Sources : - http://www.achats-industriels.com/dossiers/324.asp
- New Scientist -16/09/2006
Redacteur : Dimitri Pescia, dimitri.pescia@diplomatie.gouv.fr

Mentions légales: Cette information est un extrait BE Allemagne numero 313 du 30/11/2006 redige par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

 

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10/11   L'avion écolo? Pas avant 2030 !

http://www.marianne-en-ligne.fr/exclusif/virtual/technologie/e-docs/00/00/7F/29/document_web.phtml

Ce sont les riverains qui vont être contents : au-delà du périmètre de l’aéroport, le SAX-40 devrait être quasi-inaudible. En effet, la lutte contre la pollution sonore fait désormais partie des priorités en matière aéronautique. D’autant que, selon certaines prévisions, le trafic aérien pourrait doubler dans les prochaines décennies.

Mis au point par une équipe de l’université de Cambridge, ce prototype révolutionnaire a nécessité trois années de recherches intensives. C’est notamment son fuselage en forme de bouteille et l’emplacement des moteurs, posés sur les ailes, qui lui vaut d’être aussi silencieux. Son ergonomie permet également de faire baisser la facture de carburant : cet avion consomme un tiers de moins que les modèles classiques. De quoi réduire également les émissions de gaz à effet de serre. Toute la difficulté consistait à maîtriser trois variables environnementales liées entre elles : la consommation en carburant, le bruit, et les émissions de gaz. Si l’on envisage par exemple de réduire le bruit, il faut alors améliorer les performances de montée de l’appareil et, mécaniquement, cela entraîne une augmentation de la consommation en carburant. Ainsi tout l’intérêt du projet réside dans la baisse simultanée du bruit et de la consommation en kérosène.

Pouvant transporter jusqu’à 215 passagers, ce prototype ne devrait pas être commercialisé avant 2030. Malgré toutes ses qualités, il pourrait bien ne jamais voir le jour. Pour limiter les risques liés aux investissements, les constructeurs aériens préfèrent en effet améliorer des modèles déjà existants plutôt que d’en produire de nouveaux. Mais la hausse du prix du pétrole et la mise en place probable, côté britannique, d’une « taxe verte » sur les émissions de gaz à effet de serre risque de les faire bientôt changer d’avis. Toutefois, d’ici 2030, il est probable que d’autres projets verront le jour. Le SAX-40 aurait en ce cas du plomb dans l’aile…

 

9/11   Using urine as an energy source

In three years a new type of battery may be available, using urine as an energy source.
The inventor, Dr Ki Bang Lee (South Korea), has created his own business, K B Lab, in Singapore. He intends to make the batteries himself and/or have other companies develop them under licence.
The battery consists of a strip of filter paper containing cupric chloride. A cathode is sandwiched between a magnesium film (the anode) and a thin layer of copper. As soon as a drop of urine touches the magnesium, the capillary effect makes the urine, containing many atoms with electric charges, penetrate the filter paper. There it reacts with the cupric chloride which releases electrons. The electrons pass into the copper and magnesium. The entire device is enclosed between two sheets of plastic and urine enters through a small hole.
The battery is half the size of a credit card (8x3 cm). Over the last month its power output has been increased to 10 mW. It can be connected to a biosensor to measure the blood or urine characteristics of a patient. There already many test kits on the market, but most need an external energy source such as a conventional battery.
The most powerful prototype produced a maximum current of 1.5V, comparable to an AA battery. It was able to supply 1 V for over two hours.
Lee says his invention is suitable for any application that uses small amounts of electricity, such as a small GSM phone. This is very convenient for raising the alarm in emergencies.
“I chose urine as an energy source because everyone produces plenty. It's the ultimate biofuel. But in emergencies other bodily secretions (blood, tears, saliva, and even sperm) are usable.”
Info: www.kblab.biz. (Milieu Direct, Belgium), www.kluwer.be/kluwer/home.asp?doelid=3

 

8/11  Les émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés sont reparties à la hausse  

http://www.actu-environnement.com/ae/news/2040.php4

Les émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés sont reparties à la hausse ces dernières années malgré les engagements du protocole de Kyoto. C'est ce qui ressort du rapport annuel du secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

D'après le rapport intitulé « Données des gaz à effet de serre 2006 » qui compile les données rassemblant les informations venant des 41 pays industrialisés parties à la Convention-Cadre, les émissions globales des pays industrialisés ont chuté de 3,3 % au cours de la période 1990-2004, mais cette baisse était surtout attribuable à une diminution de 36,8 % des émissions dans les pays d'Europe centrale et orientale en transition sur le plan économique. Dans les autres pays industrialisés, les émissions ont au contraire progressé de 11%.

Ce qui est préoccupant c'est que les pays en transition sur le plan économique, qui étaient principalement responsables jusqu'à présent de la réduction globale enregistrée dans les pays développés ont connu un accroissement de la production de gaz à effet de serre de 4,1 % au cours de la période 2000-2004, a déclaré M. Yvo de Boer, Secrétaire exécutif de la CCNUCC, lors de la présentation des éléments marquants du Rapport. Il en résulte que les pays industrialisés devront intensifier leurs efforts visant à mettre en œuvre de vigoureuses politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre, a-t-il ajouté.

Les transports restent le secteur le plus inquiétant avec des rejets de gaz à effet de serre ayant augmenté de 23.9 % entre 1990 et 2004.

Sur les 41 pays répertoriés dans cette étude, 34 ont augmenté leur rejet entre 2000 et 2004. Parmis eux : le plus gros producteur de gaz à effet de serre, les Etats-Unis. Avec 7 milliards de tonnes rejetées en 2004, ils sont responsables de 39,4% des émissions de l'ensemble des 41 pays. Le pays qui enregistre la plus forte progression est la Turquie, dont les émissions ont augmenté de 72,6% entre 1990 et 2004.

Parmi les pays qui ont signé le protocole de Kyoto, l'Espagne (+49% entre 1990 et 2004), le Portugal (+41%), la Grèce et le Canada (+26,6%) apparaissent comme les moins bons élèves. D'autres sont en revanche relativement proches de leurs objectifs : l'Allemagne a réduit ses émissions de 17,2% depuis 1990, la Grande-Bretagne de 14,3%, le Danemark de 1,1 et la France de 0,8%.
Globalement, dans les 35 pays parties au protocole de Kyoto, les émissions de GES ont baissé de 15,3% entre 1990 et 2004. Le CCNUCC estime que les Parties au Protocole de Kyoto devraient pouvoir respecter leurs engagements individuels s'ils appliquent sans tarder les mesures nationales d'atténuation prévues et en ayant recours aux mécanismes souples fondés sur le marché établis par le Protocole.

La CCNUCC a lancé récemment le dernier mécanisme axé sur des projets prévus par le Protocole de Kyoto : le mécanisme d'application conjointe, qui permet aux pays industrialisés d'obtenir des crédits de carbone lorsqu'ils financent des projets de diminution des émissions dans d'autres pays développés. Celui-ci vient en plus du mécanisme pour un développement propre permet permettant aux pays industrialisés d'investir dans des projets de développement durable destinés à abaisser les émissions dans les pays en développement, qui leur valent en retour des crédits d'émission échangeables.

Selon le CCNUCC, jusqu'à présent, environ 375 projets ont été enregistrés au titre de ce mécanisme, pour une baisse potentielle totale supérieure à 600 millions de tonnes de gaz à effet de serre. Plus de 900 projets sont par ailleurs actuellement en attente. La somme des réductions potentielles jusqu'à 2012 pour l'ensemble des projets dans la filière s'élèverait à environ 1,4 milliard de tonnes, soit autour de 12 pour cent des gaz émis en 1990 par les pays industrialisés Parties au Protocole de Kyoto.

Le Protocole sera d'ailleurs au centre d'une Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, qui aura lieu à Nairobi du 6 au 17 novembre. Les négociations relatives à la deuxième période d'engagement du Protocole devraient se poursuivre ainsi que le dialogue sur l'évolution future des actions menées en rapport avec les changements climatiques dans le cadre de la CCNUCC. Précédant de deux jours cette conférence, le 4 novembre prochain est la date retenue par les Organisations Non Gouvernementales pour que les citoyens de toute la planète se mobilisent en faveur de la lutte contre le changement climatique.

 

 

7/11  La Roumanie est devenue membre officiel du Partenariat pour l'énergie renouvelable

http://www.investir-roumanie.com/article.php?id_article=1942

La Roumanie est le premier pays de l’Europe de l’est à être devenu membre officiel dans le cadre du Partenariat pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (REEEP). Le ministre de l’Économie et du Commerce, Ioan Codrut Seres, a signé vendredi le document d’adhésion au partenariat en présence de l’ambassadeur Robin Barnett, représentant de Grande-Bretagne, pays qui a lancé REEEP en 2002.

La Roumanie est le 33e État qui devient membre de ce partenariat international public/privé dont l’objectif est la promotion des politiques et de la législation favorisant l’accès aux énergies soutenables dans les pays en développement.

"La Roumanie doit atteindre dans quatre ans un niveau de 33 % d’énergie renouvelable du total de la consommation nationale et pour ce faire nous devons intensifier les efforts à cet égard et c’est pourquoi j’ai demandé la majoration de la somme allouée au budget de 500 milliards de lei anciens pour les projets visant l’efficience énergétique", a déclaré le ministre Seres lors de la cérémonie de signature, à la résidence de l’ambassadeur britannique.

Par l’adhésion au REEEP, la Roumanie envisage de contribuer au développement des politiques régionales par la participation à une série d’initiatives en Europe de l’est et les Balkans occidentaux.

"La Roumanie est le premier de la région à rejoindre le REEEP. Cet événement a lieu dans un moment de la croissance et du développement, 32 projets étant déjà en déroulement au niveau global et d’autres initiatives se trouvant dans la phase de préparation", a dit l’ambassadeur britannique à Bucarest, Robin Barnett.

L’ambassadeur britannique a déclaré que les projets sur l’environnement attireront à coup sûr l’attention des investisseurs britanniques.

"Ce programme sera une sorte de guide pour ceux qui souhaitent mettre en oeuvre de tels projets, mais pour le financement ils devront faire appel à nous car nos programmes peuvent accorder un cofinancement de jusqu’à 70 %", a précisé le président de l’Agence roumaine pour la conservation de l’énergie (ARCE), Ioan Silviu Lefter.

Le REEEP est actif au niveau global, il déroule plus de 50 projets sur le développement des politiques ou modèles financiers qui peuvent être utilisés par les gouvernements ou les managers de projet. En l’Europe de l’est, le REEEP collabore avec les autorités locales pour accroître l’efficience énergétique.

Le partenariat compte plus de 180 membres, y compris les pays G8, à l’exception de la Russie. En 2006, la Suisse, l’Argentine et le Singapour ont rejoint le REEEP.

 

6/11   Energy from deserts could supply Europe

Parabolic mirrors reflect and concentrate solar energy in thermal power plants

Eva Tallaksen
26 October 2006
Source: SciDev.Net

Deserts in the Middle East and North Africa could generate vast quantities of electricity to sell to Europe, according to two German research reports.

The studies found that concentrated solar power plants, occupying less than 0.3 per cent of the desert area in the region, could provide 15 per cent of Europe's electricity needs by 2050.

The high transmission losses of 10-15 per cent over the full cable length from North Africa to Europe would be offset by the sheer volume of electricity produced, says the Trans-Mediterranean Renewable Energy Cooperation (TREC), a network that helped conduct the studies.

"Every year, each square kilometre of desert receives solar energy equivalent to 1.5 million barrels of oil. Multiplying by the area of deserts worldwide, this is nearly a thousand times the entire current energy consumption of the world," says Franz Trieb, project manager for the two reports at the German Aerospace Center.

Solar thermal power plants use mirrors to concentrate solar energy to create steam and generate electricity, creating the cheapest electricity available — costing less than US$0.06 per kilowatt-hour.

Excess heat from the plants could be used for water desalination, providing much-needed fresh water in desert regions.

But while renewable energy from the desert is plentiful and inexhaustible, implementing such a project, estimated to cost over US$500 billion, takes time.

"It would take about 10-15 years for the countries of the region to generate enough clean power from the deserts to provide for their own local demand," Gerhard Knies of TREC told SciDev.Net.

"Realistically they could start exporting to Europe in about 30 years."

Knies added that all countries in the region had been contacted, with Algeria, Jordan, Libya and Morocco so far providing positive feedback.

Initial plans for constructing such plants are already under way, he said, and TREC plans to launch pilot projects, including one in Yemen costing about US$7.5 billion. If launched, desalinated water from the Red Sea would supply the city of Sana'a.

The most recent of the two studies, published on 3 May, estimates that Europe's carbon dioxide emissions could be cut by 70 per cent by 2050 if it combined imports of clean electricity from the deserts with renewable local energy.

  

5/11   "Si ça continue, la récession économique est certaine"

http://permanent.nouvelobs.com/economie/20061031.OBS7675.html

Sylvie Faucheux, présidente de l'Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines et auteure d'ouvrages sur le lien entre économie et écologie

L'économiste britannique Nicholas Stern a rendu lundi les résultats de son rapport. Il indique qu'une récession d'ampleur "catastrophique" pourrait être la conséquence du réchauffement climatique. Etes-vous d'accord avec ses prévisions ?

- Parfaitement. De nombreux rapports et ouvrages ont déjà fait état de l'aspect inquiétant de ce dossier. Cependant, il est assez rare qu'on retienne les effets de l'écologie sur l'économie. La sonnette d'alarme écologique est entendue, mais pas son coût économique. L'entente mondiale à ce sujet n'est toujours pas évidente à atteindre car les phases économiques des pays industrialisés ne sont pas les mêmes que celles des pays en pleine phase de croissance. Néanmoins, la prise de conscience est importante car il faut savoir que les pertes directes sont infimes en rapport aux pertes indirectes, sociales ou politiques. Trop de catastrophes climatiques entraînerait invariablement des migrations et des tensions, car il na faut pas oublier que certains pays peuvent faire faces à de telles catastrophes, mais d'autres pas.
Le première étape importante au niveau de la gestion mondiale de l'environnement fut sans doute l'accord de 1998 à Montréal. Il s'agissait de réagir sur les émissions de CFC (Chloro-Fluoro-Carbone) afin de stopper le trou de la couche d'ozone. Les CFC ont depuis disparu des productions industrielles mais leur durée de vie peut aller jusqu'à 100 ans ! C'est pourquoi il est important de ne rien négliger. Nous sommes actuellement dans la fourchette la plus haute des prévisions des spécialistes, c'est à dire le pire cas de figure. Si ça continue, la récession économique est certaine et son ampleur sera effectivement "catastrophique".

Pouvez-vous nous expliquer comment le réchauffement climatique peut-il engendrer une telle récession ?

- Le fautif est, majoritairement, le CO2. L'effet de serre dont on parle souvent est un phénomène naturel dont l'homme a besoin. Le problème n'est pas là. Le problème, c'est l'accroissement de l'émission de CO2 dû à l'homme qui rend ce phénomène dangereux. Le gaz carbonique est partout : dans les transports, dans les centrales thermiques, les centrales qui fonctionnent au charbon… Sa présence n'est pas un souci, mais l'accélération de sa production via les grandes entreprises et les productions industrielles en est un. Il faut réduire nos dépenses d'énergie. Ainsi, ces problèmes climatiques deviennent des problèmes économiques. La hausse des incendies et des sécheresses montrent les perturbations du climat. Les infrastructures et l'industrie en pâtissent. Une crue de la Seine aurait des effets destructeurs sur les transports, les bâtiments et le commerce. Et ce cas de figure n'est pas exclu. Une sécheresse entraîne des pertes agricoles importantes et des changements de cycle irrécupérables en terme de productivité. Certains pays, comme les Pays-Bas, ont anticipé et ils ont mis en place des programmes permettant de limiter l'effet néfaste du réchauffement climatique pour préserver la planète, mais également pour éviter une situation économique critique.

Sir Nicholas Stern estime que le paiement d'1% du PIB mondial pourrait éviter cette récession économique. Pensez-vous que ce soit suffisant ?

- Oui, si on agit maintenant. Les pertes économiques directes dues au changement climatique étaient évaluées a 4 milliards dans les années 50-60. Entre 1990 et 1999, elles sont passées à 40 milliards! Et ce n'est que pour les pertes directes. De plus, en 1950, les assurances prenaient en charges les dégâts dus aux catastrophes naturelles. En 1990, les assurances refusaient de couvrir environ 70% des pertes directes occasionnées. En 1999, lors de la tempête de décembre, 15 millions d'euros ont été dépensés pour la catastrophe en elle-même.
Le réchauffement climatique est le plus gros problème auquel nous allons avoir à faire face prochainement. Il faut trouver des accords, comme celui de Kyoto, et en faire découler des adaptations éventuelles qui pourraient permettre à des pays en voie de développement de les respecter sans trop perdre de leur croissance. La mise en place de systèmes de financement et de mécanismes conjoints permettrait aux différents pays d'économiser de l'énergie et de récupérer des permis. Normalement, en 2012, un pays comme les Etats-Unis, devrait payer environ 1,34% du PIB. Certes, ils n'ont pas ratifié Kyoto, bien qu'ils aient été parmi les artisans de ce protocole avant le gouvernement Bush. Cependant, ils font partie des plus gros investisseurs en matière de recherche sur la séquestration du carbone. De plus, beaucoup d'Etats (en Californie ou à Chicago) mettent en place des programmes d'économie d'énergie. Maintenant, il faut agir en attendant 2012, date de la prochaine échéance mondiale sur ce problème.

 

 

 

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20/10  Le Top 10 des appareils électriques selon le WWF

http://www.wwf.be/fr/index.cfm?group=news&menu=newsroom.cfm&page=newsroom/lire.cfm&id=479

Le WWF lance ce matin www.topten.be , un site qui présente les électroménagers les moins énergivores. Topten.be montre le chemin !

Le WWF a sélectionné les réfrigérateurs, les congélateurs et les machines à laver les plus efficients disponibles sur le marché belge et présente les résultats sur www.topten.be. Vous y trouverez aujourd'hui déjà, près de 150 appareils. Pour chaque produit ; la photo, le prix, la consommation énergétique et les différentes fonctions sont affichés.

« Les ménages représentent un quart de la consommation d'électricité en Belgique, les appareils tels que les réfrigérateurs ou les machines à laver en sont pour une grande partie responsables », signale Sam Van den plas, Climate Change Officer au WWF. « Topten.be offre la possibilité à chacun d'entraver le changement climatique en réduisant sa consommation d'énergie, et permet par la même occasion d'épargner de l'argent. » Par exemple, une machine à laver de classe AAA permet sur toute sa durée de vie, d'épargner environ €250 en comparaison avec un appareil de classe B. Pour les réfrigérateurs et les congélateurs, la différente est encore plus frappante. Un appareil A++ permet d'épargner au moins €400 d'électricité par rapport à un frigo moins performant.

Le WWF travaille de concert avec Greenpeace, et a obtenu le soutien de la Ministre bruxelloise en charge de l'environnement et de l'énergie, Evelyne Huytebroeck : « La Région bruxelloise a octroyé l'an dernier plus de 13 000 primes pour l'achat d'électroménagers énergétiquement plus rentables. Topten montre d'une manière très pratique quels appareils pourraient être avantageusement remplacés et à combien peut s'élever l'économie d'énergie ainsi réalisée. »

Mais le site ne s'arrête pas là. Dans les années à venir, www.topten.be deviendra la référence  en matière d'achat de produits économiques et respectueux de l'environnement. Il sera complété par l'évaluation de l'efficacité énergétique des appareils de bureau et de domotique.

Le succès du site suisse, Topten.ch, prouve qu'il existe une demande pour ce genre d'informations. Ce site a reçu l'an dernier près d'un million de visiteurs et offre des renseignements sur plus de 1200 produits. La ville de Zurich a d'ailleurs basé sa politique d'achat sur les critères repris par Topten.

Des initiatives semblables ont été prises dans 10 autres pays européens.

 

 

19/10   Energie éolienne : le prototype Kite Gen

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39473.htm

Notre planete possede une enorme ressource energetique renouvelable non exploitee : le vent a haute altitude, plus constant et plus puissant que celui en surface de la terre. Massimo Ippolito, expert turinois en avionique, envisage l'idee de concevoir un systeme capable de capturer cette ressource.

Le systeme Kite wind generator devient une realite. Ce projet a implique l'Universite Polytechnique de Turin, la societe Sequoia Automation et la region Piemont pour la realisation d'un premier prototype du systeme Kite wind. "Un projet de 500.000 euro, cofinance, qui devrait fournir ses premiers resultats avant septembre - explique Mario Milanese, enseignant au Polytechnique et responsable du projet - la phase preliminaire est necessaire pour ensuite passer a la realisation du premier exemplaire de KiteGen".

Les objectifs finaux sont extremement ambitieux : "Prenons une centrale nucleaire d'un gigawatt. Elle possede une zone interdite aux vols d'un kilometre de hauteur pour cinq de longueur. Et bien, nous prevoyons d'utiliser le systeme KiteGen d'une puissance d'au moins un gigawatt dans le meme espace. L'equivalent exact de la centrale nucleaire mais utilisant une source renouvelable" explique Ippolito. "Nous avons effectue les simulations sur le calculateur utilisant des modeles aerodynamiques et des systemes de controle developpes par notre equipe de recherche. Par rapport aux actuelles eoliennes (qui exploite seulement le vent de basse altitude), l'occupation territoriale d'un KiteGen peut etre 50 fois inferieurs, et le cout du kilowatt heure est vingt fois moins eleve que celui du petrole" ajoute Milanese.

Cependant, il s'agit d'un projet sophistique, impliquant la sensometrie, l'automatique, la simulation mathematique et les nouveaux materiaux. "Les premieres donnees de faisabilite du KiteGen s'obtiennent par la recuperation des donnees provenant de senseurs, qui sont desormais des dispositifs de cinquante grammes et transmettent en temps reel la position d'une aile dans l'espace a chaque instant. Les donnees arrivent a un ordinateur qui controle chaque aile du systeme KiteGen connectee a une plateforme rotative, capable de produire de l'electricite a partir d'un generateur electromagnetique a anneau".

En septembre, le prototype KiteGen de 20 kWh devrait subir des tests au niveau de sa sensorialite, de ses materiaux (cordes en polymeres hyper resistants) et de la forme de ses ailes. Ce prototype pourrait s'etendre a une plateforme rotative de 1600 metres de diametre, capable de produire de l'electricite a partir de 15 tours par heure.

Si tout va bien, l'equipe turinoise, pourra demontrer, en 2006, la faisabilite d'une authentique revolution energetique.

Sources : Il Sole 24 Ore, 13/07/2006

http://www.sequoiaonline.com/blogs/ARCHIVIOscelti/progetto_eng.htm

http://sequoiaonline.com/blogs/ARCHIVIOscelti/filmkwg.mov

Mentions légles: Cette information est un extrait BE Italie numero 48 du 6/10/2006 redige par
l'Ambassade de France en Italie. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

18/10   Transformer les déchets de l'agriculture pour créer de l'énergie
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39569.htm

Un appareil de traitement des déchets vient d'être développé par l'Université de Western Ontario et l'entreprise Agri-Therm Ltd., fabricant d'équipement destiné aux bio-huiles et aux produits de biomasse. Les déchets agricoles sont transformés en bioproduits et en combustibles d'énergie renouvelable, permettant de fournir une source de revenu supplémentaire pour les agriculteurs. Le prototype, du nom de Fast Pyrolysis Machine, développé par les professeurs Franco Berruti et Cedric Briens de l'Université de Western Ontario, mesure environ 7 mètres de long et est monté sur une remorque afin de pouvoir être transporté sur la plupart des routes. Grâce au principe de pyrolyse (décomposition thermique de la biomasse à des températures supérieures a 200.C en l'absence d'air), la machine décompose et transforme diverses matières, dont la canne à sucre, le tabac, la paille de riz et le café en biocarburant. Les produits issus de la transformation peuvent servir de combustibles, de produits pharmaceutiques et d'additifs alimentaires. Ils permettraient aux agriculteurs d'avoir une autre source de revenu et de réduire la pollution grâce à la production de combustibles ne contenant pas de soufre.

Pour en savoir plus, contacts :
- Université de Western Ontario, Chemical and Biochemical Engineering -
Franco Berruti - tel : +1 519 661 2128 - email : berruti@eng.uwo.ca
- Cedric Briens - tel : +1 519 661 2145 - email : cbriens@uwo.ca
Sources : http://www.eng.uwo.ca/research/fluidization/news.htm
Rédacteur : Said Karfa, TORONTO, att-scientifique@consulfrance-toronto.org

Mentions légales: Cette information est un extrait BE Canada numéro 305 du 12/10/2006 rédigé
par l'Ambassade de France au Canada. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

17/10   France : Elections présidentielles : les 10 fondamentaux pour l'environnement de Corinne Lepage

http://www.actualites-news-environnement.com/20061014-fondamentaux-environnement-corinne-lepage.php

« Depuis 30 ans, je me bats comme avocate ou responsable associatif contre la destruction de notre environnement. J'ai eu l'honneur, à ce titre, d'être classée par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement parmi les 25 femmes dans le monde qui agissent pour l'environnement », a précisé dans un communiqué, Corinne Lepage, candidate à la présidentielle 2007 pour le parti politique CAP 21.

« La prise en compte des facteurs liés à l'environnement est aujourd'hui fondamentale. Nous ne pouvons plus concevoir d'action dans les sphères économiques, politiques ou sociales sans mesurer leur impact environnemental. Plus que de l'inconscience, c'est un acte criminel dont nous paierons les conséquences dans les dix ans à venir. Oui, seuls deux mandats présidentiels nous séparent de l'irrémédiable. »

« Oui, je suis candidate à l'élection présidentielle, et à ce titre, je défends un programme innovant qui place l'écologie au centre de notre vie démocratique. Mais je n'ai pas le monopole de la raison. Le temps des constats est derrière nous, nous entrons dans l'ère des solutions », a ajouté Corinne Lepage.

« Pour cela, j'appelle toutes les candidates et tous les candidats à s'engager dans le respect de ces dix points qui sont le minimum vital. Par-delà nos différences réelles, nous appelons à l'engagement de réformes structurelles minimisant notre emprise sur notre Terre. Nous signons cet appel et nous nous engageons une fois au pouvoir à bâtir toute politique dans le respect de ces dix points comme socle préalable à toute politique. »

Selon Corinne Lepage, ces dix points fondamentaux pour l'environnement sont :

  1. Climat : Mise en place d'une politique ambitieuse de réduction de nos émissions de GES a minima de 20% en 5 ans.
  2. Recherche : Mise en place d'une procédure contradictoire scientifique pour toutes nouvelles technologies avant sa mise sur le marché ou essai à grande échelle (OGM, nanotechnologie…). Application d'un véritable principe de précaution.
  3. Energie : Mise en place d'une politique nationale d'économie d'énergie (lieux publics, entreprises, particuliers…) et développement des ENR. Moratoire sur l'EPR.
  4. Agriculture : Mise en place d'une politique agricole respectueuse de l'environnement en favorisant la filière de l'agriculture biologique et en divisant par deux l'usage des produits chimiques dans la filière classique. Abandon des pratiques agricoles surconsommatrices d'eau. Moratoire sur les OGM.
  5. Transport : Moratoire sur les autoroutes et report des crédits affectés sur des projets de transports collectifs et de frets à faible émission de CO2.
  6. Fiscalité : Mise en place d'une fiscalité favorisant l'émergence des Nouvelles Technologies Environnementales et leur financement. Arrêt des aides publiques aux activités destructrices de l'environnement.
  7. Santé : Interdiction des produits contenant des substances cancérigènes identifiées par le programme REACH.
  8. Déchets : Moratoire sur les incinérateurs et mise en place d'une politique de réduction à la source.
  9. Biodiversité : Interdiction des importations de produits portant atteinte à la biodiversité.
  10. International : Création d'une organisation mondiale pour l'environnement dotée d'un budget spécifique de financement de projets de développement respectueux de l'environnement et d'un tribunal international de lutte contre la pollution.

16/10   Un rapport estime que la France peut diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-821439@51-819984,0.html

LE MONDE | 09.10.06 | 15h46  •  Mis à jour le 09.10.06 | 15h46

Est-il possible, d'ici à 2050, de diviser par quatre les émissions françaises de gaz à effet de serre ? "La réponse est oui. Est-ce que c'est facile ? La réponse est clairement non."

Tout est dit dans cet avis exprimé par le groupe d'experts chargé par le gouvernement d'une étude sur une réduction drastique des émissions françaises. Ses conclusions ont été rendues publiques, lundi 9 octobre, lors d'un colloque au ministère des finances.

Ce rapport supervisé par l'économiste Christian de Boissieu, président du Conseil d'analyse économique découle de l'engagement, annoncé en 2003 par le premier ministre Jean-Pierre Raffarin, et confirmé par Jacques Chirac en 2005, de diviser par quatre les émissions polluantes en moins d'un demi-siècle.

Pourquoi ce chiffre ? Parce que, si l'on veut limiter le réchauffement de la planète à 2 oC, il faudra limiter la concentration atmosphérique de dioxyde de carbone (CO2) à 450 ppm (parties par million). Pour y parvenir, l'humanité doit plafonner ses émissions annuelles de carbone à 4 milliards de tonnes, soit 0,6 t pour chacun des 6 milliards d'humains de la planète.

Comme les pays les moins riches vont, en se développant, atteindre progressivement ce niveau, les pays industrialisés doivent réduire substantiellement leurs rejets. La France devait ainsi passer de 140 millions de tonnes à 38 millions.

Peut-on attendre 2040 pour s'engager en espérant que des technologies seront alors disponibles pour opérer cette réduction ? Certainement pas. L'accroissement de l'effet de serre est un phénomène cumulatif. "Plus nous agirons tard, écrivent les rapporteurs, plus il sera difficile de revenir à un niveau d'émissions absorbable par la biosphère, plus les concentrations atmosphériques seront élevées et plus les effets perturbateurs seront importants".

S'il est indispensable de poursuivre et d'accentuer les recherches dans de nombreux secteurs technologiques pour réduire l'effet de serre, les experts préviennent que l'on ne peut se reposer sur elles seules. De même, il apparaît que le nucléaire, le solaire et l'éolien ne sont pas la solution à tous nos maux.

"L'énergie nucléaire en Europe représente 6 % de l'énergie finale, 2 % dans le monde, 17 % en France. Au vu de ces pourcentages, il n'apparaît pas justifié, pour bâtir une stratégie climat, de centrer le débat sur l'énergie nucléaire."

Quant aux "énergies renouvelables (soleil, éoliennes) si souvent mises en avant, (elles) ne constitueront pas la panacée et la solution à tous les problèmes". En revanche, la biomasse, et notamment la filière bois, semble présenter un potentiel très important.

Enfin, on ne peut se reposer sur les seules forces du marché. Il n'est pas certain que le prix du pétrole montera assez rapidement pour orienter différemment le système énergétique, et des substituts comme le charbon ou les schistes bitumineux, très polluants, pourraient se voir privilégiés par les industriels.

L'accent doit être mis sur "la maîtrise de la demande d'énergie". C'est là que les actions à mener sont "à la fois très nombreuses, souvent peu onéreuses, et disponibles relativement rapidement". Aussi faut-il agir prioritairement sur le transport et le bâtiment qui sont responsables de plus de la moitié des émissions françaises.

L'adaptation de l'habitat à ces nouvelles conditions représente d'ailleurs un "marché de plusieurs centaines de milliards d'euros d'ici à 2050". Quant au transport, il faut agir sur la motorisation des voitures, en instaurant une vignette écologique et en lançant un marché du carbone entre constructeurs.

L'enjeu est énorme. Mais, insistent les rapporteurs, "la lutte contre les changements climatiques implique une transformation de l'économie et de la société mondiales".

Reste à convaincre les citoyens de cette politique. Leur comportement est sans aucun doute "la question la plus délicate à traiter dans les scénarios de demande d'énergie".

Hervé Kempf

Article paru dans l'édition du 10.10.06

 

15/10   L'UE souhaite promouvoir les énergies renouvelables dans les pays en développement 
http://www.actu-environnement.com/ae/news/1987.php4

La Commission européenne a proposé vendredi la création d'un fonds mondial de capital-risque pour encourager, dans les pays en développement et les économies en transition, l'investissement privé dans les projets de promotion de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Baptisé GEEREF (Global Energy Efficiency and Renewable Energy Fund), cette initiative permettra de proposer des services énergétiques propres, fiables et d'un coût abordable aux quelques 1,6 milliard de personnes dans le monde qui n'ont pas accès à l'électricité, a indiqué M. Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l'environnement.

D'après la commission européenne, la croissance de la demande de pétrole pourrait être réduite de moitié si la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité mondiale était portée à 34 % en 2050 contre 13 % actuellement. Selon l'Agence internationale de l'énergie, cela permettrait aussi de réduire les incidences sur l'environnement, et notamment de ramener les futures émissions de dioxyde de carbone à leur niveau actuel. Mais pour l'heure les projets de promotion de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables attirent très difficilement les capitaux commerciaux. Les problèmes, selon la commission, ont essentiellement trait au manque de capital-risque, qui représente une garantie importante pour les prêteurs. Le but du GEEREF consiste à donc d'offrir de nouvelles possibilités de partage des risques et de cofinancement afin d'encourager les investissements commerciaux nationaux et internationaux. Les problèmes d'accès à l'énergie sont un obstacle majeur dans les régions qui ont déjà du mal à attirer les capitaux, a expliqué Louis Michel, le commissaire chargé de l'environnement. Ce Fonds permettra de mobiliser les investissements privés et deviendra une véritable source de développement, en particulier pour l'Afrique, a-t-il ajouté.

Plutôt que de financer directement les projets, le GEEREF stimulera la création de sous-Fonds régionaux spécifiquement adaptés aux conditions et aux besoins régionaux. Certains sont prévus pour la région ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique), l'Afrique du Nord, les pays d'Europe de l'Est non-membres de l'UE, l'Amérique latine et l'Asie. L'accent sera mis sur les investissements d'un montant inférieur à 10 millions €, ceux-ci étant le plus souvent ignorés par les investisseurs commerciaux et les institutions financières internationales, indique l'institution européenne.

La Commission compte doter le Fonds d'une contribution de démarrage de 80 millions € pour les quatre années à venir et espère que d'autres sources publiques et privées porteront cette dotation à au moins 100 millions € ce qui devrait permettre de mobiliser 300 millions € de capital-risque supplémentaire, voire à plus long terme jusqu'à 1 milliard €. Selon la Commission, des investissements d'un milliard d'euros permettraient de mettre sur les marchés des pays tiers une capacité de production d'énergie respectueuse de l'environnement proche de 1 gigawatt, qui assurerait la fourniture de services énergétiques durables à un nombre d'individus compris entre 1 et 3 millions. Cela contribuerait à supprimer 1 à 2 millions de tonnes d'émissions de CO2 par an !

 

14/10   Des emballages alimentaires comestibles développés par l'Université Publique de Navarre
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39492.htm

A partir de la thèse de Javier Oses, intitulée "Développement, caractérisation et applications alimentaires des emballages comestibles à base de protéines de sérum de lait, amidon et gomme d'acacia", différents emballages comestibles ont été analysés, dans le but d'évaluer leurs possibles applications alimentaires. Cette thèse a été dirigée par le professeur du Département de Chimie Appliquée de l'Université Publique de Navarre, Juan Ignacio Mate Caballero.

Ces emballages sont particulièrement efficaces pour conserver les aliments riches en acides gras polysaturés susceptibles de souffrir d'une oxydation, comme c'est le cas pour les fruits secs, les viandes ou quelques poissons comme le saumon.
Actuellement, les trois systèmes de conservation les plus utilisés par l'industrie alimentaire sont les emballages sous vide, les emballages à atmosphère contrôlée et les films d'aluminium.
Pour l'instant, cette méthode d'emballage est encore en phase de recherche et son exploitation commerciale est retardée par son coût encore élevé. La durée de vie des aliments sera prolongée et l'emballage ne détériorera pas l'environnement car il n'utilise pas de matières nocives.
Un des projets actuels du groupe de recherche en Technologie des Aliments de Université Publique de Navarre est de développer un film d'emballage comestible pour le Turon et remplacer ainsi le papier d'aluminium traditionnel.

Pour en savoir plus, contacts :
Juan Ignacio Mate Caballero- Université Publique de Navarre, Pamplona -
http://www.unavarra.es/ , infoweb@unavarra.es - tel: 948 169000 , fax: 948 169169 - email:
juan.mate@unavarra.es - tel: (+34) 948 16 9092, fax : (+34) 948 16 9893 ou (+34) 948 16 91 69
Sources : Université Publique de Navarre, 25/08/2006
Redacteur : Laure-Amandine Carrois, service.scientifique@sst-bcn.com

 

Mentions légales: Cette information est un extrait BE Espagne numero 56 du 10/10/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Espagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

 

 

13/10   La maison écolo sortira bientôt de terre

http://www.20minutes.fr/articles/2006/10/06/20061006-Lyon-La-maison-ecolo-sortira-bientot-de-terre.php

Ces maisons ont déjà un surnom : « les villas du futur ». Début 2008, la commune de Saint-Priest devrait accueillir le premier lotissement le plus écologique de France dans un quartier où sont déjà sorties de terre plusieurs maisons aux normes « Haute qualité environnementale » (HQE). Ce projet novateur est présenté sur le stand du promoteur MPC au Salon de l'immobilier, qui s'ouvre aujourd'hui au palais des Congrès.

Triple vitrage, capteurs solaires, toitures végétalisées... cette trentaine de villas en ossature bois est un concentré de techniques innovantes en matière d'économie d'énergie. Ainsi, les propriétaires ne paieront plus que 90 e de chauffage par an. Et s'ils investissent dans l'option « énergie positive », ils pourront même au bout d'une dizaine d'années gagner de l'argent grâce à l'électricité supplémentaire produite et revendue à EDF. Ces maisons consommeront quatre fois moins de kilowatts par heure que les préconisations actuelles du Grand Lyon. Soit une économie de 68 % par rapport au budget énergétique d'une maison traditionnelle.

« Ce projet est une première car il anticipe plusieurs dizaines d'années de réglementation en matière de respect de l'environnement », résume Thierry Roche, architecte lyonnais qui a conçu ces villas. Dans le jardin, tout a également été pensé, de la récupération des eaux pluviales pour l'arrosage du gazon jusqu'au bac de compost pour le jardin potager. En option, une piscine avec filtrage naturel pourra être installée à côté d'une pergola naturelle. « Le prix a été volontairement plafonné par la mairie pour que tout le monde puisse y accéder », précise l'architecte. Les futurs propriétaires seront accompagnés afin de gérer au mieux ce nouveau concept.

 

12/10  More efficient solar cells
http://www.technologyreview.com/read_article.aspx?id=17577&ch=energy

A semiconductor material with three energy bands uses more sunlight, by trapping low-energy photons.

By Prachi Patel-Predd

Researchers at Lawrence Berkeley National Laboratory (LBNL) have created a new type of semiconductor material designed to improve the efficiency of solar cells by capturing low-energy photons.

Traditional solar cells respond only to a narrow spectrum of sunlight, making them highly inefficient. In the language of physicists, solar cells convert light with wavelengths corresponding to the energy it takes for electrons to jump from the valence band to the conduction band. Photons with lower energy pass right through the material.

The new semiconductor material can capture these low-energy photons for electricity, which could make solar cells with efficiencies of around 45 percent, compared with 25 percent for conventional cells that use a single semiconductor and 39 percent for cells with layers of mixed semiconductors.

The new semiconductors have three energy bands instead of the usual two (valence and conduction). The third band lies below the conduction band, effectively splitting the gap between the valence and conduction bands into two smaller parts. "This helps low-energy photons to participate in the process because they can excite [electrons] to the [intermediate] band and then up. It's like a stepping stone," says Wladek Walukiewicz of LBNL's Materials Sciences Division, who developed the semiconductor with colleague Kin Man Yu.

The researchers found that introducing a few atoms of oxygen into a zinc-manganese-tellurium (ZnMnTe) alloy splits the compound semiconductor's conduction band into two parts. Similarly, adding nitrogen to a semiconductor such as gallium arsenide phosphide will also give a multi-band semiconductor.

LBNL has licensed the technology to RoseStreet Labs, a startup in Phoenix, AZ, which plans to commercialize solar cells made from these multi-band semiconductors. Because it's an entirely new technology, though, it's hard to say when such a solar cell will be available, Walukiewicz says.

Existing solar cells with the best efficiencies--those as high as 39 percent--convert light into electricity by using different semiconductor materials with different band ggaps, which are stacked on top of each other to capture a broader spectrum of light wavelengths. But these solar cells are expensive, limiting their application to uses in satellites. A device made from a single, multi-band semiconductor would likely be cheaper and easier to make, says Walukiewicz.

Nonetheless, adding oxygen to the ZnMnTe alloy is hard, because oxygen does not mix readily with tellurium. To make the new materials, then, the researchers have developed a method that implants highly energetic oxygen atoms into the alloy using an ion beam. Then they use "a very short pulse of laser to melt the material and rapidly regrow it so that the oxygen is all trapped inside," says Yu.

Making a solar cell from gallium arsenide phosphide should be easier, the researchers say, because gallium arsenide compounds can be grown layer by layer.

To reach 40 percent efficiency, though, the semiconductor material and solar cell will have to meet some fundamental requirements of physics, says Sarah Kurtz, a senior scientist at the National Renewable Energy Laboratory in Golden, CO. For instance, efficiency goes down if the material has defects or if electrons and "holes" combine in the solar cell and create photons. But, says Kurtz, if the LBNL researchers are able to overcome these challenges, "this would represent a breakthrough."

 

11/10   Des scientifiques développent un nouveau matériau pour le stockage d'hydrogène
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39355.htm

Un nouveau mécanisme de déshydrogenation du lithium borohydride (LiBH4), un nouveau matériel de stockage de l'hydrogène, a été développé par des chercheurs du Laboratoire de l'énergie, de la science et de la technologie (appartenant au SIMIT, l'Institut des microsystèmes et des technologies de
l'information à Shanghai), en partenariat avec des chercheurs de l'Université de Nottingham.
LiBH4, grâce à sa grande capacite de stockage de l'hydrogène, est largement reconnu comme un matériau d'avenir pour les véhicules propres et il est devenu une priorité des recherches actuelles. Cependant, les conditions de réaction nécessaires à sa déshydrogenation (hautes pression et température) en font un matériau difficile à exploiter.
Le mélange de LiBH4 et d'hydrure de magnésium (MgH2) pourrait leur permettre de s'affranchir de ces problèmes, le magnésium étant un excellent catalyseur.
Les résultats de ces recherches ont été publiés dans le journal Chemical Communications (2006, DOI: 10.1039/b607869a).

Sources : Académie des sciences de Chine,
http://english.cas.cn/eng2003/news/detailnewsb.asp?InfoNo=26203
Redacteur : Matthieu MASQUELIER

Mentions légales: Cette information est un extrait BE Chine numéro 33 du 2/10/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Chine. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

10/10   Une nouvelle méthode de recyclage de la boue développée en Chine
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39350.htm

Une équipe de chercheurs de l'Institut d'environnement, de biologie et de géochimie de l'Université du Zhejiang à Hangzhou dirigée par WENG Huanxin, aurait développé une méthode pour transformer à bas coût les boues d'épuration produites lors du traitement des eaux usées en matériaux destines à la construction (ciment, brique,...).
Ces boues menacent à l'heure actuelle plus de 700 villes en Chine. Pékin en produit à elle seule 1000 tonnes par jour, tandis que Shanghai ou Shenzhen en produisent respectivement 700 et 300 tonnes. Les perspectives d'évolution sont des plus alarmantes, les experts estimant que la quantité de ces boues augmentera de 10 à 15% par an les prochaines années, du fait de l'urbanisation et de l'augmentation du niveau de vie en Chine.
La nouvelle technique développée par WENG Huanxin et son équipe consiste à sécher cette boue à basse température pour fixer les éléments toxiques et ensuite la mélanger à de l'argile pour cuire le mélange sans vapeurs toxiques et les transformer ainsi en briques de construction aux propriétés mécaniques intéressantes.

Sources : Le quotidien du peuple, http://french.people.com.cn/4802485.html
Rédacteur : Matthieu MASQUELIER

Mentions légales: Cette information est un extrait BE Chine numéro 33 du 2/10/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Chine. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

9/10   Réduire les ponts thermiques dans le bâtiment http://boutique.cstb.fr/dyn/cstb/fiche_produit.asp?sku=353&preview=1

Guide Pratique   

Mieux les connaître pour mieux les traiter. 
Les ponts thermiques, de véritables « trous » à travers l’enveloppe du bâtiment : comment les traiter pour éviter 10 à 40% de déperditions énergétiques supplémentaires ?

 

8/10   Un réfrigérateur magnétique écologique, silencieux et économe
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39248.htm

Les départements des piles à combustible et de chimie des états solides du laboratoire de Riso (a Roskilde) travaillent depuis 2000 dans le domaine des matériaux magnétocaloriques et de la réfrigération magnétique L'équipe de Riso a commencé récemment à développer une nouvelle technique de réfrigération Cette technique pourrait à terme révolutionner le marché de la réfrigération puisqu'elle pourrait produire des réfrigérateurs bons pour l'environnement, silencieux et consommant moins.
La réfrigération magnétique est une technologie émergeante qui utilise des matériaux solides et non-volatiles comme composants actifs ainsi que l'eau et l'alcool comme moyen de transport de la chaleur. Cette technique est prometteuse pour produire un refroidissement "écologique" et énergiquement efficace, à des prix compétitifs.
Les techniques de refroidissement traditionnelles qu'on trouve dans les frigos d'intérieur des maisons utilisent des compresseurs pour atteindre un cycle de refroidissement, constitué de la liquéfaction et de l'évaporation d'un gaz réfrigérant. Cette technologie est au point et fiable mais présente néanmoins un nombre d'inconvénients parmi lesquels le fait que la plupart des gaz réfrigérants utilisés contribuent à l'effet de serre et le fait que les compresseurs de petite taille sont en fait inefficaces. Ajouté au fait que le marché des unités réfrigérantes de petite taille représente 140 millions unités par an, ceci pousse la recherche vers d'autres technologies réfrigérantes alternatives.

Illustration disponible sur le web a l'url :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39248.htm

La réfrigération magnétique repose sur les propriétés que certains matériaux magnétiques possèdent : l'effet magnétocalorique. La température de ces matériaux change quand on leur applique un champ magnétique extérieur. Cet effet se produit à la fois dans les métaux et dans les matériaux céramiques. Cet effet a été découvert en 1881 dans le fer par le physicien allemand Emil Warburg. La température du matériau augmente habituellement quand on lui applique un champ magnétique et diminue quand on enlève ce champ.  Un matériel magnétocalorique peut donc être utilisé comme élément actif dans le système réfrigérant L'appareil peut alors fonctionner dans un cycle à 4 temps comme le montre la figure ci-dessus. L'avantage des matériaux céramiques comme matériaux magnétocaloriques est que, contrairement aux métaux, ils ne corrodent pas dans l'eau et que le spectre de leurs températures actives peut être contrôlé avec précision.

Pour en savoir plus, contacts :
Nini Pryds, Centre de recherche Riso - tel: +45 4677 5752 - email:nini.pryds@risoe.dk
Sources : Copenhagen Capacity, http://www.copcap.com, 02/06/06
Rédacteur : N. Pryds, H. Dornier

Mentions légales: Cette information est un extrait BE Danemark numéro 13 du 26/09/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Danemark. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

7/10   Un nouveau dispositif de chauffage combine la géothermie et le solaire  thermique de manière optimale
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39271.htm

Une installation "geo-solaire thermique" a été développée conjointement par la société de géothermie GEFGA et par l'entreprise de toiture en zinc et collecteurs solaires RHEINZINK. Cette installation pilote a pour objectif de combiner de manière optimale les avantages de la géothermie et du solaire thermique pour assurer l'alimentation énergétique des bâtiments. Dans un système "geo-solaire thermique", l'installation solaire est reliée au cycle géothermique : en hiver, la pompe à chaleur utilise la chaleur du sous-sol pour chauffer l'habitation ; en été, le sous-sol récupère l'énergie excédentaire générée par l'installation solaire. Ce dispositif permet d'améliorer le cycle de la pompe à chaleur et diminue la consommation électrique nécessaire à son fonctionnement. Afin d'optimiser cette installation, l'institut de recherche sur l'énergie solaire de Hameln entreprendra une série de tests d'exploitations durant les deux prochaines années. Ce projet de recherche est soutenu par la fondation allemande pour l'environnement (DBU). Le "geo-solaire thermique" sera l'un des thèmes du 9e forum de géothermie qui se déroulera du 15 au 17 Novembre a Karlsruhe.

Pour en savoir plus, contacts :
- http://www.gefga.de/geosolarthermie
- http://www.rheinzink.de
- Fédération de l'industrie géothermique allemande - tel : +49 5907 545 - email : geothermische-vereinigung@t-online.de - http://www.geothermie.de/

Sources : Dépêche idw, communique de la fédération de l'industrie géothermique allemande - 15/09/2006
Rédacteur : Dimitri Pescia, dimitri.pescia@diplomatie.gouv.fr

Mentions légales: Cette information est un extrait BE Allemagne numéro 304 du 27/09/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

6/10  Nouveau programme de subventions pour les services de consultation énergétique dans les bâtiments
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39272.htm

Le Ministère fédéral de l'économie et de la technologie (BMWi) prolonge jusqu'à fin 2009 son programme de subventions pour les services de consultation énergétique dans les bâtiments Ce programme est une contribution importante à la réduction de la consommation énergétique et à
la diminution des émissions de CO2 dans le secteur des bâtiments 
Dans le cadre de ce programme, des subsides (pouvant s'élever à 400 euros) sont alloués aux propriétaires qui font appel à un service de consultation énergétique Ces consultations permettent d'établir une liste de recommandations afin améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments (amélioration de l'isolation thermique, remplacement des installations de chauffage, utilisation des énergies renouvelables). Ces consultations - déjà très populaires en Allemagne - sont aujourd'hui en plein essor : le nombre de consultations au premier semestre 2006 a été multiplié par 5 par rapport à 2004.
L'Allemagne consacre depuis plusieurs années un effort considérable à l'amélioration de l'efficacité énergétique du secteur des bâtiments : renforcement progressif des décrets sur les économies d'énergie, vaste programme de financement pour la rénovation des bâtiments anciens, promotion de l'innovation technologique dans le domaine des maisons écologiques, campagnes d'information et valorisation sociale des efforts d'efficacité énergétique

Mentions légales: Cette information est un extrait BE Allemagne numéro 304 du 27/09/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

5/10   BioLogio : de l'énergie à partir de la biomasse
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39273.htm

Ces dernieres années en Allemagne, le marché de l'énergie issue de la biomasse s'est developpé pour atteindre un niveau économique significatif. Néanmoins, la logistique liée à l'utilisation du bois comme combustible n'est pas encore optimale. C'est pourquoi l'institut Fraunhofer IML souhaite répondre à ces questions de logistique dans le cadre du projet "BioLogio - Développement et mise en place de structures logistiques régionales pour encourager l'utilisation durable de la biomasse comme source d'énergie en Allemagne". Ce projet est financé par le ministère fédéral de l'environnement.
Le projet BioLogio permet aux différents acteurs de terrain d'échanger des savoir-faire et des informations avec pour objectif de proposer des solutions aux problèmes logistiques que pose l'utilisation du bois. Il s'agira d'étudier les infrastructures à mettre en place à l'avenir pour optimiser l'utilisation du combustible bois.
Concrètement, une série d'entretiens, d'ateliers et de visites seront organisés entre les experts régionaux pour favoriser les échanges d'expériences et le développement de solutions adaptées. En outre, les sources de combustibles seront également étudiées.

Pour en savoir plus, contacts :
http://www.iml.fraunhofer.de
Sources : Dépêche idw, communique de presse de l'institut Fraunhofer IML - 22/09/2006
Rédacteur : David Boucard, david.boucard@diplomatie.gouv.fr

Mentions légales: Cette information est un extrait BE Allemagne numéro 304 du 27/09/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com



4/10   Paris et Berlin pour un durcissement des objectifs de Kyoto
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39274.htm

La lutte contre le réchauffement climatique doit être renforcée, le protocole de Kyoto n'étant qu'un premier pas dans la bonne direction. Plaidant pour un "objectif plus ambitieux" pour l'UE, le ministre allemand de l'Environnement Sigmar Gabriel a estimé qu'il faudrait qu'elle réduise de 30% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2020, responsables du réchauffement climatique. Pour l'Allemagne, un tel objectif correspondrait à une réduction de 40% de ses émissions, a-t-il ajouté devant la presse.  "Il y a urgence à agir", a renchéri la ministre française de l'Ecologie Nelly Olin à l'issue du 15e conseil franco-allemand de l'environnement qui s'est tenu dimanche et lundi.
Le protocole de Kyoto sur le changement climatique "est un premier pas dans le bon sens, mais les recherches des scientifiques montrent que l'évolution est beaucoup plus rapide et les conséquences plus graves que ce que l'on pensait initialement", a fait valoir M. Gabriel, son homologue allemand.

Sources : Dépêche AFP - 25/09/2006
Rédacteur : Anne-Claire Geffrier, anne-claire.geffrier@diplomatie.gouv.fr

3/10   La future politique européenne sur l'énergie sans carbone
http://www.futura-sciences.com/news-future-politique-europeenne-energie-sans-carbone_9697.php

Source : CORDIS Nouvelles, le 29/09/2006 à 10h22

Andris Piebalgs, le commissaire européen en charge de l'énergie, a présenté les résultats qu'il souhaite atteindre au terme de la consultation publique liée au Livre vert sur l'énergie, qui s'est clôturée le dimanche 24 septembre.

Il escompte une action dans cinq domaines, dont trois exerceront une influence directe sur la recherche européenne. Au cours d'une audition publique tenue le 22 septembre à Bruxelles sur le Livre vert relatif à la politique européenne de l'énergie, il a déclaré : « D'ici à 2050, l'UE devra extraire la majeure partie de l'énergie qu'elle consomme de sources exemptes de carbone, de même que les autres pays. Cet objectif doit occuper le coeur de la politique énergétique de l'Europe ».

Les cinq domaines politiques concernés sont les suivants :


Le commissaire s'est dit convaincu que le réchauffement climatique s'aggrave et que la politique européenne en matière d'énergie doit intervenir pour réduire les émissions de carbone et l'incidence environnementale de l'Europe. « Nous devons dès lors nous mettre d'accord, par le biais du bilan énergétique stratégique, sur des objectifs à moyen et à long terme clairs et précis de façon à augmenter progressivement la proportion d'énergie locale à faible teneur en carbone dans notre bouquet énergétique global, puis définir une trajectoire pour les réaliser », a-t-il affirmé.

Il a également remarqué que le développement de sources d'énergie neutres en termes de carbone constituerait une opportunité exceptionnelle pour l'industrie et la recherche. L'Europe détient à présent la suprématie mondiale dans les technologies nucléaires et renouvelables, mais les États-Unis lui livrent désormais une concurrence substantielle et il convient d'adopter une réaction appropriée. « L'on pense souvent que l'Europe, en s'attaquant activement au réchauffement planétaire avant ses principaux concurrents, crée une menace pour sa propre compétitivité. La question est donc de savoir comment renverser la situation et en faire un avantage pour l'UE », a-t-il demandé.

Afin de donner le coup d'envoi du processus, le commissaire a souligné la nécessité, en premier lieu, d'« apporter un changement décisif dans l'efficacité énergétique. Si je devais désigner une seule politique comme priorité, ce serait celle-là », a-t-il indiqué. Il a ajouté qu'il était indispensable de mettre à profit les 20 pour cent d'efficacité énergétique qui sont disponibles grâce aux technologies actuelles mais ne sont pas exploités.

À moyen et à long terme, il a noté que des plans s'imposaient pour développer à l'avenir le bouquet énergétique global en mettant l'accent sur les sources d'énergie à émission de carbone neutre, les sources d'énergie renouvelables et l'échange de quotas d'émission de carbone.

La deuxième partie de son discours était consacrée au marché intérieur européen de l'énergie, qui doit selon lui être achevé afin de parvenir à chacun des objectifs évoqués.

Pour en savoir plus, contacts :
http://www.bafa.de
Sources : Communique du ministere de l'economie et de la technologie -
19/09/2006
Redacteur : Dimitri Pescia, dimitri.pescia@diplomatie.gouv.fr


2/10   Conférence: Intégration à grande échelle de l'énergie éolienne, Bruxelles
http://cordis.europa.eu/fetch?CALLER=FR_NEWS&ACTION=D&SESSION=&RCN=26423

L'Association européenne de l'énergie éolienne (EWEA) organise une conférence politique intitulée «How to integrate big amounts of wind energy into the European power infrastructure?» (Comment intégrer de grandes quantités d'énergie éolienne à l'infrastructure européenne dédiée à la production d'électricité) les 7 et 8 novembre à Bruxelles (Belgique).

La conférence portera sur les thèmes suivants:

- questions d'ordre politique et commercial dans le contexte du développement d'un réseau interconnecté pour l'Europe;
- défis techniques à l'intégration d'une quantité plus importante d'énergie éolienne au réseau d'électricité européen;
- investissements dans l'infrastructure et financement à cet égard;
- études de systèmes et meilleures pratiques;
- réseaux transnationaux en mer.

Parmi les orateurs figureront le commissaire européen en charge de l'énergie, Andris Piebalgs, ainsi que des eurodéputés et des experts venus de toute l'Europe.

Pour tout renseignement complémentaire et toute inscription, consulter:
http://www.ewea.org/

 

1/10   Une centrale solaire géante pour alimenter la Californie
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3504,36-759928@51-815122,0.html

LE MONDE ECONOMIE | 20.09.06 | 20h00  •  Mis à jour le 20.09.06 | 21h14
LOS ANGELES CORRESPONDANTE

La première "pierre" de Nevada Solar One, qui sera la troisième centrale électrique thermo-solaire au monde par sa capacité, après celles du désert de Mojave, en Californie voisine, a été posée le 11 février à Boulder City, une bourgade américaine du Nevada au sud de Las Vegas. C'est une façon de parler car la centrale, d'une puissance de 64 mégawatts (MW), se présente sous la forme de douze hectares de panneaux de métal et de verre posés horizontalement dans le désert, avec pour seule masse verticale les quelques bâtiments blancs abritant les turbines. Cette centrale ultramoderne, d'un coût de 100 millions de dollars, fait du Nevada un des plus gros producteurs d'énergie alternative aux Etats-Unis. Cet Etat s'est imposé récemment d'atteindre le seuil de 20 % de sa consommation en énergie renouvelable, en 2015.

Nevada Solar One fournira en électricité 40 000 foyers des Etats de l'Ouest dès juin 2007. La Californie, qui a du soleil en abondance, tire déjà une capacité de 354 MW de ses centrales solaires du désert de Mojave, mais souhaite profiter également des grands espaces désertiques de ses voisins. D'autant que son gouverneur, Arnold Schwarzenegger, est déterminé à lutter contre le réchauffement climatique en limitant, entre autres, l'énergie fossile et en ayant recours à des sources d'énergie alternative et de préférence renouvelable.

La technologie et les capitaux européens sont présents dans ce projet. La maîtrise d'ouvrage est assurée par la société américaine de Caroline du Nord Solargenix Energy, dont 55 % du capital est détenu par le groupe espagnol Acciona. Nevada Solar One se distingue par l'usage de nouvelles technologies, plus efficaces en matière de captation de l'énergie solaire, mises au point par la société allemande Schott, un des leaders du marché des équipements solaires. Ses récepteurs, les PTR 70® Solar Receiver, absorbent davantage et retiennent mieux l'intensité des rayonnements, et sont plus rentables car d'un entretien plus simple qui réduit les coûts de maintenance. Le groupe Schott, connu dans le secteur de l'équipement ménager, de l'optique, de l'électronique et maintenant de l'énergie solaire, explique que son but essentiel "est l'amélioration des conditions de vie et de travail grâce à des matériaux nouveaux et des solutions high-tech".

Grâce aux 19 300 capteurs de Nevada Solar One, la radiation solaire est concentrée par les miroirs paraboliques des panneaux pour chauffer le fluide HTF (Heat Transfer Fuild) contenu dans des tubes de verre jusqu'à 750 degrés Fahrenheit (400 degrés Celsius). Ce fluide transforme alors de l'eau en vapeur, qui alimente les turbines fournissant l'électricité.

"FACTEURS-CLÉS"

Pour améliorer le rendement énergétique des panneaux, Schott a mis au point un revêtement antiréfraction qui, de surcroît, résiste à l'abrasion. En redessinant les tubes en verre, le fabricant a presque doublé la surface captante. Ces tubes utilisent désormais un verre possédant le même coefficient d'expansion que le métal, pour parer aux violents changements de température du désert. "Les progrès réalisés par les ingénieurs de Schott sont un des facteurs-clés ayant permis la construction de cette centrale", a déclaré le président de Solargenix, John Myles, à l'ouverture du chantier.

En substituant une production d'électricité "propre" aux sources traditionnelles, responsables des gaz à effet de serre, Nevada Solar One devrait permettre d'éliminer un volume de pollution équivalent à la suppression d'un million de voitures en circulation sur le territoire américain, estiment ses concepteurs.

La réalisation de cette centrale thermosolaire de pointe fait franchir un seuil à ce secteur en pleine évolution. D'autres projets bénéficiant des mêmes technologies sont attendus bientôt dans des régions à fort ensoleillement, dans le sud-ouest des Etats-Unis, ainsi qu'en Espagne, près de Grenade, et en Israël.  

 

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30/9   Transformation du fumier en électricité : le Québec lève le nez
http://www.cyberpresse.ca/article/20060921/CPSPECIAL11/609210431/6108/CPSPECIAL11

Éric Moreault     Le Soleil

Le Québec traîne de la patte dans la transformation du fumier en électricité, une pratique largement répandue en Europe et qui s'implante de plus en plus aux États-Unis. Raisons : le prix dérisoire de l'électricité et un manque de volonté politique.

«Ici, le prix (d'achat aux producteurs indépendants) n'est pas assez élevé. Ça prend de grandes capacités de production pour justifier les investissements et une volonté politique pour espérer que ce soit rentable», estime André Simard, de la firme d'ingénieurs du même nom qui offre des services d'exploitation et de mise en valeur des biogaz.

Bio-Terre Systems, qui a développé une technologie adaptée à la production porcine et au climat du Québec, plaidait exactement la même chose, il y a neuf mois, lors de son passage devant la Régie de l'énergie. Et les résultats sont là : 200 kWh pour chaque mètre cube de lisier.

Qui plus est, la production de biogaz est susceptible «de contribuer à accroître notre autonomie énergétique tout en réduisant substantiellement les effets négatifs de l'agriculture sur l'environnement».

En fait, Hydro-Québec n'achète pas d'électricité produite à partir de la biomasse, mais on se dit «ouvert à l'idée». On signale qu'un projet-pilote, avec Bio-Terre, est en cours à Saint-Odilon, en Beauce, dans une ferme de plus 3500 porcs. La production d'électricité ne débutera pas avant 2007.

On est loin du Vermont où l'équivalent de la société d'État québécoise pousse très fort sur son programme et où certains consommateurs acceptent de payer plus cher une électricité produite à partir d'une énergie renouvelable (voir autre texte). Et ainsi contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Pourtant, au Québec, près de 10 % des émissions de GES proviennent du secteur agricole, dont le tiers de la gestion du fumier, en grande partie liée aux 8 millions de m³ de purin de porcs, l'équivalent annuel de quatre fois le Stade olympique de Montréal rempli à ras bord. Sans tomber tout de suite dans la production d'électricité, Marilou Desjardins estime qu'il serait simple d'installer des bassins couverts avec captage de biogaz. Le biogaz serait brûlé par une torchère, comme au terrain d'enfouissement de Québec à Saint-Tite-des-Caps, afin de limiter les émissions de GES, de contrôler les odeurs et de bénéficier de sous-produits.

«Si c'est trop complexe, les fermiers n'embarqueront pas», croit l'ingénieure en environnement, qui a consacré son mémoire de maîtrise à la question en 2004. Mais quand ceux-ci y verront les avantages et la relative simplicité, «ils seront peut-être intéressés à aller plus loin».

Bref, les digesteurs s'avèrent intéressants pour d'autres considérations que la seule production d'énergie «verte» et la réduction des impacts effet sur l'environnement. Ils constituent aussi une façon de réconcilier la population, de plus en plus urbaine, avec la production animale.

 

29/9   Bienvenue à l'heure des kiloVaches heure
http://www.cyberpresse.ca/article/20060921/CPSPECIAL11/609210430/6108/CPSPECIAL11

Éric Moreault   Le Soleil

Au Vermont, des consommateurs exigent qu'un quart, la moitié, voire la totalité de leur énergie soit produite à partir du fumier de vaches ou de cochons. Et ils payent sans sourciller cette électricité 30% plus cher.

Depuis quatre ans, la Central Vermont Public Service (CVPS), l'équivalent d'Hydro-Québec, s'est lancée dans la production du cow power, qui pourrait se traduire par kiloVaches-heure. «Quand on analyse tous les bénéfices sociaux, économiques et environnementaux, on s'est dit qu'il fallait le faire», explique David Dunn, ingénieur principal en énergie et responsable du projet à la CVPS.

D'ici 2010, la CVPS veut que les kiloVaches-heure soient parmi le top 10 des énergies renouvelables aux États-Unis. Et certains citoyens sont prêts à y contribuer.

Ils sont environ 2500, 2 % des clients, un nombre qu'on veut doubler dans les prochaines années, qui paient leur électricité 11 cents du kWh, soit quatre cents de plus que les autres (les Québécois paient environ 6 cents du kWh). Les fermiers reçoivent cette différence pour les aider à produire de l'énergie verte. L'excédent, quand les fermiers ne répondent pas à la demande, est versé dans un fonds d'énergie renouvelable.

Les fermiers ne se sont pas fait prier pour embarquer. Même si, au départ, ils étaient plus intéressés par le fait que le digesteur qui transforme le fumier en méthane élimine aussi les odeurs nauséabondes.

Le programme vermontois est né de la nécessité d'avoir plus de production locale. En ce moment, un tiers de l'électricité est produit par la centrale nucléaire et un autre tiers par Hydro-Québec. Dans les deux cas, les contrats arrivent à échéance. D'où l'idée de s'affranchir le plus possible d'une dépendance aux importations d'énergie.

Pour l'instant, une demi-douzaine de fermes participent. M. Dunn reconnaît que les plus gros établissements, 1000 vaches en montant, sont les plus intéressés. Mais il croit que les percées technologiques et la demande permettront d'ici peu de rentabiliser la production pour des fermes plus petites.

Déjà, à la CVPS, on estime que ce programme fonctionne bien parce qu'il y a un lien important entre les clients, l'énergie produite et les retombées locales, en plus du sentiment que chacun pousse à la roue de la protection de l'environnement. Mais depuis quelques mois, un nouveau facteur rend cette énergie encore plus séduisante : la grogne populaire contre les éoliennes.

«Nous avons certains problèmes. Rien n'a bougé depuis un an», reconnaît M. Dunn. Les obstacles sont les mêmes qu'au Québec : pollution visuelle, syndrome «pas dans ma cour», impact sur le tourisme, etc.

 

28/9    La lumière naturelle dans les bâtiments grâce à la fibre optique
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39183.htm

Une nouvelle technique développée au Oak Ridge National Laboratory (ORNL) devrait permettre d'éclairer des bâtiments avec la lumière naturelle grâce à un réseau de fibres optiques. Après plus de 5 années de développement, la technologie est entrée dans une dernière phase de test sur des bâtiments commerciaux. Le système est séduisant par sa simplicité : un collecteur qui ressemble à une parabole satellite est positionné sur le toit du bâtiment. Un miroir primaire concentre les rayons du soleil sur un miroir secondaire qui les renvoie sur l'entrée de fibres optiques qui vont ensuite distribuer la lumière dans le bâtiment. Les miroirs sont conçus pour ne réfléchir que les longueurs d'onde visibles afin d'éviter les problèmes d'échauffement. L'ensemble est monté sur un système de suivi du soleil par GPS afin de capter un maximum de lumière tout au long de la journée. Chaque système dispose d'un paquet de 128 fibres. Seulement deux de ces fibres suffisent pour fournir une luminosité équivalente à une ampoule de 50W. Les fibres peuvent être groupées ou distribuées à travers le bâtiment selon les besoins. La lumière est envoyée à travers les fibres optiques vers des luminaires 'hybrides' qui contiennent des diffuseurs optiques pour obtenir une diffusion homogène de la lumière des fibres optiques qui est très directionnelle. Couplés aux diffuseurs, des néons traditionnels complètent le système pour assurer l'éclairage de nuit et lorsque les conditions lumineuses à l'extérieur sont insuffisantes.
Le tout premier intérêt de cette technologie est une réduction conséquente des coûts de fonctionnement par rapport à l'éclairage électrique puisqu'il n'est plus nécessaire de fournir de l'énergie pour produire la lumière. Le système ne produisant pas ou très peu de chaleur, il y a également un impact sur le coût de refroidissement du bâtiment. Le deuxième avantage est l'amélioration de la qualité de la lumière. Des recherches ont montré que la lumière naturelle joue un rôle bénéfique sur l'humeur des personnes. Une étude est même allée jusqu'à démontrer que les ventes d'un magasin pouvaient augmenter de 30% sous l'influence d'une lumière naturelle. Le système dénommé Hybrid Solar Energy est développé par Sunlight Direct, une start-up issue de l'ORNL. Il est actuellement testé sur une douzaine de sites commerciaux à travers les Etats-Unis.

Sources :

- ORNL: http://www.ornl.gov/sci/solar/

- Sunlight Direct: http://www.sunlight-direct.com/

Mentions légales: Cette information est un extrait du BE Etats-Unis numéro 48 du 21/09/2006 rédigé par l'Ambassade de France aux Etats-Unis. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com  

27/9    Power from Not-So Hot Geothermal
http://www.technologyreview.com/printer_friendly_article.aspx?id=17524

This power system could make it feasible to generate cheap electricity from lukewarm geothermal sources.

By Prachi Patel-Predd

A large share of the geothermal resources suitable for power generation--those with temperatures higher than 300°F--are deep underground, beyond the reach of current technology. Lower-temperature rresources, which are common across the United States, are generally used for heating, but could be a bountiful source of power as well, if researchers were able to find an economical way to convert them into electricity.

Engineers at the United Technologies Research Center (UTRC), a unit of United Technologies based in East Hartford, CT, say they have developed a low-cost system that can utilize low-temperature geothermal resources. The technology could be particularly useful in generating electricity from waste hot water generated at oil and gas wells.

The modular, 200-kilowatt power plant from UTRC can convert temperatures as low as 165°F into electricity. The technology is similar to steam engines, except that steam or hot water vaporizes a hydrofluorocarbon refrigerant that drives the turbine. And the refrigerant has a lower boiling point than water. "It's hard to run a steam engine at 165 degrees [Fahrenheit]," says Bruce Biederman, who leads the project at UTRC. "The size of the equipment would be enormous and your turbine would be very poor in efficiency."

The UTRC power plant can be thought of as a reverse cooling system, and the new turbine is essentially a refrigerator compressor running backwards, Biederman says. Instead of using power to create a temperature difference, like a refrigerator does, it converts a temperature difference into electricity.

The company is now testing a unit at a remote hot springs resort 60 miles northeast of Fairbanks, Alaska. Biederman expects a commercial power plant to be ready by early next year, after they've tested the reliability of the demonstration system.

According to him, the system could utilize the large amount of hot water pumped out of the ground at oil and gas wells. In Texas alone, more than 12 billon barrels of water are produced from wells. Oil companies usually discard the waste water by re-injecting it into the earth; but they could use it to generate electricity. Biederman is planning to set up demonstration projects at oil and gas wells in Texas and Nevada next year.

This reverse cooling concept isn't new; but until now no one has made an efficient turbine at a reasonable cost, he says. UTRC has kept down costs by modifying refrigeration units that its sister company, Carrier Corp., makes, and using its production line in Charlotte, NC.

The system's small size also keeps costs down, and makes it more usable, says Maria Richards, who coordinates the geothermal laboratory at Southern Methodist University in Dallas. "The fact that it can fit on the back of a flatbed truck and be driven to a well site makes it much more convenient and less expensive," she says. "It's [like comparing] a mainframe computer and a laptop." And, as with other renewables, increasing fuel costs are spurring interest in geothermal power units, she adds.

Gwen Holdmann, vice president of new development at the Alaskan hot springs resort where the technology is being tested, says they spent $2.2 million on the UTRC geothermal power plant, and that it should pay for itself in five years. "It could even be a quicker payback if the cost of fuel keeps rising," she suggests. Before the power plant was installed, the resort was burning $1,000 worth of diesel fuel per day to generate electricity, she says. The plant eliminates those costs and the harmful emissions from diesel generators.

Right now, geothermal power plants are located mainly in the western United States, where high-temperature steam or hot water appears naturally at the surface. Drilling wells to reach high-temperature resources deep underground can cost millions of dollars, yet still be cost-effective because they're efficient for power generation, Richards says. So far, however, it hasn't been economical to use lower-temperature geothermal resources for power.

But existing oil and gas wells, where electricity generated from waste hot water could run the oil pumps, would be the ideal location for the UTRC power modules, Richards says. "They're already drilling wells, the wells are already being used, and they're producing something that is a secondary source of energy.

 

26/9   BMW's hydrogen Hopes
http://www.technologyreview.com/read_article.aspx?id=17526&ch=biztech

Hydrogen may never be feasible as a fuel for vehicles, but BMW is pushing ahead anyway with an advanced hydrogen-gas combustion hybrid.

By David Talbot

 The internal combustion engine in BMW’s new hydrogen-gasoline hybrid engine can switch seamlessly between the two fuels. And control systems optimize the concentrations of hydrogen being burned, which can minimize or eliminate one of the downsides of hydrogen combustion: the formation of nitrogen oxides. While BMW hopes its new model will help drive the adoption of hydrogen in vehicles, experts are skeptical. (Credit: BMW)

For several years, BMW has been building custom prototypes of luxury cars that can switch between hydrogen and gasoline in an internal-combustion engine. Now, the automaker is touting a version that has gone through rigorous product-development steps, so that it could theoretically be mass-manufactured--although BMW will make only 100 of them and give them away to a privileged group of as-yet-unnamed celebrities and politiciaans.

Many observers feel hydrogen as a transportation energy source is a far-out proposition. With this move, BMW has at least made a strong case that it will be more practical to burn hydrogen in a traditional internal combustion engine than to pass it through fuel cells to produce electricity to drive electric motors.

The question now is whether BMW's project really pushes hydrogen cars any closer to adoption, or just represents a refinement of the necessary engineering details.

"They have come down on the side of "OK, if we are going to use hydrogen, using it in an internal combustion engine specially designed for that purpose is the better technology path," rather than trying to bring brand-new technology to market, says John Heywood, director of the Sloan Automotive Laboratory at MIT. "I think it's a technical judgment they are making, and maybe it's got a mid-term, as opposed to a long-term, timescale. They are a high-performance-engine, fun-to-drive-car company. That is their culture, so this fits in with that culture."

The hydrogen/gasoline prototype is based on BMW's 7 series sedans, many of which retail for more than $100,000. (No price has been set on the new hybrid, since the car will not be sold.) The vehicle has a super-insulated tank that stores liquid hydrogen at minus-480 degrees F, and a special fuel-injection system that can switch between gasoline and hydrogen. The engine can pack a 260-horsepower wallop while burning hydrogen--something that an electric car powered by a hydrogen fuel cell cannot now do in such a large car, BMW says.

Thomas Korn, senior project engineer for BMW's hydrogen program in Oxnard, CA, says the new car boasts not only high performance, but also low emissions. Hydrogen combustion leads to the formation of nitrogen oxides, but BMW's new car has sophisticated control systems that optimize the concentrations of hydrogen being burned and the engine timing, to minimize or eliminate the formation of nitrogen oxides.

Should a demand ever emerge for such cars, BMW could theoretically mass-produce them, Korn says. Unlike an earlier batch of 12 hydrogen-powered prototypes made by BMW, the new car has gone through brutal longevity tests, and uses parts that can be mass-manufactured by suppliers, rather than one-off, custom-crafted components.

"It went through production process, so we have the technology to industrialize it," says Korn. "On the other hand, the situation out there is not such that we can sell the car, because the potential customer hardly will find a place to fill up the car."

Even in relatively green-thinking Germany--whose government subsidizes the BMW development effort--there are only a handful of hydrogen filling stations. "Our idea is to give it away to selected users and push the hydrogen economy, and actually get another step done."

So BMW is both excited about hydrogen and aware that it's not headed for showrooms anytime soon. That's because any serious effort to use hydrogen in automobiles raises fundamental questions about how best to make it, deliver it, and store it cheaply aboard a car.

In fact, hydrogen is really only a storage medium for energy, not a fuel source itself. To make it, you need either to first extract it from a fossil fuel--which defeats the purpose of cleaner transportation energy--or to pull it out of water by splitting water molecules with eleectricity. If the electricity comes from a fossil fuel, again the point is defeated. Thus, making it a sustainable energy source requires using electricity from renewable sources like wind or solar--at a time of great demand for the small supply of such electricity. Such sources would have to be massively expanded for hydrogen to make a significant dent.

Still, none of these drawbacks to hydrogen have stopped BMW from evangelizing about it. "Hydrogen is the fuel of the future. We need a new fuel sooner or later, and the one which is endless, let's say, is hydrogen. That's the motivation for BMW in this field," Korn says. And what's clear is that the company is the leader in advancing hydrogen-combustion engines, although other companies are also working on them, as well as fuel cells.

MIT's Heywood notes, however, that even if hydrogen's problems can be solved, hydrogen is, at best, 50 years away from making a meaningful contribution to our energy needs. "A feeling is growing, that, really, hydrogen isn't a particularly convenient way of doing all of this. It doesn't automatically go to the top of the list, but it is a potential way to deal with transportation's contributions to greenhouse-gas emissions," he says. "But you've got to be really careful about how you produce the hydrogen, and then you have a lot of distribution and storage issues that have got to be worked out, so it is still a very open question."

Which leaves one question: Who will get these cars? "People who have an impact on public opinion. People who come from the political arena, from industry, entertainment," says Korn. What about California's Governor Schwarzenegger? "No comment," he says.

"I think they should give it to one or two really prestigious engineers," says Heywood, "to in a sense change the flavor of the media-related effort, and underline that this is a technology exploration." But he adds that he's not interested.

 

25/9   Alcan présente une cuisinière solaire innovatrice au salon aluminium 2006 à Essen http://www.itnews.it/risorse/EuroNews,Zj0xNDM3MTUz

20-09-2006 18:12

La cuisinière tire parti de l'énergie solaire pour fournir de l'eau potable aux régions en développement

Alcan présente une cuisinière solaire parabolique innovatrice au salon professionnel ALUMINIUM 2006, à Essen, en Allemagne du 20 au 22 septembre 2006. Tirant parti de l'énergie solaire renouvelable, la cuisinière fait bouillir l'eau, ce qui tue les bactéries et cuit les aliments, réduisant ainsi la dépendance des régions en développement à l'égard des sources traditionnelles d'énergie, comme le bois et les combustibles fossiles.

La cuisinière est fabriquée à partir du Solar SurfaceMC 992, un produit Alcan de tôle d'aluminium laminé à haute brillance, et est recouverte d'un revêtement transparent à base de céramique qui la protège contre les intempéries, la corrosion et les dommages mécaniques.

Les cuisinières solaires sont destinées aux marchés des régions en développement ou non industrialisées. Actuellement, environ 20 000 cuisinières distribuées par des organismes de charité sont utilisées dans le monde. On estime qu'il en faudrait jusqu'à 220 millions pour réduire considérablement la dépendance des régions en développement à l'égard des sources traditionnelles de combustibles. L'utilisation d'un tel nombre de cuisinières solaires pourrait aussi éviter de 700 à 800 millions de tonnes d'émissions de gaz à effet de serre.

Les cuisinières solaires ont déjà démontré leur utilité en fournissant de l'eau non contaminée aux victimes du tsunami qui a dévasté l'Asie du Sud-Est en 2005. L'eau potable étant rapidement devenue une denrée rare, les cuisinières solaires ont pu produire de l'eau purifiée pour une quinzaine de personnes par cuisinière par jour. Grâce à un don de 2,5 tonnes de tôle Solar Surface de l'usine de laminage Singen d'Alcan, en Allemagne, 900 cuisinières solaires ont été fabriquées et expédiées au Sri Lanka. Deux autres projets de secours viennent d'être lancés en Indonésie pour procurer 15 000 cuisinières à des familles dans le besoin.

 

24/9   La Commission publie un inventaire des émissions polluantes d'origine non industrielle
http://www.actu-environnement.com/ae/news/1940.php4

La Commission européenne vient de publier un inventaire européen des substances polluantes émanant de petites sources diffuses dans divers domaines: agriculture, transports routier, maritime, aérien et ferroviaire, chauffage domestique, activités militaires, distribution du gaz, pose de toitures et asphaltage, utilisation de solvants.

Ces données, qui concernent pour la plupart l'année 2003, sont extraites d'une série d'inventaires existants, indique la Commission européenne. Il s'agit notamment des inventaires des émissions de polluants atmosphériques dans le cadre de la directive fixant les plafonds d'émission nationaux ainsi que de la convention ONU-CEE sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance, des inventaires des émissions de gaz à effet de serre en vertu de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et des rapports des États membres relatifs aux répercussions des sources de pollution diffuse sur les masses d'eau au titre de la directive-cadre sur l'eau.

Cette compilation de données* confirme que les émissions dans l'air et dans l'eau provenant de sources diffuses représentent une proportion importante de la pollution globale. Les secteurs à l'origine des émissions les plus importantes provenant de sources diffuses sont le transport routier, le chauffage domestique et l'agriculture. Pour la plupart des 25 polluants couverts par l'inventaire, ces secteurs produisent plus de 90 % des émissions provenant de toutes les sources diffuses combinées. Pour certains polluants, les émissions provenant de sources diffuses sont égales voire supérieures au total des rejets émanant des grandes installations. Ainsi, les émissions annuelles de cuivre dans l'atmosphère provenant du transport routier (freins de véhicules contenant du cuivre) s'élevaient à 260 tonnes au total (UE-25, 2001-2003), soit pratiquement le double des 136 tonnes rejetées par les grandes installations réglementées (UE-25, 2004). Grâce à cet inventaire, explique M. Stavros Dimas, membre de la Commission responsable de l'environnement, nous aurons désormais une vue globale des sources et de la quantité totale de substances polluantes, et nous pourrons ainsi élaborer des politiques mieux ciblées et donc plus efficaces pour lutter contre la pollution.

Cette compilation de donnée doit servir à l'élaboration du registre européen des rejets et transferts de polluants (PRTR européen) qui devrait être disponible en ligne en 2009 et remplacera alors le registre européen des émissions de polluants (EPER). Il fournira des informations, par pays, sur les rejets de polluants provenant d'installations et d'activités industrielles spécifiques. Il devrait inventorier plus de 91 substances rejetées dans l'air, dans l'eau et dans les sols par 65 installations industrielles et contiendra également des informations sur la manière dont les installations industrielles traitent leurs déchets et leurs eaux usées. Il établira également des relevés des pollutions de sources diffuses comme la circulation routière, les transports aériens et maritimes, et l'agriculture. Les données seront communiquées chaque année au lieu de tous les trois ans. Les premières informations communiquées concerneront l'année 2007. Une fois le registre mis en place, les citoyens pourront donner leur avis sur son développement ultérieur.
L'actuel EPER répertorie 50 substances rejetées dans l'air et dans l'eau par 56 installations industrielles.

C.SEGHIER


*L'inventaire des pollutions diffuses pour 2003 est publié sur le site Internet EPER à l'adresse suivante: www.eper.ec.europa.eu

 

23/9     Une innovation environnementale dans l'industrie pétrolière et gazière
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39160.htm

Des chercheurs canadiens ont trouvé une nouvelle façon de réduire la consommation d'énergie de l'industrie pétrolière et gazière ainsi que les émissions de cette dernière.
Le gaz naturel qui émerge des puits de gaz est saturé d'eau qui provoque de la corrosion. Les entreprises gazières éliminent l'eau avec des déshydrateurs au glycol. Ce processus énergivore émet souvent des composés nocifs, notamment du benzène dont les vapeurs sont cancérigènes.
Le Centre Canadien pour l'Avancement des Technologies Environnementales (CCATE) de Calgary, en Alberta, a mis au point avec 2 entreprises, RCL Environment Group Ltd. et Amine Experts, un modèle convivial d'optimisation des procédés. La création d'un tel modèle permet aux exploitants de champs de pétrole et de gaz de calculer les économies en combustibles et les réductions possibles des émissions sans avoir à recourir à des modèles informatisés coûteux.
Rod Leland, directeur général de RCL, estime que des économies annuelles totales en combustibles de 50 millions CAD et des réductions d'equivalents-CO2 de plus de 350.000 tonnes pourraient être réalisées grâce à l'optimisation des déshydrateurs au glycol au Canada. Les déshydrateurs au glycol sont d'abord configurés à des taux optimaux.

Toutefois, avec le temps, les taux de production de gaz et les pressions peuvent fluctuer à mesure que les puits sont épuisés et que de nouveaux puits sont ajoutés au circuit et exploités. Plus de 3000 déshydrateurs au glycol sont fonctionnels au Canada : les possibilités de réduction de consommation d'énergie et de baisse des émissions sont donc considérables.
En diminuant les taux de circulation du glycol, on sollicite moins les rebouilleurs. L'optimisation des déshydrateurs au glycol peut réduire la consommation d'énergie de 25% et, par ce fait, réduire les émissions de benzène, sans dépense additionnelle en immobilisations.
Le modèle mis au point est de plus en plus accepté au sein de l'industrie pétrolière et gazière en amont. L'optimisation des déshydrateurs au glycol est un bon exemple de diminution volontaire des émissions.

Pour en savoir plus, contacts :
http://www.cetacwest.com/ - cetac@cetacwest.com
Sources : http://www.ec.gc.ca/EnviroZine/french/issues/68/feature3_f.cfm
Redacteur : Marianne LANCELOT, OTTAWA, st-cafr@ambafrance-ca.org

Cette information est un extrait du BE Canada numéro 304 du 20/09/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Canada. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

22/9   France :  Les clés de la maison écolo

http://www.nouvelobs.com/articles/p2185/a317274.html

Elles débarquent enfin sur le marché : les HQE, maisons à haute qualité environnementale, écologiques de la cave au grenier, petit prix, design branché. Gérard Petitjean les a visitées

Quand Phénix, le plus grand constructeur français de maisons individuelles, a décidé de faire appel à lui, Jacques Ferrier, architecte de renom, a longuement réfléchi. Il n'avait jamais fait ça : concevoir un prototype de l'habitat du xxiesiècle pour un industriel qui livre 7 000 maisons par an. Sans reproduire la énième version de cette «réduction de la maison bourgeoise» que sont nos pavillons de banlieue. Surprise : on lui demandait de faire une maison écologique. Les dirigeants de Phénix avaient fait une première tentative en 2004. Trop tôt. Les acheteurs étaient restés frileux.

Jacques Ferrier a tourné et retourné son projet trois ans sur sa planche à dessin. Le résultat est là. La maison Phénix - baptisée « Concept House », c'est plus chic - a été commercialisée juste avant les vacances estivales. Prix clés en main : 245 000 euros pour 210 mètres carrés. Toute simple avec ses lignes pures, sa verrière, ses couleurs qui évoquent l'Europe du Nord. Modulaire, on peut l'agencer comme on le désire. A l'intérieur, ça respire l'espace et la lumière. Mais surtout, c'est un des modèles possibles de la maison de demain. Une maison plus saine, plus économe d'énergie, adaptée à un monde dans lequel, forcément, pétrole et gaz vont devenir plus chers et plus coûteux (voir infographie ci-dessous). Dans quelques jours, si tout va bien, et apparemment c'est en bonne voie, elle sera certifiée, avec quelques autres, « haute qualité environnementale » (HQE). Et, du même coup, la France paraîtra un peu moins à la traîne en Europe et dans le monde en matière d'habitat écolo.

«Il était temps », assure Patrick Nossent, un expert chargé de vérifier qu'une maison candidate au label HQE a bien toutes les qualités pour le revendiquer. Il devrait délivrer ses premiers certificats en septembre. Il y a belle lurette, plus de quinze ans, que les Allemands habitent leurs Passiv Haus, des sortes de maisons Thermos dans lesquelles on peut presque ou totalement se passer de chauffage. Que les Suisses ont un programme analogue baptisé Minergie. Les Anglais ont Ecohome, les Américains un label nommé LEEDS. Les Japonais, les Brésiliens et même les Chinois s'y sont mis. Mais dans les réunions internationales organisées tous les deux ans pour confronter les initiatives en matière d'habitat soucieux de ne pas peser sur l'environnement - la dernière a eu lieu à Tokyo en 2005 -, les Français jusqu'à présent faisaient profil bas... On avait bien quelques déclarations de principe à mettre sur la table : Raffarin, quand il était Premier ministre, avait promis qu'on allait diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050, et le bâtiment, c'est 44% de l'énergie consommée chaque année et le quart de nos émissions de CO2. Promesse reprise lorsque la loi sur la programmation de notre politique énergétique a été votée. Mais, mis à part quelques immeubles collectifs bien pensés comme à Rennes (résidence Salvatierra), quelques initiatives individuelles comme la maison californienne que termine José Bové sur le causse du Larzac, on n'avait pas grand-chose de concret à montrer.

Pour une fois, les mentalités ont évolué plus vite que les réglementations. On l'a constaté à l'Ademe, Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie, dont les 175 « espaces info-énergie » sont pris d'assaut par des particuliers qui arrivent avec leurs plans de maison sous le bras et veulent savoir comment ils vont pouvoir s'en sortir avec leur facture énergétique. «Les gens ont intégré le fait que la hausse du pétrole et du gaz est irréversible.» L'Ademe, qui n'arrive plus à répondre aux demandes, souhaite implanter 325 nouveaux espaces d'information. Quant aux crédits d'impôt attribués à ceux qui installent des chaudières performantes, améliorent l'isolation de leur maison ou investissent dans les énergies renouvelables, ils ont crevé les plafonds budgétaires imaginés par Bercy.

Ça ressemble à quoi, une maison HQE ? A un loft spectaculaire comme celui imaginé par Jacques Ferrier, ou à une maison d'aspect plus traditionnel ? Ce sera ce qu'on voudra, et un des premiers constructeurs à avoir postulé à la certification en question est un spécialiste du mas provençal. « Il n'y a pas de voie bouchée, aucune filière n'est écartée, affirme Patrick Nossent, l'expert de la norme. Si vous construisez une maison en bois, mais que vous la traitez avec des produits chimiques agressifs pour protéger la façade ou la mettre à l'abri des insectes, vous ne serez pas HQE parce que l'impact final sera très mauvais. Même chose si vous faites venir votre bois d'outre-mer... » Ce ne sera pas non plus forcément une maison avec chauffe-eau solaire et éolien dans la cour. Car il faut réduire les coûts : 60% de ceux qui font construire leur maison sont des primo-accédants, comme on dit dans le métier, dont les budgets sont plutôt serrés. « Une maison HQE, explique-t-on à l'Ademe, c'est d'abord une maison pour laquelle on a investi dans la matière grise, conçue de façon que le soleil ne chauffe pas à l'excès vos pièces l'été et apporte un maximum de calories pendant la période froide. Ça demande un peu de réflexion, mais pas forcément des surcoûts extravagants. » Et avec simplement un peu de bon sens, on aura une maison plus performante que la toute dernière norme en matière d'énergie, la RT 2005, qui était déjà elle-même 20% plus efficace que celle qui était le comble de la modernité en l'an 2000. Dans les maisons françaises, 40% de l'énergie dépensée pour le chauffage s'évapore à cause de « ponts thermiques », défauts d'isolation faciles à corriger.

Mais une maison HQE ne se limite pas à une bonne isolation associée à des économies d'énergie. A l'intérieur, colles, enduits et peintures utilisés ne doivent pas provoquer de pollution insidieuse, plus importante que celle qui règne dans la rue. Elle peut être équipée de dispositifs pour économiser l'eau : 40% de l'eau potable qu'on nous facture à prix d'or disparaît dans nos cuvettes de WC !

Tout cela a un coût, forcément. Mais pas astronomique. Le prix d'une cuisine équipée, affirment les spécialistes de la norme HQE, de 2% à 4% du prix de la maison. Pour ceux qui veulent vivre dans un habitat sain, confortable, tout en
réalisant de solides économies, ce n'est pas trop cher payé.

 

21/9   Les risques de la sequestration du gaz carbonique dans le sous-sol

http://www.liberation.fr/actualite/sciences/204555.FR.php

Y a-t-il de l'eau dans le gaz du projet de stockage géologique du CO2 ? En juillet, un article de Youssif Kharaka, du service géologique des Etats-Unis, lançait l'alarme (1). Message de Kharaka : quand on injecte du CO2 dans un aquifère profond, il déclenche une cascade de réactions chimiques qui pourraient mettre en cause l'étanchéité du stockage. Une alerte reprise par plusieurs articles de presse et sur le Net. Certains en tirant déjà la conclusion que l'idée est à abandonner, de même que l'espoir du «charbon vraiment propre» qu'elle représente pour les centrales électriques ou les usines grosses consommatrices de houille. Une conclusion «qui n'a pas lieu d'être» , tempère Isabelle Czernichowski-Lauriol, du BRGM (Bureau des recherches géologiques et minières), qui travaille sur le sujet depuis plus de dix ans.

A l'origine de l'annonce de Youssif Kharaka, une expérience d'injection de CO2 dans le sous-sol. Menée sur le site de Frio, dans le golfe du Texas, elle s'est déroulée en octobre 2004. Les scientifiques ont injecté 1 600 tonnes de gaz carbonique dans un puits creusé à 1 500 mètres de profondeur. Là, se trouve une couche de grès, perméable, poreuse, chargée en saumure. Puis ils ont mesuré, grâce à un puits d'observation distant de 30 mètres et par des prélèvements d'échantillons, les conséquences géochimiques de l'opération.

Injection. Il s'en passe des choses, lorsque l'on injecte ainsi du gaz carbonique. La saumure, selon Kharaka, a dû voir son pH baisser drastiquement ­ de plus de 6 aux environs de 3. Cette acidification brutale contribue à une dissolution rapide de minéraux carbonatés et au largage d'ions métalliques ainsi que de molécules organiques. Kharaka pointe alors de gros soucis. Ces transformations géochimiques vont-elles se traduire par la «formation de chemins vers la surface», permettant ainsi le retour du CO2 à l'atmosphère ? Les métaux et composants organiques toxiques mobilisés peuvent-ils se retrouver ailleurs, dans des nappes d'eau utilisées ? Au final, faut-il abandonner l'idée du stockage géologique ?

«En fait, je ne suis pas du tout surprise des mesures de Kharaka, elles correspondent à peu de chose près à ce que nous avions prévu... dès 1996», indique Isabelle Czernichowski (2). Mais elle se réjouit de cette expérience scientifique, conduite de manière à mesurer très précisément l'effet de l'injection, à la différence d'autres ­ en mer du Nord ou au Canada (3). Et souligne que l'article de Kharaka montre d'autres enseignements plus rassurants. Ainsi, l'acidification brutale est petit à petit éliminée par la dissolution des carbonates, le pH mesuré remontant aux environs de 5. «A la fin de l'injection, le réservoir tend à retourner vers son état initial, en raison de la dilution dans la saumure et d'autres réactions minérales impliquant des feldspaths et des argiles.» Surtout, insiste-t-elle, «on sait bien que l'injection massive de gaz carbonique va provoquer des réactions géochimiques plus ou moins importantes dans le réservoir. Mais la question essentielle n'est pas là. Elle est de savoir si ce réservoir va rester bien étanche, durant un millier d'années au moins, vis-à-vis des couches géologiques qui l'encadrent. Le problème majeur, c'est celui du couvercle, pas du réservoir». 

Sur ce point, l'expérience de Kharaka est encore trop récente pour trancher. Son équipe n'a rien observé dans la couche géologique située au-dessus. Et encore moins dans la roche-couverture en argile. Or, «un site de stockage convenablement choisi doit comporter une couche imperméable au-dessus du réservoir, susceptible d'empêcher toute fuite massive par des chemins naturels», explique Czernichowski. Le principal risque de fuite, souligne-t-elle, «c'est à travers des puits existants ou anciens». 

L'article de Youssif Kharaka n'invalide donc pas l'idée du stockage géologique, mais il montre que l'impact géochimique du CO2 doit être sérieusement analysé afin de s'assurer qu'il ne met pas en cause son objectif ni la sécurité. Dans la course contre la montre entre les émissions massives de gaz carbonique, responsables du changement climatique, et les solutions à y apporter, le stockage géologique devait déjà faire face au problème du coût et de son acceptation par les populations. Il faut y ajouter celui de la lenteur. Car chaque site de stockage devra être auparavant qualifié par des études géologiques précises. Impossible de se contenter d'une théorie qualifiant d'un coup toutes les formations géologiques de même nature.

Grès et calcaire. C'est d'ailleurs l'objectif d'un des projets du BRGM, dont le financement par l'Agence nationale de la recherche est acquis. Ses géologues sont en quête d'un site expérimental dans le Bassin parisien, «probablement dans le sud-est, à cheval entre Ile-de-France et Champagne-Ardennes», précise Isabelle Czernichowski.

Le site doit permettre l'injection de gaz carbonique entre 1 500 et 2 000 mètres, soit dans le grès du trias soit dans le calcaire du dogger. Et bénéficier de la roche-couverture en argile du callovo-oxfordien ­ la formation géologique où l'on étudie le stockage des déchets nucléaires près de Bures (Meuse). Même si l'espoir de trouver de nombreux sites capables d'accueillir de manière sûre le gaz carbonique se vérifie, la mise en oeuvre massive de cette idée ne semble pas pouvoir être rapide.

(1) Youssif K. Kharaka et al., Geology, juillet 2006.

(2) Isabelle Czernichowski-Lauriol et al., Academic Press, 1996.

(3) Libération du 3 juin 2006.

 

20/9   New fuels from bacteria

A breakthrough in the production of biofuels has been developed by scientists in Germany. Research published in the September 2006 issue of Microbiology, a Society for General Microbiology journal, describes how specially engineered bacteria could be used to make fuel completely from food crops.

“Biodiesel is an alternative energy source and a substitute for petroleum-based diesel fuel,” explains Professor Steinbüchel of the Westfälische Wilhelms-Universität in Münster. “A growing number of countries are already making biodiesel on a large scale, but the current method of production is still costly”.

“Biodiesel production depends on plant oils obtained from seeds of oilseed crops like rapeseed or soy”, explains Professor Steinbüchel. “However, production of plant oils has a huge demand of acreage which is one of the main factors limiting a more widespread use of biodiesel today. In addition, biodiesel production must compete with the production of food, which also raises some ethical concerns”.

Microdiesel, as the scientists have named it, is different from other production methods because it not only uses the same plant oils, but can also use readily available bulk plant materials or even recycled waste paper if engineering of the production strain is more advanced.

Also, it does not rely on the addition of toxic methanol from fossil resources, like many other biodiesels. The bacteria developed for use in the Microdiesel process make their own ethanol instead. This could help to keep the costs of production down and means that the fuel is made from 100% renewable resources.

“Due to the much lower price of the raw materials used in this new process, as well as their great abundance, the Microdiesel process can result in a more widespread production of biofuel at a competitive price in the future”, says Professor Steinbüchel.

There is a growing number of fuels used in cars and homes that are produced with the help of microbes. UK ministers are considering doubling the targets for the amount of biofuels sold in Britain by 2015.

http://mic.sgmjournals.org/current.shtml

Microbiology 152 (2006), 2529-2536; DOI  10.1099/mic.0.29028-0
© 2006 Society for General Microbiology

Microdiesel: Escherichia coli engineered for fuel production

Rainer Kalscheuer1, Torsten Stölting and Alexander Steinbüchel

Institut für Molekulare Mikrobiologie und Biotechnologie, Westfälische Wilhelms-Universität, Corrensstrasse 3, D-48149 Münster, Germany

Correspondence
Alexander Steinbüchel
steinbu@uni-muenster.de

Biodiesel is an alternative energy source and a substitute ffor petroleum-based diesel fuel. It is produced from renewable biomass by transesterification of triacylglycerols from plant oils, yielding monoalkyl esters of long-chain fatty acids with short-chain alcohols such as fatty acid methyl esters and fatty acid ethyl esters (FAEEs). Despite numerous environmental benefits, a broader use of biodiesel is hampered by the extensive acreage required for sufficient production of oilseed crops. Therefore, processes are urgently needed to enable biodiesel production from more readily available bulk plant materials like sugars or cellulose. Toward this goal, the authors established biosynthesis of biodiesel-adequate FAEEs, referred to as Microdiesel, in metabolically engineered Escherichia coli. This was achieved by heterologous expression in E. coli of the Zymomonas mobilis pyruvate decarboxylase and alcohol dehydrogenase and the unspecific acyltransferase from Acinetobacter baylyi strain ADP1. By this approach, ethanol formation was combined with subsequent esterification of the ethanol with the acyl moieties of coenzyme A thioesters of fatty acids if the cells were cultivated under aerobic conditions in the presence of glucose and oleic acid. Ethyl oleate was the major constituent of these FAEEs, with minor amounts of ethyl palmitate and ethyl palmitoleate. FAEE concentrations of 1.28 g l–1 and a FAEE content of the cells of 26 % of the cellular dry mass were achieved by fed-batch fermentation using renewable carbon sources. This novel approach might pave the way for industrial production of biodiesel equivalents from renewable resources by employing engineered micro-organisms, enabling a broader use of biodiesel-like fuels in the future.

Abbreviations: FAEE, fatty acid ethyl ester; FAME, fatty acid methyl ester; TAG, triacylglycerol; WS/DGAT, wax ester synthase/acyl-coenzyme A : diacylglycerol acyltransferase

1Present address: Department of Microbiology and Immunology, Albert Einstein College of Medicine, Bronx, NY 10461, USA.

 

 

19/9   Vers une meilleure écologie de l'agriculture ?
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39012.htm

Des chercheurs basés à l'Institut Rothamsted Research (institut propre du Biotechnology and Biological Sciences Research Council, BBSRC) dans l'est de l'Angleterre, ont développé un nouveau programme informatique qui permettra d'échantillonner les sols " à la carte ". Ce programme, capable d'estimer les variations et la complexité de la composition du sol en temps réel pendant le processus d'échantillonnage, s'adaptera donc aux conditions locales et apportera des données d'une grande qualité sans risquer d'avoir un résultat rejeté en raison d'un prélèvement trop gros ou trop petit. Ce nouveau programme informatique capable de déterminer la composition chimique des sols de façon rapide et efficace pourrait révolutionner la gestion des sols, d'une part en réduisant les coûts du processus d'échantillonnage, et, d'autre part, en permettant leur utilisation de façon durable. En effet, les méthodes actuelles qui permettent la détermination de la composition des sols sont lentes, coûteuses et les résultats obtenus sont souvent insuffisants pour apporter une aide significative aux agriculteurs : même les plus motivés finissent donc par se décourager. Pourtant, il est grandement recommandé que les agriculteurs connaissent la composition des sols, souvent très variée, de leurs exploitations afin d'utiliser les quantités adéquates d'engrais - ni trop, ni pas assez - pour une production optimale. La connaissance de la composition chimique des sols est d'autant plus importante qu'ils représentent une ressource d'une valeur inestimable et sont irremplaçables. Par ailleurs, une population croissante et des législations de plus en plus strictes font des enquêtes environnementales des outils majeurs pour assurer une utilisation et une gestion optimale des sols sur le long terme.
Le modèle mathématique régissant ce programme, le variogram, détermine la variabilité de la composition du sol à travers une aire déterminée. Au démarrage de l'échantillonnage d'une aire exploitable, le programme informatique ignore le variogram et utilise les données obtenues à partir de l'échantillon de sol prélevé pour réduire les niveaux d'incertitude concernant la composition chimique et pour décider de la localisation d'un nouveau prélèvement (proche du précédent si l'incertitude est grande, ou plus éloignée dans le cas contraire). Quand l'accumulation des données provenant de chaque prélèvement permet d'obtenir un modèle suffisamment fiable de la variation spatiale de l'aire étudiée, une phase finale d'échantillonnages précis est identifiée par le variogram pour confirmer la
cartographie obtenue du sol étudié. Les simulations informatiques et les essais pratiques en pleins champs ont montré que ce schéma d'échantillonnage adaptatif peut converger vers des données de bonne qualité à partir de l'absence complète de connaissances de la composition initiales.

Par ailleurs, une équipe basée dans un autre institut du BBSRC, le John Innes Centre à Norwich, a publié dans le journal Nature du 29 juin 2006 des résultats innovants concernant le processus de nodulation chez les plantes. Financée également par la Royal Society, cette équipe a réussi à induire une nodulation spontanée dans des variétés de légumes, sans avoir recours au rhizobium, bactérie naturellement responsable de ce processus chez les plantes légumineuses.
Les légumes tels que Medicago truncatula (luzerne tribuloide) forment une relation symbiotique mutuelle avec des bactéries rhizobium capables de fixer l'azote atmosphérique inerte. Cette action prend place au sein d'organes spécialisés des plantes, appelés nodules, qui apportent les conditions nécessaires à la fixation de l'azote. Le facteur de signalisation, connu sous le nom de Nod, est vital pour l'établissement de cette symbiose et l'infection de la plante par la bactérie rhizobium. En effet, Nod induit une augmentation de l'oscillation de la concentration intracellulaire d'ions Ca2+. La transduction de ces ions calcium nécessite quant à a elle le gène DMI3 qui encode la protéine CCaMK (Calcium/Calmodulin-dependent Protein Kinase). Cette dernière est composée d'un domaine auto-inhibiteur qui régule négativement son activité kinase. Lorsque les auteurs de cette étude ont supprimé le domaine auto-inihibiteur de CCaMK, la voie de signalisation nodulation chez la plante s'est trouvée activée de façon constitutive, et cela même en l'absence de la bactérie rhizobium.
Le fait que la nodulation semble être régulée négativement par ce domaine négatif unique de la protéine kinase CCaMK laisse une porte entr'ouverte aux scientifiques qui souhaitent maintenant transférer cette voie de signalisation chez des plantes non légumineuses (qui ne fixent pas l'azote atmosphérique dans des conditions naturelles). Ceci permettrait de conserver des taux d'azote élevés dans les sols et ainsi d'optimiser les cultures intensives sans avoir recours à un apport d'engrais azoté coûteux et non écologique. En effet, la production d'engrais représente 50% de l'utilisation du pétrole nécessaires à l'agriculture moderne. De plus, ces engrais causent d'autres problèmes environnementaux non négligeables sous forme de pollution diffuse des eaux douces de surface et souterraines, et marines.

Complément d'information : La nodulation

La nodulation est un élément clé du processus de fixation de l'azote atmosphérique inerte par les plantes légumineuses. Il s'agit d'un processus au cours duquel s'établit une relation symbiotique entre la plante et des bactéries rhizobium capables de fixer l'azote atmosphérique, et qui l'échangent à la plante contre du carbone. Lorsque la plante meurt, l'azote est libéré dans le sol sous forme organique, utilisable par les plantes cultivées. C'est la teneur en azote des sols qui nécessite une rotation des cultures dans les parcelles de champ cultivées.

Sources : - Biotechnology and Biological Sciences Research Council, News, 28/06/06, http://www.bbsrc.ac.uk
- Nature, 29/06/06, Vol.441, pp1149-52,
http://www.nature.com
Rédacteur : Dr Claire Mouchot

Mentions légales : Cette information est un extrait du BE Royaume-Uni numéro 69 du 8/09/2006
rédigé par l'Ambassade de France au Royaume-Uni. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

 

18/9   Une initiative pour " neutraliser " les émissions de CO2
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39009.htm

La compagnie britannique BP a lancé une initiative pour neutraliser les émissions de CO2 créées par les transports routiers au Royaume-Uni.
Les transports routiers représentent environ 22% des émissions de dioxyde de carbone britanniques. Le projet permet aux conducteurs de réduire l'impact de leurs émissions en finançant des projets environnementaux (carbon offsetting).
Le site Internet targetneutral (http://www.targetneutral.com) permet aux chauffeurs de calculer le coût de leurs émissions de CO2 et de les payer. Une voiture moyenne parcourt en moyenne et annuellement 16 090 km (10.000 miles) et émet environ 4 tonnes de CO2, quantité suffisante pour gonfler un ballon de montgolfière. Le coût pour neutraliser ces émissions grâce à cette initiative targetneutral est d'environ 20 livres (environ 30 euros ) par an.
L'argent obtenu par ce biais financera des projets de réduction émissions en utilisant des énergies renouvelables et alternatives. Quatre projets sont actuellement en cours en Inde :
- une centrale électriquea Bihar à la biomasse composée de déchets de l'agriculture ou/et cultivée localement ; cette centrale pourrait réduire les émissions de CO2 de 4.800 tonnes par an, neutralisant les émissions de 1 200 voitures au Royaume-Uni ;
- des chaudières à la biomasse pour une usine de produits chimiques a Himachal Pradesh, en remplaçant les anciens brûleurs : l'économie de dioxyde de carbone serait de 3.150 tonnes par an, équivalent à 787 voitures au Royaume-Uni ; un projet similaire est aussi en cours a Maharashtra, se débarrassant de 4.783 tonnes de carbone, soit de 1.200 voitures ;
- un parc éolien à Kranataka, évitant l'émission de 1.260 tonnes de CO2 par an; il neutralise au niveau du carbone 315 voitures britanniques.

D'autres projets sont en prévision en Amérique du Sud, Amérique centrale, Asie et Afrique. Au fur et à mesure du développement de targetneutral, de plus en plus de projets seront implantés.
L'initiative ne se limite pas uniquement à neutraliser par carbon offsetting les émissions provenant des voitures, des conseils pratiques sont donnés pour réduire ses propres émissions journalières. Le remplacement de certaines parties du véhicule (pneus,...), permettant d'être moins polluant, est également présente.
Cette initiative suit les procédures créées par l'United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC, Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques) pour les projets de réduction des émissions de dioxyde de carbone dans le cadre du protocole de Kyoto.

Sources : - The Engineer, press release, 23/08/06
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/CqKes
- targetneutral,
http://www.targetneutral.com/TONIC/index.jsp
Redacteur : Mathieu Daoudi

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 17/9   Le DTI finance un projet de "prise de courant" sous-marine
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39008.htm

Le Department of Trade and Industry (DTI, ministère du Commerce et de l'Industrie) vient d'offrir 4,5 millions de livres (environ 6,7 millions d'euros) pour le projet Wave Hub, qui permettra la création du premier projet de parc houlomoteur britannique (voir l'article "2005 une excellente année pour les énergies renouvelables" des Actualités scientifiques au Royaume-Uni de janvier 2006, p.39).
Le projet Wave Hub consiste en une énorme "prise de courant" sous-marine qui récupère l'électricité produite par les convertisseurs d'énergie houlomotrice (énergie des vagues) et la transmet ensuite au réseau national.
Le Wave Hub sera situe a 16 km de la cote nord de la Cornouaille sur les fonds marins. La capacité du parc de démonstration complet pourrait être de 20 MW, ce qui représente 7.500 foyers, soit 3% des besoins en électricité de la Cornouaille.
Le coût total de projet est de 20 millions de livres (environ 30 millions d'euros). Ce projet est principalement soutenu par la South West of England Regional Development Agency (SW RDA, Agence régionale de développement du sud-ouest de l'Angleterre). La consultation pour la construction du Wave Hub sera close le 1er septembre 2006 et la décision est attendue pour la fin 2006. En cas de réponse positive, le Wave Hub pourrait être opérationnel en 2008.

Sources : - DTI, press release, 21/08/06, www.dti.gov.uk/pressroom/news/page33245.html 
- Wave Hub,
http://www.wavehub.co.uk
Redactor : Mathieu Daoudi

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16/9   Du nouveau dans la production d'hydrogène
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39005.htm

La compagnie britannique Intelligent Energy (IE), en partenariat avec la compagnie sud-africaine Sasol, a développé un systàme de production d'hydrogène à partir de carburant synthétique. Cet hydrogène peut ensuite être utilisé dans une pile à combustible pour produire de l'électricité et de la chaleur.
La compagnie Sasol est spécialisée dans la production de carburant synthétique (gaz de pétrole ou gaz de charbon liquéfiés) à l'aide du procédé Fischer-Tropsch. Ce dernier consiste en une réaction chimique catalysée entre du monoxyde de carbone et de l'hydrogène, provenant généralement du charbon, pour former un combustible synthétique liquide qui est ensuite raffiné.
Le procédé, appelé Hestia, inverse la réaction précédente transformant le combustible hydrocarboné en ses constituants carbonés et l'hydrogène.L'hydrogène produit est ensuite purifié par un système d'adsorption modulée en pression (système de séparation des gaz utilisant des variations de pression ou PSA) avant d'alimenter une pile à combustible.
Le système fonctionne actuellement avec le carburant synthétique produit par Sasol, mais devrait fonctionner avec d'autres types de carburants, élargissant ainsi le champ d'application. Le transport du combustible sous forme de liquide est plus pratique que sous forme de gaz comprimé. Le système stationnaire de piles à combustible développé par IE a une capacité électrique de 10 kW. La technologie Hestia pourrait aussi être utilisée pour le secteur du transport, par exemple dans des stations services pour alimenter des véhicules fonctionnant à l'hydrogène.

Une unité de démonstration est actuellement opérationnelle sur le bâtiment de IE de Long Beach en Californie et le système devrait être commercialisé aux Etats-Unis d'ici quelques années. Par ailleurs, la compagnie travaille actuellement avec des compagnies gazières en Afrique du Sud et en Norvège, et est en pourparlers avec les principales compagnies britanniques.

Sources : - The Engineer, press release, 04/07/06,
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/PQj0R
- IE, press release, 19/06/06,
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/cy5Bi
Redactor : Mathieu Daoudi

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15/9   Des petites bioraffineries multi-tâches
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39004.htm

Un consortium d'universités britanniques, soutenu par la jeune pousse Intensified Technologies Incorporated (ITI) issue de l'Université de Newcastle, effectue des recherches sur des petites raffineries qui pourraient convertir de la biomasse cultivée localement en combustible, électricité, chaleur et produits chimiques à l'échelle locale.
La méthode pour parvenir à ces nombreuses conversions est de renforcer et d'intégrer différents procédés concentrés les uns après les autres à petite échelle (Process Intensification and Miniaturisation, PIM). Les trois procédés considérés sont : une première conversion de la biomasse en produit chimique à haute valeur, suivie d'une conversion des résidus de la biomasse en bioethanol par fermentation, puis gazéification des restes du procédé précédent en gaz de synthèse, qui doit être purifié et dont la composition doit être contrôlée.
L'équipe de chercheurs utilise des matériaux micro ou nanoporeux, polymères, métaux et céramiques. Ces matériaux poreux peuvent aujourd'hui être créés en quelques secondes à l'aide de micro-ondes contre plusieurs jours dans le passé. Le rôle de ces matériaux poreux est de développer la culture et l'efficacité des bactéries : en fonction de la taille des pores, le stress physiologique de la bactérie peut être contrôlé modifiant ainsi son comportement. Sa productivité peut être multipliée par 20 ou 30.
Un type de bactérie ainsi développé sur polymère poreux, permettra d'accélérer la croissance de la biomasse, la rendant cultivable sur des surfaces marginales ou sèches. La quantité de biomasse sera alors augmentée, offrant un apport plus constant, prévisible pour les petites raffineries.
D'autres sources de biomasse peuvent être utilisées comme les déchets municipaux solides, les boues issues des stations d'épuration et les résidus de l'agriculture. Ces autres matières premières seraient directement converties en bioethanol et en syngaz.
Des métaux avec des pores continus d'une taille de 100 à moins de 10 micromètres de diamètre devraient être utilisés en tant que catalyseurs dans la bioraffinerie pour la production de produits chimiques. Des céramiques poreuses sont actuellement en développement pour renforcer les procédés dans la raffinerie.
Le syngaz obtenu à la fin du procédé peut être séparé en ses constituants : dihydrogène, monoxyde de carbone, méthane et dioxyde carbone pour former d'autres molécules plus grandes telles l'ammoniaque, l'éthanol et le méthanol. La conversion du syngaz en produits chimiques nécessite des réactions catalytiques et un "nettoyage" du syngaz, plus facile à haute température. Par ailleurs, le syngaz peut directement être utilisé comme combustible pour un moteur à combustion ou pour une pile à combustible pour produire de l'électricité. Ces opérations nécessitent aussi de hautes températures pour fonctionner plus efficacement. Les chercheurs étudient donc les propriétés de catalyseurs métalliques qui fonctionnent jusqu'à 1.600 .C.

Sources : - The Engineer, press release, 17/07/06,
http://www.theengineer.co.uk/Articles/295360/Growth%20industry.htm
- Université de Newcastle, http://www.ncl.ac.uk/pim/main.htm
Rédacteur : Mathieu Daoudi

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14/9   Une hydrolienne pour les eaux profondes
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39003.htm

La compagnie londonienne TidalStream met au point un nouveau type d'hydrolienne (une turbine sous-marine qui produit de l'électricité à l'aide des courants marins) dont la particularité est de fonctionner en eaux profondes.
L'énergie des courants marins est l'un des secteurs les plus prometteurs en termes de R&D au Royaume-Uni, cependant la plupart des prototypes qui voient le jour sont des appareils opérant en eaux peu profondes. Or 90% des ressources des courants marins sont situées dans des eaux d'au moins 40 m de profondeur. En particulier, le site de Pentland Firth entre le Nord de l'Ecosse et les Orkney Islands (îles Orcades) dont la vitesse du courant marin est de 1,5-2,2 m/s, la plus rapide du Royaume-Uni, à une profondeur est de 60 m.

Dans des conditions aussi extrêmes, il est difficile, voir impossible, d'installer et d'entretenir des convertisseurs d'énergie à l'aide de plongeurs ou de sous-marins. Ainsi TidalStream a mis au point un appareil, le Semi-Submersible Turbine (SST), qui consiste en des turbines montées sur une bouée colonne (bouée tubulaire semi submersible placée verticalement dans la mer), amarrée par ancrage au fond de la mer grâce à un bras pivotant (voir figure). Ce bras pivotant sert lors de l'installation et de la maintenance des turbines. La maintenance s'effectue donc en surface, supprimant la nécessité de travaux sous-marins coûteux et dangereux.

Illustration disponible sur le web a l'url :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39003.htm

Le prototype mis au point pour un SST opérant a Pentland Firth est un appareil composé de 4 turbines de 20 m de diamètre pour une puissance maximale totale de 4 MW. La comparaison de ce système avec une éolienne offshore est la suivante : l'éolienne doit posséder un diamètre de 100 m avec une vitesse du vent de 10 m/s pour avoir une puissance équivalente. De plus la base de l'éolienne, située à 25 m en dessous du niveau de la mer, est plus grande de 25% que celle du SST. TidalStream estime donc que son système sera compétitif avec les éoliennes offshore et onshore. Le coût de l'électricité produite par le SST pourrait atteindre 0,03 livres/kWh (environ 0,044 euros/kWh).
Le système a été validé par des essais qui ont eu lieu dans la Tamise. Le Dr John Armstrong, responsable du design du SST, pense que le système sera opérationnel en 2010.

Pour en savoir plus, contacts :
Pour plus d'information : http://www.tidalstream.co.uk
Sources : - UKWatch, Summer 2006, p.12,
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/cTEo3
- TidalStream, http://www.tidalstream.co.uk
Rédacteur : Mathieu Daoudi

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13/9   De l'hydrogène dans le châssis des voitures
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39001.htm

Le châssis et les structures d'une voiture pourraient à l'avenir servir à stocker de l'hydrogène C'est le défi que va essayer de relever une équipe de chercheurs dirigée par le Professeur Neil McKeown de l'Université de Cardiff et le docteur Peter Budd de Université de Manchester. Ce projet de trois ans est financé par l'Engineering and Physical Sciences Research Council (EPSRC) à hauteur de 115.000 livres (environ 168.000 euros).

La volatilité très élevée du dihydrogène et sa faible densité constituent des problèmes à résoudre pour le développement des technologies de l'hydrogène A l'heure actuelle, le gaz est stocké sous différentes formes :
- en tant que gaz comprimé dans des cuves pressurisées entre 200 et 700 bars;
- comme liquide : le dihydrogène se liquéfie a -253 °C sous pression atmosphérique, cette méthode est plus pratique au niveau encombrement que sous phase gazeuse mais est très chère à cause de l'énergie qu'il faut fournir pour le changement de phase et les nombreux isolants nécessaires pour empêcher l'évaporation ;
- capture par des solides poreux : hydrures métalliques (stockage dans des composés métalliques), adsorption de carbone (stockage en surface sur du charbon actif ou des nanotubes), stockage dans des zéolites ; toutes ces techniques sont au stade de la recherche.

Ce sont ces techniques de stockage dans des polymères poreux qu'étudient les deux chercheurs britanniques. Les polymères organiques n'ont été considérés pour le stockage de l'hydrogène qu' à partir du développement, par le Pr McKeown en 2000, des polymères possédant une microporosité intrinsèque (PIM), polymères rigides avec une structure très microporeuse, présentant donc une surface importante. Ces matériaux sont composés de macromolécules en sous-ensembles annulaires soudés. Le diamètre des pores présents dans le matériau est inférieur à 7 nm et la surface spécifique de ces polymères est de 800 m2/g, soit l'équivalent de 3 courts de tennis (la superficie d'un court de tennis est d'environ 260 m2).
L'hydrogène est ainsi adsorbé physiquement par le PIM, retenu par des forces faibles et non des liaisons covalentes, ce qui le rend facile à extraire une fois capturé. Ces pores adsorbent de l'hydrogène et peuvent ensuite en relâcher 1,4 à 1,7% si le PIM est refroidi à -196 °C par de l'azote liquide et sous une pression de 5 bars.
L'Agence Internationale de l'Energie a fixé comme objectif une adsorption réversible de l'hydrogène à hauteur de 5% pour un système de stockage réaliste. Les performances des autres types de stockage dans des solides poreux ne sont pas supérieures à celui de PIM, les zéolites atteignent 1,5% dans des conditions similaires.
L'intérêt des PIM vient de ce que ces matériaux peuvent être "taillés sur mesure" au cours de leur synthèse chimique. Il est ainsi possible de produire des polymères solubles ou insolubles avec des formes diverses. En optimisant correctement ces techniques il serait possible d'augmenter la quantité d'hydrogène adsorbable.
La compagnie américaine General Motors a aidé les chercheurs de manière informelle en leur fournissant de la bibliographie, des conseils et en effectuant des mesures. Néanmoins le projet est encore trop immature pour attirer des partenaires commerciaux.

Sources : - The Engineer, press release, 19/07/06,
http://www.e4engineering.com/liChannelID/7/Articles/295378/H-trap.htm
- wikipedia,
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dihydrog%C3%A8ne
Rédacteur : Mathieu Daoudi

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12/9   L'énergie éolienne pourrait combler le déficit énergétique imminent

http://cordis.europa.eu/fetch?CALLER=FR_NEWS&ACTION=D&SESSION=&RCN=26294

De nombreuses prévisions concernant l'énergie ont beaucoup surestimé les réserves mondiales de pétrole et de gaz et un écart considérable entre l'offre et la demande pourrait devenir évident d'ici les dix prochaines années. C'est le message fort envoyé par un nouveau rapport publié à Bruxelles cette semaine par le GWEC (Global Wind Energy Council - conseil mondial de l'énergie éolienne) et RES (Renewable Energy Systems Ltd - Systèmes d'énergie renouvelable Ltd).

Selon les auteurs du rapport, intitulé «Plugging the Gap - A survey of world fuel resources and their impact on the development of wind energy» (L'écart se creuse - enquête sur les ressources mondiales en combustibles et leur impact sur le développement de l'énergie éolienne), les prévisions sur l'offre émanant d'organismes tels que l'agence internationale de l'énergie (AIE) sont souvent trop optimistes, donnant ainsi une impression d'abondance et même de réserves croissantes de pétrole, de gaz et de charbon.

«Les données publiques concernant les réserves de pétrole et de gaz sont étonnamment contradictoires, écrivent les auteurs du rapport. En outre, elles ne semblent pas fiables pour des raisons juridiques, commerciales, historiques et parfois politiques.» Des pratiques de reporting différentes et une terminologie prêtant à confusion contribuent également à brouiller les cartes.

Pour obtenir une perspective plus claire des réserves disponibles, le GWEC et RES ont examiné les rapports de forage de chaque puits de pétrole, qui sont conservés dans des bases de données pouvant être utilisées par l'industrie. Nombre de ces données ne sont pas accessibles au public, mais on peut trouver des détails concernant des régions importantes et des totaux mondiaux dans des documents publiés.

Les chercheurs ont fait des constatations inquiétantes; leurs chiffres suggèrent que la production mondiale de pétrole connaîtra un pic dans dix ans environ, puis qu'elle diminuera progressivement, alors que la demande de pétrole continuera à croître. Ils prévoient que d'ici 2030, il y aura un déficit entre l'offre et la demande équivalent à cinq fois la production actuelle de l'Arabie saoudite.

«Le déficit en pétrole est le plus urgent et le plus difficile à combler, parce qu'à ce jour aucune alternative aux combustibles liquides n'a été développée à grande échelle et qu'il ne reste guère de temps pour ce faire, observe les auteurs du rapport. Finalement, le déficit en pétrole sera comblé en combinant la réduction de la demande et l'efficacité des véhicules, les carburants liquides dérivés du charbon, les biocarburants et le gaz naturel.»

En ce qui concerne le gaz, les auteurs du rapport prédisent que la production connaîtra un pic en 2030. Toutefois, la demande augmente tellement vite que d'ici là la demande dépassera largement l'offre. Le déficit énergétique qui en résultera sera comblé en combinant l'efficacité énergétique, la production d'énergie à partir de sources renouvelables, le charbon et l'énergie nucléaire et la production de chaleur à partir de sources renouvelables.

Les réserves de charbon sont plus importantes et les auteurs rapport estiment qu'elles ne seront pas épuisées avant la fin du XXIe siècle. Toutefois, l'impact environnemental de la production d'énergie à partir du charbon est élevé et réduire cet impact est onéreux. En outre, il faudra utiliser une certaine quantité de charbon pour fabriquer des matériaux et des substances tels que les plastiques et les engrais, qui sont traditionnellement dérivés du pétrole.

Globalement, les auteurs du rapport estiment qu'il y aura un déficit évident entre l'offre et la demande de pétrole et de gaz peu après 2010. Ils pensent que l'énergie éolienne fournira une part importante de la solution à ce problème.

«Les sources d'énergie mondiales ne sont pas suffisantes pour soutenir les tendances escomptées de la croissance, affirme Ian Mays, directeur du groupe RES. L'énergie éolienne est tout à fait prête à garder les lumières allumées et à combler le déficit. Les technologies d'énergie éolienne fonctionnent parfaitement dans le monde entier et, avec des dispositions politiques prévoyantes et appropriées, il y a assez de ressources pour déployer l'énergie éolienne à grande échelle.»

«Le GWEC estime qu'une capacité éolienne de plus de 1 000 GW (gigawatts) pourrait être installée d'ici 2020, si des changements politiques significatifs sont mis en oeuvre, a ajouté Arthouros Zervos, président du GWEC. Ce potentiel est techniquement réalisable, mais il exigera le développement permanent de politiques visant à favoriser une intégration plus substantielle de l'énergie éolienne à la combinaison des diverses sources d'énergie.»

Le secteur de l'énergie renouvelable s'est beaucoup battu pour que les deux tiers du budget de la recherche sur l'énergie non nucléaire alloué au titre du septième programme-cadre (7e PC) soient affectés à la recherche sur les sources d'énergie renouvelables. Bien que le Parlement européen ait déposé des amendements à cet effet lors du vote sur le 7e PC en juin, la Commission européenne est ensuite revenue sur la décision dans sa proposition amendée.

Le rapport peut être téléchargé sur le site:

http://www.gwec.net/

http://www.res-group.com/

 

11/9   Belgique: Les assurances Dexia craquent pour le voltaïque

http://www.alterbusinessnews.be/fr/les-assurances-dexia-craquent-pour-le-voltaique-va14848.html

Dexia Insurance Belgium (DIB) a inauguré la plus grande installation de panneaux solaires de Belgique.
• 458 m2 de panneaux solaires recouvrent le toit d’un bâtiment de DIB à Meise.
• La structure garantit un apport annuel en électricité de 42.800 kWh.

La croissance du « solaire » se confirme d’année en année en Europe. Mais la Belgique est encore à la traîne avec une 14ème place européenne peu enviable en termes de capacité photovoltaïque. La récente initiative prise par Dexia Insurance Belgium (DIB) devrait lui permettre de grignoter son retard en la matière. La compagnie d'assurances vient effectivement d’inaugurer la plus grande installation de panneaux solaires de notre pays.

« Le fait qu’une grande institution financière décide d’investir en énergie solaire montre que l’énergie durable bénéficie non seulement à l’environnement, mais également au portefeuille » a déclaré la secrétaire d’Etat Els Van Weert au Développement durable lors de l’inauguration.

Les 458 m2 de cellules photovoltaïques qui viennent d’être mises en service sont recouverts par 30 panneaux photovoltaïques situés sur le toit d’un entrepôt de Dexia Insurance Belgium à Meise. La puissance installée atteint 60.000 Wp (puissance maximale par ensoleillement idéal). Elle garantit un apport annuel en électricité de 42.800 kWh, ce qui correspond à la consommation annuelle de 12 familles moyennes belges.

L’installation a été réalisée par la société IZEN Solar Systems, spécialiste belge de systèmes d’énergie renouvelable, sous le contrôle indépendant du bureau d’ingénieurs 3E. Le placement a été réalisé par une équipe de 4 monteurs et a été exécuté en 8 jours.

« Cet investissement de Dexia Insurance Belgium montre qu’investir en énergie durable se justifie financièrement. On entend souvent avancer la critique que l’énergie renouvelable est certes profitable à l’environnement, mais qu’elle coûte trop cher. Cet investissement montre que l’énergie solaire n’est pas le fait de quelques idéalistes. Nul ne doute que Dexia Insurance Belgium sache calculer! » poursuit la secrétaire d’Etat Van Weert.

Cette initiative cumule les avantages. D’une part, l’électricité produite est générée gratuitement mais elle donne droit par ailleurs à des certificats verts qui, pendant 20 ans, contribueront à la rentabilité supplémentaire de l’investissement. Le certificat vert est un soutien aux énergies économisant la production de CO2 instauré en Belgique dans le cadre des objectifs de Kyoto. Un petit pas vient d’être réalisé en ce sens.

Plus d'infos :
APERe : association pour la promotion des énergies renouvelables
Région wallonne : les quotas de certificats verts favorisent les nouvelles installations
Cwape : marché des certificats verts

 

10/9   France: à St-Pierre-sur-Dives, le ramassage scolaire se fait à cheval

http://permanent.nouvelobs.com/societe/20060904.FAP9685.html?1346  

SAINT-PIERRE-SUR-DIVES, Calvados (AP) -- Depuis lundi matin, c'est une voiture hippomobile tirée par une jument percheronne qui officie pour le transport scolaire des enfants de Saint-Pierre-sur-Dives (Calvados).

En ce jour de rentrée, une dizaine d'enfants, âgés de trois à six ans, ont pu emprunter ce mode de transport original que la commune a baptisé "transport scolaire par véhicule hippomobile".

C'est Polla, une jument percheronne, qui désormais conduira les petits écoliers du centre bourg à l'école du "Pot d'Etain", à raison de deux rotations chaque matin.

"Le cheval municipal est ancré dans notre commune depuis 1993 mais était jusqu'alors dédié au ramassage d'une partie des ordures", explique Hervé Lucas, le premier adjoint au maire. "Le ramassage scolaire en véhicule hippomobile est donc logique en milieu rural mais surtout écologique".

Par souci d'économie d'énergie, la municipalité de Saint-Pierre-sur-Dives a décidé de remplacer une partie des bus scolaires par cet attelage qui, à pas de cheval, met un peu plus de vingt minutes pour amener les enfants à l'école, "et ce, hiver comme été", précise l'adjoint au maire.

Nolan, Mélanie, Alice, Killian, Mégane et Logan ont été lundi matin les premiers utilisateurs de ce mode de transport plutôt original. "C'est chouette mais ça remue un peu", a lancé l'un d'eux

 

9/9   Allemagne : CreaSolv est un nouveau procédé de recyclage des déchets électriques particulièrement performant
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38794.htm

La société Fraunhofer a développé un procédé particulièrement performant qui permet de recycler 95% des déchets électriques. Dans le cadre d'une comparaison internationale menée par l'organisation britannique WRAP (Programme d'action pour les déchets et les ressources), ce procédé a été considéré comme étant le meilleur aujourd'hui, tant d'un point de vue économique qu'écologique. Ce procédé, baptisé CreaSolv, a été développé par l'institut Fraunhofer IVI de génie des procédés et de l'emballage.
Les déchets électriques sont difficiles à recycler car ils sont composés de divers plastiques et renferment des matériaux toxiques comme les métaux lourds et les retardateurs de flammes bromes. Le procédé CreaSolv permet pour la première fois de recycler certains des matériaux les plus toxiques, ce qui permet d'atteindre un taux de recyclage global de 95%.

Dans un premier temps, les appareils électriques sont pulvérisés dans un immense broyeur.
Ensuite les métaux et platines sont retirés. Il reste alors un composé de plastiques, fibres, bois et mousses. Ce résidu est ensuite dissout à l'aide d'un solvant écologique qui permet d'extraire les composés polymères récupérables. Il ne reste enfin que les composés toxiques qui peuvent en partie être réutilisés par l'industrie chimique.
En Allemagne, les déchets électriques (ordinateurs, téléphones portables, téléviseurs,...) représentent chaque année deux millions de tonnes. Un cinquième de ces déchets (400 000 tonnes) sont des matières plastiques dont seulement 5 000 tonnes pouvaient jusqu'a présent être recyclées. La directive européenne DEEE relative aux déchets d'équipements électriques et électroniques a pour objectif d'atteindre un taux de recyclage d'au moins 75%. Dans ce contexte, le procédé extrêmement performant développé par Fraunhofer est bien supérieur à la norme.

Pour en savoir plus, contacts :
- Karin Agulla, Fraunhofer IVV - tel : +49 81 61 49 11 20 – email:  karin.agulla@ivv.fraunhofer.de
- Dr. Andreas Maurer, Fraunhofer IVV - tel : +49 81 61 49 13 30 - email :
andreas.maeurer@ivv.fraunhofer.de.
- http://www.ivv.faunhofer.de
Sources : Depeche idw, communique de la société Fraunhofer - 18/08/2006
Rédacteur : Dimitri Pescia, dimitri.pescia@diplomatie.gouv.fr

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8/9   Un nouveau procédé de transformation de la biomasse
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38717.htm

A Potsdam Golm, des chercheurs de l'institut Max-Planck de recherche sur les colloïdes et les surfaces a développé un procédé de transformation de la biomasse pour produire de l'énergie. Ce procédé transforme la biomasse telle que la paille, le bois humide ou les feuillages d'après le processus naturel de décomposition qui transforme les produits biologiques en charbon, gaz naturel ou pétrole.

Le procédé chimique de cette transformation en énergie fossile n'avait jamais vraiment été détaillé. L'équipe du professeur Antonietti l'a fait et s'en est inspiré pour transformer de la paille en charbon. La nouveauté du procédé réside dans le fait qu'il n'est pas nécessaire de sécher préalablement la biomasse et que le procédé ne libère pas de CO2, gaz responsable de l'effet de serre, comme c'est le cas par exemple lors de la transformation bactérienne de la biomasse. Ce procédé chimique de "carbonisation hydrothermale" transforme les sucres de la biomasse en charbon grâce à des catalyseurs de réaction, avec libération d'eau, sous des conditions de haute température et de haute pression.

Pour en savoir plus, contacts :
Prof. Dr. Markus Antonietti - Max-Planck Institut fur Kolloid- und
Grenzflachenforschung, Am Muhlenberg 1, 14476 Potsdam Golm - tel : +49 331 567 95 01, fax : +49 331 567 95 02 - email : pape@mpikg.mpg.de
Sources : Tagesspiegel - 11/08/2006
Rédacteur : Sophie Fourmond, sophie.fourmond@diplomatie.gouv.fr

Mentions légales: Cette information est un extrait du BE Allemagne numéro 300 du  30/08/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

  7/9   L'Institut Max Planck développé un programme d'économie d'énergie pour la ville de Vienne
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38784.htm

Le groupe "Energie et Systèmes" de l'institut Max Planck IPP de Garching a développé un programme d'amélioration de l'efficacité énergétique de la ville de Vienne. Ce programme devrait permettre de diminuer la consommation énergétique annuelle de la ville de 180 GWh, ce qui correspond a l'énergie de chauffage annuelle dépensée par 30.000 habitants. D'ici 2015, ce sont donc 1800 GWh qui pourraient être économisés, dont 900 GWh dans le seul secteur résidentiel. D'ici 2015, ce programme permettrait ainsi de freiner l'augmentation de la consommation énergétique de la ville de 12 a 7%. Afin de développer ce programme, le groupe de chercheurs allemands a conçu un modèle de la ville qui permet de prévoir les évolutions de la consommation énergétique. Ce modèle a été mis en oeuvre sur ordinateur avec l'aide de l'entreprise IRM AG.

Pour en savoir plus, contacts :
http://www.ipp.mpg.de
Sources : Depeche idw, communique de l'institut Max Planck de physique des plasmas - 22/08/2006
Rédacteur : Dimitri Pescia, dimitri.pescia@diplomatie.gouv.fr

Mentions légales: Cette information est un extrait du BE Allemagne numéro 300 du 30/08/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

6/9   Allemagne : Le gouvernement impose des quotas de biocarburants dans l'essence et le diesel
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38786.htm

A partir de l'an prochain, chaque litre de diesel ou d'essence vendu en Allemagne devra obligatoirement contenir un taux minimal de biocarburants. Ainsi en a décidé le gouvernement cette semaine en adoptant un projet de loi qui fixe un quota global de 6% à l'horizon 2010. La nouvelle réglementation devrait contribuer à réduire les émissions de CO2, et représente aux yeux du gouvernement "un pas important pour se détourner du pétrole" tout en ameliorant la sécurité de l'approvisionnement en carburant. Le quota de biocarburants (purs) diffère pour l'essence et le diesel. Il atteindra des 2007 4,4% pour le diesel et 2% pour l'essence (3% en 2010). Le quota global (diesel + essence) passera a 5,7% en 2009, puis à 6% en 2010.
Des sanctions sont prévues pour éviter que les entreprises du secteur pétrolier qui jouent le jeu ne soient moins bien loties que celles qui voudraient tricher.
L'imposition de quotas de biocarburants dans les carburants traditionnels transforme le mode de soutien à ces énergies propres. Jusqu'ici, celui-ci avait essentiellement reposé sur des avantages fiscaux, rendant les biocarburants moins chers que les carburants classiques malgré un coût de production plus élevé. Mais le gouvernement allemand entend faire le ménage dans les subventions et les avantages fiscaux pour consolider les finances publiques. Dans ce contexte, la création de quotas octroie en quelque sorte aux producteurs de biocarburants une garantie de débouchés qui se substitue aux efforts fiscaux. Pour le consommateur, toutefois, la mesure devrait se traduire par une légère augmentation des prix à la pompe.
Le secteur des biocarburants est actuellement en pleine croissance en Allemagne. Il profite d'efforts redoublés décidés par le gouvernement en matière de recherche et de développement. L'enjeu est désormais de développer les biocarburants de deuxième génération (synthétiques). Le projet de loi prévoit de les soutenir fiscalement jusqu'en 2015.

Pour en savoir plus, contacts :
http://www.bundesregierung.de
Sources : "Nouvelles d'Allemagne", Centre d'Information et de Documentation de l'Ambassade d'Allemagne a Paris - 25/08/2006
Rédacteur : Anne-Claire Geffrier, anne-claire.geffrier@diplomatie.gouv.fr

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(BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

5/9   Réduction de la longévité des déchets radioactifs
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38692.htm

Les articles parus dans "News" de l'institut de physique de Londres et "Physics World" d'août 2006 soulignent que des chercheurs de l'université de la Ruhr à Bochum ont trouvé une procédure permettant de réduire la longévité des déchets radioactifs des réacteurs nucléaires. La période radioactive des émetteurs alpha émis lors de la désintégration des noyaux d'hélium pourrait être raccourcie à quelques dizaines d'années en les confinant dans du métal et en les refroidissant de quelques kelvins. Le professeur Dr. Claus Rolfs, directeur du groupe de l'université de la Ruhr à Bochum, ajoute que cette méthode permettra de supprimer les déchets nucléaires pour les prochaines générations. Il ne sera plus nécessaire de les enterrer.

Pour en savoir plus, contacts :
- http://www.heise.de/newsticker/meldung/76255
- http://www.physicsweb.org/articles/news/10/7/13/1
Sources : Dépêche idw, communiqué de presse de la Fachhochschule de Bielefeld - 07/08/2006
Rédacteur : Marina Pajak, marina.pajak@diplomatie.gouv.fr

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4/9   Antarctique : une meilleure coordination du tourisme et de la recherche pour la protection de l'environnement
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38690.htm

La région de Fildes, au sud-ouest de l'île du Roi George (a environ 1.000 km de la Terre de Feu) pourrait bientôt devenir une "Antarctic specially managed area" (ou zone gérée spéciale en Antarctique). Cette proposition a été soumise avec succès par l'Allemagne lors de la 29eme conférence des pays signataires du Traite de l'Antarctique a Edimbourg en juin 2006.
L'Allemagne a obtenu qu'a partir de septembre 2006, un groupe de travail international sous direction germano-chilienne étudie la question du changement de statut de la région de Fildes en zone gérée spéciale en Antarctique.
Jusqu'a présent, il n'existe que trois régions de ce type en Antarctique. Ce changement de statut permettrait d'obtenir une meilleure coordination du tourisme et de la recherche dans cette région particulièrement fréquentée afin de préserver intact son environnement unique. Dans le passe, le manque de coordination des activités touristique et scientifique a conduit a de très importants dommages de l'environnement comme la perte des lieux de reproduction de différentes espèces d'oiseaux marins ou la création de décharges.

Pour en savoir plus, contacts :
- http://www.umweltbundesamt.de/antarktis
- Martin Ittershagen - Service de presse de l'office fédéral pour l'environnement, Postfach 1406, D06813 Dessau - tel : +49 340 21 03 2122 - email : pressestelle@uba.de
Sources : Communique de presse de l'office fédéral pour l'environnement (UBA) - 04/08/2006
Rédacteur : David Boucard, david.boucard@diplomatie.gouv.fr

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3/9      DHL et Deutsche Telekom proposent des produits écologiques
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38689.htm

Avec un service d'envoi de colis et une carte de téléphone tous deux ayant un bilan écologique nul, le transporteur DHL et l'opérateur Deutsche Telekom montrent leur engagement a réduire leurs émissions de CO2.
Depuis août 2006, DHL, filiale du groupe Deutsche Post World Net AG (DP AG), propose aux particuliers un service d'envoi de colis dont le bilan est neutre pour l'environnement. Pour chaque colis du label "Pluspackchen GoGreen" vendu au prix de 5,99 euros, 10 centimes d'euros seront investis dans des initiatives de protection de l'environnement dans le monde entier.
DP AG assure que les émissions de CO2 dues au transport des colis seront compensées par des projets interne ou en externe a l'entreprise pour la protection de l'environnement. Sont d'ores et déjà prévus des investissements pour le reboisement de la foret tropicale et pour le développement de l'énergie solaire au Sri Lanka et en Inde. Ce service n'est qu'une part de l'initiative "GoGreen" grâce a laquelle la Deutsche Post met en place sa politique de réduction des émissions de CO2, annoncée des la mi-juillet a l'occasion de son adhésion au Pacte Mondial des Nations Unies.
Depuis la mi-juin 2006, opérateur Deutsche Telekom propose des cartes de téléphone ayant un bilan nul pour l'environnement. opérateur estime que la fabrication des cartes et les communications téléphoniques correspondantes produisent environ 100 tonnes de dioxyde de carbone. Pour rendre ce produit neutre d'un point de vue écologique, Deutsche Telekom a acheté des quotas émissions de CO2 dont le montant sera reverse a deux projets sud-africains
de protection de l'environnement.
Pour en savoir plus, contacts :

- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/gtVz0
- http://www.dpwn.de/dpwn?lang=de_DE&xmlFile=2006836
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/qpHqv
Sources : - Communiques de presse de la Deutsche Post AG - 11/07/2006,
24/07/2006
- Communique de presse de Deutsche Telekom - 13/06/2006
Rédacteur : David Boucard, david.boucard@diplomatie.gouv.fr

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2/9   RTE entre énergies fossiles et énergies renouvelables

http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=102060

Pour palier la faiblesse de l’approvisionnement électrique de la Bretagne, RTE a lancé un appel d’offres pour la construction d’une centrale électrique de 120 MW près de Saint-Brieuc. Une jeune PME, Electricité de Marseille, propose une solution originale : une station électrique solaire, couplée à une centrale biomasse. Un projet audacieux, qui offre une alternative aux énergies fossiles habituellement sollicitées dans ce type d’installation.

La Bretagne est l’une des régions françaises dont l’alimentation électrique s’avère particulièrement fragile. Elle produit peu, environ 5% de sa couverture énergétique, et connaît une croissance annuelle de sa consommation de 2,5%, contre une moyenne de 1,7% en France. Véritable "péninsule électrique", son approvisionnement est assuré par l’importation d’électricité d’autres régions via le réseau public de transport de l’électricité. RTE, gestionnaire du réseau de transport d'électricité français, a donc lancé le 16 février 2006 un appel d’offres pour la construction d’une installation de production d’au minimum 80 MW dans la région de Saint-Brieuc.

Parmi les candidats, Electricité de Marseille (EDM) propose une station électrique solaire hybride biomasse de 120 MW. Un projet original, composé de deux installations différentes fonctionnant simultanément ou individuellement, selon les besoins en électricité sollicités par RTE. La station électrique solaire (SES) repose sur une technologie de stockage d’air comprimé CAES (Compressed Air Energy Storage). Plusieurs sphères en matériaux composites d’un volume de 4850 m3 stockent de l’air comprimé à 120 bar par un compresseur électrique. Des panneaux solaires thermiques, d’une surface de 10 000 m2, produisent de l’eau chaude utilisée pour augmenter jusqu’à 600 bar la pression de l’air stocké, offrant ainsi un gain de 40%. Lors des pics de consommation électrique, l’air comprimé est "relâché", et entraîne une turbine, capable de produire 40 MW d’électricité, été comme hiver.

"11 brevets, dont deux européens"

L’unité dénommée "Hybride biomasse" consiste en une chaudière NordFab, alimentée par du colza, du bois et de la paille, et reliée à une turbine à vapeur fournissant 80 MW cinq mois par an. Les combustibles, en quantité impressionnante (23 000 t de colza, 18 000 t de bois et 15 000 t de paille) proviendront d’exploitations agricoles du secteur de Plaine-Haute, commune des Côtes d'Armor.

"Nous possédons 11 brevets, dont deux européens, qui nous permettent de mettre en œuvre ces technologies innovantes, déclare Pierre Bénaros, dirigeant d’EDM. Le principe de notre installation hybride biomasse existe depuis les années 1990 à Nakskov et Rudkobing au Danemark, et à Luban en Pologne. L’utilisation de la biomasse en co-génération participe aux objectifs de 21% d’énergie renouvelable en 2010 fixés par la directive européenne, soutient l’agriculture, et revient moins cher que les combustibles fossiles (gaz et fioul)." Selon lui, le procédé réduit significativement l’impact sur l’environnement, en évitant des émissions annuelles de 48 000 tonnes de dioxyde de carbone (CO2), 64 tonnes d’oxydes d’azote (Nox), et 62 tonnes de dioxyde de souffre (SO2).

Le prix d’une telle installation reste évidemment secret, même si EDM a tout intérêt à communiquer largement sur l’originalité de sa proposition afin de se démarquer des autres concurrents. Combien sont-ils en tout ? RTE se refuse d’en divulguer le nombre, ni le contenu de leur dossier. La candidature d’EDM semble cependant particulièrement audacieuse : Interrogé au printemps, Jean-Paul Goussard, directeur régional de RTE,  affirmait que l’appel d’offres visait une "centrale fonctionnant au fuel ou au gaz", et n’imaginait pas la construction d’une centrale faisant appel aux énergies renouvelables.

Répondre à une sollicitation en 14 minutes


Le cahier des charges de RTE autorise toutefois tout type de projet. Il fixe seulement les prescriptions techniques auxquelles doivent satisfaire les installations en vue de leur raccordement au réseau public de transport de l'électricité. Notamment la capacité à répondre à une sollicitation de RTE en 14 minutes. "Nous pouvons réagir en moins de cinq minutes," assure Pierre Bénaros.

Au cas où RTE ne retiendrait pas son offre, EDM envisage quand même "d’implanter une SES électrique solaire d’air comprimé de 40 MW, éventuellement combinée à de la biomasse, qui permettra de fournir 40 MW pendant cinq heures par jour, soit 200 MWh par jour toute l’année." La société a, d’ailleurs, déjà signé un compromis de vente pour un terrain de 10,8 hectares (ses infrastructures nécessitent une surface minimale de 7 hectares), à proximité d’une ligne de 400 000 volts. La construction devrait débuter fin 2007, pour une mise en service au début du premier trimestre 2009.

D’après l’opérateur, l’exploitation de la SES nécessitera la création de six postes de techniciens et d’un poste de responsable d’équipe, et offrira à la commune de Plaine-Haute une taxe professionnelle de 300 000 € par an. "Nous livrons les usines clés en main," souligne Pierre Bénaros, qui annonce également l’installation d’une SES dans les Alpes-Maritimes, dotée d’un moteur "hydrosphère" de 15 MW. Les pales de cette turbine tournent dans de l’eau grâce à l’injection d’air sous pression et à la force d’Archimède. Une démonstration du prototype a été dévoilée à la presse, le 7 juillet dernier, à Sophia-Antipolis, où est installée EDM. La jeune société est cependant bien consciente que la meilleure campagne de communication serait, pour elle, de remporter l’appel d’offres de RTE.

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EDM s’est inspirée, pour sa centrale biomasse, des exemples de Nakskov et Rudkobing au Danemark. Dans ce pays, les quantités de paille produites s’élèvent à plus de 6 millions de tonnes, dont 1 million est directement utilisé pour la production d’énergie. En 1997, 7 centrales en cogénération étaient alimentées par de la paille. A Nakskov, ville de 16 000 habitants, la paille a été choisie pour alimenter le réseau municipal de chauffage urbain. Elle fournit 14 des 44 MW du réseau, et couvre les besoins de base. Les combustibles fossiles ne servent que pour répondre aux périodes de forte demande. La dernière chaufferie à paille, mise en service en 1996, a coûté environ 3,4 millions d’euros. A Rudkobing, la paille alimente une installation de cogénération, destinée à produire de la chaleur et de l’électricité, et fonctionnant 24 h/24. Selon une étude de Marguerite Whitwham, publiée en 1999 dans les Cahiers du club d’ingénierie prospective énergie et environnement  (CLIP), "la combustion de paille tout comme celle de bois est neutre en termes d’émissions de CO2, y compris en intégrant le transport de paille".

http://edm13.com/index.htm

 

1/9   Electrawinds investit dans sa seconde centrale électrique par biomasse.

Electrawinds, qui fait fleurir ses éoliennes un peu partout en Wallonie comme en Flandre, a inauguré ce mardi à Mouscron sa seconde centrale de production d'électricité par biomasse.

Sa première est déjà fonctionnelle. Elle produit 12,8 MW à Ostende. Celle de Mouscron représente un investissement de 18 millions d'euros et fournira de l'électricité verte à quelque 44.000 ménages de la région, soit une production de 17,6 MW.

De l'huile de friture comme carburant

Originalité des installations de Mouscron: elles consommeront essentiellement des déchets à savoir des huiles végétales de… friture qui seront récoltées un peu partout dans le pays et en Europe. D'autres … huiles de circonstance ont d'ailleurs fait le déplacement pour saluer l'événement: le ministre André Antoine, en charge de l'énergie, qui organise le soutien aux sources renouvelables de production d'électricité par certificats verts interposés, ainsi que le bourgmestre de Mouscron, Jean-Pierre Detremmerie.

La production n'a pas encore démarré: les travaux n'ont débuté qu'en mai dernier et le principal moteur de production n'est arrivé d'Allemagne que dans la nuit. Mais ce n'est plus guère qu'une question de semaines; elle donnera droit en régime de croisière à quelque 120 à 130.000 certificats verts par an, soit un soutien de 11 à 12 millions d'euros à charge des consommateurs d'électricité qui, via prélèvement automatique sur la production classique, financent finalement l'électricité verte au prorata de la consommation de chacun.

En l'occurrence, ce sont 100.000 tonnes de CO2 qui sont ainsi épargnées.

Même si les huiles de Mouscron pourront être pré-traitées dans des installations similaires d'Electrawinds à Ostende, la production est uniquement destinée à la région de Mouscron. Et pour répondre pleinement aux critères de production par biomasse, les installations ne pourront accepter que des combustibles renouvelables, à savoir des matières vivantes ou d'origine vivante.

Troisième position

Les installations de Mouscron (17,6 MW) seront ainsi les troisièmes par ordre d'importance après celles des Awirs (80MW) à Flémalle, où Electrabel a reconverti aux granulés de bois une ancienne centrale à charbon, et celles de Burgo Ardennes à Virton (30MW) où le papetier valorise notamment ses propres déchets en production conjointe de chaleur et d'électricité.

L'investissement d'Electrawinds à Mouscron intervient avec le soutien de la Région wallonne et l'appui des banques Dexia et KBC. L'investisseur, la famille Desender, qui opérait jusqu'ici dans l'automobile (garage VW-Audi), s'est radicalement reconverti dans la production d'énergie verte au début des années 2000: outre sa centrale biomasse d'Ostende, c'est dans le nucléaire qu'il s'est surtout spécialisé; ildispose de six parcs à éoliennes: le plus important du pays à Bruges, le plus récent étant le trio d'éoliennes qui viennent d'éclore à Perwez le long de la E 411. Une dizaine de projets sont en outre à l'étude à Héron et Vaux-sur-Sûre, mais aussi en France, en Pologne, en Toscane et en Hongrie.

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Voir aussi :

http://www.topconstruct.be/ontop/default.asp?srt=bouw&home=&isectionid=1029&iarticleid=34998&language=N

Extrait :

Electrawinds

Eldepasco est une initiative d’Electrawinds. Cette entreprise brugeoise est le plus grand producteur d’énergie verte en Belgique. Fin décembre 2001, Electrawinds a installé 9 éoliennes dans une zone industrielle à Bruges. Ces éoliennes produisent chaque année plus de 10 millions kWh et fournissent l’énergie nécessaire à environ 3.000 foyers. Dans le courant de l’année 2002, 2 éoliennes supplémentaires ont été érigées et mises en service avec une production annuelle totale de 7,5 millions kWh (une éolienne dans le parc industriel à Zedelgem et une autre dans la zone industrielle d’Eeklo).

Début 2004, Electrawinds a entamé la construction de 7 éoliennes supplémentaires dans la zone industrielle le long de la ligne de chemin de fer Bruges-Blankenberge. Ces éoliennes possèdent chacune une puissance nominale de 1.800 kW, une hauteur d’axe de 85 mètres et une longueur de pâle de 35 mètres. Elles produisent chaque année environ 30 millions kWh et approvisionnent ainsi en énergie renouvelable un peu moins de 10.000 ménages brugeois.

Entre-temps, Electrawinds élargit aussi son horizon à d’autres formes d’énergie renouvelable. Dans le parc industriel à Ostende, l’entreprise construit une centrale d’électricité verte, avec le fabricant de chaudières Vyncke de Harelbeke, qui transformera chaque année 200.000 tonnes de déchets solides en électricité et en combustibles secondaires. L’investissement total s’élève à 50 à 60 millions d’euros.

Une première installation traite des déchets ménagers, de la vase et des déchets de bois. Les déchets ménagers sont scindés par une unité de vapeur à concurrence de 60 pour cent maximum en matières organiques et 40 pour cent en produits recyclables. Cette matière organique, la vase séchée et les déchets de bois sont ensuite transformés en combustibles secondaires ou en biobriques. Ce processus exige beaucoup de chaleur, principalement produite sur place.

La seconde installation possède une chaudière à vapeur Vyncke, capable de tourner sur la base de toutes les formes de biomasse comme les noyaux d’olive séchés, l’herbe à éléphant, les biobriques ou tout ce qui peut être considéré comme de la biomasse. Cette chaudière produit tant de la vapeur que de l’électricité. La vapeur est utilisée dans la première installation. La production d’électricité s’effectue avec un générateur d’une puissance pouvant atteindre 7 mégawatts (MW).

Outre l’unité de production de combustible bio existante, à base de graisse animale et d’huile de friture (25.000 tonnes), Electrawinds bâtit aussi une usine de fermentation qui transforme jusqu’à 40.000 à 50.000 tonnes de déchets de jardin, de légumes et de fruits en biogaz au moyen d’un procédé anoxique. Ce biogaz est ensuite transformé en électricité dans une installation de 2,2 MW.  

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25/7   Les promoteurs des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique dénoncent le manque de cohérence de l'UE

http://www.actu-environnement.com/ae/news/1849.php4

Aux côtés de trois autres associations*, l' association européenne de l'énergie éolienne (EWEA) reproche à la commission européenne de ne pas avoir repris l'objectif chiffré du Parlement européen sur la part du budget à réserver aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique.

En effet, le 15 juin dernier, lors de sa réunion plénière, le Parlement européen a voté le 7ème programme cadre de l'UE pour la recherche qui prévoit de consacrer** approximativement deux-tiers du budget recherche d'énergie non-nucléaire aux sources d'énergie renouvelable et à l'efficacité énergétique, soit 226 millions d'euros par an au cours des cinq années à venir. Ce budget représenterait 25% du budget total, la recherche en matière d'énergie nucléaire en représentant 63%. Mais la Commission européenne qui devait se prononcer sur ce programme n'a pas retenu cette proposition. Nous entendons beaucoup de belles paroles sur l'importance des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique. Maintenant que le temps des décisions est arrivé, c'est le silence, a déploré Christian Kjaer, directeur de l'EWEA.

Mais la commission ne l'entend pas de cette façon, selon l'AFP. Tout en croyant en l'importance des investissements dans les énergies renouvelables, Antonia Mochan, porte-parole du commissaire européen à la Recherche, Janez Potocnik, interrogé par l'AFP, estime que compartimenter les projets de recherche n'est pas toujours évident. Par exemple, certains travaux sur l'hydrogène ne portent pas spécifiquement sur les énergies renouvelables, mais peuvent tout de même servir à leur stockage, explique Mme Mochan.

L'EWEA espère que les Etats Membres soutiendront l'objectif voté par le Parlement européen. Réponse au prochain Conseil de compétitivité, lundi 24 juillet.

C.SEGHIER
*European Renewable Energy Council (EREC), European Renewable Energy Research Centres (EUREC), The European Photovoltaic Industry Association (EPIA)

**
-Recherche en matière d'énergie total : €920 million
- Recherche en matière d'énergie nucléaire : €580 million (63%)
- Recherche d'énergie non-nucléaire : €340 million (37%) :
- Dont 2/3 aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique : €226 million

 

24/7   La Banque mondiale veut réduire le torchage du gaz

http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=101987

Le torchage est un procédé qui consiste à bruler le gaz issu de la production pétrolière. Il constitue non seulement un gaspillage d’énergie mais provoque également des dommages sur l’environnement et la santé humaine. Depuis 2002, la Banque mondiale s’efforce de développer des partenariats avec les compagnies pétrolières et les gouvernements des pays concernés pour réduire cette pratique.

Chaque année, environ 150 milliards de m3 de gaz naturel partent en fumée, selon les chiffres donnés par la Banque mondiale, qui indique que ce volume équivaut à un quart du volume de gaz utilisé aux États-Unis en un an, 30% de la consommation annuelle de gaz de l’Union européenne, ou encore 75% des exportations de gaz de Russie. Le brûlage du gaz naturel, également appelé torchage, est un procédé utilisé pour se débarrasser du gaz naturel associé à la production pétrolière et constitue à cet égard "un gaspillage flagrant d’une ressource d’énergie de grande valeur," selon Bent Svenson, chargé du dossier à la Banque mondiale. "Le cas de l’Afrique illustre de façon particulièrement frappante ce gaspillage de ressources. Si l’on prenait le gaz qui est torché en Afrique, ce qui ne représente que 40 milliards de m3 par an, et qu’on l’utilisait pour créer de l’électricité produite par des centrales modernes et efficaces, on pourrait doubler la production électrique de l’Afrique subsaharienne, à l’exclusion de l’Afrique du Sud," explique-t-il. 15 pays -le Nigeria, la Russie, l’Iran, l’Irak, l’Angola, le Qatar, l’Algérie, le Venezuela, la Guinée Équatoriale, l’Indonésie, le Brésil et le Mexique- sont actuellement les plus concernés par cette pratique.

Outre ce gaspillage, le torchage pose de graves problèmes environnementaux en contribuant à augmenter significativement les émissions de gaz de serre. Selon Bent Svenson, l’arrêt du torchage ferait baisser de 13% le montant total des émissions de CO2 que les pays se sont engagés à réduire au titre du Protocole de Kyoto pour la période 2008-2012… Par ailleurs, les substances toxiques répandues par les fumées des torchères "empêchent les populations de vivre dans un environnement sain," rappelle la Banque mondiale. Au Niger, pays où a été le plus pratiqué le torchage, des communautés locales ont porté plainte en juin 2005, soutenues par les Amis de la Terre  et l’ONG Environmental Rights Action, contre le Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) et le gouvernement nigérian, ainsi qu’à l’encontre du consortium constitué par Shell, Exxon, Chevron, TotalFinaElf et Agip, afin de faire cesser le  torchage. En novembre 2005, la Haute Cour Fédérale du Nigéria a ordonné aux compagnies pétrolières d'arrêter le torchage dans le delta du Niger, invoquant la violation des droits de l'homme (voir article lié).

Aujourd’hui, la Banque mondiale cherche à réduire cette pratique par le biais de partenariats publics/privés avec les gouvernements et les compagnies pétrolières. Un des principaux obstacles réside dans le manque d’infrastructures et de marchés pour la vente de ces gaz associés. "Une grande partie du pétrole est produite dans des zones éloignées, et souvent même off-shore, donc loin des marchés où le gaz associé pourrait être consommé," explique Bent Svenson. Ici, le rôle de la Banque mondiale n’est pas d’investir dans des infrastructures comme des oléducs permettant le transport du gaz, mais de conseiller les compagnies dans ces investissements. "Réduire le torchage demande un effort global et concerté de la part des gouvernements et de l’industrie, ainsi que de la part des institutions financières et des communautés locales," explique  Rashad Kaldany, président du comité de pilotage des partenariats publics / privés. Le succès de cette initiative repose largement sur la volonté politique des pays concernés. Aujourd’hui, seulement un quart d’entre eux sont impliqués dans ce programme de la Banque mondiale, qui a pu néanmoins développer plusieurs actions, comme l’adoption d’une norme mondiale pour la réduction du torchage, la mise en œuvre de projets pour l’utilisation des gaz associés dans sept pays et la mise en œuvre de projets carbone, qui ont permis d’éviter le rejet de 12 milliards de m3 de gaz par an, soit une réduction des émissions de CO2 de 115 millions de tonnes pour 2012.

 

23/7   Énergie perdue

C’est marrant comme on confond parfois le remède et le poison. Prenez l’énergie. Les pays du G8*, réunis en sommet à Saint-Pétersbourg, devaient plancher sur «la sécurité énergétique mondiale». Résultat : ils ont proposé d’augmenter l’offre – la production de pétrole, les centrales nucléaires (à l’exception de l’Allemagne), et un peu seulement les énergies renouvelables – plutôt que de limiter drastiquement la demande, par des économies d’énergie enfin sérieuses.

Pourtant, Tony Blair, le Premier Ministre britannique, avait clairement affirmé : «Il n’y aura pas de véritable sécurité si la planète est ravagée par le changement climatique.»

Pour dépasser les promesses du protocole de Kyoto sur les gaz à effet de serre, les solutions existent. Le Fonds mondial pour la nature (WWF) les rappelle dans un court document (No energy security without climate security) réclamant un «plan Marshall» de l’énergie, pour se détourner des énergies fossiles polluantes.

Or on continue de faire comme si la hausse du prix du pétrole était le principal problème. Alors qu’elle pourrait être une des solutions.

* France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Japon, USA, Canada, Russie.

http://www.panda.org/news_facts/newsroom/index.cfm?uNewsID=75480

http://www.enn.com/today.html?id=10850

 

 

 

 

29/6   ECOBUILDING Performance - 1er Salon professionnel européen - Performance énergétique et développement durable des bâtiments

http://www.mon-immeuble.com/actualites/act06/article072.27.06.06.htm

Le rendez-vous européen des leaders de la performance énergétique et du bâtiment durable, ECOBUILDING Performance aura lieu les 8 et 9 novembre à Paris, Porte de Versailles. Ce salon présentera toutes les innovations pour la construction, la rénovation et la gestion durable des bâtiments, au travers d’une centaine d’exposants : industriels, conseils, fournisseurs d’énergies, grands prestataires de services immobiliers…

Les visiteurs, donneurs d’ordres publics et privés, prescripteurs, bureaux d’études, maîtres d’oeuvre, entrepreneurs intervenant dans les secteurs tertiaire, industriel, résidentiel et bâtiments publics, y découvriront toutes les facettes d’un marché en plein essor et les meilleures solutions actuelles. Avec l'éclairage des meilleurs experts, ils définiront leurs stratégies d’investissements et choisiront leurs partenaires pour répondre aux nouveaux enjeux du bâtiment.

Un salon marqué par une actualité réglementaire inégalée

Le bâtiment, premier consommateur d’énergie et responsable, rappelons-le, du tiers des émissions de CO2 en France, est concerné par un grand nombre de réglementations actuellement en discussion ou en vigueur.

En premier lieu, le Protocole de Kyoto : la France s’est engagée, à l’horizon 2008-2012, à stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990 et à les diviser par quatre à l’horizon 2050.

Le projet de loi sur l’eau et les milieux aquatiques, créant un crédit d’impôt pour les particuliers qui installeront des équipements de récupération d’eaux pluviales, a été déposé en première lecture au Sénat le 31 mai dernier.

Le décret n° 2005-1174 du 16 septembre 2005 fixe les critères de qualité environnementale exigés des constructions pour bénéficier de l'exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties.

La RT 2005, nouvelle Réglementation Thermique des bâtiments, entrera en vigueur le 1er septembre 2006 et vise à réduire d’au moins 15 % les consommations des bâtiments neufs d’ici 2010 en prévision de réglementations encore plus contraignantes.

Le DPE, Diagnostic de Performance Énergétique, va devenir obligatoire cet été pour toute vente de logement (800 000 transactions par an), et sera obligatoire à l’été 2007 pour les locations, soit 2 millions de logements concernés.

Les crédits d’impôt en faveur du développement durable se généralisent et augmentent pour atteindre 50 % pour les dépenses sur les équipements de production d’énergies renouvelables et les pompes à chaleur.

Un arrêté ministériel est en cours, faisant passer le prix de rachat pour le photovoltaïque intégré au bâti à 55,5 c€/kWh avec maintien du crédit d’impôt à 50 % sur le matériel pour les particuliers.

La mise en œuvre des Certificats d’Economie d’Energie (Décrets n° 2006-603 et n° 2006-600 du 23 mai 2006), suscite d’énormes attentes des collectivités, entreprises et particuliers. Cela fait des grands fournisseurs d’énergie historiques (EDF, GDF, Total…), et des nouveaux entrants (SUEZ, POWEO), des acteurs majeurs dans la rénovation efficace des bâtiments et les services d’efficacité énergétique.

Toutes ces dispositions placent ECOBUILDING Performance au cœur de l’actualité et intéressent directement les décideurs et maîtres d’ouvrage, qui attendent conseils et solutions pratiques de la part des prescripteurs, maîtres d’œuvre et entreprises du bâtiment.

ECOBUILDING : le salon de tous les secteurs de la construction

Tous les secteurs du bâtiment et de la construction seront représentés au Salon, comme en témoignent les premiers exposants annoncés : gros œuvre (Koramic, Wienerberger), finitions (Derivery), isolation (Promo PSE, Snip, Schöck, Isover St Gobain), énergie (MCT Solaire, Buderus, Sharp), gestion technique de bâtiment (Wirecom Technologies, Energie Systeme, Schneider Electric, …), certification (Cequami, Certivea), organismes professionnels (Enerplan, Fondaterra, Untec, Unsfa, Isolons la Terre…).

Le Forum ECOBUILDING Performance : des rendez-vous techniques, économiques et professionnels

Un programme ambitieux de conférences se met en place à travers trois thématiques principales :

Bâtiment et énergie : Quels impacts attendre des nouvelles réglementations visant aux économies d’énergie ?

Bâtiment et environnement : Réalité de la demande de qualité environnementale dans les bâtiments publics.

Bâtiment et usages : Concilier qualités d’usage, contraintes énergétiques, environnementales et financières.

Ces thématiques seront explorées à travers des conférences/débats, des tables rondes, des ateliers solutions et marchés, animés par les meilleurs spécialistes du moment.

Parallèlement au Forum ECOBUILDING Performance, se tiendront des colloques animés par des partenaires :
• R2D2/Fondaterra : « Efficacité énergétique des bâtiments »
• Enerplan : « Energie Solaire et Bâtiment »
• Martech : Capital 4E « Financement de l’innovation dans le bâtiment et l’énergie ».

La performance énergétique et environnementale à l’honneur

Les Trophées ECOBUILDING Performance seront remis le 9 novembre aux meilleures expériences de la performance énergétique des bâtiments, suite à un tour d’horizon des principales actions mises en place par les secteurs public et privé.

Source : www.ecobuilding-performance.com
ECOBUILDING Performance
8 et 9 novembre 2006, Paris Expo - Porte de Versailles
Communiqué de presse du 27 juin 2006

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29/6   ECOBUILDING Performance - 1er Salon professionnel européen - Performance énergétique et développement durable des bâtiments

http://www.mon-immeuble.com/actualites/act06/article072.27.06.06.htm

Le rendez-vous européen des leaders de la performance énergétique et du bâtiment durable, ECOBUILDING Performance aura lieu les 8 et 9 novembre à Paris, Porte de Versailles. Ce salon présentera toutes les innovations pour la construction, la rénovation et la gestion durable des bâtiments, au travers d’une centaine d’exposants : industriels, conseils, fournisseurs d’énergies, grands prestataires de services immobiliers…

Les visiteurs, donneurs d’ordres publics et privés, prescripteurs, bureaux d’études, maîtres d’oeuvre, entrepreneurs intervenant dans les secteurs tertiaire, industriel, résidentiel et bâtiments publics, y découvriront toutes les facettes d’un marché en plein essor et les meilleures solutions actuelles. Avec l'éclairage des meilleurs experts, ils définiront leurs stratégies d’investissements et choisiront leurs partenaires pour répondre aux nouveaux enjeux du bâtiment.

Un salon marqué par une actualité réglementaire inégalée

Le bâtiment, premier consommateur d’énergie et responsable, rappelons-le, du tiers des émissions de CO2 en France, est concerné par un grand nombre de réglementations actuellement en discussion ou en vigueur.

En premier lieu, le Protocole de Kyoto : la France s’est engagée, à l’horizon 2008-2012, à stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990 et à les diviser par quatre à l’horizon 2050.

Le projet de loi sur l’eau et les milieux aquatiques, créant un crédit d’impôt pour les particuliers qui installeront des équipements de récupération d’eaux pluviales, a été déposé en première lecture au Sénat le 31 mai dernier.

Le décret n° 2005-1174 du 16 septembre 2005 fixe les critères de qualité environnementale exigés des constructions pour bénéficier de l'exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties.

La RT 2005, nouvelle Réglementation Thermique des bâtiments, entrera en vigueur le 1er septembre 2006 et vise à réduire d’au moins 15 % les consommations des bâtiments neufs d’ici 2010 en prévision de réglementations encore plus contraignantes.

Le DPE, Diagnostic de Performance Énergétique, va devenir obligatoire cet été pour toute vente de logement (800 000 transactions par an), et sera obligatoire à l’été 2007 pour les locations, soit 2 millions de logements concernés.

Les crédits d’impôt en faveur du développement durable se généralisent et augmentent pour atteindre 50 % pour les dépenses sur les équipements de production d’énergies renouvelables et les pompes à chaleur.

Un arrêté ministériel est en cours, faisant passer le prix de rachat pour le photovoltaïque intégré au bâti à 55,5 c€/kWh avec maintien du crédit d’impôt à 50 % sur le matériel pour les particuliers.

La mise en œuvre des Certificats d’Economie d’Energie (Décrets n° 2006-603 et n° 2006-600 du 23 mai 2006), suscite d’énormes attentes des collectivités, entreprises et particuliers. Cela fait des grands fournisseurs d’énergie historiques (EDF, GDF, Total…), et des nouveaux entrants (SUEZ, POWEO), des acteurs majeurs dans la rénovation efficace des bâtiments et les services d’efficacité énergétique.

Toutes ces dispositions placent ECOBUILDING Performance au cœur de l’actualité et intéressent directement les décideurs et maîtres d’ouvrage, qui attendent conseils et solutions pratiques de la part des prescripteurs, maîtres d’œuvre et entreprises du bâtiment.

ECOBUILDING : le salon de tous les secteurs de la construction

Tous les secteurs du bâtiment et de la construction seront représentés au Salon, comme en témoignent les premiers exposants annoncés : gros œuvre (Koramic, Wienerberger), finitions (Derivery), isolation (Promo PSE, Snip, Schöck, Isover St Gobain), énergie (MCT Solaire, Buderus, Sharp), gestion technique de bâtiment (Wirecom Technologies, Energie Systeme, Schneider Electric, …), certification (Cequami, Certivea), organismes professionnels (Enerplan, Fondaterra, Untec, Unsfa, Isolons la Terre…).

Le Forum ECOBUILDING Performance : des rendez-vous techniques, économiques et professionnels

Un programme ambitieux de conférences se met en place à travers trois thématiques principales :

Bâtiment et énergie : Quels impacts attendre des nouvelles réglementations visant aux économies d’énergie ?

Bâtiment et environnement : Réalité de la demande de qualité environnementale dans les bâtiments publics.

Bâtiment et usages : Concilier qualités d’usage, contraintes énergétiques, environnementales et financières.

Ces thématiques seront explorées à travers des conférences/débats, des tables rondes, des ateliers solutions et marchés, animés par les meilleurs spécialistes du moment.

Parallèlement au Forum ECOBUILDING Performance, se tiendront des colloques animés par des partenaires :
• R2D2/Fondaterra : « Efficacité énergétique des bâtiments »
• Enerplan : « Energie Solaire et Bâtiment »
• Martech : Capital 4E « Financement de l’innovation dans le bâtiment et l’énergie ».

La performance énergétique et environnementale à l’honneur

Les Trophées ECOBUILDING Performance seront remis le 9 novembre aux meilleures expériences de la performance énergétique des bâtiments, suite à un tour d’horizon des principales actions mises en place par les secteurs public et privé.

Source : www.ecobuilding-performance.com
ECOBUILDING Performance
8 et 9 novembre 2006, Paris Expo - Porte de Versailles
Communiqué de presse du 27 juin 2006

28/6   US : Finding a better way to make biodoesel

http://www.iastate.edu/~nscentral/news/2006/apr/biodiesel.shtml

AMES, Iowa -- They're only 250 billionths of a meter in diameter. But fill them with the right chemistry and Iowa State scientists say thhe tiny nanospheres they've developed could revolutionize how biodiesel is produced. The researchers are after a new, high-tech catalyst that takes some of the energy, labor and toxic chemicals out of biodiesel production. They've come up with a technology that works in the laboratory. And now they're working with the West Central Cooperative in Ralston to test their discoveries on a larger scale. They're also working to establish a company that would move the new technology into biorefineries.

The Iowa State research team is led by Victor Lin, an associate professor of chemistry. The team also includes George Kraus and John Verkade, both University Professors of chemistry at Iowa State. The researchers are part of Iowa State's Center for Catalysis.

Their project is being supported by a $1.8 million, three-year grant from the U.S. Department of Agriculture, a $120,000, two-year grant from the U.S. Department of Energy and a $140,000 grant from the Grow Iowa Values Fund.

"This is a project that's definitely relevant to the state's economy," Lin said. "I thought as a scientist I could contribute something to the state."

Current biodiesel production technology reacts soy oil with methanol using toxic, corrosive and flammable sodium methoxide as a catalyst. Getting biodiesel out of the chemical mixture requires acid neutralization, water washes and separation steps. It's a tedious process that dissolves the catalysts so they can't be used again, Lin said.

So Lin and his research team started looking for technologies that would create an easier, more efficient and more economical process. They were also hoping to find technologies that would effectively make biodiesel ou