ARCHIVES world 2005

Décembre 2005

15/12   Point de vue - Vers une fiscalité écologique, par Nicolas Hulot
14/12   Kyoto dope les énergies renouvelables en Allemagne
13/12   FLOAGRI : Un projet de gestion durable pour l'Amazonie
9/12  
A Mushrooming Approach for Biofuels 
8/12  
La voiture hybride démarre 
7/12   Rwanda : Les latrines des prisons rwandaises alimentent les bâtiments en énergie
6/12   Brazil Ready for Second Sugar Cane Energy Revolution
 
5/12   EU: 25% renewable energy in 2020

4/12   B :  Electrabel builds biomass plant 
3/12   GB : BedZED, premier village "zéro énergie" de Grande-Bretagne
2/12   La maison écologique, durable et économe, se démocratise
1/12   La géothermie, quoiqu'en plein essor, reste encore marginale

Novembre 2005

30/11   Valencia shows how to turn public transport greener
29/11   2006 Award :Technological innovation and energy
28/11   Belgique : WALLONIE: "Minergibat", programme de recherche en économie d'énergie
27/11   Exploiter l'énergie des marées
26/11   Rendre les voitures moins polluantes : l’effort de tous
25/11   Fabrication d'engrais a partir de piles recyclees
24/11   Des bouteilles plastiques utilisées pour dépolluer les effluents gazeux émis dans l'atmosphère
23/11   La Catalogne possèdera bientôt la deuxième plus grande usine de biodiesel d'Espagne
22/11   La bioenergie en plein developpement
21/11   Le premier parc maritime mondial utilisant l'energie des vagues va etre construit au Portugal par des Britanniques
20/11   Un nouveau parc eolien offshore
19/11   Un partenariat australo-britannique sur l'energie maremotrice
18/11   Enlever les metaux toxiques des cours d'eau
17/11   Le carburant issu de la biomasse rendu economique par un concept intelligent
16/11   Geothermie : lancement du projet PROMETHEUS
15/11   Une paille qui rend l'eau potable
14/11   Un nouveau moyen pour chercher de l'or (et éviter l'emploi de mercure)
13/11   Se chauffer au blé
12/11   Une voiture qui produit son propre carburant
11/11   Moteur diesel-hydrogene
10/11   Ford va lancer en France deux véhicules pouvant rouler aux biocarburants
9/11   Des déchets traités à la chaux pour éviter l'incinération
8/11
   Hydrogen from algae  
7/11   Energie solaire plus economique que petrole et gaz grace a un systeme thermique innovant
6/11   L'hydrogene issu de la biomasse, energie du futur
5/11   Egypte : Le Caire passe au vert
4/11   France : Boralex inaugure le plus grand parc éolien de France
3/11   Il faut fermer Gentilly, dit Hubert Reeves
2/11   Organiser des actions dans sa communauté et changer le monde autour de soi
1/11  
Réchauffement de la planète: deux scientifiques de renom sonnent l'alarme

Octobre 2005

31/10   Un engrais ecologique a partir d'eaux usees
30/10   Autriche : Une maison de paille
29/10   Brésil : Le deuxieme parc eolien au monde en 2006

28/10   Les « éco-villes » en Europe
27/10   L’UE a les moyens de « geler » le changement climatique

26/10   France : Les chevaux municipaux, une solution écolo pour les communes
25/10   Danemark : Méthode pour le stockage de l’hydrogène
24/10   Belgique : Biocarburants, le bon choix ?
21/10   Nouveau filtre à particules pour moteurs diesels

20/10   Commercialisation auprès des particuliers d'une Citroën C3 roulant au gaz naturel (GNV)
19/10   La longue marche des Français vers des logements moins polluants

18/10   Grande – Bretagne : E.ON to Build UK Biomass Power Station
17/10   Le nouveau tramway a roulé pour la première fois dans Paris
16/10   Espagne : Energie et environnement
15/10   France : Un site de téléphonie mobile fonctionne au solaire et au vent
14/10   Des associations caritatives et de defense de l'environnement s'unissent pour rendre obligatoire la diminution des emissions de CO2
13/10   L'Ecosse se tourne vers l'énergie de la mer
12/10   Un nouvel appareil flottant pour capturer l'energie des vagues : le "Manchester Bobber "
11/10   Une nouvelle pile a combustible permettant d'en reduire considerablement le coût
10/10   Villabouw Marchetta construit une maison témoin à faible consommation d'énergie
9/10   Norvège : Europe's largest land-based wind farm opened
8/10   Roquette et Électricité de Strasbourg s'engagent sur un projet de géothermie à Beinheim en Alsace 
7/10   Une initiative gouvernementale en faveur de l'hydrogène et des nouveaux carburants

6/10   Un réverbère économe en énergie
5/10   Un lave-vaisselle utilisant des nanotechnologies
4/10
   La maison du futur, autonome et écolo
3/10   Les révolutions de l'après-pétrole 
2/10  
Remise du Prix solaire 2005 
1/10   Small is beautiful – scientist proposes new efficient and eco-friendly power plants

Septembre 2005

30/9   Les premières voitures électriques Cleanova II remises mardi à la Poste
29/9   Le stockage souterrain du CO2 réduirait 20 à 40% des émissions d'ici à 2050
28/9   Australie : Victoire néerlandaise dans une course de voitures solaires
27/9   Objectif ambitieux pour l'Espagne : produire 12% d’énergie d'origine renouvelable d’ici 2010
26/9  
CH: Modern diesel buses as environmentally friendly as gas buses
25/9   Lancement du premier parc français d'éoliennes en mer
24/9   Sun to light bus stops at night
23/9   France Le "270", un immeuble de bureau certifié Haute Qualité Environnementale
 
22/9   La nouvelle recette de l'hydrogene : de l'eau, du silane et une pincee de Rhenium

21/9   Les eurodéputés lancent une nouvelle initiative pour promouvoir l'hydrogène comme combustible
20/9   TOTAL Réunion créée la 1ère station essence "écologique"
11/9   How going green at home could cut your heating bill
10/9   Des chercheurs toulousains mettent au point des biocarburants bon marché
9/9   Plaidoyer pour les énergies renouvelables 
8/9   Un chauffe-eau plus écologique
7/9   Des cellules solaires en plastique
6/9   Un livre sur les villes vertes en Europe

Juillet 2005

24/7   International Hydrogen Energy Congress and Exhibition
23/7   Saving water in carwashes
17/7   Le vehicule propre au Japon : cadre politique, legislatif et technologique

16/7   Une nouvelle methode pour le stockage de l'hydrogene
15/7   Du maïs dans le moteur
14/7   Comparaison des batiments efficients energetiquement
13/7   Du lisier de porc changé en eau 
12/7   Nouvelle technologie pour recycler les emballages de type TetraPak
11/7   Valorisation du fumier
10/7   Les chevaux de trait au service d'une agriculture durable 
9/7  
LIVRE VERT sur l’efficacité énergétique ou Comment consommer mieux avec moins
8/7   Citroën commercialisera la C3 'gaz naturel' en septembre
7/7   SOLZINC: comment stocker efficacement de l'énergie solaire en produisant du zinc métallique
6/7  
En Ecosse, une entreprise transforme les vagues en électricité

5/7  
Chaîne du froid : les machines frigorifiques du futur
4/7   Nouveau materiau permettant le stockage de l'hydrogene
3/7   Une politique energetique durable necessite des incitations juridiques efficaces
2/7   Economiser l'énergie en optimisant les installations de chauffage
1/7   Shell va construire la plus grande centrale solaire au monde

Juin 2005

30/6   Un immeuble haute technologie au Cap
29/6   ITER : Maîtriser l'énergie du coeur des étoiles, tel est le pari du réacteur expérimental 
28/6   Sweden to Roll Out Biogas Powered Train
27/6   Un stockage de l'hydrogene peu couteux
26/6   le Jatropha, manne du désert?
25/6
   Plusieurs véhicules propres prenent part au Bibendum Forum & Rally 2005
24/6  
Total :nouvelle filière d'énergie renouvelable
23/6  
Petites éoliennes
22/6   Renewable energy can be a lot cheaper
21/6   Hydrogen-fuel storage for cars gets a materials boost
20/6   Orcelle, le navire du futur 
19/6   Volvo embarks on fuel cell venture
18/6  
Sugar firm to make 'green' fuel
17/6   Time to step on the bio-gas
16/6   Bertrand Piccard prêt à l'envol de son projet d'avion solaire
15/6   Stockage peu couteux de l'hydrogene - une piste interessante pour l'utilisation de l'hydrogene dans les transports
14/6   Rouler à l'urine de mouton.
13/6   Russie : utiliser la surveillance spatiale pour contrer l'abattage illégal

12/6   Le dessalement, une fuite en avant ?
11/6   Pollution-eating bacteria produce electricity
10/6  Les céréaliers français parient sur les biocarburants 
9/6   USA : Biodiesel: A New Way of Turning Plants into Fuel
8/6   Espagne : Le Parc Technologique Walqa produira de l'hydrogène "vert"
7/6   Participation d'une entreprise valencienne à un projet européen sur les piles à combustible
6/6  Chambéry inaugure la plus grosse centrale solaire photovoltaïque de France

5/6   L'ENEL réalise à Marghera une centrale a hydrogène gigantesque
4/6   Energie solaire et eaux de pluie : les bâtiments écologiques arrivent en Italie
3/6   Grass-burning power station on the way
2/6   L'Université de Tokyo s'allie avec trois universités sur le développement durable
1/6   Des micro-turbines d'énergie renouvelable de 2,8 mégawatts.

Mai 2005

31/5   Et si l'indépendance énergétique américaine passait par la voiture hybride?
30/5  
Le Royaume-Uni va se doter de 2.000 nouvelles éoliennes d'ici 2010 
29/5   Deux nouveaux reservoirs a hydrogene chez Toyota
28/5   La ville de Toyota teste la voiture electrique 
27/5   Japon: Recyclage des dechets de plastiques en gaz combustible
26/5   Italy : Solar furnace
25/5   Le Danemark donne l'exemple
24/5   Scottish company to build world's first commercial wave power station
23/5   6 nouvelles usines de biocarburants en 2008 en France
22/5   Discussion Forum: Measures to Implement Biofuels in Europe
21/5   Etiquetage des voitures en fonction des émissions de CO2 
20/5   Autriche: Succès des dernières initiatives en faveur de l'énergie solaire
19/5   Japon: Base de données sur l'éducation environnementale
18/5   Nouveau rapport sur l'état actuel de la recherche dans les domaines des piles a combustible et des technologies de l'énergie
17/5   L'avenir des énergies fossiles et renouvelables - discussion a l'institut IWF Sciences et Medias de Göttingen
16/5   Rapport annuel du BMU sur la recherche et le développement dans le domaine des énergies renouvelables
15/5   Des installations solaires pour tout le monde 
14/5   Le bois, source de choix pour l'éthanol
13/5   Madrid disposera du plus grand parc solaire d'Europe
12/5   La communauté de Navarre participe a un projet européen pour le développement des biocombustibles
11/5   Une méthode permettant de tripler la production éolienne
10/5  Le Danemark veut prendre le premier train à hydrogène d'Europe

9/5   Un bateau cargo... à voile
8/5   Le biogaz dans les piles à combustible - une énergie d'avenir
7/5   De l'énergie verte dans des quartiers de villes : coup d'envoi du projet POLYCITY
6/5   Projet RECIPE - L'industrie des matières plastiques pourrait à long terme éviter l'émission de 3 millions de tonnes de CO2
5/5   Une pile à combustible microbienne productrice d'hydrogène
4/5   Un vélo à hydrogène sur le marché

3/5   Des pompes a chaleur avec de nouvelles possibilités
2/5   Approvisionnement en chaleur durable des appartements modernes
1/5   Recycling plastic packaging in the Netherlands

Avril 2005   

30/4   Honda Accord Hybrid
29/4   Piles a combustible au Japon en mars 2005
28/4   Regroupement de dix instituts Fraunhofer dans le domaine de énergie
27/4   Deux nouveaux véhicules hybrides chez Toyota
26/4   Piles a combustible au pavillon de la NEDO
25/4   Eoliennes en zones portuaires
24/4   Plus de km avec un plein d'essence
21/4   Energie renouvelable : la piste des vagues
20/4   Du biodiesel dans la chaudière
19/4   Développement de "briques photovoltaïques"
18/4   Usine de dessalement flottante utilisant l'énergie éolienne
17/4   Le village "bioénergétique" de Juihnde: 437 000 euros pour des travaux de recherche
16/4   Chauffage d'un centre d'etude par geothermie
15/4   F: 100% recycled
14/4   Hydrogen motorbike too silent
13/4   Le nouveau centre de recherche autrichien sur l' hydrogène
12/4   L'Université d'agronomie de Vienne coordonne un nouveau projet européen pour la gestion durable de l'eau
11/4   Développement d'une nouvelle technologie de stockage de l'hydrogène
10/4   Projet de chauffage solaire en Alberta : une premiere nord-americaine

Mars  2005

28/3   Canada : La capacité éolienne du Canada s'accroît de près de 25%
26/3   Une locomotive hybride fait son entrée en Californie
25/3   Honda en passe de retirer les métaux lourds de ses nouveaux véhicules en 2005
24/3   Une nouvelle turbine de centrale pour la protection de l'environnement
23/3   La "Biotechnique Blanche" pour une production plus propre de l'industrie chimique
20/3   Les premières villes d'Allemagne interdisent les véhicules polluants dans les centre villes
19/3  
Le site Internet du programme cadre de recherche pour le développement durable (http://www.fona.de) devient international
18/3   Fuel Cell Development Information Center
17/3   Hygeia, une unité de production hydrogène compacte
13/3   Construction d'un centre de recherche sur la bioénergie à Leipzig
12/3   Plan de recherche européen pour la réduction des coûts de l'énergie solaire
11/3   Le "genie vert" d'un chercheur de l'Universite d'Ottawa
10/3   Le réseau énergétique national nourri par l'énergie marine dans 3 ans
9/3   Workshop sur l'énergie photovoltaïque
8/3   Des ingenieurs chimistes developpent des additifs d'essence ecologiques
7/3   Une ampoule capable de briller pendant 25 ans !
6/3   Un exercice de prospective scandinave sur l'energie hydrogene
5/3   Nissan met au point sa propre pile a combustible
4/3   Réduire le CO2 par carbonatation minérale
2/3   Catalyse hétérogène pour produire du biodiesel
1/3   De minuscules éléments photovoltaïques atteignent des degrés d'efficacité élevés

Février  2005

28/2   Energies renouvelables et geothermie dans le Haut-Adige
24/2   The largest fuel cell plant in the world
23/2   B: A cheap and beautiful green roof

22/2   Green Week 2005
21/2   Un système d'information technique pour renforcer l'industrie de la biomasse dans les régions
20/2   Succès des bus à piles
19/2   L'or vert des résidus de l'exploitation minière
18/2   Une voiture à hydrogène dans un avenir plus proche
17/2   Valorisation de la Biomasse
16/2   énergie : 100% autonome, l'exemple suédois
15/2   Production d'électricité à partir de déchets de bois
14/2   Séminaire spécialisé "Piles à combustible pour l'alimentation énergétique des habitations : état des lieux et perspectives"
13/2   Economiser de l'énergie grâce à des accumulateurs de froid
12/2   Développer les innovations éco-efficaces en Europe
11/2   Une nouvelle méthode de traitement des eaux usées
10/2   Essai convaincant d'un système de génération électrique à partir de la force des vagues
9/2   Brussels waiting for biofuel
8/2   Insulation – the “6th fuel”
7/2   France : Feu vert ministériel pour tripler la production de biocarburant pour 2007 
6/2   Capteurs solaires plus efficaces et moins chers
5/2  
Système de gestion environnementale en matière de bruit
4/2   Projet éducatif pour sensibiliser les jeunes aux énergies renouvelables
3/2   Le pouvoir régénérateur de la Terre
2/2   Les piles solaires comme énergie alternative
1/2   Cryogéniser les défunts

Janvier  2005

31/1   Les plantes ne règleront pas le problème de l'effet de serre
30/1   Un nouveau dispositif d'utilisation de l'énergie solaire basé sur le modèle des plantes
29/1   L'énergie bio séduit les fermes en Allemagne 
28/1   «Énergie intelligente — Europe» : Appel à propositions d'actions
27/1   Des sacs plastique biodegradables à durée de vie contrôlée
26/1   Energie photovoltaïque moins chère
25/1   Une centrale électrique à hydrogène pilote chez AKZO

24/1   L'Allemagne leader mondial dans énergie photovoltaïque
23/1   Le ministère des Transports japonais promeut les véhicules au biocarburant
22/1   La Hongrie passe à la biomasse
21/1   Des cellules solaires intelligentes qui suivent la lumière du soleil
20/1   Lancement du concours pour les économies d'énergie "Bundeshauptstadt Energiesparen"
19/1   Les grandes ambitions renouvelables de la Chine
18/1   La Toyota Prius, voiture de l'année 2005
17/1   USA : éolien contre oiseaux migrateurs
16/1   Utilisation rationnelle de l’énergie dans les moteurs à combustion interne et environnement
15/1   Finlande :
Simplifying waste management
14/1   Allemagne : Succès croissant des maisons écologiques
13/1   Panneaux solaires thermodynamiques
12/1   Faire d'un résidu d'olive un engrais naturel
11/1   Journée d'étude ULB « Gestion des déchets industriels pour un développement durable »
10/1  La revue CLEFS (n°50/51) du CEA consacré à l'hydrogène
9/1   De la tomate au sac biodégradable, il n'y a qu'un pas, selon des chercheurs
8/1   Energie, Transport, Environnement - Le développement durable des transports : quels moteurs, quels carburants ?
3/1   La vie quotidienne sous le signe de l'environnement à Chalon
2/1   New energy-saving bulb can glow for 25 years
1/1  Utilisation de piles à combustible pour chauffer et produire de l'électricité dans un immeuble à Salzbourg

 

 

15/12   Point de vue - Vers une fiscalité écologique, par Nicolas Hulot

 http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-719418,0.html

 LE MONDE | 09.12.05 | 14h31  •  Mis à jour le 09.12.05 | 14h31


En matière de climat, le scepticisme n'est plus de mise. La première conférence des signataires du traité de Kyoto à Montréal, commencée le 28 novembre, l'a une ultime fois rappelé : sur les changements climatiques consécutifs à la part anthropique de l'effet de serre, l'heure n'est plus au diagnostic mais à l'engagement immédiat individuel et collectif. Les inquiétudes diffuses des écologistes sont devenues un fait scientifique central qui doit conditionner nos comportements et nos politiques.

Si l'on considère que le préalable à l'action est la conviction, alors accordons-nous que les années écoulées ont été nécessaires pour diffuser l'information qui rend évidente la nécessité de mobilisation et d'action. Mais l'idée que la menace climatique et son cortège de conséquences écologiques, sanitaires, économiques et géopolitiques puissent être traités à la marge demeure. Ce défi n'est toujours ni au coeur ni au sommet du débat public, à voir son absence même dans l'expression au dernier congrès du Parti socialiste.

Il faut le dire haut et fort, la pensée que ce défi est un challenge de plus parmi d'autres est une imposture. Nous changeons d'échelle dans les effets, les causes et les solutions. C'est probablement cette réalité qui effraie bon nombre de décideurs. Les conséquences des changements brutaux climatiques à venir ne se comparent à aucun autre risque. Ils s'ajoutent et amplifient tous les points de tension déjà nombreux sur la planète comme dans notre société. En d'autres termes, cette propension que l'humanité a parfois à s'affronter pour de simples dogmes risque là de s'alimenter à foison et à raison. Beaucoup auront une légitimité morale à se déplacer en quête de sols plus féconds, de ressources hydriques ou halieutiques plus abondantes, ou pour fuir des foyers d'épidémies ou d'épizooties resurgis sous l'effet de quelques degrés de plus, ou en quête de territoires protégés de la montée des eaux. Dans un monde où le nomadisme n'a plus cours, cela ne se fera pas dans la diplomatie. Notons au passage que les premiers à payer le tribut climatique seront les pays du Sud, les plus exposés et démunis. Mais, sans aller dans cette direction, observons ce qui s'est passé à La Nouvelle-Orléans pour voir que l'Occident est concerné et que, là aussi, ce sont toujours les mêmes qui trinquent du fait de nos inconséquences.

Les causes portent un nom : l'ultralibéralisme et son corollaire, la civilisation du gâchis. Nous demandons plus à la planète qu'elle ne peut nous donner, et nous lui faisons subir plus qu'elle ne peut supporter. C'est notre fameuse empreinte écologique qui, depuis le début des années 1980, a dépassé la faculté de la nature à faire face à nos sollicitations et agressions diverses. Ce n'est pas céder à une quelconque idéologie que de dire que la régulation s'impose,.

Les solutions se résument à un chiffre : "4". Le nombre par lequel nos sociétés industrielles devront diviser leurs émissions de gaz à effet de serre si l'on veut revenir à la capacité naturelle de nos puits de carbone. Le traité de Kyoto, qui est loin d'être réalisé, n'est qu'un faible pourcentage de l'effort qu'il faudra faire. C'est dire qu'il faut changer de paradigme et sonner la mobilisation de toutes les énergies ici comme ailleurs. Les transports, l'agriculture, l'équipement, le tourisme, l'industrie, la recherche, le commerce, l'énergie sont autant de domaines qui doivent avoir la même feuille de route.

Le monde se régulera dans la douleur si nous n'organisons pas cette mutation. Au-delà de la réflexion en profondeur, à laquelle nous n'échapperons pas, sur notre société de l'avoir qui nuit tant à celle de l'être, il y a deux clés incontournables parmi d'autres pour rationaliser notre frénésie consumériste et productiviste. La fiscalité écologique et énergétique sur l'ensemble des biens et des services, pour que la vérité économique n'ignore plus la vérité écologique. Surtout, pour inciter là où l'impact est faible et pour dissuader là où il est fort. La vertu ne se décrète pas, elle se suscite. La norme, dans le même esprit, est la deuxième clé. Radicale dans ses objectifs, progressive dans ses applications, elle est l'étincelle de la créativité écologique, celle qui oblige les industriels et les producteurs à innover et à inventer. Elle doit faire jaillir les alternatives, débrider la recherche ; en d'autres mots, orienter le génie humain. Dans un monde fini comme l'est notre planète, chacun peut comprendre l'obligation de passer d'une économie linéaire à une économie circulaire où l'on tente au maximum de sortir du culte du jetable, du produit à un usage, du matériau non recyclable...

Osons relever le défi qu'imposent nos limites, donnons à la croissance économique une autre ambition qu'elle-même, réorientons les valeurs qui président à nos sociétés, définissons une finalité à notre technique, donnons enfin du sens au progrès en étant solidaires du futur ! En cela le défi climatique est une magnifique opportunité pour notre civilisation.

Nicolas Hulot, producteur de télévision, est président de la Fondation pour la nature et l'homme qui porte son nom.

Article paru dans l'édition du 10.12.05

 

14/12   Kyoto dope les énergies renouvelables en Allemagne

http://www.liberation.fr/page.php?Article=344022

Le pays est l'un des rares à tirer avantage de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Par Odile BENYAHIA-KOUIDER   samedi 10 décembre 2005

Trop sévères, les critères de Kyoto ? Tous les pays européens n'en perçoivent pas les contraintes de la même façon. L'Allemagne, par exemple, où les Verts ont siégé au gouvernement pendant sept ans (de 1998 à 2005), parvient à tirer des avantages économiques de la lutte contre le CO2. Il est certes encore «un peu tôt», selon l'Institut écologique de Fribourg, pour mesurer l'impact économique global de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il n'est pas facile en effet de mesurer en quoi l'efficacité accrue des centrales thermiques ou l'assainissement des bâtiments en vue d'épargner l'énergie dopent l'activité économique.

Mais il est un secteur où les chiffres sont clairs : celui des énergies renouvelables. «Entre 120 000 et 150 000 personnes travaillent dans ce secteur d'activité, dont la moitié dans l'éolien, indique le porte-parole du ministère de l'Environnement. Dans certains endroits, l'énergie éolienne parvient déjà à être compétitive avec les autres énergies. Dans moins de dix ans, nous sommes certains qu'elle dominera complètement le marché.» Il ne sera alors plus nécessaire de la subventionner.

Aujourd'hui, l'Allemagne et l'Espagne, qui subventionnent l'éolien à hauteur de 8 cents le kWh, sont dans l'UE les pays qui ont la croissance la plus forte dans ce domaine. Le Royaume-Uni(à 10 cents) et l'Italie (à 13 cents), par contre, ne décollent pas. L'Allemagne estime avoir fait le plein d'éoliennes sur le marché local. Elle exporte plus de la moitié de sa production, soit 2,5 milliards d'euros par an, selon des chiffres rendus publics à la Foire de Hanovre. Un chiffre qui ne pourrait évoluer qu'avec l'installation d'appareils plus puissants et plus sophistiqués.

Maintenant qu'elle maîtrise le secteur du vent, l'Allemagne adopte exactement la même stratégie pour la biomasse et le solaire. Certes, celui-ci n'en est encore qu'aux balbutiements. Mais le programme baptisé «100 000 toits solaires» et les installations thermiques solaires connaissent un grand succès. Dans vingt ans, ces sources d'énergie renouvelable seront elles aussi au top, prédit-on au ministère fédéral de l'Environnement. Pour une bonne raison : si l'éolien marche fort dans le nord du pays près des côtes, le sud de la République, la Bavière notamment, compte davantage sur le soleil et la nature.

 

13/12   FLOAGRI : Un projet de gestion durable pour l'Amazonie

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30978.htm

Le Projet FLOAGRI "Forets et Agriculture en Amazonie" vient d'etre lance officiellement le 26 octobre a Belem dans l'Etat du Para au Bresil. Son objectif consiste a assurer une gestion durable des ressources forestieres et des terres agricoles afin d'ameliorer les conditions de vie des populations rurales.

Il s'agit de mettre en place au Bresil, au Perou et en Equateur des systemes de gestion durable des ressources naturelles avec la participation des communautes locales. Le projet concerne trois regions de l'Amazonie Bresilienne : l'Altamira, le pole Proambiente du Capim et l' Uruara. Les objectifs seront etablis selon les particularites de chaque site.

Dans l'Altamira et l'Uruara, zones de colonisation recente ou subsiste une foret primaire, cette action encouragera autant le partenariat entreprises-communautes pour l'exploitation du bois que l'application de modes de gestion pour valoriser l'usage de produits forestiers herbaces. Aux alentours du fleuve Capim, territoire de colonisation ancienne ou predominent les paturages et les forets secondaires, la priorite portera sur la perennisation des ressources et le renforcement des services de protection de l'environnement, ainsi qu'a la recuperation des terres degradees.

Le Projet, finance par l'Union Europeenne dans le cadre de l'appel d'offres 2004 "Forets tropicales" et gere par le CIRAD (Centre International de Recherche Agronomique pour le Developpement) aura une duree de 3 ans et demi. Pour le Bresil, les partenaires sont l' EMBRAPA Amazonie Orientale (Entreprise Bresilienne de Recherche en Agronomie et Elevage) et l' IPAM (Institut de Recherche Environnementale de l'Amazonie). Le Ministere de l'Environnement ainsi que la FANEP (Fondation sociale et environnementale de la Region Nord-Ouest de l'Etat du Para) et la FVPP (Fondation Vivre Produire Preserver) du Programme non gouvernemental Proambiente (Programme de developpement social et environnemental de production familiale rural) sont des partenaires locaux essentiels.

Pour en savoir plus, contacts :

http://www21.sede.embrapa.br/noticias/banco_de_noticias/2005/folder.2005-08-15.0415022412/foldernoticia.2005-09-26.0161761690/noticia.2005-10-26.1022343133/mostra_noticia

- M. Plinio Sist - email : plinio.sist@cirad.fr

 

9/12   A Mushrooming Approach for Biofuels

http://altnature.com/Herbs2003/pages/shiitake1520.html

shiitake medicinal mushroom Lentinula edodes pictureDecember 6, 2005. Fallen logs on the forest floor make aa perfect home for Shiitake mushrooms. These fungi -- sold as a delicacy in the produce sections of local supermarkets -- thrive on the downed wood, turning it into sugars that they use for food. The mushrooms could also offer a new approach to the efficient production of biofuels like ethanol, according to the Agricultural Research Service (ARS), the U.S. Department of Agriculture's chief scientific research agency.

ARS scientists in California are looking at bringing the gourmet mushrooms' mostly unstudied talent indoors. And, as a first step towards doing that, they've found and copied a Shiitake gene that's key to the mushroom's ability to dissolve wood.

Called Xyn11A, the gene carries the instructions that the mushroom uses to make an enzyme known as xylanase. The researchers want to see if a ramped-up version of the gene could be put to work digesting rice hulls or other harvest leftovers.

If enzymes can do that quickly and efficiently in huge vats, or fermenters, at biorefineries, they could help make ethanol and other products a practical alternative to today's petroleum-based fuels, for example. That's according to Charles C. Lee, an ARS research chemist.

With colleagues, Lee isolated and tested the Xyn11A gene, the first of its kind to be discovered in Shiitake mushrooms, Lentinula edodes.

Lee did the work with research chemist Dominic W.S. Wong and chemical engineer George H. Robertson. The scientists are based at the ARS Western Regional Research Center in Albany, California. In laboratory experiments, they transferred the Xyn11A gene into yeast. Equipped with the gene, the yeast was able to produce xylanase. In nature, the yeast normally can't do that.

The researchers described their work earlier this year in Protein Journal.

Next, the scientists will work on engineering the mushroom gene so that it enables yeast or some other organism to produce greater amounts of the xylanase enzyme in less time. Gains in efficiency could help make biorefining of plant-based fuels and other products a practical alternative to petroleum refining.

8/12   La voiture hybride démarre

 LE MONDE | 02.12.05 | 14h46  •  Mis à jour le 02.12.05 | 14h46

La hausse du cours du baril de pétrole, sur fond de réchauffement climatique, relance le débat sur la voiture économe. Or après la faillite de la voiture électrique, la pile à combustible n'est pas pour demain, d'autant qu'elle impose un nouveau circuit de distribution d'hydrogène. Alors, pour combiner économies de pétrole et réduction de la pollution avec maintien du confort d'utilisation et coût d'acquisition raisonnable, seule la voiture hybride semble en mesure d'apporter une solution.

Elle propose en effet d'optimiser le fonctionnement d'une automobile à essence en récupérant, sous forme électrique, toute l'énergie perdue ou gaspillée. Pour cela, elle fait appel à un moteur électrique qui seconde le moteur thermique à essence, et à des batteries. Ce moteur reste le système de propulsion principal. La conduite n'est pas affectée par la double motorisation, les batteries étant rechargées soit par le moteur thermique, soit par la récupération de l'énergie de décélération ou de freinage. Nul besoin d'interminables branchements sur une prise électrique.

La voiture hybride n'est qu'un perfectionnement de l'automobile classique. En récupérant l'énergie perdue par la voiture purement thermique, elle économise du carburant et pollue donc moins. Alors pourquoi ne se généralise-t-elle pas ? Pourquoi ses ventes restent-elles anecdotiques, en particulier en France ? La raison tient en un mot : son coût.

La polémique sur l'hybride fait rage chez les deux constructeurs français. Carlos Ghosn, PDG de Renault depuis le 29 avril, a imposé un silence total sur les projets du groupe jusqu'aux annonces officielles programmées début 2006. Chez PSA Peugeot Citroën, on annonce une présentation, en janvier, d'une "chaîne de traction hybride diesel". Préfigure-t-elle un modèle hybride PSA ? Rien n'est moins sûr. Le constructeur se retranche derrière sa position de numéro un mondial des moteurs diesel pour contester l'intérêt de la solution hybride. Pour lui, mieux vaut vendre des millions de voitures classiques à consommation et pollution réduites qu'une poignée de modèles hybrides. En octobre, Jean-Martin Folz, PDG de PSA, a déclaré au Salon de Tokyo que les voitures hybrides à essence ne sont une bonne solution que là où le diesel n'est pas populaire...

UNE VOITURE HYBRIDE DIESEL ?

Le constructeur considère que le surcoût imposé par l'hybride conduit à un modèle économique non viable. Il va même jusqu'à juger la prime offerte par le gouvernement afin de favoriser la vente des modèles hybrides (réduction d'impôts de 2 000 euros à partir de début 2006) comme une mesure qui entrave la libre concurrence puisque ses modèles diesel les moins polluants n'en bénéficient pas. Le constructeur souligne la part croissante de ses voitures qui émettent moins de 120 grammes de CO2 au kilomètre, soit à peine plus que les moins polluantes qui descendent à 108 grammes. Pourtant, face à une vogue de l'hybride, patente lors des derniers Salons automobiles de Francfort et de Tokyo, PSA ne peut paraître à la traîne. D'où la prochaine présentation de son savoir-faire technique dans ce domaine.

Face à l'argumentaire véhément de PSA, les tenants de l'hybride, Toyota en tête, soulignent la croissance de leurs ventes et l'amélioration des performances de leurs modèles. Pionnier incontestable avec la Prius, Toyota affiche 500 000 modèles de seconde génération vendus depuis leur lancement début 2004. La première génération de Prius, lancée fin 1997 au Japon, n'avait enregistré que 153 000 ventes dans le monde en cinq ans. Le groupe vient d'annoncer une stratégie ambitieuse, avec un nouveau système de motorisation, moins encombrant et moins coûteux, commercialisé à partir de 2008, selon le quotidien japonais Asahi, qui indique que le constructeur prévoit de doubler alors sa production annuelle pour passer à 600 000 unités et effacer toute différence de prix avec les modèles classiques à essence. Au cours de la décennie, les ventes annuelles devraient atteindre la barre du million d'exemplaires par an. En France, après seulement 173 Prius de première génération, 3 000 unités de deuxième version se seraient vendues en 2005.

Deux philosophies s'opposent. Toyota, comme Honda avec sa Civic Hybrid (qui remplacera la Civic IMA en 2006), mise sur l'amélioration technique et économique d'une association moteur thermique et moteur électricité a priori complexe, encombrante et coûteuse. Constructeurs japonais produisant pour le marché mondial, ils ont opté pour la motorisation essence, le diesel n'étant utilisé ni au Japon ni aux Etats-Unis. D'où des résultats limités en matière de pollution.

Face à eux, PSA se drape dans les progrès réalisés sur ses moteurs diesel. On se prend à rêver d'une voiture hybride diesel. La récupération d'énergie grâce au moteur électrique améliorerait encore les résultats de PSA pour faire de ses voitures les moins polluantes du monde... Un slogan qui vaut peut-être un sacrifice temporaire sur l'autel du modèle économique.

Michel Alberganti

Article paru dans l'édition du 03.12.05

 

7/12   Rwanda : Les latrines des prisons rwandaises alimentent les bâtiments en énergie

http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=96948

Confronté, à la suite du génocide à une surpopulation carcérale, le Rwanda a mis au point un système d'auto-suffisance énergétique qui équipe la moitié de ses prisons. Elles s’éclairent et cuisinent au biogaz provenant de la décomposition des excréments produits par les détenus. Ce système devrait, à terme, équiper de nombreux équipements collectifs au Rwanda.

Ce procédé de fermentation des matières organiques a lieu à l’aide de bactéries, sans oxygène, dans une cuve de confinement spécifique : le « biodisgesteur ». Cette digestion anaérobie produit un gaz composé à 60 % de méthane. A la prison de Cyangugu, dans l’ouest du pays, 5 des 9 brûleurs de la cantine sont ainsi reliés à l’installation de biogaz, ce qui a permis de diviser par 2 la facture du bois de cuisson.

Conséquence directe du génocide de 1994 et des condamnations qui suivirent, les prisons du Rwanda sont surpeuplées. Les 120 000 détenus du pays, entre 5 et 10 fois la capacité prévue, multiplient les besoins en énergie. La consommation de bois, nécessaire pour faire bouillir l’eau et préparer les repas, pèse lourd dans le budget. Pour 10 000 personnes, la dépense annuelle s’élève par exemple à 80 000 euros. Et ce sans compter le coût des rejets. Près de 50 000 litres de déjections et d’eau usées sont déversées par jour et par prison. Ces bouillons de cultures fécales, en s’accumulant, menacent directement la qualité des rivières, des lacs et la santédes villages aux alentours. Un gâchis en partie résolu grâce au KIST, l’Institut des Sciences, Technologie et Gestion de Kigali

« Biolatrines »

Le plus gros défi a consisté à adapter la taille des digesteurs domestiques, un modèle familial conçu pour « méthaniser » les bouses d’une ou deux vaches, aux volumes générés par des sanitaires « alimentés » au quotidien par plusieurs milliers de personnes. Il a fallu aussi prendre en compte le passage aux déjections humaines, relativement plus pathogènes que les bouses de vache ; ainsi que l’écoulement des déchets, dans le trajet reliant les toilettes aux chambres du biodigesteur.

L’une des trouvailles de Ainea Kimaro, l’ingénieur du KIST en charge de l’ensemble des travaux, a été de préférer la force de la gravité à un système de pompes. Le flux est entraîné dans le circuit, en contrebas, par l’effet chasse d’eau. « Cette idée, une réponse simple à l’urgence de la situation, est resté valable jusqu’à présent » commente Kimaro. La solution mise en place repose sur une série d’énormes réservoirs, des dômes de 1 000 m3, bâtis en briques, positionnés les uns en dessous des autres. Dans les conduits, la durée du transit participe à la réaction microbienne, de façon à ce qu’elle soit assez avancée. En un mois, la décomposition de 100 m3 de déchets produit 50 m3 de gaz.

 « Un digesteur intermédiaire, de 100 à 300 m3, peut être construit en 2 mois, tandis qu’une installation de 1000 m3 requiert 4 à 5 mois »  précise l’ingénieur. « En moyenne, il faut compter par unité de 100 m3 de volume un coût de 10 000 euros, canalisations et raccordement inclus. » Ces frais sont amortis dès la septième année de fonctionnement, en fonction des économies de bois réalisées. Le gain est aussi environnemental. Au terme du dénivelé, une chambre permet de récupérer le résidu organique, propre et sans odeur, laissé par la méthanisation. Ce compost, idéal pour les cultures, a été utilisé par exemple à Cyangugu dans les deux jardins créés dans la prison, grâce aux quantités de terre déblayés pour disposer les réservoirs des « biolatrines ».

Saluée par la communauté internationale, l’initiative a reçu, en 2005, un Ashden Award. Ce prix récompense la technique mais aussi le volet social du chantier. Car les travaux, supervisés par le KIST, ont été menés par les détenus eux-mêmes, rémunérés et formés à des techniques spécifiques de maçonnerie et de plomberie. La durée de vie estimée de l’ouvrage est de 30 ans.

L’objectif est dorénavant d’étendre le procédé dont dispose une quinzaine de prisons à l’ensemble des 30 que compte le pays, ainsi qu’à d’autres équipements collectifs, les écoles notamment. Le lycée de Kigali est, par exemple, équipé d’un dôme-digesteur de 25 m3 pour ses toilettes qui permet aux 400 étudiants de produire du méthane, utilisé pour faire la cuisine et alimenter les becs bunsen des salles de science.

 

6/12   Brazil Ready for Second Sugar Cane Energy Revolution

http://www.planetark.com/dailynewsstory.cfm/newsid/33661/story.htm

RIO DE JANEIRO - Record oil prices this year fueled talk of a second Brazilian sugar cane energy revolution to produce electricity by burning cane waste, industry officials said Thursday.

"We're considering increasing funding for renewable energy projects, especially those to improve production technology and reduce costs," said Antonio Barros Castro, Director of Planning at the National Economic and Social Development Bank (BNDES).

But he told a sugar cane bioelectricity seminar that there were too few projects and that costs were too high in Brazil, which produces one-third of the world's sugar cane.

Cane represents some 14 percent of the primary energy used in Brazil. But sugar cane's main energy product, ethanol, accounts for only 4 percent of final energy consumption.

"This is due to inefficient sugar cane processing," said Jayme Buarque de Hollanda, Director General of the National Institute of Energy Efficiency.

Improved technology would result in the production of more than 60 TWh (terawatt hours), or around 17 percent of Brazilian energy supply in 2004, according to the institute.

The first sugar cane energy revolution took place in the 1970s when a quadrupling of oil prices prompted Brazil to launch a program to produce sugar-cane based fuel alcohol, also known as ethanol, to reduce imports and save foreign exchange.

Now, Brazilian electricity demand is expected to rise to 80 TWh in the next five years, requiring an extra 15,000 MW generation capacity.

Part of this extra production could come from sugar cane, according to the institute.

"Bagasse (cane waste) offers great energy prospects, but needs a lot of investment and long-term planning," said Professor Isaias Macedo of Campinas University (Unicamp), Sao Paulo state.

He added that as long as oil prices stayed above $30 a barrel, this would stimulate development of new technology within 5-10 years to make sugar byproducts, notably biodegradable plastics, at competitive prices.

Laura Tetti, adviser to the Sao Paulo Cane Agroindustry Union (Unica), said that Brazil's cost of converting cane and other biomass into renewable fuels was much lower than in the United States and Europe.

Brazil, which produced more than 16 billion liters of ethanol this year from 2.7 million hectares, could easily increase cane planting to meet a forecast rise in world demand, she said.

(One terawatt (TW)) = 1,000 gigawatts)

 

 

5/12   EU: 25% renewable energy in 2020

 

http://www.greenprices.com/eu/newsletter/GPBE_15_051124/Dimas25percent.asp

 The Commissioner of the Environment, Stavros Dimas, advocates a 25% share of renewable energy in 2020 within the EU. 

Reacting to the recent call of the European Parliament, Dimas spoke at the Beijing International Renewable Energy Conference: “ Considering climate change, issues of security of supply, and energy price volatility, I think the European Union should indeed seriously consider adopting this ambitious target.” But meanwhile he pointed out that ‘the jury is still out’. Dimas announced that the European Commission will publish its findings early next year.

The Beijing conference was held on 7 and 8 November, following the World Summit on Sustainable Development 2002 in Johannesburg and the Renewables 2004 Conference in Bonn . Around 1200 participants and 30 ministers from 100 countries shared experiences and views on renewable energy policies, technologies and financing during the event, which was organised by China and the European Commission. In the resulting ‘Beijing Declaration’ representatives of 78 countries called for a substantial increase of the global share of renewable energy in the world’s total energy supply. They stressed the need for more international cooperation and financing schemes, such as loan guarantees, the Clean Development Mechanism (CDM) of the Kyoto mechanisms, and market-based instruments that can leverage scarce public funds.

However, no extra actions or targets have been suggested, apart from the International Action Programme that was already composed during the Bonn conference. Next year the UN Commission of Sustainable Development will cover renewable energy

 

4/12   B :  Electrabel builds biomass plant

http://www.greenprices.com/eu/newsletter/GPBE_15_051124/INBriefnr15.asp

In Flemalle near Liège, power producer Electrabel converted part of an old coal plant into a 80 MW biomass plant. The plant uses 1200 tonnes of wood chips a day. The plant provides a yearly amount of 400,000 green certificates of each 1 MWh produced for the Belgian market.

To the stock market

Following the example of several renewable energy companies in Germany , also companies in Belgium are now applying for stock market quotations. Next week, Belgian energy and transport company Reibel will sell 133,000 shares. At the present value of about € 4 per share, Reibel will get about half a million from the market.   Its daughter Belpower, sells solar power systems and wind turbines. Reibel expects a boost in the RE market in Belgium because of new tariffs for green certificates as of the 1st of   January.   It claims to have an exclusive contract with Solarpower for the delivery of 2 MW of PV panels per year.

 

3/12   GB : BedZED, premier village "zéro énergie" de Grande-Bretagne

LE MONDE | 24.11.05 | 13h53  •  Mis à jour le 24.11.05 | 13h53

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-713845@51-706328,0.html

http://www.bedzed.org.uk/main.html

 BEDDINGTON ( SURREY, ANGLETERRE) ENVOYÉ SPÉCIAL


De loin, on aperçoit d'étranges cheminées aux couleurs vives. Elles couronnent les toits de BedZED, le premier village écologique d'Angleterre, à vingt minutes de train au sud de Londres. Grâce à leur ingénieux dispositif, assemblé autour d'un échangeur, l'air vicié qui s'en échappe cède sa chaleur à l'air frais qui y pénètre. Ce système de ventilation naturelle, qui permet de récupérer une partie des calories émises, symbolise l'efficience énergétique à l'honneur dans ce lieu de vie d'un nouveau genre, inauguré en 2002.

BedZED signifie Beddington Zero Energy Development. Ce quartier de Beddington, précurseur d'un habitat bioclimatique, "développe zéro énergie". C'est la première communauté "neutre en carbone". Elle n'utilise pas plus d'énergie — renouvelable — qu'elle n'en produit sur place, et n'ajoute aucun surplus de dioxyde de carbone dans l'atmosphère.

L'architecte Bill Dunster, concepteur de ce projet pilote qui intègre toutes les techniques du développement durable, a voulu reconstituer une cité-jardin traditionnelle à l'anglaise, en densifiant autant que possible l'espace urbanisé. Edifié sur une ancienne décharge publique, BedZED est aussi dense que le quartier de Soho, au coeur de Londres. Son inventeur y a resserré les liens entre l'habitat et les lieux de travail, délibérément mêlés. Multiplier les ensembles de ce type, assure-t-il, permettrait presque de satisfaire les énormes besoins en logements des Britanniques d'ici à 2016, en ne construisant que sur les terrains à bâtir, sans toucher aux espaces agricoles et naturels.

A BedZED, l'impérative protection de l'environnement ne sacrifie jamais le confort et la modernité. Architecte militant, Bill Dunster n'a rien d'un écologiste rétrograde ou grincheux. "J'en ai assez des activistes négatifs, explique-t-il. L'avenir peut être désirable et amusant. A BedZED, on respecte l'environnement tout en ayant un style de vie convivial et financièrement abordable."

Imaginé pendant trois ans par Bill Dunster, avec le soutien de l'ONG anglaise Bioregional, cet "éco-village" a été financé par la fondation Peabody, la plus importante association caritative consacrée à l'habitat. Il accueille quelque 300 résidents dans 100 logements. C'est un site socialement mixte, destiné ni aux bobos ni aux écolos, et où les plus aisés ont acheté leur appartement, et les plus modestes le louent. Les sept corps de bâtiment, que prolonge un vaste terrain de jeu, abritent les lieux propres à une communauté : cafétéria, garderie, club sportif, centre de santé.

LA RANÇON DU SUCCÈS

BedZED utilise au maximum les matériaux naturels, renouvelables ou recyclables — bois, briques, structures métalliques — disponibles dans un rayon de 50 km, pour favoriser l'économie régionale et limiter les transports. La nourriture est livrée chaque jour par 200 producteurs locaux, d'où une économie d'emballages et une alimentation moins coûteuse et plus saine. "On a calculé, rappelle Bill Dunster, que, dans ce pays, les composants d'un repas moyen parcourent au total 3 200 km avant d'arriver sur la table du consommateur."

Les inventeurs de BedZED ont privilégié les solutions passives. Exemple : mieux vaut, pour économiser l'énergie, une bonne isolation thermique qu'un équipement sophistiqué, sujet aux pannes et cher à l'entretien. Chaque logement, exposé plein sud, possède une serre qui capte la lumière et la chaleur et où des panneaux photovoltaïques produisent de l'électricité. Un jardinet fait face à la serre. Les bureaux et les commerces sont au nord, reliés aux logements par des passerelles.

Une centrale alimentée par des résidus forestiers produit l'électricité et l'eau chaude sanitaire. Les pertes thermiques sont minimes. Les murs ont 50 cm d'épaisseur, la toiture contient un isolant végétal, les ampoules et les appareils consomment peu. "Voyez, constate fièrement Bill Dunster, même par temps froid, il est presque inutile de chauffer." Les eaux de pluie sont stockées, les eaux sales, traitées biologiquement sur place. On a diminué le chauffage de 90 %, l'électricité de 60 %, les déchets de 75 %.

La présence de l'automobile a été réduite de moitié. On encourage l'usage partagé des véhicules. Sur le parking, des bornes permettent de recharger gratuitement les voitures électriques. A BedZED, l'empreinte écologique est deux fois moindre que dans celle d'un quartier traditionnel. Les rares habitants qui l'ont quitté l'ont fait pour empocher une plus-value immobilière, car, en trois ans, les logements ont déjà presque doublé de valeur. Ecologie ou pas, c'est la rançon du succès.

Jean-Pierre Langellier

Article paru dans l'édition du 25.11.05

 

2/12   La maison écologique, durable et économe, se démocratise

 LE MONDE | 24.11.05 | 13h53  •  Mis à jour le 24.11.05 | 13h53

 http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-713844@51-628865,0.html

Les Français en auraient-ils fini avec le syndrome des Trois Petits Cochons, qui les a longtemps poussés à bâtir des maisons en dur, comme un refuge coupé du monde extérieur ? Certains sont en tout cas prêts à faire construire leur "home sweet home" en bois, voire en chanvre et même en paille, à le concevoir plus en phase avec l'environnement extérieur. "Une centaine de maisons en bottes de paille agricole ont été construites cette année", se félicite Jean-Pierre Oliva, consultant en architecture écologique, un domaine naguère confidentiel, qu'il a vu éclore ces cinq dernières années, puis "exploser" avec la hausse du pétrole.

Ces maisons en paille ne sont pas des lubies nouvelles. L'habitat écologique est à la mode, comme le prouve l'ouverture d'un Salon qui lui est consacré, pour la deuxième année consécutive, du 25 au 27 novembre, à la Cité des sciences et de l'industrie, à Paris. Les premières ont été construites aux Etats-Unis en 1875, lorsque les botteleuses mécaniques sont apparues. En France, la plus ancienne a été construite à Montargis en 1921. "Elle est toujours en parfait état", assure Jean-Pierre Oliva, qui décline les avantages de ce matériau naturel, piégé dans des structures de bois, sous un crépi de chaux et de sable : isolant deux fois mieux que les briques alvéolaires, pour un coût sept à huit fois plus faible, il stocke du CO2 tout en redynamisant une filière agricole bio. Seul inconvénient, en ville, à l'entendre, l'épaisseur des murs, contrainte par la dimension des bottes de paille.

Il y a encore quelques années, évoquer ces solutions techniques aurait fait sourire. "Nous étions des Martiens", résume Jean-Pierre Oliva. Aujourd'hui, les (rares) artisans qui les mettent en oeuvre "ont des années de commandes". L'autre changement majeur, c'est que celles-ci n'émanent plus seulement d'amateurs de bio, "autoconstructeurs", ou de bobos à la recherche de maisons d'architecte. Mais elles viennent aussi d'acteurs publics soucieux d'économies d'énergie et de protection de l'environnement — comme la municipalité de Montholier (Jura), qui a fait construire deux résidences locatives en paille au tarif HLM.

La France est en retard par rapport à ses voisins, Allemagne et Suisse notamment, où l'habitat est deux à quatre fois moins énergivore. "On assiste depuis la fin des années 1990 à la rencontre entre deux mondes, celui des autoconstructeurs, adeptes des techniques traditionnelles, et celui des bioclimaticiens, qui ne se soucient pas forcément d'utiliser des matériaux écologiques", analyse Yvan Saint Jours, rédacteur en chef du la revue La Maison écologique. Lancé en 2001 à 3 500 exemplaires, ce magazine tire aujourd'hui à 50 000.

Encore faut-il s'entendre sur la définition de cet habitat écologique. Est-ce un bâtiment qui consomme peu d'énergie, voire en produit et est capable de recycler l'eau de pluie ? Qui fait appel à des matériaux renouvelables, naturels, à faible impact sur l'environnement ? Ou bien d'une maison saine, sans volatils ou fibres nocifs ? A moins qu'on ne parle d'une maison traditionnelle à laquelle on ajoute une chaudière ou un poêle à bois.

Chacun y va de son credo, dans un marché où les labels, peu contraignants, sont souvent conçus comme un argument marketing. "La maison en bois est perçue comme la référence, note Yvan Saint Jours. Mais elle peut être parfaitement anti-écologique si le bois est importé de Sibérie et a subi des traitements chimiques."

Pour avoir une idée précise du caractère écologique d'un produit, il faut en fait connaître tout son cycle de vie, depuis sa production jusqu'à son éventuel recyclage. Des fiches techniques commencent à être proposées par les industriels, selon une démarche purement déclarative. "Des programmes de vérification de ces données sont prévus", indique cependant François Maupetit, du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). Responsable de la qualité sanitaire des produits, il souligne que l'évaluation dans ce domaine est encore plus embryonnaire. Sur des milliers de références, seuls quatre briques en terre cuite et un revêtement de sol synthétique ont fait l'objet d'un avis technique du comité environnement santé.

Peu importe, les bâtiments étiquetés haute qualité environnementale (HQE) fleurissent, même s'ils ne remplissent pas tous les critères prévus par ce label. "Il s'agit surtout d'une démarche pédagogique pour encourager une approche qui ne doit pas être réservée à une élite", note Jean-Christophe Visier, chef du département développement durable au CSTB.

De fait, on sort peu à peu de l'esprit "prototype". La Coop de construction, à Rennes, fait figure de pionnière. En 2000, son programme Salvatierra réduisait par quatre la consommation d'énergie. Mais il avait été fortement subventionné. La villa Belle-Ile, à Mordelles, concerne des accédants modestes (60 % bénéficient du prêt à taux zéro). Les quarante logements devraient bénéficier de charges de chauffage en diminution de 20 % (— 40 % pour l'eau chaude) et consommer 25 % d'eau en moins. Monomur en terre cuite, solaire thermique, récupération des eaux de pluie, peintures sans solvant, etc., permettent ces performances pour un surcoût modeste. "Nous avons fait un petit effort commercial, convient Didier Croc, de la Coop. C'est de la qualité environnementale raisonnée, qui ne vise pas à satisfaire les militants : le chanvre est trois fois plus cher que la laine de roche. Là, on cale..."

Pour l'architecte du projet, Bernard Mainguy, un bâtiment "zéro énergie", comme ceux qu'on peut rencontrer à Fribourg, en Allemagne, n'était pas l'objectif. "Ce sont souvent des maisons Thermos, où on se sent confiné", assure-t-il. Mais l'habitat autonome, capable de tirer profit du soleil, du vent et de la pluie, de traiter ses propres déchets, lui semble une piste prometteuse. "On ne compte pas plus d'une vingtaine de maisons autonomes, mais on pourrait élargir cette approche à des groupements d'habitats", juge-t-il.

La signature, le 17 novembre, par l'Office public d'aménagement et de construction (OPAC) de Paris d'une charte du développement durable est un signe de l'intérêt naissant des grands donneurs d'ordre. L'OPAC se fixe d'ici cinq ans des objectifs concrets : développer les énergies alternatives (10 000 m2 de panneaux solaires thermiques, deux éoliennes, pile à combustible), réduire de 5 % les émissions de CO2 et la consommation d'eau, diminuer de 30 % la consommation énergétique des constructions neuves.

Même le gouvernement s'y met : en plus des crédits d'impôts pour l'équipement en énergies renouvelables, il a décidé d'augmenter le tarif de rachat de l'électricité photovoltaïque produite par les particuliers — de 15 à 22,5 centimes d'euros du kWh. Et, à compter du 1er septembre 2006, toutes les habitations neuves devront être dotées d'un conduit à fumées "permettant le raccordement d'un foyer à bois ou à biomasse". La France s'est, il est vrai, engagée à diviser par quatre ses émissions de CO2 d'ici à 2050. Le bâtiment (habitat + tertiaire) produit 19 % des gaz à effet de serre émis par le pays. La maison écolo a donc de beaux jours devant elle.

Hervé Morin

Article paru dans l'édition du 25.11.05

 

1/12   La géothermie, quoiqu'en plein essor, reste encore marginale

http://www.actu-environnement.com/ae/news/1393.php4

La géothermie consiste à utiliser la chaleur de l'intérieur de la Terre pour le chauffage ou la production d'électricité. Selon les régions, l'augmentation de la température avec la profondeur est plus ou moins forte, et varie de 3 °C par 100 m en moyenne. En France, le Bassin rhénan en Alsace, présente par exemple un gradient géothermal de 10°C par 100 mètres. A 5 km sous le continent, la température atteint les 250°C. Cette chaleur provient pour l'essentiel de la radioactivité naturelle des roches constitutives de la croûte terrestre mais son utilisation n'est possible que lorsque les formations géologiques constituant le sous-sol sont poreuses ou perméables et contiennent des nappes d'eau chaude liquide ou vaporisée.

Il existe quatre types de géothermie classés en fonction de la température et qui détermine les utilisations possibles. La géothermie de haute énergie, concernant des températures supérieures à 150 °C, et de moyenne énergie, pour des températures comprises entre 100 °C et 150°C, est valorisée principalement pour la fabrication d'électricité. Alors que la géothermie basse énergie (températures comprises entre 30 °C et 100 °C) permet de couvrir une large gamme d'usage comme le chauffage urbain, le chauffage de serres, l'utilisation de chaleur dans les process industriels, le thermalisme, etc. La géothermie très basse énergie, quant à elle, concerne les aquifères peu profonds d'une température inférieure à 30°C. Vu sa faible température, elle nécessite la mise en œuvre de pompes à chaleur qui prélèvent cette énergie à basse température pour l'augmenter à une température suffisante pour le chauffage et la climatisation d'habitations individuelles.

Ces cinq dernières années, la production d'énergie issue de la géothermie a progressé de 4 % par an dans le monde. Les Etat-Unis sont les premiers producteurs d'électricité et de chaleur à partir de la géothermie (30% de la production mondiale). Partout sur le globe, des projets se développent et les Philippines produisent d'ores et déjà 21 % de leur électricité grâce à cette technique. Plusieurs pays en développement, notamment en Amérique Centrale et en Afrique Orientale, pourraient satisfaire, à moyen terme, une part importante de leurs besoins en électricité par géothermie. Ainsi le Kenya prévoit en 2017 une contribution de 25 % de cette ressource dans son bilan énergétique.

En Europe, la filière basse énergie et les pompes à chaleur sont plus développées que la filière électrique.

L'Italie est le principal utilisateur de la géothermie basse énergie avec 43% de la puissance installée devant la France (29%) et l'Allemagne (6,2%).

La filière des pompes à chaleur est développée principalement en Suède qui concentre 48,7% des installations devant l'Allemagne (18,3%) et la France (10,4%).

Pour la filière électrique l'Italie est également le premier producteur (96% de la puissance installée) devant le Portugal (1,9%) et la France (1,7%). Cependant la technique permettant de transformer de l'eau profonde en électricité réclame des investissements importants ce qui a poussé l'Italie a fermé un certain nombre de puits ces dernières années.

En fait, seuls le Portugal et la France, grâce aux départements d'outre-mer, peuvent explorer cette piste de manière intensive car la géomorphologie volcanique et insulaire facilite l'accès à la ressource.

D'après le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM) la France recèle dans son sous-sol un potentiel géothermique important dont une infime partie est aujourd'hui exploitée.

Le bassin rhénan, le massif central et les DOM sont des régions favorables à la géothermie haute et moyenne énergie. La première référence française en matière de géothermie haute température se situe à Bouillante, non loin du volcan guadeloupéen de la Soufrière. Mise en service en 1986, la centrale devrait voir prochainement sa capacité multipliée par deux. Lancés en 2003, d'importants travaux d'extension lui permettront en effet d'atteindre une puissance installée totale de l'ordre de 20 MW à la fin de cette année permettant de couvrir environ 10% des besoins annuels en électricité de l'île.

En termes de basse énergie, le bassin parisien constitue un réservoir important utilisé pour le chauffage collectif. Comportant cinq grands aquifères dont le Dogger qui s'étend sur plus de 15 000 km2 avec des températures variant de 56 à 85°C, ce réservoir assure aujourd'hui le fonctionnement de 34 installations géothermales. L'exploitation de ces ressources très basse température a commencé très tôt en France, dès 1963, à la Maison de la Radio à Paris, avec la mise en œuvre d'un système de chauffage et de climatisation qui puise l'eau à 600 m de profondeur à une température de 27°C.

Depuis quelques années, le marché des pompes à chaleur géothermiques pour le chauffage des maisons individuelles connaît en France un réel développement à l'instar d'autres pays européens. En 2004, le nombre d'unités vendues pour équiper des maisons individuelles était de l'ordre de 11 700 à comparer aux 700 installations vendues en 1997.

Malgré toutes ces initiatives, la géothermie ne représentait, en France, en 2004, que 2,3% de l'énergie issue de ressources renouvelables. La filière a pourtant atteint un niveau de maturité technique et commerciale qui lui permet de rivaliser sans complexe avec les autres énergies renouvelables mais souffre encore d'un déficit de notoriété. Un programme d'inventaire des ressources géothermiques mené par l'ADEME et le BRGM a été engagé sur une dizaine de régions pour actualiser les données. Ces informations sont nécessaires pour relancer la filière même si les avantages de cette ressource sont bien connus.

Sur le plan environnemental, une exploitation géothermique produit peu de rejets. Par exemple, en ce qui concerne le CO2, une centrale géothermo-électrique émet 10 fois moins qu'une centrale au gaz naturel.

Sur le plan technique, la géothermie fait appel à une ressource régulière, dépendante uniquement des caractéristiques intrinsèques du sol et non des éléments extérieurs. En revanche les coûts de recherche et d'installation sont les principaux freins à son développement : selon la nature du sol, les coûts de forage peuvent être très élevés mais une fois la mise en place de l'installation, le coût d'exploitation est quasiment nul.

Néanmoins il est important de préciser que l'énergie géothermique est une énergie renouvelable paradoxale dans la mesure où une utilisation trop intensive des ressources peut entraîner l'épuisement des nappes chaudes. Une utilisation raisonnée de cette forme d'énergie s'impose nécessairement.

Actuellement, les perspectives de développement sont principalement orientées vers la géothermie de grandes profondeurs. Le principal enjeu de la filière consiste donc à conduire des recherches pour améliorer, en innovant, les méthodologies d'exploration et d'évaluation des champs géothermiques afin de diminuer les coûts. C'est dans ce but qu'est mené sur le site de Soultz-sous-Forêts le plus grand projet de géothermie profonde conduit actuellement dans le monde. Initié depuis 1987, ce programme consiste à démonter la faisabilité de l'utilisation de la chaleur des roches sèches fracturées. De l'eau peut être injectée au milieu de ces roches à 5000 m de profondeur et par échange thermique elle ressort en surface à 200°C à un débit de 100L /s. Les résultats sont encourageants et plusieurs nouveaux projets internationaux, notamment en Suisse et en Australie ont été lancés en s'appuyant fortement sur les acquis de Soultz mais l'industrialisation du procédé n'est pas prévue avant 2010.

F.LABY

 

 

 

 

30/11   Valencia shows how to turn public transport greener

http://www.urbanbat.com/html/home.asp

http://www.uegva.info/fundacioncv/actualidad/index.php?id=1432

The Valencian Urban Transport Company (EMT) presented in Brussels its latest innovative initiative for a sustainable public transport: the URBANBAT project. This project is financed by the European Commission through the LIFE-Environment programme.

Designed as a pilot project in this first phase, Urbanbat defines an integral management model for the liquid waste generated during the operation and maintenance of the public transport fleet of EMT Vehicles in Valencia such as water from washing buses, engines and heating systems, or used brake fluids.

The aim of the project is to dramatically reduce pollution generated by EMT. For this reason, it tries to incorporate innovative models that are more environmentally friendly during maintenance operations. More specifically, Urbanbat aims at prolonging the life span of products used for the maintenance of the fleet of vehicles, reducing water consumption and setting up alternatives to the incineration of liquid waste.

The result will be a clean integrated process that uses easy technologies at a relatively low cost, while improving the quality and security of the service offered.

The Info Day, organised by the Valencian Regional Office in Brussels, was attended by representatives of regional entities, enterprise associations and technological institutes. Mr. Juan Manuel Revuelta, Head of the Valencian Regional Office in Brussels, opened the seminar by highlighting EMT’s efforts in the past few years in achieving a more sustainable urban transport for the City of Valencia. Mr. Revuelta also stressed the will of the Valencian Regional Office to further cooperate with innovative initiatives such as Urbanbat developed by Valencian entities.

Transferability to other sectors

During his presentation of Urbanbat, Mr. Novo explained that the model developed for EMT can be transferred to any other transport organisation or maintenance service: urban and interurban transport in general, freight transport by road or railway, or repair and maintenance of vehicles including washing and oiling equipments.

Meanwhile, Mr. José Alberto Millán, Desk Officer for LIFE projects at DG Environment (European Commission), praised the scientific quality of Urbanbat for its innovative nature and its contribution to environmental protection. He also stressed the outstanding activities carried out by EMT in the field of sustainable urban transport and the experience of the Valencian Region in developing and disseminating innovative initiatives.

Sustainable urban transport

With this new LIFE project, the Valencian Urban Transport Company EMT has strengthened its position as focal point for innovation in environmental issues aiming at optimising energy management, improving the quality of its services and increasing environmental protection of the city. Since 2002, EMT has played an active role in the LIFE-TRAGAMOVIL project and it has led the LIFE-ECOBUS project in its efforts to offer an increasingly ecological and sustainable urban transport.

Pour plus d'information, veuillez contacter :
Lorena Garcia Ferrer
Fundación Comunidad Valenciana-Región Europea
web@delcomval.be
+32 2 282 4176

Posté par :
Fundación Comunidad Valenciana-Región Europea

 

29/11   2006 Award :Technological innovation and energy

http://www.fondation-altran.org/DevSite/index.jsp?id=000001126784072015

Applications are now open!

With a cross-disciplinary 2006 Award, the Altran Foundation for Innovation will reward most innovative projects dealing with the global concern about energy.

2006 Award Theme in details
Apply for the 2006 Award

For its 10th anniversary, the Altran Foundation for Innovation chose the theme: Technological innovation and energy. 

This theme deals globally with the concept of energy: from energy sources transformation to environmental impact management and energy efficiency, especially in transport, housing and daily life.

  

28/11   Belgique : WALLONIE: "Minergibat", programme de recherche en économie d'énergie

Une journée d'information sera organisée le 16 décembre. Les projets devront être remis pour le  http://recherche-technologie.wallonie.be/

Le ministre wallon André Antoine vient de lancer une campagne "Minergibat" pour économiser l'énergie dans les bâtiments. En plus d'une information pour la sensibilisation, le ministre souhaite mettre à dispositions des communes ou cantons des conseillers pour augmenter l'efficacité énergétique des immeubles. Il prévoit aussi 100 millions d'euros pour un nouveau plan d'action 2005-2007 en terme de primes pour les particuliers, les entreprises, les sociétés de logements sociaux.

La Wallonie consomme toujours 45% de plus d'énergie que la moyenne européenne. Une consommation en croissance de 5% entre 1990 et 2002. A politique inchangée, il faudrait s'attendre à une augmentation encore de 8% à l'horizon 2010. A noter encore que la Wallonie est dépendante à 98% de l'énergie importée ce qui implique une facture de plus de sept milliards d'euros en 2002. Sans compter que la Région doit aussi s'inscrire dans le protocole de Kyoto qui impose une réduction de 7,5% des gaz à effet de serre pour 2012.

Entreprises, universités et centres collectifs de recherche agréés wallons peuvent remettre des projets. Ceux qui sont retenus seront soutenus par la Région sous forme de subventions pour la recherche de base, d'avances pour la recherche appliquée, et pour les PME d'avances quant au démarrage d'activités - mais d'autres budgets du plan Marshall pourraient ici prendre le relais pour les grandes entreprises et centres de recherche. «Minergibat» mobilise 5 millions d'euros mais l'enveloppe pourrait gonfler par-delà.

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=3&subid=85&art_id=253267

http://www.lecho.be/actualite/ligneinfo_fichenews.jsp?indice=61524  

 

27/11   Exploiter l'énergie des marées
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30809.htm

Apres trois ans d'expérimentation dans le détroit de Messine, Kobold, la turbine brevetée de la société Ponte di Archimede générant de l'électricité à partir des courants marins, est sur le point d'être attaché au réseau ENEL. Cette centrale peut délivrer de 15 à 70 kilowatt, selon la vitesse des courants marins, juste assez pour alimenter un immeuble. C'est un signe que même cette source d'énergie renouvelable peut être exploitée dans ces régions, comme les petites îles, dans lesquelles il n'existe pas de service électrique et où les agences de l'environnement déconseillent fortement de construire des centrales conventionnelles.

Durant le meeting qui a vu la participation de nombreuses institutions nationales et internationales, il a été annoncé que le prototype Kobold, a réussi les tests et a donné vie à une turbine de deuxième génération. "La deuxième phase du projet, - ajoute le président de la société Ponte di Archimede Elio Matacena - verra, d'une part, une nouvelle phase expérimentation de Kobold au sein du nouveau parc technologique et environnementale Horcynus Orca réalisé à Ganzirri, dans la périphérie de Messine ; et d'autre part l'installation de turbines Kobold dans certaines îles chinoises, des Philippines et de l'Indonésie dans lesquelles les courants marins arrivent à 8 mètres par seconde, garantissant des rendements plus élevés".

Pour cette seconde phase du projet, le ministère italien des affaires étrangères et la société Ponte di Archimede ont financé 800 000 euro. Kobold, comme le rappelle un des ingénieurs, Alberto Moroso, est née de l'idée d'Elio Matacena d'exploiter un propulseur naval remplaçant l'hélice traditionnelle. Dans la configuration actuelle, Kobold consiste en une plate-forme de 10 mètres de diamètre avec une turbine verticale d'un diamètre de 6 mètres "Dix de ces plates-formes pourront permettre à une île de mille habitants de devenir autosuffisante en énergie" assure l'ingénieur Moroso.

Sources : Il Sole 24 Ore - 04/10/2005

Mentions légales: Cette information est un extrait du BE Italie numéro 40 du 25/11/2005 rédigé par l'Ambassade de France en Italie. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

26/11 Rendre les voitures moins polluantes : l’effort de tous

Votre voiture est-elle "propre"?    www.health.fgov.be/environment/co2

 

25/11    Fabrication d'engrais a partir de piles recyclees
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30603.htm

Dans la region de Cordoue une entreprise, unique en Europe, reutilise certains composes des piles boutons pour produire un engrais agricole. La contamination de l'environnement par les piles usagees est un probleme ecologique actuel dans nos societes. Jusqu'a present les piles boutons etaient stockees dans des conteneurs puis enterrees dans des decharges, mais grace a l'ingeniosite de l'entreprise "Luque de Reciclaje" le recyclage de ces piles est possible.
La premiere etape consiste en l'elimination du mercure des piles, qui est hautement toxique. Cette etape est pour l'instant realisee par une societe specialisee dans ce travail meme si l'entreprise pense developper plus tard cette activite. Suite a l'elimination du mercure, une serie de reactions
chimiques extrait les composes d'interet de la pile. Il en resulte une solution riche en nitrates, zinc, fer, manganese et sodium qui sera commercialisee en tant que fertilisant liquide.
Ce processus est assez rentable et permet de fabriquer un engrais moins cher par rapport a ceux deja presents sur le marche. En effet, la matiere premiere est abondante et pas chere et l'entreprise recycle jusqu'a 100.000 piles par jour et produit pres de 50 kilos de fertilisants par kilo de piles
recyclees.

Pour en savoir plus, contacts :
Julian Luque y Miguel Luque, Luque de Reciclaje, Pol. Ind. Llano del Jarata,
parcela 50, 14550 Montilla (Cordoba), tel : +34 957 65 00 99
Sources : Circulo de Innovacion, mi+d, 31/08/05
Redacteur : Laure-Amandine Carrois, service.scientifique@sst-bcn.com

Cette information est un extrait du BE Espagne numéro 46 du 14/11/2005 rédigé par l'Ambassade de France en Espagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

24/11   Des bouteilles plastiques utilisées pour dépolluer les effluents gazeux émis dans l'atmosphère
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30602.htm

Des chercheurs de l'Université de Grenade (UGR) sont parvenus par un processus simple et économique à transformer les emballages en PET en charbon actif homogène et sélectif, capable d'adsorber les polluants présents dans l'air.
Comme le signale le coordinateur du groupe, Francisco Javier Lopez Garzon, le charbon actif est un solide avec une grande surface spécifique, car il est parsemé de nombreux pores de la dimension de l'ordre du nanomètre. C'est pourquoi, il est employé dans la fabrication des filtres des cigarettes, dans les processus de catalyse, et dans la décontamination de l'atmosphère entre autres. Il est utilisé précisément dans le cadre de la purification des effluents gazeux, sur lequel le groupe de recherche travaille depuis quatre ans afin d'obtenir un charbon actif avec une porosité développée la plus homogène possible, ce qui permet également une diminution des coûts de production.

Les charbons actifs commerciaux sont généralement obtenus à partir de précurseurs comme le noyau d'olive, l'écorce d'amande ou de noix de coco, etc. Ce sont des produits naturels hétérogènes qui permettent d'obtenir des charbons également hétérogènes et qui ne sont pas efficaces quant à l'adsorption de substances polluantes. Les scientifiques ont trouvé une alternative à l'utilisation de ces polymères organiques. Toutefois, ces autres précurseurs sont très chers. C'est pourquoi, celui qui a été choisi est un polymère de déchets comme le PET ou polyéthylène terephtalate. Il s'agit de la matière plastique la plus utilisée dans la fabrication d'emballages de boissons. En tenant compte du fait que ce résidu se chiffre en millions de tonnes dans toute l'Europe, il s'agit d'une matière première abondante et de grande disponibilité.

La transformation du PET en charbon actif est menée à bien par un processus de pyrolyse. Le matériau est brûlé dans un four spécial sans oxygène, de telle manière que celui-ci ne réagisse pas avec le charbon, qui est le produit souhaité. Les chercheurs affirment avoir obtenu un charbon actif hautement poreux, uniforme et très sélectif, comme ils l'ont démontré à travers les essais d'absorption effectués avec des molécules de différentes tailles, de l'azote aux vapeurs organiques.
Face aux résultats obtenus, le groupe de chercheurs réalise des expériences avec d'autres matériaux polymériques, tout en optimisant le processus de production pour atteindre un rendement de 60%, car une importante partie du PET, qu'il faut récupérer pour la transformer en charbon, se volatilise lors de ce processus.

Pour en savoir plus, contacts :
Francisco Javier Lopez Garzon, Departamento de Quimica Inorganica,
Universidad de Granada (UGR), tel : + 34 958 24 23 97, courriel :
flopez@ugr.es, http://www.ugr.es/~mquiros/departa.htm
Sources : Andalucia Investiga, 04/10/05
Rédacteur : Glenn Jaouen, coopfrances@pta.es

Cette information est un extrait du BE Espagne numéro 46 du 14/11/2005 rédigé par l'Ambassade de France en Espagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

23/11   La Catalogne possèdera bientôt la deuxième plus grande usine de biodiesel d'Espagne
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30599.htm

Au debut de l'annee 2006 commencera, probablement a Martorell, la construction de la deuxieme plus importante usine de biodiesel d'Espagne. Selon les estimations, les installations auront la capacite de produire, a partir de graines vegetales de colza ou de tournesol, 100.000 tonnes de biodiesel par an. 40% du combustible sera destine a la flotte de transport public urbain. Les quantites restantes seront vendues aux compagnies petrolieres comme Repsol, Cepsa et British Petrol (BP), qui commercialisent deja ce carburant dans certaines de leurs stations service.
Pour la realisation et la gestion de ce projet, les principaux partenaires, a savoir l'IDAE, les Transports Urbains et Services Generaux (TUSGSAL), les Transports Metropolitains de Barcelone (TMB) et l'entreprise "Sarmet on Plus" (consultant en energetique), ont investi 50 millions d'euros et également cree la societe Ecomed Energy, dont le siege sera localise a Barcelone.
Ce projet, qui devrait etre operationnel fin 2006, rentre dans le cadre du Plan des Energies Renouvelables 2005-2010 approuve recemment par le gouvernement. L'un de ses objectifs est d'accroitre a 5,8% la part de biocombustible consomme sur le marche.

Pour en savoir plus, contacts :
- Instituto para la Diversificacion y Ahorro de la Energia (IDAE), C/
Madera, 8, 28004 Madrid, tel : +34 914 564 900, fax : +34 915 230 414,
courriel : comunicacion@idea.es, http://www.idae.es
- Transports Metropolitans de Barcelona, Gabinet de Premsa, Carrer 60, num
21-23, sector A, Pol. Ind. Zona Franca, 08040 Barcelona, tel : +34 932 987
369, fax : +34 932 987 121, courriel : gabpremsa@tmb.net, http://www.tmb.net
Sources : Energias Renovables, 10/10/05
Redacteur : Camille Joret, cjoret_science@yahoo.fr

Mentions légales: Cette information est un extrait du BE Espagne numero 46 du 14/11/2005 redige par l'Ambassade de France en Espagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

22/11   La bioenergie en plein developpement
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30496.htm

Avec l'objectif eleve que 10% de l'electricite produite le soit par le biais des energies renouvelables en 2010, le Gouvernement britannique doit pouvoir compter sur toutes les sources d'energie possibles. La biomasse (bois, plantes, cereales, dechets organiques) est une des plus prometteuses car la technologie impliquee ne differe guere de celle des systemes de generation classique. Pour le moment, le Gouvernement a cree differents plans : le " Bioenergy Capital Grants Scheme " (aides financiere), l'" Energy Crops Scheme" (plantes energetiques) et le " Bioenergy Infrastructure Scheme " (infrastructures), afin de stimuler le marche et de developper une chaine logistique de l'extraction de la biomasse jusqu'a la distribution d'electricite aux particuliers.

L'une des principales techniques utilisees dans la strategie gouvernementale est la combustion combinee de biomasse et de charbon dans les centrales a charbon, avec pour objectif que le nombre de " Renewable Obligations Certificates " (Certificat d'obligation d'energies renouvelables, voir les Actualites scientifiques au Royaume-Uni du mois de septembre 2005, p. 29) excede les 2 millions. 

Pour mettre en place une chaine d'approvisionnement de la biomasse, le developpement de plantes energetiques specifiques est etudie. Parmi les differentes possibilites, les taillis de saule, rejets naturels de l'arbre, se renouvellent tres rapidement et sont donc facilement disponibles. Ces taillis ont ete testes a la centrale Drax de Selby a l'est du Yorkshire par la compagnie " Renewable Fuel ", et, en remplacant 10 000 tonnes de charbon, ils ont empeche l'emission d'environ 22 000 tonnes de dioxyde de carbone. Pour developper ce systeme, certaines compagnies ont passe des contrats d'approvisionnement en plantes energetiques avec les agriculteurs. Des recherches sont aussi effectuees pour creer des systemes de combustion combines specialement concus pour la biomasse (" Scottish and Southern Energy ") et des systemes d'approvisionnement en biomasse integres a la centrale (" Mitsui Babcock ").

L'autre technique envisagee est la combustion directe de biomasse dans des centrales adaptees. Trois mille cinq cents petites unites de cogeneration, qui produisent chacune 100 kW d'electricite et 150 kW de chaleur, ont ete vendues par l'entreprise Talbott's de Strafford dans les Midlands. Ce type d'unite, un des premiers distribues sur le marche, a ete largement exporte et on en trouve notamment en France, Amerique du Nord et Australie. La combustion des dechets agricoles est, elle aussi, bien developpee par les industries britanniques, notamment Bronzeoak, avec des marches exterieurs
tel le Sud-Est asiatique qui produit des dechets comme la bagasse, residu de canne a sucre, ou les residus de riz et de palmiers.

Sources : UK Watch issue 11, press release, autumn 2005,
<
http://www.globalwatchservice.com/magazines/ukwatch/pdfs/articles/11/UKW11Page5.pdf>
Redacteur : Mathieu Daoudi

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21/11   Le premier parc maritime mondial utilisant l'energie des vagues va etre construit au Portugal par des Britanniques
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30495.htm

La compagnie Ocean Power Delivery (ODP), basee a Edinbourg, a ete selectionnee pour construire le premier parc maritime utilisant l'énergie des vagues au Portugal. ODP est un des leaders europeens en terme de recherche et de realisation pour ce type d'energie, grace a sa realisation principale Pelamis. Ce convertisseur d'energie a une configuration particuliere de joint, qui permet de maximiser l'efficacite du systeme dans des mers peu agitees.
L'appareil Pelamis est le resultat d'un des investissements les plus importants dans ce type d'energie et ODP a beneficie des contacts et du soutien du Gouvernement Britannique, notamment le " Renewable Trade Promotion Service ", pour developper une filiale au Portugal. La compagnie a
recu une commande de 8 millions d'euros pour trois unites P-750 d'une capacite totale de 2,25 MW. Celles-ci vont etre placees a 5 km au large de la cote nord du Portugal, vont generer de l'electricite pour plus de 1 500 foyers et reduire ainsi les emissions de CO2 de 6 000 tonnes par an.
Trente unites supplementaires devraient etre commandees en 2006, pour etre reliees par un cable sous-marin, creant un parc capable d'alimenter 20 000 foyers. " C'est une avancee importante pour notre compagnie ainsi que pour le secteur de l'energie des vagues ", declare le Dr. Richard Yemm,
administrateur delegue d'ODP, qui pense que le marche portugais peut representer jusqu'a un milliard d'euros pour les dix prochaines annees.

Sources : - ODP, http://www.oceanpd.com
- UK Watch issue 11, press release, autumn 2005, http://www.globalwatchservice.com/magazines/ukwatch/pdfs/articles/11/UKW11Page16.pdf
Redacteur : Mathieu Daoudi

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20/11   Un nouveau parc eolien offshore
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30494.htm

Un nouveau parc eolien va etre installe dans la baie de Liverpool, sur la cote ouest de l'Angleterre. Ce parc, le " Burbo Banks offshore ", sera exploite par Elstam (Danemark) et EDF Energie Nouvelles. La capacite de ce parc, compose de 25 eoliennes de 3,6 MW chacune, sera de 90 MW ce qui permettra de fournir l'electricite a 75 000 foyers. Le cout des eoliennes, fournies par Siemens, est de plus de 90 millions d'euros. La construction de ce parc va s'etaler du printemps 2006 jusqu'a l'automne 2007.

Sources : The engineer, press release, 26/09/05,
<
http://www.theengineer.co.uk/liChannelID/8/Articles/292233/Wind+in+England.htm>
Redacteur : Mathieu Daoudi

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19/11   Un partenariat australo-britannique sur l'energie maremotrice
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30493.htm

La compagnie australienne Woodshed Technologies Pty et deux societes britanniques de consulting, Lloyd Energy System et SMEC Development, se sont associees pour developper et implanter des centrales electriques maremotrices en Europe et au Royaume-Uni. Ce partenariat a ete soutenu en
partie par le programme gouvernemental britannique " Global Partnership ". Ce consortium va analyser les sites potentiels et envisage la construction d'une centrale prototype. Cette centrale utilisera la technologie particuliere developpe par Woodshed, le Tidal Delay, une centrale situee sur
une bande de terre entre deux etendues d'eau (peninsule, isthme) qui utilisera la difference relative de hauteur d'eau entre ces deux rives pour generer de l'electricite. Les programmes " Global Partnership " britanniques et australiens soutiennent cette initiative qui pourrait etre commercialisee en Europe.

Note de la redaction : La seule usine maremotrice francaise est en fonctionnement depuis bientot 40 ans dans l'estuaire de la Rance en France (35). le fonctionnement de cette centrale est fondee sur le niveau important des marees dans cette zone et sur la production d'electricite grace a un barrage. C'est un succes technique mais cela a cree des problemes tant au niveau ecologique, comme une modification de la faune, un envasement et des marees artificielles dans le bassin de La Rance, qu'economique (peche, transport). Cependant, l'usine a cree des emplois et a developpe le tourisme
: visite de la centrale, navigation de plaisanciers sur le bassin.

Sources : - UK Watch issue 11, press release, autumn 2005,
http://www.globalwatchservice.com/magazines/ukwatch/pdfs/articles/11/UKW11Page3.pdf  
- ECOS, issue 125, p. 5,
http://www.publish.csiro.au/ecos/index.cfm?paper=EC125p5a&sid=11
- Alexandre Pigeard : L'usine maremotrice de La Rance,
http://membres.lycos.fr/chezalex/projets/rance/sommaire_rance.htm
Redacteur : Mathieu Daoudi

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18/11   Enlever les metaux toxiques des cours d'eau
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30491.htm

Un nouveau systeme, le purificateur d'eau BIOMAN (" BIOabsorption of Metal from Abandoned Mine sites "), concu pour eliminer les metaux toxiques dans les cours d'eau pollues par des mines abandonnees, va etre teste ce mois-ci au Pays de Galles. Ce projet, developpe par une collaboration internationale de chercheurs de l'Universite du Pays de Galles a Aberystwyth, de l'Universite de Sheffield et de l'Universite de Bologne en Italie, a recu une aide financiere de 1,4 millions d'euros de la Commission Europeenne.
Le premier prototype est un reservoir de taille moyenne alimente par l'eau de la riviere, a l'interieur duquel est place un grand sac filtrant, semblable a un grand sachet de the, rempli d'algues sans alginate qui ontune grande capacite d'echange ionique. Ces algues sont les residus de procedes industriels de fabrication d'additifs alimentaires a partir d'algues. Des tests precedents en laboratoire ont montre que ces algues piegent les principaux metaux des cours d'eau pollues, comme le zinc, le
plomb ou le cadmium. Il faut toutefois remplacer ces algues lorsque celles-ci sont saturees de metaux. La frequence de ces remplacements, identifies pour l'instant en fonction des performances du systeme, depend de la taille du systeme, des concentrations en polluants et du debit de l'eau.
Neanmoins ce systeme n'est pas trop cher et ne necessite pas une maintenance importante.
Pour le moment, le premier prototype installe sur trois sites sur les monts Cambrians traite 1 litre d'eau miniere par minute. De prochains tests sont prevus a la fin de l'automne 2005 pour un prototype qui pourra traiter 10 litres d'eau par minute ou le metal dominant est le cuivre. La troisieme generation de prototypes, prevue pour debut 2006, devrait traiter 100 litres d'eau par minute et sera automatisee avec des equipements informatiques qui permettront de verifier les performances de l'appareil sans etre obligatoirement sur le site. Selon le Docteur Perkins, chef du projet, " une fois que les tests auront ete completes avec succes, nous esperons que les organismes et societes de traitement de l'eau vont l'adopter ".

Sources : - Universite du Pays de Galles a Aberysrwyth, press release, 16/09/05, http://www.aber.ac.uk/aberonline/uwa12505.shtml
- BIOMAN, http://www.aber.ac.uk/bioman/ index.htm
Redacteur : Mathieu Daoudi

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17/11 Le carburant issu de la biomasse rendu economique par un concept intelligent
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30525.htm

La premiere pierre d'une installation pilote de carburant biomasse a ete posee le 4 novembre 2005. Cette installation, qui va etre construite au Forchungszentrum Karlsruhe (FZK) avec la participation d'industriels et de l'Agence pour les matieres premieres a base de biomasse (FNR), aura pour but
de tester le processus global ce production de biocarburant, de la biomasse a la pompe.
La production de carburants de synthese et de produits chimiques a base de biomasse reduit la dependance par rapport au petrole, ainsi que les emissions de CO2. De plus, la biomasse est la seule energie carbonee renouvelable permettant de fabriquer des produits chimiques. Les matieres
disponibles non utilisees, comme la paille, pourraient a elles-seules permettre de remplir 10% des besoins actuels allemands en carburant.
L'inconvenient de la biomasse est sa faible masse volumique, d'ou des couts de transport importants. Un procede developpe au FZK, appele " bioliq " ou BTL (Biomass To Liquid) resout ce probleme et produit des carburant de bonne qualite adaptes aux futures generations de moteur. Il se decompose en 2 etapes : tout d'abord la biomasse est transformee dans des installations de pyrolyse rapide en un produit intermediaire ayant une concentration energetique 10 fois superieure (comparable a celle du petrole brut). Ce produit, appele slurry, peut ensuite etre amene en train vers une installation centralisee pour la production de gaz (hydrogene et monoxyde de carbone) et la synthese de carburants. La biomasse utilisee en majorite sera de la paille et d'autres substances composees de cellulose ligneuse, qui representent plus de 90% de la biomasse agricole, mais le bois de rebus, les
ecorces et le papier ne sont pas exclus. Le cout d'un litre de carburant se situera aux environs d'1 euro, sachant que le carburant issu de la biomasse est detaxe en Allemagne jusqu'en 2009.
Deux industriels participent au projet. D'un cote, l'entreprise Lurgi AG de Francfort etudie un procede de pyrolyse rapide a partir de la biomasse. De l'autre, l'entreprise Future Energy de Freiberg (Saxe), se consacre a la gazeification haute pression. L'investissement pour l'installation pilote se montent a 23 million d'euro. L'industrie automobile (VW et Daimler-Chrysler) est interesse par la synthese de biocarburant pour le developpement de moteur avec des emissions et une consommation reduites. La Chine est egalement interessee par le procede, qui pourrait couvrir une partie de ses besoins croissants en carburants.

Pour en savoir plus, contacts :
- Service public - tel : +49 7247822861 - email: info@fzk.de -
http://www.fzk.de/
Sources : Depeche IDW, Communique de presse du FZK - 04/11/2005
Redacteur : Valerie Bichler, valerie.bichler@diplomatie.gouv.fr

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16/11   Geothermie : lancement du projet PROMETHEUS
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30526.htm

Les entreprises Rubitec GmbH et RWE AG ont signe un accord de cooperation, le 7 novembre 2005, avec la Ruhr-universitat de Bochum pour la resalisation du projet PROMETHEUS qui a pour objectif d'utiliser la chaleur geothermique extraite a 4.000 m de profondeur dans la region de Bochum.
La realisation de ce projet devrait permettre d'une part de demontrer l'efficacite du procede "Hot-Dry-Rock" grace auquel l'energie geothermique peut etre reutilisee et d'autre part d'alimentation le systeme de chauffage de la Ruhr-universitat et des installations voisines. Outre l'utilisation directe de la chaleur, les signataires de l'accord de cooperation souhaitent developper des techniques de production d'electricite a partir des sourcesgeothermiques.
La recherche en geothermie est un point fort de la Ruhr-universitat. Les chercheurs de cette universite ont, en effet, depuis de nombreuses annees acquis une grande experience dans ce domaine en participant a différents projets internationaux. Le projet PROMETHEUS leur permettra de mettre en pratique les resultats de leur recherche.
Rubitec GmbH, la societe de valorisation technologique de la Ruhr-universitat, a salue par la voix de son PDG, Dr Karl Grosse, l'engagement de l'entreprise RWE AG grace a laquelle les premiers forages pourront etre effectues tres rapidement.

Pour en savoir plus, contacts :
- Dr. Karl Grosse, Rubitec GmbH - tel : +49 234 32 11935 - email : karl.grosse@rub.de
Sources : Depeche idw, communique de presse de la Ruhr-universitat de Bochum, 07/11/2005
Redacteur : David Boucard, david.boucard@diplomatie.gouv.fr

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15/11   Une paille qui rend l'eau potable
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30543.htm

Le Danois Torben Vestergaard Frandsen, en collaboration avec Rob Fleuren (Pays Bas) et Moshe Frommer (Israel), a invente un nouveau type de paille, appelee LifeStraw, permettant, grace a differents filtres textile et sans electricite, de filtrer l'eau a faible cout (3 $ l'unite).
A tout moment, environ la moitie de la population mondiale vivant en dessous du seuil de pauvrete souffre de maladies d'origine hydrique, entrainant chaque jour la mort de plus de 6000 individus - principalement des enfants -lorsqu'ils boivent de l'eau insalubre.
LifeStrawMD est un moyen portatif de purification de l'eau qui assainie l'eau de surface et la rend saine pour une consommation par l'homme. Elle ne mesure que 25 cm de long et 29 mm de diametre et peut etre accroche autour du cou. Son utilisation ne necessite ni courant electrique ni piece de
rechange. Elle permet de filtrer par aspiration jusqu'a 700 litres d'eau (elle a donc une esperance de vie d'environ un an, sur la base d'une consommation journaliere de 2 litres) et d'eliminer de maniere efficace la plupart des micro-organismes responsables des maladies hydriques telles que diarrhee, dysenterie, typhoide et cholera. Par contre, elle ne permet pas de filtrer l'arsenic, le fer, ou les autres metaux lourds.
LifeStrawMD contient de la resine antiseptique PuroTech (PDR) - un materiau brevete et  particulierement efficace, tuant les bacteries par simple contact. Des pre-filtres textiles sont utilises afin d'eliminer les particules de moins de 15 microns. Le charbon actif retient les particules
telles que les parasites.
LifeStraw vient de remporter le prix du design 2005 (INDEX 2005) dans la categorie "Body" (corps).

Pour en savoir plus, contacts :
- Pour en savoir plus, consultez le site web (anglais et francais) : http://www.lifestraw.com
- Torben Vestergaard Frandsen, directeur de Developpement de la societe Vestergaard Frandsen, tel : +45 29 99 20 94, courriel :TVF@vestergaard-frandsen.dk
Sources : - Berlingske Tidende (24/09/05)
- Exposition de designe Index 2005 : http://www.index2005.dk
Redacteur : E. Rey

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14/11   Un nouveau moyen pour chercher de l'or (et éviter l'emploi de mercure)
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30552.htm

Une petite entreprise danoise SkyTEM effectue en ce moment des tests aux Etats-Unis et au Canada de son systeme de detection de minerais.
L'equipe de geophysiciens de SkyTEM a developpe un systeme aeroporte capable de detecter precisement la presence de minerais du sol et du sous-sol. Leur systeme est constitue d'appareils de mesure (TDEM - Time Domain Transient Electromagnetic) transportes par un helicoptere qui survole la zone a tester tres lentement et a basse altitude. Un signal electrique est envoye vers le sol et les appareils de mesures analysent la resistance electrique des differentes couches geologiques. Les resultats sont utilises pour identifier les probabilites de trouver des minerais tels que le nickel, le zinc, l'or ou les pierres precieuses.
Le systeme sera teste en Pennsylvanie sur des mines abandonnees pour trouver d'eventuels liquides polluants puis dans l'Utah a la recherche de minerais.
SkyTEM est une entreprise fondee en 2003 par des geophysiciens de l'Universite d'Aarhus qui, a l'origine, cherchaient de meilleurs moyens pour trouver des reserves d'eau souterraines. L'equipe de chercheurs a du developper un systeme de mesure extremement precis en raison des faibles
contrastes de resistivite. Les donnees de haute qualite obtenues pour la recherche d'eau souterraine, les ont pousses a elargir leur domaine de competences a l'exploration de minerai.

Pour en savoir plus, contacts :
Max Halkjaer, directeur de Skytem, tel : +45 30 28 99 88, fax : +45 86 10 10 03,
courriel : info@skytem.com
Sources : - Ritzau (27/09/05)
- Urban( 27/09/05)
Redacteur : E. Rey

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13/11   Se chauffer au blé

LE MONDE | 07.11.05 | 16h04  •  Mis à jour le 09.11.05 | 13h18

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-707345@51-707430,0.html

Et si l'on se chauffait aux céréales ? Innovatrice tout en étant un peu iconoclaste, cette hypothèse est devenue réalité. Finies les corvées de bois, quelques pelletées de blé ou de maïs peuvent suffire à chauffer la maison.

Venue des Etats-Unis et du Canada, cette technique a été importée en France il y a une dizaine d'années. Ces poêles ­ des espèces de gros cubes en fonte d'environ 1 mètre de côté ­ sont équipés d'un système de ventilation qui permet de renvoyer de l'air chaud dans l'ensemble de l'habitation. Conçus à l'origine pour fonctionner avec des granulés de bois (mélange de sciure et de résine), certains ont été adaptés pour brûler des céréales. Leurs prix varient de 2 500 à 3 500 euros.

Moins cher que le fioul ou les bûches, les granulés de bois et les céréales se révèlent très compétitifs quand le prix du pétrole s'affole. En outre, le blé et le maïs, déjà peu onéreux pour cause de surplus agricoles, sont affectés d'un taux de TVA de 5,5 %, quand celui des combustibles est de 19,6 %. Selon l'Institut technique européen du bois énergie (Itebe), en 2004, pour chauffer 120 m2, il en coûtait entre 449 et 660 euros par an avec des granulés, contre 845 euros avec du fioul, 900 avec du bois et 1 260 avec de l'électricité.

Les promoteurs du chauffage aux céréales estiment que son prix de revient est proche de celui des granulés de bois. Trois à quatre seaux de blé par jour suffiraient pour chauffer une maison. D'autres atouts sont mis en avant. Les appareils sont faciles à installer : l'absence de suie évite de construire un conduit de fumée, un trou dans le toit suffit pour l'arrivée d'air. les céréales ne sont pas encombrantes à stocker ; les vieux congélateurs font l'affaire et constituent un barrage à l'invasion éventuelle de souris.

DEUX FABRICANTS

Restent les déchets : la croûte d'amidon produite par les céréales est certes moins importante en quantité que les cendres de bois, mais il est cependant nécessaire de retirer ces plaques une à deux fois par jour, selon l'importance de la chauffe.

Ce mode de chauffage reste confidentiel en France. L'Itebe y estime à 10 000 le nombre d'installations de ce type. Deux fabricants ­ les établissements Piroux, dans l'Ain, et Pagnod Industries, en Haute-Savoie ­ tentent de s'imposer face à la concurrence italienne, suédoise, canadienne et américaine.

La plupart de leurs clients se trouvent dans les zones céréalières : Champagne-Ardenne, Bretagne et nord de la France. Car, quand il s'agit du chauffage aux céréales, les agriculteurs se servent directement dans leur grenier. En revanche, difficile de savoir s'ils commercialisent leur blé comme combustible. De telles pratiques ne semblent pas compatibles avec les règles de la politique agricole commune (PAC). 

Françoise Chirot  -  Article paru dans l'édition du 08.11.05

 

12/11   Une voiture qui produit son propre carburant

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30351.htm

L'Institut Weizman a recemment developpe un procede permettant de produire de l'hydrogene a partir de zinc pur, en utilisant l'energie solaire. La compagnie israelienne Engineuity a imagine un systeme similaire qui permet de produire un flux continu d'hydrogene et de vapeur sous pression a l'interieur d'une voiture, a partir de metaux legers tels que le magnesium ou l'aluminium. La methode pourrait egalement etre utilisee pour produire de l'hydrogene alimentant des batteries ou pour d'autres applications necessitant de l'hydrogene et/ou de la vapeur.

Le reservoir a gaz des vehicules traditionnels est remplace par un appareil appele "Metal-Steam combustor" qui extrait l'hydrogene de l'eau chauffee. La technologie est la suivante : le metal est plonge dans le "Metal-Steam combustor" avec de l'eau, puis chauffe a des temperatures  extremes. Les atomes de metal se lient alors a l'oxygene issu de la molecule d'eau, creant un oxyde metallique. A l'issu de la reaction, les molecules d'hydrogene sont libres et sont envoyees vers le moteur avec la vapeur. Les dechets solides du processus (les oxydes metalliques) sont collectes dans des stations de carburant et seront reutilises par des usines de metaux. Le processus est totalement propre pour l'environnement puisqu'il n'emet pas de CO2 ni de CO dans l'air.

Grace a sa technologie, Engineuity resout les problemes associes a la fabrication, au transport et au stockage d'hydrogene utilisable par les voitures.

Engineuity, qui est actuellement au stade avance du programme d'incubateur du Chief Scientist en Israel, recherche des investisseurs qui permettront de financer le developpement du prototype d'ici trois ans environ.

La voiture integrant ce systeme ne devrait pas couter plus cher qu'une voiture traditionnelle.

Pour en savoir plus, contacts :

Pour de plus amples informations : http://engineuitycoil.nationprotect.net
Sources :  http://www.isracast.com/index.asp , 26/10/2005

Mentions légales : Cette information est un extrait du BE Israel numero    du    /11/2005 redige par l'Ambassade de France en Israel. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

11/11   Moteur diesel-hydrogene

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30295.htm

L'equipe de recherche "Hydrogen and Allied Renewable Technology" de l'Universite de Tasmanie a developpe un moteur qui fonctionne avec un melange de gazole et d'hydrogene.

L'originalite de leur prototype reside dans le fait que le melange hydrogene-gazole s'effectue dans une seule chambre de combustion. Les dispositifs de conversion existant actuellement sur le marche sont concus pour des carburants purs, soit 100% hydrogene ou 100% diesel.

Le nouveau systeme a la capacite de diminuer la consommation de gazole de 80% et d'augmenter la puissance du moteur de 20%. En outre il offre l'avantage de reduire enormement les emissions de gaz a effet de serre : la combustion d'un melange comprenant 30% d'hydrogene reduirait les emissions d'environ 70%. En outre, le systeme de conversion peut etre installe sur toute infrastructure diesel existante, et a tres bon marche, soit environ 3000 AUD selon les inventeurs.

Le flux d'hydrogene au moteur est controle par un dispositif developpe par la meme equipe (Mechatronic Controlled Injection Unit).

Ce dispositif sera particulierement utile aux communautes isolees qui possedent des infrastructures diesel importantes pour leur alimentation en electricite.

Pour en savoir plus, contacts :

Dr Vishi Karri - email : Vishy.Karri@utas.edu.au
Sources :   http://fcms.its.utas.edu.au/scieng/eng/

Mentions légales : Cette information est un extrait du BE Allemagne numero  du    /11/2005 redige par l'Ambassade de France en Australie. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

10/11   Ford va lancer en France deux véhicules pouvant rouler aux biocarburants

AFP

[ vendredi 04  novembre  2005 - 16h08 ]

PARIS (AFP) - Le constructeur américain Ford va commercialiser en France avant la fin de l'année deux véhicules qui pourront fonctionner indistinctement avec du bioéthanol (biocarburant) et/ou de l'essence, a annoncé vendredi le PDG de Ford France, Eric Saint-Frison.

"C'est la première fois en France qu'un constructeur propose des voitures capables de fonctionner majoritairement au bioéthanol", a précisé un porte-parole de Ford France.

"Cette technologie, d'un surcoût industriel de 350 euros par véhicule, sera proposée sur 300 berlines Focus et monospaces compacts Focus C-Max, destinés à des flottes de collectivités ou d'entreprises", a affirmé M. Saint-Frison lors d'une conférence de presse.

"Mais nous travaillons sur son développement, sur toute notre gamme, à partir de fin 2006: c'est une véritable stratégie industrielle", a-t-il ajouté.

Le volume initial de véhicules "permettra de justifier la fabrication de quelques dizaines de milliers de litres de bioéthanol, qui sera mis à disposition des flottes par le pétrolier (britannique) BP", a ajouté le PDG de Ford France.

Carburant dérivé des plantes (céréales, betteraves à sucre, maïs) ou de la biomasse (déchets de bois, pailles), le bioéthanol permet de réduire les rejets de CO2, principal gaz à effet de serre considéré comme responsable du réchauffement climatique. Le bioéthanol ne peut pas être utilisé sous sa forme pure en France, il est toujours mêlé à de l'essence.

"Les véhicules roulant au bioéthanol émettent 70% de CO2 en moins que les modèles équivalents à essence", a fait valoir M. Saint-Frison. "Mais comme leur consommation de carburant est supérieure de 25% à 30% à celle des autres véhicules, il est nécessaire que le prix du litre de bioéthanol soit intéressant", a-t-il ajouté.

"En France, il n'y a pas de pétrole, mais il y a beaucoup d'éthanol. Comme cela coûte un peu plus cher de l'acheter nationalement que de l'importer, mais que l'idée est de créer une filière française, il faudrait une TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) zéro pour que le bioéthanol soit intéressant pour le consommateur", a estimé le porte-parole de BP France, Philippe Lambert.

Ces voitures ne pourront pas bénéficier du crédit d'impôt pour les voitures propres parce qu'elles peuvent également rouler au super, selon le PDG de Ford France, qui s'attend cependant "à ce que les choses bougent vite", en évoquant une prochaine table-ronde à Bercy sur les biocarburants.

Le fabricant américain a décidé de proposer cette "solution alternative" en France sur la base de son expérience à l'étranger, notamment au Brésil (pays où plus d'un tiers des voitures neuves sont désormais dotées d'un moteur bi-combustible), aux Etats-Unis et en Suède.

"Le succès de l'expérience suédoise est liée à un soutien gouvernemental fort", a souligné le PDG de Ford France, mentionnant plusieurs types d'exemptions fiscales. Depuis 2001, Ford a vendu plus de 15.000 Ford Focus employant cette technologie en Suède.

 

9/11  Des déchets traités à la chaux pour éviter l'incinération

http://www.oxalor.com/

Le groupe français Oxalor propose une technique de recyclage des ordures par déshydratation, à partir de chaux vive. L'ensemble du traitement se déroule sans broyage, ni incinération. Outre une valorisation par le tri sélectif, l'usine obtient aussi un fertilisant d’exception.

Direction les Deux-Sèvres. L’usine de traitement Oxalor est en pleine campagne. Dans la salle des machines, hormis le bruit, assourdissant, difficile de croire qu’on y retraite des ordures ménagères. Tout se passe proprement, sans odeur. La chaîne de machines semble robuste. “ Il s’agit de machines agricoles. Certaines, d’occasion, ont plus de 10 ans d'âge” explique Mustapha Benmoussa, le responsable scientifique des lieux. Chacune est un maillon du procédé Oxalor, un process sous brevet.

L’histoire du procédé débute en 1996. Inventé par un spécialiste des systèmes d’épuration, l’idée consiste à mélanger les déchets avec un réactif naturel, à base d’oxyde de calcium (de la chaux vive reformulée) et de l’eau. Le mélange produit un dégagement de chaleur intense, une réaction chimique dite exothermique, comprise entre 75 et 90°. “ On exploite cette chaleur naturelle pour déshydrater les ordures ménagères et rendre l'ensemble plus hygiénique. La réaction élimine tous les germes vivants sur les déchets. “ L’ajout de chaux vive créé un milieu ultra-basique (pH 12,8) qui permet de stabiliser la matière organique. ” et facilite le tri en aval.“ De plus, la déshydratation augmente le pouvoir calorifique des refus plastiques, à des valeurs voisines du gaz naturel ou du méthanol” poursuit le scientifique, “ ce qui les rend très intéressant en terme de valorisation énergétique. Par exemple pour des cimenteries à la recherche de substituts aux combustibles fossiles. ”

Transformé en fragments de 8 à 10 cm de diamètre, “ stabilisé ” par la phase d’amalgame et la "cuisson" à la chaux, le flux d’ordures passe alors une série de tamis, de cribles qui séparent matières organiques et inorganiques selon les besoins. “ C’est en fonction du MODECOM, du modèle de caractérisation des ordures ménagères, que l’on détermine la structure de l’usine. Nous garantissons une valorisation d’au moins 75 % des ordures ménagères, ” affirme Mustapha Benmoussa. En bout de chaîne, des tapis roulants terminent de séparer les matières non amalgamées. Bouts de films plastiques, verre, cailloux… chacun atterrit dans son bac ! En ce qui concerne les résidus inertes (métaux ferreux ou non, récipients en plastiques…), le tri peut se poursuivre de façon automatique ou manuelle.

Ecologie industrielle

La fraction "fermentescible" des ordures est transformée en poudre fine, grisâtre : des amendements organo-calciques. Vendue 10 euros la tonne, cette sorte d’engrais organique, riche en chaux vive (33 à 38 %), permet de corriger l’acidité des sols. Les études, réalisées en vue de l’homologation, ont confirmé leur innocuité et leur efficacité agronomique.

Souple, simple, compacte, la méthode est rapide. Il faut compter deux heures et demi pour transformer les déchets en produit final stabilisé – et très bon marché. Par rapport aux incinérateurs ou à la méthanisation, Oxalor se révèle en effet particulièrement économe, peu “ énergivore ” et avec de faibles besoins en volume et durée de stockage, surtout si on le compare avec le compostage. Même la consommation d’eau est réduite, récupérée au fil de son évaporation afin d’être réinjectée au début du processus.

En charge du retraitement d'une partie des boues d’épuration de Niort et des ordures ménagères de la Communauté de Communes de Lezay, le site reste à une échelle modeste. Unité vitrine, destinée à démontrer l’efficacité du procédé, la capacité de l’usine n’est que de 9 tonnes/jour, un peu plus de 3 000 tonnes à l’année. Sur un champ voisin, une seconde usine de 60 000 tonnes est prévue fin 2006. Elle sera dédiée aux seules ordures ménagères. Montant de l’investissement : 9,8 millions d’euros. L'autorisation administrative est en cours. “ Ce sera la première unité en France… mais d'autres projets sont bien avancées à l'étranger ” reconnaît Mustapha Benmoussa. L’Espagne, l’Allemagne, l’Algérie, la Chine sont sur les rangs…

 

8/11    Hydrogen from algae

At Padua University’s Vallsineri biology centre, a team of researchers is running a project to produce hydrogen from algae with a ministry grant of several million euros.
The research is based on the capacity for photosynthesis of certain bacteria and a particular type of micro-algae. The researchers are attempting genetic modification of the photosynthesis process in order to produce hydrogen molecules instead of the molecules needed for cell metabolism.
The algae already produce hydrogen, but only in the compounds needed for their metabolism. The goal of the modifications is therefore to get them to produce more hydrogen.
Thanks to collaboration with the University of Florence, the ENEA and the CNR, there are three major strands to the research. The first is the use of micro-organisms to produce hydrogen from biomass, provided either by waste from livestock farming or from urban waste water. This is already producing methane. The second is perhaps the most ambitious and difficult, and is what has drawn attention: genetic modification of algae and other organisms to produce hydrogen. The third option is the most challenging in engineering terms: use the results of the first two research tracks to construct a pilot plant using these processes. It is only at this point that it will be possible to evaluate the costs, the economic feasibility and the possibilities of these innovations. The ultimate aim is to develop bioreactors which would be capable of producing hydrogen from exposure to sunlight.
Evidently this project cannot resolve energy problems and does not guarantee clean energy on a global scale, but it can contribute to more effective use of solar energy. In any case it represents an original objective for Italy.

(Hi Tech Ambiente, www.pubblindustria.com)

 

7/11   Energie solaire plus economique que petrole et gaz grace a un systeme thermique innovant
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30285.htm

Les scientifiques de l'Institut pour les techniques de l'energie thermique de l'universite de Kassel (Hesse) ont developpe un systeme thermique solaire pour une installation de chauffage urbain du Kirghizistan. Celle-ci se revele alors plus economique qu'une installation similaire utilisant des
combustibles fossiles.
Le systeme developpe fonctionne jour et nuit en utilisant, en plus de l'energie des rayonnements solaires, la chaleur atmospherique. Il est constitue de 3 composants couples : un collecteur d'air, un echangeur air /eau et un collecteur solaire. Le collecteur d'air attire de l'air, que les rayonnements solaires absorbes vont chauffer jusqu'a plus de 45.C. Un ventilateur conduit cet air dans l'echangeur air / eau, ce qui permet ded'augmenter la temperature de l'eau de la nappe phreatique de 12 a 20.C.
Cette eau est amenee a 35.C dans le collecteur solaire, grace a l'absorption des rayonnements solaires. Pour permettre une utilisation courante, elle est enfin chauffee de facon conventionnelle pour atteindre 60.C, mais l'énergie solaire aura permis de gagner un tiers d'energie fossile.

L'avantage du systeme est que, meme lorsque les collecteurs d'air et de soleil sont inactifs, notamment la nuit, l'echangeur recupere l'energie provenant de l'air chauffe par le soleil en journee, de sorte que l'installation produise encore un quart de sa performance maximale. Pour profiter de ce systeme, la temperature de l'air doit peu diminuer la nuit, ce que le climat continental du Kirghizistan permet.
Le prix du kWh est alors compris entre 0,01 et 0,02 euros, ce qui est inferieur aux couts de l'energie produite avec les energies fossiles, performance qui n'avait jamais ete atteinte par le solaire thermique.Le systeme a ete teste sur une centrale thermique de chauffage urbain situee a Bichkek, capitale du pays, dans un projet de cooperation entre l'Allemagne et le Kirghizistan. Les methodes de simulation et d'optimisation permettent d'ameliorer son efficacite et de l'adapter a une application commerciale, l'objectif des scientifiques etant de creer au Kirghizistan, d'ici la fin de la decennie, la plus grande installation thermique solaire au monde. Elle pourrait atteindre la superficie de 10 terrains de football, alors que l'installation de l'ile danoise Aero, la plus performante actuellement, represente l'equivalent de 4 terrains de football. Les perspectives sont interessantes pour le Kirghizistan en termes de matiere premiere, mais aussi pour l'Allemagne qui pourra developper l'export. Cependant, a moyen terme,les scientifiques de Kassel veulent baser la totalite du developpement et de la construction des installations au Kirghizistan et utiliser des composants locaux, ce a quoi ils travaillent avec l'Institut de recherche sur les energies renouvelables et l'universite technique du Kirghizistan a Bichkek.
Le projet est encourage par Volkswagen, qui a fait un don de 360.000 euros.

Pour en savoir plus, contacts :
- Prof. Dr. Klaus Vajen, meneur du projet a l'Institut pour les techniques de l'energie thermique de l'universite de Kassel - tel : +49 561 804 3891 - email : vajen@uni-kassel.de
Sources : Depeche IDW, communique de presse de l'universite de Kassel - 26/10/2005
Redacteur : Valerie Bichler, valerie.bichler@diplomatie.gouv.fr

Mentions légales : Cette information est un extrait du BE Allemagne numero 260 du 2/11/2005 redige par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com



6/11  L'hydrogene issu de la biomasse, energie du futur
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30286.htm

Le Ministere federal de l'Education et de la Recherche met en place un projet sur les "bases pour la production biotechnologique d'hydrogene". Ce projet est encourage avec 2 millions d'euros sur 3 ans.
Des groupes de recherche de toute l'Allemagne etudient la production d'hydrogene issue de la fission biologique de l'eau, sous la direction du Prof. Dr. Matthias Rogner, de l'universite de la Ruhr de Bochum (RUB). Cette reaction, possible grace a l'energie solaire, est realisee par les microalgues et plantes lors de la photosynthese. Lors de l'utilisation de l'hydrogene, notamment dans des piles a combustibles, la combinaison avec l'oxygene produit a nouveau de l'eau, donc le processus est cyclique.
La strategie du programme est double. D'un cote sont developpes les modeles de systemes biomimetiques, dans lesquels les enzymes catalysant la production d'hydrogene (hydrogenasses) sont couplees in vitro a la fission photosynthetique de l'eau. Les chercheurs isolent alors les composants naturels (photosystemes et hydrogenasses) des organismes appropries,
notamment les algues, et les fixent sur des surfaces d'electrodes, car ces nanosystemes developpent de l'hydrogene sous l'effet de la lumiere. D'un autre cote, les scientifiques veulent modifier genetiquement les microalgues, pour pouvoir coupler des hydrogenases optimisees au processus
de la photosynthese. Les microalgues ont la capacite, grace a l'énergie solaire, de produire de l'hydrogene, mais aussi de recuperer le CO2 atmospherique, et peuvent etre utilises comme stockeurs d'energie.
Pour juger les procedes, les chercheurs vont les comparer avec les procédés actuels de production d'hydrogene, et avec les applications de l'hydrogene existantes (piles a combustible, turbine a gaz, applications industrielles).
Les criteres vont porter sur les couts de purification de l'hydrogene, le bilan energetique, les couts globaux et les consequences sur l'environnement.
Le programme de recherche regroupe un reseau de biologistes, chimistes, biophysiciens, energeticiens et techniciens, constitue de 9 groupes de recherche internationaux originaires de 5 universites et 2 Instituts Max Planck, dont 3 groupes de la RUB. Il renforce la position de la RUB dans le secteur de l'energie, de meme que le projet de recherche europeen SOLAR-H, qui a obtenu un soutien de 2 millions d'euros pour l'etude genetique et biochimique de la production d'hydrogene photobiologique dans des cyanobacteries et des algues vertes. Avec ces deux projets, Bochum devient un site de recherche privilegie pour la production d'hydrogene photobiologique et semi-artificielle.

Pour en savoir plus, contacts :
- Prof. Dr. Matthias Rogner, faculte de biologie de l'universite de la Ruhr de Bochum - tel : +49 234 32 23634 - email :matthias.roegner@ruhr-uni-bochum.de
Sources : Depeche IDW, communique de presse de l'universite de la Ruhr Bochum - 31/10/2005
Redacteur : Valerie Bichler, valerie.bichler@diplomatie.gouv.fr

Mentions légales : Cette information est un extrait du BE Allemagne numero 260 du 2/11/2005 redige par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

5/11   Egypte : Le Caire passe au vert

http://www.acdi-cida.gc.ca/cida_ind.nsf/AllDocIds/43B588DCE3203D69852568EB00694B64?OpenDocument#2

http://www.akdn.org/

Au Caire, en Égypte, la transformation d'un ancien dépotoir en un immense parc — le parc Al-Azhar — a insufflé une nouvelle vie dans le quartier voisin, Darb al-Ahmar, l'un des plus peuplés et des plus pauvres de la partie historique de la ville.

Le parc Al-Azhar est la pierre angulaire d'une initiative majeure de revitalisation culturelle et économique du vieux Caire entreprise par le Réseau de développement Aga Khan (AKDN) (en anglais seulement).

L'objectif visé? Créer un « poumon vert » et une aire de paix dans l'une des villes les plus congestionnées du monde.

Le parc donne maintenant lieu à des activités de loisir et de détente dans le coeur historique du Caire et favorise le développement social et économique de Darb al-Ahmar.

À l'étape de la planification, on a demandé aux résidents du quartier de participer aux activités. Le Réseau AKDN a ensuite dressé un plan d'aménagement urbain qui comprenait non seulement la restauration de monuments historiques, mais aussi des programmes innovateurs à l'intention des résidents, notamment dans les domaines du microcrédit, de la santé et des services sociaux.

Pour mettre ce plan en application, le Réseau AKDN a collaboré avec la Fondation Aga Khan Canada dans le cadre d'un programme de cinq ans financé par l'ACDI sur le développement des petites entreprises. On a ainsi permis à la population locale de profiter des nouveaux débouchés créés par la construction du parc, la conservation des monuments historiques et l'expansion du tourisme.

Des maçons, des menuisiers, des plombiers et des électriciens de Darb al-Ahmar ont alors reçu un soutien spécialisé afin de perfectionner leurs compétences. Des professionnels d'autres secteurs, comme la cordonnerie, la fabrication de meubles et la production d'articles pour les touristes, ont également profité du programme.

Alors qu'on creusait sur le site d'Al-Azhar, on a découvert une section de 1,5 kilomètre de la muraille Ayyoubide, la frontière longtemps ensevelie du Caire du 12e siècle. D'importants travaux sont maintenant en cours pour la restaurer. Ce trésor d'archéologie a favorisé le retour d'activités anciennes, comme la restauration de fenêtres traditionnelles parées de décorations complexes et la production de carreaux.

Dans le cadre du programme, on a également veillé à offrir des activités de formation aux femmes, surtout dans le secteur du tourisme. Des centaines de jeunes femmes et de jeunes hommes ont aussi trouvé un emploi dans le parc Al-Azhar, tant en horticulture qu'au sein des équipes chargées de restaurer la muraille et d'autres monuments de Darb al-Ahmar.

Tous ces travaux ont pour but d'améliorer la qualité de vie dans ce quartier du Caire, en tissant des liens entre son riche héritage culturel et les exigences du monde moderne.

Ce faisant, le Réseau AKDN a démontré qu'un patrimoine culturel ne draine pas nécessairement les ressources, souvent restreintes. À l'inverse, il peut favoriser l'essor social et économique d'une communauté.

Les efforts se poursuivent, et le Réseau AKDN se réjouit des réalisations accomplies à ce jour. Le parc Al-Azhar et les monuments culturels nouvellement restaurés alentour ont fait de ce lieu historique une importante destination touristique ainsi qu'un carrefour social et économique majeur.

 

 

4/11   France : Boralex inaugure le plus grand parc éolien de France

ALLY, France, October 27 / Boralex inc. ("Boralex") a procédé aujourd'hui à l'inauguration de la ferme éolienne d'Ally, située dans les communes d'Ally et de Mercoeur en Haute-Loire. D'une capacité totale installée de 39 MW, le site d'Ally-Mercoeur devient le plus grand parc éolien de France.

Les 26 éoliennes du site d'Ally-Mercoeur permettront une production annuelle d'électricité estimée à 78 GWh. Avec la mise en service commercial de ce site ainsi que le démarrage des sites de Cham de Cham Longe et de Plouguin, Boralex complète sa sixième ferme éolienne et devient ainsi la plus importante productrice indépendante d'énergie éolienne en France.

La capacité totale de production d'énergie éolienne installée à ce jour en France est d'environ 500 MW. Elle devrait être d'environ 700 MW à la fin de l'année 2005. Le potentiel pour 2010 selon les objectifs déclarés du gouvernement français est de 7000 à 10 000 MW éoliens terrestres et maritimes.

"Nous sommes fiers d'avoir récemment réalisé les importants projets d'Ally-Mercoeur, de Cham de Cham Longe et de Plouguin en étroite concertation avec l'ensemble des acteurs locaux, qui par leur constante collaboration ont grandement contribué à l'établissement de ces parcs éoliens", a déclaré M. Bernard Lemaire, président du conseil d'administration de Boralex. "Les gestionnaires de Boralex se font un point d'honneur d'être à l'écoute des aspirations et des attentes des communautés où l'entreprise est installée et d'intégrer harmonieusement les installations au paysage local."

Boralex concentre ses activités dans quatre types de production - énergie hydroélectrique, énergie thermique ou de cogénération à base de gaz naturel ou de résidus de bois, énergie éolienne - pour lesquels la Société a développé une expertise reconnue et axée sur l'énergie renouvelable. Elle emploie plus de 250 personnes et possède 20 centrales au Québec, aux Etats-Unis et en France, regroupant une capacité totale installée de près de 315 MW, de même qu'un centre de collecte et de tri de bois urbain à Montréal. De plus, Boralex détient 23 % des parts de Fonds de revenu Boralex énergie qui regroupe dix centrales d'une capacité installée de près de 190 MW au Québec et aux Etats-Unis. La gestion de ces centrales est effectuée par Boralex

Pour obtenir un exemplaire gratuit du rapport annuel de cette entreprise, aller à l'adresse  http://www.cnw.ca/fr/  et cliquer sur rapports@cnw.

 

 

3/11   Il faut fermer Gentilly, dit Hubert Reeves

http://www.cyberpresse.ca/actualites/article/article_complet.php?path=/actualites/article/27/1,63,0,102005,1203154.php 

La Presse

Hydro-Québec ne devrait pas rénover la centrale nucléaire de Gentilly, selon l'astrophysicien et écologiste Hubert Reeves.

«Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de rénover Gentilly», a-t-il affirmé à La Presse.

M. Reeves a tenu à faire une mise au point au sujet de son opinion sur l'énergie nucléaire. Il y a deux ans, dans une entrevue dans ce journal, il affirmait: «On est bien obligé de voir que le nucléaire, en plus des problèmes qu'il pose, est aussi une solution à court terme, mais c'est une solution dont il faudra se débarrasser le plus vite possible.»

Mais il dit que cela ne faisait pas de lui quelqu'un de «favorable à l'énergie nucléaire», comme nous l'écrivions dans un article publié hier.

«Temporairement, ça pourrait être une solution de secours, mais je suis contre l'investissement dans cette solution comme voie de l'avenir», dit M. Reeves.

L'éolien et le solaire

Il ajoute qu'il faut tenir compte de la situation de chaque pays. «Par exemple, ce ne serait pas une bonne idée de se débarrasser immédiatement du nucléaire en France, parce qu'il représente 80 % de l'électricité, dit-il. Mais l'Allemagne est en train de le faire progressivement.»

«Il faut axer les investissements sur l'éolien et le solaire et se débarrasser du nucléaire le plus vite possible», dit-il.

Dans cette optique, comme le Québec peut se passer de Gentilly, il doit s'en débarrasser, dit M. Reeves.

La puissance de la centrale de Gentilly, 500 mégawatts, représente 1,5 % de toutes les centrales électriques au Québec.

Hydro-Québec doit annoncer dans les prochains mois si elle rénovera la centrale nucléaire de Gentilly II, sur la rive sud du Saint-Laurent. Les travaux sont estimés à 1,2 milliard de dollars, mais les dépassements de coûts sont fréquents dans les rénovations des centrales nucléaires. Les écologistes croient que les travaux pourraient coûter presque le double.

En mai, Hydro a obtenu l'autorisation du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) d'augmenter sa capacité de stockage de déchets de façon à poursuivre l'exploitation jusqu'en 2010, mais cela ne permet pas d'accueillir des déchets produits après une éventuelle rénovation.

En juillet, le gouvernement fédéral a annoncé qu'il ne financerait pas les rénovations de centrales nucléaires.

Actuellement, une agence du gouvernement fédéral mène des consultations pour trouver une solution définitive au stockage des déchets nucléaires au pays.

 

 

2/11   Organiser des actions dans sa communauté et changer le monde autour de soi

http://thot.cursus.edu/rubrique.asp?no=22824

Action Network, un portail de la BBC, aide les gens à organiser des actions dans leur communauté. Il met les personnes en contact pour mener des actions communes et il offre de l'information et des conseils pour aider au changement local. C'est un forum ouvert aux gens qui travaillent à influencer les domaines qui leur tiennent à coeur.

Les thèmes abordés :
§         Crime & justice
§        
Culture, média & sport
§        
Démocracie & gouvernement
§         Education & formation
§         Environnement & planification
§         Alimentation, agriculture & animaux
§        
Santé
§        
Affaires internationales
§        
Argent, commerce & travail
§        
Science, technologie & innovation
§        
Transport
§        
Vos droits

  Un site à rapprocher de l'initiative américaine du Massachusetts institute of technology qui encourage la mise en réseau des quartiers :I-Neighbors - Le bon voisinage sur le Net. Le site héberge gratuitement votre quartier en ligne, aux États-Unis et au Canada.

Il sert à rencontrer et communiquer avec ses voisins, échanger des centres d’intérêt communs, partager l’information sur les entreprises et les services locaux, organiser et faire la promotion d’événements, formuler des idées et des propositions locales.

En France, initié par la ville de Brest, le site @brest met en réseau et relie au web les acteurs et actrices de l’internet et du multimédia en région. @Brest a pour objet d'être un outil d'information et de travail du réseau brestois et du pays de Brest œuvrant dans le domaine de l'Internet citoyen, coopératif, créatif et convivial.

De nombreux acteurs brestois ont pris l’habitude de mettre l’information en ligne. Soutenus par les nombreuses formations à l’écrit public, les acteurs associatifs sont de plus en plus nombreux à contribuer. C’est autour d’une attention aux initiatives, d’une reconnaissance mutuelle, d’une confiance construite au fil des coopérations que ce dynamisme s’est développé.

 

1/11   Réchauffement de la planète: deux scientifiques de renom sonnent l'alarme

AFP
[ jeudi 27  octobre  2005 - 8h30 ]

MONTREAL (AFP) - Deux scientifiques canadiens de renom, l'astrophysicien Hubert Reeves et le généticien David Suzuki, ont sonné l'alarme mercredi quant au réchauffement de la planète, au cours d'une conférence visant à sensibiliser l'opinion publique sur ce phénomène.

S'exprimant devant un public jeune et enthousiaste de quelque 3.500 personnes, les deux conférenciers ont souligné à plusieurs reprises que la surexploitation de la planète cause un réchauffement qui pourrait entraîner une disparition de l'homme.

"Nous pourrions faire partie d'une nouvelle extinction d'espèce" a déclaré Hubert Reeves après avoir évoqué la disparation passée de nombreuses espèces animales, dont les dinosaures.

Pour M. Reeves, il n'en tient qu'à l'homme de résoudre cette situation puisqu'"il est clair que le réchauffement de la planète est dû à au moins 90% à l'activité humaine et il faut en tenir compte".

Quant à David Suzuki, il a accusé le gouvernement canadien de ne pas faire sa part en matière de réduction de gaz à effet de serre, et ce malgré les accords signés au Sommet de Rio en 1992 et à Kyoto en 1997.

"Le Canada a continué d'augmenter ses émissions de gaz a effet de serre et il faudrait aujourd'hui réduire celles-ci de 30% pour respecter nos engagements" a-t-il déclaré.

L'intervention des deux hommes avait été organisée l'organisme Équiterre, qui a été chargé par l'ONU d'accueillir quelque 3.000 ONG qui participeront à la conférence de l'ONU sur les changements climatiques.

Celle-ci aura lieu à Montréal du 28 novembre au 9 décembre prochain.

 

 

 

31/10   Un engrais ecologique a partir d'eaux usees
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30227.htm

Soutenu par l'Union Europeenne et coordonne par l'institut federal de recherche en materiaux de Berlin (BAM), le projet "SUSAN" reunit de nombreux instituts de recherche et plusieurs industriels autrichiens, finlandais, allemands et neerlandais pour developper des techniques de recyclage des
boues issues des eaux usees afin d'en faire des engrais "propres".
Cette boue est, en effet, tres riche en nutriments pour les plantes. Elle contient, en particulier, une grande quantite de phosphore, ressource non-renouvelable risquant de s'epuiser dans les 100 prochaines annees.
Malheureusement, il est impossible d'utiliser cette boue directement comme engrais vu sa concentration en composes (organiques et inorganiques) dangereux pour l'environnement et la sante.
Le projet "SUSAN - Sustainable and Safe Re-Use of Municipal Sewage Sludge for Nutrient Recovery" va donc permettre de developper des techniques complexes pour detruire les composes organiques par mono-combustion et recuperer les composes inorganiques par formation de sels volatils.
Dans le cadre ce projet, les chercheurs du BAM mettent au point des procédés thermo-chimiques d'une part part pour separer les metaux lourds des cendres issues de la combustion des boues et d'autre part pour transformer lephosphore present dans ces cendres en une espece chimique assimilable par les plantes. Les scientifiques de l'institut de nutrition vegetale et des sciences du sol du centre federal de recherche pour l'agriculture (FAL) developpent, quant a eux, des techniques de controle-qualite et evaluent la disponibilite, dans la plante, du phosphore present dans l'engrais obtenu.

Pour en savoir plus, contacts :
- Prof. Dr. Dr. Ewalg Schnug, Dr. Sylvia Kratz, Centre federal de recherche pour l'agriculture (FAL), Institut de nutrition vegetale et des sciences du sol, Bundesallee 50, D-38116 Braunschweig - tel : +49 531 596 2101 - email :pb@fal.de
- Dr. Gerd Kley, Dr.-Ing. Christian Adam, institut federal de recherche en materiaux de Berlin (BAM), groupe de recherche IV.33 "Thermochemical substance separation", Richard-Willstatter-Straße 11, D-12489 Berlin - tel : +49 30 6392 5851 - email : Gerd.Kley@bam.de Christian.Adam@bam.de
Sources : Depeche idw, communique de presse du centre federal de recherche pour l'agriculture (FAL) - 21/10/2005

Redacteur : David Boucard, david.boucard@diplomatie.gouv.fr

mentions légales: Cette information est un extrait du BE Allemagne numero 259 du 26/10/2005 redige par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur
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30/10   Autriche : Une maison de paille

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30105.htm

Dans le cadre du sous-programme gouvernemental 'Maison du futur', un batiment de demonstration a base de paille vient d'etre edifie : la maison S-House ('Maison de paille'), un ensemble hautement ecologique de bureaux et de salles d'expositions, de deux etages.

Le Groupe des technologies adaptees de l'Universite technique de Vienne (GrAT, 'Gruppe Angepaßte Technologie') et l'architecte Georg Scheicher ont concu ce batiment en s'appuyant sur le concept dit du dixieme. Sa signification ? Reduire la consommation en materiaux et en energie du batiment au dixieme des standards en vigueur dans l'industrie. L'emploi de materiaux ecologiques issus de matieres premieres renouvelables constituait un second imperatif, lui aussi respecte : metaux et plastiques ont donc ete bannis, a l'exception d'un plastique d'origine biologique, utilise comme impermeabilisant.

Conformement a ces principes, les murs ont ete isoles a l'aide de balles de paille, la paille etant un materiau ecologique, abondamment disponible et dote d'excellentes proprietes thermiques et acoustiques. D'autres materiaux biologiques isolants, dont le lin, le chanvre, la cellulose et la laine de mouton, completent le tableau. Tous ont ete testes, en situation et en laboratoire, pour mesurer avec precision leurs qualites isolantes et leur resistance au feu.

Le batiment, modele, a ete cofinance par la region de Basse-Autriche, l'Union europeenne (dans le cadre du programme LIFE, http://europa.eu.int/comm/environment/life/home.htm ) et le Ministere autrichien des transports, de l'innovation et de la technologie (dans le cadre du programme 'Economies durables', lui-meme divise en trois sous-programmes : 'Maison du futur', 'Systemes energetiques du futur' et 'Fabrique du futur', cf. BE Autriche N.65).

Pour en savoir plus, contacts :

- S-House, Obere Hauptstraße 38, A-3071 Boheimkirchen -http://www.s-house.at

- Gruppe Angepaßte Technologie, Technische Universitat Wien, Wiedner Hauptstraße 8-10, A-1040 Wien - tel : +43 1 58801 49523, fax : +43 1 5880149533 - contact@grat.at -http://www.grat.at

Sources : Lettre d'information du BMVIT & APA

 

29/10   Brésil : Le deuxieme parc eolien au monde en 2006

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30107.htm

Pour developper des sources d'energies renouvelables non polluantes, et garantir la generation d'electricite dans des regions isolees du reseau electrique, le President Lula a signe le 5 octobre un contrat de financement de 241,6 millions d'euros pour construire le plus grand parc eolien du pays dans l'Etat du Rio Grande do Sul.

Operationnelle d'ici decembre 2006, cette installation, la seconde au monde par sa taille, aura une capacite de production de 150 megawatts. Le parc comportera 75 tours de 9 metres de haut, et sera divise en 3 sous-ensembles, chacun produisant 50 megawatts, energie suffisante pour approvisionner Porto Alegre, ville de plus de 1,3 millions d'habitants.

Ce projet de la societe Ventos do Sul S.A sera finance par un consortium de cinq banques rassemblees autour de la BNDES. Le vice-president, M. Fiocca, a declare que ce projet s'integre dans le Programme d'appui au developpement de sources alternatives d'energie, qui privilegie les financements pour le secteur energetique. Dans le cadre de ce programme 17 projets sont en etude : cinq centrales hydroelectriques, six usines de biomasse et six parcs eoliens.

Selon l'Agence Nationale d'Energie Electrique, il existe au Bresil huit parcs eoliens produisant un total de 21,4 MW, soit 0,3% de la capacite bresilienne de production energetique. L'augmentation de la part de l'energie eolienne, dans un pays ou l'hydraulique est dominant, passe par celle des subventions publiques.

Pour en savoir plus, contacts :

http://agenciact.mct.gov.br/index.php?action=/content/view&cod_objeto=29914
http://www.bndes.gov.br/espanol/noticias/not241_05.asp

http://www1.folha.uol.com.br/folha/dinheiro/ult91u100564.shtml

Sources : BNDES - 05/10/05

 

28/10   Les « éco-villes » en Europe

http://www.cafebabel.com/fr/article.asp?T=T&Id=3517

La ville de Fribourg (Allemagne) ouvre la voie du développement durable à l’échelle locale. Ce cas n’est certes pas unique en son genre, mais bon nombre de villes en Europe auraient intérêt à suivre cet exemple.

Dans une Union européenne où plus de 80% de la population est citadine, adopter des modes de vie plus écologiques devient capital, pour minimiser les conséquences négatives sur l’environnement. Ainsi, le concept « d’éco-villes » prend de l’ampleur. A quoi reconnaît-on une « éco-ville » ? Elle comporte un réseau de transports publics largement étendu et utilisé et développe des initiatives de recyclage et l’utilisation de sources d’énergies renouvelables.

La ville verte

Pendant plusieurs décennies, Fribourg a été le fief des Verts allemands. Ici, ils ont obtenu presque 25% des voix lors des élections de 2002, et Dieter Salomon est devenu le maire Vert de la ville. Dès le début des années 70, la ville de Freiburg s’est attachée à mettre en place et à développer de nouvelles mesures, souvent très novatrices, afin d’encourager le respect de l’environnement. Entre 1970 et 1973, des pistes cyclables ont été créées, le réseau du tramway a été amélioré, et tout le centre ville a été transformé en zone piétonne. Suite à ces mesures, une carte de transports, la Carte régionale pour l’environnement, a été lancée en 1991. Moyennant le paiement d’un forfait, elle donne un accès illimité aux transports publics de la ville et des environs.


À Fribourg, le vélo est au cœur du système de transport. Au cours des trente dernières années, le réseau de pistes cyclables de la ville est passé de 29 km à plus de 500 km. Les habitants de Freiburg eux-mêmes se plaisent à souligner que pour deux habitants, on dénombre trois bicyclettes : un chiffre impressionnant, voire quelque peu déconcertant ! Pour que le réseau de transports fonctionne bien, des connections efficaces entre les différents modes de transport sont essentielles. Avec des arrêts de bus et de tramway, la gare ferroviaire centrale a su répondre à cette nécessité. De plus, les cyclistes y trouvent un certain nombre de services adaptés à leurs besoins, par exemple un parking à vélos de mille places. Grâce au très vaste réseau de pistes cyclables et de lignes de tramway, et aux systèmes de « parking et bus » ou « vélo et bus », les transports publics sont efficaces et populaires. Parmi les prochaines mesures, un investissement de 400 millions d’euros est envisagé pour la création du « Breisgau S-Bahn », un train de banlieue à grande vitesse qui reliera Fribourg aux villes et villages des environs.

Les énergies renouvelables

Surnommée la « Ville Solaire » de l’Allemagne, Fribourg a également investi énormément dans le domaine des énergies renouvelables. La ville compte d’importants centres de recherche sur l’énergie solaire. L’utilisation répandue de cette source d’énergie la place en tête de la « Ligue Solaire » en Allemagne. À l’heure actuelle, près de 5% de l’électricité de Freiburg provient de sources d’énergies renouvelables. La ville est d’ailleurs en bonne voie pour atteindre l’ objectif de 10% d’approvisionnement en énergies renouvelables en 2010, grâce à des subventions accordées pour l’installation de panneaux solaires sur les toits des maisons, écoles et entreprises. Côté économies, le tri des déchets et les moyens de recyclage sont développés à grande échelle. Les quartiers récemment construits dans les banlieues de Freiburg ont été conçus et bâtis avec un souci constant de protection de l’environnement. Dans les zones de Vauban et de Rieselfeld, il existe 6500 logements à économie d’énergie qui utilisent l’énergie solaire et sont reliés aux différents moyens de transports publics de la ville.

 

Mais ces mesures n’offrent pas que des bénéfices environnementaux , elles améliorent aussi la qualité de vie en elle-même. Selon le témoignage d’un habitant, « vivre dans une ‘éco-ville’ telle que Freiburg vous pousse à aller de l’avant et à envisager l’avenir de façon positive ». Les acteurs de cette réussite : des transports publics efficaces, un environnement plus propre, et un sentiment d’effort communautaire né des ambitions et des actions menées par la ville de Fribourg. Comme le souligne un étudiant de l’Université de Fribourg, «le sentiment d’appartenance à notre ville est plus fort lorsqu’on s’efforce d’améliorer notre environnement ».

Une expérience qui fait école ?

Freiburg n’est toutefois pas un cas unique. Même si peu de villes font preuve d’efforts comparables en matière de protection de l’environnement, quelques unes rejoignent les rangs des villes écologiques, au vu des progrès réalisés dans certains domaines. La ville d’Erlangen, en Bavière, a ainsi mis en place peu après Fribourg une politique pro-vélo, qui a permis d’augmenter de 75% l’usage de ce mode de transport. Par ailleurs, la ville peut se féliciter d’une faible consommation d’eau et d’une amélioration dans le domaine de l’énergie solaire. Les trois lauréats du prix 2003 des Villes durables européennes (Ferrara, Heidelberg et Oslo) ont également fait d’importants progrès. Si le système de recyclage de Ferrara est tout à fait impressionnant, Heidelberg se distingue par la mise en place de mesures d’économie d’énergie (à l’initiative des pouvoirs publics et de l’université, dont les émissions de dioxyde de carbone ont diminué respectivement de 35 et de 13%). Quant à Oslo, son système de transports publics est une réussite, tout comme son programme de réduction de la production de déchets. Il faut également mentionner Stockholm, autre ville scandinave réputée « verte », mondialement reconnue comme la capitale la plus sensible au respect de l’environnement.

Se donner les moyens de réussir

Ces villes nous apportent la preuve qu’il est possible de faire des progrès notoires dans la protection de l’environnement, à condition que les mesures mises en place séduisent les usagers. Sans le soutien de la population, les transports publics, le recyclage et la diminution des déchets ne pourraient être efficaces. Les pouvoirs publics ne peuvent pas forcer les citoyens à prendre part de façon active à toutes ces actions, mais s’ils parviennent à établir un sentiment d’effort communautaire, ils peuvent vaincre les réticences initiales. Un effort, financier de leur part est indispensable. Toutes les « éco-villes » citées se situent dans les régions les plus riches d’Europe, et les mesures présentées sont souvent coûteuses. Les gouvernements doivent assurer les investissements permettant de transformer plus de zones urbaines en villes écologiques à l’image de Freiburg. Le rôle des pouvoirs publics est de sensibiliser l’ensemble de la population au respect de l’environnement. Cette démarche a certes un prix, mais le jeu en vaut la chandelle...

 

27/10   L’UE a les moyens de « geler » le changement climatique

http://www.wwf.be/fr/index.cfm?group=news&menu=newsroom.cfm&page=newsroom/lire.cfm&id=372

Selon le WWF, l’Union européenne peut réduire d’un tiers ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, en réalisant des économies d’énergie, en renforçant l’utilisation des énergies renouvelables et en faisant largement usage du système d’échanges de quotas d’émissions.

Un nouveau rapport publié par le WWF précise les mesures concrètes que devrait prendre l’UE pour réduire ses émissions de CO2 de 33 % d’ici 2020, même en appliquant un moratoire sur l’énergie nucléaire.

Alors que la Commission européenne lance aujourd’hui la phase suivante du Programme européen de lutte contre le changement climatique, le WWF insiste sur le fait que l’Europe retirerait d’énormes bénéfices en se montrant plus respectueuse du climat : en réduisant sa dépendance par rapport aux sources extérieures d’énergie, en réduisant les coûts pour tous les secteurs de l’économie, en diminuant les dépenses en matière de santé grâce à une diminution de la pollution et en créant de nouveaux emplois dans le secteur des énergies renouvelables et des économies d’énergie.

“Ce qu’il faut avant tout pour atteindre cet objectif, ce n’est pas de se demander si les technologies adéquates sont disponibles, mais bien de prendre des décisions engagées et efficaces”, déclare Sam Van den Plas, Climate Change Officer chez WWF Belgique. “En adoptant des politiques ambitieuses, en utilisant largement le système d’échanges de quotas d’émissions et en fixant des objectifs obligatoires en matière d’économies d’énergie et d’énergies renouvelables, l’Europe se positionnera comme une région du monde où il sera possible de vivre et de travailler dans un environnement sûr et sain”.

Le rapport révèle que d’ici 2020, la consommation d’énergie en Europe pourrait être réduite de 20 % sans affaiblir le niveau de vie et sans dommages pour l’économie. Si aucune action efficace n’est prise, la consommation d’énergie augmentera jusqu’à 1,46 % par an alors qu’elle pourrait diminuer de 0,4 % par an si des mesures concrètes sont appliquées. Les ménages européens pourraient économiser à eux seuls un cinquième de leur consommation d’énergie en isolant mieux les habitations, en adoptant des systèmes plus performants de chauffage et de conditionnement d’air et en utilisant des appareils ménagers moins gourmands en énergie.

Le secteur de l’énergie pourrait réduire de plus de 50 % ses émissions de CO2 en investissant plus dans les énergies renouvelables, en combinant la production de chaleur et d’énergie et en initiant des mesures de conservation de l’énergie par les consommateurs.

La part des sources d’énergie renouvelables, comme la biomasse (déchets organiques, bois et biogaz), l’énergie éolienne et l’énergie hydraulique durable, pourrait potentiellement s’accroître de 6,10 % par an contre seulement 1,8 % à l’heure actuelle. Les émissions de gaz à effet de serre dans des secteurs non liés à l’énergie pourraient quant à elles être réduites de 33 %, principalement dans l’agriculture et dans le domaine de la gestion des déchets.

Le WWF demande à l’UE d’adopter une stratégie globale efficace en matière de lutte contre le changement climatique, basée sur un recours intensif au système d’échanges de quotas d’émissions et soutenue par des directives pouvant favoriser des objectifs obligatoires en matière d’efficacité énergétique de même que des systèmes légaux et fiscaux en faveur des énergies renouvelables. Une réforme financière écologique devrait également être menée afin de mettre fin aux subsides directs et indirects qui favorisent les énergies non durables.

“La Conférence flamande sur le climat qui s’est tenue la semaine dernière a reconnu le potentiel considérable d’économies de CO2 pouvant être réalisées dans le domaine de la mobilité et de l’aménagement des bâtiments. La Belgique doit montrer l’exemple et utiliser les moyens techniques, politiques et économiques nécessaires pour atteindre l’objectif de réduction de 30 % des émissions de CO2 en Europe d’ici 2020, contribuant de cette façon aux efforts globaux en vue de maintenir le réchauffement du climat en dessous des 2° C. Ceci aiderait l’UE à renouveler et renforcer son rôle de pionnière dans les pourparlers internationaux relatifs au climat », a encore déclaré Sam Van den plas.

 

26/10   France : Les chevaux municipaux, une solution écolo pour les communes

http://permanent.nouvelobs.com/societe/20051019.FAP0228.html?1533

AP | 19.10.05 | 17:26

CAEN (AP) -- Au moment où la ville de Caen s'apprête à accueillir le week-end prochain le congrès des chevaux municipaux, la célèbre cité balnéaire de Trouville (Calvados) vient de s'adjoindre les services d'un équidé pour le ramassage sélectif des déchets.


En 2000, Trouville avait été l'une des premières communes de France à "embaucher" un cheval comme employé de collectivité. Depuis, "Festival de Mai", superbe percheron blanc, a prouvé son utilité, avec une moyenne de 20 tonnes de déchets collectées chaque année.

"Au début, j'étais un peu sceptique, mais aujourd'hui quand je regarde le bilan de cette opération, je suis non seulement content mais fier d'avoir ce cheval dans notre commune", confie Jean-Claude Brize, premier adjoint au maire de Trouville.

Sur les plages, dans les rues de la ville, "Festival de Mai" est affecté depuis cinq ans à l'enlèvement du verre chez les restaurateurs et les particuliers "et je peux vous dire qu'il connaît l'itinéraire par coeur", confie Christelle Beauvel, qui mène la charrette attelée.
Mais "Festival de Mai" commence à veillir. Alors, la ville de Trouville vient d'acquérir un nouveau cheval, un Cob normand de six ans, "Lasso du Jardin" qui a, cette semaine, effectué ses premières missions en centre-ville.

"Il apprend vite même s'il est un peu plus lent que Festival", observe Christelle Beauvel. "Mais bizarrement il est calme, n'a pas peur de la circulation et s'adapte très vite à son nouvel environnement. Il va maintenant falloir le tester sur des routes plus escarpées".
Représentants de collectivités locales ou territoriales se retrouveront donc tout le week-end au parc des expositions de Caen pour mieux comprendre ce que peut apporter un cheval municipal.

"Tous les meilleurs spécialistes seront là", explique Olivier Linot à l'origine de ce congrès. "En ville, le cheval peut apporter son aide précieuse à de nombreux postes, dans l'entretien des espaces verts, dans le ramassage des déchets, pour des travaux de voirie. Et pourquoi pas lui trouver de nouvelles attributions?".

De leur côté, "Festival" et "Lasso" vont alterner les tâches pour que chaque jour, le tri sélectif des déchets soit effectué dans de bonnes conditions. "Et je peux vous dire que c'est un bonheur d'avoir des employés comme eux", souligne Jean-Claude Brize, heureux de cette présence "écologiste" dans les rues de sa ville. "Car "Festival" ou "Lasso" consomment beaucoup moins qu'un petit camion-benne, l'avoine et quelques friandises, c'est beaucoup moins cher que le gasoil".   

AP 

25/10   Danemark : Méthode pour le stockage de l’hydrogène

Conjointement avec la société Amminex, des chercheurs de l’Université Technique du Danemark ont mis au point un nouveau substrat pour le stockage de l’hydrogène, sous forme d’ammoniac. Conditionné en pastilles solides d’environ 1 cm3, ce support permet le stockage réversible de l’ammoniac à faible pression (0,002 bar) et température ambiante. L’hydrogène, contenu à près de 10 % de la masse des pastilles, est obtenu par désorption de l’ammoniac, puis décomposition sur un catalyseur approprié. Outre la facilité et la sûreté de mise en œuvre, ce procédé peu coûteux s’avère plus avantageux que d’autres méthodes au regard, par exemple, de la densité de stockage ou de la rapidité de la cinétique.

http://www.amminex.com/

 

24/10   Belgique : Biocarburants, le bon choix ?

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=246279

Est-il économiquement et écologiquement judicieux de produire des biocarburants en Belgique? Rien n'est moins sûr, avance une étude.

L'air de rien, c'est un petit pavé dans la mare des biocarburants que jette une étude publiée récemment par l'asbl «Institut pour un développement durable» (IDD), et ce au moment même où le gouvernement fédéral travaille à la rédaction du cahier des charges qui conditionnera l'appel d'offres qui va être lancé afin de permettre la mise en place d'unités de production de biocarburants en Belgique.

On rappellera que pour favoriser l'émergence des carburants verts dont les coûts de production sont supérieurs à ceux des carburants fossiles, le gouvernement a choisi de majorer fortement les accises pesant sur ces derniers afin d'inciter les pétroliers à incorporer du biocarburant dans leurs produits.

Sur le plan des impacts environnementaux tout d'abord, les conclusions de l'IDD confirment l'avantage des biocarburants sur leurs homologues fossiles en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Par contre, le bilan de cette filière s'assombrit en raison de l'acidification des sols et de l'eutrophisation des eaux (débouchant sur une prolifération d'algues qui «étouffent» les organismes vivants) qui découlent de leur production. Des conséquences imputables, selon l'étude, aux engrais utilisés pour cultiver ces plantes.

Avantage Brésil

Autre constat plus interpellant encore, le bioéthanol brésilien aurait apparemment des impacts négatifs moins importants en raison du haut rendement de la canne à sucre à partir de laquelle il est produit et de la faible quantité d'engrais nécessaire à sa culture. Pour autant que cette canne à sucre ne soit pas produite au détriment de surfaces protégées et de puits de carbone permanents, souligne l'IDD, le bilan énergétique et climatique du bioéthanol brésilien importé reste donc plus favorable que celui des biocarburants produits sur le sol européen.

Qui plus est, ce bioéthanol «exotique» est moins coûteux. Lorsque l'on sait que les projets belges concernent essentiellement cette même filière éthanol (car elle ouvre le plus de perspectives économiques pour nos agriculteurs) qui serait produit à partir de céréales et de betteraves, on peut dès lors se demander si ceux-ci ont un réel avenir. «Quand le Brésil aura forcé les portes de l'Organisation mondiale du commerce, ce qu'il va réussir à faire, et que son biocarburant sera importé sur le marché belge, qu'adviendra-t-il?, s'interroge l'économiste Philippe Defeyt qui cosigne l'étude. Allécher les agriculteurs puis les mettre dans une situation plus difficile encore dans cinq ans ne me semble pas très intelligent.»

Et pour quel résultat? , avance encore l'IDD, puisque selon ses évaluations, la réduction des émissions de dioxyde de carbone qui serait obtenue en 2008 par l'incorporation des biocarburants sera dans tous les cas inférieures à l'augmentation des émissions de CO 2 découlant de la croissance du trafic.

http://www.iddweb.be/

 

21/10  Nouveau filtre à particules pour moteurs diesels

http://www.actu-environnement.com/ae/news/1284.php4

CTI démarre la production industrielle d'un nouveau filtre à particules pour moteurs diesels à base de carbure de silicium présentant des caractéristiques telles qu'il cible aussi camions, véhicules utilitaires, bus, engins de chantier...

Les valeurs limites d'émission des moteurs diesels ont été progressivement abaissées depuis le début des années 90 pour réduire la pollution atmosphérique et en particulier celle aux oxydes d'azote. Après la norme Euro 1 en 1993, c'est aujourd'hui la norme Euro 4 qui est en vigueur. La future norme européenne Euro 5 sur les émissions diesel devrait imposer, à compter de 2010, une réduction supplémentaire de plus de 80% des émissions de particules (< 5 mg/km contre 25 actuellement) et l'équipement en filtres à particules de tous les véhicules neufs.

D'après des chiffres de l'ADEME, ces mesures ont déjà montré leur efficacité puisqu'en 5 ans, de 1996 à 2001, les particules solides (responsables des fumées noires) émises par le secteur du transport ont chuté de 16%. Mais l'équipement de filtre à particule reste délicat (financièrement) sur les camions par exemple. Par ailleurs, les standards mondiaux d'émission diesel (US 2007-2010, JP 2010…) s'orientent aussi vers des exigences renforcées.

Cependant la régénération de ces équipements, c'est-à-dire l'élimination des particules retenues dans le filtre, reste toujours problématique.

C'est dans ce contexte qu'à l'occasion du salon international de l'automobile de Francfort, Céramiques Techniques et Industrielles (CTI) a annoncé qu'elle démarrait sur son site de Salindres, au sein du Pôle Eco-Industries d'Alès (Gard), la production industrielle d'un nouveau filtre à particules pour moteurs diesel, à base de carbure de silicium.

CTI, spécialisée dans la recherche, le développement et la production de céramiques techniques principalement liées à l'environnement, la filtration ou la catalyse, tient à souligner que ce filtre sera le premier filtre à particules issu d'une technologie française à être produit en France. Il s'appuie sur une technologie et un process de fabrication différents de ceux mis en œuvre dans les filtres en carbure de silicium jusqu'ici proposés sur le marché, précise la société.

Son support nid d'abeille est composé à plus de 90% de carbure de silicium, lié par un composé inorganique spécial à base d'oxydes réfractaires.

Ce filtre présente deux atouts supplémentaires : une très grande élasticité à haute température et une très haute résistance chimique et offre les mêmes performances thermiques qu'un filtre en carbure de silicium pur, indique CTI.

Un process industriel spécifique a parallèlement été développé dans le but de répondre aux exigences du marché en termes de porosité, taille, forme… de filtre, à un coût compétitif.

Fruit de 6 années de recherche, en collaboration avec l'IFP (Institut Français du Pétrole), il a été testé sur des moteurs diesels de dernière génération et notamment sur la Peugeot HDI 2.0.

L'unité déjà opérationnelle pour une capacité de production annuelle de 15 000 pièces a comme objectif d'atteindre 40 000 pièces en 2006.

Avec ce nouveau filtre à particules pour moteurs diesels présenté sur le pavillon collectif du Pôle Eco-Industries d'Alès au prochain salon Pollutec qui se déroulera du 29 novembre au 2 décembre 2005 à Paris Nord Villepinte, CTI souhaite toucher le marché des véhicules de plus de 3,5 t (camions, véhicules utilitaires, bus), les engins de chantier, les groupes électrogènes ou les motrices diesels.

 

20/10   Commercialisation auprès des particuliers d'une Citroën C3 roulant au gaz naturel (GNV)

http://www.actu-environnement.com/ae/news/1286.php4

Dans un contexte de hausse du prix du pétrole, GDF et Peugeot-Citroën ont lancé une initiative pilote en Haute-Garonne ayant pour objectif la commercialisation auprès des particuliers d'une Citroën C3 roulant au gaz naturel (GNV).

Dans le monde, 3,5 millions de véhicules roulent au gaz naturel. L'Argentine compte 1,2 million de voitures équipées de moteur à gaz et le Brésil et le Pakistan ont respectivement un parc de 600 000 et 540 000 véhicules. En Europe, le leader est l'Italie avec 400 000 véhicules et l'Allemagne compte déjà 30 000 véhicules roulant au GNV. Les USA comptent quant à eux 130.000 véhicules de ce type.

Avec 7.000 véhicules dont 1.600 bus, le GNV n'a pas encore décollé en France essentiellement du fait qu'il n'existe pas à l'heure actuelle de réseau de stations de distribution publique de gaz naturel. Mais la prise de conscience des dangers de la pollution atmosphérique, du réchauffement de la planète et des réserves limitées en pétrole remet à l'ordre du jour certains carburants alternatifs, qu'on croyait définitivement disqualifiés en France.

Nous étions dans un cercle vicieux qui fait qu'on ne vend pas de voitures parce qu'il n'y a pas de pompes et il n'y a pas de pompes parce qu'il n'y a pas de marché, a expliqué Jean-François Cirelli le PDG de GDF à l'occasion de l'opération Toulouse, l'énergie par nature !*. Toulouse est en effet l'un des sites pilotes en France pour créer une dynamique autour du gaz naturel véhicule. Un protocole pour la filière du GNV, signé en juillet sous l'égide du ministère de l'industrie par Carrefour et Total, prévoit plus largement l'équipement de 300 stations à l'horizon 2010, qui devraient alimenter un parc évalué à 100 000 véhicules. C'est dans le cadre de ce protocole que Carrefour doit ouvrir une première station au premier semestre 2006 dans un hypermarché toulousain.

Mais la ville de Toulouse et le département de la Haute-Garonne serviront aussi de région pilote avant une généralisation nationale d'ici à 2007 d'une solution de recharge individuelle : dès aujourd'hui, PSA lance une Citroën C3 roulant alternativement à l'essence et au GNV alors que GDF commercialisera des compresseurs individuels pouvant se connecter sur l'installation de gaz des particuliers utilisée pour le chauffage ou la cuisson.

Les clients pourront faire installer un compresseur de la taille d'un chauffe-eau dans leur garage pour un coût de 500 euros pris en charge par l'entreprise pendant la période de lancement, selon Pascal Zaneta, chef du projet chez GDF soulignant que cette solution de remplissage à domicile s'adresse, dans un premier temps, au marché de la clientèle des particuliers situés en zone pavillonnaire.

Commercialisée en octobre, la nouvelle C3 1.4i à bi-carburation essence-GNV sera vendue au prix du modèle diesel pour un prix de 0,80 € TTC/m3 (1 m3 équivalent à 1 litre de SP98) et sa consommation sera similaire à celle d'un véhicule à essence et son réservoir à gaz lui donnera une autonomie de 200 km s'ajoutant au 500 km de son réservoir d'essence. Selon le constructeur automobile PSA, cette voiture devrait diminuer de 23 % les émissions de CO2 (soit 119 g de CO2/km) par rapport à la version C3 1.4i essence.

Le carburant gaz naturel, disponible en grande quantité et respectueux de l'environnement peut constituer une alternative très intéressante au pétrole. Les réserves mondiales importantes et largement réparties dans le monde, ainsi que ses qualités environnementales (réduction des émissions polluantes et de 25% de rejet de CO2), en font un carburant d'avenir, a rappelé Jean-Martin Folz, président de PSA. Le développement des véhicules particuliers est l'enjeu des années à venir et passe par celui des stations de distribution, estime t'il.

Dans un premier temps, Citroën et Gaz de France visent quelques milliers de voitures vendues en 2006, mais notre marché potentiel ce sont 4,5 millions de pavillons équipés au gaz, estime GDF. Quant à l'offre de compresseurs, elle ne sera pas réservée aux clients de Citroën, assure GDF. Outre la Citroën C3, d'autres constructeurs européens proposent des véhicules de tourisme fonctionnant au gaz et a l'essence. C'est le cas de Volvo (S60, V70 et S80) ; de Fiat (Doblo, Multipla et Punto), Mercedes (ClassE), Opel (Combo et Zafira), Peugeot (Partner), Renault (Kangoo) et Volkswagen (Caddy).

C.SEGHIER

* Manifestation organisée par la ville de Toulouse, via Tisséo SMTC qui s'est tenu sur la place du Capitole du 30 septembre 2005 au 2 octobre 2005.

 

19/10   La longue marche des Français vers des logements moins polluants

AFP
[ jeudi 13  octobre  2005 - 17h58 ]

PARIS (AFP) - La menace climatique et les craintes qu'elle engendre, couplées à l'envolée des prix énergétiques, poussent un nombre croissant de Français à s'intéresser aux travaux d'amélioration énergétique de leur logement mais leur chemin est encore trop souvent semé d'embûches, selon des experts.

"Nous avons acheté un pavillon datant de 1945, pas du tout isolé, chauffé au fioul avec des factures importantes. On a pensé d'abord au solaire. On a essayé de s'informer sur les énergies renouvelables sur Internet et finalement, on a adopté une solution associant solaire et chaudière à condensation", ont expliqué Catherine et Laurent Ferraris.

Ce jeune couple de la région parisienne ayant trois enfants est venu témoigner de son expérience devant un groupe d'experts réunis par le Club de l'Amélioration de l'habitat (qui rassemble industriels du bâtiment et administrations) cette semaine à Paris.

Ils viennent de dépenser 18.000 euros pour isoler leur maison de 115 M2 et l'équiper d'une chaudière peu polluante et de capteurs solaires pour produire l'eau chaude. Résultat: ils vont économiser 50 à 60% sur le coût de l'eau chaude et de 25 à 30% sur celui du chauffage. Mais ils reconnaissent que cela a été difficile de trouver toutes les informations sur les aides fiscales et les entreprises compétentes.

"L'univers des travaux est opaque pour les particuliers. C'est difficile de lire un devis, d'en comparer plusieurs. Il faut aller chercher l'information", confirme Eric Lagandré de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (Anah).

Les particuliers commencent à percevoir que leur habitat est source de pollution et à s'intéresser aux énergies renouvelables, estime-t-il. Les bureaux et l'habitat représentent près de la moitié de la consommation énergétique de la France et 25% de ses émissions de CO2, principal gaz à effet de serre.

Les particuliers sont demandeurs d'informations, de solutions techniques et matérielles pour permettre de faire les bons choix de travaux d'économie d'énergie dans leur logement, selon l'Anah.

Il y a urgence puisque les rejets français gaz à effet de serre se sont envolés depuis 2003 dans l'habitat privé et les bureaux: +7%, contre seulement +1% pour les transports, selon les statistiques de la Mission interministérielle à l'Effet de Serre.

Afin d'informer et d'aider les particuliers dans leurs choix, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a lancé en 2003 les "Espaces info énergie", lieux d'information de proximité. "Les 185 Espaces existants sont extrêmement sollicités", a indiqué Pierre Herant, chef du département Bâtiment et urbanisme de l'Ademe.

Ce réseau a informé et conseillé à ce jour un million de personnes, dont un quart ont entrepris des travaux d'amélioration énergétique de leurs logements. L'objectif est que d'ici la fin de l'année, 200 "Espaces info énergie" fonctionnent avec 310 conseillers, a précisé M. Herant.

De son côté, l'Anah va lancer en 2006 des "chantiers de démonstration" de techniques et de matériaux luttant contre l'effet de serre, tandis que le ministère de l'équipement met au point le "Diagnostic de Performance Energétique". Ce certificat sera exigé à partir du 1er juillet 2006 lors de toute vente immobilière, indiquant le niveau de consommation énergétique du logement et des recommandations de travaux à effectuer.

Ce week-end, une visite est organisée dans 74 habitations ou bâtiments publics de 49 départements, utilisant des énergies propres et renouvelables, notamment installations en solaire thermique ou photovoltaïque, chaudières ou chaufferies bois, Architectures HQE (Haute Qualité Environnementale). www.cler.org)

 

18/10   Grande – Bretagne : E.ON to Build UK Biomass Power Station

http://www.planetark.com/dailynewsstory.cfm/newsid/32961/story.htm

FRANKFURT - German utility E.ON will invest 130 million euros ($156 million) to build Britain's largest dedicated biomass power station in Lockerbie, Scotland, it said on Wednesday.

E.ON said it would start building the 44 megawatt station, which could provide 70,000 homes with power, in late 2005. It is expected to come on stream at the end of 2007.

"Renewable energies make an important contribution to secure and sustained energy supplies," Chief Executive Wulf Bernotat said, adding that they were becoming increasingly important in the firm's power station mix.

E.ON already operates hydro, wind and biomass power stations in Europe with a total output of some 6 gigawatts, about 10 percent of its total power production capacity.

E.ON has built a significant market position in Britain after its 15-billion-euro acquisition of Powergen in 2002 and the purchase of Midlands Electricity for 1.6 billion euros in 2003.

E.ON also said last month it was considering a cash offer for Scottish Power, Britain's fifth-biggest energy supplier -- a move that could make it Britain's biggest in power generation and second-biggest in terms of energy customers

 

17/10   Le nouveau tramway a roulé pour la première fois dans Paris

PARIS (AFP)

 Spacieux, silencieux et coloré, le tramway parisien a effectué mercredi un premier parcours d'essai, dans les temps, entre le pont de Garigliano et Balard (XVème arrondissement) avant son entrée en service en décembre 2006.

Blanche et verte, la première rame du futur T3, construite par Alstom, transportait notamment Jean-Paul Huchon (PS), président de la Région Ile-de-France, le maire de Paris Bertrand Delanöe (PS) ainsi que la présidente de la RATP, Anne-Marie Idrac.

Sous les yeux étonnés d'automobilistes retardés par les embouteillages et les applaudissements de l'assistance, le tramway, piloté par une femme machiniste de bus à la RATP, a fait ses premiers tours de roues sur une voie déjà couverte de gazon.

Le T3 circulera dans un premier temps entre le Pont du Garigliano et la Porte d'Ivry, soit un tronçon de 7,9 km, ponctué de 19 gares et parcouru en 24 minutes.
"Un rêve se réalise. Le tramway est comme on l'a voulu, souple, silencieux", a déclaré M. Huchon, principal bailleur de fonds (60%) de ce tronçon de 200 millions d'euros, dont le coût avait été jugé excessif par les élus régionaux et parisiens de l'opposition. La Ville de Paris en finance 20% et l'Etat 20%.
M. Delanoë a fait part de son "excellente impression", en se félicitant de voir "la ville apporter un service en plus, tout en étant plus belle". "C'est le tramway qui, en France, aura pris le moins de temps" à mettre en place, a-t-il dit.

"Enfin il roule, le plus difficile est fait!", a lancé Denis Baupin (Verts), adjoint au maire de Paris chargé des Transports, en indiquant qu'on allait passer à la "phase de finitions", en prenant le temps de faire "toute une année d'essais".

A sa mise en service, prévue en décembre 2006, le tram électrique parisien devrait être le plus fréquenté d'Europe, avec au moins 100.000 voyageurs par jour. Il sera accessible avec les tickets ou les cartes ordinaires de métro.

La rame est d'un grand gabarit: 49 mètres de long, 2,65 mètres de large. Avec ses 304 places dont 78 assises, elle offre les derniers perfectionnements techniques : plancher bas accessible aux handicapés, climatisation, information embarquée.

Se voulant respectueux de l'environnement architectural, les concepteurs du projet ont choisi des matériaux très parisiens, comme le granit, en différents tons de gris. 8.000 m2 de gazon sont posés. Le mobilier urbain des stations sera installé à partir de la semaine prochaine.

Pour permettre une fréquence toutes les 4 minutes aux heures de pointe, 21 rames seront livrées par Alstom, à raison de deux par mois jusqu'à l'été. Cinquante machinistes se relaieront pour les conduire.
Parallèlement, le chantier des voies et de leurs abords se poursuit : pose de rails, équipement des carrefours, plantation d'arbres. Deux cent quarante ont été mis en terre, 700 autres doivent encore l'être.

Le T3 doit dans une deuxième phase être prolongé vers l'est de Paris. Grand argument de la candidature parisienne à l'accueil des Jeux olympiques de 2012, il avait, avant l'échec de Singapour, vocation à boucler la boucle autour de Paris.

 

16/10      Espagne : Energie et environnement
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/29955.htm

1) L'Assemblee d'Andalousie, par le biais de l'Agence de l'Energie, accordera 100 millions d'euros jusqu'a l'annee 2006 pour la mise en place de nouveaux projets energetiques bases sur des sources renouvelables.

2) Le gouvernement a approuve fin aout le Plan d'Energies Renouvelables 2005-2010 (PER), qui revise a la hausse les objectifs du Plan de Promotion des Energies Renouvelables (PFER) en vigueur depuis 1999 et qui supposera une forte poussee de l'energie eolienne, photovoltaique, solaire
thermoelectrique et des biocarburants. Les objectifs du PER 2005-2010 indiquent que 12,1% de la consommation d'energie primaire durant l'annee 2010 devra provenir d'energies renouvelables; ce qui represente 30,3% de la consommation brute d'electricite et une consommation de biocarburants de
5,83%.

Redacteur : Mickael Dolivet, service.scientifique@ambafrance-es.org

Mentions légales: Cette information est un extrait du BE Espagne numero 45 du 7/10/2005 rédigé par l'Ambassade de France en Espagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur
http://www.bulletins-electroniques.com

 

15/10   France : Un site de téléphonie mobile fonctionne au solaire et au vent

AFP
[ mercredi 05  octobre  2005 - 16h55 ]

LAGARDELLE-SUR-LÈZE (AFP) - Un site de téléphonie mobile alimenté en énergie solaire et éolienne et présenté comme le premier de ce type en Europe a été inauguré mercredi à Lagardelle-sur-Lèze (sud de Toulouse) par Bouygues Télécom, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'antenne, haute d'une trentaine de mètres et située à environ 300 mètres de deux habitations isolées du village, est dotée de 9 micro-éoliennes et de 76 mètres carrés de panneaux solaires à ses pieds.

"Ce système évite la construction de lignes électriques d'alimentation coûteuses et peu esthétiques, et va permettre, à terme, un meilleur maillage des zones rurales non encore couvertes par notre réseau", a expliqué Stéphane Gaillet, directeur régional Réseau Sud-Ouest de Bouygues Télécom.

Solaire et éolienne fournissent respectivement 65% et 35% des 1.300 watts/heure nécessaires, et le site, mis en service en novembre 2004, "a fonctionné en totale autonomie après 3 mois de réglage", a-t-il précisé.

Ce prototype a coûté 300.000 euros, le double d'un site alimenté classiquement, mais ce prix est bien sûr appelé à baisser en phase d'installation en série.

Bouygues expérimente également à Thil (Haute-Garonne) une antenne-relais alimentée par une pile à combustible qui crée de l'énergie à partir d'hydrogène stocké dans une bonbonne.

Un architecte et un paysagiste ont travaillé sur le projet et des plantes grimpantes habillent les cordages autour du site.

L'association Lagardelle-vigilance-environnement, créée en 2001 pour empêcher l'installation d'un site de téléphonie près du stade et d'une école de ce village de 2.500 habitants, s'est dite satisfaite. "Le site choisi est plus éloigné, et l'absence de poteaux électriques nous convient", a résumé son président Antoine Félix.

Le maire, Jacques Ragot, a salué "la façon exemplaire" dont l'affaire avait abouti, après des "débuts difficiles": il avait pris en mai 2001 un arrêté interdisant l'installation de sites de téléphonie mobile à moins de 300 m des habitations, et avait alors été assigné au tribunal administratif par les trois opérateurs Bouygues, SFR et Orange. L'arrêté avait été annulé, puis les négociations avaient repris avec Bouygues.

 

 

14/10   Des associations caritatives et de defense de l'environnement s'unissent pour rendre obligatoire la diminution des emissions de CO2
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/29866.htm

Quinze des plus importantes associations caritatives et groupes actifs dans la defense de l'environnement du Royaume-Uni comme "Oxfam" (association caritative de lutte contre la pauvrete et la souffrance dans le monde), le "Women Institute", "WWF" et le "Christian Aid" pour les premiers et
Greenpeace pour la seconde, se sont rassembles afin de placer le changement climatique au premier plan des preoccupations politiques en creant le "Stop Climate Chaos", une coalition dirigee par Ashok Sinha qui compte plus de quatre millions de sympathisants. Les defenseurs de l'environnement et les
associations caritatives se sont souvent regardes les uns les autres avec suspicion, toutefois le lien maintenant etabli entre pauvrete et changement climatique les rapproche aujourd'hui. On retrouve aussi dans la coalition l'organisation etudiante "People and Planet", le "RSPB", le "Wildlife Trust"
et "Friends of the Earth". Des associations de consommateurs, pour les droits de l'homme et de nouvelles organisations caritatives et environnementales devraient bientot rejoindre la coalition.
"Stop Climate Chaos" somme le gouvernement de stopper l'emission des gaz a effet de serre et de faire du rechauffement climatique, un theme majeur de sa politique de lutte contre la pauvrete. Plus de 500 personnes ont forme une barriere humaine a "London's South Bank" le 1er septembre afin de lancer le mouvement, et M. Sinha de declarer : "De grands mouvements ont ete inities pour combattre la pauvrete dans le monde, maintenant nous sommes prets a combattre ce que M. Blair appelle 'la plus grande menace a long terme que le monde va affronter'. Les politiciens peuvent sauver des
millions de vies en limitant l'augmentation de la temperature globale a 2.C.
C'est notre l'objectif.". Le groupe espere egaler "Jubilee 2000", une coalition politique qui a souleve le debat sur la dette des pays du Tiers-Monde au plan international dans les annees 90 et qui est aujourd'hui creditee de beaucoup des changements significatifs apparus.
Pour Jasmine Whitbread, directrice international d'Oxfam, le rechauffement de la planete rend la vie plus precaire pour les communautes pauvres avec lesquelles l'association travaille, compte tenu des menaces d'inondations par exemple. Le premier defi de la coalition sera d'obliger le Gouvernement
a respecter son objectif ambitieux de reduire les emissions nationales de dioxyde de carbone de 20% pour 2010.

Sources : The Guardian, press release, 02/09/05,
http://www.guardian.co.uk/uk _news/story/0,,1561248,00.html
Redacteur : Mathieu Daoudi

Mentions légales: Cette information est un extrait du BE Royaume-Uni numero 60 du 5/10/2005 redige par l'Ambassade de France au Royaume-Uni. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

 

13/10   L'Ecosse se tourne vers l'énergie de la mer
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/29874.htm

L'energie maremotrice et de la houle pourrait fournir 10% des besoins en electricite de l'Ecosse et creer environ 7.000 emplois d'apres les recentes mesures annoncees par le gouvernement Ecossais ("Scottish Executive"). Le premier ministre suppleant et ministre de l'Industrie, Ninol Stephen, a introduit des changements importants dans les reglementations concernant les energies renouvelables, en particulier le "Renewable (Scotland) Obligation" (Obligation d'energies renouvelables). Le "Renewable (Scotland) Obligation" impose aux fournisseurs d'electricite de fournir un pourcentage etabli d'electricite provenant des energies renouvelables a leur clients. Ceux qui respectent ces instructions se voient remis un "Renewable Obligation Certificate" (ROC) pour chaque MWh d'electricite produit. Ces certificats peuvent etre ensuite vendus aux fournisseurs afin de respecter leurs engagements. 
Les distributeurs peuvent soit presenter suffisamment de certificats pour couvrir leur pourcentage ou alors payer un prix de rachat.
Le gouvernement va maintenant etudier les amendements necessaires a l' "Obligation" qui va etablir les nouveaux "ROCs", incluant les installations et materiels necessaires a l'energie maremotrice et des vagues Le ministre a presente ce projet aux delegues d' "Offshore Europe" afin de permettre a l'Ecosse d'etre au premier plan de l'energie maritime : "Dix millions de livres (environ quinze millions d'euros) de fonds seront disponibles, avec le potentiel de centaines de millions a investir dans le nouveau projet maritime autour des cotes ecossaises.". L'objectif du gouvernement ecossais est que 18% de l'energie produite en Ecosse provienne des energies renouvelables en 2010 et 40% en 2020 ; pour l'instant, ces objectifs ambitieux ne semblent pas impossibles a tenir. En effet, l'Ecosse beneficie d'un potentiel enorme en termes de sources d'energie renouvelables (vent, maree et vagues, biomasse) et les utilise avec succes : 300 MW d'energie eolienne sont deja produits par les eoliennes terrestres et "offshores".
Le "Forum for Renewable Energy Development Scotland"(FRESD) a publie un rapport "Harnessing Scotland's Marine Energy Potential" qui en plus de l'etude des possibilites des energies maritimes, propose un plan d'action pour developper ces possibilites de facon rapide. Le rapport est disponible
sur http://www.scotland.gov.uk/ Resource/Doc/1086/0006191.pdf.


Sources : The engineer online, press release, 09/09/05,
http://www.e4engineering.com/Articles/292074/Scots+turn+to+wave+power.htm ;
Scottish Executive,
http://www.scotland.gov.uk/News/Releases/2005/06/20110737 and
http://www.scotland.gov.uk/News/Releases/2005/02/14120838
Redacteur : Mathieu Daoudi

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12/10   Un nouvel appareil flottant pour capturer l'energie des vagues : le "Manchester Bobber "
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/29875.htm

Des photos et schemas representant l'appareil presente dans cet article sont accessibles sur le site web du service scientifique de l'ambassade : http://www.ambascience.co.uk
L'Universite de Manchester et l' "University of Manchester Intellectual Property Limited" (UMIP), en partenariat avec les societes Mowlem et Royal Haskoning, developpent actuellement un appareil innovant et brevete, pour capturer l'energie des vagues.
La caracteristique principale de ce systeme est d'utiliser l'oscillation de la houle a la surface de l'eau qui entraine l'oscillation verticale de flotteurs en serie. Ces flotteurs entrainent a leur tour l'arbre d'un generateur d'electricite place en hauteur, a l'abri de l'humidite sur, par exemple, des plateformes petrolieres flottantes hors-service. Pour le professeur Peter Stansby, co-inventeur du "Manchester Bobber" et professeur d'hydrodynamique a l'Universite de Manchester, "L'energie des vagues en
haute mer represente une source d'energie considerable pour un Etat insulaire comme le Royaume-Uni. Utiliser le mouvement des vagues n'est pas une idee nouvelle. C'est le mecanisme particulier du flotteur et de sa transmission en general qui constituent les nouveautes du systeme". 

Les caracteristiques du Bobber sont :
- les composants mecaniques et electroniques vulnerables sont proteges et situes bien au-dessus du niveau de la mer ce qui les rend faciles d'acces ;
- tous ces composants sont deja disponibles et simples : ce "bobber" est donc plus fiable que d'autres systemes ou interviennent un nombre important d'elements sophistiques ;
- le flotteur reagit aux vagues provenant de n'importe quelle direction sans necessite d'ajustement;
- la maintenance et la reparation d'un flotteur donne, independant des autres lies dans une meme unite, permettent de ne pas perturber la production continue d'electricite, distribuee au reseau.
Le "Manchester Bobber" a beneficier en janvier 2004 d'un financement du "Carbon Trust" (fondation environnementale pour la diminution des emissions de gaz a effet de serre) pour sa mise au point par une equipe de l'Universite de Manchester , sous la direction du professeur Peter Stansby et du docteur Alan Williamson. La premiere phase du projet (test du prototype a echelle 1/100e) a ete completee avec succes en janvier 2005. La seconde phase, qui commence maintenant, implique la construction d'un prototype a l'echelle 1/10e et le test de celui-ci au "New and Renewable Energy Centre" (NaREC) durant deux semaines. Mowlem et Royal Haskoning developpent de leur cote differentes configurations pour une plateforme a taille reelle. La troisieme phase va consister a construire et tester un prototype de taille reelle.
L'equipe du projet voit le "Manchester Bobber" comme une avancee technique importante au premier plan du secteur des energies renouvelables.

Sources : University of Manchester, press release,
http://www.manchester.ac.uk/press/title,40649,en.htm - 08/09/05
Redacteur : Mathieu Daoudi

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11/10   Une nouvelle pile a combustible permettant d'en reduire considerablement le coût
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/29876.htm

Une entreprise, ITM Power, situee dans le comte de Cambridge, vient de créer une nouvelle membrane pour les piles a combustible PEMFC (Proton Exchange Membrane fuel Cell). Ces piles, fonctionnant au methanol, utilisaient comme membrane du Nafion, qui coute environ 500 dollars (environ 400 euros) par metre carre. Cependant, ITM Power a developpe une membrane a base de polymere d'hydrocarbure, qui en plus d'avoir une conductivite ionique trois fois superieure au Nafion, coute seulement 5 dollars (environ 4 euros) par metre carre. En outre, cette nouvelle membrane diminue les fuites transmembranaires de methanol. Elle va permettre aux piles d'utiliser un milieu alcalin, qui produit une activite catalytique superieure au milieu acide employe habituellement. Le platine pourra ainsi etre remplace par du palladium en tant que catalyseur du cote du combustible, ce qui entraineraune diminution du prix de 25%.

Cette pile, a la difference des piles a combustible conventionnelles, utilise deux liquides et ne necessite pas d'air. Le combustible employe est une solution de borohydrure de sodium, qui transporte 50% d'energie en plus par kilogramme que le methanol, et l'oxydant est du peroxyde d'hydrogene. Le fait que l'oxydant soit liquide permet d'ajuster des parametres tels que l'hydratation, le pH et la conductivite ionique.

Les piles sont produites en utilisant le procede "one-stop" d'ITM : les liquides sont verses dans un moule contenant la membrane et le catalyseur, puis l'ensemble est introduit dans une chambre a rayonnement gamma, ou les liquides se gelifient et restent elastiques. Ces piles sont moulees dans differentes formes et peuvent se courber pour s'adapter a n'importe quelle configuration, contrairement aux systemes conventionnels. Ainsi le systeme peut etre utilise par les services d'urgences car il n'emet ni CO2 ni fumee contrairement aux piles classiques. Comme elle est completement hermetique, son usage peut etre elargi pour des applications sous-marines et aeronautiques. D'apres le President d'ITM Power, Jim Heathcote, cet appareil peut produire continuellement 20 W de puissance pendant plus de trois jours, ce qui est le standard minimum pour les armees britannique et americaine. Ce systeme annonce peut etre l'ere des piles a combustible accessible a tous car economiquement viable.
"C'est un changement fondamental dans la conception des pile a combustible" estime le president Heathcote.

Sources : e4, http://www.e4engineering.com, press release, 05/09/05
Redacteur : Mathieu Daoudi

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10/10   Villabouw Marchetta construit une maison témoin à faible consommation d'énergie

Résolument tournée vers l'avenir et sous l'impulsion du tout récent décret flamand sur les performances énergétiques et de la nouvelle norme de ventilation applicable aux maisons d'habitation, Villabouw Marchetta a mis au point une nouvelle maison témoin. Cette habitation, située à Steenokkerzeel, présente une faible consommation d'énergie et atteint un niveau K de 35. Son concept crée une plus-value pour l'habitation contemporaine : pas de technologies de pointe hyper-sophistiquées, mais un concept plus accessible basé sur un maximum de possibilités dans les limites du budget du maître de l'ouvrage.

Bien entendu, ce que le client veut avant tout c’est une belle maison, mais Villabouw Marchetta veut également sensibiliser celui-ci à la manière dont il se comporte avec son environnement naturel et à l'aspect durable des matériaux de construction qu'il choisit. La recherche d'un module en vue de construire une habitation respectueuse de l'environnement requiert l'étude d'un certain nombre de facteurs fondamentaux comme l'orientation et l'implantation, la forme compacte, l'isolation améliorée, la ventilation avec récupération de chaleur, le chauffage, la domotique, etc.

Vous pourrez visiter cette nouvelle maison témoin intelligente de Steenokkerzeel, Haachtsesteenweg 64, pendant la journée nationale des maisons témoins organisée le 23 octobre de 10 à 17h. Les conseillers vous feront faire la visite de la maison et vous donneront des informations sur les économies d'énergie dans la construction. L'inauguration officielle de cette maison témoin est prévue au printemps 2006.

Plus d'infos sur le site de Marchetta.

Sources: www.livios.be

9/10   Norvège : Europe's largest land-based wind farm opened

http://www.norwaypost.no/content.asp?folder_id=9&cluster_id=28408

Former Norwegian prime minister Gro Harlem Brundtland on Tuesday open the second phase of Statkraft's Smøla wind farm. Smøla is Europe's largest land-based wind farm, with 68 wind turbines.

Combined, the generators will produce a total of 450 GWh of electricity per year.

This corresponds to the average annual power consumption of 22,500 Norwegian households.

With a total generating capacity of 150 MW, the Smøla wind farm's 68 turbines account for more than half of the installed wind power capacity in Norway.

"We are now seeing the results of our considerable investment in new environment-friendly generating capacity," says Statkraft CEO Bård Mikkelsen. "Smøla wind farm is Europe's largest land-based wind power facility. It is almost three times larger than Hitra wind farm, which was Norway's largest when it went into production in 2004. We have now started construction of Kjøllefjord wind farm in Finnmark. With these three facilities we are almost half-way to reaching our goal of constructing 2 TWh of profitable wind power generating capacity by 2010."

The three wind farms will have a combined investment cost of just over NOK 2.1 billion.

 

 

8/10   Roquette et Électricité de Strasbourg s'engagent sur un projet de géothermie à Beinheim en Alsace

http://www.actu-environnement.com/ae/news/1271.php4

Le producteur de produits amylacés français, Roquette, étudie la possibilité de produire de la vapeur par forages géothermiques sur son site alsacien de Beinheim. La société Electricité de Strasbourg est en charge de l’étude.

La géothermie à grande profondeur ( à partir de 1000m) est une énergie renouvelable qui consiste à exploiter les gisements naturels de vapeur, d’eau chaude ou la chaleur dégagée naturellement par la Terre. Il existe deux techniques :
- Prélèvement de l’eau chaude ou de la vapeur présente dans les interstices du sous-sol
- Injection d’eau dans les roches chaudes qui, par échange thermique, se réchauffe et est ensuite remontée à la surface.

En fonction de sa température et de son état (liquide ou vapeur) l’eau est utilisable à différentes fins :

- Entre 10 et 90°C on parle de géothermie de basse énergie utilisable pour l’habitat (chauffage), les loisirs (piscine) ou la santé (thermalisme).

- Entre 90 et 150°C on parle de géothermie de moyenne énergie utilisée en agriculture (chauffage des serres) et dans l’alimentaire (séchage des produits).

- Au-delà de 150°C c’est le secteur de la haute énergie utilisée par l’industrie principalement pour la production d’électricité mais aussi pour le lavage de la laine, le séchage des produits industriels, l'extraction de substances chimiques (récupération des tannins), la fabrication de pâte à papier ou l'évaporation de solutions concentrées (production d'eau douce par dessalement d'eau de mer).

La société Roquette, producteur français de produits amylacés, souhaite étudier et mettre en œuvre cette solution sur son site de Beinheim en Alsace. Cette technique lui permettrait de diminuer sa consommation d'énergie fossile et de limiter ses impacts environnementaux car la géothermie présente certains atouts non négligeables. D’une part, une exploitation géothermique émet peu de rejets puisque la quantité moyenne de CO2 émise dans l'atmosphère par les centrales géo-thermo-électriques dans le monde (estimation faite sur 73% du parc mondial) est de 55 g/kWh, alors qu'une centrale au gaz naturel en produit 10 fois plus*.
D’autre part et contrairement aux réserves fossiles, les réservoirs géothermiques sont quasi inépuisables. L'eau, piégée ou transitant dans le sous-sol, se renouvelle naturellement par le ruissellement des eaux de surface. Quant à la chaleur, elle est illimitée à l’échelle humaine puisqu’elle provient de la désintégration naturelle des éléments radioactifs présents dans les roches : uranium, thorium, potassium, etc. La chaleur émise varie avec la composition chimique des roches étant, par exemple, trois fois plus élevée pour les granites que pour les basaltes. C’est pourquoi avec ses aquifères et ces massifs granitiques et volcaniques, la France a un potentiel géothermique élevé.
Enfin, à la différence des énergies fossiles, les réserves en géothermie sont présentes sur tous les continents. Évidemment, selon la structure des formations géologiques ou la composition des roches, cette énergie sera plus ou moins facile à extraire.
Dans le cas du site de Beinheim la situation est favorisée par une zone naturelle d'effondrement géologique supposant un accès facilité à la ressource. En effet, les forages représentent une part importante des investissements qui sont encore relativement élevés comparés à d’autres énergies renouvelables.

L’étude de faisabilité du projet, soutenue par l'ADEME et le Conseil Régional d'Alsace, démarrera courant septembre pour aboutir en décembre 2005. En cas de conclusions positives, un premier forage exploratoire programmé en 2006 devrait être suivi par les forages d'une installation industrielle en 2007. L'exploitation du process est prévue en 2008.

Un premier projet de géothermie, pilote mondial dans ce domaine, est en cours d’étude à Soultz-sous-Forêts en Alsace. Initié en 2000, il vise à extraire la chaleur des granites profonds pour la transformer en électricité et s'achèvera en 2007 avec le soutien financier de l'ADEME, du gouvernement allemand et de l'Union européenne.

F.LABY

*Données BRGM

7/10   Une initiative gouvernementale en faveur de l'hydrogène et des nouveaux carburants
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/29806.htm

Le Ministere autrichien des transports, de l'innovation et de la technologie (BMVIT) a recemment lance une initiative en faveur des cellules a hydrogene et des combustibles alternatifs.
L'initiative 'Piles a combustibles et piles a hydrogene' ('Wasserstoff- und Brennstoffzelleninitiative'), integree au programme A3 de developpement des nouvelles technologies automobiles (A3, 'Austrian Advanced Automative Technology'), sera dote de 15 millions d'euros sur 2 ans (2005-2006). Cette
somme, confiee pour redistribution a la Societe autrichienne de soutien a la recherche (FFG), contribuera au financement des recherches menees par les instituts et leurs partenaires industriels, ces recherches devant porter sur les systemes de propulsion alternatifs ou hybrides : biocarburants, piles a hydrogene, piles a combustible, vehicules au gaz naturel, moteurs hybrides...
Dans le cadre de l'initiative, l'Etat autrichien creera egalement une societe nationale dediee aux systemes de propulsions alternatives, l'APSC ('Alternative Propulsion Systems Council'). Cette societe coordonnera les efforts de recherche et de cooperation en Autriche et a l'exterieur. Pour cela, l'APSC menera des actions d'information, proposera textes de lois et reglements en faveur des nouvelles technologies de propulsion, favorisera les partenariats public-prive et participera a la creation de projets-pilote interdisciplinaires et reunissant plusieurs secteurs industriels. L'APSC devra egalement approuver (ou non) les initiatives regionales, afin d'eviter que des projets semblables ne soient realises plusieurs fois.
L'APSC constituera ainsi une plate-forme de cooperation et de communication entre les instituts de recherche, les ecoles techniques, les centres de competences, le centre de recherche sur l'hydrogene HyCentA, l'Union autrichienne pour l'hydrogene (OWV), le cluster Automobil-Cluster (http://www.automobil-cluster.at) et les entreprises des secteurs automobile et petrolier : Jenbacher, AVL, Plansee, Magna, OMV...

Contacts :
- (Programme A3) Marisa Sebald, A3-Programm-Management, ETECH Management
Consulting GmbH, Renngasse 10, A-1013 Wien - tel : +43 1 531 35 212, fax :
+43 1 531 35 210 - a3@etech-consult.at - http://www.etech-consult.at
- (HyCentA) Gudrun Leutschacher, HyCentA Research GmbH, Inffeldgasse 15,
A-8010 Graz - tel : +43 316 873 9501, fax : +43 316 873 9502 -
office@hycenta.at - http://www.hycenta.tugraz.at
- (OWV) Osterreichischer Wasserstoff Verband, Blattenwaldweg 8, A-6112
Wattens - tel : +43 5224 5877 0, fax : +43 5224 54780 -
info@wasserstoffverband.at - http://www.wasserstoffverband.at
Sources : APA & BMVIT, 25/08/2005

Mentions légales: Cette information est un extrait du BE Autriche numero 71 du 3/10/2005 redige par l'Ambassade de France en Autriche. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

6/10   Un réverbère économe en énergie
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/29815.htm

Epsel Co., une start-up specialisee dans les equipements consommant peu d'energie, a developpe un reverbere utilisant 300 DEL (diodes electro-luminescentes) blanches. Celui-ci consomme seulement 20 Watts, soit 10% de l'energie consommee par une ampoule traditionnelle a base de mercure.
L'intensite lumineuse generee est de 20 lux a une distance de 10 metres.
La duree de vie de ces DEL est de 70.000 heures contre 12.000 pour les ampoules a base de mercure, dont le remplacement coute 500 Euros piece.
Le nouveau reverbere coute 1800 Euros, soit 200% de plus que les modeles concurrents. Il est cependant plus rentable sur le long terme au vu des economies d'energie realisees ainsi que de sa plus grande duree de vie.

Sources : The Nikkei Business Daily
Redacteur : Olivier Lazzari,
olivier.lazzari@diplomatie.gouv.fr
Ref: 373/MAT/1231

Mentions légales : Cette information est un extrait du BE Japon numero 376 du 4/10/2005 rédigé par l'Ambassade de France au Japon. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

5/10   Un lave-vaisselle utilisant des nanotechnologies
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/29816.htm

Hitachi Home & Life solutions, un leader japonais en electromenager, commercialise depuis le 1er Juillet 2005 un lave-vaisselle qui utilise des nanotechnologies.
Avant d'envoyer de l'eau a haute pression, ce lave-vaisselle projette en effet de la vapeur ultra-fine dont les gouttes ont un diametre de 1,5 nanometre afin de detacher les residus de la vaisselle. Laver 7 couverts ou 60 assiettes ne requiert que 9,8 litres d'eau. Il consomme egalement moins d'electricite ou de gaz. Cette economie d'energie induit une reduction des emissions en CO2 de 65% par rapport a un lave-vaisselle traditionnel.
Les parois interieures de l'appareil sont recouvertes d'une couche d'ions argent de taille nanometrique. Les bacteries, dont la taille est de l'ordre du micron, ne survivent que quelques minutes au contact des charges electriques de grains d'argent mille fois plus petits qu'elles.
Enfin, du nano-titane a ete introduit, car il possede la propriete d'eliminer les odeurs.

Sources : Japan for Sustainability
Redacteur : Olivier Lazzari, olivier.lazzari@diplomatie.gouv.fr
Ref: 376/MAT/1229

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4/10   La maison du futur, autonome et écolo

http://www.lexpansion.com/art/6.0.135146.0.html

L'Expansion 28/09/2005

Chasse au gaspi, exploitation des ressources naturelles et isolation renforcée sont les atouts de notre logement expérimental, qui condense toutes les innovations pour consommer moins d'énergie sans rogner sur le confort.

1 Eolienne

C'est une source possible de production d'électricité.

2 Equipement électrique

Des installations à haute efficacité énergétique (lampes LCD, ventilateurs à vitesse modulable, etc.) permettent de consommer moins d'électricité.

3 Cloisons légères

Les séparations intègrent des composants innovants (textile, matériaux à changement de phase, etc.) pouvant garder la chaleur et la restituer quand la température de la pièce baisse.

4 Panneaux solaires photovoltaïques

Sous nos latitudes, des panneaux installés sur le toit peuvent fournir jusqu'à 60 % de l'électricité nécessaire à une maison.

5 Panneaux solaires hybrides

Ils permettent de produire de l'électricité mais aussi de réchauffer le circuit d'eau.

6 Cheminée solaire

L'air qui circule dans la cheminée est réchauffé par des panneaux solaires. A la sortie, il active une turbine qui convertit l'ascension de ce courant d'air chaud en électricité.

7 Véranda et Velux

Le vitrage, selon qu'il est photovoltaïque ou solaire-thermique, produit de l'électricité ou de la chaleur. De plus, il se teinte au soleil, faisant office de store.

8 Bassins et végétation

Des bassins permettent de récupérer les eaux de pluie et de rafraîchir la façade en été par évaporation. Associés à une végétation caduque, qui ombrage la façade, ils créent un microclimat rafraîchissant.

9 Chauffage au bois

Un foyer fermé performant permet de chauffer plusieurs pièces.

10 Puits canadien (ou provençal)

Son principe repose sur la différence de température entre l'extérieur et la terre à 2 mètres au-dessous du sol. Si l'on fait circuler de l'air dans un long tuyau enterré à cette profondeur, il se refroidit et peut être propulsé dans la maison pour la rafraîchir.

11 Echange

L'électricité excédentaire peut être transférée vers le réseau local.

12 Avant-toit

Mobile, il permet d'incliner les panneaux solaires en fonction de la position du soleil et d'assurer à la pièce qu'il protège la meilleure exposition possible en hiver.

13 Isolation extérieure

Des matériaux d'isolation (laine minérale, polystyrène, etc.) sont posés sur toute la face externe des murs et maintenus par une « peau isolante », à base d'enduit ou de bardage, qui protège les façades de l'humidité, comme le « pare-air » installé entre l'isolant et le mur.

14 Batteries

Elles permettent de stocker l'électricité produite par les panneaux solaires et/ou l'éolienne.

15 Pieux énergétiques

Comme le puits canadien, ils exploitent la stabilité de la température du sol. Leurs sondes géothermiques transmettent à la maison de la chaleur en hiver et de la fraîcheur en été, via des sols et des plafonds équipés de tubes à rayonnements.

16 Zones tampons

Des pièces peu ou non chauffées (garage, cellier, etc.) situées du côté nord de la maison jouent un rôle d'isolateur thermique et diminuent les pertes de chaleur

 

3/10   Les révolutions de l'après-pétrole

http://www.lexpansion.com/art/6.0.135140.0.html

L'Expansion 28/09/2005

Notre planète vit encore grâce à l'or noir mais commence à apprendre à faire sans. Sur tous les continents et dans tous les secteurs, des innovations et des mesures d'économie dessinent déjà le monde de l'énergie de demain.

Dossier coordonné par Christian David et Emmanuel Lechypre

Francfort, Salon de l'automobile, le 12 septembre dernier : le constructeur allemand Audi annoncé son intention de développer un moteur hybride, en collaboration avec Volkswagen et Porsche. En deux semaines, tous les autres groupes allemands se rallient à cette technologie, après l'avoir longtemps critiquée pour son coût élevé. Le même jour, au fin fond de la Finlande, l'état-major d'Areva inaugure avec faste la construction de la première centrale nucléaire EPR du monde, dite de troisième génération. Quelques jours plus tard, le géant français de l'atome annonce la création d'une société commune avec l'américain Constellation Energy, pour commercialiser cette technologie aux Etats-Unis, pays qui n'a plus construit de centrales nucléaires depuis les années 70. Dans le même temps, les Français, effarés par l'envolée des prix de l'essence, se montrent très réceptifs au slogan de la plus grosse campagne de sensibilisation aux économies d'énergie lancée depuis la « chasse au gaspi », il y a trente ans : « Faisons vite, ça chauffe », en référence aux menaces que fait peser sur notre planète le réchauffement climatique.

Pas de doute : l'après-pétrole a bel et bien commencé. Parce que pour la première fois l'essor de nouvelles énergies paraît crédible. Parce que l'opinion publique des grands pays industrialisés a pris conscience à une échelle jamais vue de l'insoutenabilité de notre trajectoire énergétique, au moment où le boom de la demande asiatique va faire exploser les besoins (l'équivalent de 16,5 milliards de tonnes de pétrole en 2030, contre une dizaine aujourd'hui, selon l'Agence internationale de l'énergie, l'AIE). Et parce que les gouvernements, impuissants face à la flambée des cours du brut, semblent enfin décidés à encourager le passage à l'« après-pétrole », comme le martèle Dominique de Villepin depuis plusieurs semaines. En France, en Europe, au Japon, en Chine, mais aussi aux Etats-Unis, où il pourrait y avoir un avant- et un après-ouragan Katrina. Pour George Bush, l'american way of life n'était jusqu'à présent pas négociable. En montrant les effets du réchauffement climatique et l'hyperdépendance à l'or noir, les cyclones des dernières semaines ont ébranlé les certitudes américaines.

Bien sûr, le sevrage d'un monde accro au pétrole n'est pas pour demain. Il reste suffisamment de brut dans nos sous-sols pour satisfaire les besoins énergétiques de la planète au moins jusqu'en 2050. Mais les pessimistes situent le pic pétrolier, c'est-à-dire le moment où la production ne pourra plus satisfaire la demande supplémentaire, dès 2010. « Un consensus semble se dessiner vers 2015, autour d'un niveau de production de 110 millions de barils par jour », déclare Pierre-René Bauquis, professeur associé à l'Institut français du pétrole. Ce qui nous laisserait une quarantaine d'années de production. Voire plus, sans doute, grâce aux progrès technologiques qui permettront aux majors de s'attaquer aux fameux champs « non conventionnels » (sables asphaltiques du Canada, pétroles lourds du Venezuela, gisements en offshore profond) et d'améliorer les rendements des puits en production. Total a déjà réussi à prolonger l'exploitation de l'un de ses gisements, au Cameroun, de plus de dix ans. Et n'oublions pas les fabuleuses réserves de gaz du Yémen, du Qatar, de l'Iran ou de la Russie, qui nous laissent une bonne vingtaine d'années supplémentaires pour imaginer notre avenir énergétique et réaliser la prophétie du cheikh Yamani, l'ancien ministre saoudien du Pétrole : « L'âge de pierre ne s'est pas terminé par manque de pierres. L'âge du pétrole ne s'achèvera pas avec le manque de pétrole. »

Il n'y a toutefois pas de temps à perdre. Aucune énergie ne peut, à l'heure actuelle, remplacer les hydrocarbures fossiles. Sauf rupture technologique majeure, les experts estiment qu'il n'y aura pas une énergie de substitution, mais plusieurs, qui tiendront chacune leur place sur l'échiquier mondial. Son socle : sans doute le nucléaire, promis à un bel avenir. Après plus de vingt ans de disgrâce, une soixantaine de centrales sont en projet dans le monde. Les énergies renouvelables monteront en puissance, mais resteront forces d'appoint. Même si la production d'électricité éolienne augmentait de 10 % chaque année d'ici cinquante ans, elle ne couvrirait toujours que 1 % de nos besoins !

D'autres pistes sont plus prometteuses. Parmi elles, la synthèse d'hydrocarbures, à partir de charbon ou de biomasse, des procédés déjà maîtrisés. On obtient ainsi des carburants liquides, appelés CTL (Coal to Liquid), ou BTL (Biomass to Liquid). En Chine, où le charbon représente 60 % de la consommation d'énergie, Shell vient ainsi de vendre onze licences pour fabriquer des usines de CTL. Seul problème, sa « densité énergétique », qui reste pour l'heure assez faible, exigeant d'énormes réservoirs qui rendent leur utilisation à grande échelle très hypothétique. Notamment dans les transports.

« Ce secteur restera encore longtemps dépendant du pétrole », prédit Claude Mandil, directeur de l'AIE. Chiffres à l'appui : le transport engloutit à lui seul plus de la moitié de la production mondiale de brut, et ce sera davantage encore dans les années à venir. Comment réduire la dépendance ? Les biocarburants ne sont qu'une partie de la solution. Ils n'occuperont jamais dans la balance énergétique la place qu'ils tiennent dans les médias. Pour une simple raison : la totalité des terres mises en jachère en France ne suffira pas à produire assez d'or vert pour le parc automobile français. Tôt ou tard, les intérêts alimentaire et énergétique se télescoperont. Et l'arbitrage sera nécessaire. « Dès 2007 en ce qui concerne le colza », pronostique Jean-Claude Sourie, directeur de recherche à l'Inra. Il ne reste plus qu'à espérer la ressource miracle, capable de propulser l'humanité dans une nouvelle révolution industrielle, comme le pétrole l'a fait en son temps. L'hydrogène ? Sans doute. Mais pas avant trois décennies. De nombreux obstacles restent à franchir. Il est produit à partir de piles à combustible contenant chacune 3 grammes de platine. Et si l'hydrogène devait remplacer le pétrole dans l'Hexagone, notre consommation annuelle nécessiterait l'équivalent de deux siècles de production actuelle de ce métal précieux !

Reste que songer seulement à satisfaire nos besoins ne suffit pas. Car le problème n'est plus de continuer à faire tourner le monde, mais de le sauver de la catastrophe écologique. Même s'il n'y a pas de preuve formelle, la présomption que les hommes ne soient pas pour rien dans le réchauffement climatique et l'effet de serre se renforce de jour en jour. Il est plus que temps, au-delà du protocole de Kyoto, d'agir pour éviter de subir le sort de la planète Vénus, victime d'un effet de serre qui a fait monter la température au sol à celle du plomb en fusion. Ce qui nous imposera des économies tous azimuts, le gisement d'énergie aujourd'hui le plus prometteur ! Selon l'AIE, il serait possible de diminuer de presque 25 % notre consommation d'électricité à l'horizon 2010 grâce au progrès technique et à la lutte contre les gaspillages. Ne dit-on pas que le plus gros gisement de gaz de Russie est... la ville de Moscou, où les immeubles n'ont pas de compteurs ?

Les circuits de l'économie mondialisée pourraient eux aussi subir des chamboulements. Pourrons-nous, par exemple, continuer de délocaliser nos productions à l'autre bout du monde si le prix du baril s'installe durablement à plus de 60 dollars ? « L'essor du commerce mondial ne peut se poursuivre si les coûts de transport sont trop élevés, analyse Jean-Marie Chevalier, directeur du Cambridge Energy Research Associates (Cera) et du Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières, à l'université de Paris-Dauphine (lire aussi page 76). Nous assisterons certainement à des effets de relocalisation des productions. » Une étudiante de l'institut Wuppertal (Allemagne) a ainsi calculé la distance parcourue par tous les ingrédients d'un yaourt, pot compris : 9 115 kilomètres !

Le choc pétrolier que nous sommes en train de vivre pourrait finalement être une aubaine pour le monde, qui prend douloureusement conscience des ravages provoqués par un siècle d'énergie abondante et beaucoup trop bon marché. « 1 litre d'essence coûte 1,50 euro, alors qu'il fournit autant d'énergie que 10 ouvriers travaillant toute la journée, soit 600 euros. Vous trouvez ça normal ? » demande le climatologue Jean-Marc Jancovici.

Les multiples révolutions qui se préparent devront, pour éviter le chaos, ne pas être laissées aux seules forces du marché. Les pouvoirs publics devront les accompagner à coups d'incitations fiscales et d'investissements massifs. L'AIE les estime à 16 000 milliards de dollars - huit fois le PIB de la France - d'ici à 2030, principalement dans les réseaux électriques. C'est bel et bien une nouvelle étape du développement économique de la planète qui commence.

Atouts et faiblesses des énergies de substitution

 

Eolien
Energie propre adaptée aux pays très ventés.
Bon rendement énergétique.

Coût élevé.
Production irrégulière en fonction de la force du vent, et éloignée des centres de consommation.
Impact sur le paysage.

Solaire

Production efficace à l'échelle domestique.
Possibilité de revente des surplus au réseau local.
Energie sûre, fiable et sans entretien.
Peut aussi produire de la chaleur.

Coût d'investissement et coût d'exploitation de l'installation très élevés.
Production intermittente dépendante de l'ensoleillement.

Gaz naturel

Réduit fortement les émissions de polluants et, dans le domaine des transports, les odeurs, les fumées noires, le bruit.
Relativement peu cher et abondant.

Emet quand même des gaz à effet de serre.
Energie non renouvelable.
Coût de transport élevé.

Géothermie

Energie gratuite, non polluante, renouvelable et dont l'exploitation ne coûte pas cher.
Possibilité de produire de l'électricité et de la chaleur.

Energie qui se transporte difficilement.
Les investissements pour pomper l'eau chaude peuvent parfois être lourds au démarrage.

Hydraulique

La plus compétitive des énergies renouvelables en termes de coût.
Peut produire de grosses quantités d'énergie.

Coût écologique de la construction d'un barrage (destruction de la faune et de la flore, déplacement des populations, réduction des surfaces cultivables).
Peut être affecté par des pluies trop faibles.

Nucléaire

Pas d'émissions de gaz à effet de serre, fonctionne avec peu de matières premières, prix du kWh relativement faible, indépendance énergétique.

Nécessité de retraiter et de stocker les déchets radioactifs, risque d'accidents dans les centrales.

Biocarburants

Se substituent en partie au pétrole dans les transports, émettent peu de dioxyde de carbone, sont un nouveau débouché pour les terres en jachère.

Surfaces cultivables insuffisantes pour en faire une vraie alternative au pétrole.

Energie marémotrice

Source d'énergie propre, inépuisable, puissante et indépendante des aléas climatiques.

Sites d'exploitation peu nombreux car l'amplitude des marées doit être relativement importante, production éloignée des centres de consommation.

Hydrogène

Associé à la pile à combustible, se substitue au pétrole comme carburant dans les transports.

Se fabrique à partir d'autres sources d'énergie, nécessite d'importants volumes de stockage, coûte cher.

Des innovations à foison

 

2002

Un centre de recherche européen sur la géothermie voit le jour à Soultz-sous- Forêts, en Alsace : de l'eau froide est injectée dans un forage de 5 000 mètres et remonte chaude. Programme mené en collaboration avec Shell et EDF.

Construction de la plus grande ferme d'éoliennes en mer, à 7 kilomètres des côtes irlandaises. Son potentiel atteint 520 mégawatts.

2004

L'énergie des vagues est exploitée en Ecosse grâce à Pelamis - un cylindre métallique bordant la côte -, expérimenté par le Centre européen d'énergie marine. Ce type d'énergie pourrait satisfaire un jour le quart des besoins du Royaume-Uni.

L'Institut d'innovation en piles à combustible du Centre national de recherches du Canada met au point un système pour produire de l'hydrogène à partir de l'énergie que fournissent des panneaux solaires.

La plus grande centrale solaire du monde, d'une superficie équivalant à 30 terrains de football, est inaugurée près de Leipzig, en Allemagne. Elle alimente 5 000 foyers.

2005

Le premier train au biogaz, une énergie obtenue à partir de déchets organiques, est inauguré à Linköping, en Suède.

Grâce à l'énergie photovoltaïque, l'électricité arrive chez 90 000 habitants de la province du Kwazulu-Natal, en Afrique du Sud. EDF est présent dans le projet à hauteur de 50 %.

Et demain...

Les courants marins pourront devenir une source d'énergie d'ici à 2020, grâce à l'implantation d'éoliennes sous-marines. Le Royaume-Uni et la France attendent beaucoup de ce projet.

Iter, le réacteur de fusion thermonucléaire européen sera construit en France, à Cadarache. Objectif : obtenir une énergie propre en quantités illimitées.

L'Australie projette de construire une tour solaire de 1 000 mètres de haut fournissant autant d'énergie qu'un petit réacteur atomique .

 

 

2/10   Remise du Prix solaire 2005

ATS - 27.09.2005, 12:00

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LAUSANNE - Onze architectes, politiciens et entrepreneurs ont été honorés à Lausanne dans le cadre du Prix solaire suisse 2005. Les lauréats ont été récompensés pour des édifices à basse consommation d'énergie, répondant à l'augmentation du prix du pétrole.

Le "Stade de Suisse - Wankdorf" à Berne a été distingué pour son installation solaire, la plus grande qui soit montée sur un stade de football. L'édifice montre comment la production de 0,7 à 1,1 million de kWh de courant solaire permet de diminuer les émissions annuelles de CO2 de 210 000 à 220 000 kg.

La Haute école spécialisée de Canobbio (TI) a été honorée dans la même catégorie "installations pour la production d'énergie renouvelable". Une installation photovoltaïque, intégrée sur le toit d'un de ses bâtiments, y produit 16,450 kWh par année.

Dans la catégorie "constructions nouvelles", un prix a été attribué au bâtiment industriel et de services Wattwerk à Bubendorf (BL). L'édifice produit 13 800 kWh par an et couvre non seulement la consommation énergétique de tous les postes de travail, mais fournit encore un excédent de courant électrique de 76 %.

Un autre prix solaire a été remis à l'Ecohôtel Cristallina de Coglio (TI). Grâce à des capteurs solaires et un chauffage au bois, les hôteliers couvrent l'ensemble des besoins calorifiques de l'établissement exclusivement avec des énergies renouvelables. Autre lauréat, la Casa Depuoz de Trun (GR) a vu ses émissions de CO2 réduites de 63 % lors de son assainissement.

L'Agence solaire suisse a également récompensé des personnes et institutions. Ainsi la Conférence des directeurs cantonaux de l'énergie a été distinguée pour avoir évité la suppression du programme SuisseEnergie, prévue par le Conseil fédéral.

L'Ecole secondaire Castione figure aussi parmi les lauréats. Quelque 400 élèves y ont construit une grande isntallation solaire, produisant 42 000 kWh par année.

Une distinction a également été décernée mardi au centre d'entretien des routes nationales à Bursins (VD) par l'association Eco-Bau pour son mode de construction sain et écologique. Elle a été remise à François Marthaler, chef du Département des infrastructures du canton de Vaud, également dans le cadre du 15e prix solaire.

 

 

1/10   Small is beautiful – scientist proposes new efficient and eco-friendly power plants

Power plants of the future may be designed to provide electricity solely for an individual housing estate, village, factory or college. That’s the prediction of University of Southampton engineer Dr Tom Markvart.

He claims large-scale systems of electricity generation used at present waste considerable amounts of energy by producing unwanted heat. It is also difficult to incorporate environmentally-friendly sources of energy such as wind farms and solar panels because of their intermittent and unpredictable outputs.

Dr Markvart, of the University’s School of Engineering Sciences (SES), is advocating the development of microgrids to provide a stable and reliable power supply from various energy sources. Small-scale generating equipment sited close to the eventual energy users could act as a stand-alone source of power, especially in remote areas, or be linked to the national grid. Energy storage devices would provide extra power at times of high demand. The proximity to customers would help boost energy efficiency to around 80 per cent compared to 35-40 per cent for a conventional generation system.

‘In the long term, microgrids offer the promise of substantial energy savings and reduction in emissions, without a major change in our lifestyle,’ said Dr Markvart.

Initiatives to test small-scale energy generation are already underway. They include the former Mont-Cenis coal mine in Germany, where a microgrid powers an academy, hospital and nearby housing. Ecologically-friendly ways of energy production include the Southampton Geothermal Project, which uses hot water from deep beneath the city.

Dr Markvart’s research appears in the latest edition of the Royal Academy of Engineering’s Ingenia magazine. The research was carried out in collaboration with, amongst others, Dr Suleiman Abu-Sharkh (SES) and Dr Neil Ross (School of Electronics and Computer Science), both also at the University of Southampton.

Pour plus d'information, veuillez contacter :
Sarah Watts
Southampton, University of
s.a.watts@soton.ac.uk
023 8059 3807

Posté par :
Southampton, University of

The University of Southampton is a leading UK teaching and research institution with a global reputation for leading-edge research and scholarship. The University has around 20,000 students and 5,000 staff. Its annual turnover is in the region of £270 million.

 

 

 

30/9   Les premières voitures électriques Cleanova II remises mardi à la Poste

AFP
[ lundi 26  septembre  2005 - 13h39 ]

PARIS (AFP) - Les deux premiers exemplaires de la Cleanova II, voiture électrique de nouvelle génération conçue par la société des véhicules électriques (SVE), filiale commune de Dassault et du carrossier Heuliez, seront remis à la Poste mardi, a annoncé la SVE.

Huit véhicules utilitaires électriques de ce type, fabriqués sur la base d'une Renault Kangoo, vont être livrés d'ici la fin de l'année à la Poste qui va en tester quatre à Paris et quatre à Bordeaux, a rappelé le PDG de SVE Michel Herchin, venu présenter la Cleanova au ministre des Transports Dominique Perben.

A cette occasion, la SVE a fait valoir les avantages économiques et écologiques de ces prototypes de voiture électrique en soulignant que son coût d'utilisation était en moyenne six fois inférieur à celui d'une voiture thermique, soit environ 1 euro aux 100 kilomètres.

Ces véhicules disposent d'une autonomie de 200 kilomètres. Une version hybride, dotée d'un petit moteur thermique, est prévue.

"C'est une expérience très convaincante", a assuré M. Perben après avoir essayé un modèle Cleanova/Scénic en compagnie de Serge Dassault. "Il faudrait passer à la phase industrielle", a ajouté le ministre.

Le seuil de rentabilité de la Cleanova serait de 10.000 à 15.000 véhicules par an, vendus au prix d'une Kangoo ou d'une Scénic classique, a de son côté estimé Sébastien Rembauville, directeur commercial de la SVE.

Outre La Poste, EDF va aussi tester la Cleanova. Des discussions sont également en cours avec des collectivités locales et un loueur longue durée, selon la SVE.

 

29/9   Le stockage souterrain du CO2 réduirait 20 à 40% des émissions d'ici à 2050

AFP
[ lundi 26  septembre  2005 - 24h12 ]

MONTREAL (AFP) - Le stockage du CO2 à grande profondeur pourrait empêcher "entre 20 et 40% du CO2 émis dans le monde d'ici à 2050" de s'échapper dans l'atmosphère et de la réchauffer, estime un groupe d'experts scientifiques de l'Onu, dans un rapport rendu public lundi à Montréal.

La capture et le stockage de CO2 pourraient contribuer "dans une large mesure à limiter les changements climatiques", ont souligné les auteurs en présentant leur rapport.

Insistant sur l'importance de réduire les émissions de gaz à effet de serre, Klaus Toepfer, directeur exécutif du Pnue (Programme des Nations unies pour l'environnement) a souligné que ce rapport était "nécessaire", car il serait "déraisonnable de ne pas examiner toutes les solutions possibles".

Mais M. Toepfer a en même temps rappelé qu'une meilleure utilisation de l'énergie et des sources d'énergie plus propres "demeurent la solution la plus adéquate au problème du changement climatique".

Des organisations écologistes comme Greenpeace et le Fonds mondial pour la nature (WWF) ont fait valoir de leur côté que le stockage du dioxyde de carbone ne suffirait pas à lui seul à combattre le changement climatique et que cette technologie était encore entachée de risques.

Il se pose encore "beaucoup trop de questions en matière de risques environnementaux, de sécurité et de coût", a jugé Greenpeace.

Les quantités de CO2, stockables à des coûts économiques acceptables dans les profondeurs de l'écorce terrestre ou dans la mer d'ici à 2100, pourraient être comprises "entre 220 et 2.200 milliards de tonnes de CO2", indique le document. Soit "15 à 55%" des rejets cumulés de CO2 à l'échelle mondiale qu'il faudrait éviter à l'atmosphère d'ici à la fin du siècle.

Le stockage du CO2 constitue "une option dans un portefeuille d'actions de réduction" des émissions "en vue de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère".

Parmi les autres options figurent une amélioration de l'efficacité énergétique et "le recours aux énergies faiblement émettrices de CO2, nucléaire et énergies renouvelables" notamment.

Le rapport a été commandé en 2003 au Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC, IPCC en anglais), institution originale de l'Onu où chaque Etat membre est représenté à la fois par des scientifiques et des diplomates.

Le CO2 (gaz carbonique), émis surtout par la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz), demeurera "au moins jusqu'au milieu du siècle" le principal agent du changement climatique, relève le GIEC.

Le CO2 ne peut être aisément capté que sur des sources d'émission très concentrées comme les grosses centrales thermiques et les sites de l'industrie lourde, observe-t-il.

Il peut être enfoui à au moins 800 m de profondeur sous terre ou sous le plancher de la mer (stockage géologique). Il peut être aussi dissous dans l'océan à au moins 1.000 m de profondeur ou déposé à plus de 3.000 m de profondeur sur le plancher océanique (stockage océanique). Enfin, il peut être fixé dans des basaltes et minéralisé.

Le GIEC n'écarte officiellement aucune technologie. Sur le stockage océanique, il estime cependant qu'il pourrait "altérer localement l'environnement chimique". "Des expériences ont montré que de fortes concentrations de CO2 (dans l'océan) provoqueraient la mort d'organismes marins", note-t-il.

 

28/9   Australie : Victoire néerlandaise dans une course de voitures solaires

AFP
[ mercredi 28  septembre  2005 - 11h15 ]

ADELAIDE (AFP) - Une voiture néerlandaise a remporté une course internationale d'automobiles à l'énergie solaire, effectuant 3.000 km dans le désert australien en 29 heures et 11 minutes.

La Nuna 3 a devancé mercredi à Adelaïde des concurrentes australienne, américaine et japonaise, pour sa troisième victoire en trois ans dans ce "Défi mondial solaire", battant son précédent record de une heure et 44 minutes.

Les 20 concurrentes de 10 pays étaient en course entre 8h00 et 17h00 pendant quatre jours sur l'autoroute Darwin-Adelaïde, propulsées par la seule énergie solaire à des vitesses pouvant atteindre 120 km/h.

 

27/9   Objectif ambitieux pour l'Espagne : produire 12% d’énergie d'origine renouvelable d’ici 2010

http://www.alterbusinessnews.be/fr/article.php?art=11945

Le gouvernement espagnol vient d'approuver un nouveau plan d'investissement d’un montant de 23,6 milliards d'euros. Objectif : faire en sorte que 12% de l'énergie consommée en Espagne soit d’origine renouvelable d’ici cinq ans.

La raison d’être de ce plan est triple : diminuer la dépendance énergétique – 80% de l’approvisionnement vient de l’étranger –, diminuer les émissions de CO2 dans un pays où la consommation énergétique est en forte croissance et enfin favoriser un secteur fortement créateur d’emploi !

Parmi les objectifs à atteindre d’ici 2010, l’Espagne ambitionne de générer près de 29,4% d’électricité d’origine renouvelable et d’employer 5,75% de biocarburants dans les transports, ce qui devrait réduire de 27,3 millions de tonnes les émissions de CO2 d’ici cinq ans. Au total, 76 983 254 tonnes d’émissions de CO2 devraient être évitées grâce à une production d’énergie renouvelable équivalente à 10 480 526 tep (total d’énergie en terme d’énergie primaire pour tous les secteurs d’énergies renouvelables) !

Fin 2004, le précédent plan relatif à l’utilisation d’énergies propres indiquait que la consommation annuelle d’énergies renouvelables avait augmenté de l’équivalent de deux millions sept cent milles tonnes de pétrole. Si cette croissance est significative, elle n’a cependant atteint que 28% des objectifs fixés.

C’est surtout l’énergie éolienne, mais aussi celles provenant des biocarburants et des biogaz qui ont le vent en poupe, alors qu’étrangement pour un pays ensoleillé, l’énergie solaire et la biomasse sont à la traîne. Ces deux types d’énergies devraient être davantage soutenues pour atteindre les objectifs fixés en 2010.

D’après les prévisions du nouveau plan de développement, l’énergie éolienne devrait produire 20 155 MW d’ici cinq ans et l’énergie solaire photovoltaïque quelque 400 MW. Notons encore que les mesures préconisées par le Plan sur les énergies renouvelables 2005-2010 devrait générer près de 95 000 emplois, particulièrement dans le secteur des éoliennes et des biocarburants.

 

26/9   CH: Modern diesel buses as environmentally friendly as gas buses

Diesel buses equipped with particle filters are just as good as unfiltered gas-powered buses from an environmental point of view. This is the surprising conclusion of a study carried out by Halter Management, along with the TTM engineering consultancy and the UMTEC institute of Rapperswil College.
Four environmental criteria were measured: soot microparticles, nitrogen oxide, greenhouse gases, and energy consumption. Previously, bus purchasers knew that diesel vehicles were more reliable and cheaper to run, and gas-powered buses more environmentally friendly. That has changed: whilst old diesel buses do emit a lot of soot and nitrogen oxide, modern ones, with technologically advanced systems for filtering exhaust gases, are as clean as gas-powered ones.
Diesel engines produce soot in the form of both visible particles and invisible microparticles, with the latter being more dangerous. Filters have been available for some years, and have been built into modern diesel buses, but not gas-powered ones. But gas engines also produce microparticles. And a comparison carried out as part of the research showed that a diesel engine with a particle filter emits about 1% of the quantity of particles emitted by a gas bus.
A comparison of the emissions of nitrogen oxide demonstrated that modern diesel buses and gas buses have about the same environmental impact. Whereas the exhaust gases of natural gas engines can be cleaned by a three-way catalytic converter, which sharply reduces the amount of nitrogen oxide emitted, this is not possible with diesel engines for technical reasons. But the recently developed SCR (Selective Catalytic Reduction) converter can now reduce nitrogen oxide emissions from diesel engines. All modern utility vehicles are equipped with this technology as standard. A similar system for buses will be on the market from this autumn.
The study closes with a look at the future: from a strictly ecological point of view, neither energy source is ideal, since they are both fossil fuels. In future, renewable resources, whether biodiesel or biogas, will play a bigger part.
Info: Umtec, www.umtec-gbr.de

(Umwelt Perspektiven,
www.umweltperspektiven.ch

 

25/9   Lancement du premier parc français d'éoliennes en mer

Au terme d'un appel d'offres pour la production d'électricité à partir d'éoliennes en mer, la France a donné son feu vert à la construction du premier parc, en Manche, pour une capacité de 105 mégawatts (MW) d'électricité.

Pour réduire sa dépendance vis-à-vis du pétrole, diversifier ses sources d'énergie et renforcer la lutte contre l'
effet de serre, la France s'est fixée des objectifs et un calendrier de développement des énergies renouvelables. D'ici à 2010, la France s'est donc engagée à passer :

- de 12 à 18 millions de tonnes d'équivalent pétrole (tep) de chaleur renouvelable ;
- de 0,4 à 2,8 millions de tep de carburants renouvelables ;
- de 14% à 21% d'électricité renouvelable, soit 3 millions de tep supplémentaires.

Pour atteindre cet objectif de 21%, la France mobilisera plusieurs filières : l'hydroélectricité, mais aussi notamment la
biomasse et l'éolien. C'est la raison pour laquelle un appel d'offres avait été lancé dès 2004 pour la réalisation d'ici à 2007 d'éoliennes en mer, à hauteur de 500 MW.

La Commission de Régulation de l'Energie, chargée de mener la procédure, a reçu dix projets, tous situés à proximité des côtes, sur des hauts fonds. Le choix a été effectué en fonction de critères de prix, d'insertion dans l'environnement, d'éventuels conflits d'usage et de capacités techniques et financières des promoteurs.

A l'issue de l'instruction, le ministre délégué à l'Industrie a retenu un projet situé sur la Côte d'Albâtre, pour une puissance de 105 MW, puissance qui représente près de 25% du parc français d'éoliennes déjà installées à terre.

Situé à environ 7 km au large de Veulettes sur mer (Seine-Maritime), le parc sera composé de 21 éoliennes ancrées par 23 mètres de profondeur. Sa construction nécessitera un permis de construire soumis à enquête publique. Les premiers MWh pourraient être produits en 2007. Ils seront rachetés à un tarif garanti de l'ordre de 100€/MWh, à comparer à un prix de l'électricité sur le marché du gros de 45€/MWh. Cela devrait représenter une charge pour le service public de l'électricité de l'ordre de 17M€ par an, qui sera répartie sur la facture des consommateurs finaux d'électricité.

Pour François Loos, ministre délégué à l'Industrie : «Ce projet est une première, qui permettra aux Français de se familiariser avec l'éolien en mer et d'apprécier son intérêt.»

« Je souhaite qu'il soit suivi d'autres projets. Pour cela je lancerai un nouvel appel d'offres qui devra faire une place plus importante à l'information du public et à la concertation. J'espère que les prix qui seront offerts seront aussi plus bas, car les sondages montrent que si les Français sont prêts à payer un peu plus cher pour une électricité d'origine renouvelable, ils ne souhaitent tout de même pas la payer trop cher. » a précisé le ministre.

 

24/9   Sun to light bus stops at night

http://news.bbc.co.uk/1/hi/england/london/4268238.stm

The sun will keep London's bus stops lit throughout the night thanks a new solar power system being introduced.

Green energy stored in batteries during the day will illuminate timetables and the stops themselves so drivers can spot queuing passengers easily. Some 1,400 stops will be fitted with the technology every year for the next five years at a cost of £7.9m, Transport for London (TfL) said.

The first of these will be in Ealing, Harrow and Hounslow, in west London. TfL said the scheme has been made possible thanks to advances in technology. Research and development manager Ivan Bennett said: "It's immensely satisfying to get leading-edge technology to work in such challenging real-life conditions.

"When we started looking at solar batteries that could cope with the British winter, they tended to be the size of a filing cabinet. "We've now got a unit that can sit on top of an ordinary British bus stop and provide light all year round."

He said as well as being environmentally friendly, the lighting systems would be cost effective.

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" When we started looking at solar batteries that could cope with the British winter, they tended to be the size of a filing cabinet "

Ivan Bennett
TfL research and development manager

Voir aussi :http://www.tfl.gov.uk/tfl/press-centre/press-releases/press-releases-content.asp?prID=520

 

23/9   France Le "270", un immeuble de bureau certifié Haute Qualité Environnementale

Le bâtiment « 270 » est le premier des bâtiments de la société foncière de bureau et d’activités du Nord Parisien Icade EMGP à recevoir un certificat « NF Bâtiments tertiaires - Démarche HQE ». Inauguré le 14 septembre 2005, par la ministre de l’Ecologie et du Développement durable, Nelly Olin, et Patrick Braouzec, député de Seine-Saint-Denis, il témoigne de la volonté d’Icade EMGP d’engager une démarche à long terme en faveur du développement durable.

Conçu par les architectes Olivier Brenac et Xavier Gonzalez, le bâtiment « 270 », situé au 45 avenue Victor Hugo à Aubervilliers sur le territoire de Plaine commune, offre une vue imprenable sur le bassin en développement des Portes de Paris. En regard de sa façade en briques, symbole de l’ère industrielle passée, le bâtiment innove par sa forme trapézoïdale, rythmée par des baies vitrées aux couleurs, largeurs et saillies différentes. Autant que son intégration à son environnement, ce sont les 8400 m2 de bureaux et 1000 m2 d’activités au rez-de-chaussée qui ont fait l’objet de toutes les attentions, afin d’assurer santé et bien-être aux futurs occupants. Ainsi, le bâtiment dispose d’un « carnet sanitaire » où sont spécifiés tous les matériaux de construction, leur composition et leur implantation. Les employés pourront également, au moyen de télécommandes, gérer l’atmosphère intérieure de l’immeuble : lumière, chaleur, ventilation, position des stores, etc. 

Certification HQE

La conception technique répond à des critères précis. Pour obtenir la certification AFNOR « NF bâtiments Tertiaires – Démarche HQE », le maître d’ouvrage, les maîtres d’œuvre et les fournisseurs ont dû répondre aux exigences posées par le référentiel HQE. Quatorze cibles sont définies : relation du bâtiment avec l’environnement immédiat, choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction, faible impact environnemental du chantier, gestion de l’énergie, de l’eau et des déchets d’activités, maintenance et pérennité des performances environnementales, confort hygrothermique, acoustique, visuel et olfactif, et qualité sanitaire des espaces, de l’air et de l’eau. La certification se décompose en trois phases : programme, conception et réalisation. La dernière étape ayant été franchie, le « 270 », après dix-huit mois de travaux, vient d’obtenir le certificat NF380/05/004. La démarche HQE vise non seulement à réaliser des bâtiments sains et confortables ayant un impact favorable sur l’environnement mais elle être accompagnée d’une démarche de développement durable et d’économie d’énergie. Icade EMGP a donc signé un contrat cadre avec l’ADEME pour la gestion des déchets, le tri sélectif et la mise en place de voitures électriques sur l’ensemble du site. De plus, un dispositif  a été créé sur le toit du « 270 » pour récupérer l’eau de pluie. Pour l’instant la société Icade EMGP n’a pas encore l’autorisation de l’ADAS d’utiliser cette eau pour alimenter les sanitaires et arroser les jardins, mais la ministre de l’écologie s’est engagée lors de l’inauguration à en faciliter l’obtention dans les meilleurs délais.

Budget comparable

«Quand nous avons démarré le projet il y a cinq ans, se souvient Jean-Pierre Porcher, directeur des Invetissements d’Icade EMGP, nous n’étions pas dans cette logique HQE. Ce n’est qu’en 2003 que nous nous sommes engagé dans le projet d’un bâtiment durable. Aujourd’hui, nous constatons qu’avec une enveloppe de 1500 euros par m2 de construction, le « 270 » n’a pas connu d’explosion budgétaire. » Néanmoins, la société n’a pas rendu public le budget total du bâtiment. Le premier batiment HQE d’Icade EMGP n’a pas vocation à rester seul. « A terme, tous nos immeubles auront cette certification, assure Inès Reinmann, présidente d’Icade EMGP. Les 75 hectares du site de la Porte de Paris devraient devenir d’ici quinze ans un véritable campus, avec cours d’eau et espaces verts, sans oublier le parc Pont de Flandre dans le 19e arrondissement à Paris ne sera pas oublié ». Pour Icade EMGP, l’enjeu est de créer des parcs d’immeubles de bureau à haute valeur ajoutée, pour accueillir dans les meilleures conditions 300 entreprises locataires et 12 000 salariés.
Le député Patrick Braouzec a rappelé, lors de l'inauguration, que la construction de bureaux ne doit pas faire oublier la nécessité de nouveaux logements sociaux et inviter la société ICADE EMGP, dont la Caisse des dépôts possède 85%, à leur accorder une place significative dans cet espace en plein développement.

Note : La HQE, Haute Qualité Environnementale, est une démarche initiée en 1996 et visant à maîtriser les impacts d'une opération de construction ou de réhabilitation sur l'environnement : consommation de ressources naturelles, gestion des déchets, nuisance sonore... Quatorze exigences environnementales (cibles) viennent définir cette démarche, et portent sur le respect et la protection de l'environnement extérieur, ainsi que la création d'un environnement intérieur satisfaisant, c'est-à-dire confortable et sain.
La HQE n'est pas un label, une certification est à l'étude

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22/9   La nouvelle recette de l'hydrogene : de l'eau, du silane et une pincee de Rhenium
 
Trois chercheurs du departement de chimie de l'Universite de Purdue (Indiana) ont decouvert par hasard un procede simple de production d'hydrogene gazeux qui resoudrait les difficultes de stockage de ce gaz pour sa mise en oeuvre dans les piles a combustible embarquees.

C'est en synthetisant du silanol (nom courant du monomethyl silane triol, dont les applications sont nombreuses dans l'industrie cosmetique) par decomposition catalytique d'organosilanes en presence d'eau et d'un catalyseur au Rhenium, que les scientifiques ont identifie un produit de reaction inattendu, de l'hydrogene gazeux pur.

Ils estiment qu'un melange equivolumetrique de 53 litres d'organosilane et d'eau peut produire environ 3 kilogrammes d'hydrogene capable de propulser un vehicule sur pres de 300 kilometres.

La rentabilite economique du procede reste cependant a prouver. Les auteurs reconnaissent n'avoir aucune idee des effets de marches induits par la production massive d'organosilane et de silanol. Par ailleurs, ce procede ne leve pas la barriere economique qui freine jusqu'a present la mise en oeuvre des piles a combustible : l'emploi d'un catalyseur utilisant un metal rare.

Sources :

- http://www.physorg.com/news6137.html

- http://pubs.acs.org/cgi-bin/abstract.cgi/jacsat/2005/127/i34/abs/ja053860u.html

 

 

21/9   Les eurodéputés lancent une nouvelle initiative pour promouvoir l'hydrogène comme combustible

[Date: 2005-09-16]

Les eurodéputés de tous les grands groupes politiques ont présenté leur "Manifeste pour l'hydrogène" le 12 septembre, appelant à une réduction drastique de la dépendance à l'égard des combustibles fossiles au profit de l'économie verte de l'hydrogène.

Jeremy Rifkin, l'auteur américain de "The hydrogen economy" (l'économie de l'hydrogène) a assisté à l'événement pour soutenir l'initiative. Cet appel est lancé à un moment où le prix vertigineux du pétrole soulève les protestations des différents secteurs économiques. Les députés du groupe inter-partis ont exprimé leur volonté de voir se développer une économie européenne de l'hydrogène pleinement intégrée et ce, "le plus rapidement possible". Selon les eurodéputés, cette initiative se veut l'annonciatrice d'une "troisième révolution industrielle" dont ils situent l'avènement dès 2025.

Au cours de la présentation, M. Rifkin, conseiller de l'ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi, a expliqué que le monde aura consommé plus de la moitié de ses réserves de pétrole d'ici 2027 au plus tard ou entre 2010 et 2020 au plus tôt. Il prévoit que la fin de l'ère du pétrole surviendra vers 2037. Au sujet du Manifeste pour l'hydrogène, M. Rifkin a déclaré: "Voir des leaders politiques d'obédiences aussi diverses appeler le monde à tourner une page est passionnant et encourageant".

L'eurodéputé libéral Vittorio Prodi a remercié l'auteur pour sa contribution et son travail inspirateur et déclaré qu'il était grand temps d'agir.

L'eurodéputé Alejo Vidal-Quadras (PPE) a mentionné la question critique de la sécurité de l'approvisionnement en énergie et posé celle de savoir comment résoudre le problème de la dépendance à l'égard de sources externes, soulignant que, jusqu'ici, l'UE axait son travail sur l'efficience énergétique et les sources d'énergie renouvelables.

Le président du PE, Josep Borrell, a exprimé l'espoir que "ce rapport attirera l'attention de ceux qui ont le pouvoir d'agir dans l'UE". Stavros Dimas, Commissaire à l'Environnement, a reconnu que l'UE "devrait faire plus" pour changer les modèles de consommation et d'approvisionnement en énergie.

L'eurodéputé vert Claude Turmes a souligné la nécessité d'une action politique pour passer de ce qu'il a appelé "l'énergie sale et dangereuse" à une énergie verte et efficiente. Greenpeace, qui se réjouit de cette initiative, a déclaré qu'elle représente un pas dans la bonne direction et félicité le Parlement européen pour sa prépondérance dans ce domaine.

Le Manifeste pour l'hydrogène presse l'UE de mobiliser toutes les forces disponibles pour passer à "une économie de l'hydrogène pleinement intégrée d'ici 2025" et appelle à l'émission, au plan européen, d'une obligation hydrogène pour lever les milliards d'euros nécessaires à la construction d'une infrastructure économique verte basée sur l'hydrogène. Les eurodéputés ont également l'intention d'élaborer fin octobre une feuille de route relative aux investissements dans le cadre du Septième programme-cadre de l'UE.

Pour en savoir plus sur l'économie de l'hydrogène, consulter le site web suivant:

http://europa.eu.int/comm/research/energy/nn/nn_rt/nn_rt_hlg/article_1261_en.htm

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20/9   TOTAL Réunion créée la 1ère station essence "écologique"

Publié dans l'édition du jeudi 15 septembre 2005 (page 4)

Hier Soir au Port, l’inauguration du projet pilote de développement durable de la Station service Total en a surpris plus d’un. Un événement dans la profession.

"À La Réunion, Total compte 32 stations services. Celle de la ZAC 2000 au Port située sur la RN1 vient de choisir le développement durable. Elle est équipée des dernières technologies en matière de production d’électricité solaire, d’économie d’énergie et de protection de l’environnement", présentent Érick Chabanne et Philippe Cabus, respectivement directeur général et responsable du développement durable.
Tout est conçu pour une production solaire et une efficacité énergétique. Le toit de la station est recouvert de 176 panneaux photovoltaïques. Ils sont connectés au réseau EDF et ils produisent 42.000 KWH d’électricité solaire par an, ce qui correspond à 20% de la consommation électrique de la station ou à celle d’une dizaine de foyers réunionnais. La station est équipée d’un chauffe-eau solaire, d’ampoule basse consommation, d’un système de régulation des lampadaires la nuit et prochainement d’un équipement collectant les eaux de pluie.

Protection de l’environnement

"Les vapeurs d’hydrocarbures sont récupérées et acheminées jusqu’au dépôt pour être recyclées. Les tuyauteries de transport des essences vers les pompes sont en polyéthylène haute densité", expliquent les responsables. "Les égouttures d’essence sur la piste sont conduites vers un séparateur d’hydrocarbures qui les traite et les stocke. L’eau traitée est rejetée dans le réseau d’eau pluviale alors que les hydrocarbures récupérés sont collectés par une société agréée chargée de leur traitement et de leur recyclage. Les cuves ont une double enveloppe et des détecteurs de fuites électroniques".
La Ville du Port n’a pas été choisie par hasard pour accueillir la première station-service de développement durable. Son climat chaud était le plus favorable pour la meilleure expérimentation.

 

11/9   How going green at home could cut your heating bill

http://news.independent.co.uk/uk/environment/article311541.ece 

A mini power station in the kitchen, rooftop windfarms, and central heating power sucked out of the soil are about to become essential household utensils.
Environmentally friendly power generated within the home is the focus of a government drive to encourage clean living. Solar electricity and heating are also being promoted as part of a campaign to replace power stations with home-generated power.

The promotion of green technology will be launched this autumn by the Energy Saving Trust, a government-funded body set up to promote energy efficiency. They hope that technology such as replacing a conventional boiler with a device that generates electricity as well as heating water will cut fuel bills and slash emissions of greenhouse gases. Green energy pioneers believe houses will increasingly generate their own heat and electricity through solar power and wind and ground energy, and even sell surplus power back to the National Grid. Eddie Hyams, the chairman of the Energy Saving Trust, said: "It's important that the message to all of us is that we can do something about climate change."

Powergen, the electricity generation company, is already offering combined heat and power boilers, while British Gas hopes to have a similar product on the market in 2007. Energy firms believe that some 200,000 generators could be installed in the next five years, and could make up nearly 10 per cent of boilers installed by 2010.
Domestic wind generators are also available, while a pioneering south London housing development heated by pumps drawing latent heat from the ground won an award from the Federation of Master Builders.

 

10/9   Des chercheurs toulousains mettent au point des biocarburants bon marché

AFP
[ samedi 10  septembre  2005 - 12h19 ]

TOULOUSE (AFP) - Une équipe de l'Institut national des sciences appliquées (Insa) de Toulouse travaille à l'obtention de biocarburants économiques, face au prix élevé du baril de pétrole et au niveau inquiétant des émissions de gaz à effet de serre.

Ces scientifiques sont parvenus à obtenir une productivité en continu de bioéthanol 20 à 30 fois supérieure à celle des usines actuellement en activité, un résultat prometteur alors que le coût de production des biocarburants reste encore supérieur en France à celui de l'essence ou du gazole.

Pour cela, le laboratoire de biotechnologie-bioprocédés de l'Insa a mis au point un bioréacteur à deux étages, dont le second permet l'obtention d'une très grande quantité de micro-organismes grâce à une membrane. Par mètre cube de moût de fermentation, le procédé mis au point permet d'obtenir 40 kg de bioéthanol à 8 degrés d'alcool par heure.

A partir de glucose, l'équipe produit également du bioéthanol à 19 degrés en deux jours, un résultat jugé lui aussi très performant. "Et nous n'avons pas encore atteint les performances limites", rappelle Xavier Cameleyre, ingénieur de recherche à l'Insa.

Le bioéthanol français, issu principalement de la betterave et du blé, ainsi que le biodiesel, extrait des oléagineux et commercialisé sous l'appellation de diester, sont utilisés respectivement comme additifs au carburant pour les moteurs à essence et diesel.

Le bioéthanol peut être incorporé directement à l'essence jusqu'à hauteur de 10% sans modification du moteur. Les Brésiliens, premiers producteurs à partir de la canne à sucre, au prix actuel de 0,13 dollar le litre, l'utilisent pur pour un parc automobile adapté de 3 millions de véhicules et rêvent d'inonder un marché européen encore verrouillé.

En 2004, 430.000 tonnes de biocarburant ont été produites en France, où il bénéficie d'exonérations partielles de TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers).

En 2003, une directive de l'Union européenne avait fixé comme objectif l'incorporation de 2% de biocarburant aux carburants en 2005, une proportion qui devra passer à 5,75% en 2010. Ceci ferait alors bondir à 371.000 hectares (contre 125.000 en 2005) en France la superficie en "blé et betteraves éthanol" nécessaire.

Et l'enjeu n'est pas qu'économique: chaque tonne de bioéthanol utilisée fait diminuer la quantité de CO2 émis de 2,5 tonnes.

Soutenue par l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et la région Midi-Pyrénées, l'équipe toulousaine travaille également à partir de paille de blé et de bois. "Notre mission, c'est d'être avant-gardistes, de valoriser d'autres substrats, pour multiplier les sources d'approvisionnement, diminuer les coûts et offrir des débouchés à l'agriculture locale", explique Xavier Cameleyre.

Ce chercheur est plus particulièrement chargé, à travers le Centre régional d'innovation et de transfert de technologies bio-industries, de transférer ces recherches du stade laboratoire au stade pré-industriel, prélude au choix des investisseurs pour 2008-2010.

En mai dernier, en effet, le gouvernement a lancé une nouvelle phase du plan biocarburants pour cette période avec des agréments fiscaux supplémentaires, portant sur 700.000 tonnes dans la filière biodiesel et 250.000 tonnes dans la filière éthanol en 2008, soit trois nouvelles usines par filière.

 

 

9/9   Plaidoyer pour les énergies renouvelables

http://www.lefigaro.fr/debats/20050907.FIG0146.html?065948

PAR ALAIN LIÉBARD ET YVES-BRUNO CIVEL *
[07 septembre 2005]

Soixante, soixante-cinq, soixante-dix dollars le baril... Le prix du pétrole monte inexorablement. Dans les colloques, les rencontres, les rendez-vous, sur le mode enthousiaste ou dans le genre moqueur, on nous félicite et on nous congratule : «La crise va profiter aux énergies renouvelables, vous voyez enfin le triomphe de vos idées et de vos technologies !» La remarque est pertinente et les encouragements sincères. Et pourtant, si nous restions dans les schémas de pensée actuels, celle-ci ne profitera pas aux énergies renouvelables. Paradoxe ! Nous sommes aujourd'hui au début de la crise et nous entrons «pour de vrai» dans la transition énergétique. C'est-à-dire que les politiques préparatoires à la transition qui ont été conduites entre 1980 et maintenant ne sont plus satisfaisantes et qu'il va falloir changer très rapidement l'échelle du développement des énergies renouvelables, pour apporter une réponse crédible et d'intérêt général.

Sur un fond de lutte contre le réchauffement du climat, celles-ci ont été plutôt bien conduites par un renforcement de l'offre : un développement des technologies, un soutien à l'industrie, des primes aux installations, des subventions nationales et régionales, ou des bonifications de certains tarifs d'achat... Sauf pour les Cassandre, il n'y avait pas d'extrême urgence. Et les différents outils et mesures accordés par une administration attentive à ne mécontenter personne ont permis aux professionnels d'exister sur un marché de niches et de tester l'excellence de leurs produits. Les principaux clients de cette période se recrutaient parmi des consommateurs privés, imaginatifs et pionniers et dans les entreprises ou les collectivités territoriales saisies par l'ardente obligation de mettre en oeuvre des opérations de développement durable à forte lisibilité médiatique ou électorale.

Poursuivre la logique du soutien de l'offre est sans nul doute nécessaire, mais il serait insensé de compter seulement sur les industriels des énergies renouvelables pour créer, ex nihilo, des réseaux commerciaux puissants et devenir de grands distributeurs nationaux d'énergie. Ce n'est pas leur métier, ils n'en ont pas la taille critique et les énergies renouvelables se commercialisent toujours en accompagnement des énergies conventionnelles ! Très rapidement désormais, si l'on veut réellement se dégager de la contrainte pétrolière et de la contrainte gazière qui suivra indubitablement, il faut mettre en place, aux côtés d'une politique existante du développement de l'offre, une politique de la demande en sources d'énergie renouvelable aujourd'hui quasiment absente.

Certes, il existe un crédit d'impôt à 40% mis en place au début de cette année. C'est un bon début. L'Etat responsabilise et gratifie fiscalement les personnes privées désireuses de s'équiper. Dans l'urgence, alors que son efficacité n'a pas encore été mesurée, il est proposé de la faire passer à 50% et d'élargir son assiette en 2006 ! C'est bien. Mais la mesure ne sera jamais, à elle seule, quantitativement suffisante. L'Etat, endetté, ne pourra maintenir durablement les incitations fiscales et financières nécessaires à assurer une forte croissance.

Au demeurant, au prix actuel de l'énergie, il ne serait guère légitime de subventionner trop fortement et trop longtemps des énergies renouvelables devenues concurrentielles. Il faut et il suffit d'inventer leur booster. Une mesure, propre à lancer durablement la mécanique, est celle de la mise en place d'une politique de «quotas d'énergies renouvelables». En voilà le principe : l'Etat prend ses responsabilités politiques et fixe à toutes les compagnies de production et de distribution d'énergies traditionnelles qui interviennent en France des quotas d'énergies renouvelables. Un quota est une obligation raisonnée et mesurée, pour les grands acteurs énergétiques, de placer chaque année un pourcentage minimal d'énergies renouvelables auprès de leurs clients. Et ce au travers d'offres mixtes : énergies stock + énergie flux.

Il ne s'agira pas, bien sûr, de changer brutalement les règles du jeu, mais de procéder pas à pas pour monter en puissance graduellement de façon à atteindre, par exemple, les objectifs européens de 2010 : 12% d'énergie primaire (incluant 21% d'électricité), puis de le doubler pour 2020. Au cours de l'année de lancement (dès 2006 si le politique le veut), les compagnies de distribution de pétrole, de charbon, de gaz, d'électricité devront vendre à leurs clients un pourcentage minimal de biogaz, de biocarburants, de chauffe-eau solaires, d'électricité éolienne ou solaire, de chaleur issue de la biomasse ou de la géothermie. Au cours de la seconde année, il conviendra de progresser significativement afin d'arriver, en quinze ans, à 24%. On peut imaginer alors que le pli sera pris, et les quotas, ayant mis la fusée du marché des énergies renouvelables en orbite, pourront retomber dans l'oubli.

Dotés d'objectifs énergies renouvelables quantifiés, les opérateurs énergétiques auront au moins deux possibilités : les produire ou les faire produire. Le premier cas est simple, c'est de la vente directe et les producteurs devront construire des capacités additionnelles : nouveau parc éolien, nouvelle terre dédiée au biodiésel, nouvelle unité de méthanisation, nouveau réseau de chaleur à partir des biocombustibles... Dans le second cas, ils achèteront leur énergie renouvelable à des producteurs qui ne sont pas des distributeurs. Parmi ces produits énergies renouvelables beaucoup sont clairement identifiables et aisément stockables et transportables. Leur comptabilité est facile à tenir. D'autres, comme l'électricité, relèvent d'un comptage plus complexe. En effet, comment repérer, une fois qu'elle a été produite, la part d'électricité renouvelable qui circule dans un câble électrique ? Comment assurer avec certitude sa traçabilité ? L'instrument qui authentifie ce marché est peu connu mais parfaitement au point : c'est le certificat vert. Il identifie et trace les énergies renouvelables d'un point de vue physique et éthique tout en facilitant les échanges commerciaux. Qui sait qu'au cours de cette dernière année, dans une quasi-indifférence, un térawattheure d'électricité renouvelable (un million de mégawattheures !) a déjà été certifié et commercialisé sous cette forme ? Développé pour l'électricité, le certificat vert peut, dans une même logique, distinguer aussi la part de production de chaleur d'origine renouvelable qui est fabriquée dans un incinérateur et distribuée dans un réseau de chaleur afin d'être tracée et valorisée auprès du consommateur final.

Dans un esprit proche, il existe un système de certificat blanc qui se préoccupe d'économie d'énergie. Ce dernier repose lui aussi sur une obligation faite aux fournisseurs d'énergie. Il quantifie une absence de consommation et lui donne une valeur commerciale pour une période donnée. Son objectif est de diminuer la croissance des énergies fossiles consommées. Les deux types de certificats, le blanc et le vert, sont par essence complémentaires ! Tous deux relèvent d'une politique de quotas. L'un régule, à la baisse, la demande en énergies fossiles, l'autre favorise la demande en énergies renouvelables. Les certificats blancs attendent leur décret d'application. Les certificats verts fonctionnent déjà, mais reposent, jusqu'à présent, sur un marché de consommateurs... volontaires. Après avoir inscrit dans la loi d'orientation sur l'énergie le principe de freinage de la croissance de la demande en énergie fossile, le gouvernement serait bien avisé d'introduire le principe d'accélération de la consommation d'énergies renouvelables. Tout bon pilote sait bien que c'est comme cela qu'on négocie un bon virage.

Pour en revenir aux «quotas énergies renouvelables», ils ne manqueront pas d'apparaître, dans la concurrence entre les grands opérateurs, comme une contrainte supplémentaire. Mais, avec un baril stabilisé à 60 dollars, ils ne tarderont pas à y voir de grands avantages pour eux-mêmes. Non seulement en termes d'image de marque, mais aussi en termes d'activités économiques. Par ailleurs, ils resteront dans leur coeur de métier : vendeur d'énergie et non vendeur de non-énergie ! Ce qui représente des avantages financiers et psychologiques certains. Mais, comme on ne change pas les habitudes en s'appuyant seulement sur la bonne volonté et que l'attentisme, au regard de la concurrence, est souvent de mise, l'Etat doit fixer les règles et donner le signal du départ de la course. Dès cet instant, ne doutons pas que les grands fournisseurs d'énergie joueront le jeu de la mixité et de la complémentarité et que l'offre industrielle s'adaptera rapidement à la stimulation du marché.

S'il est mis en place sans tergiverser, on constatera alors que le mécanisme de «quota d'énergies renouvelables» est une stratégie triplement gagnante. Elle assure, dans les faits et pas seulement dans les mots, le développement d'une écologie responsable compatible avec l'économie de marché. Elle rend service aux producteurs, aux consommateurs et aux citoyens en développant un secteur économique nouveau très créateur d'emplois. Elle permet enfin de mieux atteindre les objectifs du protocole de Kyoto dont le but est précisément de diminuer les émissions de gaz à effets de serre contenu notamment dans le pétrole.

C'est ce qu'on appelle faire d'un baril non extrait trois coups !

* Respectivement président et directeur général de l'Observatoire des énergies renouvelables (Observ'ER), lequel est l'Institut français d'émission des certificats verts.

 

8/9   Un chauffe-eau plus écologique
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/29389.htm

INAX Corp., un important fournisseur de matériaux et d'équipement de construction, commercialise depuis le 22 avril 2005 un chauffe-eau économe en énergie.
Alors que les chauffe-eau conventionnels brûlent du gaz a la température de 200 degrés celcius, le Full Auto Eco Joze No. 24 récupère une partie de cette énergie au moyen d'un échangeur de chaleur. Avec ce système la température du gaz diminue d'environ 60 degrés Le rendement calorifique de l'appareil est de 95%, alors que celui d'un chauffe-eau traditionnel est de 82,5%. Les économies en gaz sont de 16% et les émissions de CO2 sont réduites de 10%.
L'utilisation d'un brûleur d'oxyde d'azote permet d'abaisser les émissions de NOx a 60ppm. Enfin, un détecteur de monoxyde de carbone a été ajoute pour la sécurité.

Sources : Japan for Sustainability, 31/08/2005
Redacteur : Olivier Lazzari,
adjoint.spi@ambafrance-jp.orgg
Ref: 372/ENV/1470

Mentions légales: Cette information est un extrait du BE Japon numéro 372 du 6/09/2005 rédigé par l'Ambassade de France au Japon. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

7/9   Des cellules solaires en plastique
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/29391.htm

Une équipe de recherche du Centre de Recherche danois Riso dirigée par le professeur Frederik Krebs vient de déposer un brevet pour des cellules solaires à base de plastique.
L'invention des cellules solaires a été une révolution dans le domaine de la production d'énergie car elles seront capables de fournir de l'énergie gratuite aussi longtemps que le soleil brillera. Le problème est que les cellules solaires actuelles (à base de silicium) sont si chères que leur utilisation n'est pas rentable sur de grandes surfaces.
Des cellules solaires en plastique avaient déjà été développées par le passé mais leur durée de vie n'excédait pas 14 jours.
Frederik Krebs et son équipe sont parvenus à fabriquer des cellules solaires en plastique capables de fonctionner pendant 2 a 3 ans et qui coûtent 50 fois moins cher au m2 que celles à base de silicium.
Même si les cellules solaires en plastique sont aujourd'hui moins productives que celles en silicium (elles produisent entre 5 et 10 fois moins énergie), l'équipe de Riso compte bien améliorer cette productivité dans les prochaines années.
L'utilisation du plastique permet d'autre part d'obtenir une plus grande flexibilité et ainsi d'augmenter le nombre des applications possibles. On pourrait par exemple produire des couvertures en cellules solaires plastiques adaptables à différentes formes.
Selon Frederik Krebs, les cellules solaires en plastique sont prêtes à être utilisées comme substitut de batterie dans de petits objets électroniques tels que les thermomètres, les montres ou les calculettes. Mais dans quelque temps, il sera possible d'utiliser cette technologie pour chauffer des maisons.

Contacts :
- Frederik Krebs, Centre de Recherche Riso - tel : +45 46774799 - email : frederik.krebs@risoe.dk
Sources : Jyllands-Posten, 16/07/2005 ; Copenhagen Capacity, 05/08/2005
Rédacteur : E. Rey

Mentions légales: Cette information est un extrait du BE Danemark numéro 8 du 6/09/2005 rédigé par l'Ambassade de France au Danemark. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

6/9  Un livre sur les villes vertes en Europe
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/29394.htm

Une équipe de chercheurs danois du Département "Forets et Paysage" de l'Université Royale Vétérinaire et d'Agriculture (KVL) vient de publier le premier livre européen sur les façons de construire des villes vertes, saines et agréables à vivre en Europe. Ce projet s'inscrit dans la lutte contre le réchauffement climatique et pour l'amélioration de la qualité de vie en ville.
De plus en plus de personnes quittent les campagnes : en 2030, plus de 60% de la population vivra en ville. C'est pourquoi la qualité de l'environnement en ville est un paramètre déterminant pour la qualité de vie des hommes et doit donc être géré correctement.
Le livre "Urban Forests and Trees" couvre tous les aspects de planification, design et gestion des arbres et des forêts en ville et en zone urbaine. Il recense les bénéfices et les fonctions des foreês urbaines et met l'accent sur la plantation d'arbres en accord avec les besoin urbains : l'identification et la sélection des espèces, la provenance et le cultivateur.

Le livre présente aussi différents outils de planification et de gestion, comme les Systèmes d'Information Géographique, qui permettent de prendre en compte et de coordonner plusieurs critères tels que l'esthétique, l'infrastructure et la croissance des arbres.
"Urban Forests and Trees" est le résultat d'un projet mené entre 1997 et 2002 dans le cadre de la Coopération européenne dans les domaines de la recherche Scientifique et Technique (COST). Plus de 65 experts de 21 pays européens avaient participé à ce projet.

Contacts :
- Cecil C. Konijnendijk, Woodscape Consult - tel : +45 33 247230 - email : cecil@woodscape-consult.com - site Internet : http://www.woodscape-consult.com
- Kjell Nilsson, vice-directeur du Departement "Forets et Paysage" de l'Universite Royale Veterinaire et d'Agriculture (KVL) - tel : +45 3528 1528 - email : kjni@kvl.dk
- Thomas B. Randrup, Professeur au Departement "Forets et Paysage" de l'Universite Royale Veterinaire et d'Agriculture - tel : +45 3528 1796 - email : tbr@kvl.dk
- Jasper Schipperijn, Assistant de recherche au Departement "Forets et Paysage" de l'Universite Royale Veterinaire et d'Agriculture - tel : +45 3528 1780 - email : jsc@kvl.dk
Sources : Universite Royale Veterinaire et d'Agriculture - www.kvl.dk
Redacteur : E. Rey

Mentions légales: Cette information est un extrait du BE Danemark numéro 8 du 6/09/2005 rédigé par l'Ambassade de France au Danemark. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

   

 

 

24/7   International Hydrogen Energy Congress and Exhibition

The International Hydrogen Energy Congress and Exhibition will be held from 13-15 July in Istanbul, Turkey. Istanbul is preparing to become an important international nucleus for hydrogen energy, with an agreement finalized on 21 October 2003 between the Turkish Government and UNIDO to establish the International Centre for Hydrogen Energy Technologies (ICHET). Following its inauguration in May 2004, the Centre has formally begun its mission to promote the uses of hydrogen and to serve the community at large. This meeting aims not only to celebrate the event but also to recognize the contributions of Prof. Veziroglu, who is now the director of ICHET, by bringing together academic and industrial organizations involved in the hydrogen energy sector. This congress and exhibition will be the largest event ever organized in support of hydrogen energy technology, bringing together researchers and practitioners from industry, academia, and government from all over the world.

(Ekoloji, Turkey,
www.ekolojimagazin.com)

23/7   Saving water in carwashes

A new invention has made car-washing more economical.
Billions of litres of drinking-quality water are poured down the drains of lorry-, bus- and car-washes every year. No-one uses rain water for this purpose, nor is rinsing water reused. This could change with the introduction of a car-wash which uses only 5% of the normal amount of water.
If all traditional washes were replaced with the BROW system (Bio-recycling-Omni-Water), between 5.5 and 5.7 million cubic metres of water could be saved in the Netherlands alone, with its population of 16 million inhabitants. The system reduces water usage by at least 95%.
“It works in two ways,” explains Mike Voesten of Afvaltechnik Natuurbeton Milieu. “We use rain and groundwater, and water used for washing is purified biologically to the extent that it can be passed on to the supply. In this way, as well as water we save about 30% on detergents.
After washing, the water goes down the drain and into a sedimentation tank, where the sediment is retained. Then the water passes through an oil separator for suspended pollutants, and several treatment tanks. “By enriching the used water with oxygen, we cultivate the bacteria necessary to purify it,” explains Voesten. “Then it is stored. The balance between aeration and circulation is essential in this procedure. When it is pumped into the treatment tanks, the water is once more aerated and filtered so that particles of more than five microns are eliminated. We use this water for pre-rinsing and washing.”
Natuurbeton Milieu has also designed systems for using rain water, which form part of the BROW system. These automatic systems filter rain water and store it in underground reservoirs. The water is then pumped to the carwash where it is used for final rinsing. If there is no rain water, an osmosis system is used to supply the necessary additional water.
Both rain and osmosis water are very soft and provide excellent rinsing results. The complete system is therefore a tank for collecting sludge, an oil separator, treatment tanks, a purification plant, a rainwater system, an osmosis device and a groundwater system. According to Voesten, the process is self-managing and requires minimal maintenance. The system can return a profit in between two and eight years, depending on the volume of water treated. There are as yet no complete installations in the Netherlands, but the Brussels public transport company has a bus-washing system in central Brussels.
Info: Mike Voesten, info@natuurbeton.nl

(Milieu Magazine, The Netherlands,
www.milieumagazine.nl)

 

17/7   Le vehicule propre au Japon : cadre politique, legislatif et technologique
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/28824.htm

Depuis 20 ans la politique japonaise s'est tournee de facon significative vers les economies d'energie et la protection de l'environnement. Dans le domaine des vehicules le gouvernement a mis en place un systeme deregulation tres severe sur la motorisation diesel dans un premier temps.
Mais c'est depuis la fin des annees 1990, lorsque la societe a pris conscience des risques lies au rechauffement de la planete cause par les emissions de gaz a effets de serre, que le mouvement s'est accelere. Depuis la ratification des accords de Kyoto, les pouvoirs publics japonais ont mis en place aux niveaux national et regional des politiques tres strictes pour
parer la pollution creee par le transport et le secteur automobile japonais a developpe et industrialise des technologies tres innovantes pour faire face aux problemes environnementaux causes par les vehicules a moteur. Grâce a certaines technologies comme l'hybride avec le succes de la Toyota Prius ou encore les vehicules a piles a combustibles, le Japon gagne un role preeminent dans le secteur du vehicule propre.

Telechargez gratuitement ce rapport au format pdf : http://www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm05_044.htm

Ambassade de France au Japon - 48 pages - 30/05/2005
Redacteur : Etienne Joly - Code ADIT : SMM05_044

Mentions légales : Cette information est un extrait du BE Japon numero 370 du 11/07/2005 rédigé par l'Ambassade de France au Japon. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un
service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

16/7   Une nouvelle methode pour le stockage de l'hydrogene
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/28783.htm

Un groupe de chercheurs de l'Universite Technique du Danemark (DTU) a invente une methode de stockage de l'hydrogene qui est reversible, compacte et sans danger. Le materiau de stockage se presente sous la forme de pastilles d'un cm3. Les inventeurs de cette methode, en partenariat avec DTU et le fond d'entrepreneurs SeeD Capital Denmark ont fonde la societe AMMINEX dans le but de commercialiser leur technologie.
Le stockage efficace et sur de l'hydrogene pour la production d'energie a fait l'objet de beaucoup d'attention ces dernieres annees. La plupart des recherches dans ce domaine se concentrent sur les "hydrures complexes" a base d'alanates et de borates. Certains hydrures ont des qualites prometteuses mais la plupart souffrent d'une trop faible densite en hydrogene, d'une cinetique trop lente et d'un manque de reversibilite. De plus, tous les materiaux a base d'hydrures sont extremement reactifs enpresence d'oxygene et d'eau, ce qui rend leur manipulation tres difficile.
L'ammoniaque est, en theorie, le transporteur d'hydrogene ideal. La decomposition de l'ammoniaque en hydrogene et en azote et la transformation inverse : la synthese de l'ammoniaques, sont des reactions bien connues et qui peuvent se derouler a des temperatures relativement basses : autour de 600-650K (environ 326-376 .C). Cependant, en terme de surete, il n'est pas souhaitable de transporter de l'ammoniaque liquide dans un reservoir
pressurise. Une fuite pourrait causer une expansion rapide de gaz toxiques d'ammoniaque dans les environs.
Dans le nouveau materiau de stockage de l'hydrogene developpe par AMMINEX, la pression de l'ammoniaque est faible (0.002 bar) a temperature ambiante. Il se presente sous forme de pastilles solides, ce qui permet de le manipuler facilement et sans danger. Ces pastilles contiennent plus de 9% d'hydrogene en poids. A partir de ce materiau, l'hydrogene est obtenu en desorbant l'ammoniaque qu'il contient puis en le passant dans un catalyseur a decomposition d'ammoniaque.
Cette methode de stockage possede plusieurs points forts :
- elle a ete verifiee experimentalement sur une echelle de 100g a 1kg de materiau ;
- elle permet de stocker de l'hydrogene a une forte densite ;
- elle est reversible ;
- elle possede une cinetique rapide ;
- elle est facile et sans danger a manipuler dans les conditions atmospheriques ;
- elle est bon marche (moins d'1 euro par kilo en materiel brut) ;
- elle est potentiellement un systeme sans emission de CO2.
De nombreuses applications pour cette methode de stockage sont envisageables comme par exemple son utilisation dans les piles a combustible.

Pour plus d'informations, consultez le site Internet de AMMINEX :
http://www.amminex.com

Contacts :
Tue Johannessen, directeur technique de AMMINEX, courriel : tj@amminex.com,
tel : +45 22 54 62 42
Sources : - Politiken (21/04/05)
- Site Internet de DTU (09/05/05): http://www.dtu.dk
Redacteur : E. Rey

Mentions légales: Cette information est un extrait du BE Danemark numero 7 du 6/07/2005 rédigé par l'Ambassade de France au Danemark. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

15/7   Du maïs dans le moteur

Quatre producteurs d'éthanol (VeraSun, Glacial Lakes Energy, KAAPA Ethanol et Golden Grain Energy) et la société technologique Ethanol Oil Recovery Systems ont établi un partenariat qui pourrait ouvrir de nouveaux débouchés à la filière éthanol. Le projet de collaboration, dénommé SunSource BioEnergy, a d'ores et déjà permis de tester, avec succès semble-t-il, un nouveau procédé permettant d'extraire du maïs une huile de suffisamment bonne qualité pour être employée comme biocarburant. Le dispositif mis au point est mécanique et peut être facilement installé, selon ses concepteurs, sur les usines de production d'éthanol par le procédé dit de broyage à sec. Jusqu'à présent, le seul moyen de retirer l'huile du germe du maïs passait par un traitement chimique - le produit obtenu, destiné à l'alimentation animale, n'étant pas exploitable comme biocarburant. SunSource BioEnergy prévoit également la construction pour un coût de 40 millions de dollars d'une usine de production de biodiesel d'une capacité de 189 millions de litres qui purifiera l'huile de maïs et la convertira en biocarburant. Cette initiative devrait ainsi offrir à la fois une source d'approvisionnement supplémentaire à l'industrie du biodiesel (aujourd'hui largement dépendante du soja) et une diversification, gage de nouveaux revenus, pour les entreprises d'éthanol américaines qui opèrent 85 usines pour une production de 14,4 milliards de litres par an (15 autres unités étant en construction).
SCJ 29/06/05 (New technology may converge biodiesel, ethanol markets)
http://www.siouxcityjournal.com/articles/2005/06/29/news/latest_ne
ws/48908bdfeba06fd38625702f004ad254.txt
http://www.verasun.com/releases_6_14_05.htm

Mentions légales: S&T Presse USA - BULLETIN ELECTRONIQUE DES ETATS-UNIS
Tri-hebdomadaire - numéro 745 - 06 juillet 2005 - Ambassade de France aux Etats-Unis - http://www.france-science.org - Info Science (France) - 
http://www.infoscience.fr

 

14/7   Comparaison des batiments efficients energetiquement
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/28742.htm

Le service d'informations sur l'energie BINE presente dans son rapport "Evaluation de batiments efficients energetiquement" deux instruments d'analyse pour comparer differents projets de construction, et analyse egalement l'etude comparative "Sustainable Solar Housing", un projet derecherche de l'Agence internationale de l'Energie (IEA).

Dans le cadre de ce programme de recherche, des donnees de mesure et de planification de 50 batiments construits dans 10 pays differents sont rassemblees et analysees : des maisons individuelles, des maisons a deux ou plusieurs foyers, et provenant de zones climatiques differentes sont comparees. Des resultats d'etudes de mesure viennent completer les donnees de planification. De cette facon, il est possible d'analyser les différentes etapes allant du concept a la construction finale du batiment et egalement de tirer des lecons des problemes de transposition ou des erreurs de mise en oeuvre.

Des donnees comparatives internationales sur la consommation d'energie des batiments restaient jusqu'alors tres rares. Le plus souvent, seules les donnees de planification sont publiees, parce qu'une evaluation des valeurs de consommation n'a pas eu lieu ou parce qu'elles ne sont pas basees sur les memes donnees d'evaluation.
L'etude du BINE presente une large base de donnees et une methodologie afin de comparer differents projets.

La brochure est disponible gratuitement au service d'information BINE, par
internet au http://www.bine.info ou par telephone au 0049 228 9 23 79 0.

Contacts :
- BINE Informationsdienst, Uwe Milles, tel: +49 228 923 79 26, fax: +49 228 923 79 29, email: presse@bine.info, http://www.bine.info
Sources : Depeche idw, Communique de presse du FIZ de Karlsruhe, 01/07/2005
Redacteur : Nicolas Condette, nicolas.condette@diplomatie.gouv.fr

Mentions légales:  Cette information est un extrait du BE Allemagne numero 244 du 5/07/2005 redige par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

 

13/7   Du lisier de porc changé en eau !
   http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/28840.htm

L'entreprise Ureco croit avoir la solution qui reglera une fois pour toutes la problematique du traitement du lisier de porc. Son president travaille depuis trois ans sur un procede novateur, developpe de concert avec des chercheurs de l'Universite Laval (Quebec). L'equipement qu'il entend proposer aux porcheries a recours a une technique de distillation azeotropique alimentee par recompression de vapeur. De plus, cette technique est moins onereuse pour le producteur de porc.

Concretement, le systeme Ureco retire plus de 90% de l'eau du lisier. Celle-ci est ensuite traitee et l'eau distillee ainsi produite est stockee dans un reservoir. Cette eau peut etre reversee dans la nature, chauffer les batiments ou, ultimement, abreuver les betes.
Le reste des composants du lisier (azote, phosphore et potasse) est egalement emmagasine dans des reservoirs. L'azote liquide recueilli peut servir d'engrais chimique pour fertiliser les champs, sans le desagrement des odeurs du purin. Quant au phosphore et a la potasse, ces rejets solides peuvent etre achemines a un centre de compostage.
Le president d'Ureco explique que c'est un traitement complet, le seul a retourner l'eau aux effluents sans dommage pour l'environnement. Il evite aussi l'utilisation des fosses a purin, le lisier etant traite au fur et a mesure.

Selon un membre de la Federation des producteurs de porcs du Quebec, c'est une approche differente de celle des autres traitements qui releve davantage de l'industrie petrochimique que de l'assainissement biologique des eaux. Les rejets sont parfaitement acceptables pour un retour dans le milieu naturel.

Contacts :
redaction_cs@transcontinental.ca
Sources : Le courrier sud, 04/07/2005 -
<http://www.lecourriersud.com/php/articleinfo.php?id=14012&SUBCATID=01&art
icleid=14012&journal=CS>
Redacteur : Nicolas Vaslier MONTREAL, nicolas.vaslier@diplomatie.gouv.fr

Mentions légales:  Cette information est un extrait du BE Canada numero 280 du 11/07/2005
redige par l'Ambassade de France au Canada. Les Bulletins Electroniques (BE)
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http://www.bulletins-electroniques.com


12/7   Nouvelle technologie pour recycler les emballages de type TetraPak
  
Une start-up provenant de l'universite de Cambridge, EnvAl, vient de developper une technologie unique permettant aux millions de TetraPaks qui sont jetes aux ordures chaque annee d'etre recycles.

Cette technologie de pyrolyse par micro-ondes induites permettra d'en extraire l'aluminium et les plastiques contenus dans l'emballage.

Les techniques classiques permettaient de recycler les 75% du papier et dirigeaient les 20% de plastique et les 5% d'aluminium vers les decharges. EnvAl a gagne le prix de 150.000 livres (environ 224.000 euros) de la creation d'entreprise attribue par l'Universite de Cambridge ("Cambridge University's Entrepreneurs business creation competition") afin de commercialiser cette technologie. Dans un futur immediat, le Dr. Carlos Ludlow Palafox, co-fondateur d'EnvAl, va utiliser cette somme pour construire une usine de petite taille pour mener a bien la phase de tests. Cependant, il a declare que ce ne sera pas, dans un premier temps, un grand succes commercial puisque la production sera de petite echelle. Le plan d'investissement prevoit cependant des fonds pour la creation d'une unite de recyclage mobile, permettant de faire des gains considerables en matiere de transport, le TetraPak possedant une faible densite. Il pense que le succes de la pyrolyse par micro-ondes induites reside en son cout, son efficacite et le fait qu'on puisse l'appliquer a toutes echelles.

Sources : The Engineer Online, press release, 08/06/05,