Rouler au gaz ?
oui, mais...
nouveau!
Le Comité
français pour le propane et le butane vient de faire paraître une nouvelle étude
comparative GPL/essence/diesel.
Voir
: http://www.cfbp.fr/upload/files/Etude_EE_TP_V15_04.pdf
mais il déplore: Le GPL, bien que plus propre et moins cher, ne fait plus recette en France
[mardi 06 avril 2004 - 16h54 heure de Paris]
PARIS (AFP) - Le GPL, bien que
plus économique et globalement plus "propre" que les autres
carburants, ne fait guère recette en France: les ventes de véhicules neufs GPL
ont chuté l'an dernier de 22% et l'avenir même de la filière semble
compromis.
Mardi, le Comité français du butane propane,
qui fournit le mélange GPL, a publié la première étude européenne sur les
performances écologiques des trois types de carburants pour tenter de
"reverdir" le blason du GPL, terni par plusieurs accidents
spectaculaires.
L'étude montre que le GPL émet 20 fois moins
d'oxydes d'azotes (précurseurs de l'ozone) que le diesel et 10 fois moins que
l'essence. Le GPL émet aussi considérablement moins de particules que le
diesel. Les particules s'infiltrent profondément dans les voies respiratoires.
Son bilan est plus mitigé pour le CO2, principal
gaz à effet de serre. Un véhicule au GPL émet en moyenne 10% de CO2 de moins
qu'un véhicule essence, mais 3,4% de plus qu'un diesel.
Le point faible du GPL réside dans son niveau d'émission
élevé en monoxyde de carbone, dangereux pour la santé. Mais "un
potentiel important d'amélioration existe" sur le plan technologique, a
assuré le Comité butane propane.
Ce bilan écologique plutôt favorable, couplé
à des conditions économiques avantageuses devrait faire le succès du GPL. Il
n'en est rien. Après un "pic" à 23.500 véhicules vendus en 1998,
les ventes ne dépassent par 5.000 par an.
Le GPL est pourtant le moins cher à la pompe en
France, à 0,52 euro le litre. Le particulier bénéficie d'un crédit d'impôt
de 1.525 euros à l'achat d'un véhicule neuf ou pour la transformation d'un véhicule
essence au GPL. "Ce qui fait qu'on peut rouler quasiment à moitié prix dès
le premier km", a constaté Patrick Coroller, responsable des technologies
des transports à l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie).
En dépit de ces "coups de pouce" des
pouvoirs publics, les ventes sont tombées l'an dernier à 3.863 véhicules
neufs (contre 5.029 en 2002), sur un total de 2 millions d'immatriculations.
"Le GPL souffre d'un déficit d'image",
constate M.Coroller. L'explosion, en 1999, d'une voiture au GPL à Vénissieux,
près de Lyon, blessant six pompiers, a cassé le marché.
Depuis, tous les véhicules sont obligatoirement
équipés de soupapes, permettant au gaz de s'échapper lorsqu'il se dilate sous
l'effet de la chaleur.
"Les problèmes de sécurité ont été réglés",
estime M. Coroller. Le contrôle technique (tous les deux ans) doit permettre
progressivement la mise aux normes des retardataires non équipés de soupapes,
estimés à 10.000 à 15.000 véhicules, sur un parc français de 190.000 véhicules
GPL.
Mais l'image du GPL est durablement affectée. Le
directeur général du Comité butane propane Joël Pedressac a appelé mardi
les pouvoirs publics à maintenir les incitations fiscales, et les constructeurs
à intensifier les recherches sur le GPL.
Ces derniers ont davantage intérêt à miser sur
le diesel "propre": généralisation du filtre à particules, qui équipe
déjà le haut de gamme chez PSA, réduction des oxydes d'azote. Des progrès
qui risquent à terme de réduire l'avantage écologique du GPL.
Il
n'y a pas qu'en France que la filière se porte mal. En Belgique aussi, c'est le
cas.
Voici ci-dessous notre communiqué de presse du 14/8/2003 déplorant la
situation résultant de l'application (obligatoire) des nouvelles directives
européennes et le manque de moyens nationaux ou régionaux pour aider le
consommateur à faire le choix du LPG.
Ici,
comme ailleurs, c'est au politique à marquer clairement sa volonté d'aider la
filière. Mais il ne semble ni convaincu, ni décidé...
Alors,
on fait quoi...?
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asbl PROMETHEE
Communiqué de presse à Vers l'Avenir
Copie au Ministre J. DARAS
14
août 2003
Rouler
au LPG ?
Rouler propre a un prix, mais trop
c’est trop.
En
réponse à l’article de ce 14/8 intitulé « Communiquer plutôt que
taxer » dans lequel M. Vincent Joris, porte-parole du Ministre Daras prône
l’utilisation du gaz comme alternative aux carburants routiers classiques,
force est de constater – et déplorer – ceci : le LPG est de moins en
moins attractif à beaucoup de points de vue, financier en particulier. En clair :
on connaît les contraintes au niveau de la réduction du volume du coffre, du
moindre nombre de stations de remplissage, de l’interdiction de
l’utilisation de parkings souterrains, de la surtaxe lors de l’inspection
automobile, de la taxe annuelle aux contributions autos, et même de la
suppression de la garantie d’origine par la maison mère sur un modèle de
voiture que l’on ferait monter au LPG (VW sur SKODA pour ne pas la nommer).
Mais
il y a pire.
Autrefois,
le particulier faisait l’acquisition d’une installation qu’il pouvait
faire réinstaller sur ses voitures ultérieures. Ce n’est plus la cas. Le
gouvernement a voulu mettre de l’ordre dans le secteur et instaurer des normes
de sécurité plus drastiques. Il a dû s’aligner sur une directive européenne.
Deux
conséquences en découlent :
1.
le
particulier ne peut plus faire réinstaller sa bonbonne, même remise aux normes,
et passée au contrôle technique,
2.
les
installateurs ont les ailes coupées.
En
imposant une formation obligatoire aux monteurs d’installations, bon nombre
d’entre eux ont décliné l’offre, soit qu’ils étaient près de la
retraite, ou qu’ils estimaient connaître le métier et avoir suffisamment de
travail. En conséquence, le particulier a moins de choix, doit parcourir de
longues distances notamment en zone rurale pour trouver un dépanneur qui est
souvent débordé. Dans l’atelier de l’installateur s’entassent des
dizaines de bonbonnes parfaitement aux normes mais non réutilisables. La perte
financière des installateurs se trouve là.
Pour
le particulier, elle s’inscrit dans l’obligation d’abandonner son
installation pour en racheter une nouvelle, dès qu’il veut changer de véhicule.
Dont coût : au minimum 2.500 €. L’enveloppe gouvernementale contenant
les subsides promis est vide. Alors devant tant de tracasseries, le particulier
fera vite son choix. Les nouveaux moteurs diesel consomment près de moitié
moins que le LPG, même si son prix au litre est double (en Belgique). La valeur de revente de
la voiture diesel n’est pas altérée et les autres contraintes disparaissent.
Rouler
propre a un prix, mais trop c’est trop.
Myriam RENIER
Présidente
contact: prometheeasbl@infonie.be