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Extrait de Environnement-Magazine du
Il
s’agit d’un procédé développé par des Français et basé
sur un nouveau concept dans le traitement des déchets par méthanisation.
Il augmente la quantité d'énergie produite et permet la récupération
de matières recyclables.
La biométhanisation n'est pas une nouvelle idée. Dans le cas
présent, elle se produit totalement sur une période de
plusieurs années dans un réacteur contrôlé qui, lui, est une
innovation. Le produit final est un résidu solide presque minéralisé
mélangé à des restes de plastique et des morceaux de métal.
Ce procédé breveté se situe à mi-chemin entre une
installation de traitement des déchets et une décharge. Les déchets
sont stockés dans des conteneurs comme dans une décharge mais
pour 5 ans seulement. Pendant ce temps, une méthanisation accélérée
se fait sous des contrôles stricts d'humidité, de températures,
de lixiviats, etc.
L'originalité du procédé est que, une fois la méthanisation
terminée, le conteneur est vidé et le déchet est criblé.
Le matériau solide est recyclé en construction routière, les
déchets non biodégradables, comme les plastiques sont stockés
ou incinérés, et les résidus ferreux et non-ferreux sont récupérés
de façon classique.
Le cycle complet s'effectue sur 7 ans: 1 an pour remplir le
conteneur, 5 ans pour la phase de méthanisation et 1 an pour
l'enlèvement et le traitement ultime.
Dans la phase finale, le volume de déchets qui doit être stocké
(si l'incinération n'est pas possible) représente le quart du
volume initial.
Cela revient à dire que ce concept éliminerait 3 décharges
sur 4, ou réduirait les décharges actuelles de 3/4. Cela
rendrait les décharges plus acceptables, car les produits
finaux ne sont pas difficiles à surveiller ou à contrôler à
long terme. Par ailleurs, en 5 ans, la décharge produit au
moins autant de biogaz qu'une décharge classique sur 25 ans.
Cet aspect des choses facilite l'investissement des
installations de biogaz. Un site qui traite 90.000 tonnes d'OM
par an aurait une puissance de 2.3 MWe, soit le double d'une
installation classique de même capacité. Un site en France est
à l'enquête publique et pourrait démarrer fin 2002.
Contact
: IKOS-ENVIRONNEMENT,
Annick DUEZ +33 (0) 321 81 27 96, ikos@ikos.fr
et www.ikos.fr
IKOS
Environnement
Z.I. Rue du Marais
F - 76340 Blangy sur Bresle
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